vendredi 30 mai 2008

Interview de Clémentine Autain

Clémentine Autain réagit à l'initiative du porte-parole de la LCR de fédérer les courants anticapitalistes au sein d'un nouveau parti, le NPA.
Recueilli par Mathieu Ecoiffier
LIBERATION.FR : jeudi 29 mai 2008
Après une pause politique, Clémentine Autain, figure de la gauche antilibérale et ex-adjointe de Delanoë à Paris, sort du bois. Elle interpelle les initiateurs du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d’Olivier Besancenot dans une tribune aux cotés du philosophe Michel Onfray et de Luc Boltansky, publiée dans Le Monde daté de vendredi. Besancenot entend effectivement recréer, d'ici la fin de l'année, un nouveau parti sur les cendres de la LCR. Simple lifting ou véritable volonté de rééer un mouvement de rassemblement ? Clémentine Autain réclame des éclaircissements.
Pourquoi interpellez-vous les initiateurs du Nouveau parti anticapitaliste et craignez-vous un certain sectarisme de la part ?
Contrairement au PCF, aux Verts ou à la gauche des Verts, la LCR a le mérite de faire une proposition pour créer une force nouvelle. Beaucoup de gens se reconnaissent dans le discours public d’Olivier Besancenot, mais n’ont pas envie de rejoindre la LCR, même sous une forme relookée. Voilà pourquoi nous posons des questions politiques à la Ligue. Non pas dans un état d’esprit revanchard ou de défiance a priori. Mais pour obtenir une clarification sur ce que les initiateurs du NPA veulent vraiment faire.
Sur quels points demandez-vous une clarification?
Olivier Besancenot appelle les héros du quotidien, ceux qui luttent dans les entreprises, à rejoindre le NPA. Mais qu’est-ce qui nous prouve qu’ils veulent réellement dépasser la matrice trotskiste ? Pourquoi ne cherchent-il pas activement à fédérer d’autres courants politiques. Pensent-ils détenir seuls les clés pout construire cette nouvelle force dont la gauche à besoin.

Que le NPA se dise «anticapitaliste» vous gêne?
Qu’il s’affirme anticapitaliste, d’accord. Mais la question est surtout de savoir si cette nouvelle formation se fixera comme objectif de sortir de la contestation pour porter un projet politique transformateur, en positif. Et non pas un simple cahier de revendications.

Et quid de l’indépendance absolue vis-à-vis du PS ?
Dans les fondamentaux du NPA, il y a l’indépendance avec le parti socialiste. Ça nous va. A la condition de ne pas fermer le débat sur les formes et les conditions de cette indépendance. Nous posons ces questions car nous estimons qu’il y a des contradictions entre la parole publique et ce que nous connaissons de la tradition et des pratiques de la LCR.

Si le dialogue s’installe, seriez-vous prête à un rapprochement avec le NPA?
Notre état d’esprit est constructif. La LCR a une part de responsabilité dans l’échec de la candidature unitaire antilibérale à la dernière présidentielle. Mais les torts sont partagés. Nous avons tenté de construire un rassemblement par des accords politiques entre des forces constituées. Ça n’a pas marché. Une nouvelle séquence politique s’ouvre. Compte tenu de l’écho rencontré par Olivier Besancenot dans l’opinion publique, les initiateurs du NPA ont une responsabilité particulière dans la période, à fermer ou à ouvrir. S’il fait l’impasse sur le mélange des traditions culturelles et politiques de gauche, si les militants communistes, écolos et ex-socialistes ne se retrouvent pas dans le NPA, cela ne marchera pas. Il est donc important de dialoguer avec eux.

Un article du monde

Point de vue
Adresse aux initiateurs du NPA
LE MONDE | 29.05.08 | 13h19 • Mis à jour le 29.05.08 | 13h20


her(e)s camarades,

Forts de la popularité d'Olivier Besancenot, vous proposez de lancer une nouvelle organisation politique, surnommée le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA). Consternés par l'état de la gauche, nous sommes ravis que vous fassiez une proposition. On ne peut malheureusement pas en dire autant des autres organisations de la gauche critique : PCF, Verts, gauche du PS n'ont à ce jour rien soumis de tel. Nous avons manqué une occasion historique de bâtir une force nouvelle avec l'échec de la candidature unitaire antilibérale en 2007. Si vous avez votre part de responsabilités, nous sommes prêts à passer outre aujourd'hui, tant les torts sont partagés.


Pourtant, plusieurs éléments nous incitent à la prudence. Si nous sommes d'accord avec la nécessité de créer une nouvelle force, la question est de savoir quelle organisation constituer et comment. Le dépassement de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) par le nouveau parti sera-t-il réel ou de pure forme ? Il est troublant de constater la posture de fermeture de la LCR à l'égard des différents acteurs et courants de la gauche naguère appelée "antilibérale", au moment même où l'organisation est censée s'ouvrir et muter. Les rencontres initiées par la LCR auprès de ses partenaires potentiels restent quasi introuvables.

La volonté de s'adresser aux seuls "héros du quotidien", au détriment des forces constituées de la gauche de gauche, n'est-elle pas une manière de construire à partir de la seule matrice trotskiste ? Si nous sommes convaincus des limites d'une construction "par le haut" de la force nouvelle - ces tentatives ont, il est vrai, à plusieurs reprises échoué ces dernières années -, nous pensons que l'on ne peut faire l'impasse sur la recherche active d'un spectre suffisamment large de sensibilités, de cultures et de traditions de la gauche d'alternative pour pouvoir engager un mouvement populaire et durable. Si la LCR s'est ouverte aux catégories populaires, elle est encore très loin d'être le "grand parti de la classe ouvrière" ! Avez-vous, au fond, renoncé réellement à rester purs entre vous, dans l'attente du Grand Soir ?

Pensez-vous que la LCR possède, à elle seule, les ressources pour fabriquer le parti politique dont la gauche a besoin, capable de rivaliser avec le PS ? L'enjeu est de résister à cette droite arrogante qui démantèle les acquis sociaux, joue sur les peurs et promeut à tous les niveaux la concurrence entre les individus. Il est urgent de répartir les richesses autrement, de changer de modèle de développement, de repenser les conditions de nos libertés et la définition de nos droits.

Une posture uniquement défensive ne fera pas le compte. Or, le concept phare du NPA, l'"anticapitalisme", ne contient-il pas cette limite dans son intitulé même ? Se définir "pour" et non "contre", porter un projet et non un cahier de revendications, nous semblent des conditions incontournables pour convaincre et faire avancer nos objectifs. Car nous avons à concourir sérieusement dans le cadre démocratique, ne serait-ce que pour le transformer.

