mardi 27 novembre 2007

Action directe antifasciste


The uprising against fascism: Students storm Oxford Union debate - Independent Online Edition > UK Politics

Une des associations les plus prestigieuses d'Angleterre, le Oxford Union, invitait hier soir deux "orateurs" - un organisateur fasciste Nick Griffin et un universitaire négationniste, David Irving - à débattre.
Heureusement il y avait des étudiants et des syndicalistes pour s'y opposer (voir l'article en anglais).

Il y a une bonne tradition en Angleterre d'empêcher les fascistes de s'exprimer (voir mon article sur l'histoire de la ligue anti-nazie anglaise). Chaque fois que ces "orateurs" s'expriment librement, le nombre d'attaques racistes et homophobes augmentent. C'est une simple mesure d'autodéfense de les empêcher.

lundi 26 novembre 2007

Revue bilingue révolutionnaire - espagnol/catalan


Desaparece En lucha, nace una nueva revista En lucha
Un groupe révolutionnaire qui a des idées très proches de celles de notre revue Socialisme International vient de franchir une nouvelle étape. Il s'agit de la revue En Lucha, qui milite au sein de l'Etat espagnol. Ils viennent de décider de produire deux éditions de leur revue - en espagnol et en catalan. Nous leur souhaitons une grand succès. Suivez le lien pour voir leur site web.

French workers strike against Sarkozy - Socialist Alternative


French workers strike against Sarkozy - Socialist Alternative

Mon article en anglais, écrit au milieu de la semaine dernière, sur les grèves en France, pour la revue australienne Socialist Alternative.

37,5 pour tous c'est possible!


Le 5e rapport du COR prépare l'offensive de Sarkozy contre nos retraites

On nous explique que les cheminots n'ont rien compris. Ce serait une simple question de mathématiques. Il y a moins de côtisants, alors il faut travailler plus longtemps avant de prendre sa retraite (notons en passant que cela ne leur donne pas envie de faire baisser le chômage, et que les exonérations de charges pour les patrons se multiplient à vue d'oeil). Demain on va nous dire qu'il faut travailler 41 42 43 ans, simple question de mathématiques, vous voyez.

Mais c'est un tissu de mensonges. Cet article de Démocratie et Socialisme analyse le rapport sur les retraites tout récemment publié.

dimanche 25 novembre 2007

Australian Labor Party sweeps Bush supporter Howard from office - Independent Online Edition > Australasia


Australian Labor Party sweeps Bush supporter Howard from office - Independent Online Edition > Australasia

D'excellentes nouvelles de l'Australie. Pas seulement le parti libéral (conservateur) a perdu les élections massivement. Mais le premier ministre n'a même pas conservé son propre siège au parlement! C'est la fête. Howard était surtout connu pour son soutien sans faille à la guerre en Irak, sa politique raciste contre les aborigènes, et sa tentative d'abolir les protections du code de travail. Bravo les australiens!

Olivier Besancenot veut un nouveau parti anticapitaliste, OPPOSITION


Olivier Besancenot veut un nouveau parti anticapitaliste, OPPOSITION

Voici le compte rendu du Nouvel Observateur sur le meeting de Besancenot - assez juste dans l'ensemble. La confusion sur le nouveau parti se voit surtout dans le paragraphe :

"Ce parti féministe, écologiste, internationaliste, pragmatique" sera un regroupement collectif de personnalités anonymes". Son projet il le prendra "dans le meilleur de toutes les traditions du mouvement ouvrier français".Pour ce qui est de son organisation, "il ne sera pas un parti avant-gardiste élitiste" mais "pas non plus un parti d'adhérents passifs qui cliquent sur une souris d'ordinateur", promet-il.

Où va-t-on trouver tous ces anonymes ? Je n'en connais pas moi :=)

samedi 24 novembre 2007

Affiches de la LCR et des JCR à Agen


























Meeting de la LCR à Paris




Jeudi soir j'étais au meeting de la LCR à la Mutualité à Paris. Il y a eu des interventions de membres de la LCR salariés à la SNCF, puis d'étudiants, et des représentants d'autres luttes, notamment deux représentantes des familles mal logées qui campent à Paris pour exiger un toit pour leur famille. Les récits de lutte étaient très enthousiasmants, et on sentait que tout le monde était heureux que Sarkozy ait rencontré beaucoup plus de résistance que ce à quoi il s'attendait.


Le meeting était annoncé également pour populariser l'idée d'un nouveau parti anticapitaliste qui constitue l'objectif stratégique majeur de la LCR actuellement. Sur cette question, Besancenot était plus vague.


La quasi-totalité des adhérents de la LCR croient qu'il faut un parti plus large dans la situation actuelle. Mais les désaccords sont profonds. Pour une minorité il faudrait fusionner avec Lutte Ouvrière (peu probable à mon avis). Pour d'autres il faudrait un parti dix fois plus large, qui pourrait accueillir certains courants de gauche du parti socialiste et le Parti communiste, ainsi que de larges sections de la "gauche sans parti". A l'intérieur de ce nouveau parti large, bien sûr chaque courant pourrait avoir ses publications et ses contributions au débat. Aux révolutionnaires de démontrer que leurs idées sont les meilleures. C'est ma position à moi, et celle de Socialisme International.
Bien sûr une télle démarche n'est pas sans danger. Avant tout il faudrait tout mettre en oeuvre pour qu'il s'agisse d'un parti basé sur les luttes sociales et politiques, les campagnes, les grèves, et que le souci des élections soit secondaire.


La plus grande partie de la LCR défend une position intermédiaire entre "un parti seulement pour les révolutionnaires déclarés" (on dit parfois "un anticapitalisme affirmé"), de préférénce encore lié à la Quatrième Internationale, et notre position (partagée par d'autres).

Mais la volonté unitaire qu'on trouve facilement sur le papier ne correspond pas toujours aux efforts sur le terrain. Et voilà encore une grande difficulté : la direction de la LCR tient actuellement un discours très unitaire, et c'ets un discours apprécié par beaucoup. Mais dans les milieux militants, surtout de la "gauche sans parti" et chez les communistes unitaires, on se rappelle que la direction de la LCR avait dans les faits refusé de faire une candidature commune lors des élections présidentielles, alors il existe une grande méfiance...


Enfin, les déclarations de la LCR sont souvent rédigées pour cacher les désaccords internes (c'est une longue tradition). Alors, au lieu de dire clairement s'il faut être révolutionnaire ou pas pour rejoindre le nouveau parti, on utilise des slogans intermédiaires tels que "un parti pour révolutionner la société". Dans la politique, pourtant, on paie toujours très cher si on évite des questions clés. Pour compliquer la situation, les JCR ont une réelle indépendance et écrivent leurs propres affiches, au sujet du nouveau parti... ("un nouveau parti pour renverser le capitalisme" c'est évidemment plus étroit qu'un parti "pour révolutionner la société") Tout cela peut donner lieu à une cacophonie certaine!




Massacre du code du travail dans le silence général


Massacre du code du travail dans le silence général

Bien sûr, nous obliger à travailler plus longtemps n'est pas le seul objectif de Sarkozy. Dans chaque domaine il veut augmenter le pouvoir du capital. Cet article dans Libération, de Gérard Filoche, explique ce qui en train de se tramer contre le code du travail - code qui défend un minimum les travaileurs.

mercredi 21 novembre 2007

Sicko - le film et le mouvement


International Socialist Review

Peut-être nos lecteurs ont-ils vu le film de Michael Moore - "Sicko". S'ils ne l'ont pas vu, il ne faut pas le rater! C'est un film qui fait rire, qui est très émouvant. Encore mieux, le film a été utilisé pour construire un mouvement de protestation contre le contrôle privé du système de santé aux Etats Unis. Cet interview (en anglais) raconte le bus de Michael Moore, qui fait le tour du pays avec le film, pour organiser débats et actions sur cette question. Merveilleux.

New Socialist: FRANCE: Update on Resistance


New Socialist: FRANCE: Update on Resistance

Mes amis du New Socialist Group au Canada m'avaient demandé de leur écrire une analyse de la vague de grèves en France. Suivez le lien (c'est en anglais). La photo montre la manif chez moi à Agen.

