mercredi 30 avril 2008
Vacances
Quelques jours de vacances en Angleterre, d ou le silence blog et le manque d accents sur les mots.
mercredi 23 avril 2008
Manifestez à Bruxelles!
Objet : Rassemblement europeen contre la directive de la honte, le mercredi 7 mai à Bruxelles
de la CIMADE
Contre la généralisation de l'enfermement des migrants en Europe
Plusieurs centaines d'associations européennes appellent à manifester le 7 mai à Bruxelles contre "la directive de la honte" qui sera soumise au Parlement Européen, le 20 mai prochain. Cette directive prévoit entre autre, la détention des mineurs étrangers et porte l'enfermement des migrants en situation irrégulière à 18 mois.
Rassemblement européen contre la "directive de la honte"
Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles (12h30, place Schuman)
Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.
Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
S’il était adopté, ce texte permettrait :
► l’enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
► la détention des mineurs, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ;
► l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.
Au regard de ces violations des Droits de l’Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l’éloignement des personnes jugées indésirables.
Signataires de l’appel : AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.
Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles de Paris
• Rendez-vous à 7h 45 à porte de la chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney.
• Retour sur Paris vers 19h.
Tarif : 25 euros/personne.
Pour réserver, vous pouvez, soit envoyer un chèque à la Cimade, 64 Rue Clisson, 75013 Paris (indiquez Bruxelles au dos du chèque)
Soit payer directement en ligne
de la CIMADE
Contre la généralisation de l'enfermement des migrants en Europe
Plusieurs centaines d'associations européennes appellent à manifester le 7 mai à Bruxelles contre "la directive de la honte" qui sera soumise au Parlement Européen, le 20 mai prochain. Cette directive prévoit entre autre, la détention des mineurs étrangers et porte l'enfermement des migrants en situation irrégulière à 18 mois.
Rassemblement européen contre la "directive de la honte"
Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles (12h30, place Schuman)
Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.
Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l’immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
S’il était adopté, ce texte permettrait :
► l’enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
► la détention des mineurs, au mépris du respect de l’intérêt supérieur de l’enfant ;
► l’interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.
Au regard de ces violations des Droits de l’Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l’éloignement des personnes jugées indésirables.
Signataires de l’appel : AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.
Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles de Paris
• Rendez-vous à 7h 45 à porte de la chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney.
• Retour sur Paris vers 19h.
Tarif : 25 euros/personne.
Pour réserver, vous pouvez, soit envoyer un chèque à la Cimade, 64 Rue Clisson, 75013 Paris (indiquez Bruxelles au dos du chèque)
Soit payer directement en ligne
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Communiqués
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Communiqués
Je suis très occupé et je n'ai absolument pas le temps de lire toute la presse. Alors je serais ravi si quelqu'un peut me dire que le PS, le PCF, la LCR, Lutte Ouvrière, SOS Racisme, les Verts et d'autres organisations de gauche ont dénoncé bruyamment l'incendie volontaire d'une salle de prière musulmane et les dégradations de tombes quelques semaines auparavant. Je sais que le MRAP a sorti un communiqué (suivre le lien pour les communiqués du MRAP.) Mais j'ai bien l'impression que l'islamophobie n'est pas traitée, par l'essentiel de la gauche, de la même manière que d'autres discriminations...
Je suis très occupé et je n'ai absolument pas le temps de lire toute la presse. Alors je serais ravi si quelqu'un peut me dire que le PS, le PCF, la LCR, Lutte Ouvrière, SOS Racisme, les Verts et d'autres organisations de gauche ont dénoncé bruyamment l'incendie volontaire d'une salle de prière musulmane et les dégradations de tombes quelques semaines auparavant. Je sais que le MRAP a sorti un communiqué (suivre le lien pour les communiqués du MRAP.) Mais j'ai bien l'impression que l'islamophobie n'est pas traitée, par l'essentiel de la gauche, de la même manière que d'autres discriminations...
Il faudrait refaire mai 1968 !

On y est presque, en mai 1968, et il ne manque pas d'initiatives. Certaines seront de simples commemmorations par des anciens militants qui trouvent que c'était mignon d'être jeunes et révoltés il y a longtemps (Cohen Bendit, entre autres). Mais parmi les initiatives plus politiques, il y aura des débats importants. L'Humanité va sortir un numéro spécial; mais il ne montrera pas le rôle de frein aux luttes qu'a joué le PCF à un moment où la révolte aurait pu aller beaucoup plus loin...
La gauche radicale va organiser elle aussi différentes évènements. Je vous ai déjà parlé de deux initiatives à Paris. Ici à Agen, l'association Débats sans tabous organise, le soir du 21 mai, une table ronde sur les évènements de mai 1968. Je vous donnerai plus de détails quand je les ai à ma disposition.
mardi 22 avril 2008
La gauche radicale à Londres
RESPECT - The Unity Coalition - News
A travers l'Europe, depuis que l'anticapitalisme et l'antilibéralisme ont le vent en poupe, les forces de la gauche radicale se posent la question de la stratégie lors des élections. C'ets une question complexe. Qu'est-ce qu'une alliance acceptable, quel message veut-on faire passer lorsque pendant quelques semaines nous avons un public beaucoup plu large que d'habitude.
Pour des petits partis de la gauche radicale, qui ne vont pas être majoritaire lors des élections il est important de ne pas parler comme les autres - ne pas proposer simplement une liste de changements radicaux qu'on aimerait voir. Les salariés, et c'est normal, ont l'habitude d'espérer que quelqu'un d'autre résoudra la misère et l'injustice - le bon gouvernement, le bon président. Le message central de la gauche radicale est c'est la lutte des masses qui comptent, pas le "sauveur suprême", même si c'est un révolutionnaires.
A Londres le 1er mai aura lieu l'élection du maire de Londres. Ce lien vous montre le vidéo de Left List, de l'organisation Respect.
A travers l'Europe, depuis que l'anticapitalisme et l'antilibéralisme ont le vent en poupe, les forces de la gauche radicale se posent la question de la stratégie lors des élections. C'ets une question complexe. Qu'est-ce qu'une alliance acceptable, quel message veut-on faire passer lorsque pendant quelques semaines nous avons un public beaucoup plu large que d'habitude.
Pour des petits partis de la gauche radicale, qui ne vont pas être majoritaire lors des élections il est important de ne pas parler comme les autres - ne pas proposer simplement une liste de changements radicaux qu'on aimerait voir. Les salariés, et c'est normal, ont l'habitude d'espérer que quelqu'un d'autre résoudra la misère et l'injustice - le bon gouvernement, le bon président. Le message central de la gauche radicale est c'est la lutte des masses qui comptent, pas le "sauveur suprême", même si c'est un révolutionnaires.
A Londres le 1er mai aura lieu l'élection du maire de Londres. Ce lien vous montre le vidéo de Left List, de l'organisation Respect.
lundi 21 avril 2008
Slavery in the land of the free
Slavery in the land of the free
On utilise facilement le mot "esclavage" de nos jours. Mais ces travailleurs, logés dans un camion fermé à clé, sans toilettes, d'autres menacés de mort s'ils essaient de quitter leur employeur, vivent dans des conditions pas loin de celles de l'esclavage d'antan. Dans quel pays cela pourrait-il exister? Aux Etats Unis. Lire cet excellent article (en anglais) écrit par des socialistes américains.