On nous rétorquera que la rue, la grève, la contestation sont les moteurs des ruptures. C'est vrai. On en a aussi vu les limites, en 1968 ou en 1995. Faire l'impasse sur la traduction des contestations dans le champ politique attise les conservatismes. L'enjeu est de construire un autre rapport de force interne à la gauche et de combattre la division du travail : "au PS la gestion et à nous la contestation". Enfin, vous prônez l'indépendance vis-à-vis du PS : cela nous convient, à la condition de ne pas fermer le débat sur les conditions et les formes de cette indépendance.

En dépit de ces préoccupations qui rendent de très nombreux militants actuels ou potentiels frileux à votre égard, qu'est-ce qui nous séduit ? Une proposition nouvelle (enfin), nous l'avons dit. Un enthousiasme partagé, notamment dans les catégories populaires, pour les prises de parole d'Olivier Besancenot qui donnent un coup d'air frais à des débats politiques poussiéreux et ronronnants. Une clarté de positionnement : à gauche, pas un peu, pas en tortillant ni en s'excusant, mais franchement.

Un propos à la fois idéologique, permettant de garder le cap à gauche, et concret pour parler du quotidien à des millions de gens, des conséquences palpables des politiques réactionnaires comme de la logique capitaliste. Une solidarité avec les luttes quand d'autres traînent les pieds pour apporter leur soutien. Une participation active à la reconquête de l'hégémonie culturelle, en popularisant la nécessité d'une autre répartition des richesses, le soutien aux sans-papiers comme aux paysans du Sud, victimes du productivisme, la défense intransigeante des services publics...

Une gauche fière de son ancrage, en phase avec les mobilisations, qui met en cause tous les rapports de domination, assume le renouvellement générationnel pour parler au monde d'aujourd'hui et propose de dépasser les clivages anciens - Olivier Besancenot a d'ailleurs coutume de dire qu'il n'est pas trotskiste. Ce dernier apparaît comme un jeune homme de son temps, un acteur politique qui donne envie de se battre, de s'engager. Comment la gauche peut-elle profiter, dans la durée, de ses atouts ? Comment traduire en force politique ce que tant de gens attendent de lui, sans pour autant se laisser prendre à la magie des baromètres de popularité, qui lui sont aujourd'hui favorables ?

Dans ce que vous donnez à voir, il existe des contradictions, des ambiguïtés. Une clarification entre une option visant à cultiver le petit pré carré de l'extrême gauche et une autre à même de jouer grand angle permettrait d'emmener le plus d'énergies possible. Tel est le sens de ce message. C'est un débat politique constructif que nous voulons ouvrir publiquement avec vous.


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Clémentine Autain, féministe ;
Luc Boltanski, sociologue ;
Elisabeth Claverie, ethnologue ;
Frédéric Lebaron ;
Michel Onfray, philosophe ;
Arnaud Viviant, écrivain et journaliste.




Article paru dans l'édition du 30.05.08

jeudi 29 mai 2008

Nous ne voulons pas partir pour tuer et mourir!

jeudi 29 mai 2008 (03h14) :
Non à Bush, non à la guerre, non à l’OTAN.
Communiqué de la LCR.

Après avoir participé au sommet Union européenne-Etats-Unis en Slovénie, Bush viendra en France, les 13 et 14 juin, invité par Sarkozy, dans le cadre de sa dernière tournée des popotes des gouvernements européens.

Cette rencontre des deux présidents qui, l’un comme l’autre, battent des records d’impopularité sera l’occasion de dire, dans la rue, notre rejet d’une politique entièrement au service des multinationales et de classes privilégiées qui engendre « la guerre sans limite » contre les pays pauvres.

C’est pourquoi la LCR se joint aux organisations signataires* d’un appel à manifester le samedi 14 juin. Nous dirons non à la guerre, non à l’Otan, retrait immédiat des troupes impérialistes d’Irak comme d’Afghanistan !

Dans ce cadre, à l’initiative du collectif « Otan-Afghanisatan, ni guerre ni alliance militaire » a lieu jeudi 29 mai une conférence de presse pour dénoncer la politique de Sarkozy qui a décidé l’envoi de 700 hommes en renfort en Afghanistan et annoncé la réintégration par la France du commandement de l’Otan et son alignement sur Bush. La LCR y participera et vous y invite. La conférence de presse se déroulera à l’Assemblée nationale, salle 1, 3 rue Aristide Briand

*PCF, PRS, Verts, JCR,Mars, Mouvement de la Paix et MRAP, AAW, ACG, CCIPPP, Génération Palestine, GUPS, Nawaaye-Afghanistan, Comité des iraniens contre la guerre, MIR, Associations des réfugiés palestiniens Le 28 mai 2008.




De : LCR
jeudi 29 mai 2008

mercredi 28 mai 2008

Sarkozy a peur


Même si Sarkozy continue à lancer de nombreuses attaques contre nos conditions de vie, il ne faut pas croire qu'il n'a pas peur des mobilisations en cours. S'il annonce tout d'un coup que les 35 heures resteront la durée légale du travail, s'il reporte la décision de construire un nouveau porte-avions, c'est qu'il a bien comris que l'ambiance de résistances (enseignants, pêcheurs, et grèves dans l'industrie) ne s'y prête pas.

A nous de généraliser la résistance et lui faire encore plus peur.

Menotté, couché par terre, tué par les gendarmes

Les gendarmes résignés au calme

Un prisonnier menotté est tué par balles (7 balles tirées!) en tentant de s'évader.
Bien évidemment, la radio et les journaux vont se remplir d'interviews de sa famille en pleurs, des représentants de la communuaté à laquelle il appartenait, et il y aura une condamnation générale.

Ah non, pas cette fois. cette fois il y aura une manifestation de soutien au gendarme!

Qui sont les criminels?

Un bloc de béton en mémoire des déportés homosexuels


Un bloc de béton en mémoire des déportés homosexuels

Et une petite victoire contre l'homophobie!

mardi 27 mai 2008

Rue 89 : le foulard en France

Voile: ce sont celles qui le portent qui en parlent le mieux | Rue89

Vous trouverez ici un article concernant le livre "Les filles voilées parlent", ainsi que quelques entretiens video.

Comment avance le Nouveau parti anticapitaliste?