Mark Steel: A French lesson about the poverty of rich countries - Independent Online Edition > Mark Steel

Mark Steel: A French lesson about the poverty of rich countries - Independent Online Edition > Mark Steel

Un comique anglais marxiste écrit (en anglais) sur la vague de grèves en France.

mardi 20 novembre 2007

New Socialist: DOCUMENTARY: Che Guevera

New Socialist: DOCUMENTARY: Che Guevara

En anglais cette conférence sur Che Guevara par Mark Steel. Steel est membre du Socialist Workers Party anglais, alors je partage ses idées sur Guevara et l'impasse de ses idées. Mais, aussi important au moins, c'est que Steel est un comique professionnel et ses conférences te font hurler de rire (si tu comprends l'anglais).

La ruche française


la ruche française

J'avais prévu depuis longtemps un prix spécial pour le premier site d'apiculteur qui mette un lien vers mon blog ... le voici (suivez le lien).

For some time I have been intending to give a special prize to the first beekeeping site to put a link to my blog on their site. Here then is the winner...

Une belle mobilisation


















Partout en France, grèves et manifestations bien suivies. Voici quelques photos de la manifestation à Agen.






Strikes and demonstrations everywhere in France mobilized a lot of people. These photos are from the demo in Agen, the biggest for several years.































lundi 19 novembre 2007

Les personnels des facs s'y mettent


A Paris 8, des enseignants et d'autres personnels ont produit le texte suivant :

L’appel de l’université de Paris VIII Vincennes-St DenisVendredi 16 novembre 2007

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs et membres du personnel de l’université affirmons notre opposition catégorique à la loi dite LRU, notre soutien plein et entier à la mobilisation étudiante et notre participation à ce mouvement.

Sous couvert « d’autonomie » (de gestion, mais ni intellectuelle ou scientifique) et afin notamment de favoriser la constitution de « pôles d’excellence » susceptibles d’améliorer la place des universités françaises dans le dérisoire « palmarès de Shanghai » (ou dans la course pour attirer les meilleurs « cerveaux »), cette réforme, d’inspiration manageriale, vise à amplifier la concurrence entre établissements du service public d’éducation et de recherche, laquelle risque à terme de transformer la majorité d’entre eux en « collèges » universitaires limités au niveau de la Licence, ainsi qu’à déléguer à ces établissements le soin de gérer le désengagement croissant de l’Etat concernant leur financement.

Ainsi, et pour faire face à une crise financière déjà présente, ces établissements sont fortement incités à se lancer sur le modèle, - apparemment indépassable- , des grandes écoles de commerce et de sciences politiques, dans la course aux fonds privés qui, par le biais des déductions d’impôt, deviennent une des portes de l’accès aux ressources publiques. De même, le recrutement de personnel non statutaire est vivement encouragé.

En effet, la réforme anticipe les difficultés financières auxquelles seront nécessairement confrontées les universités qui ne parviendront pas à capter les ressources privées et publiques en les autorisant à recruter un personnel (enseignant, chercheur et administratif) sans statut. Nul doute qu’avec ces possibilités nouvelles de recruter sous contrats privés, les fonctionnaires seront de moins en moins nombreux dans les universités.

Enfin, cette réforme aboutira inéluctablement à une augmentation progressive des droits d’inscription. Comme les collectivités territoriales aujourd’hui contraintes d’augmenter les impôts locaux si elles veulent se donner les moyens de mener une politique propre, les établissements qui n’intéressent pas directement le marché de l’emploi privé seront à terme nécessairement conduits à sélectionner leurs étudiants, et /ou à les solliciter financièrement au travers d’une augmentation généralisée des droits d’inscription (on parle de montants tournant autour de 3.000 / 4.000 euros). Cette augmentation, - officiellement repoussée pour des raisons essentiellement tactiques – est d’ailleurs réclamée par les parlementaires de l’UMP, comme par la Conférence des présidents d’université (CPU).

Sous couvert de « bonne gouvernance », qui ouvre également la porte à une évaluation du personnel par les « résultats » dont l’efficacité est loin d’être prouvée, cette réforme, - réclamée elle aussi fortement par la CPU-, balaye le principe de collégialité ayant traditionnellement cours à l’université et réduit considérablement le pouvoir des disciplines dans les recrutements. A ce titre, elle représente une régression tant démocratique que scientifique.

En effet, elle augmente considérablement le pouvoir des présidents d’université transformés alors en autant de petits chefs d’entreprise ayant la haute main sur « leur personnel ». Ainsi, et au travers notamment de la disparition des anciennes « commissions de spécialistes » et de leur substitution par des « comités de sélection » ad hoc dont les membres sont proposés par le président, - comme du droit de veto de ces derniers sur les recrutements- , les futurs présidents exerceront un contrôle particulièrement étroit sur le recrutement de leurs «chers collègues».

Présentés comme un remède au « localisme » qui affecte beaucoup de recrutements actuels, ces comités de sélection ne feront pourtant que renforcer les logiques de clientélisme. A cela s’ajoutent d’autres instruments de « domestication » du personnel, comme par exemple la définition de la répartition des obligations de service des enseignants-chercheurs entre enseignement, recherche et administration par le Conseil d’administration, la délivrance de primes par le président, la création de « dispositifs d’intéressement », le recrutement en CDI ou en CDD de personnels administratifs ou enseignants, etc.

Cette réforme contient donc une remise en cause du statut national de l’ensemble des personnels universitaires. Concernant les enseignants-chercheurs, elle est manifestement le prélude à la réforme de leur statut préconisée par Bernard Belloc, lequel est d’ailleurs conseiller de l’Elysée pour les affaires universitaires. Dans son rapport, celui-ci proposait notamment de dissocier les activités d’enseignement et de recherche en créant un nouveau corps d’enseignant du supérieur faisant deux fois plus d’heures d’enseignement que les autres.

Cette dissociation de l’enseignement et de la recherche, qui permettra notamment au ministère de « faire plus avec moins » pour reprendre une expression chère aux consultants, est congruente avec la division, hiérarchisation accrue des établissements évoquée plus haut et représente aussi une régression scientifique sans précédent. Car ce qui fait le caractère universitaire d’un enseignement, c’est qu’il soit délivré par des enseignants qui sont aussi des chercheurs.Concernant les critères d’évaluation des universités et leurs nouvelles missions « d’orientation et d’insertion professionnelle », l’évaluation à l’aune de la réussite aux examens des étudiants aura probablement deux conséquences : les facultés tenteront de recruter prioritairement les étudiants qui ont le plus de chances de réussir leurs études (c’est le modèle déjà suivi par l’université Paris IX Dauphine) et/ou abaisseront le niveau d’exigence aux examens. Les étudiants les moins « rentables » seront donc « réorientés », -bien évidemment pour « leur bien »-, notamment au travers du nouveau dispositif « d’orientation active ».

Quant à l’évaluation de la rentabilité par les taux d’insertion professionnelle de leurs étudiants, elle devrait logiquement inciter les universités à se mettre au diapason des discriminations qu’opèrent beaucoup d’entreprises lorsqu’elles embauchent.

De ce point de vue, il deviendra problématique d’accueillir massivement, comme le fait aujourd’hui Paris VIII, les jeunes issus de l’immigration, les étrangers, ainsi que les jeunes filles, qui sont plus discriminés sur le marché de l’emploi (souvent quel que soit leur taux de réussite au diplôme). Mais chacun et chacune pourra ensuite librement saisir la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité)… Notre université risque donc de ne plus être un lieu de formation, mais un simple centre de tri. Loin d’apporter une solution aux problèmes actuels de l’université française, cette réforme contribuera notamment à amplifier les inégalités sociales devant les études supérieures au nom d’une philosophie qui fait de la concurrence un garant de l’adaptation aux « besoins » des publics. Ainsi, la démocratisation de l’université (partielle et limitée, mais néanmoins bien supérieure à celle de ces établissements déjà très « autonomes » que sont les grandes écoles) ne sera pas renforcée dans le sens d’une démocratisation des « résultats » (accès de tous à toutes les filières, tous les établissements, et au même niveau d’exigence), mais dans l’accès à un plus grand accompagnement vers le marché de l’emploi, au travers notamment de la généralisation des dispositifs précoces de « professionnalisation » et de la politique des stages (rarement rétribués…).

Cette professionnalisation est d’ailleurs souvent présentée comme la panacée universelle censée répondre aux maux de l’université, comme à la demande sociale. Pourtant, il n’y a pas de véritable réflexion sur l’acquisition des savoirs génériques qui permettent ensuite les reconversions et la reprise d’études « tout au long de la vie ». De même, l’importance de la recherche est souvent soulignée par nos gouvernants (c’est le thème européen et sans cesse rebattu de « l’économie de la connaissance »).