On utilise facilement le mot "esclavage" de nos jours. Mais ces travailleurs, logés dans un camion fermé à clé, sans toilettes, d'autres menacés de mort s'ils essaient de quitter leur employeur, vivent dans des conditions pas loin de celles de l'esclavage d'antan. Dans quel pays cela pourrait-il exister? Aux Etats Unis. Lire cet excellent article (en anglais) écrit par des socialistes américains.
mais 1968 ce n'est encore qu'un début
Le programme des initiatives - Le blog de mai
Socialisme International est fier d'être un des signataires de l'appel "Mai 1968, ce n'est encore qu'un début." L'initiative organise, en région parisienne à partir du 13 mai une série de débats, projections, conférences etc. Suivez le lien
Socialisme International est fier d'être un des signataires de l'appel "Mai 1968, ce n'est encore qu'un début." L'initiative organise, en région parisienne à partir du 13 mai une série de débats, projections, conférences etc. Suivez le lien
Lettre à Maurice Thorez d'Aimé cesaire - Les mots sont importants (lmsi.net)
Lettre à Maurice Thorez - Les mots sont importants (lmsi.net)
Voici un lien vers la lettre de démission qu'a écrit Aimé Césaire lorsqu'il a quitté le Parti Communiste Français. La lecture en est très utile.
En particulier, Césaire est très lucide sur le fait qu'il n'y avait plus rien à défendre dans les régimes staliniens. Ainsi, il voyait plus clairement, à mon avis, que la quasi-totalité des commentateurs trotskystes de l'époque...
Voici un lien vers la lettre de démission qu'a écrit Aimé Césaire lorsqu'il a quitté le Parti Communiste Français. La lecture en est très utile.
En particulier, Césaire est très lucide sur le fait qu'il n'y avait plus rien à défendre dans les régimes staliniens. Ainsi, il voyait plus clairement, à mon avis, que la quasi-totalité des commentateurs trotskystes de l'époque...
Australian Labor government's "2020 summit": more political spin to package right-wing agenda
Australian Labor government's "2020 summit": more political spin to package right-wing agenda
Cet article (en anglais) présente une critique des fausses exercices en "démocratie participative" entreprise par le nouveau premier ministre australien, M Rudd, un travailliste, mais pas très à gauche. C'ets un article intéressant, car Rudd et les travaillistes australiens sont allés beaucoup plus loin vers la droite que le Parti socialiste en France. Espérons que les socialistes français ne vont pas apprendre de Rudd!
Le site où apparaît l'article, le World Socialist Website, prône des stratégies et tactiques politiques qui ne sont pas les miennes, mais leurs articles d'analyse sont souvent très utiles.
Cet article (en anglais) présente une critique des fausses exercices en "démocratie participative" entreprise par le nouveau premier ministre australien, M Rudd, un travailliste, mais pas très à gauche. C'ets un article intéressant, car Rudd et les travaillistes australiens sont allés beaucoup plus loin vers la droite que le Parti socialiste en France. Espérons que les socialistes français ne vont pas apprendre de Rudd!
Le site où apparaît l'article, le World Socialist Website, prône des stratégies et tactiques politiques qui ne sont pas les miennes, mais leurs articles d'analyse sont souvent très utiles.
Incendie volontaire dans la mosquée de Colomiers, CULTE
Incendie volontaire dans la mosquée de Colomiers, CULTE
Après la profanation de tombes musulmanes, voici un article sur une incendie volontaire d'une salle dans une mosquée. Comme toujours dans ces cas, on n'a pas toutes les informations, mais je crois que le besoin de s'opposer férocement à l'islamophobie est évident.
Après la profanation de tombes musulmanes, voici un article sur une incendie volontaire d'une salle dans une mosquée. Comme toujours dans ces cas, on n'a pas toutes les informations, mais je crois que le besoin de s'opposer férocement à l'islamophobie est évident.
" Les filles voilées parlent", d'Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian
Périphéries - Les filles voilées parlent, d'Ismahane Chouder, Malika Latrèche et Pierre Tevanian
Un livre d'entretiens avec des filles exclues du lycée pour port de voile, et avec d'autres qui ont accepté d'enlever le voile pour pouvoir aller à l'école. Une lecture indispensable, dans la mesure qu'on ne devrait pas pouvoir imaginer que des gens de gauche prennent définitivement position sans écouter les concernées.
Ce lien vous fait découvrir un compte rendu du livre, par Mona Chollet. Elle ne mâche pas ses mots, mais à mon sens c'est justifié.
Un livre d'entretiens avec des filles exclues du lycée pour port de voile, et avec d'autres qui ont accepté d'enlever le voile pour pouvoir aller à l'école. Une lecture indispensable, dans la mesure qu'on ne devrait pas pouvoir imaginer que des gens de gauche prennent définitivement position sans écouter les concernées.
Ce lien vous fait découvrir un compte rendu du livre, par Mona Chollet. Elle ne mâche pas ses mots, mais à mon sens c'est justifié.
dimanche 20 avril 2008
Forty years for Pandora
International Socialism: Archive: Forty years for Pandora
Cet article en anglais traite de l'importance internationale de mai 1968. Il fut écrit par un révolutionnaire anglais, David Widgery, lors du dixième annoversaire de 1968...
Cet article en anglais traite de l'importance internationale de mai 1968. Il fut écrit par un révolutionnaire anglais, David Widgery, lors du dixième annoversaire de 1968...
Un texte sur la construction d'un nouveau parti anticapitaliste
Ce texte écrit par des camarades en Franche-Comté
Débattons sans compter.
Le processus de construction du nouveau parti anticapitaliste (NPA), en Franche-Comté, met en lumière une série de problèmes et de questions que l’on retrouve un peu partout. Il n’y a pas de réponses toutes faites.
Plusieurs réunions ont eu lieu dans les dernières semaines, dans le Doubs, à Pontarlier et Besançon, en Haute-Saône, à Vesoul, dans le Jura, à Saint-Claude, Lons-le-Saunier et Dole. Sans compter les deux pôles importants que sont Belfort et Montbéliard, où les potentialités sont fortes mais où on n’en n’est encore qu’aux premières discussions préparatoires, le processus touche 90 personnes, soit le triple du nombre de membres de la LCR. Le profil des participantes et participants est très hétérogène. Dans le Doubs, on note la présence d’une composante écologiste radicale, parfois anar ou libertaire, porteuse notamment du débat sur la décroissance. Dans le Jura, on retrouve plutôt des associatifs (d’Attac, notamment) et des syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires). Le constat général, c’est que ça marche ! Y compris lorsqu’il s’agit de premières réunions, qui permettent de clarifier les débats politiques, d’aplanir les difficultés et même, souvent, de lever les réticences. Les questions de la structuration, de la prise en charge collective et des initiatives sont abordées sérieusement, avec la proposition faite par des militants non membre de la LCR de préparer les prochaines réunions, comme à Besançon ou à Dole.
Dans les échanges à bâtons rompus, une série de questions émergent : il existe une méfiance à l’égard de la LCR, de l’extrême gauche et plus largement de la forme parti elle-même, notamment dès que se pose la question du pouvoir ou du mode d’organisation. La méfiance est légitime au regard de l’histoire. Il faut donc convaincre de la nécessité d’une structure coordonnée et cohérente nationalement, qui se donne des garanties de fonctionnement démocratique, et, dans la pratique, lever les doutes sur les risques de hiérarchisation, de délégation ou de substitution.
La question du bilan des deux années précédentes est souvent sous-jacente ou exprimée explicitement. On constate pourtant que la discussion fait avancer et mûrir les choses : une partie significative des personnes avec lesquelles les débats ont été nombreux, et parfois houleux, se disent maintenant prêtes à s’engager en mettant de côté ses a priori vis-à-vis de la LCR, avec l’intuition qu’il y a aujourd’hui à la fois une nécessité et des possibilités nouvelles. Enfin, le débat porte parfois sur des questions de vocabulaire, qui masquent les vrais problèmes sur les délimitations du nouveau parti. En réalité, c’est sans doute lors des débats sur le projet, la perspective alternative que portera le futur NPA qu’un alphabet et un logiciel communs pourront se constituer, au-delà des références politiques définies par l’appel de la LCR.
