Le congrès de la LCR a décidé que le nouveau parti doit s'adresser à "des anonymes" car "les partenaires n'existent pas". En partie cette position visait à rendre possible un compromis entre ceux qui voulait un "nouveau parti" purement révolutionnaire et ceux qui quand même voulait un parti anticapitaliste plus large mais pas trop large.
Mais après, quand on passe sur le terrain, on trouve que les partenaires existent bel et bien.
Un copain a analysé les 200 listes présentées par la LCR aux Municipales. Voici un extrait de ce qu'il dit
"Le résultat de l'étude est assez intéressant : sur 200 listes, il n'y a que
80 listes proposées ou soutenues par la LCR seule, il y a par contre 120
listes unitaires, ce qui veut dire que dans 120 cas on a trouvé des
organisations prêtes à travailler avec nous, avec lesquelles on a trouvé un
accord programmatique.... ce qui ouvre à mon avis, des horizons prometteurs
pour le travail unitaire et donc la construction du NPA que l'on appelle de
nos voeux : dans ce cadre, se repose le problème de l'alliance avec d'autres
courants, perspective qui avait été un peu vite évacuée à mon avis lors du
dernier congrès, puisqu'on a dit à l'époque que nous n'avions pas de
partenaires pour envisager une construction commune : analyse à mon avis
largement démentie par les faits récents : les partenaires existent, ils
sont bien vivants et actifs : on les trouve quand on en a besoin, pourquoi
ne pas continuer de s'adresser à eux dans la perspective de la construction
du "parti large" ? Pourquoi ne pas poursuivre des campagnes électorales en
commun par des propositions concrètes en termes de bataille politique ?
80 listes (j'en ai compté 78) présentées ou soutenues par la LCR seule.
50 listes présentées en commun avec les Alternatifs (collectifs unitaires
antilibéraux) qui donc n'ont pas disparu et sont bien présents !! =
Clermont, Saintes, Mende, Antibes, Cannes, Avignon, Nîmes, Toulouse, Pau,
Foix, Perpignan, Marseille (les 8 quartiers), Montpellier, Draguignan,
Lille, Roubaix, Nancy, Stasbourg, Belfort, le Mans, Quimper, Bourges, Tours,
Angers, Lyon (7), Villeurbanne, Saint-Etienne, Clichy, Créteil... etc.
30 listes présentées avec des sections du PC qui ont donc fait le choix de
faire alliance avec la LCR plutôt qu'avec le PS contrairement à leur ligne
nationale, ce qui est nouveau, et traduit les débats et les contradictions
internes du PC que l'on a tendance à ignorer : Villeneuve d'Asq, Palaiseau,
Chartres, Fleury-les-Aubrais, Cahors, Menton, Cavaillon, Sorgues, Foix,
Prades, Béziers, La Seyne-sur-Mer, Noisy, Gagny, Alfortville.. etc.
13 listes unitaires sans précisions supplémentaires
11 listes avec des groupes alternatifs locaux : groupe breton : Emgann,
Rennes, Nantes, Rezé, résistance citoyenne : Annecy, Ramonville AGV,
Louviers, ...
9 listes avec les AlterEkolos et 9 listes avec les Verts : Morlaix, Vienne,
Pertuis...
5 listes avec le MRC : St-Jean de Ruelle, Lanester, Brest...
5 listes seulement avec LO et des
listes jamais avec LO tout seul mais avec le PC...
3 listes avec le PRS : Amiens...
2 listes avec la fraction de LO : Wattrelos et Agen.
2 listes seulement avec les Rouges-Vifs : Roubaix, Allauch
1 liste avec le PT : la Seyne (en commun avec le PC)
A noter, ce qui est inquiétant, 23 départements où nous n'avons pu présenter
aucune liste même dans un cadre unitaire ce qui relativise notre maillage
militant ."
Le nouveau parti sera peut être moins pur et moins sectaire que certains auraient voulu. Il faut faire entrer le maximum de gens dans le processus.
jeudi 28 février 2008
Pouvoir d'achat
Libération publie aujourd'hui trois interviews avec des salarié(e)s concernant leur pouvoir d'achat, dont un des grévistes de Carrefour. Les grèves qui se déclenchent ici et là sur cette question méritent d'être soutenue et généralisée. Hier je tractais devant la gare d'Agen pour notre liste aux municipales, et c'est une vieille dame qui nous a dit qu'elle espérait "que les travailleurs se réveillent". Ne serait-ce que par respect de nos aînés, allons-y!
mercredi 27 février 2008
Votez pour la voix des classes populaires
Tractage ce matin à la gare. D'autres candidats sont allés tôt le matin devant l'hôpital, et hier devant différentes entreprises.
Devant la gare une vieille dame nous dit qu'elle espère que les travailleurs se réveilleront. Un ancien ouvrier dans la sidérurgie dans le Nord nous a parlé de la fermeture de son usine il y a dix ans, et le fait que le député PS local avait soutenu la fermeture. Un autre passant nous dit qu'il voudrait voir "la France aux Français". On voit le besoin de conseillers municipaux liés à la lutte des classes!
Islamophobie au Danemark
la-Croix : dépêches AFP
Débat au Danemark car une suppléante au parlement porte un foulard.
On voit que les femmes qui veulent participer à la vie publique sans nier leurs convictions religieuses n'ont pas toujours la vie facile.
Entre temps en France, le nombre de femmes à l'Assemblée reste très bas.
Débat au Danemark car une suppléante au parlement porte un foulard.
On voit que les femmes qui veulent participer à la vie publique sans nier leurs convictions religieuses n'ont pas toujours la vie facile.
Entre temps en France, le nombre de femmes à l'Assemblée reste très bas.
mardi 26 février 2008
La LCR et Cuba

BELLACIAO - LCR : précisions sur Cuba - SITE LCR
La déclaration de Olivier Besancenot qu'il souhaitait "davantage de démocratie" à Cuba a soulevé une polémique dans les milieux communistes révolutionnaires, qus vous trouverez derrière ce lien, dans le forum BellaCiao.
Il ne s'agit pas d'un débat dépassé et académique.
La pression impérialiste sur Cuba fait taire les communistes et les révolutionnaires sur une question clé. Est- ce que Cuba est communiste ?
Si nous voulons mobiliser des dizaines et des centaines de milliers de travailleurs pour renverser le capitalisme, ils vont vouloir savoir quelles nouvelle société nous cherchons à mettre en place. Alors la juste défense de Cuba ne peut pas écarter cette question. Pour prendre un exemple différent mais parallèle, si les fascistes dans ma ville voulait casser une réunion du Parti socialiste, je m’organiserais pour défendre le droit des réformistes à s’exprimer. Cela ne m’empêcherait pas de continuer à dire que le PS ne peut pas dépasser le capitalisme.
Cuba n’est pas communiste. Castro annonce que la révolution était communiste bien après la révolution! Où est l’auto-émancipation des travailleurs ?
C’est vrai que c’est un débat qui divise les révolutionnaires depuis deux générations, mais on ne pourra pas l’éviter. Notre point de vue est disponible ici :
http://pagesperso-orange.fr/revuesocialisme/s11deviee.html
John Mullen Rédacteur en chef de la revue Socialisme International
dimanche 24 février 2008
Réunion publique à Agen avec Alain Krivine
Aux élections municipales à Agen, votez pour "La voix des classes populaires"
Jeudi 28 février, à 20h30, à la rotonde du stadium à Agen, nous avons notre prémière réunion publique. Alain Krivine viendra s'exprimer en soutien à notre liste, et plusieurs de nos candidat(e)s expliqueront pourquoi ils trouvent que c'est primordial d'envoyer au conseil municipal des élus qui seront des porte parole des mobilisations locales et nationales contre la politique de Sarkozy. Il y aura également des interventions de la salle. Venez vous exprimer!
Les médias ne s'intéresseront jamais autant à nous qu'aux "grandes listes". Nous comptons sur vous de dire aux amis, aux voisins, aux collègues de venir jeudi soir.
Le Cuba de Fidel Castro - images et réalités

Le Cuba de Fidel Castro - images et réalités
La décision de Fidel Castro de ne pas se présenter pour une nouveau mandat a donné lieu à une série d'articles dans la presse. Et d'une série de déclarations plus ou moins convaincantes des représentants de la gauche radicale. Si la gauche radicale et révolutionnaire a "des critiques" de Castro (dixit besancenot), il n' y a aucune clarté sur la nature de son régime. Il utilise le vocabulaire du communisme, certes, mais la réalité (comme d'ailleurs en Chine) est le contrôle de l'économie par une petite minorité qui donne la priorité à l'accumulation de capital. Que l'accumulation soit personnelle ou étatique y change peu de choses.
Dans le nouveau numéro de notre revue Socialisme International, Paul d'Amato entreprend une analyse de fond du Cuba en tant que société de classes. C'est un travail essentiel. Comment convaincre une nouvelle génération de se battre pour le communisme si nous ne pouvons pas dire clairement ce quil 'est, et, surtout, ce qu'il n'est pas...
N'hésitez pas à faire connaître autour de vous.
samedi 23 février 2008
Aux élections municipales à Agen, votez pour "La voix des classes populaires"
Aux élections municipales à Agen, votez pour "La voix des classes populaires"
Voici l'adresse du blog de la liste "La voix des classes populaires".
Nous vous appelons à venir lundi 25 février à 10h du matin, exprimer votre soutien aux grévistes de la Sécurité Sociale, qui organisent un rassemblement de soutien... Il sont en grève contre la réduction des effectifs.
Jeudi 28 février à 20h30 dans la Rotonde du Stadium à Agen, la liste organise une réunion publique ouverte à tous (entrée libre). Alain KRIVINE viendra s'exprimer en soutien à la liste et plusieurs de nos candidat(e)s expliqueront pourquoi il est important de présenter une gauche plus combative et plus radicale que le parti socialiste lors de ces élections
Voici l'adresse du blog de la liste "La voix des classes populaires".
Nous vous appelons à venir lundi 25 février à 10h du matin, exprimer votre soutien aux grévistes de la Sécurité Sociale, qui organisent un rassemblement de soutien... Il sont en grève contre la réduction des effectifs.
Jeudi 28 février à 20h30 dans la Rotonde du Stadium à Agen, la liste organise une réunion publique ouverte à tous (entrée libre). Alain KRIVINE viendra s'exprimer en soutien à la liste et plusieurs de nos candidat(e)s expliqueront pourquoi il est important de présenter une gauche plus combative et plus radicale que le parti socialiste lors de ces élections
jeudi 21 février 2008
Municipales - la liste "La voix des classes populaires"

Notre liste a été déposée à temps, après quelques soucis de dernière minute car on devait prouver que certains candidats payaient leurs impôts locaux.