Mais au travers de la politique dite des « pôles d’excellence », celle-ci est vouée à devenir le privilège d’une minorité d’établissements, comme d’enseignants-chercheurs. Et on observe qu’alors, il s’agit d’une recherche de plus en plus instrumentalisée, phénomène notamment souligné par le mouvement SLR. De même, l’« échec » en 1er cycle n’est pas considéré à la lumière du financement insuffisant par étudiant (pourtant attesté dans les comparaisons internationales) comme des problèmes économiques rencontrés par certains groupes sociaux pour étudier, mais comme un besoin d’une meilleure « orientation ». Ce qui permet alors de déplacer la responsabilité des problèmes économiques et d’emploi vers l’université et par là-même de culpabiliser les enseignants-chercheurs défendant l’autonomie de la recherche.

Enfin, la pénurie matérielle chronique dans laquelle sont plongées les universités françaises (voire même leur misère, si on les compare aux universités étrangères) n’est pas prise en compte non plus, ce que souligne bien le dernier budget de l’enseignement supérieur. Contre cette remise en cause frontale du service public d’enseignement et de recherche, - et cynique, car s’opérant souvent au nom des intérêts supposés des étudiants et plus spécialement de ceux d’origine populaire auxquels par exemple certains économistes « équitables » voudraient faire croire qu’il est finalement de leur intérêt d’avoir des frais d’inscription beaucoup plus élevés - , il faut rappeler sans cesse la nécessaire pluralité des missions de l’Université, que sont notamment l’élaboration et la transmission des connaissances, le développement de la recherche comme de l’esprit critique et l’élévation générale du niveau de formation de la population. Celles-ci ne se résument donc pas, - comme voudrait le faire croire l’opinion économiciste dominante- , à la production d’une main d’œuvre immédiatement prête à l’emploi sous prétexte, et profitant du fait qu’elle a, certes, besoin de travailler.

Chaque université a vocation à être un foyer scientifique et culturel vivant ouvert à tous, et notamment aux enfants de la démocratisation scolaire particulièrement nombreux dans notre université qui doivent continuer à y trouver un lieu d’émancipation intellectuelle, comme de promotion sociale. Et de fait, il n’y aurait pas de raisonnement plus méprisant que celui consistant à dire que ces jeunes sont tout juste bons à être précocement « professionnalisés » dans des universités de seconde zone, avec peu de recherche, et sous financées, tandis que d’autres, parce qu’ils sont bien nés, auraient le privilège de bénéficier d’une formation généraliste de haut niveau et tournée vers l’international, sur le modèle notamment des grandes écoles françaises, dont les budgets par étudiant n’ont, - faut-il encore le rappeler ?-, rien de comparable avec ceux des universités…

En conséquence, nous appelons nos collègues à se mobiliser, à ne pas pénaliser les étudiants au niveau des examens pour leur participation au mouvement, et surtout à y participer activement eux-mêmes, notamment en invitant les étudiants à réfléchir avec eux aux missions de l’université, comme à la fabrication des prochaines maquettes d’enseignement dans le cadre de la campagne d’habilitation dite du LMD2. L’université que nous voulons est d’abord celle des étudiants, des enseignants-chercheurs, chercheurs et de tous les personnels qui y travaillent, et non celle rêvée par les entreprises.

Quand Sarkozy parle des musulmans, IMMIGRATION


Quand Sarkozy parle des musulmans, IMMIGRATION

Tout logiquement, sachant qu'il est critiqué sur plein de dossiers, Sarkozy choisit de s'attaquer aux musulmans, bien au courant qu'en France ni la droite ni la gauche dasn sa grande majorité défendra les musulmans contre l'islamophobie.

dimanche 18 novembre 2007

"Respect" en Angleterre


LENIN'S TOMB
Le parti de la gauche radicale anglaise "Respect" vit une crise profonde. Son seul député, George Galloway, décida de boycotter le congrès du parti et organiser un meeting public la même date et à la même heure. Il a été soutenu par plusieurs membres très connus de Respect, dont Ken Loach et Salma Yaqoob. La raison il donnait était la domination illégitime (supposée) du Socialist Workers Party dans Respect. Sans doute la moitié des militants actifs de Respect font aussi partie du SWP, et selon Galloway ils utilisaient ce nombre pour prendre toutes les décisions clé. Au lieu de proposer des changements de constitution lors du congrès, Galloway (pensant je crois qu'il perdrait au congrès) décida le boycott.

Ce lien au blog "Lenin's Tomb" donne une long compte rendu très intéressant du congrès de Respect qui a eu lieu hier. La scission est grave, mais Respect continue avec une énergie et une clarté réelle.

Dans le blogosphère on parle beaucoup de conflits personnels ou organisationnels. Mais le fond politique de la scission est rarement mis en avant. Concentration sur les luttes ou sur les élections ? - voilà le fond de la question. Il est utile d'étudier cette crise car tous les partis de la gauche radicale en Europe ont ce problème ou l'auront.

Le Scoop de dernier moment a été la présence, et le soutien au congrès de Respect de Mark Serwotka, le président d'un des syndicats les plus grands de l'Angleterre.

samedi 17 novembre 2007

Manifestez le 20 novembre!