Beaucoup de ces questions se posent un peu partout en France. Certaines sont encore à creuser, en théorie et en pratique, notamment l’articulation LCR-NPA, puisque certains, non membres de la LCR, souhaitent adhérer dès maintenant à cette dernière pour être sûrs d’être associés au processus de bout en bout. Ce n’est évidemment pas un problème en soi, et l’état d’avancement de la discussion devrait maintenant les rassurer sur ce point. En tous les cas, les nouvelles adhésions à la LCR sont immédiatement intégrées au processus pour le renforcer. D’autre part, dans certains cas, le cadre de travail des municipales est maintenu et ne peut pas être confondu avec le cadre de construction du NPA. Il faut bien entendu prendre le temps nécessaire pour que les choses avancent sans rupture. Sur la question financière, les comités locaux vont se trouver, bon an mal an, et selon des modalités diverses, en situation d’autofinancement d’ici la coordination nationale du mois de juin. Dans ce contexte, la LCR participe, évidemment, localement, au financement du nouveau parti, en toute transparence.
Reste maintenant à tourner les comités NPA vers l’action, en organisant le transfert progressif des compétences des sections de la Ligue vers eux.
Débattons sans compter.
Le processus de construction du nouveau parti anticapitaliste (NPA), en Franche-Comté, met en lumière une série de problèmes et de questions que l’on retrouve un peu partout. Il n’y a pas de réponses toutes faites.
Plusieurs réunions ont eu lieu dans les dernières semaines, dans le Doubs, à Pontarlier et Besançon, en Haute-Saône, à Vesoul, dans le Jura, à Saint-Claude, Lons-le-Saunier et Dole. Sans compter les deux pôles importants que sont Belfort et Montbéliard, où les potentialités sont fortes mais où on n’en n’est encore qu’aux premières discussions préparatoires, le processus touche 90 personnes, soit le triple du nombre de membres de la LCR. Le profil des participantes et participants est très hétérogène. Dans le Doubs, on note la présence d’une composante écologiste radicale, parfois anar ou libertaire, porteuse notamment du débat sur la décroissance. Dans le Jura, on retrouve plutôt des associatifs (d’Attac, notamment) et des syndicalistes (CGT, FSU, Solidaires). Le constat général, c’est que ça marche ! Y compris lorsqu’il s’agit de premières réunions, qui permettent de clarifier les débats politiques, d’aplanir les difficultés et même, souvent, de lever les réticences. Les questions de la structuration, de la prise en charge collective et des initiatives sont abordées sérieusement, avec la proposition faite par des militants non membre de la LCR de préparer les prochaines réunions, comme à Besançon ou à Dole.
Dans les échanges à bâtons rompus, une série de questions émergent : il existe une méfiance à l’égard de la LCR, de l’extrême gauche et plus largement de la forme parti elle-même, notamment dès que se pose la question du pouvoir ou du mode d’organisation. La méfiance est légitime au regard de l’histoire. Il faut donc convaincre de la nécessité d’une structure coordonnée et cohérente nationalement, qui se donne des garanties de fonctionnement démocratique, et, dans la pratique, lever les doutes sur les risques de hiérarchisation, de délégation ou de substitution.
La question du bilan des deux années précédentes est souvent sous-jacente ou exprimée explicitement. On constate pourtant que la discussion fait avancer et mûrir les choses : une partie significative des personnes avec lesquelles les débats ont été nombreux, et parfois houleux, se disent maintenant prêtes à s’engager en mettant de côté ses a priori vis-à-vis de la LCR, avec l’intuition qu’il y a aujourd’hui à la fois une nécessité et des possibilités nouvelles. Enfin, le débat porte parfois sur des questions de vocabulaire, qui masquent les vrais problèmes sur les délimitations du nouveau parti. En réalité, c’est sans doute lors des débats sur le projet, la perspective alternative que portera le futur NPA qu’un alphabet et un logiciel communs pourront se constituer, au-delà des références politiques définies par l’appel de la LCR.
Beaucoup de ces questions se posent un peu partout en France. Certaines sont encore à creuser, en théorie et en pratique, notamment l’articulation LCR-NPA, puisque certains, non membres de la LCR, souhaitent adhérer dès maintenant à cette dernière pour être sûrs d’être associés au processus de bout en bout. Ce n’est évidemment pas un problème en soi, et l’état d’avancement de la discussion devrait maintenant les rassurer sur ce point. En tous les cas, les nouvelles adhésions à la LCR sont immédiatement intégrées au processus pour le renforcer. D’autre part, dans certains cas, le cadre de travail des municipales est maintenu et ne peut pas être confondu avec le cadre de construction du NPA. Il faut bien entendu prendre le temps nécessaire pour que les choses avancent sans rupture. Sur la question financière, les comités locaux vont se trouver, bon an mal an, et selon des modalités diverses, en situation d’autofinancement d’ici la coordination nationale du mois de juin. Dans ce contexte, la LCR participe, évidemment, localement, au financement du nouveau parti, en toute transparence.
Reste maintenant à tourner les comités NPA vers l’action, en organisant le transfert progressif des compétences des sections de la Ligue vers eux.
samedi 19 avril 2008
Une brochure sur Che Guevara
Notre revue Socialisme International prépare la sortie d'une nouvelle brochure "No more heroes? Che Guevara - un modèle pour les anticapitalistes?". D'ici quelques semaines la brochure sortira, je vous tiendrai au courant.
Elle sera vendue dans quelques librairies et sera également disponible auprès des militants...
Dans cette période où le lancement d'un nouveau parti anticapitaliste est en cours, il nous semble indispensable de revenir sur les révolutions et les révolutionnaires du passé pour voir ce qu'il faut garder et ce qu'il faut jeter...
Elle sera vendue dans quelques librairies et sera également disponible auprès des militants...
Dans cette période où le lancement d'un nouveau parti anticapitaliste est en cours, il nous semble indispensable de revenir sur les révolutions et les révolutionnaires du passé pour voir ce qu'il faut garder et ce qu'il faut jeter...
jeudi 17 avril 2008
Meeting parisien
A l'université de Tolbiac le 7 mai, l'organisation "Marxistes Unitaires" fait une réunion publique au sujet de mai 1968.
"Marxistes unitaires" étant une petite organisation qui a la même tradition théorique que Socialisme International, je ne peux que vous recommander d'aller écouter!
Le groupe produit une revue presque mensuelle, "anticapitaliste", et comme les militants de Socialisme International, prévoit de participer à fond dans le dynamique d'un nouveau parti anticapitaliste. Qui plus est, ils sont plus jeunes que les camarades de S.I. :=) Je ne dis pas qu'ils ont tous les mérites, mais...
"Marxistes unitaires" étant une petite organisation qui a la même tradition théorique que Socialisme International, je ne peux que vous recommander d'aller écouter!
Le groupe produit une revue presque mensuelle, "anticapitaliste", et comme les militants de Socialisme International, prévoit de participer à fond dans le dynamique d'un nouveau parti anticapitaliste. Qui plus est, ils sont plus jeunes que les camarades de S.I. :=) Je ne dis pas qu'ils ont tous les mérites, mais...
mercredi 16 avril 2008
quelques essais pour mémoire
quelques essais pour mémoire
Voici un lien vers le blog de Laurent Levy, un ami qui a milité avec moi contre l'exclusion des collèges et des lycées des jeunes filles qui voulaient porter un foulard. Le blog contient des textes intéressants, et souvent amusants aussi.
Voici un lien vers le blog de Laurent Levy, un ami qui a milité avec moi contre l'exclusion des collèges et des lycées des jeunes filles qui voulaient porter un foulard. Le blog contient des textes intéressants, et souvent amusants aussi.
Amazon.fr: Mémoires du ghetto de Varsovie: Marek Edelman,Pierre Vidal-Naquet,Pierre Li,Maryna Ochab: Livres

Amazon.fr: Mémoires du ghetto de Varsovie: Marek Edelman,Pierre Vidal-Naquet,Pierre Li,Maryna Ochab: Livres
Ceux et celles qui voudraient lire en français l'histoire de cette révolte incroyable peuvent trouver quelques exemplaires du livre de Marek Edelman dans les librairies d'occasion (il en reste 5 exemplaires d'occasion sur Amazon!)