Rouge Article

Cet article de Rouge (suivez le lien) fait le point sur la construction des comités NPA, en termes de nombres et de thèmes abordés. A mon humble avis, il faut s'y impliquer!

Le retour de Lénine

International Socialist Review

Cet article (en anglais) tiré de l'International Socialist Review aux Etats Unis explique pourquoi les idées de Lénine peuvent encore servir aux anticapitalistes.
Vous pouvez également lire (en français) le dossier de la revue Socialisme International "En défense de Lénine".

Gay pride à Sao Paolo

lundi 26 mai 2008

Lettre ouverte de l'Association Générale des étudiants de Nanterre

Ci-dessous une réponse à l'article dans Charlie Hebdo au sujet de l'Université de Nanterre. Sans être d'accord avec tout ce que dit l'AGEN, je crois qu'une réponse ferme aux déformations de Charlie Hebdo s'imposait.


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Lettre ouverte de l'AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre) à la rédaction de Charlie Hebdo

Le 23 mai 2008

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=100247

40 ans après mai 68, Charlie Hebdo fantasme sur commande

Charlie Hebdo dans sa livraison du 30 avril 2008 publie un « reportage » halluciné sur la fac de Nanterre « 40 ans après mai 68 ». Idée ni originale ni impertinente mais qui va permettre de déverser un nombre record de médiamensonges. L'article se résume à un montage bourré d'intox, de bidonnages et de préjugés rendant un fier service à une direction universitaire qui n'en attendait pas tant.

Sous forme d'un long article « richement » illustré, les lecteurs sont invités à parcourir une pseudo-enquête sur la fac de Nanterre en 2008.

Que s'agit-il de prouver coûte que coûte ? Avant tout, pour la journaliste dénommée Agathe André, il faut montrer que la cité-u de Nanterre est un cloaque dangereux où les filles se prostituent pour une piaule, ou encore, comble de subtilité, que la fac est dominée par d'abjects racistes chasseurs de juifs. Nul besoin de prouver, on peut balancer n'importe quoi, de toute façon qui vérifiera ? Mais surtout ce type de description menaçante de la cité-u correspond au projet très actuel de détruire la cité-u, c'est-à-dire de lui retirer son caractère social. Un nettoyage social et ethnique qui frappe des dizaines d'étudiants.

Le fond de cet article ? S'appuyer sur le mythe de la cité-u de Nanterre en 68 pour présenter les étudiants d'aujourd'hui (notamment les résidentes de la cité-u) comme des êtres prostrés dans la peur, menacés par l'embrigadement islamiste et aspirant aux délices de l'ordre policier. Autant de bobards qui alimentent le fond de commerce habituel du consensus sécuritaire et de l'antiracisme sélectif. En somme, une autre manière, journalistique cette fois ci, de « liquider mai 68 ».

Intox. Dès le chapeau de l'article on apprend que « les étudiantes réclament des vigiles pour protéger leur vertu et tapinent pour boucler leur fin de mois ». Derrière le clinquant des formules, d'où viennent ces assertions ? Où et quand s'est exprimée cette revendication ? Au fond, on ne le saura jamais. Et pour cause. Sur la soi-disant demande de vigiles pour le « coupe-gorge » que serait devenue la cité-u, les seules « sources » citées sont justement deux piliers du sécuritaire à Nanterre. A savoir, Jean-Luc Guinot , responsable sécurité, chef des vigiles, qui prétend qu'avant son arrivée la fac était comme une cité, zone de non-droit gangrénée par « les gauchistes et la criminalité » , mais aussi la dénommée Baya Raghis qui mène une carrière dans un bureau lustré où elle est en charge du "dossier" des filles agressées du campus.

Qui ne fait pas d'enquête n'a pas le droit à la parole. Nous sommes fondateurs de l'ARENE (Association es Résidents de Nanterre). Nous sommes donc les mieux placés pour savoir que jamais une telle demande d'augmentation des vigiles n'a existé. Pour une raison simple d'abord : lorsque J.L Guinot a envoyé des maîtres-chiens à la cité-u il y a quelques années, ce sont justement ces derniers qui ont menacé, agressé et harcelé les résidentes ! A la demande unanime des résidents, ils ont été retirés illico. On pourrait ajouter que les vigiles de Nanterre n'ont jamais protégé les étudiant(e)s mais qu'à l'inverse ils ont régulièrement attaqué les mouvements étudiants (cf. les vidéos sur dailymotion si notre journaliste veut approfondir son 'enquête'). En fait, ce n'est pas une demande de vigiles mais de changement complet de leur rôle qui a pu être entendu du côté des étudiants. Nuance. Mais il existe une raison plus grave encore à la méfiance qu'inspire le service des vigiles à Nanterre. Cette année lorsqu'une résidente a effectivement subi une agression violente sur le chemin du RER aucune de ses requêtes auprès de la direction n'a été prise en compte. Elle-même et les résidents (à plusieurs centaines et par voie de pétition) ont demandé entre autres que l'avocat du CROUS soit mis à sa disposition gracieusement (et non pas qu'il serve comme aujourd'hui à poursuivre les résidents pauvres que le CROUS chasse en nombre) ou encore que les images de la vidéosurveillance soient mises à sa disposition. Aucune de ces demandes pourtant minimales n'a été satisfaite. Les directions de l'université et du CROUS n'ont même pas daigné la recevoir. En définitive, l'affichage sécuritaire en direction des filles agressées n'est qu'une couverture habile de la répression de toute contestation (en 5 ans, on compte une dizaine d'attaques par les vigiles de mouvements étudiants).

Conclusion : force est de constater que notre 'journaliste' a déformé les faits. Au bénéfice de qui ?

Pourquoi nourrir l'image apocalyptique d'une cité-u effrayante ? Pourquoi passer sous silence le cas de Marco étudiant poursuivi par le service de sécurité parce qu'il a participé avec des dizaines d'autres à la mobilisation contre la LRU ? Pourquoi ne pas mentionner l'occupation et les charges de CRS en novembre 2007, fait majeur des derniers mois ? A qui profite ces silences et ces intoxications médiatiques ?

Ce ne sont pas les comportements d'étudiants qu'il faut stigmatiser mais les agissements liberticides de la direction universitaire.

Dans l'article de Charlie Hebdo, Il s'agit au final d'agiter à nouveau un épouvantail au détriment des revendications étudiantes.