Je devrais préciser que mon blog exprime ma position personnelle - je ne m'exprime pas au nom de la liste, car on n'est pas d'accord sur tout :=)
Il y aura donc au moins trois listes à Agen. La droite, Dionis, a un financement que nous n'avons pas! Mais aussi une compréhension de l'importance des nouvelles technologies. Alors campagne de texto pour convaincre les jeunes, video sur Youtube etc etc. Ses affiches ne sont pas toujours très profondes. "Veyret (maire PS) est content de lui, vous non, votez Dionis." Pour ceux qui n'auraient pas compris, l'affiche est illustrée par un visage souriant pour Veyret et un visage triste pour les électeurs. On ne peut pas dire que ça vole haut.
Pour ce qui est de la liste du Parti socialiste, c'est un peu contradictoire. Sur leur site web on trouve de longs documents pour défendre leur bilan, avec certains élements tout à fait intéressants, même s'il y a une tendance très énervante vers un langage de publicitaire. Je vous livrerai des citations bientôt.
Mais sur les tracts qu'on reçoit sur le marché, tout l'accent est mis sur l'importance d'avoir une équipe "compéténte" "qui aime sa ville". Alors, nous qui n'avons rien contre notre ville, mais qui aimons surtout notre classe, on ne s'y retrouve pas.
C'est toute la contradiction des municipalités. D'un côté ce sont des employeurs importants. Par ailleurs ce sont les organismes publics à qui l'Etat confie toutes les merdes dont il veut se débarasser. Enfin, ce sont ceux qui gèrent la vie quotidienne de l'infrastructure de la ville, plus ou moins bien selon les cas.
Dans la politique locale on a beaucoup moins de gens qui agissent par goût du pouvoir qu'au niveau national. Mais la seule façon de s'en sortir si on est vraiment de gauche,c'est d'avoir une approche militante. Nous voulons des conseillers et des maires qui débarquent chez les gens pour les aider à résister aux expulsions locatives, qui soutiennent activement les mobilisations pour déféndre les sans-papiers, pour s'opposer aux oppressions, pour réclamer davantage de moyens pour les classes populaires. Des élus qui sont toujours là pour exprimer un soutien haut et fort aux grévistes. Nous ne voulons pas des conseillers municipaux qui promettent de faire des choses pour nous, mais des qui seront de notre côté à chaque fois qu'il y a une bagarre.
Mais il faut que j'aille travailler...
La France en révolte
Même pendant les élections municipales, la question de l'avenir en général des luttes sociales et politiques reste la plus importante. Quelle organisation pour aider à impulser des mobilisations, pour relier les mobilisations entre elles, pour servir de forum de débats et centre d'étude indépendant?
Je ne peux que recommander ce livre de Stavos Kouvelakis, qui essaie de répondre à la question "Pourquoi la droite a gagné malgré tous les mouvements sociaux" et "Quel avenir pour la gauche antilibérale.
Je ne peux que recommander ce livre de Stavos Kouvelakis, qui essaie de répondre à la question "Pourquoi la droite a gagné malgré tous les mouvements sociaux" et "Quel avenir pour la gauche antilibérale.
Libellés :
m,
nouveau parti,
regroupement à gauche
mardi 19 février 2008
lundi 18 février 2008
Villiers-le-bel
Coordination des Collectifs Anti-libéraux
Communiqué du 18.02.2008
Villiers-le-Bel : la répression médiatisée est une provocation.
La gigantesque opération de répression policière, ce matin à l’aube, à Villiers-le-Bel et ses alentours montre que le pouvoir en place est prêt à toutes les manipulations pour détourner l’attention de la population des méfaits de sa politique. Plus de 1000 policiers et les médias convoqués, sans même en informer le maire !
Le show sécuritaire pointant les cités populaires dont les habitants sont, une nouvelle fois, stigmatisés produira-t-il un regain électoral de la droite ? Il ne saurait faire oublier l’acharnement du couple Sarkozy – Fillon à détruire les solidarités sociales.
En difficulté face à la multiplication des mouvements sociaux et aux salariés qui demandent des comptes, ce pouvoir utilise la répression comme s’il espérait déclencher un nouveau cycle de révolte.
Face à cet acharnement répressif, nous serons aux côtés des révoltés.
Fin de communiqué.
Pour une analyse approfondie des émeutes de 2005 et les réactions insuffisantes de la gauche, voir cet article de la revue Socialisme International.
Communiqué du 18.02.2008
Villiers-le-Bel : la répression médiatisée est une provocation.
La gigantesque opération de répression policière, ce matin à l’aube, à Villiers-le-Bel et ses alentours montre que le pouvoir en place est prêt à toutes les manipulations pour détourner l’attention de la population des méfaits de sa politique. Plus de 1000 policiers et les médias convoqués, sans même en informer le maire !
Le show sécuritaire pointant les cités populaires dont les habitants sont, une nouvelle fois, stigmatisés produira-t-il un regain électoral de la droite ? Il ne saurait faire oublier l’acharnement du couple Sarkozy – Fillon à détruire les solidarités sociales.
En difficulté face à la multiplication des mouvements sociaux et aux salariés qui demandent des comptes, ce pouvoir utilise la répression comme s’il espérait déclencher un nouveau cycle de révolte.
Face à cet acharnement répressif, nous serons aux côtés des révoltés.
Fin de communiqué.
Pour une analyse approfondie des émeutes de 2005 et les réactions insuffisantes de la gauche, voir cet article de la revue Socialisme International.
Sarkozy et le devoir de mémoire

M Sarkozy aimerait que les enfants d'aujourd'hui conserve chacun le mémoire d'un des victimes du nazisme et de l'Etat français de l'époque. Parmi les réactions des enseignants, celle-ci m'a semblé très bonne. L'enseignante l'a fait circuler signée de son nom, mais n'ayant pas eu une autorisation explicite, j'ai mis que les initiales :
Ce projet me semble formidable, mais j'aimerais savoir si M. Sarkozy a prévu le cas où parmi les élèves de CM2 se seraient glissés sournoisement des apatrides cosmopolites, enfants de sans-papiers, qui seraient bien entendu indignes d'honorer la mémoire des enfants déportés. Ces enfants d'immigrés clandestins, subis par notre beau pays, ne pourraient bien entendu en aucun cas participer à son admirable travail de mémoire.
C'est pourquoi, en tant qu'enseignante de CM2, je vous demande de bien vouloir m'autoriser, avant de mettre en place ce travail pédagogique, à demander à mes élèves de me fournir la preuve de la régularité du séjour de leurs parents.
Bien évidemment, je tiendrai à la disposition des autorités préfectorales la liste des individus qui n'auraient pas été en mesure de me fournir ces documents, et qui auraient néanmoins réussi à infiltrer ma classe. Ainsi, la police française pourra procéder à leur renvoi vers une destination qui m'importe peu, et nous serons enfin entre nous pour effectuer, tranquillement, notre devoir de mémoire.
L. P.
enseignante de CE2/CM2
Paris
Elections municipales à Agen
Je crois que nous y sommes arrivés - nous avons réuni les 39 noms qu'il faut pour déposer une liste pour les élections municipales, dont moi-même et mon épouse. Reste à vous livrer nos raisons. Voici un extrait du tract que nous avons diffusé ce matin sur les marchés.
LA VOIX DES CLASSES POPULAIRES
Conduite par Jules BAMBAGGI et Sylvie SOLIS
Soutenue par la LCR et la Fraction l’Étincelle de Lutte Ouvrière
Pourquoi une liste d’extrême gauche ?
Avant tout parce que de nombreux travailleurs, en activité ou non, ne se reconnaissent pas dans les deux listes déjà en lice.
La liste conduite par Dionis du Séjour, le député de la circonscription, représente la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon que Dionis a ralliés, après avoir abandonné le Modem de Bayrou qui ne lui permettait pas d’aller « à la soupe » tout de suite…
Depuis que Sarkozy-Fillon sont en place, nous avons assisté à une accélération de toutes les mesures anti-ouvrières : pouvoir d’achat en baisse, Sécurité sociale mise à mal (franchises, déremboursement), le droit du Travail remis en cause (réécriture du Code du Travail), attaques sur les retraites, chasse permanente aux travailleurs immigrés sans-papiers. Les mauvais coups pleuvent !
Face à cette politique d’une droite arrogante, le Parti Socialiste a tenu à afficher son accord avec les mesures de Sarkozy-Fillon, n’en contestant que la forme !
Alain Veyret, le maire sortant, membre du Parti Socialiste, accepte ce fil à la patte !
(Fin de citation)
On dirait que Ségolène Royal a fait exprès de nous donner un coup de main. Elle vient de signer, dans la revue Marianne, une déclaration commune avec De Villepin (chef du CPE) et Bayrou (pas besoin de le présenter) pour protester contre les dangers de "la monarchie élective" chez Sarkozy.
La vigilance républicaine, dit-elle. Moi j'appelle cela,justement, protester contre la forme et pas le fond.
On finit par s'y habituer. Quand les fonctionnaires font grève pour le pouvoir d'achat il y a quelques semaines, on n'est même pas surpris que la direction du PS ne s'y intéressent aucunement...
LA VOIX DES CLASSES POPULAIRES
Conduite par Jules BAMBAGGI et Sylvie SOLIS
Soutenue par la LCR et la Fraction l’Étincelle de Lutte Ouvrière
Pourquoi une liste d’extrême gauche ?
Avant tout parce que de nombreux travailleurs, en activité ou non, ne se reconnaissent pas dans les deux listes déjà en lice.
La liste conduite par Dionis du Séjour, le député de la circonscription, représente la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon que Dionis a ralliés, après avoir abandonné le Modem de Bayrou qui ne lui permettait pas d’aller « à la soupe » tout de suite…
Depuis que Sarkozy-Fillon sont en place, nous avons assisté à une accélération de toutes les mesures anti-ouvrières : pouvoir d’achat en baisse, Sécurité sociale mise à mal (franchises, déremboursement), le droit du Travail remis en cause (réécriture du Code du Travail), attaques sur les retraites, chasse permanente aux travailleurs immigrés sans-papiers. Les mauvais coups pleuvent !