20 NOVEMBRE 2007DEJA 110 MANIFESTATIONS PREVUES DANS TOUTE LA FRANCE !------------------------------------------------------------------Agen : rassemblement place de la préfecture, puis manifestation 14hAgen : rassemblement place de la préfecture, puis manifestation 14hAlbi : rassemblement place du Vigan 14h30Aleçon : manifestation préfecture 11hAmiens : rassemblement devant l’IA puis départ vers la Maison de la Culture 14h30Angers : rassemblement place Imbach 10h30Angoulème : 10 h Place de la BussatteAuch : rassemblement aux allées d’Etigny 9h45Aurillac : 9H30 manifestation départ Place de la PaixAutun : Maison des Syndicats, rue Clos-Jovet. Auxerre : 15h : manifestation (départ : place de l’Arquebuse).Avignon : la manif partira devant la gare de centre ville, arrivée place du palais des PapesBar Le Duc : manifestation Hall des Brasseries 14h30Beauvais : rassemblement à la place du Jeu de Paume, puis départ de manifestation 14h30Belfort : Manifestation départ 10h Maison du Peuple Besançon : Manifestation départ 14h parking Battant Béziers : rassemblement devant la sous-préfecture 10h30Blois : Manifestation devant la préfecture 14h30 Bordeaux : Rassemblement Place de la République à 10 h 30. Parcours : Place de la République, Cours d’Albret, Place Gambetta, rue Nancel Pénard, rue Georges Bonnac, rue du Château d’Eau, rue Jean Fleuret, arrivée PréfectureBourg en Bresse : Rassemblement Champ de Foire 15hBourges : 10h30 Manifestation place SéracourtBrest : 10h30Caen : 10h30 manifestation place St PierreCahors : Rassemblement place De Gaulle 14h30Carcassonne : 15h rassemblement au Rocher de la Lutte ( Bvd Jean Jaurès)Chalon-sur-Saône : 14h30 : manifestation départementale unitaire départ : Maison des SyndicatsChâlons : manifestation à 10 Heures, Maison des Syndicats.Chambéry : 15 h 00 Place du Palais de JusticeCharleville : manifestation 14h30 Place DucaleChartres : Manifestation place des Halles 14h30Chartres : Manifestation place des Halles 14h30Chateau-Thierry : départ à 17h00 place Paul DoumerChâteauroux : Manifestation départamentale au départ de la place de la République 10hCherbourg : Manifestation place de la République 10h30Cholet : Rassemblement à la place J. Moulin 10h30Clermont-Ferrand : Rassemblement à 10H, Avenue de la République (au niveau de la rue de Chateaudun) et manifestation en direction de la préfecture.Dieppe : Manifestation Gare SNCF 10h30Digne : rassemblement 10h 30 Place du Général de GaulleDijon : départ 14h place de la Libération.Dole : 10h Manif avenue de Lahr Draguignan : manifestation devant la sous-préfecture 10h30Epinal : manifestation à la préfecture 14h30Evreux : Manifestation cours Clemenceau 10h30Figeac : Rassemblement parking lycée Champollion 14h30Foix : 14h départ du haut de VilloteGap : 10 heures devant le lycée Aristide BriantGien : Manifestation place Jean Jaurès 10h30Grenoble : départ à 10 h à la gare SNCFHouars : Place Flandres Dunkerque 11h 30La Roche sur Yon : rassemblement à la place Napoléon 10hLa Rochelle : 10 h 30 Parking de l’ArsenalLaon : départ place Foch à proximité de la DSFLaval : rassemblement à la place du Jet d’Eau 15hLe Havre : 10H à FranklinLe Mans : devant le Palais de Congès 9h30Le Puy : Rassemblement et manifestation10h 30 place Cadelade Lille : 14h00 à Porte de ParisLimoges : 10h30 place de la républiqueLons : 10h Manif place de la LibertéLorient (10 h 30 - Maison des syndicats, Bd Cosmao Dumanoir) ;Lyon : départ à 10h30 de la place Jean-MacéMâcon : salle Gambetta, 25 rue GambettaMarseille : 10h au bas des escaliers St CharlesMende : rassemblement à la Chicanette 10h30Metz : manif 11H30 Gare SNCF Arrivée : PréfectureMont de Marsan : Place des Arènes à 10 hMontargis : Manifestation place du Pâtis 10h30 Montauban : Rassemblement devant la préfecture 14h30Montbéliard : 11h Manifestation départ Champ de FoireMontluçon : 10h00, rassemblement place Piquand, manifestation vers la sous-préfecture Montpellier : Rassemblement au Péyrou 14h30Moulins : 14h30, rassemblement devant la gare, manifestationMulhouse : Manifestation place de la Bourse 14hNancy : manifestation à la place Stanislas 14hNantes : Rassemblement Maison des Syndicats 14h30Narbonne : 11h rassemblement devant la sous-préfectureNevers : départ 15 h 30 place CarnotNice : 10h devant le ThéâtreNîmes : rassemblement à la Maison Carrée 14h30Niort : Place de la Brèche 11 h 30Orléans : Manifestation parvis de la cathédrale 10h30 Paris : Départ de la manif à 14h00 Place d’Italie - Invalides ( en passant par Gobelins-Port Royal-Montparnasse)Pau : 10h Rassemblement place VerdunPerpignan : rassemblement à la place Catalogne 10h30Poitiers : Promenade des Cours 14 hPontarlier : Rassemblement 11h30 devant la sous-préfecture Reims : 10h00 Maison des syndicats Rennes : Place de la GareRochefort : 10 h 30 devant la PosteRodez : 15h Rassemblement place des ArmesRomorantin : Rassemblement devant la sous-préfecture 11h Rouen : Manifestation salle omnisports Pré du Bel Ebat 14hSaint Brieuc : 10 h place de RobienSaint-Etienne : 10h 30 devant la Bourse du TravailSaint-Nazaire : 10h30 , Place de la Gare.Saintes : 10 h 30 Palais de JusticeSaumur : Rassemblement à la place de la Mairie 11hSens : marché couvert. St Lô : Manifestation place de la Mairie 10h30Strasbourg : Manifestation place de la Bourse 10h30Tarbes : rassemblement à la Bourse du Travail puis manifestation jusqu’à la préfecture 10hTorcy : salle Jules-Ferry, 12 Carrefour du 8-Mai.Toulon : manifestation place de la Liberté 10hToulouse Rassemblement place St Cyprien 14hTours : Manifestation à 10h Place de la liberté à Troyes : 11h00 place de la bourse puis pique nique devant la prefectureVannes (10 h 30 - Place de la Mairie).Vendôme : Rassemblement devant la sous-préfecture 10h30Vesoul : Manifestation départ 16h Place RenetVichy : 10h00, rassemblement devant la bourse du travail boulevard de la mutualité

François Fillon : "On ne peut pas faire grève et négocier en même temps", REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE


François Fillon : "On ne peut pas faire grève et négocier en même temps", REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE

Selon Fillon, "on ne peut pas faire grève et négocier en même temps". Lui, il ne saurait pas se promener et mâcher du chewing gum en même temps, mais là surtout il a tort. Au contraire, les négociations iront cent fois mieux si elle sont lieu pendant la grève. Il y a vingt six ans, en Pologne, le syndicat Solidarnösc est allé encore plus loin - il a demandé et obtenu que les négociations soient transmises en direct par le réseau téléphonique national. Aujourd'hui à l'heure d'internet, assurément on peut faire mieux.

Le négociations iront bien, si Sarkozy a peur. S'il n'a pas peur, elles iront mal. Cela semble très vieux jeu, mais ça s'appelle la lutte des classes.

vendredi 16 novembre 2007

Grève des cheminots


Voici un excellent texte écrit à Lille

Grève des cheminots : Qui nous prend en otage ?

« Pas un jour sans qu'il y ait des retards ou des suppressions de trains ! »

Vrai ! 98% des retards et des suppressions de trains correspondent à des problèmes techniques induits par les économies effectuées sur l'entretien et la surveillance des trains et du réseau ferré (2% seulement sont dus aux grèves !). De plus, quand il y a panne ou retard, les informations passent mal depuis l'automatisation de l'accueil et des guichets. Le désengagement de l'Etat par décentralisation aux régions, avant-goût de la privatisation pure et simple de la SNCF, annonce un désastre digne de celui qui fait, depuis sa privatisation, la réputation du chemin de fer britannique.

Dans ce contexte, les cheminots sont très souvent les premières cibles de la colère légitime des usagers, pendant que les vrais responsables (l'Etat et la direction de la SNCF), saboteurs de ce service public fondamental, organisent la propagande médiatique anti-cheminot, et s'enrichissent à nos dépends des non-remboursements de plus en plus fréquents des billets pour cause de retard…

« Les cheminots sont des privilégiés ! »

Faux ! Le régime spécial a été créé en 1909 pour tenir compte des contraintes du métier de cheminot : spécificité des tâches, obligations de sécurité, continuité du service public. Nous ne sommes plus au temps de la vapeur, mais ces contraintes existent toujours. 120 000 cheminots ont des horaires atypiques ou décalés (de nuit, les weekends end et jours fériés), des conditions de travail qui n'ont rien à voir avec les « privilèges ». En échange de la possibilité de partir à 55 ou 50 ans, les cheminots touchent de plus petites retraites que les autres salariés à qualification égale. 62 % des pensionnés de la SNCF touchent moins de 1500 euros brut par mois. Or on leur demande maintenant de travailler plus longtemps et de toucher moins encore : L'introduction de la décote va se traduire par une baisse des retraites de près de 30 %. Chacun peut donc comprendre la légitimité de leur colère et de leur volonté de défense. Il faut défendre l'égalité et l'équité entre régimes de retraites, mais par le haut, pas par le bas. Les salariés qui ont des métiers difficiles, pénibles ou dangereux doivent pouvoir partir à 55 ans.

En 1995, on a parlé de grève par procuration. Aujourd'hui le gouvernement prévoit une nouvelle attaque du système de retraite pour tous les salariés, public et privé, après les municipales de 2008 : entre autres, tous les salariés passeront à 41 puis 42 ans de cotisations. Il y a aujourd'hui une communauté d'intérêts entre ceux qui défendent les régimes spéciaux et ceux qui refusent une nouvelle remise en cause du régime général… Nous sommes tous concernés, et c'est maintenant qu'il faut être solidaires !

L'ex-numéro 2 du MEDEF l'annonce clairement ( Challenges, 4 octobre 2007) : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil National de la Résistance, un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie ». Quand tous les acquis sociaux auront été alignés par le bas, le gouvernement et le MEDEF n'auront plus qu'à qualifier de « privilèges » nos retraites et nos congés payés !

Novembre 2007
Collectif Lillois d'Usagers Solidaires des Cheminots en lutte
mailto:usagers.solidaires@gmail.com

BBC NEWS | UK | Pensioner poverty 'getting worse'


BBC NEWS UK Pensioner poverty 'getting worse'

In general workers in France get better pensions than in Britain. The Thatcher reforms and Blair's sequel made things worse. This article describes the situation in Britain. This is why it's so important that the French railway workers win.

En règle générale, en France, on a des retraites plus élévées quen Angleterre. Le thatchérisme et autre blairismes ont fait beaucoup de dégâts. Cet article de la BBC (en anglais) décrit la pauvreté des personnes âgées en Grande-Bretagne.

AFP: Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné pour escroquerie

AFP: Le conseiller spécial de Fadela Amara condamné pour escroquerie

Ni Putes ni soumises est une association qui a pendant un moment attirée des gens sincèrement déterminés de faire quelque chose face au violence vécue par les femmes. Mais elle a toujours présenté un discours qui ne rompait pas avec le discours de droite. Ce discours est rapidement devenu un discours islamophobe, notamment lors des exclusions des jeunes filles voilées des collèges.