La tonalité faussement rebelle et provoc de l'article est basée sur le sexe (gros titres « ça bande mou dans le dortoir des filles »-« CRS desserrez les fesses »-« opprimés de tous les pays caressez-vous ») Il commence d'ailleurs par l'idée fausse mais ultra rabâchée que « mai 68 s'amorce par une belle histoire de cul » (les garçons dans le bâtiment des filles !). Grâce à ces procédés on évacue complètement les raisons de lutter d'hier à aujourd'hui.

Silence : on expulse ! Autre point litigieux. On ne peut que rester sidéré par le traitement réservé aux expulsions de résidents à la cité-U. Pas d'explication dans l'article sur les 257 chambres supprimées par la rénovation de la cité-u de Nanterre, pas un mot sur les descentes d'huissiers, les poursuites au tribunal et les opérations de police pour expulser manu militari les résidents en difficulté de paiement ou les redoublants (opérations du 15 mars 2006, 1er août 2006, juin 2007, 21 mai 2008). Sur ce point la parole est complaisamment laissée à la directrice de la cité-u qui justifie les expulsions en affirmant qu'il s'agit d'une « tripotée de faux étudiants ». Pourtant, il aurait été facile de confronter cette version à celle des résidents. Mais 'l'enquêtrice' n'a interrogé une porte-parole de l'ARENE que sous l'angle unique et obsessionnel de la sécurité ! N'obtenant pas les réponses escomptées notre journaliste en herbe a tout simplement occulté une voix dissonante.

Dans la même veine, la prostitution étudiante qui a fait la Une des médias ces derniers mois subit dans notre article un traitement on ne peut plus sensationnaliste. Ce fléau réel est vendeur. Il est aussi sarkocompatible. L'article exhibe des 'preuves' bien crasseuses mais invérifiables et sans intérêt sur « des annonces à peine masquées (…) qui foisonnent dans l'UFR de Droit » d'une déclaration d'une étudiante qui serait fière de faire ce « boulot qui rapporte plus que le Mc Do ».

L'antisémitisme imaginaire. Dernier bidouillage et non des moindres. Nous relèverons, celui des amalgames dignes d'un « choc des civilisations » à la sauce hexagonale. En effet, L'article continue sur sa lancée en abordant la présence aux élections universitaires cette année de l'EMF (Etudiants des Musulmans de France). On apprend, si il en était besoin, qu'il s'agit de la branche étudiante de l'UOIF créée en 1989 qui a choisi Nanterre comme base d'implantation dans la région parisienne. On n'apprend pourtant pas l'essentiel pour les luttes étudiantes, mais sûrement ne s'agit-il pas du but de l'article, soit l'opposition de l'EMF aux mouvements conte le CPE en 2006 et contre la LRU (loi sur l'autonomie) en 2007 ainsi que son copinage prolongé avec l'UNI branche universitaire de l'UMP.

Non l'essentiel ici c'est une fois de plus de coller les mots « voile »-« musulman »-« Dieudonné »-« Palestine »-« sale juif noir ». Et là encore c'est un bidonnage. L'article cite un « discours d'opprimé rodé » de l'EMF sur « l'islamophobie » puis passe sans transition à l'affirmation que la Palestine est la cause fédératrice de l'EMF pour introduire une déclaration d'un membre de l'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) sur l'idée que depuis « la seconde Intifada » (depuis l'an 2000 donc) les membres de l'UEJF en prennent « plein la gueule » comme lors « d'une conférence donnée en 2003 par Dieudonné sur la fac sur le 'nouvel antiracisme', tous les militants de l'UEJF étaient refoulés à l'accès. L'un d'entre nous, noir, a réussi à entrer. Quand il a donné sa vision des choses, il a été sifflé à coup de 'Sale Juif noir !.' ».

Là, c'est simple, tout est faux. Primo en 2003 comme les dates l'indiquent aucune structure se réclamant des « étudiants musulmans » n'était présente à l'époque à Nanterre. Si le regroupement ethnique ou religieux des étudiants nous semble une impasse, nous n'acceptons pas que l'on impute des faits (imaginaires de surcroît) à une catégorie d'étudiants pour mieux les diaboliser.

Ensuite, le meeting sur « le nouvel ordre raciste » a bien eu lieu en 2003 mais sans Dieudonné. C'était un meeting organisé par l'AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre) avec Saïd Bouamama (collectif des sans-papiers du Nord), Tarek du MIB ( Mouvement de l'immigration et des Banlieues) et un syndicaliste de la CGT d'Air France. Ce meeting portait sur les discriminations, le traitement injuste des immigrés et de leurs enfants et s'opposait au 'racisme respectable' qui s'exprimait dans la loi sur le voile. Certes, déjà à l'époque l'AGEN dénonçait la propagande assimilant le soutien à la Palestine à de l'antisémitisme comme une des formes affirmée du nouvel ordre raciste.

Quant à Dieudonné, nouvel épouvantail commode, s'il est bien venu sur la fac à l'époque de son lynchage médiatique pour le « sketch du rabbin », c'était en 2004, et pour présenter la liste Europalestine (soit, pour être honnête, bien avant ses amitiés politiques actuelles avec l'extrême- droite). A cette occasion l'étudiant « juif noir » qui s'est exprimé pour défendre la colonisation israélienne de la Palestine n'a pas été accueilli par des sifflets mais par les rires de l'amphi et une réponse argumentée de la tribune sur l'apartheid qui sévit au Proche-Orient. Les membres de l'UEJF se tenaient courageusement et volontairement à l'extérieur et lançaient quelques insultes à destination des partisans de la Palestine avant de repartir piteusement.

Troisièmement, les membres de l'UEJF qui jouent la victimisation inversent les faits : ceux qui en ont pris « plein la gueule » au sens propre en 2003 ce sont Brahim.B et Kamel.K, le premier est employé administratif de Nanterre, attaqué et gravement blessé sur le campus par une bande d'extrémistes pro-israéliens appelée par des membres de l'UEJF ; le second est militant de l'AGEN, attaqué et défiguré par 20 nervis de la LDJ (Ligue de Défense juive) à Paris le 30 décembre 2003 en présence d'un membre notoirement connu de l'UEJF. Ces faits ont donné lieu à des manifestations et à des procès durant lesquels l'implication de l'UEJF a été prouvée. Toutefois, ces deux agressions racistes n'ont donné lieu ni à une condamnation médiatique ni à des mesures disciplinaires dans l'université. C'est le règne du fameux deux poids, deux mesures.

Au final, nous pouvons être consternés mais non surpris d'être diffamés à ce point par un journalisme de commande. Illustrer des thèses fausses mais si réconfortantes doit être le prix à payer aujourd'hui pour parler et vendre la fac de Nanterre dans les médias. Charger les étudiants les plus défavorisés ou ceux qui sont solidaires du peuple palestinien n'est pas réservé aux CRS.