Sixty-five years since the Warsaw Ghetto Uprising
Sixty-five years since the Warsaw Ghetto Uprising
Cette semaine marque l'anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie. Quelques milliers de Juifs se sont révoltés contre les nazis, contre les conseils pressants de la direction "respectable" de la communuaté juive. Une lutte déséspérée, quasiment sans armes et sans grand espoir, mais un combat qui peut nous inspirer.
Cet article (en anglais) sur le site du World Socialist Web Site explique bien les évènements et leur importance. Le WSWS prône des stratégies et des tactiques politiques qui ne sont pas les miennes, mais leurs articles d'analyse peuvent être excellents.
Cette semaine marque l'anniversaire de la révolte du ghetto de Varsovie. Quelques milliers de Juifs se sont révoltés contre les nazis, contre les conseils pressants de la direction "respectable" de la communuaté juive. Une lutte déséspérée, quasiment sans armes et sans grand espoir, mais un combat qui peut nous inspirer.
Cet article (en anglais) sur le site du World Socialist Web Site explique bien les évènements et leur importance. Le WSWS prône des stratégies et des tactiques politiques qui ne sont pas les miennes, mais leurs articles d'analyse peuvent être excellents.
mardi 15 avril 2008
Sur le nouveau parti anticapitaliste : Un dialogue primordial
Raoul Marc Jennar, antilibéral et altermondialiste, a rédigé ses commentaires concernant le projet de la LCR de fonder un nouveau parti anticapitaliste. Sans être hostile au projet, Jennar fait part de ses hésitations et ses méfiances. Daniel Bensaïd, un des dirigeants de la lCR, répond...
Quel « nouveau parti anticapitaliste » ? Un échange de lettre entre Raoul
Marc Jennar et Daniel Bensaïd
JENNAR Raoul Marc , BENSAÏD Daniel
14 avril 2008
Sommaire
a.. Lettre de Raoul Marc Jennar à Daniel Bensaïd
b.. Réponse de Daniel Bensaïd (...)
Lettre de Raoul Marc Jennar à Daniel Bensaïd
Bonjour Monsieur,
Permettez-moi de me présenter en tout cas sur ce qui est susceptible de vous
éclairer pour la suite. Je suis ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui
un « altermondialiste ». A mes yeux, cela signifie quelqu’un qui a pris
conscience de trois évolutions récentes :
Lire la suite ...
Quel « nouveau parti anticapitaliste » ? Un échange de lettre entre Raoul
Marc Jennar et Daniel Bensaïd
JENNAR Raoul Marc , BENSAÏD Daniel
14 avril 2008
Sommaire
a.. Lettre de Raoul Marc Jennar à Daniel Bensaïd
b.. Réponse de Daniel Bensaïd (...)
Lettre de Raoul Marc Jennar à Daniel Bensaïd
Bonjour Monsieur,
Permettez-moi de me présenter en tout cas sur ce qui est susceptible de vous
éclairer pour la suite. Je suis ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui
un « altermondialiste ». A mes yeux, cela signifie quelqu’un qui a pris
conscience de trois évolutions récentes :
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lundi 14 avril 2008
Quel parti nous faut-il?

Quel parti nous faut-il?
Les bons résultats aux élections municipales pour les 200 listes soutenues par la LCR, dont la plus grande partie en alliance avec d’autres forces (section PCF dissidente, ex-comités Bové, collectif antilibéral) constituent un encouragement important pour ceux qui veulent construire un nouveau parti anticapitaliste en France.
Depuis plusieurs nous avons vu une polarisation dans la vie politique. D’un côté une droite revancharde, et un parti socialiste qui met de moins en moins de contenu dans son opposition, et ne soutient pas, en règle générale, les combats actifs contre la politique de la droite.
De l’autre côté une combativité qui change régulièrement de secteur. De la victoire politique lors du référendum sur le traité européen, on passe à la victoire sociale contre le CPE. Même là où il n’ y a pas de victoire, la combativité est souvent au rendez-vous - des mobilisations antifascistes massives de 2002 aux grèves qui se multiplient aujourdh’ui dans le secteur privé sur la question du pouvoir d’achat.
Il y a aussi de graves défaites - sur les retraites par exemple, malgré une mobilisation énormé - dues essentiellement au refus des directions syndicales d’aller assez loin.
La combativité existe, que ce soit dans les mouvements de masse, ou dans les différentes mouvances politiques qui sont apparus depuis dix ans ( ATTAC, les forums sociaux...). Mais il n’y a pas d’organisation politique qui cristallise cette combativité.
Soyons plus précis. Lorsqu’enfin les caissières de la grande distribution, parmi les plus exploitées des salariées, font grève sur les salaires, qui est sur chaque marché, et à la porte de chaque université et usine pour collecter argent et signatures pour les soutenir ?
Après le mouvement contre le CPE qui a organisé des réunions dans toutes les universités, devant tous les lycées pour tirer les leçons politiques et proposer une activité politique régulière aux jeunes qui avaient découvert le militantisme ?
Quand, fin mars, le porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire » a été mis en grade à vue pour avoir révélé un « secret défense » sur les risques des centrales nucléaires françaises, qui a organisé des rassemblements de solidarité devant toutes les préfectures ?
Il y a bien sûr, dans la gauche radicale et révolutionnaire des organisations qui ont fait certaines de ces choses. Mais il faut dire ce qui est : la gauche radicale organisée est loin d’être à la hauteur des enjeux.
C’est la raison qui a poussé la LCR a lancé le projet d’un nouveau parti anticapitaliste. Le contenu de ce parti n’est pas entièrement clair, mais il faut être ambitieux.
Il ne peut s’agir simplement de regrouper les organisations existantes de l'extrême gauche et les révolutionnaires déclarés. Il en résulterait un tout petit parti ! D'ailleurs, malheureusement, la direction de Lutte Ouvrière a montré lors des élections municipales qu’elle préfère se joindre à la gauche du renoncement que s’allier avec d’autres de la gauche radicale. Il faut un parti bien plus large, qui attire des militants actifs dans les associations, et des gens nouveaux à la politique, qui attire des adhérents du PCF et du PS déçus de la politique de leurs dirigeants.
Il y aura énormément de militants associatifs ou jeunes étudiants radicalisés qui rejetteront au moins initialement l'idée d'un parti. L'idéologie dominante prétend que chacun se débrouille mieux en s'isolant dans son originalité glorieuse, et que l'organisation politique collective ne peut qu'écraser la personnalité de chacun. C'est une vision qui arrange bien le système en place. De plus, l'expérience des partis monolithiques staliniens, (ou parfois de groupuscules ultra-rigides) que nous connaissons par les livres ou par des expériences familiales n'inspirent pas à l'engagement militant.
Mais le besoin d'une organisation est incontournable.
Il faut un parti qui se base avant tout sur les luttes des salariés et des opprimés. C’est quand les gens se mettent à lutter collectivement qu’ils remettent en cause toute une série d’idées qu’ils acceptent en temps normal. C’est de ceux qui luttent qu’on a le plus à apprendre. Chaque réunion, chaque événement doit aussi être une occasion pour organiser la solidarité avec des grèves ou des campagnes en cours. Les membres de l’organisation doivent œuvrer en priorité à la reconstruction de syndicats combatifs dans tous les secteurs de l’économie.
Il faut un parti qui intervienne contre toutes les oppressions. Aucune oppression ne concerne "trop peu de monde" pour qu'on s'y intéresse. Il faut demander aux membres qu'ils défendent sans hésiter tous les opprimés, sur leur lieu de travail ou d 'étude. Les membres doivent être connus dans leur milieu comme des ennemis intraitables du racisme, du sexisme, de l’homophobie…
Il faut un parti ouvert, facile à rejoindre, doté d'une presse populaire, organisant des réunions publiques régulières où les membres ont envie d'amener leurs collègues et leurs amis. Dans la presse comme dans les réunions, il faut que les nouveaux arrivés ou sympathisants, salariés ou jeunes, puissent s'exprimer. Le parti doit savoir apprendre de la classe, de l'expérience de la lutte quotidienne.