Quelques années plus tard, sa présidente a rejoint l'équipe de Sarkozy, et son secrétaire général est en prison pour escroquerie. Qui se ressemble, s'assemble, paraît-il.

jeudi 15 novembre 2007

La mobilisation étudiante prend de l'ampleur

Aix Marseille 1 : 1300 étudiants en AG le 7/11. Blocage.
Aix-Marseille 1 St Charles : 500 en AG le 12/11 (sur 3000 étudiants).
Amiens : 500 étudiants en AG le 6/11.
Angers : 900 en AG le 13/11. Blocage du campus lettres.
Besançon : 600 en AG le 13/11. Blocage
Bordeaux 1 : 500 en AG le 13/11.
Bordeaux 2 : 80 étudiants en AG. Prochaine AG le 14/11.
Bordeaux 3 : jusqu’à 2500 étudiants en AG le 13/11.
Bordeaux 4 : AG le 15/11
Brest : 600 étudiants en AG le 12/11. Blocage voté.
Caen : 800 étudiants en AG le 6/11. Blocage.
Clermont-Ferrand : AG le mardi 13 novembre
Dijon : AG le 13/11. Blocage.
Grenoble : 1000 le 13/11. Blocage.
La Rochelle : 80 étudiants en AG le 6/11.
Le Havre : 1000 en AG le 7/11. Grève. Prochaine AG le 12/11.
Le Mans : jusqu’à 60 étudiants en AG. Réunion d’information le mardi 6 novembre à 12h30. Prochaine AG mardi 13/11.
Lille 1 : AG à 1600 le 9/11. Blocage.
Lille 2 : Vacances.
Lille 3 : AG à 1000 le 6/11. Blocage. Prochaine AG le 8/11. A Lille III, un vote administratif était organisé cet après-midi à bulletin secret. Le blocage est reconduit avec 1631 OUI et 1037 NON.
Limoges : 300 en AG le 8/11.
Lorient-Vannes : 150 étudiants en AG le 7/11 à Lorient.
Lyon 1 : 100 étudiants en AG
Lyon 2 Bron : 1200 étudiants en AG le 12/11. Blocage jusqu’à lundi prochain.
Lyon 2 + 3 Berges : 170 en AG le 8/11.
Metz : 1000 en AG le 13/11. Blocage.
Montpellier 2 : 800 étudiants en AG le 14/11. Blocage.
Montpellier 3 : 1000 étudiants en AG le 12/11. Blocage.
Nancy 2 : jusqu’à 350 étudiants en AG. Prochaine AG le jeudi 8 novembre.
Nantes : 900 étudiants en AG le 8/11.
Nice : 200 en AG
Nîmes : 500 étudiants en AG jeudi 8 novembre. Blocage à partir du 12/11.
Pau : 2200 en AG le 12/11. Blocage voté.
Perpignan : 1000 étudiants en AG le 7/11. Fermeture administrative.
Poitiers : 1000 en AG le 7/11.
Reims : jusqu’à 500 étudiants en AG. Prochaine AG jeudi 8 novembre.
Rennes 1 : 400 étudiants en AG le 8/11.
Rennes 2 : 2500 étudiants en AG le 7/11. Blocage puis référendum à bulletin secret => évacuation par la police le 14/11.
Rouen : 2 000 étudiants en AG en mardi 6/11. Fac bloquée.
Strasbourg : 600 en AG le 13/11. Grève. Prochaine AG le 15/11.
Toulouse 1 (Arsenal) : 300 étudiants en AG. AG le 8/11.
Toulouse 2 (Le Mirail) : 1500 étudiants en AG le 7/11. Blocage.
Toulouse 3 (Rangueil) : 600 étudiants en AG le 13/11. Blocage.
Tours : AG à 1000 mardi 12/11. Blocage. Région parisienne
Paris 1 Tolbiac : 1500 étudiants en AG mercredi 7/11. Fac bloquée et fermée par l’administration. 1000 en AG le 13/07.
Paris 3 : 600 étudiants en AG le 13/11. Vote blocage.
Paris 4 Clignancourt : 150 étudiants en AG le 6/11. Vote du blocage.
Paris 4 Malesherbes : 20 étudiants en AG
Paris 4 Sorbonne : 500 étudiants en AG le 13/11. Blocage.
Paris 5 : A Boulogne, réunion organisée par l’Unef le 12/11 à 15h.
Paris 6 : 450 en AG le 12/11.
Paris 7 : AG le 13/11. Blocage.
Paris 8 : 600 étudiants en AG. Prochaine AG mercredi 7/11.
Paris 10 : Barrages filtrants. 1500 en AG le 13/11. Blocage voté.
Paris 11 Orsay : 250 en AG le 13/11
Paris 12 : 250 en AG le 13/11.
Paris 13 : AG mardi 6 novembre.
Evry : 350 en AG le 12/11.
MLV : 200 en AG le 8/11.
VSQ : AG le 8/11.

Argumentaire de la LCR sur les "régimes spéciaux"


Le site de la LCR

Armez-vous pour répondre à toutes les bêtises qu'on entend au sujet des cheminots.

Towards an explosion of struggle in France?


This is a link to a short article I wrote today for The Daily Maybe, in order to explain to anticapitalist activists in Britain what the strikes in France are about.


Il s'agit d'un article qu'un copain britannique m'a demandé d'écrire pour expliquer aux anticapitalistes anglais les grèves en France actuellement.

mercredi 14 novembre 2007

LENIN'S TOMB: Tower Hamlets Respect

LENIN'S TOMB: Tower Hamlets Respect
Le parti de la gauche radicale en Angleterre, Respect, est en crise. George Galloway, leur seul député, a fait scission en annonçant un congrès "alternatif" le jour même du congrès démocratque du parti!
Ce lien donne un compte rendu d'une réunion locale dans le quartier de Londres où Respect a le plus d'influence, et plusieurs conseillers municipaux.

Les questions qu'on n'a pas posées à la PDG de la SNCF


France 3 ce matin interview avec la PDG de la SNCF, Anne-Marie Idrac.


Voici les questions que l'intervieweur gentil n'a pas posées :
- Quel va être votre revenu quand vous serez à la retraite?
- Connaissez-vous l'espérance de vie d'un P-DG d'une grande entreprise et celle d'un conducteur de train?
- Que faites-vous habituellement à 4 heures du matin?
- Si vous êtes obligée de dormir loin de chez vous, dormez-vous dans un studio de 7 mètres carrés?
- Vous rendez-vous compte que le monde a besoin de conducteurs de train, mais que vous , vous êtes inutile ?

mardi 13 novembre 2007

Etat de la mobilisation des étudiants


Etat de la mobilisation
Extrait du site des JCR

Grenoble : Blocage le 18 octobre. AG le 24 avec bcp d’antigrève. Comité 100 personnes. AG de 800 personne lundi + salariés. Votes : Grève, PF de Toulouse, Barrages filtrants, Occupation d’un amphi, Blocage les jours de manifs. AG Mardi 13. Perspective blocage.

Le Havre : AG à 1000 + salariés. Vote de la grève largement majoritaire, vote du blocage minoritaire. AG à l’IUT à 500, vote du blocage + comité de grève avec 250 personnes. Prochaine AG Mardi.

Lille : Fac occupée à Lille 3 depuis mardi. Vote administratif lundi... Manif à 1500 jeudi. Lille 3 prochaine AG lundi.

Nantes : 1ere AG le 20 septembre. Blocage avec 600 personnes en AG sur la fac de LSH. Occupation + Evacuation de la fac mercredi. Manif à la présidence jeudi. Peu de mobilisation en sciences et en droit. Peu chez les salariés.

Tolbiac : Blocage voté le 30 octobre. AG à 1200 le lendemain. Fermé administrativement. Délégation reçue à la présidence. Occupation et expulsion... Réouverture lundi par les étudiants. Menaces de répression judiciaire. Réouverture de tolbiac mercredi avec AG à 1500. Blocage maintenu jusqu’à mardi 13 (début de la grève des cheminots).

Nanterre : AG le 8 novembre à 1000 personnes + vote du blocage. Blocage effectif sauf sur droit. Président de fac qui critique les AGs en disant qu’elles ne sont qu’à 2/3 étudiantes (cf Le Monde). Pas d’aide des personnels.

Perpignan : AG le 31 octobre. Blocage + occupation votés. Ag a reconduit la grève et le blocage. Manif massive le jeudi 8. Les oppositions à la grève sont fortes. Pas de soutien des personnels.