A coup sûr ce document constitue une pièce supplémentaire dans la vertigineuse chute dans le conformisme du journal Charlie Hebdo. Laborieux passage à l'ennemi d'un journal autrefois contestataire recyclé aujourd'hui dans la bien-pensance et les fonds de tiroir réactionnaires.

Lutter contre cette vision c'est refuser la criminalisation du mouvement étudiant.

Mais ce qui importe davantage encore pour nous, c'est que les luttes sur les campus reprennent de l'ampleur comme c'est le cas actuellement dans les campus marocains.

Qu'à l'occasion des 40 ans de mai 68 cent luttes fleurissent contre la répression sarkozyste, du côté des opprimés d'ici et d'ailleurs au-delà de la forteresse Europe !

AGEN

Association Générale des Etudiants de Nanterre

le dimanche 25 mai 2008 à 13h40

dimanche 25 mai 2008

Colloque "Femmes et sciences"


Ce n'est pas souvent que je parle sur mon blog de colloques universitaires. Souvent, dans mon domaine d' études des sociétés anglophones, ils concernent des champs extrêmement spécialisés. Parfois, d'ailleurs je ne comprends même pas l'intitulé :=(

Mais il y a aussi de nombreux colloques très intéressants, en histoire, en littérature, en linguistique. J'aime mieux quand il y a un lien à la vie et aux combats des gens ordinaires.

C'est la raison pour laquelle j'étais déçu de voir que le colloque d'histoire "Femmes et Sciences" a dû être reporté (je crois parce qu'il n'y avait pas assez de chercheurs qui travaillaient dessus). Alors si vous connaissez quelqu'un qui pourrait s'y intéresser, encouragez-les!

Colloques Juin 2009

- 4-6 juin 2009 ATTENTION ! Le colloque "Femmes de science" prévu en juin 2008 est reporté à juin 2009 avec un nouvel appel à communications que vous trouverez ci-dessous. Université Stendhal Grenoble III UFR d'Etudes Anglophones CEMRA EA3016
Colloque international pluridisciplinaire Femmes et sciences, Femmes de science : figures et représentations du 18ème siècle à nos jours.

Enjeu de pouvoir, le savoir scientifique est longtemps resté un domaine masculin. Depuis le 19ème siècle, toutefois, en dépit de résistances institutionnelles et culturelles, les femmes ont gagné l'accès aux études puis, progressivement, à certaines carrières scientifiques. Ce colloque se propose de s'intéresser à l'implication des femmes dans la science autour de trois principaux axes de réflexion: - le premier, consacré aux pionnières et aux femmes emblématiques des 18^ème , 19^ème et 20^ème siècles, se proposera d'analyser, d'un point de vue social, politique et historique, les modalités de cet accès au savoir scientifique (y compris la façon dont certaines femmes ont pu se ré-approprier le discours scientifique) ainsi que les réactions que celui-ci a pu susciter au sein de la culture savante et dans la presse.

- le deuxième axe s'intéressera à l'évolution du discours (pseudo)scientifique sur les femmes et la condition féminine (on pense par exemple au discours médical, eugéniste etc.). - le troisième axe de réflexion portera sur les représentations dans la fiction: comment la culture populaire fabrique- et véhicule-t-elle les images de la savante? De la femme/fille du grand scientifique au cyborg androgyne de la science fiction féministe, dans quelle mesure ces représentations ont-elles évolué au cours des années? Quel impact le mouvement féministe des années 1970 a-t-il eu sur la façon dont les femmes sont perçues et se perçoivent elles-mêmes en relation à la science? Les communications pourront inclure des études de la culture télévisuelle, du cinéma et de la littérature. Le colloque sera suivi de la publication d'un ouvrage collectif. Les propositions (en français ou en anglais) devront être accompagnées d'un résumé de 300 à 350 mots et seront envoyées au comité scientifique avant le *14 novembre 2008 :* Donna.Andreolle@u-grenoble3.fr et Veronique.Molinari@u-grenoble3.fr avec copie à Agnes.Vere@u-grenoble3.fr avec sujet.

Mai 68 en Lot et Garonne

Pierre Robin, militant de la LCR à Nerac, vient de sortir son nouveau livre, "Mai 68 en Lot et Garonne". N'hésitez pas à en commander!

Prix public 15 €
(ouvrage broché – couverture couleur - 265 pages – 40 pages photos)
adresse pour la commande : Pierre Robin, 8 bis rue Robert Schumann, 47600 Nérac règlement par chèque à l’ordre des « Editions d’Albret »

Nouvelle force politique à gauche


Comme le savent ceux qui me lisent régulièrement, je suis impliqué dans la construction du nouveau parti anticapitaliste proposé par la LCR. Pour moi, ce projet ne doit pas être contradictoire avec un souci de travailler ensemble, y compris à l'intérieur d'un nouveau parti, avec d'autres qui ne se reconnaissent pas dans la proposition de la LCR (sans doute lors d'un élargissement ultérieur). Je me réjouis qu'il semble s'enclencher un vrai débat entre LCR et d'autres courants. Il y a eu l'échange de courriers entre Daniel Bensaid de la LCR et Raoul Marc Jennar un militant antilibéral de premier plan qui adhère au projet du NPA tout en exprimant certaines craintes. Suite à l'appel paru dans Politis, on m'a dit que cette revue publiera une contribution de la LCR sur la question "Quelle nouvelle force". Et dans l'hebdomadaire de la LCR est paru cette tribune écrite par la coordination des collectifs antilibéraux.

Moi-même (situation familiale permettant) je suis en train de rédiger un texte "Nouvelle force, où en sommes-nous?". Les enjeux sont extrêmement élévés.

La tribune :


OUI, IL FAUT DU NEUF !



Nombre de vos déclarations l'affirment : la LCR n'est "plus l'outil politique le plus adapté à la situation actuelle". Olivier Besancenot en fait sa campagne d'explication sur la nécessité d'un nouveau parti anticapitaliste : "beaucoup de gens étaient dans la résistance (au gouvernement) mais se sentaient orphelins d'une structure de réplique globale" >>.



Notre coordination de collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme s'adressait ainsi au dernier congrès de la LCR :



<< Un autre avenir est possible si nous le voulons. Cette alternative ne peut venir que des forces convaincues de cette nécessité.