Face à cette politique d’une droite arrogante, le Parti Socialiste a tenu à afficher son accord avec les mesures de Sarkozy-Fillon, n’en contestant que la forme !
Alain Veyret, le maire sortant, membre du Parti Socialiste, accepte ce fil à la patte !
(Fin de citation)
On dirait que Ségolène Royal a fait exprès de nous donner un coup de main. Elle vient de signer, dans la revue Marianne, une déclaration commune avec De Villepin (chef du CPE) et Bayrou (pas besoin de le présenter) pour protester contre les dangers de "la monarchie élective" chez Sarkozy.
La vigilance républicaine, dit-elle. Moi j'appelle cela,justement, protester contre la forme et pas le fond.
On finit par s'y habituer. Quand les fonctionnaires font grève pour le pouvoir d'achat il y a quelques semaines, on n'est même pas surpris que la direction du PS ne s'y intéressent aucunement...
dimanche 17 février 2008
Débat avec écrivains israéliens à Paris

Les associations, UJFP, CCIPPP et ADALA,
Vous invitent à une rencontre débat avec des écrivains israéliens présents à Paris à l’occasion du Salon du Livre. Ces écrivains présenteront leur travail et se poseront la question du
Statut de l’intellectuel dans la culture israélienne :
DENONCER OU SE TAIRE.
avec la participation de :
• Amira Hass, journaliste
• Yael Lerer, éditrice
• Amnon Raz Krakotzkine, historien
• Michel Warschawski, écrivain, fondateur de l’Alternative Information Center
• Jamal Zahalka, député du parlement israélien
Cette rencontre est soutenue par la chaire du Moyen Orient Méditerranée de Sciences Po
Samedi 15 Mars 2008 de 14h00 à 17h00
Institut d’Etudes Politiques de Paris (Sciences Po)
27, rue Saint Guillaume - 75007 Paris
Inscription obligatoire par mail : inscription 15mars@gmail.com entrée sur présentation d’une pièce d’identité.
RESPECT - The Unity Coalition - News
RESPECT - The Unity Coalition - News
En Angleterre, malgré la scission dans Respect, le parti a obtenu de bons résultats dans les élections municipales partielles : autour de 7 % . Suivez le lien (en anglais)
En Angleterre, malgré la scission dans Respect, le parti a obtenu de bons résultats dans les élections municipales partielles : autour de 7 % . Suivez le lien (en anglais)
samedi 16 février 2008
Ligue communiste révolutionnaire et élections municipales
Portail de la Ligue communiste révolutionnaire
Parfois toute seule, parfois en alliance avec des altermondialistes, antilibéraux, PCF ou d'autres révolutionnaires, La LCR va être présente aux élections dans plus de 160 communes.
Ce lien vous fais voir quelques uns des affiches produites pour ces élections. Votez et faites voter pour ces listes !
Parfois toute seule, parfois en alliance avec des altermondialistes, antilibéraux, PCF ou d'autres révolutionnaires, La LCR va être présente aux élections dans plus de 160 communes.
Ce lien vous fais voir quelques uns des affiches produites pour ces élections. Votez et faites voter pour ces listes !
Elections municipales à Agen
Comprendre la crise financière
Une grille de lecture de la crise financière
Isaac Johsua
Economiste, membre du Conseil scientifique d’Attac.
Dire le capital, c’est dire sa crise. Telle est, telle fût toujours l’instabilité foncière du système : ses phases d’essor ne sont que le prélude aux phases d’effondrement. Le libéralisme postule que la défense des intérêts privés converge en un équilibre collectif. La thèse de Marx est l’exact opposé, car elle voit au cœur du dispositif capitaliste la contradiction entre le caractère de plus en plus social de la production et la forme étriquée d’une propriété privée maintenue. Cette contradiction, latente en période normale, se dévoile lors des crises. Les décisions que chaque propriétaire privé prend pour sa sauvegarde particulière menacent alors la stabilité générale du système, précisément parce qu'elles ont une portée sociale.
Pendant longtemps, cependant, le système capitaliste a baigné dans un environnement de petite production (paysannerie, etc.) qui a atténué la portée de ses crises. Un milieu hétérogène introduit des discontinuités qui freinent la diffusion de l’épidémie. L’homogénéité d’une économie réduite à ses deux seuls pôles extrêmes des sociétés par actions et du salariat est au contraire un élément aggravant. J’ai ainsi pu interpréter la grande crise américaine de 1929 comme résultant d’un recul rapide de la petite production à la jonction des 19ème et 20ème siècles. Le bond en avant de l’espace couvert par les sociétés et le salariat a brutalement réduit la diversité de l’espace économique américain, libérant la déferlante des années trente. La crise américaine de 1929 ouvre donc l’ère des crises majeures car elle ouvre l’ère des crises à dominante salariale.
Comment alors expliquer qu’après la fin de la deuxième guerre mondiale on n’ait pas constaté une succession de crises de plus en plus violentes, mais, au contraire, trente années d’une expansion forte et régulière ? La première explication est qu’un nouveau mode de régulation de l'économie (dit fordiste) a été instauré, tirant les conséquences de la salarisation massive des économies développées, en prévoyant des moyens de stabiliser la demande en cas de récession débutante. Ce qui passait par un rôle accru de l’Etat, l’affirmation d’un nouveau rapport salarial, une place grandissante des transferts sociaux dans le revenu disponible des ménages ou encore un poids croissant des dépenses publiques dans le Produit intérieur brut (PIB).
Il est cependant impossible de penser la conjoncture d’après-guerre sans prendre également en compte la période 1914-45, exceptionnelle entre toutes, englobant sur une seule trentaine d'années, coup sur coup, les deux guerres mondiales et la plus grave crise économique que le monde ait connue. J'avance pour ma part l’hypothèse que les taux de profit élevés constatés à partir de 1946 en Europe et aux Etats-Unis s’expliquent comme étant, au premier chef, ceux d’une phase de rattrapage. En Europe, les deux guerres mondiales et la grande crise ont entraîné énormément de destructions, d’usure et de non-renouvellement du capital fixe. Dès que les conditions du redémarrage de l’activité ont été réunies, une vague d’accumulation s’est gonflée, alimentée par la possibilité d’importer l’avance technique déjà acquise par les Etats-Unis. Aux Etats-Unis, sous l’impact de la grande crise, le volume du stock de capital fixe productif recule ou stagne à partir de 1931. Ici aussi il y a un effet de rattrapage, au sens de « rattraper son retard » par rapport à ce qui aurait pu avoir lieu si le trend du passé s’était prolongé sur sa lancée. Dans un cas et dans l’autre, en Europe ou aux Etats-Unis, le renouvellement d'ampleur du stock de capital fixe, son rajeunissement massif ou la diffusion accélérée des innovations ont poussé vers le haut productivités du capital et du travail, soutenant le taux de profit.
Mais toute parenthèse doit se refermer : l’effet de rattrapage doit, par définition, s’épuiser. En Europe et aux Etats-Unis, les taux de profit entament leur chute à partir de la seconde moitié des années 1960 et le mouvement se poursuit jusqu’au début des années 1980. Un plus bas est alors atteint, l’existence même du système est menacée. Il lui faut absolument redresser le taux de profit et, pour cela, avoir à nouveau les mains libres. La régulation fordiste est brisée, les gardefous jetés par-dessus bord, les divers marchés libéralisés, l’Etat confiné.
La trajectoire séculaire du capital que nous venons de dessiner à grands traits montre que le capitalisme chemine sur un étroit sentier entre deux gouffres : celui de l'effondrement, si l’encadrement de l’activité est insuffisant, et celui de l'étouffement, s’il est excessif. La recherche acharnée du profit pousse à étendre la surface couverte par le système capitaliste aux dépens de la petite production, à augmenter ainsi son homogénéité, donc son instabilité, comme l'a montré la crise de 1929 aux Etats-Unis. Les méfaits de l'instabilité mènent ensuite à la réglementation, comme cela a été le cas après la grande crise, ce qui, en corsetant les entreprises, pousse à la chute du taux de profit. Au-delà d'un certain seuil de dégradation de ce taux, la réglementation mise en place est démantelée. Ce qui accroît à nouveau l'instabilité, comme on a pu l’observer dans les années 1990 après l’instauration de la mondialisation libérale : la crise mexicaine de 1994-95 n’a concerné qu’un seul pays ; celle de 1997 toute une région continentale, l’Asie du sud-est ; celle de la « nouvelle économie », en 2001, s’est attaquée au centre, aux Etats-Unis. Quant à la crise financière actuelle, elle menace le monde entier.
Dans les pays développés, le salariat constitue désormais l’essentiel de la population active. La petite production réduite à la portion congrue, il n’y a plus d’obstacle à ce que l’instabilité foncière du système puisse se manifester dans toute son ampleur. Dès lors, le fordisme détruit, quelque chose doit le remplacer, car le problème auquel il s’attaquait demeure : dans les moments difficiles, il faut soutenir la demande globale, pour éviter qu’une récession ne se transforme en dépression. La révolution conservatrice s’opposant énergiquement au partage négocié de la valeur ajoutée, il ne reste plus qu’une porte de sortie : pousser à toutes forces les dépenses des ménages vers le haut avec de moins en moins d’épargne, de plus en plus de dettes. En effet, à revenu constant, la baisse du taux d’épargne des ménages accroît la consommation sans bourse délier ; quant à la montée du taux d’endettement, elle augmente les dépenses de ces derniers sans passer par le « cauchemar » de la hausse des salaires réels. Aux Etats-Unis, le surendettement de ménages mis en régime de surconsommation a remplacé le pacte social keynésien. Ce pacte, négocié, pouvait par tâtonnements trouver un point d’équilibre. Le nouveau modèle, par contre, est explosif, car il repose sur une aggravation constante des déséquilibres. En principe pourtant, la hausse des taux d’intérêt devrait, si nécessaire, pousser les ménages à accroître leur épargne et à réduire leur endettement. Mais ce n’est guère le cas, le système emprunte la plus forte pente, celle de la facilité : c’est-à-dire consommer en confiant la fonction d’épargne aux gains virtuels de la Bourse ou de l’immobilier et s’endetter en comptant sur la montée du prix des actifs détenus ou sur de futures possibilités de refinancement. On s’habitue à l’argent facile qui, dans un univers de finances libéralisées et dénué de contrôles, ira alimenter les bulles spéculatives.