Il faut un parti de débat démocratique. Ceci est nécessaire non pour des raisons purement éthiques, mais aussi pratiques. C’est seulement si les membres ont été convaincus dans un débat démocratique des positions du parti, qu’ils sauront les défendre autour d'eux au travail, dans la fac etc.
Il faut un parti où les jeunes jouent un rôle primordial. En règle générale les jeunes ont plus de temps (pas de responsabilités familiales). Mais surtout les jeunes n'ont pas vécu la période des défaites des années précédentes qui a démoralisé tant de gens plus âgés.
Il faut un parti qui analyse et clarifie toutes les questions de la société capitaliste du point de vue des salariés et des opprimés. Le parti doit être l'université des salariés et des opprimés.
La radicalisation en France aujourd'hui est telle qu'il y a des dizaines de milliers de personnes qui pourraient être recrutées à un nouveau parti anticapitaliste. Un parti de combats. A l’intérieur de ce parti, les révolutionnaires et d’autres débattront bien sûr, et à chacun d’essayer de convaincre les autres sur ses idées politiques, tout en combattant tous ensemble et surtout de façon dynamique et ambitieuse.
John M, Daniel L
Paris et Berlin réécrivent leur histoire à quatre mains
Paris et Berlin réécrivent leur histoire à quatre mains
Parmi les nombreuses mauvaises nouvelles concernant l'enseignement... une bonne nouvelle.
Parmi les nombreuses mauvaises nouvelles concernant l'enseignement... une bonne nouvelle.
mercredi 9 avril 2008
The debate sharpens in Venezuela
The debate sharpens in Venezuela
Le mouvement de smasses au Vénézuela a été d'un grand encouragement pour la gauche radicale partout dans le monde, même si beaucoup de commentateurs restent attentistes. En effet, la liste de grands leaders radicaux qui ont fini par capituler et sacrifier le sintérêts du peuple est longue. L'auto-organisation du peuple est la question clé. Cet article en anglais explique les débats en cours au Vénézuela actuellement.
Le mouvement de smasses au Vénézuela a été d'un grand encouragement pour la gauche radicale partout dans le monde, même si beaucoup de commentateurs restent attentistes. En effet, la liste de grands leaders radicaux qui ont fini par capituler et sacrifier le sintérêts du peuple est longue. L'auto-organisation du peuple est la question clé. Cet article en anglais explique les débats en cours au Vénézuela actuellement.
Ecole et capitalisme

Ecole et capitalisme
Comment ça se fait que l'école publique peut être à la fois un acquis social à défendre, et un pilier de la société de classes? Dans cet article (de 2005) j'ai essayer d'expliquer.
Que veulent ils faire de nos écoles
Que veulent ils faire de nos écoles
C'ets génial de voir les lycéens se mobiliser pour défendre les conditions d'étude et s'opposer aux coupes sombres prévus dans le budget des écoles et les suppressions de postes. Dire que l'argent nécessaire pour envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan ne pose pas de problème pour Fillon et Sarkozy!
J'en profite pour mettre un lien vers cet interview de Samy Johsua, fait il y a quelques années, où il revient en détail sur le capitalisme et l'école.
C'ets génial de voir les lycéens se mobiliser pour défendre les conditions d'étude et s'opposer aux coupes sombres prévus dans le budget des écoles et les suppressions de postes. Dire que l'argent nécessaire pour envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan ne pose pas de problème pour Fillon et Sarkozy!
J'en profite pour mettre un lien vers cet interview de Samy Johsua, fait il y a quelques années, où il revient en détail sur le capitalisme et l'école.
mardi 8 avril 2008
Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté à Paris, MANIFESTATIONS LYCEENES
Plusieurs milliers de lycéens ont manifesté à Paris, MANIFESTATIONS LYCEENES
Bonne manifestation à Paris pour les lycéens.
Bonne manifestation à Paris pour les lycéens.
Aryan ideals, not ancient Greece, were the inspiration behind flame tradition - Others, More Sports - The Independent
Aryan ideals, not ancient Greece, were the inspiration behind flame tradition - Others, More Sports - The Independent
Cet article en anglais explique les origines de la cérémonie de la torche olympique... pas grec, mais inventé pour Adolf Hitler, dans les années 1930...
Cet article en anglais explique les origines de la cérémonie de la torche olympique... pas grec, mais inventé pour Adolf Hitler, dans les années 1930...
lundi 7 avril 2008
..: Gauche Alternative [Où en est José Bové (Rouge et Vert)] :..

..: Gauche Alternative [Où en est José Bové (Rouge et Vert)] :..
José Bové n'est pas un révolutionnaire. Ce qui ne l'empêche pas d'être un militant de très grande qualité, qui a eu le courage de représenter lors des élections présidentielles le drapeau de l'unité de la gauche antilibérale. Ce lien vous amène sur un interview tout récent avec Bové.
Le Tibet et la Palestine
Uri Avnery
5.4.08
“Pas vous ! Vous !!!”
(extraits d'un texte de Ur Avnery, écrivain israélien, traduit de l'anglais par Lysiane ALEZARD)
“Eh ! Ne me touchez pas ! Pas vous ! Vous !!! – la voix d’une jeune femme dans une sale obscure de cinéma, une vieille blague.
« Eh, pas touche au Tibet ! « entonne un chœur international, « Mais à la Tchétchénie, oui, au Pays basque, oui ! Et à la Palestine, alors oui ! » Et ce n’est pas une blague.
Comme tout le monde, je soutiens le droit du peuple tibétain à l’indépendance, ou au moins à l’autonomie. Comme tout le monde, je condamne les actions du gouvernement chinois sur place. Mais contrairement aux autres, je ne suis pas prêt à m’associer aux manifestations.
Pourquoi ? Parce que j’éprouve un malaise, comme si quelqu’un me faisait un lavage de cerveau, comme si ce qui se passe ressemblait à un exercice d’hypocrisie.
Un peu de manipulation ne me dérange pas. Après tout, ce n’est pas un hasard si les émeutes au Tibet ont commencé à la veille des Jeux olympiques de Pékin. Pas de problème. Un peuple luttant pour sa liberté a le droit d’utiliser toutes les occasions qui se présentent pour renforcer son combat.
Je soutiens les Tibétains même s’il est évident que les Américains exploitent ce combat à leurs propres fins. Il est clair que la CIA a prévu et organisé les émeutes, et que les médias américains sont à la tête de la campagne internationale en cours. Cela fait partie de la lutte souterraine qui oppose les Etats-Unis, la super-puissance à l’œuvre et la Chine, la super-puissance montante – une nouvelle version du « grand jeu » qui s’est déroulé en Asie centrale au 19ème siècle entre l’Empire britannique et la Russie. Le Tibet est un pion dans ce jeu.
Je suis même prêt à ignorer le fait que les gentils Tibétains ont organisé un progrom meurtrier contre des Chinois innocents, tuant des femmes et des homes et incendiant des maisons et des échoppes. De tels excès détestables peuvent se produire lors de combats de libération.
Non, ce qui me gêne vraiment, c’est l’hypocrisie des medias internationaux. Ils se déchaînent à propos du Tibet. Dans des milliers d’éditoriaux et de talk-shows, ils maudissent et invectivent la méchante Chine. On dirait que les Tibétains sont le seul peuple de la terre dont le droit à l’indépendance est nié par la force brutale, que si seulement la Chine enlevait ses mains sales des moines en tunique, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il n’y a aucun doute que les Tibétains ont le droit de diriger leur propre pays, d’enrichir leur culture unique, de valoriser leurs institutions religieuses et d’empêcher des occupants étrangers de les étouffer.
Mais est-ce que les Kurdes de Turquie, d’Irak, d’Iran et de Syrie n’ont pas le droit à la même chose ? Et les habitants du Sahara occidental dont le territoire est occupé par le Maroc ? Et les Basques d’Espagne ? Et les Corses ? La liste est longue.