Nous voulons contribuer à construire une grande force politique nouvelle avec celles et ceux qui pensent qu'une autre façon de vivre ensemble est possible (...), Où tou-tes puissent se retrouver, dans la diversité de leurs expériences, de leurs engagements, de leurs luttes. Cette diversité n'est pas un obstacle, mais au contraire une formidable richesse si la volonté de travailler ensemble l'emporte sur celle d'imposer le point de vue de sa sensibilité, de son parti, de sa philosophie.

Ce mouvement doit s'appuyer sur un projet politique pouvant recueillir un large soutien populaire. C'est la garantie de ne pas reproduire les erreurs des gouvernements de gauche à majorité socialiste, qui n'ont jamais remis en cause les intérêts des forces économiques et financières dominantes >>.



Comme vous, nous refusons cette société de plus en plus inégalitaire, sécuritaire, régressive. Comme vous, nous voulons un monde solidaire, fondé sur le partage des richesses, l'égalité sociale, l'impératif écologique, la paix et la démocratie généralisée.



Nos Assises, tenues en décembre dernier, ont proposé à toutes les forces sociales, politiques, associatives, syndicales qui s'opposent au libéralisme de s'engager ensemble dans la construction d'un projet émancipateur qui allie justice sociale et écologie, démocratie et égalité, solidarité et liberté, féminisme, antiracisme, pacifisme, réponses concrètes pour demain et projets d'avenir.



Dans cette perspective, nous pensons nécessaire de créer un cadre qui permette d'agir immédiatement en commun, tout en poursuivant les débats qui nous traversent. Tant sur le projet de transformation sociale et écologique à défendre que sur la stratégie et les moyens à mettre en OEuvre pour y parvenir (formes d'organisation, rapports aux institutions, alliances, place et rôle des. mouvements sociaux...).



D'où notre proposition de préparer et réaliser unitairement, dès 2008, des Etats Généraux de toutes les forces, groupes de militants, réseaux de mobilisation, courants, partis, qui refusent que la gauche continue d'être dominée par le social libéralisme. Il s'agit dans un premier temps de créer un cadre d'action, de réflexion et d'expression politique laissant subsister, autant qu'ils le souhaitent, les divers courants, tant que l'expérience ne les conduit pas à fusionner ou à se dépasser. Un cadre inscrit dans la durée, fondé sur des engagements communs dès maintenant et à terme un rassemblement politique.



Vous nous avez, pour le moment, répondu par la négative : pour vous, rien n'est plus urgent que la constitution des comités d'initiative du NPA.



Nous regrettons vivement cette réponse. Le NPA que vous vous proposez de construire sera sans aucun doute un élargissement de l'actuelle LCR, il représentera sans doute également une certaine ouverture par rapport à la tradition politique dont vous êtes issus. Nous nous réjouirions que ce soit effectivement le cas. Mais ce projet n'est pas à la hauteur des enjeux auxquels nous sommes confrontés.



Notre conviction est qu'il y a plus que jamais urgence à regrouper les forces et les courants de la gauche de transformation sociale et écologique pour offrir ensemble une alternative au bipartisme tracé par la droite et le social-libéralisme. De ce point de vue, sans attendre, les prochaines élections au Parlement européen donnent sont un rendez-vous à ne pas manquer : elles nous donnent l'occasion de manifester notre volonté de peser sur la situation et de ne pas laisser le terrain à gauche au social-libéralisme ou aux opérations d'enfumage comme celle proposée par Cohn-Bendit sous couvert de rassemblement de tous les écologistes. Ce serait le meilleur complément à notre engagement commun dans les luttes. La LCR, et demain le NPA s'il voit le jour, a toute sa place à y prendre.



La coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme

Care of the elderly: Britain counts the cost of rise in dementia - Health News, Health & Wellbeing - The Independent

Care of the elderly: Britain counts the cost of rise in dementia - Health News, Health & Wellbeing - The Independent

Cet article (en anglais) montre qu'en Angleterre aussi, l'Etat refuse de mettre l'argent qu'il faut au service de personnes agées en voie de devenir dépendantes. Des médicaments qui coûtent 4 euros par jour ont été déclarés "trop chers", et ils ne peuvent les acheter que sur le marché privé. (En Angleterre en général, les médicaments sont sujets à un prix forfaitaire d'à peu près 10 euros par ordonnance; au Pays de Galles ils sont gratuits).

Avancées contre l'homophobie au Brésil

Les gays ont trouvé la parade à São Paulo

Voilà une bonne nouvelle pour lire ce dimanche.

samedi 24 mai 2008

Foulard au Quebec


Rapport Bouchard-Taylor - La crise des perceptions

Un rapport récent a étudié le traitement médiatique de différentes "histoires" concernant des communautés religieuses, surtout musulmanes et juives, et en a conclu que les journaux préféraient jouer les stéréotypes que dire ce qui s'était vraiment arrivé. (Suivez le lien).

Les lecteurs réguliers de mon blog connaîtront ma position sur la défénse des libertés religieuses, mais ce rapport va plus loin, vraiment dans le détail des mirages médiatiques.

La France condamnée par l'ONU

ONU : carton jaune pour la France sur les droits de l’Homme
France Info - Hier, 16:34

La loi française interdisant à l’école le port de signes religieux, dont le foulard islamique, et la surpopulation des prisons sont au cœur des vives critiques formulées par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU…



La législation française a conduit "à la stigmatisation du foulard islamique" et a provoqué "l’intolérance religieuse contre les femmes qui le portent en dehors de l’école, à l’université ou sur leur lieu de travail", soulignait récemment le rapporteur spécial de l’ONU pour la liberté de religion. Dans son rapport devant le Conseil, le Haut commissaire aux droits de l’Homme l’a bien rappelé aujourd’hui.

L’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme, François Zimeray, s’est déclaré"surpris par l’impact symbolique" de la loi interdisant à l’école "les signes religieux ostensibles". Assurant même que cette loi, entrée en vigueur en 2004, avait "en fait contribué à l’apaisement" des tensions nées de la polémique sur le port du foulard islamique.

Prisons surpeuplées et vétustes
Quant aux mauvaises conditions carcérales, le "monsieur droits de l’Homme" français aux Nations unies admet que le rapport constitue "un exercice exceptionnellement lucide" et critique sur les prisons françaises surpeuplées et vétustes. Rappelant néanmoins que la France va lancer un vaste programme de construction pour améliorer les conditions de détention. Il assure qu’une nouvelle prison sera ouverte chaque mois en 2009.