Rouen Lettres : Grosse AG le 25 octobre : vote du blocage et de l’occupation. Reconduction le 29 octobre. Manif mardi 30 à 400. Tentative de vote à bulletin secret empêchée par les grévistes. Ags à 2000 après. Plusieurs manifs jeudi 8. AGs ouvertes à tous sans tribune.

Tour : AG faibles au début. Vote du blocage à 300 le 5. Reconduit jusqu’au 12 mardi. Commissions efficaces. Manif avec 500 étudiants. Bibliothèques ouvertes. Prochaine AG lundi 16.

Pau : AG à 700 puis à 2000 le lendemain. Vote du blocage jusqu’à lundi à 13h. Tout bloqué sauf administration. Manifs (péage gratuit, infos massives...).

Caen : Vote du blocage à 300 en AG. AG après à 800 personnes et élargissement du blocage à l’ensemble du campus. AG mardi matin. Anti-grèves bien préparés et organisés. AGs autonomes de profs.

Rennes II : Blocage voté mardi 6 à 60%. AG le lendemain avec blocage très majoritaire. Occupation contraire à la décision de l’AG. Vote administratif démonté par les grévistes. Jeudi, manif le 8. Occupation de la gare minoritaire mais avec 500 manifestants.

Toulouse Mirail : Bloqué depuis lundi 5. Anti-grèves organisés et aidés par la présidence. Manif à 1700 jeudi 8. Fermeture administrative. Soutien fort des personnels.

Aix : AG mardi avec vote des barrages filtrants. Blocage voté à l’AG suivante. Manif à 500 jeudi. Les CRS ont vidé la fac. Prochaines AGs lundi à Marseille et mardi à Aix. Fermé administrativement jusqu’à nouvel ordre.

Malsherbes : AG à 70 mercredi. Prochaine AG mardi.

Clignancourt : Prochaine AG lundi. Bloqué depuis mardi.

Créteil : AG à 200 personnes jeudi dernier. Vote de la grève, action au CA (prononcé pour l’abrogation). Prochaine AG mardi avec barrages filtrants.

Metz : AG jeudi 8 avec 600 personnes. Vote de la grève. Blocage abordé mardi à l’AG. Présidence ultra volontariste sur l’application de la loi.
VSQ : Mobilisation limitée. AG à 180 jeudi 8. Quelques personnels mobilisés. Prochaine AG mardi 13.

Chambéry : Travail unitaire avec un collectif d’orgas. AG à 100 personnes + comité de grève avec 40 personnes. Convergence avec les cheminots.

Nancy : AG le 18 octobre avec 350 étudiants. Comité de mobilisation pendant les vacances. AG le 6 novembre avec 250 + barrages filtrants jeudi. AG bordélisée par la Cé sur le thème du blocage. Manif avec 500 étudiants.

Toulouse 1 : Fac de droit. Administration qui cherche à empêcher le mouvement. AG jeudi à 250 personnes. Prochaine AG mardi prochain. Participation aux manifs.

St Denis :

Toulouse Rangueil : Beaucoup de travail d’information. Pression de l’administration. AG à 150. Proposition de blocage mardi prochain. Grève votée.

Montpellier : AG à 300 la dernière fois. Journée banalisée mardi. Barrages filtrants mardi en lettres après AG à 1000 personnes.

Orléans : Mouvement lancé. Vote contre la loi en AG.

Angers : Blocage abordé à la prochaine AG mardi. Comité de mobilisation plus massif. Essentiellement sur LSH.

Evry : Première AG le 16. Dernière AG jeudi 8 avec 150 personnes. Prochaine AG lundi avec la grève à l’ordre du jour. Stress sur le blocage.

Lorient : AG à 150 mercredi avec des lycéens présents. barrage filtrant le lendemain. Tract en direction lycéen. prochaine AG mardi avec barrage filtrant.

Rouen : AG le 7 à 100 et blocage le 8. AG le 8 vote du déblocage le vendredi. prochaine AG lundi.

Paris 6 : AG à 400 le 8 après deux AGs à 50. Vote de barrages filtrants pour lundi 12 et prochaine AG. Vote de la grève.

Paris 7 : AG à 250 le 8. Vote de barrages filtrants et d’une prochaine AG mardi 13.

Paris 13 : Commence tranquillement. Dernière AG à 100. Comité de mobilisation. Principe de grève. Nouvelle AG mardi.

Rennes I : Dernière AG jeudi 8 avec 350 personnes. Intimidations de l’administration. Gros travail d’information. Participation à la manif du 8.

Amiens : Création d’un comité de mobilisation. AG à 450 mardi 6. Participation à la journée du 14. Grève et blocage à l’ordre du jour de la prochaine AG.

Melun : 40 en AG.

Sorbonne : AG avec 300 personnes mardi. Vote d’une motion.

Class struggle in France

Pour les lecteurs anglophones, ci-dessous un extrait d'un texte écrit par le World Socialist Website sur la lutte en France.


The central question facing workers and students striking and demonstrating on November 13 and 14 and throughout the month against President Nicolas Sarkozy’s attacks on pensions and basic social rights is that of political perspective. The powerful strike wave that began last month has broken through the media adulation of Sarkozy to reveal the true attitude of the French working class towards his political program.

Striking transport workers and gas and electricity workers are being joined by teachers, hospital workers, local government workers, postal and telecommunications employees and private sector workers, as well as students fighting university “reforms” leading to the privatisation of the universities—all in struggle against deteriorating living standards, the undermining of job security and a growing assault on social and democratic rights.

Resolute hostility to Sarkozy’s plans will not suffice, however, to guarantee workers’ pensions, jobs and living standards, and the access of young people to decent schools and a university education.

It is necessary to issue a warning: There are many signs that Sarkozy is out to inflict a decisive defeat on the working class. Speaking in Washington, Sarkozy declared: “I will hold firm. France has backed down too much in the past. She cannot back down any more.”

Eric Le Boucher of Le Monde compared Sarkozy’s stance to the anti-working class offensive of former British Prime Minister Margaret Thatcher and wrote that business circles “know that the president has no choice. If he yields, he’ll be Chiraquised.”

Sarkozy will rely on the cowardice and treachery of the trade union leaders and official “left” parties to isolate and undermine the struggle. No confidence should be placed in these bankrupt organizations.

Jobs, pensions and education can be defended only through the full industrial and political mobilisation of the entire working class aimed at bringing down the Gaullist government and replacing it with a genuinely democratic workers’ government. This means taking up the struggle to build a new mass party of the working class based on a socialist and internationalist program.

Over the past decade, several mass strike waves have erupted in France—against pension cuts in 1995 and 2003, and in 2006 against labour law “reforms” making it easier to fire new employees. Whatever the partial successes in blunting the worst of the cuts, the result each time has been deeper inroads against the social conditions of working people, leading to the installation of a new government with more draconian plans for attacking social benefits and living standards.

In Sarkozy, the working class faces a resolute enemy, who seeks to scrap all of the social gains workers have realized since the end of World War II. He views the abolition of the régime spéciaux pensions of transport workers as a necessary prelude to massive cuts in pension rights for the entire population.

In his September 18 “Social Contract” speech, Sarkozy said: “If an engineering worker or a teacher sees his annuities go from 37.5 to 40 and tomorrow to 41 years, how can you explain to him that a worker in a big public enterprise should stay at 37.5, or even less?”

Further reactionary measures—rewriting labour laws to facilitate hiring and firing, user fees for access to medical care, job reductions in the public sector, etc.—are in preparation.

The trade union tops are reprising their roles from 1995, 2003, and 2006—trying to force the strikers into widely spaced protests to exhaust and demoralize them. Having organized a strike on October 18—a full month after Sarkozy’s provocative social policy speech—the main union federations, led by the CGT (General Confederation of Labour, dominated by the Stalinist Communist Party), boycotted well-attended strikers’ meetings calling for continuation of the strikes. CGT chief Bernard Thibault went so far as to announce that Sarkozy “has a legitimacy that no one contests.” At an October 31 meeting, the union leaders postponed further strike action until November 13.

The union officials’ nightmare is a political struggle by the working class that would cut across their attempts to negotiate rotten agreements on social cuts with Sarkozy. They seek to divide the workers and prevent the various strikes against Sarkozy’s government—railwaymen and electricians striking against régime spéciaux cuts, Air France workers on wages, Airbus workers against the loss of jobs and conditions, public sector workers striking against job cuts, students fighting the university autonomy law, etc.—from coalescing into a unified movement against Sarkozy’s policies.