Pour les medias internationaux adoptent-ils un combat pour l’indépendance mais en ignorent un autre ? Qu’est-ce qui rend le sang d’un Tibétain plus rouge que celui de milliers d’Africains du Congo oriental ?
Je ne cesse d’essayer de trouver une réponse satisfaisante à ce mystère. En vain.
Emmanuel Kant nous demandait : “Agissez comme si le principe par lequel vous agissez était sur le point de devenir une loi universelle de la nature ». (Comme philosophe allemand, il l’exprimait dans un langage bien plus complexe). Est-ce que l’attitude envers le problème tibétain se conforme à cette règle ? Reflète-t-elle notre attitude envers la lutte pour l’indépendance de tous les autres peuples opprimés ?
Pas du tout.
(…)
Ceci nous amène évidemment à la question palestinienne.
Dans la compétition pour la sympathie des medias internationaux, les Palestiniens n’ont pas de chance. Selon toutes les normes objectives, ils ont le droit à une indépendance pleine et entière, comme les Tibétains. Ils habitent un territoire défini, ils sont une nation particulière, une frontière établie existe entre eux et Israël. Il faudrait vraiment avoir l’esprit tordu pour nier ces faits.
Mais les Palestiniens souffrent de plusieurs cruels coups du sort : le peuple qui les opprime revendique pour lui-même le statut de victime suprême. Le monde entier compatit avec les Israéliens parce que les Juifs ont été les victimes du crime le plus terrible du monde occidental. Ceci crée une situation étrange : l’oppresseur est plus populaire que la victime. Tous ceux qui soutiennent les Palestiniens sont automatiquement soupçonnés d’antisémitisme et de négation de l’Holocauste.
En outré, la grande majorité des Palestiniens sont musulmans (personne ne se soucie des chrétiens palestiniens). Comme l’Islam suscite la peur et la détestation de l’Occident, la lutte des Palestiniens est automatiquement devenue une partie de la menace informe et sinistre du « terrorisme international ». Et depuis les assassinats de Yasser Arafat et du Cheikh Ahmed Yassin, les Palestiniens n’ont pas de leader incontournable – ni au sein du Fatah, ni au Hamas.
Les medias internationaux versant des larmes sur le people tibétain, dont la terre leur est retirée par les occupants chinois. Qui se soucie des Palestiniens, dont la terre leur est confisquée par nos colons ?
Dans le tumulte mondial sur le Tibet, les porte-parole israéliens se comparent – aussi étrange que cela puisse paraître – aux pauvres Tibétains, pas aux méchants Chinois. Pour beaucoup, cela paraît tout à fait logique.
Si Kant ressortait de sa tombe demain et si on l’interrogeait sur les Palestiniens, il répondrait sûrement : « Donnez leur ce que vous pensez que chacun devrait recevoir, et ne me réveillez plus pour des questions aussi bêtes ».
5.4.08
“Pas vous ! Vous !!!”
(extraits d'un texte de Ur Avnery, écrivain israélien, traduit de l'anglais par Lysiane ALEZARD)
“Eh ! Ne me touchez pas ! Pas vous ! Vous !!! – la voix d’une jeune femme dans une sale obscure de cinéma, une vieille blague.
« Eh, pas touche au Tibet ! « entonne un chœur international, « Mais à la Tchétchénie, oui, au Pays basque, oui ! Et à la Palestine, alors oui ! » Et ce n’est pas une blague.
Comme tout le monde, je soutiens le droit du peuple tibétain à l’indépendance, ou au moins à l’autonomie. Comme tout le monde, je condamne les actions du gouvernement chinois sur place. Mais contrairement aux autres, je ne suis pas prêt à m’associer aux manifestations.
Pourquoi ? Parce que j’éprouve un malaise, comme si quelqu’un me faisait un lavage de cerveau, comme si ce qui se passe ressemblait à un exercice d’hypocrisie.
Un peu de manipulation ne me dérange pas. Après tout, ce n’est pas un hasard si les émeutes au Tibet ont commencé à la veille des Jeux olympiques de Pékin. Pas de problème. Un peuple luttant pour sa liberté a le droit d’utiliser toutes les occasions qui se présentent pour renforcer son combat.
Je soutiens les Tibétains même s’il est évident que les Américains exploitent ce combat à leurs propres fins. Il est clair que la CIA a prévu et organisé les émeutes, et que les médias américains sont à la tête de la campagne internationale en cours. Cela fait partie de la lutte souterraine qui oppose les Etats-Unis, la super-puissance à l’œuvre et la Chine, la super-puissance montante – une nouvelle version du « grand jeu » qui s’est déroulé en Asie centrale au 19ème siècle entre l’Empire britannique et la Russie. Le Tibet est un pion dans ce jeu.
Je suis même prêt à ignorer le fait que les gentils Tibétains ont organisé un progrom meurtrier contre des Chinois innocents, tuant des femmes et des homes et incendiant des maisons et des échoppes. De tels excès détestables peuvent se produire lors de combats de libération.
Non, ce qui me gêne vraiment, c’est l’hypocrisie des medias internationaux. Ils se déchaînent à propos du Tibet. Dans des milliers d’éditoriaux et de talk-shows, ils maudissent et invectivent la méchante Chine. On dirait que les Tibétains sont le seul peuple de la terre dont le droit à l’indépendance est nié par la force brutale, que si seulement la Chine enlevait ses mains sales des moines en tunique, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il n’y a aucun doute que les Tibétains ont le droit de diriger leur propre pays, d’enrichir leur culture unique, de valoriser leurs institutions religieuses et d’empêcher des occupants étrangers de les étouffer.
Mais est-ce que les Kurdes de Turquie, d’Irak, d’Iran et de Syrie n’ont pas le droit à la même chose ? Et les habitants du Sahara occidental dont le territoire est occupé par le Maroc ? Et les Basques d’Espagne ? Et les Corses ? La liste est longue.
Pour les medias internationaux adoptent-ils un combat pour l’indépendance mais en ignorent un autre ? Qu’est-ce qui rend le sang d’un Tibétain plus rouge que celui de milliers d’Africains du Congo oriental ?
Je ne cesse d’essayer de trouver une réponse satisfaisante à ce mystère. En vain.
Emmanuel Kant nous demandait : “Agissez comme si le principe par lequel vous agissez était sur le point de devenir une loi universelle de la nature ». (Comme philosophe allemand, il l’exprimait dans un langage bien plus complexe). Est-ce que l’attitude envers le problème tibétain se conforme à cette règle ? Reflète-t-elle notre attitude envers la lutte pour l’indépendance de tous les autres peuples opprimés ?
Pas du tout.
(…)
Ceci nous amène évidemment à la question palestinienne.
Dans la compétition pour la sympathie des medias internationaux, les Palestiniens n’ont pas de chance. Selon toutes les normes objectives, ils ont le droit à une indépendance pleine et entière, comme les Tibétains. Ils habitent un territoire défini, ils sont une nation particulière, une frontière établie existe entre eux et Israël. Il faudrait vraiment avoir l’esprit tordu pour nier ces faits.
Mais les Palestiniens souffrent de plusieurs cruels coups du sort : le peuple qui les opprime revendique pour lui-même le statut de victime suprême. Le monde entier compatit avec les Israéliens parce que les Juifs ont été les victimes du crime le plus terrible du monde occidental. Ceci crée une situation étrange : l’oppresseur est plus populaire que la victime. Tous ceux qui soutiennent les Palestiniens sont automatiquement soupçonnés d’antisémitisme et de négation de l’Holocauste.
En outré, la grande majorité des Palestiniens sont musulmans (personne ne se soucie des chrétiens palestiniens). Comme l’Islam suscite la peur et la détestation de l’Occident, la lutte des Palestiniens est automatiquement devenue une partie de la menace informe et sinistre du « terrorisme international ». Et depuis les assassinats de Yasser Arafat et du Cheikh Ahmed Yassin, les Palestiniens n’ont pas de leader incontournable – ni au sein du Fatah, ni au Hamas.