L’enchaînement qui, aux Etats-Unis, mène de la crise de la « nouvelle économie » (en 2001) à la crise financière actuelle est une parfaite illustration des impasses de ce modèle. La crise de la nouvelle économie a été précédée d’une bulle boursière d’une extraordinaire ampleur, le seul précédent comparable étant celui des années vingt. La spéculation aidant, une crise de suraccumulation et de surendettement est venue se greffer sur une montée rapide des profits. Comme on pouvait s’y attendre, la réaction ultérieure a été en proportion : l’éclatement de la bulle boursière a débouché sur une violente chute de l’investissement des entreprises (- 4,2% en 2001 et – 9,2% en 2002), entraînant un affaissement des niveaux de l’activité et de l’emploi.
Pourtant, la récession ne s’est pas transformée en dépression. L’explication se trouve du côté des dépenses des ménages, qui ont résisté. Les ménages ont poussé leur taux d’épargne à un plus bas historique (1,8% en 2001), favorisant la consommation. Surtout, une véritable thérapie de choc a été mise en œuvre, combinant politiques budgétaire et monétaire. Tournée vers le soutien au revenu des ménages, la politique budgétaire a opéré une stupéfiante volte-face, passant d’un confortable excédent de 239,4 milliards de dollars en 2000 à un imposant déficit de 282,1 milliards en 2002. Cependant, c’est la politique monétaire qui a joué le rôle essentiel : le principal taux de la Fed a été ramené en un temps très court de 6% à 1%. Du coup, entre 2001 et 2006, le taux d’endettement des ménages américains a réalisé un bond sans précédent de 30 points, ouvrant la voie à la crise de surendettement que nous observons aujourd’hui. On n’a pu surmonter les effets de la première bulle, boursière, qu’en se lançant tête baissée dans une deuxième bulle, immobilière. La crise actuelle, c’est en somme la crise de la nouvelle économie qui continue : celle-ci n’a pas été surmontée, mais seulement stockée dans les déséquilibres accumulés. Par une fuite en avant depuis longtemps engagée, les échéances ont été reportées, à l’aide du modèle que nous venons de décrire : de moins en moins d’épargne (privée et publique), de plus en plus de dettes (celles des ménages). Encore faut-il financer la surconsommation ainsi portée à bouts de bras. Compenser le déficit d’épargne intérieur et alimenter la boulimie consommatrice exige du reste du monde un apport constamment renouvelé de sommes énormes, atteignant en 2006 plus de 6% du PIB américain. Aux déséquilibres internes de l’économie américaine, le modèle rajoute les incertitudes constamment renouvelées du financement d’un déficit externe devenu abyssal.
L’éclatement d’une bulle immobilière a des effets bien connus. Le risque le plus grand vient de la restriction de crédits que peuvent pratiquer des banques qui se sentent menacées, qu’il s’agisse des crédits hypothécaires (pour les achats de logement), des crédits à la consommation ou de ceux destinés aux entreprises. Une telle politique pourrait paralyser l’économie américaine et la précipiter dans la récession. Elle peut peser particulièrement lourd sur des ménages habitués à consommer à crédit. N’oublions pas l’effet richesse, qui postule un impact négatif sur la consommation de la baisse de la valeur du logement, surtout pour des ménages habitués à « adosser » leurs divers crédits sur la valeur de leur maison. Or, la consommation des ménages occupe une place exceptionnelle aux Etats-Unis (70% du PIB).
Les crédits à risque (subprime), dont on a beaucoup parlé, ne sont qu’un accompagnement logique de la bulle. La véritable innovation réside dans la titrisation des créances bancaires. Nombre de banques américaines ont pris leurs précautions, en transformant les crédits hypothécaires qu’elles ont accordé en titres de créances, qu’elles ont vendu. L’avantage est d’éviter la concentration dans les bilans des banques de créances douteuses. L’inconvénient est de disséminer le risque dans toute l’économie nationale, voire internationale : les milliards et milliards de créances douteuses n’ont pas disparu, ils sont logés quelque part, mais où ? La méfiance devient universelle. Deux types de crise menacent alors les banques. Une crise de liquidité, car il devient de plus en plus difficile pour les banques d’emprunter de l’argent auprès d’autres banques, ce qui contraint les banques centrales à des interventions massives. Une crise de rentabilité, car les pertes liées à la crise immobilière viennent en déduction des profits, ou sont couvertes par de nouveaux apports de capitaux (s’ils sont possibles) ou mènent à la faillite. Des institutions aussi prestigieuses que Citigroup, Merrill Lynch ou JP. Morgan ont annoncé des sommes colossales de dépréciations d’actifs pour les troisième et quatrième trimestres 2007. Une nouvelle phase de la crise est franchie : l’appareil bancaire de la première puissance mondiale est durement atteint, certaines parmi les plus grandes banques sont menacées.
Face aux périls, les marges de manœuvre de la politique américaine sont fortement réduites. En 2001, on est parvenu à éviter une vraie dépression en portant à bouts de bras la dépense des ménages. Ces moyens ne peuvent plus être utilisés, en tous les cas pas à la même échelle. Le taux de la Fed a été ramené en catastrophe (le 22/01) à 3,50%, mais, d’une part, il n’est pas sûr que cela incite les entreprises à investir et, d’autre part, jusqu’à quel point cela peut-il pousser les ménages à s’endetter, alors que nous sommes précisément face à une crise de surendettement ? De son côté, le taux d’épargne des ménages est nul, et, pour financer le plan de relance Bush (de 150 milliards de dollars), il n’y a plus d’excédent budgétaire, mais un déficit (qui s’élève déjà à 2,6% du PIB en 2006). Enfin, nous avons toujours l’épée de Damoclès du déficit de la balance américaine des transactions courantes, qui pousse à la chute du billet vert face à l’euro.
L’économie américaine est placée devant un dilemme redoutable : soit on réduit les déséquilibres, mais au risque de la dépression ; soit on relance l’activité, mais en aggravant les déséquilibres. Si le taux d’endettement des ménages baisse, le niveau d’activité est menacé ; s’il poursuit son ascension, il prépare la future crise. Si le taux d’épargne des ménages reste à son niveau d’insignifiance, il ne garantit pas le financement de l’économie américaine ; s’il se redresse, il porte atteinte à la consommation. Si la Fed continue à baisser ses taux, elle risque un krach du dollar ; si elle veut écarter ce risque, elle ne baisse pas ses taux, mais n’apporte pas d’aide à l’économie.
L’économie américaine joue le rôle de locomotive pour le monde entier, et il n’y en a pas d’autre. C’est dire ce que serait l’impact d’une récession américaine. La mondialisation libérale a renforcé cette fragilité, en généralisant le salariat, en instaurant une financiarisation grosse de périls nouveaux, en interconnectant la planète entière. La fabuleuse croissance chinoise n’est pas un recours : elle est en réalité largement dépendante du niveau d’activité américain et ainsi en est-il pour nombre de pays émergents.
Alors qu’on n’en avait plus connu depuis la grande dépression, la succession de crises financières depuis les années 1990 montre que le grand responsable de la situation actuelle est la mondialisation libérale. Il faut tout reprendre de A à Z, balayer le tout marché et l’inadmissible liberté laissée à la rapacité du profit. Il y a un devoir d’ingérence économique, en faveur de l’immense masse de la population, les travailleurs, de façon à ce qu’ils ne supportent pas les conséquences d’une crise qui n’est pas la leur, et que l’on ouvre enfin la voie à un système tourné vers la satisfaction des véritables besoins sociaux.
Rédaction achevée au 30 / 1 / 2008
Isaac Johsua
Economiste, membre du Conseil scientifique d’Attac.
Dire le capital, c’est dire sa crise. Telle est, telle fût toujours l’instabilité foncière du système : ses phases d’essor ne sont que le prélude aux phases d’effondrement. Le libéralisme postule que la défense des intérêts privés converge en un équilibre collectif. La thèse de Marx est l’exact opposé, car elle voit au cœur du dispositif capitaliste la contradiction entre le caractère de plus en plus social de la production et la forme étriquée d’une propriété privée maintenue. Cette contradiction, latente en période normale, se dévoile lors des crises. Les décisions que chaque propriétaire privé prend pour sa sauvegarde particulière menacent alors la stabilité générale du système, précisément parce qu'elles ont une portée sociale.
Pendant longtemps, cependant, le système capitaliste a baigné dans un environnement de petite production (paysannerie, etc.) qui a atténué la portée de ses crises. Un milieu hétérogène introduit des discontinuités qui freinent la diffusion de l’épidémie. L’homogénéité d’une économie réduite à ses deux seuls pôles extrêmes des sociétés par actions et du salariat est au contraire un élément aggravant. J’ai ainsi pu interpréter la grande crise américaine de 1929 comme résultant d’un recul rapide de la petite production à la jonction des 19ème et 20ème siècles. Le bond en avant de l’espace couvert par les sociétés et le salariat a brutalement réduit la diversité de l’espace économique américain, libérant la déferlante des années trente. La crise américaine de 1929 ouvre donc l’ère des crises majeures car elle ouvre l’ère des crises à dominante salariale.
Comment alors expliquer qu’après la fin de la deuxième guerre mondiale on n’ait pas constaté une succession de crises de plus en plus violentes, mais, au contraire, trente années d’une expansion forte et régulière ? La première explication est qu’un nouveau mode de régulation de l'économie (dit fordiste) a été instauré, tirant les conséquences de la salarisation massive des économies développées, en prévoyant des moyens de stabiliser la demande en cas de récession débutante. Ce qui passait par un rôle accru de l’Etat, l’affirmation d’un nouveau rapport salarial, une place grandissante des transferts sociaux dans le revenu disponible des ménages ou encore un poids croissant des dépenses publiques dans le Produit intérieur brut (PIB).
Il est cependant impossible de penser la conjoncture d’après-guerre sans prendre également en compte la période 1914-45, exceptionnelle entre toutes, englobant sur une seule trentaine d'années, coup sur coup, les deux guerres mondiales et la plus grave crise économique que le monde ait connue. J'avance pour ma part l’hypothèse que les taux de profit élevés constatés à partir de 1946 en Europe et aux Etats-Unis s’expliquent comme étant, au premier chef, ceux d’une phase de rattrapage. En Europe, les deux guerres mondiales et la grande crise ont entraîné énormément de destructions, d’usure et de non-renouvellement du capital fixe. Dès que les conditions du redémarrage de l’activité ont été réunies, une vague d’accumulation s’est gonflée, alimentée par la possibilité d’importer l’avance technique déjà acquise par les Etats-Unis. Aux Etats-Unis, sous l’impact de la grande crise, le volume du stock de capital fixe productif recule ou stagne à partir de 1931. Ici aussi il y a un effet de rattrapage, au sens de « rattraper son retard » par rapport à ce qui aurait pu avoir lieu si le trend du passé s’était prolongé sur sa lancée. Dans un cas et dans l’autre, en Europe ou aux Etats-Unis, le renouvellement d'ampleur du stock de capital fixe, son rajeunissement massif ou la diffusion accélérée des innovations ont poussé vers le haut productivités du capital et du travail, soutenant le taux de profit.