As CFDT (French Democratic Confederation of Labour, aligned to the Socialist Party) chief François Chérèque said, “If there is a mixture of movements, between the régimes spéciaux, the public sector workers and God knows what else, we reserve the right to pull out [of the strike movement].”

In fact, any serious struggle against Sarkozy’s social program must combine all of the current strikes and protests into a unified movement directly challenging Sarkozy’s rule. His much-vaunted “legitimacy” is a fraud, based as it is on an election won by default, against a Socialist Party (PS) candidate—Ségolène Royal—who proposed right-wing policies virtually indistinguishable from those of Sarkozy. As the strikes of 1995, 2003 and 2006 have repeatedly shown, there is mass popular opposition to such policies, whose main constituency is found among the ultra-wealthy.

lundi 12 novembre 2007

Mark Steel: Everyone should watch these medieval antics - Independent Online Edition > Mark Steel

Mark Steel: Everyone should watch these medieval antics - Independent Online Edition > Mark Steel

En anglais cet article de Mark Steel sur les cérémonies bizarres de l'ouverture du parlement anglais.

La lutte des classes sur Broadway

Theatres turn away thousands as Broadway stagehands strike - Independent Online Edition > Americas
Comme quoi la lutte des classes ne se trouve pas seulement là où on s'y attend.

La politique du voile


La politique du voile
Au Danemark, une musulmane voilée candidate aux élections. Et son discours suffit pour démonter les idioties de ceux (à droite et à gauche) qui pense que les musulmanes voilées ont toutes les mêmes idées ou n'ont rien dans la tête. Ne ratez pas cet article.

dimanche 11 novembre 2007

Mao in Question

Mao in Question
Je suis tombé sur cet article en anglais sur le site de International Socialist Group, section anglaise de la Quatrième Internationale. Une critique directe et détaillée de Mao est rare sur les sites de l'extrême gauche, alors cela vaut la peine de lire, si on lit l'anglais.

[unir] » Blog Archive » Un nouveau parti, oui, mais lequel ?


[unir] » Blog Archive » Un nouveau parti, oui, mais lequel ?

Ce site présente le blog Unir, d'un courant minoritaire mais influent dans la LCR. C'est le courant que je vais certainement soutenir - avec les autres camarades de Si quis ont à la LCR - lors du congrès en janvier. Nous avons plusieurs désaccords avec eux -une partie de leurs militants pensent qu'une révolution - un renversement de l'Etat par les travailleurs organisés - n'est plus nécessaire pour transformer durablement la société et vaincre la logique du profit. Mais dans le débat actuel dans la LCR, la question clé n'est pas là. La question de mobiliser le très large mécontentement avec la droite et avec la gauche de gestion - voilà la question du jour.

Une des raisons que l'idée d'un parti large est si difficile pour la LCR - à mon humble avis - se trouve dans la tradition de mouvementisme dans la LCR. Actifs dans de très nombreux mouvements, les militants de la LCR ont tendance à cacher les idées révolutionnaires, et mettre en avant plutôt des revendications pratiques dans les mouvements, plus radicales que celles de la majorité du mouvement. C'est une version modernisée du "programme de transition" de Trotsky. Pour notre part, nous préférons la méthode qui consiste en une alliance claire entre révolutionnaires déclarés et d'autres. C'est à dire travailler dans des mouvements les plus larges possibles, y compris des partis de la gauche radicale, mais afficher ouvertement les idées révolutionnaires, avec un journal qui défend toutes les idées de la révolution.

samedi 10 novembre 2007

Why TV and film writers hit the picket line




Why TV and film writers hit the picket line
Cet article (en anglais) de Socialist Worker (USA) raconte la grève des scénaristes de la télévision et du film.

La reconnaissance d'un racisme spécifiquement anti-musulman - Oumma.com


La reconnaissance d'un racisme spécifiquement anti-musulman - Oumma.com
L'aveuglement de la gauche dans notre pays au sujet de l'islamophobie est immense. Cet article de Mouloud Aounit remet quelques pendules à l'heure.

Les arguments des cheminots

Rouge Article
Article dans le nouveau Rouge, hebdo de la LCR.

Où en est José Bove ?


«Je peux très bien être sacrifié sur l’autel du Grenelle»
José Bové a toujours eu un côté électron libre, et j'ai plein de désaccords avec lui sur plein de sujets. N'empêche que lui, contrairement à plusieurs autres, avait eu le courage de se présenter aux élections présidentielles comme représentant d'un courant unitaire. Sa campagne était la seule qui faisait travailler ensemble des communistes, des trotskystes, des ecolos et des gens sans-parti. Cet interview dans Libération parle de l'actualité de son combat contre les OGM.

Education - les idées d'Albert Jacquard


Albert Jacquard écrit sur ce qu'il ferait s'il était ministre d'éducation ...

Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Éducation, je décrète
mardi 10 octobre 2006

L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir.
Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller.
À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions.
Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.
Article premier
Il faut supprimer tout esprit de compétition à l’école. Le moteur de notre société occidentale est la compétition, et c’est un moteur suicidaire.
Il ne faut plus apprendre pour et à être le premier.
Article deuxième
L’évaluation notée est abandonnée. Apprécier une copie, ou pire encore, une intelligence avec un nombre, c’est unidimentionnaliser les capacités des élèves.
Elle sera remplacée par l’émulation. Ce principe, plus sain, permettra la comparaison pour progresser, et non pour dépasser les camarades de classe.
Mettre des mots à la place des notes sera plus approprié.
Article troisième
Les examens restent dans leur principe, sachant que seuls les examens ratés par l’élève sont valables. Ils sont utiles aux professeurs pour évaluer la compréhension des élèves. Mais les diplômes ou les concours comme le baccalauréat sont une perte de temps et sont abolis.
Sur tous les frontons des lycées figurera l’inscription : " Que personne ne rentre ici s’il veut préparer des examens. "
Article quatrième
Les grandes écoles (Polytechnique, l’ENA...) sont remises en question dans leur mode de recrutement. La sélection, corollaire nécessaire de la concurrence, et qui régissait l’entrée dans ces établissements, ne produisait que des personnalités conformistes, incapables de créativité et d’imagination.
Pour entrer à l’ENA, des jeunes de vingt-cinq ans devaient plaire à des vieux de cinquante ans. Ce n’était pas bon signe.
Article cinquième
Les enseignants n’ont plus le droit de se renseigner sur l’âge de leurs élèves. Les dates de naissances doivent être rayées de tous les documents scolaires, sauf pour le médecin de l’école.
Il n’est plus question de dire qu’un enfant est en retard ou en avance, car c’est un instrument de sélection. Chacun doit avancer sur le chemin du savoir à son rythme, et sans culpabilisation ou fierté par rapport aux camarades de classe.
Par contre, un professeur a le devoir de demander à l’élève ce qu’il sait faire pour adapter son enseignement, éventuellement programmer un redoublement.
Le redoublement est d’une réelle utilité s’il n’a pas de connotation de jugement.
Article sixième
Chaque professeur sera assisté d’un professeur de philosophie. Il faut en effet doubler l’accumulation des connaissances d’une approche par les concepts. Il faut en particulier passer par l’histoire des sciences, resituer les connaissances par rapport aux erreurs historiques d’interprétation des savoirs. Il faut que les élèves aient conscience des enjeux politiques qui se cachent derrière le progrès scientifique. On pourra rester quelques semaines sur un même concept, plutôt que de saupoudrer du savoir dans chaque cours.
Article septième
Le travail des professeurs par disciplines est annulé au profit du travail en équipe. La progression du travail des classes ne doit pas être perturbée par des impératifs de programme.
Article huitième
Chaque personne disposera dans sa vie, vers la fin de la trentaine, de quatre années sabbatiques afin de faire le point, se réorienter, apprendre d’autres choses. Chacun a le droit de vouloir changer de métier ou de vocation, parce qu’il n’est pas évident de se déterminer définitivement à dix-huit ans.
Article neuvième Le ministère de l’Économie ne dictera plus ses besoins au ministère de l’Éducation. Dorénavant, le ministre de l’Économie donnera tous les moyens nécessaires à l’Éducation nationale pour réussir sa vocation.

mercredi 7 novembre 2007

Situation sur les facs (tableau)


Jeunesses communistes révolutionnaires - Situation sur les facs (tableau)
Un résumé, sur le site des JCR, de la situation dans les universités en France, et la mobilisation contre la loi Pécresse.