Les medias internationaux versant des larmes sur le people tibétain, dont la terre leur est retirée par les occupants chinois. Qui se soucie des Palestiniens, dont la terre leur est confisquée par nos colons ?
Dans le tumulte mondial sur le Tibet, les porte-parole israéliens se comparent – aussi étrange que cela puisse paraître – aux pauvres Tibétains, pas aux méchants Chinois. Pour beaucoup, cela paraît tout à fait logique.
Si Kant ressortait de sa tombe demain et si on l’interrogeait sur les Palestiniens, il répondrait sûrement : « Donnez leur ce que vous pensez que chacun devrait recevoir, et ne me réveillez plus pour des questions aussi bêtes ».
dimanche 6 avril 2008
France 1968: year to remember|1Apr06|Socialist Worker
France 1968: year to remember|1Apr06|Socialist Worker
Partout dans la presse on parle de mai 1968, parfois pour expliquer, parfois pour mentir. Pour ceux qui lisent l'anglais, ce lien vous montre un article d'un journal révolutionnaire anglais qui tente de résumer l'importance de mai 1968.
Partout dans la presse on parle de mai 1968, parfois pour expliquer, parfois pour mentir. Pour ceux qui lisent l'anglais, ce lien vous montre un article d'un journal révolutionnaire anglais qui tente de résumer l'importance de mai 1968.
mercredi 2 avril 2008
les lycéens et lycéennes en lutte YouTube - sauvons nos options act 1/2
YouTube - sauvons nos options act 1/2
Ce video a été fait par des lycéens en lutte pour empêcher la suppression de postes d'enseignant.
Ce video a été fait par des lycéens en lutte pour empêcher la suppression de postes d'enseignant.
Coordination nationale des collectifs unitaires
Le besoin d'une force militante puissante à gauche de la gauche est évidente. Mais il n'y a pas accord sur comment procéder pour la constituer. La LCR a lancé (et je participe à) la construction d'un "nouveau parti anticapitaliste". La coordination nationale des collectifs unitaires a voté les résolutions ci-dessous.
Dans des dizaines de villes lors des élections municipales, ces deux forces ont réussi à travailler ensemble, se présenter sur les mêmes listes. Quelle collaboration est possible nationalement? L'avenir de la gauche de la gauche en dépend.
Motions adoptées par la Coordination nationale des collectifs unitaires tenue les 29 et 30 mars 2008
Une discussion a eu lieu au sujet du << nom >> et a abouti à la solution << provisoire >> suivante.
La dénomination nationale de notre mouvement sera désormais :
<< Coordination nationale des collectifs unitaires. Pour une alternative au libéralisme >>
En fait : nous avons opté, au consensus, pour affirmer notre nom, dans la continuité. Nous disons ce que nous sommes, ce que nous visons, ce que nous faisons.
Nous comprenons bien que notre difficulté à nous accorder sur un nom, en décembre et depuis, a une cause réelle. Si nous faisons un réel pas en avant, tenue des Etats généraux, par exemple, ou une autre situation, sans doute sera-t-il proposé de changer de nom pour correspondre mieux à la réalité. En attendant, nous avons une continuité à assurer, des échecs à surmonter, une avancée à permettre aux centaines de milliers de personnes qui veulent une alternative à ce système.
Nous savons que la référence au libéralisme reste comme référence des politiques qu'il faut rejeter, vaincre et remplacer. Nous ne voulons donc pas nous contenter d'être << anti-<< ; nous affirmons donc que nous voulons que s'affirme une alternative. Pour se consolider et peser assez dans la société, elle doit regrouper de multiples expériences, courants d'idées, pratiques sociales. Un autre monde est possible ? Certes. Il est nécessaire ? Certainement. Cela s'appelle regrouper les forces pour permettre une alternative.
Cette dénomination nationale n'empêche aucunement les collectifs locaux qui le souhaitent de conserver le nom qu'ils se sont choisi antèrieurement et sous lequel ils sont connus
Par ailleurs, l'exécutif est mandaté pour proposer logo et moyens de visibilité.
Motions adoptées à la coordination nationales des 29 et 30 mars.
Nous tenons à rappeler que les motions votées dans le cadre de la coordination des collectifs unitaires sont issues des discussions des collectifs et qu'elles ne visent pas à créer un quelconque centralisme.
Chaque collectif reste évidemment libre de les apprécier et de les prendre en compte en fonction de son expérience pratique et de sa propre réflexion.
Motion sur les états généraux
Nous maintenons la perspective des Etats Généraux dans les termes où ils ont été définis lors de nos Assises, car nous pensons qu'ils sont une nécessité absolue :
<< Nous décidons de proposer à l'ensemble des forces concernées de préparer des États généraux de la gauche de transformation sociale afin de construire ce rassemblement. Il s'agit évidemment des réseaux, des milliers de militant-es des associations et des syndicats du mouvement social, des citoyen-nes non-encarté-es qui aspirent à la création d'un tel rassemblement, de toutes les forces du Non de gauche du 29 mai, des courants politiques, des partis politiques, qui aspirent à la création d'un tel rassemblement visant une alternative radicale au système dominant d'un capitalisme prédateur. >>.
Cette perspective politique n'a pour le moment été reprise par aucune force politique constituée, excepté les Alternatifs. Pour contourner ce blocage au niveau national, nous proposons d'entamer la démarche au niveau local. Donc, nous invitons partout les collectifs à prendre des initiatives (rencontres, forums, débats) adressées à toutes les forces de la Gauche de Transformation Sociale et écologique, pour créer les conditions de la mise en OEuvre des Etats Généraux.
Nous mandatons le secrétariat national pour prendre tout contact afin d'organiser les Etats Généraux dans les meilleurs délais.
Motion sur la présidence française de l'Union européenne
"Deux éléments importants vont marquer l'année à venir :
- A partir du 1er juillet 2008 la présidence française de l'Union européenne,
- Au printemps 2009, les élections européennes
La coordination nationale des collectifs unitaires est partie prenante de la construction d'un cadre permanent d'action sur les questions européennes. Elle souhaite que les initiatives prises à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne aient une dimension européenne et que des contacts soient pris à cette fin. Elle invite aussi les membres des collectifs à être partie prenante du Forum social européen (FSE).
Motion sur les élections européennes
"Pour les élections européennes de 2009, la coordination nationale des collectifs unitaires (Pour une alternative au libéralisme) appelle à la constitution de listes de large union des partisans d'une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale.
Elle propose à toutes les forces de gauche qui ont dit non au TCE en 2005 et qui ont refusé la ratification anti-démocratique du traité de Lisbonne en 2008 d'engager sans attendre des discussions sur cette perspective."
Motion sur les rapports avec la LCR * :
La coordination nationale des collectifs unitaires, réunie les 29 et 30 mars 2008, a évoqué l'initiative de la LCR de lancer un << nouveau parti anticapitaliste >> (NPA). Connaissance prise du compte rendu de la rencontre d'une délégation du secrétariat avec une délégation de la direction de la LCR :
* Elle rappelle que la constitution d'une grande force de la gauche de transformation sociale et écologique nécessite un processus unitaire qui prenne en considération la grande diversité des courants, sensibilités, histoires, mémoires, traditions, et parcours individuels des militantes et des militants.
* Elle constate que le projet de << NPA >>, déjà lancé, ne correspond pas à notre démarche unitaire et de rassemblement, telle qu'elle a été définie lors de nos Assises, et que la LCR n'entend construire que sur des adhésions individuelles, sans dialogue organisé avec d'autres courants.
* Elle considère que les collectifs n'ont pas vocation à être, en tant que tels, partie prenante de cette construction.
* Elle considère que le débat doit se poursuivre avec la LCR, comme avec l'ensemble des forces de la gauche de transformation sociale et écologique, dans le respect des décisions prises aux Assises et lors des réunions de la coordination.