Mais toute parenthèse doit se refermer : l’effet de rattrapage doit, par définition, s’épuiser. En Europe et aux Etats-Unis, les taux de profit entament leur chute à partir de la seconde moitié des années 1960 et le mouvement se poursuit jusqu’au début des années 1980. Un plus bas est alors atteint, l’existence même du système est menacée. Il lui faut absolument redresser le taux de profit et, pour cela, avoir à nouveau les mains libres. La régulation fordiste est brisée, les gardefous jetés par-dessus bord, les divers marchés libéralisés, l’Etat confiné.
La trajectoire séculaire du capital que nous venons de dessiner à grands traits montre que le capitalisme chemine sur un étroit sentier entre deux gouffres : celui de l'effondrement, si l’encadrement de l’activité est insuffisant, et celui de l'étouffement, s’il est excessif. La recherche acharnée du profit pousse à étendre la surface couverte par le système capitaliste aux dépens de la petite production, à augmenter ainsi son homogénéité, donc son instabilité, comme l'a montré la crise de 1929 aux Etats-Unis. Les méfaits de l'instabilité mènent ensuite à la réglementation, comme cela a été le cas après la grande crise, ce qui, en corsetant les entreprises, pousse à la chute du taux de profit. Au-delà d'un certain seuil de dégradation de ce taux, la réglementation mise en place est démantelée. Ce qui accroît à nouveau l'instabilité, comme on a pu l’observer dans les années 1990 après l’instauration de la mondialisation libérale : la crise mexicaine de 1994-95 n’a concerné qu’un seul pays ; celle de 1997 toute une région continentale, l’Asie du sud-est ; celle de la « nouvelle économie », en 2001, s’est attaquée au centre, aux Etats-Unis. Quant à la crise financière actuelle, elle menace le monde entier.
Dans les pays développés, le salariat constitue désormais l’essentiel de la population active. La petite production réduite à la portion congrue, il n’y a plus d’obstacle à ce que l’instabilité foncière du système puisse se manifester dans toute son ampleur. Dès lors, le fordisme détruit, quelque chose doit le remplacer, car le problème auquel il s’attaquait demeure : dans les moments difficiles, il faut soutenir la demande globale, pour éviter qu’une récession ne se transforme en dépression. La révolution conservatrice s’opposant énergiquement au partage négocié de la valeur ajoutée, il ne reste plus qu’une porte de sortie : pousser à toutes forces les dépenses des ménages vers le haut avec de moins en moins d’épargne, de plus en plus de dettes. En effet, à revenu constant, la baisse du taux d’épargne des ménages accroît la consommation sans bourse délier ; quant à la montée du taux d’endettement, elle augmente les dépenses de ces derniers sans passer par le « cauchemar » de la hausse des salaires réels. Aux Etats-Unis, le surendettement de ménages mis en régime de surconsommation a remplacé le pacte social keynésien. Ce pacte, négocié, pouvait par tâtonnements trouver un point d’équilibre. Le nouveau modèle, par contre, est explosif, car il repose sur une aggravation constante des déséquilibres. En principe pourtant, la hausse des taux d’intérêt devrait, si nécessaire, pousser les ménages à accroître leur épargne et à réduire leur endettement. Mais ce n’est guère le cas, le système emprunte la plus forte pente, celle de la facilité : c’est-à-dire consommer en confiant la fonction d’épargne aux gains virtuels de la Bourse ou de l’immobilier et s’endetter en comptant sur la montée du prix des actifs détenus ou sur de futures possibilités de refinancement. On s’habitue à l’argent facile qui, dans un univers de finances libéralisées et dénué de contrôles, ira alimenter les bulles spéculatives.
L’enchaînement qui, aux Etats-Unis, mène de la crise de la « nouvelle économie » (en 2001) à la crise financière actuelle est une parfaite illustration des impasses de ce modèle. La crise de la nouvelle économie a été précédée d’une bulle boursière d’une extraordinaire ampleur, le seul précédent comparable étant celui des années vingt. La spéculation aidant, une crise de suraccumulation et de surendettement est venue se greffer sur une montée rapide des profits. Comme on pouvait s’y attendre, la réaction ultérieure a été en proportion : l’éclatement de la bulle boursière a débouché sur une violente chute de l’investissement des entreprises (- 4,2% en 2001 et – 9,2% en 2002), entraînant un affaissement des niveaux de l’activité et de l’emploi.
Pourtant, la récession ne s’est pas transformée en dépression. L’explication se trouve du côté des dépenses des ménages, qui ont résisté. Les ménages ont poussé leur taux d’épargne à un plus bas historique (1,8% en 2001), favorisant la consommation. Surtout, une véritable thérapie de choc a été mise en œuvre, combinant politiques budgétaire et monétaire. Tournée vers le soutien au revenu des ménages, la politique budgétaire a opéré une stupéfiante volte-face, passant d’un confortable excédent de 239,4 milliards de dollars en 2000 à un imposant déficit de 282,1 milliards en 2002. Cependant, c’est la politique monétaire qui a joué le rôle essentiel : le principal taux de la Fed a été ramené en un temps très court de 6% à 1%. Du coup, entre 2001 et 2006, le taux d’endettement des ménages américains a réalisé un bond sans précédent de 30 points, ouvrant la voie à la crise de surendettement que nous observons aujourd’hui. On n’a pu surmonter les effets de la première bulle, boursière, qu’en se lançant tête baissée dans une deuxième bulle, immobilière. La crise actuelle, c’est en somme la crise de la nouvelle économie qui continue : celle-ci n’a pas été surmontée, mais seulement stockée dans les déséquilibres accumulés. Par une fuite en avant depuis longtemps engagée, les échéances ont été reportées, à l’aide du modèle que nous venons de décrire : de moins en moins d’épargne (privée et publique), de plus en plus de dettes (celles des ménages). Encore faut-il financer la surconsommation ainsi portée à bouts de bras. Compenser le déficit d’épargne intérieur et alimenter la boulimie consommatrice exige du reste du monde un apport constamment renouvelé de sommes énormes, atteignant en 2006 plus de 6% du PIB américain. Aux déséquilibres internes de l’économie américaine, le modèle rajoute les incertitudes constamment renouvelées du financement d’un déficit externe devenu abyssal.
L’éclatement d’une bulle immobilière a des effets bien connus. Le risque le plus grand vient de la restriction de crédits que peuvent pratiquer des banques qui se sentent menacées, qu’il s’agisse des crédits hypothécaires (pour les achats de logement), des crédits à la consommation ou de ceux destinés aux entreprises. Une telle politique pourrait paralyser l’économie américaine et la précipiter dans la récession. Elle peut peser particulièrement lourd sur des ménages habitués à consommer à crédit. N’oublions pas l’effet richesse, qui postule un impact négatif sur la consommation de la baisse de la valeur du logement, surtout pour des ménages habitués à « adosser » leurs divers crédits sur la valeur de leur maison. Or, la consommation des ménages occupe une place exceptionnelle aux Etats-Unis (70% du PIB).
Les crédits à risque (subprime), dont on a beaucoup parlé, ne sont qu’un accompagnement logique de la bulle. La véritable innovation réside dans la titrisation des créances bancaires. Nombre de banques américaines ont pris leurs précautions, en transformant les crédits hypothécaires qu’elles ont accordé en titres de créances, qu’elles ont vendu. L’avantage est d’éviter la concentration dans les bilans des banques de créances douteuses. L’inconvénient est de disséminer le risque dans toute l’économie nationale, voire internationale : les milliards et milliards de créances douteuses n’ont pas disparu, ils sont logés quelque part, mais où ? La méfiance devient universelle. Deux types de crise menacent alors les banques. Une crise de liquidité, car il devient de plus en plus difficile pour les banques d’emprunter de l’argent auprès d’autres banques, ce qui contraint les banques centrales à des interventions massives. Une crise de rentabilité, car les pertes liées à la crise immobilière viennent en déduction des profits, ou sont couvertes par de nouveaux apports de capitaux (s’ils sont possibles) ou mènent à la faillite. Des institutions aussi prestigieuses que Citigroup, Merrill Lynch ou JP. Morgan ont annoncé des sommes colossales de dépréciations d’actifs pour les troisième et quatrième trimestres 2007. Une nouvelle phase de la crise est franchie : l’appareil bancaire de la première puissance mondiale est durement atteint, certaines parmi les plus grandes banques sont menacées.
Face aux périls, les marges de manœuvre de la politique américaine sont fortement réduites. En 2001, on est parvenu à éviter une vraie dépression en portant à bouts de bras la dépense des ménages. Ces moyens ne peuvent plus être utilisés, en tous les cas pas à la même échelle. Le taux de la Fed a été ramené en catastrophe (le 22/01) à 3,50%, mais, d’une part, il n’est pas sûr que cela incite les entreprises à investir et, d’autre part, jusqu’à quel point cela peut-il pousser les ménages à s’endetter, alors que nous sommes précisément face à une crise de surendettement ? De son côté, le taux d’épargne des ménages est nul, et, pour financer le plan de relance Bush (de 150 milliards de dollars), il n’y a plus d’excédent budgétaire, mais un déficit (qui s’élève déjà à 2,6% du PIB en 2006). Enfin, nous avons toujours l’épée de Damoclès du déficit de la balance américaine des transactions courantes, qui pousse à la chute du billet vert face à l’euro.
L’économie américaine est placée devant un dilemme redoutable : soit on réduit les déséquilibres, mais au risque de la dépression ; soit on relance l’activité, mais en aggravant les déséquilibres. Si le taux d’endettement des ménages baisse, le niveau d’activité est menacé ; s’il poursuit son ascension, il prépare la future crise. Si le taux d’épargne des ménages reste à son niveau d’insignifiance, il ne garantit pas le financement de l’économie américaine ; s’il se redresse, il porte atteinte à la consommation. Si la Fed continue à baisser ses taux, elle risque un krach du dollar ; si elle veut écarter ce risque, elle ne baisse pas ses taux, mais n’apporte pas d’aide à l’économie.