(La photo montre une AG à Toulouse en mai dernier)

Où va le Pakistan ? - La Riposte


Où va le Pakistan ? - La Riposte
Cet article, sur le site web de "La Riposte" donne des informations intéressantes sur la lutte de la classe ouvrière au Pakistan, informations largement ignorées par les grands médias. L'analyse de l'article est triomphaliste, et le rôle de la tendance marxiste est on ne peut plus exagéré; la révolution socialiste est encore loin au Pakistan! Mais la situation est intéressante tout de même.

lundi 5 novembre 2007

la prostitution en question - Blog de la LCR de l'Hérault Accueil


Café Motivé-e-s de Septembre : la prostitution en question - Blog de la LCR de l'Hérault Accueil

Une manifestation de prostituées contre la loi Sarkozy est prévue cette semaine. CE texte d'une section de la LCR est excellent sur cette question. Nous voulons abolir la prostitution, mais nous ne soutenons pas Sarkozy qui veut simplement renforcer l'oppression des prostituées.

L'islamophobie en marche

Liste des signataires

Lors de la loi contre le port du foulard à l'école, on nous expliquait que les jeunes femmes étaient en général obligées contre leur gré de porter le foulard et qu'on allait les libérer en l'interdisant. La quasi-totalité de la gauche et l'extrême gauche est resté silencieuse, tout au plus vaguement gênée. Dans un tel contexte, bien évidemment, quelques années plus trad, la campagne islamophobe reprend. Une pétition circule, signée de Yvette Roudy et d'autres personnages politiques, pour interdire le foulard à l'université. Les femmes là sont des adultes... mais elles ne sont pas tout à fait comme nous - attention!
Le MRAP a bien réagi; je n'ai pas vu une réaction de l'extrême gauche pour l'instant.

dimanche 4 novembre 2007

Les cheminots et la grève


Le site de la LCR
La grève du 18 octobre était bien suivie chez les cheminots. Dans les autres secteurs, il n'était pas toujours facile de gagner l'argument pour la solidarité. Une victoire pour les cheminots aiderait tous les travailleurs.

L'hebdomadaire de la LCR présente cet interview avec deux cheminots.

La crise de la gauche radicale anglaise

Ci-dessous l'opinion sur la question de mon camarade et ami Colin.

La gauche radicale anglaise marque contre son camp …

LA GAUCHE ET LA CRISE DANS ‘RESPECT’

La coalition RESPECT, formée seulement en janvier 2004, vit une profonde crise et se trouve au bord d’une scission définitive.

Le moins qu’on puisse dire est que cet échec constitue un revers important pour la gauche radicale en Angleterre. Se basant sur le dégoût d’une frange importante de l’électorat traditionnel travailliste pour la politique néolibérale et pro-impérialiste du gouvernement de Tony Blair et Gordon Brown, la coalition possède un député (George Galloway) et plusieurs conseillers municipaux. Ses élus de Tower Hamlets formaient avant la scission le deuxième groupe du conseil municipal de cette grande ville populaire et multiculturelle de la banlieue de Londres.

Le conflit a éclaté il y a deux mois, avec la publication par Galloway d’une série de critiques du fonctionnement des instances de la coalition et une attaque à peine voilée contre le Socialist Workers Party, et en particulier contre l’un de ses dirigeants, par ailleurs secrétaire national élu de RESPECT, John Rees. Un débat qui aurait pu, à priori, faire avancer la coalition a vite dégénéré au point où il existe aujourd’hui un manque total de confiance entre les deux camps.

Il semble que la situation très particulière dans la section de Tower Hamlets – où il existe effectivement des enjeux de pouvoir – a contribué à envenimer l’atmosphère. Des rumeurs, de fausses accusations et des exagérations, toutes répandues à une vitesse extraordinaire sur certains blogs (parfois malintentionnés), ont joué un rôle particulièrement négatif. De vieilles rancœurs ont refait surface. Comme dans toutes les luttes de tendances internes, des erreurs ont certainement été commises de chaque côté.

Il est très difficile dans cette situation de savoir qui a raison et qui a tort sur tel ou tel point. Les forces vives de la coalition sont profondément divisées. Beaucoup de militants dans chaque camp sont sans doute sincères, mais il ne suffit pas de revendiquer la légitimité « unitaire » pour avoir raison – surtout quand on jette en même temps de l’huile sur le feu. Si l’accusation lancée par la direction du SWP d’une chasse aux sorcières contre l’aile gauche voulue et orchestrée par le groupe ‘Galloway’ reste à prouver, l’idée répandue par les opposants que le SWP aurait délibérément provoqué une scission est manifestement un non-sens. S’il est légitime de critiquer les méthodes de telle ou telle composante de la coalition, il est politiquement malhonnête et injuste de se focaliser sur le seul SWP.

La participation de cette organisation au lancement de la Stop the War Coalition, puis de RESPECT, a été cruciale. Son journal, Socialist Worker, a correctement défendu George Galloway, en tant qu’opposant courageux et talentueux de la politique de Blair et de Bush, y compris quand certaines de ses activités jetaient le discrédit sur la coalition et certains de ses alliés actuels voulaient sa peau. Le SWP a également été en première ligne pour défendre la participation de Musulmans à la coalition, à un moment où la droite et la gauche pro-impérialiste jetaient l’anathème sur toute une population.

A l’heure actuelle, l’avenir de RESPECT semble plus que compromis. La conférence nationale, prévue de longue date mais boycottée par le groupe autour de Galloway (qui comprend, il faut le dire, des personnalités de premier plan comme Salma Yaqoob et Ken Loach), aura lieu le 17-18 novembre 2007. Les sections locales de RESPECT lui ont soumis un grand nombre de textes sur des questions aussi vitales pour la classe ouvrière britannique que la crise du logement, la discrimination raciale et la chasse aux réfugiés, la lutte pour un syndicalisme de combat, la violence dans les grandes villes et le mouvement contre la guerre. Le groupe d’opposants a annoncé la tenue d’un rassemblement, sous l’étiquette du ‘renouveau de RESPECT’, à la même date – un rassemblement qui n’a bien sûr aucune légitimité constitutionnelle.

Nous ignorons s’il est encore possible de sauver quelque chose de ce qui était un mouvement plein de promesse. Il faudra de toute façon tirer les conclusions avant de relancer l’unité de la gauche radicale, antilibérale et anticapitaliste. Pour l’instant, la priorité doit être le travail des militants dans les quartiers, sur les lieux de travail, dans les syndicats et dans la rue.

Colin Falconer
Saint-Denis, le 4 novembre 2007

The SWP and Respect — SWP (Britain)

(en anglais) The SWP and Respect — SWP (Britain)

Dans Respect, l'organisation en Angleterre qui essaie de construire un parti anticapitaliste large, une profonde crise a éclaté. Le seul député, ancien travailliste George Galloway, a décidé qu'il ne voulait plus travailler avec le parti révolutionnaire, le Socialist Workers Party qui participe activement à la construction de Respect. Le conflit politique qui a suivi est, comme toujours dans ces cas, très complexe.
Le fond politique de l'affaire semble être que Galloway veut mettre l'accent sur les seules élections, et le soutien de personnages respectés dans les différentes communautés ethniques. Ceux qui ne sont pas d'accord avec Galloway mettent l'accent davantage sur la lutte syndicale, la lutte contre l'oppression etc.
Le congrès de Respect doit avoir lieu dans quelques semaines. Galloway appelle à boycotter le congrès et a organisé un grand meeting le même jour "Pour le renouvellement de Respect". Pour tous les mérites de Galloway (son opposition à l'impérialisme notamment), un appel à boycotter voire remplacer un congrès prévu par les statuts montre un mépris profond pour la démocratie et pour les membres de Respect.

D'innombrables blogs donne le détail du conflit, accompagné de rumeurs, confusions et mensonges à volonté. Ce lien vous permet de lire un texte d'analyse écrit par la direction du Socialist Workers Party.

samedi 3 novembre 2007

Québec: la commission sur les accommodements raisonnables et la montée du chauvinisme anti-musulman


Québec: la commission sur les accommodements raisonnables et la montée du chauvinisme anti-musulman

Au Quebec, l'islamophobie joue un rôle important dans la tentative par l'élite de (re)construire une "identite nationale". Cet article sur le World Socialist Website en français explique les enjeux. On s'attaque à différentes communautés religieuses pour unir les travailleurs "blancs" derrière le pouvoir. En France on en sait quelque chose.