"En matière de droits de l’Homme, la France a un message à porter, mais pas de leçons à donner", a commenté François Zimeray.

Soulignant l’intérêt de la nouvelle procédure d’Examen périodique universel (EPU) du Conseil à laquelle la France se soumettait pour la première fois, l’ambassadeur de France pour les droits de l’Homme assure qu’elle permet "de mieux nous comprendre en nous regardant à travers le regard des autres". "Le défi est de présenter un meilleur rapport dans quatre ans", a-t-il conclu.

Gilles Halais avec agences

Un homme tué par un gendarme alors qu'il s'évadait, DRAGUIGNAN

Un homme tué par un gendarme alors qu'il s'évadait, DRAGUIGNAN


Ils n'arrêtent pas!

vendredi 23 mai 2008

Un nouveau livre ( en anglais) sur la guerre du Vietnam

Now Available from Haymarket Books

We are pleased to announce the publication of a timely and powerful new study of the Vietnam era, Vietnam: The (Last) War the U.S. Lost, by Joe Allen. In his introduction, filmmaker and writer John Pilger hails Allen's book as "a masterpiece" that "has reclaimed memory from the organized forgetting that has so bedeviled the very word 'Vietnam.'"

In addition to debunking the popular mythology surrounding the U.S.'s longest war to date, Allen addresses three elements that played a central role in routing the U.S. in Vietnam: the resistance of the Vietnamese, the antiwar movement in the United States, and the courageous rebellion of soldiers against U.S. military command.



Vietnam: The (Last) War the U.S. Lost
By Joe Allen
Foreword by John Pilger
ISBN: 9781931859-49-3
Paperback, $14, 220 Pages
media inquiries email info@haymarketbooks.org

mardi 20 mai 2008

De l'argent pour les personnes âgées!

La petite absence du blog est due à une situation familiale urgente - nous devons trouver une solution pour mon beau père (89 ans) dont l’état se dégrade très rapidement, et qui ne peut plus être laissé seul.

Tout ce qui nous permet d’apprendre beaucoup de choses sur la politique à l’égard des personnes âgées, plus qu’insuffisante. L’aide financière pour les maisons de retraite, familles d’accueil etc est entre les mains du conseil général - c’est la loterie si dans votre région le conseil général donne beaucoup d’aide ou très peu. Vous n’avez fréquemment affaire qu’à des rumeurs pour savoir quel sera le niveau d’aide publique - il n’y a pas de barème publié.

Et puis pour trouver une place en maison de retraite, c’est la croix et la bannière. Il y a des numéros Verts qu’on peut appeler pour entendre, à répétition « je ne vois pas de solution. Qu’est-ce que vous comptez faire ? » Si la personne peut rester chez lui, il y a certains professionnels qui considèrent que bien sûr une des filles de la personne âgée fera l’essentiel du travail (elle n’a qu’à apprendre à changer les couches de son père...)

« Dans les familles il y a toujours une sacrifiée » nous a confié ce matin une pauvre dame d’une association d’hospitalisation à domicile, qui se voyait contrainte de nous dire que le cas de mon beau père ne rentrait pas dans ce dispositif-là.

Elle était très bien, la dame, elle nous écoutait, elle a fait tout ce qu’elle pouvait. Les infirmières, aide-ménagères etc supers ; les voirs travailler redonne de la foi dans l’humanité.

Mais il manque massivement des ressources publiques pour des personnes âgées. Je me demande comment s’en sortent les ges qui gagnent le SMIC et qui ne peuvent même pas imaginer payer une maison de retraite privée.

Je vous tiendrai au courant quand on aura trouver une solution (il faudra bien, sinon on se fait interner nous !)

samedi 17 mai 2008

L'homophobie continue à faire des dégâts

S'il y en a qui ont l'impression ( on me l'a dit souvent) que l'homophobie n'est plus tellement un problème, maintenant qu'on peut même se faire élire maire de Paris en étant homo... je recommande l'article ci-dessous, tiré de Libération. Il y a encore du chemin à faire !

Réfugiés de l’homophobie
Chassés par leur famille, de jeunes gays se retrouvent à la rue. A Montpellier, une structure, unique en France, leur offre un toit et une écoute.
CHARLOTTE ROTMAN Photos GILLES FAVIER.VU
QUOTIDIEN : mercredi 14 mai 2008

La chambre, rose et mauve, est bien rangée. Les lits jumeaux sont faits. Le dessus-de-lit blanc ressemble à un voile de pudeur. Mathieu (19 ans) et Sophian (21 ans), ne se connaissaient pas il y a une semaine. Ils partagent une chambre d’hôtel, à Montpellier, grâce à l’association le Refuge, une structure unique en France. Tous deux se sont retrouvés brutalement à la porte de chez eux quand leur famille a appris qu’ils étaient homosexuels.


Dans l’armoire, Sophian a mis ses effets personnels : un contrat de travail, une fiche de paie, un pantalon, un chargeur de portable et un «livre», dit-il en désignant le magazine people Voici. «C’est pas un livre», soupire Mathieu. Une paire de chaussures en cuir aux bouts pointus a échoué sur le balcon. Dans la salle de bains, quelques flacons offerts par l’association. Trésor précieux, car même désespérés, ces jeunes gens n’oublient jamais de se gominer. «Grâce à vous, mes cheveux brillent encore», a remercié Mathieu dans une carte postale à un donateur.

L’hôtel social compte trente-six places, dont quelques-unes dévolues au Refuge. «Etablissement complet», dit la pancarte à l’entrée. Du balcon, Mathieu regarde la rue d’un œil mélancolique. Sophian, lui, est tout excité, il parle vite, sourit beaucoup. Il s’imagine partir à Londres. Il était inscrit en bac pro de restauration quand il a déménagé. Il lui manque trois mois de cours qu’il compte récupérer à la rentrée. Mathieu, lui, ne se projette pas tant. Tous les matins, il fait le tour des restaurants et cafés de Montpellier avec son CV. Il a quitté l’école en troisième et était commis de cuisine, avant de partir de chez lui. Il y a encore trois semaines, il vivait avec sa mère et ses deux frères, en banlieue parisienne. «J’ai toujours caché le fait que je suis gay»,dit-il. Dans sa famille, chrétienne et pieuse, les «gens comme ça vont en enfer». Quand sa mère voyait des homosexuels à la télé, elle criait : «La fin du monde approche.» Alors Mathieu faisait attention à chaque geste, chaque mot. «Je ne me lâchais pas, je me contrôlais, pour éviter qu’ils aient des doutes.» Il ajoute avec un sourire douloureux : «Il faut croire que j’ai mal contrôlé.»