L’économie américaine joue le rôle de locomotive pour le monde entier, et il n’y en a pas d’autre. C’est dire ce que serait l’impact d’une récession américaine. La mondialisation libérale a renforcé cette fragilité, en généralisant le salariat, en instaurant une financiarisation grosse de périls nouveaux, en interconnectant la planète entière. La fabuleuse croissance chinoise n’est pas un recours : elle est en réalité largement dépendante du niveau d’activité américain et ainsi en est-il pour nombre de pays émergents.
Alors qu’on n’en avait plus connu depuis la grande dépression, la succession de crises financières depuis les années 1990 montre que le grand responsable de la situation actuelle est la mondialisation libérale. Il faut tout reprendre de A à Z, balayer le tout marché et l’inadmissible liberté laissée à la rapacité du profit. Il y a un devoir d’ingérence économique, en faveur de l’immense masse de la population, les travailleurs, de façon à ce qu’ils ne supportent pas les conséquences d’une crise qui n’est pas la leur, et que l’on ouvre enfin la voie à un système tourné vers la satisfaction des véritables besoins sociaux.
Rédaction achevée au 30 / 1 / 2008
mercredi 13 février 2008
«Pour les Aborigènes, c'est comme la chute du mur de Berlin»
«Pour les Aborigènes, c'est comme la chute du mur de Berlin»
Le premier ministre australien a présenté les excuses de l'Etat australien aux aborigènes, pour les mauvais traitements et surtout les enlèvements d'enfants pendant des décennies.
A quand les excuses de l'Angleterre pour l'empire, de la France pour la guerre d'Algérie? Ce serait bien de les voir.
Le premier ministre australien a présenté les excuses de l'Etat australien aux aborigènes, pour les mauvais traitements et surtout les enlèvements d'enfants pendant des décennies.
A quand les excuses de l'Angleterre pour l'empire, de la France pour la guerre d'Algérie? Ce serait bien de les voir.
mardi 12 février 2008
Nous ne voulons pas fêter les 60 ans de l'existence d'Israël
Tariq ALI : "Pourquoi je ne participerai pas à la Foire du Livre de Turin"
Quand j’ai donné mon accord pour participer à la Foire du Livre du Turin, ce que j’avais déjà fait dans le passé, je n‘imaginais pas que « l’invité d’honneur » serait Israël et son soixantième anniversaire. Mais c’est aussi le soixantième anniversaire de ce que les Palestiniens nomment la « Nakba », la castrophe, qui leur est tombée dessus cette année-là, quand ils ont été expulsés de leurs villages, que certains ont été tués, que des femmes ont été violées par les colons. Des faits que plus personne ne conteste.
Aussi pourquoi la Foire du Livre de Turin n’invite-t-elle pas 30 écrivains israéliens et 30 écrivains palestiniens - (et je vous assure qu’ils existent et qu’ils sont de très grands poètes et de très grands romanciers) ? Ceciaurait été compris comme un geste positif et pacifique, et un débat positif aurait pu y trouver sa place, un peu comme une version littéraire du « Diwan » (l’orchestre) de Daniel Barenboim, mi-israélien, mi palestinien.
Un geste de ce type aurait rapproché les peuple. Mais non, les commissaires culturels savent mieux. Il m’est arrivé en d’autres occasions de discuter âprement avec des écrivains israéliens qui visitaient la foire et je l’aurais fait avec plaisir une fois encore si les conditions avaient été différentes.
Ce qu’ils ont décidé de faire est une provocation ignoble.
Il apparaît que la culture est de plus en plus liée aux priorités politiques du réseau Etats-Unis/Union européenne. L’Occident est aveugle aux souffrances palestiniennes. La guerre israélienne contre le Liban, les rapports quotidiens en provenance du ghetto de Gaza n’émeuvent pas l’Europe des fonctionnaires. En France, nous le savons, il est pratiquement impossible de critiquer Israël. En Allemagne aussi, pour des raisons particulières. Ce serait triste si l’Italie prenait le même chemin. Combien de fois avons-nous souligné que critiquer la politique coloniale d’Israël n’a rien d’antisémite.
Accepter cela signifierait devenir les victimes consentantes du chantage que l’establishment israélien utilise pour réduire au silence les critiques. Il y a de courageux critiques israéliens comme Aharon Shabtai, Amira Hass, Yitzhak Laor et d’autres, qui ne permettront pas que leurs voix soient étouffées de cette manière. Shabtai a refusé d’assister à cette foire.
Comment pourrai-je faire autrement ?
C’est une chose que de soutenir le droit d’Israël à l’existence, ce que je fais et que j’ai toujours fait. Mais de là à extrapoler que ce droit à exister signifie qu’Israël est doté d’un chèque en blanc pour faire ce qu’ils veut à ceux qu’il a expulsés et qu’il traite comme des sous-hommes, c’est inacceptable.
Personnellement je suis pour un seul Israël/Palestine dans lequel tous les citoyens sont égaux. On me dit que c’est une utopie. Peut-être, mais c’est la seule solution à long terme. En raison des thèmes de mes romans on m’a souvent demandé (et plus récemment à Madison, dans le Wisconsin) s’il serait possible de recréer la meilleure époque, (celle) d’Al-Andalus et Sicile (NdT : (Al-Andalus : l’ensemble des terres de la Péninsule Ibérique sous domination musulmanes au Moyen-Âge) quand trois cultures avaient longtemps coexisté. Ma réponses est toujours la même : le seul endroit aujourd’hui où cela pourrait se recréer c’est en Israël/Palestine.
Nous vivons dans le monde du deux poids deux mesures, mais on n’est pas obligé de l’accepter. On voit parfois des cas où des individus et des groupes auxquels on a fait du mal font du mal en retour. Mais ceci ne justifie pas cela. C’est l’antisémitisme européen qui a toléré le judéocide de la seconde guerre mondiale, et ce sont maintenant les Palestiniens qui en sont devenus les victimes.
Un certain nombre d’Israéliens en sont conscients mais préfèrent ne pas y penser. Beaucoup d’Européens considèrent aujourd’hui les Palestiniens et les Musulmans comme ils regardaient les Juifs dans le passé. Ironie visible dans les commentaires de presse et les reportages télé. Dans pratiquement tous les pays européens. Quel dommage que la bureaucratie de la Foire du Livre de Turin ait décidé de soutenir les nouveaux préjugés qui balaient le continent ! Espérons que cet exemple ne sera pas suivi ailleurs.
TARIQ ALI
http://www.counterpunch.org/tariq02052008.html
(traduit par Carole SANDREL)
CAPJPO-EuroPalestine
publié le samedi 9 février 2008
Quand j’ai donné mon accord pour participer à la Foire du Livre du Turin, ce que j’avais déjà fait dans le passé, je n‘imaginais pas que « l’invité d’honneur » serait Israël et son soixantième anniversaire. Mais c’est aussi le soixantième anniversaire de ce que les Palestiniens nomment la « Nakba », la castrophe, qui leur est tombée dessus cette année-là, quand ils ont été expulsés de leurs villages, que certains ont été tués, que des femmes ont été violées par les colons. Des faits que plus personne ne conteste.
Aussi pourquoi la Foire du Livre de Turin n’invite-t-elle pas 30 écrivains israéliens et 30 écrivains palestiniens - (et je vous assure qu’ils existent et qu’ils sont de très grands poètes et de très grands romanciers) ? Ceciaurait été compris comme un geste positif et pacifique, et un débat positif aurait pu y trouver sa place, un peu comme une version littéraire du « Diwan » (l’orchestre) de Daniel Barenboim, mi-israélien, mi palestinien.
Un geste de ce type aurait rapproché les peuple. Mais non, les commissaires culturels savent mieux. Il m’est arrivé en d’autres occasions de discuter âprement avec des écrivains israéliens qui visitaient la foire et je l’aurais fait avec plaisir une fois encore si les conditions avaient été différentes.
Ce qu’ils ont décidé de faire est une provocation ignoble.
Il apparaît que la culture est de plus en plus liée aux priorités politiques du réseau Etats-Unis/Union européenne. L’Occident est aveugle aux souffrances palestiniennes. La guerre israélienne contre le Liban, les rapports quotidiens en provenance du ghetto de Gaza n’émeuvent pas l’Europe des fonctionnaires. En France, nous le savons, il est pratiquement impossible de critiquer Israël. En Allemagne aussi, pour des raisons particulières. Ce serait triste si l’Italie prenait le même chemin. Combien de fois avons-nous souligné que critiquer la politique coloniale d’Israël n’a rien d’antisémite.
Accepter cela signifierait devenir les victimes consentantes du chantage que l’establishment israélien utilise pour réduire au silence les critiques. Il y a de courageux critiques israéliens comme Aharon Shabtai, Amira Hass, Yitzhak Laor et d’autres, qui ne permettront pas que leurs voix soient étouffées de cette manière. Shabtai a refusé d’assister à cette foire.
Comment pourrai-je faire autrement ?
C’est une chose que de soutenir le droit d’Israël à l’existence, ce que je fais et que j’ai toujours fait. Mais de là à extrapoler que ce droit à exister signifie qu’Israël est doté d’un chèque en blanc pour faire ce qu’ils veut à ceux qu’il a expulsés et qu’il traite comme des sous-hommes, c’est inacceptable.
Personnellement je suis pour un seul Israël/Palestine dans lequel tous les citoyens sont égaux. On me dit que c’est une utopie. Peut-être, mais c’est la seule solution à long terme. En raison des thèmes de mes romans on m’a souvent demandé (et plus récemment à Madison, dans le Wisconsin) s’il serait possible de recréer la meilleure époque, (celle) d’Al-Andalus et Sicile (NdT : (Al-Andalus : l’ensemble des terres de la Péninsule Ibérique sous domination musulmanes au Moyen-Âge) quand trois cultures avaient longtemps coexisté. Ma réponses est toujours la même : le seul endroit aujourd’hui où cela pourrait se recréer c’est en Israël/Palestine.
Nous vivons dans le monde du deux poids deux mesures, mais on n’est pas obligé de l’accepter. On voit parfois des cas où des individus et des groupes auxquels on a fait du mal font du mal en retour. Mais ceci ne justifie pas cela. C’est l’antisémitisme européen qui a toléré le judéocide de la seconde guerre mondiale, et ce sont maintenant les Palestiniens qui en sont devenus les victimes.