* Elle réaffirme en particulier la proposition faite à la LCR - et le cas échéant à l'organisation qui viendrait à lui succéder - de coorganiser les États Généraux d'une véritable force unitaire de la transformation sociale et écologique.
· * Sont reproduits en annexe, pour développer plus les références des discussions récentes avec la LCR, l'adresse diffusée à l'occasion de leur congrès, le compte rendu de notre dernière rencontre par notre délégation et celle publiée par la LCR dans la Lettre Rouge du 27 mars.
Dans des dizaines de villes lors des élections municipales, ces deux forces ont réussi à travailler ensemble, se présenter sur les mêmes listes. Quelle collaboration est possible nationalement? L'avenir de la gauche de la gauche en dépend.
Motions adoptées par la Coordination nationale des collectifs unitaires tenue les 29 et 30 mars 2008
Une discussion a eu lieu au sujet du << nom >> et a abouti à la solution << provisoire >> suivante.
La dénomination nationale de notre mouvement sera désormais :
<< Coordination nationale des collectifs unitaires. Pour une alternative au libéralisme >>
En fait : nous avons opté, au consensus, pour affirmer notre nom, dans la continuité. Nous disons ce que nous sommes, ce que nous visons, ce que nous faisons.
Nous comprenons bien que notre difficulté à nous accorder sur un nom, en décembre et depuis, a une cause réelle. Si nous faisons un réel pas en avant, tenue des Etats généraux, par exemple, ou une autre situation, sans doute sera-t-il proposé de changer de nom pour correspondre mieux à la réalité. En attendant, nous avons une continuité à assurer, des échecs à surmonter, une avancée à permettre aux centaines de milliers de personnes qui veulent une alternative à ce système.
Nous savons que la référence au libéralisme reste comme référence des politiques qu'il faut rejeter, vaincre et remplacer. Nous ne voulons donc pas nous contenter d'être << anti-<< ; nous affirmons donc que nous voulons que s'affirme une alternative. Pour se consolider et peser assez dans la société, elle doit regrouper de multiples expériences, courants d'idées, pratiques sociales. Un autre monde est possible ? Certes. Il est nécessaire ? Certainement. Cela s'appelle regrouper les forces pour permettre une alternative.
Cette dénomination nationale n'empêche aucunement les collectifs locaux qui le souhaitent de conserver le nom qu'ils se sont choisi antèrieurement et sous lequel ils sont connus
Par ailleurs, l'exécutif est mandaté pour proposer logo et moyens de visibilité.
Motions adoptées à la coordination nationales des 29 et 30 mars.
Nous tenons à rappeler que les motions votées dans le cadre de la coordination des collectifs unitaires sont issues des discussions des collectifs et qu'elles ne visent pas à créer un quelconque centralisme.
Chaque collectif reste évidemment libre de les apprécier et de les prendre en compte en fonction de son expérience pratique et de sa propre réflexion.
Motion sur les états généraux
Nous maintenons la perspective des Etats Généraux dans les termes où ils ont été définis lors de nos Assises, car nous pensons qu'ils sont une nécessité absolue :
<< Nous décidons de proposer à l'ensemble des forces concernées de préparer des États généraux de la gauche de transformation sociale afin de construire ce rassemblement. Il s'agit évidemment des réseaux, des milliers de militant-es des associations et des syndicats du mouvement social, des citoyen-nes non-encarté-es qui aspirent à la création d'un tel rassemblement, de toutes les forces du Non de gauche du 29 mai, des courants politiques, des partis politiques, qui aspirent à la création d'un tel rassemblement visant une alternative radicale au système dominant d'un capitalisme prédateur. >>.
Cette perspective politique n'a pour le moment été reprise par aucune force politique constituée, excepté les Alternatifs. Pour contourner ce blocage au niveau national, nous proposons d'entamer la démarche au niveau local. Donc, nous invitons partout les collectifs à prendre des initiatives (rencontres, forums, débats) adressées à toutes les forces de la Gauche de Transformation Sociale et écologique, pour créer les conditions de la mise en OEuvre des Etats Généraux.
Nous mandatons le secrétariat national pour prendre tout contact afin d'organiser les Etats Généraux dans les meilleurs délais.
Motion sur la présidence française de l'Union européenne
"Deux éléments importants vont marquer l'année à venir :
- A partir du 1er juillet 2008 la présidence française de l'Union européenne,
- Au printemps 2009, les élections européennes
La coordination nationale des collectifs unitaires est partie prenante de la construction d'un cadre permanent d'action sur les questions européennes. Elle souhaite que les initiatives prises à l'occasion de la présidence française de l'Union européenne aient une dimension européenne et que des contacts soient pris à cette fin. Elle invite aussi les membres des collectifs à être partie prenante du Forum social européen (FSE).
Motion sur les élections européennes
"Pour les élections européennes de 2009, la coordination nationale des collectifs unitaires (Pour une alternative au libéralisme) appelle à la constitution de listes de large union des partisans d'une Europe sociale, démocratique et écologique, en rupture avec la domination des marchés financiers et la mondialisation libérale.
Elle propose à toutes les forces de gauche qui ont dit non au TCE en 2005 et qui ont refusé la ratification anti-démocratique du traité de Lisbonne en 2008 d'engager sans attendre des discussions sur cette perspective."
Motion sur les rapports avec la LCR * :
La coordination nationale des collectifs unitaires, réunie les 29 et 30 mars 2008, a évoqué l'initiative de la LCR de lancer un << nouveau parti anticapitaliste >> (NPA). Connaissance prise du compte rendu de la rencontre d'une délégation du secrétariat avec une délégation de la direction de la LCR :
* Elle rappelle que la constitution d'une grande force de la gauche de transformation sociale et écologique nécessite un processus unitaire qui prenne en considération la grande diversité des courants, sensibilités, histoires, mémoires, traditions, et parcours individuels des militantes et des militants.
* Elle constate que le projet de << NPA >>, déjà lancé, ne correspond pas à notre démarche unitaire et de rassemblement, telle qu'elle a été définie lors de nos Assises, et que la LCR n'entend construire que sur des adhésions individuelles, sans dialogue organisé avec d'autres courants.
* Elle considère que les collectifs n'ont pas vocation à être, en tant que tels, partie prenante de cette construction.
* Elle considère que le débat doit se poursuivre avec la LCR, comme avec l'ensemble des forces de la gauche de transformation sociale et écologique, dans le respect des décisions prises aux Assises et lors des réunions de la coordination.
* Elle réaffirme en particulier la proposition faite à la LCR - et le cas échéant à l'organisation qui viendrait à lui succéder - de coorganiser les États Généraux d'une véritable force unitaire de la transformation sociale et écologique.
· * Sont reproduits en annexe, pour développer plus les références des discussions récentes avec la LCR, l'adresse diffusée à l'occasion de leur congrès, le compte rendu de notre dernière rencontre par notre délégation et celle publiée par la LCR dans la Lettre Rouge du 27 mars.
mardi 1 avril 2008
POUR QUI SE BATTAIT LE SOLDAT RYAN ?

POUR QUI SE BATTAIT LE SOLDAT RYAN ?
Pour gagner de l'argent, j'écris (entre autres choses) des exercices de langue pour des romans simplifiés vendus à ceux qui veulent améliorer leur anglais. Actuellement je travaille sur "Il faut Sauver le soldat Ryan" (Saving Private Ryan) un texte d'après le film de Spielberg, en partie propagande de guerre (Il faut mourir ou tuer pour devenir un vrai homme...)
Alors, justement le moment de vous livrer cet article de mon ami, Claude Meunier "Pour qui se battait le soldat Ryan?"...
Israël: le rapport qui dérange (en français) : Affaires étrangères
Israël: le rapport qui dérange (en français) : Affaires étrangères
L'occupation israéliënne qui vise à étouffer le peuple palestinien.
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