Un certain nombre d’Israéliens en sont conscients mais préfèrent ne pas y penser. Beaucoup d’Européens considèrent aujourd’hui les Palestiniens et les Musulmans comme ils regardaient les Juifs dans le passé. Ironie visible dans les commentaires de presse et les reportages télé. Dans pratiquement tous les pays européens. Quel dommage que la bureaucratie de la Foire du Livre de Turin ait décidé de soutenir les nouveaux préjugés qui balaient le continent ! Espérons que cet exemple ne sera pas suivi ailleurs.
TARIQ ALI
http://www.counterpunch.org/tariq02052008.html
(traduit par Carole SANDREL)
CAPJPO-EuroPalestine
publié le samedi 9 février 2008
Le capital de Marx expliqué

Le capital de Marx expliqué
Nous avons publié, dans le nouveau numéro de notre revue Socialisme International, une traduction d'un texte écrit par un révolutionnaire américain sur l'ouvrage majeur de Karl Marx - Das Kapital. Phil, militant de l'International Socialist Organisation aux Etats Unis explique pourquoi l'essentiel de l'analyse reste utile pour les anticapitalistes d'aujourd'hui.
Los bolcheviques y el Islam: los derechos religiosos | En lucha
Los bolcheviques y el Islam: los derechos religiosos | En lucha
Si vous lisez l'espagnol, vous vous intéresserez à ce lien - c'est la traduction en espagnol d'un texte de Dave Crouch sur les bolcheviques et l'Islam.
Si vous lisez l'espagnol, vous vous intéresserez à ce lien - c'est la traduction en espagnol d'un texte de Dave Crouch sur les bolcheviques et l'Islam.
lundi 11 février 2008
40 years after the Tet offensive - Socialist Alternative
40 years after the Tet offensive - Socialist Alternative
Cet article publié (en anglais) par mes amis australiens revient sur le quarantième anniversaire de l'offensive du Tet, pendant la guerre du Viet Nam.
Cet article publié (en anglais) par mes amis australiens revient sur le quarantième anniversaire de l'offensive du Tet, pendant la guerre du Viet Nam.
Respect Renewal - Alan Thornett: Why we shouldn't support Ken Livingstone

Respect Renewal - Alan Thornett: Why we shouldn't support Ken Livingstone
Lors de la scission récente qui a donné lieu à Respect et Respect Renewal en Angleterre, deux fragments issus du parti de la gauche radicale, Respect, les camarades du Socialist Workers Party ont défendu la thèse qu'il s'agissait d'une scission organisée par ceux (maintenant Respect Renewal) qui voulaient un parti moins à gauche, et moins basé sur les luttes, plus électoraliste. Beaucoup de commentateurs à gauche (dont l'organisation anglais ede la 4ème internationale) ont considéré qu'il s'agissait d'une analyse absolument fausse. C'est pour cela que l'International Socialist Group, organisation soeur de la LCR , a choisi de faire partie de Respect Renewal.
Cependant, le premier test réel - les élections pour le maire de Londres - semble donner raison à l'SWP. Il s'agit d'un processus de vote préférentiel, alors on peut voter pour un candidat de la gauche radicale sans aider la droite à gagner. Mais Respect Renewal ont déclaré majoritairement ne pas vouloir voter pour un candidat de la gauche radicale, beaucoup moins en présenter un. Il préfère voter "première préférence" pour Ken Livingstone, du parti travailliste, loin de faire partie de la gauche anticapitaliste.
L'ISG se trouve en minorité, dans une organisation nettement à droite de ce qu'était Respect. Et le processus ne fait que commencer...
Ce lien vous envoit vers le texte de l'ISG pour défendre une autre approche, pour ne pas soutenir Livingstone en "première préférence".
Libellés :
Angleterre,
regroupement à gauche,
Respect
dimanche 10 février 2008
La LCR et le nouveau parti

La LCR et le nouveau parti
Parmi les textes dans le nouveau numéro de notre revue Socialisme International se trouve ce texte excellent de Sylvestre Jaffard. Il explique pourquoi il faut participer à la construction du nouveau parti que lance la LCR, tout en critiquant de sérieuses erreurs dans la stratégie mise en oeuvre.
Lutte Ouvrière et les élections municipales

Archives Rouge Article
Une histoire étrange qui marque un tournant pour Lutte Ouvrière.
Malgré le travail utile que peuvent faire des militants de Lutte Ouvrière sur les lieux de travail, pour les luttes et pour les idées anticapitalistes, leur organisation s'affaiblit politiquement de plus en plus. En refusant de participer à toute initiative antilibérale ou altermondialiste (forums sociaux, campagne unie contre le traité européen...) elle s'était coupée d'une bonne partie de ses sympathisants et est apparué comme sectaire et enfermée. Pour s'en sortir maintenant, le tournant opportuniste - LO participe dès le premier tour aux municipales sur les listes du Parti socialiste et du PCF. Ceci d'une organisation qui avait depuis longtemps refusé de voter à gauche au deuxième tour en suggérant que la droite et la gauche c'était la même chose.
Pour couronner le tout, Lutte Ouvrière est en train d'exclure sa minorité ("la fraction") qui n'est pas d'accord avec cette optique.
Les universités turques ouvrent leurs portes
Le parlement légalise le voile à l'université, TURQUIE
En Turquie, le parlement vient de voter une loi qui signifie que désormais une jeune femme qui porte un foulard musulman a le droit de suivre des cours à l'université. Le pays est divisé sur la question, avec une bonne partie des forces politiques qui soutenait l'interdiction.
En France, les femmes qui portent un foulard ont le droit d'aller à l'université. Je travaille à l'université, et j'ai constaté que depuis l'exclusion des jeunes lycéennes pour port de foulard, on voit beaucoup plus de foulards à l'université, selon la bonne vieille logique que réprimer une pratique religieuse a tendance à la renforcer (on n'a au'à voir en Europe de l'Est).
Il y a quelques mois une pétition fut lancée en France pour exclure ces "femmes au foulard" de l'université. Il n'a pas connu un franc succès, mais a trouvé quand même un certain echo. La gauche radicale, syndicale et révolutionnaire n'en parle pas trop (comme d'ailleurs pour la question du foulard en Turquie), tellement la question du foulard avait divisé la gauche il y a quelques années. Cependant, à mon avis, la gauche n'a pas fini de payer le prix politique d'avoir participé à l'islamophobie ambiante.
samedi 9 février 2008
LA GAUCHE DES LUTTES AUX MUNICIPALES DE CRETEIL - Le JDD.fr - alternatives-creteil
LA GAUCHE DES LUTTES AUX MUNICIPALES DE CRETEIL - Le JDD.fr - alternatives-creteil
Vous verrez sous ce lien des informatiosn sur la liste de "la gauche des luttes" à Créteil, soutenu par la LCR, par Les Alternatifs, et par l'ex-comité Bové de la ville. C'est un bel exemple.
Les élections municipales de 2008 présentent plusieurs caractéristiques nouvelles. Des militants de Lutte Ouvrière sur les mêmes listes dès le premier tour que le Parti socialiste, dans certaines villes, suite à la décision dans ce sens par la direction de Lutte Ouvrière. Des militants de la fraction de Lutte Ouvrière (qui est en train de se faire exclure de LO) sur des listes communes avec la LCR, des militants ce la LCR en alliance avec les collectifs antilibéraux... c'est une vraie mosaïque.
L'essentiel est de faire entendre une voix de la gauche antilibérale aux élections, et de faire entendre la voix des révolutionnaires dans tous les milieux militants.
mercredi 6 février 2008
Mark Steel: Change. Hope. America. Vote for Bob the Builder... - Mark Steel, Commentators - Independent.co.uk
Mark Steel: Change. Hope. America. Vote for Bob the Builder... - Mark Steel, Commentators - Independent.co.uk
Un comique marxiste anglais qui écrit sur les élections américaines. A hurler de rire.
Un comique marxiste anglais qui écrit sur les élections américaines. A hurler de rire.
Lénine et la laïcité... - L'école démocratique (Aped)

Lénine et le combat laïc... - L'école démocratique (Aped)
Comment vouloir à la fois limiter le pouvoir des institutions religieuses, et repecter le liberté de croyance. Où s'arrête la laïcité et commence le mépris des croyants (surtout ses croyants issus des classes populaires)?
Cet article de Lénine, présenté dans la revue "L'école démocratique" examine cette question.
Le matérialisme - oui! La "guerre à la religion" - Non!
Pour paraphraser Marx, nous voulons que les travailleurs abandonnent l'illusion religieuse pour pouvoir construire un paradis sur terre, pas pour accepter l'enfer sur terre de façon plus moderne, polie et bourgeoise.
L'unité antilibérale reste possible
Bové lance trois listes «unitaires» à Paris
Cet article évoque les trois listes antilibérales à Paris. Sans doute exaggère-t-il l'importance de Bové, qui, malgré tous ses défauts, a le mérite d'avoir osé se présenter aux présidentielles pour défendre l'idée de l'unité antilibérale.
Cet article évoque les trois listes antilibérales à Paris. Sans doute exaggère-t-il l'importance de Bové, qui, malgré tous ses défauts, a le mérite d'avoir osé se présenter aux présidentielles pour défendre l'idée de l'unité antilibérale.
mardi 5 février 2008
Lazare Ponticelli, le dernier poilu
Libération LibéLabo » Lazare Ponticelli, le dernier poilu
Ce document vidéo extraordinaire montre un interview avec le dernier poilu encore en vie. Il raconte sa guerre, y compris l'épisode de fraternisation avec l'ennemi. Les élites capitalistes de chaque pays voulaient bien que des millions de jeunes hommes meurent pour sauvegarder leur pouvoir. Et ces élites n'ont pas changé depuis.
Ce document vidéo extraordinaire montre un interview avec le dernier poilu encore en vie. Il raconte sa guerre, y compris l'épisode de fraternisation avec l'ennemi. Les élites capitalistes de chaque pays voulaient bien que des millions de jeunes hommes meurent pour sauvegarder leur pouvoir. Et ces élites n'ont pas changé depuis.
lundi 4 février 2008
Elections municipales à Agen

Nous sommes en train de constituer une liste de candidats pour les élections municipales à Agen. La LCR s'est allié avec l'Etincelle (fraction d'opposition au sein de Lutte Ouvrière) et d'autres individus pour constituer une liste "pour faire entendre la voix des classes populaires." Nous avons surtout remarqué que le Parti socialiste, surtout au niveau national est loin de mener une opposition sérieuse et dynamique à la politique de Sarkozy.
Je fais partie des candidats. Nous avons besoin de beaucoup de candidat(e)s pour constituer une liste. Si vous sympathisez avec nos idées et vous series prêt(e)s à voir votre nom figurer sur la liste des candidats, contactez-moi rapidement john. mullen at wanadoo.fr
dimanche 3 février 2008
Blair et Besson : pour un XXIème siècle progressiste, PROGRESSISME
Blair et Besson : pour un XXIème siècle progressiste, PROGRESSISME
Si votre idée de divertissement est de contempler le vide total - voici du vide total signé Blair et Besson, d'un niveau de crétinisme rarement atteint même par des experts dans la matière.
Si votre idée de divertissement est de contempler le vide total - voici du vide total signé Blair et Besson, d'un niveau de crétinisme rarement atteint même par des experts dans la matière.
Portail Ligue communiste révolutionnaire - grève dans les supermarchés

Portail de la Ligue communiste révolutionnaire
Le travail d'un militant est de prendre au sérieux et agir sur toutes les questions sociales d'inégalité d'exploitation et d'oppression. C'est une vie qui connaît bien de déceptions. Mais qu'est-ce qui peut être plus agréable que de voir un groupe de travailleurs, mal traités et avec très peu de tradition de lutte de masses, découvrir le chemin de la grève. Suivez ce lien pour voir ce qu'écrit l'hebdo de la LCR sur la merveilleuse grève des employés des supermarchés et des hypermarchés.
samedi 2 février 2008
Chris Harman : Ni sauveurs ni substituts
Chris Harman : Ni sauveurs ni substituts
Ce court texte de Chris Harman parle de la situation au Venezuela et en Bolivie. Il souligne que le socialisme ne peut être autre chose que le contrôle démocratique de l'économie par les travailleurs, et que l'objectif des révolutionnaires ne doit pas être de replacer la classe par un sauveur ou un héros, quel que soit ses qualités.
Ce court texte de Chris Harman parle de la situation au Venezuela et en Bolivie. Il souligne que le socialisme ne peut être autre chose que le contrôle démocratique de l'économie par les travailleurs, et que l'objectif des révolutionnaires ne doit pas être de replacer la classe par un sauveur ou un héros, quel que soit ses qualités.
YouTube - respectcoalition's Channel

YouTube - respectcoalition's Channel
Ceux qui ont suivi l'histoire sauront que Respect, parti de la gauche radicale anglaise, a subi une scission récemment qui a fait beaucoup de dégâts. Néanmoins, à l'approche des élections du Grand Londres, Respect continue de se mobiliser. Ce lien vous amène au canal respect sur Youtube, où vous pouvez vois toute une série de courts videos produits par Respect. (en anglais)
Meurtre raciste
Sur indymedia paris:
Honte aux medias français et particuliérement a France 3 régions qui a
occultée complétement le fait que c'est une agression raciste horrible*
Samedi soir, c'était la fin de la pleine lune et quatre copains de Seine
et Marne sont invités à un anniversaire. Ils se perdent en route et
demandent leur chemin à des inconnus. La suite vire au cauchemar, comme
dans un film gore, mais pour de vrai. Le résultat du matraquage raciste
entretenu en France depuis 30 ans.
Il s'appelait Nouredine Saïdi, il avait 21 ans et habitait la Mare au
Curées, une petite cité de Nangis en Seine et Marne. Un étudiant pauvre,
gentil, plutôt chétif et timide. Samedi, avec trois amis, ils sont
partis en voiture dans la nuit rejoindre une fête d'anniversaire
organisée par des proches dans la salle communale de Jouy le Chatel, un
haut lieu du White Power dans le 77 profond. Ils ne le savaient pas. Ils
se sont égarés et ont demandé leur chemin à cinq individus rasés qui les
ont accueillis goguenards en leur demandant ce qu'ils foutaient là. Le
chauffeur Hassan s'est dévoué pour expliquer aux hommes dans la pénombre
qu'ils s'étaient perdus. Ceux-ci l'ont traité de sale bougnoule en
l'accusant d'avoir touché leur voiture, avant de sortir une batte de
base-ball et de la lui fracasser sur la tête. Hassan est tombé, ils ont
entrepris de le bourrer de coups de pieds. Nouredine a voulu
s'interposer mais il s'est aussitôt ramassé cinq coups de couteau
mortels. Ses amis ont pu s'échapper et l'emmener à l'hôpital où il est
décédé en arrivant aux urgences, en ayant eu le temps de raconter son
martyre aux médecins. La police a reproché à ces jeunes de ne pas être
restés sur place. A vrai dire, cela n'a pas eu l'air de trop émouvoir la
maréchaussée qui jusqu'à présent n'a pas réussi à appréhender l'assassin
et n'a pu mettre la main que sur trois des Skin Heads adeptes de la
ratonnade.
Quelques lignes dans le Parisien de lundi ont fait état du "fait
divers", dans un papier pas plus gros qu'une rubrique de chien
écrasé...R.A.S. au JT des télés de l'Etat Français. Quand on sait que
dans le coin, des adeptes du White Power s'entrainent au tir dans un
beau château et vu et au su des élus, que le FN y fait des scores
records et que notre Génie des Carpettes n'a pas oublié de les chauffer
à blanc dans son discours hystérique de Toulon, on se dit que la peau
d'un "exogène" ne pèse décidément pas bien lourd dans notre beau pays
des droits de l'homme blanc.
Le maire communiste de Nangis a demandé "de ne pas faire de
vagues"...Des fois que la communauté maghrébine se fâche avant les
municipales...Résultat des courses ? Nouredine risque de devoir être
enterré sur la terre de ses tortionnaires car ses parents n'ont pas de
quoi faire rapatrier le corps au Maroc. Et un assassin de sang-froid,
uniquement motivé par la haine raciale court encore à l'heure où nous
rédigeons cet article. A force de flatter la Bête Immonde, Nicolas a
réussi son coup, la France profonde commence à ressembler au Middle
West, c'est une manière comme une autre de s'américaniser.
Pour tous renseignements téléphoner à la mairie de Nangis qui se fera un
plaisir de vous rassurer sur la sécurité du patelin et de sa région. La
police municipale y est est tout à fait dans l'esprit de la nouvelle
Civilisation. Ici, les soirs de pleine lune, mieux vaut ne pas demander
son chemin à n'importe qui...
Condoléances sincères à la famille de Nouredine Saïdi
sources
http://www.rushes.free.fr
+++++++++++++
nouvel article du parisien
on notera que le journaliste est moins affirmatif que dans les articles
précédents du parisien
http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnesud/articles.htm?articleid=296013961
Honte aux medias français et particuliérement a France 3 régions qui a
occultée complétement le fait que c'est une agression raciste horrible*
Samedi soir, c'était la fin de la pleine lune et quatre copains de Seine
et Marne sont invités à un anniversaire. Ils se perdent en route et
demandent leur chemin à des inconnus. La suite vire au cauchemar, comme
dans un film gore, mais pour de vrai. Le résultat du matraquage raciste
entretenu en France depuis 30 ans.
Il s'appelait Nouredine Saïdi, il avait 21 ans et habitait la Mare au
Curées, une petite cité de Nangis en Seine et Marne. Un étudiant pauvre,
gentil, plutôt chétif et timide. Samedi, avec trois amis, ils sont
partis en voiture dans la nuit rejoindre une fête d'anniversaire
organisée par des proches dans la salle communale de Jouy le Chatel, un
haut lieu du White Power dans le 77 profond. Ils ne le savaient pas. Ils
se sont égarés et ont demandé leur chemin à cinq individus rasés qui les
ont accueillis goguenards en leur demandant ce qu'ils foutaient là. Le
chauffeur Hassan s'est dévoué pour expliquer aux hommes dans la pénombre
qu'ils s'étaient perdus. Ceux-ci l'ont traité de sale bougnoule en
l'accusant d'avoir touché leur voiture, avant de sortir une batte de
base-ball et de la lui fracasser sur la tête. Hassan est tombé, ils ont
entrepris de le bourrer de coups de pieds. Nouredine a voulu
s'interposer mais il s'est aussitôt ramassé cinq coups de couteau
mortels. Ses amis ont pu s'échapper et l'emmener à l'hôpital où il est
décédé en arrivant aux urgences, en ayant eu le temps de raconter son
martyre aux médecins. La police a reproché à ces jeunes de ne pas être
restés sur place. A vrai dire, cela n'a pas eu l'air de trop émouvoir la
maréchaussée qui jusqu'à présent n'a pas réussi à appréhender l'assassin
et n'a pu mettre la main que sur trois des Skin Heads adeptes de la
ratonnade.
Quelques lignes dans le Parisien de lundi ont fait état du "fait
divers", dans un papier pas plus gros qu'une rubrique de chien
écrasé...R.A.S. au JT des télés de l'Etat Français. Quand on sait que
dans le coin, des adeptes du White Power s'entrainent au tir dans un
beau château et vu et au su des élus, que le FN y fait des scores
records et que notre Génie des Carpettes n'a pas oublié de les chauffer
à blanc dans son discours hystérique de Toulon, on se dit que la peau
d'un "exogène" ne pèse décidément pas bien lourd dans notre beau pays
des droits de l'homme blanc.
Le maire communiste de Nangis a demandé "de ne pas faire de
vagues"...Des fois que la communauté maghrébine se fâche avant les
municipales...Résultat des courses ? Nouredine risque de devoir être
enterré sur la terre de ses tortionnaires car ses parents n'ont pas de
quoi faire rapatrier le corps au Maroc. Et un assassin de sang-froid,
uniquement motivé par la haine raciale court encore à l'heure où nous
rédigeons cet article. A force de flatter la Bête Immonde, Nicolas a
réussi son coup, la France profonde commence à ressembler au Middle
West, c'est une manière comme une autre de s'américaniser.
Pour tous renseignements téléphoner à la mairie de Nangis qui se fera un
plaisir de vous rassurer sur la sécurité du patelin et de sa région. La
police municipale y est est tout à fait dans l'esprit de la nouvelle
Civilisation. Ici, les soirs de pleine lune, mieux vaut ne pas demander
son chemin à n'importe qui...
Condoléances sincères à la famille de Nouredine Saïdi
sources
http://www.rushes.free.fr
+++++++++++++
nouvel article du parisien
on notera que le journaliste est moins affirmatif que dans les articles
précédents du parisien
http://www.leparisien.fr/home/maville/seineetmarnesud/articles.htm?articleid=296013961
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