«Tu es mort pour moi»

Malgré les invectives familiales, Mathieu ne pensait pas que l’homosexualité, «c’était mal». «Ils disent que Dieu a créé tous les hommes, je me disais qu’il m’a créé comme ça.» Mais«je savais que le jour où ils le découvriraient, ce serait terminé».Un cousin a fouillé son téléphone portable, avec sa mère. Il y a trouvé «des traces». Mathieu en parle presque comme des indices d’un crime. Les proches, un clan de paroissiens, ont convoqué Mathieu. «On m’a dit que j’étais la honte de la famille, que j’étais un maudit, qu’il fallait que je me fasse soigner. Ils voulaient que j’arrête cette vie, que je me marie, que j’ai des enfants et une vie rangée.»Il a écouté les siens («des gens bien, solidaires quand tu as besoin d’eux») le morigéner. «Je me disais que j’étais en train de les perdre.» Il ajoute : «J’ai la haine, ma mère qui m’a élevé me dit : "Tu es mort pour moi, je ne te connais pas".» Le soir même, Mathieu se rend compte que son sac de sport a été sorti du placard et placé en évidence. Il passe une nuit, seul à pleurer, puis rassemble quelques fringues et s’en va au matin.

«Je ne savais pas où j’allais.» Il dort chez un copain. Puis durant trois mois, il couche chez ce qu’il appelle un «ami», puis chez un «autre». Enfin, il trouve le contact de l’association, spécialisée dans la «lutte contre l’isolement des jeunes victimes d’homophobie» à qui il envoie un message d’aide d’urgence. Le Refuge en reçoit un chaque jour. Il a emprunté de quoi payer le train pour Montpellier. «Je revis. Je ne suis plus obligé de chercher un coup à droite, un coup à gauche.» Il est presque incrédule d’avoir trouvé un endroit où «on ne se fait pas juger».

De l’errance au tapin

David a 20 ans. Souriant, joli teint, smart, chemise rose, petit pull en V. Il vient des beaux quartiers de Lyon. Famille aimante, père avocat, mère médecin, juifs pratiquants. A 18 ans, David ose dire à sa mère qu’il pense être gay. «Pour elle, c’était impensable. On s’est engueulés.» Elle : «Ne dis rien à personne. Tu es jeune, ça te passera.» Elle parle de «perversion», et lui prend rendez-vous chez un psy. «Moi aussi, je pensais que j’étais malade mental.» Le médecin «m’a dit que je n’étais pas cinglé. Ça m’a rassuré».

David a fait toute sa scolarité dans une école religieuse. «J’avais l’impression de jouer la comédie. Je me sentais limite schizophrène. J’avais deux vies séparées.»Il a même «tenté avec une fille», une petite copine officielle, pour être «normal». Mais «rien». Il n’a pas tenu longtemps. «Je m’intéresse à la mode, aux fringues, dès que je passe devant une glace, je ne peux pas m’empêcher de me recoiffer»,révèle-t-il ainsi pour affirmer son identité.

Encouragé par des copains de fac, plus libéraux que ses amis d’enfance, il convoque ses deux parents pour une explication : «Ecoutez, malgré le psy, je sais qui je suis, je ne suis pas un pervers, je suis quelqu’un de normal. Je suis homosexuel.» Ses parents restent inflexibles : «Si c’est ton choix de vie, tu ne fais pas partie de la famille, tu fais tes affaires et tu t’en vas.» «Ma sœur m’a dit "pédé, t’es plus mon frère".» Deux jours après, il était parti. Arraché à ses études de droit, David va travailler à Marseille, dans un bar gay. Il y rencontre un type qui l’héberge ensuite à Montpellier : «Ça se passait mal, il me trouvait trop envahissant.» Quand le Refuge l’a accueilli, il n’avait plus de solution. «J’ai failli tomber bien bas.» Il a pensé à se prostituer, et s’est rendu sur des lieux chauds de la ville mais a passé la nuit à sympathiser avec les travelos. Le Refuge, c’est aussi une «ressource contre le tapin», a compris le jeune homme. Parfois une nuit d’errance suffit. David a trouvé une place de barman et une colocation. Il va vendre ses «fringues de marque». Il pense que c’est une «phase transitoire». Il est l’un des seuls à imaginer reprendre contact avec sa famille. Mais depuis son départ, il n’a pas reçu un SMS, ni un appel de leur part.

L’association - qui projette de se développer à Paris - est née pour des jeunes comme Mathieu ou David. L’homosexualité, banalisée sur les écrans, reste encore souvent mal vécue dans les familles. Nicolas Noguier, le fondateur du Refuge, conventionné par l’Etat, s’appuie sur des chiffres de santé publique alarmants : un homo (ou bi) a treize fois plus de risque de faire une tentative de suicide qu’un hétérosexuel (1). «Or, l’absence de réponse à ces appels de détresse est criante», a-t-il constaté. «Beaucoup arrivent ici très formatés : ils se sentent obligés de passer par une pratique assidue des plans cul, ou parfois la prostitution, indique Jean-Baptiste Garcia, bénévole permanent. Ils voient souvent la sexualité comme quelque chose de sale, ont une vision très destructrice du corps. Cela entraîne des conduites à risques.» «Ils cherchent souvent des mecs qui aient le profil du client. Dans une relation de cul, s’ils peuvent se faire de l’argent en plus, c’est tout bénef», a aussi noté Frédéric Gal, autre bénévole.

Ici, ces jeunes en errance se posent, pour un mois au moins. L’association peut les loger dans un studio ou un petit appartement, un «univers sécurisant» ou, en urgence, en hôtel social. Ils sont accompagnés par une psychologue et aidés par la mission locale. Une quarantaine de jeunes ont trouvé un abri depuis 2003. Sept ont renoué avec leur famille, même si les «jeunes d’origine musulmane refusent toujours la médiation», a noté l’association. Un vit en couple à Montpellier depuis deux ans. D’autres ont réussi à trouver le chemin de l’autonomie. Pour Lorenzo, c’est plus difficile. Hébergé depuis novembre 2007, il a traité de «pute» sa formatrice et continue à trouver «des vieux» sur Internet. Il a eu des rapports sexuels non protégés, a planté le rendez-vous obligatoire pour aller chercher son colis alimentaire. Ce jour-là, la liste est longue. «On a tout exploré. Ton échec est le nôtre aussi», se désole Gal. «Je ne suis pas qu’un pourri», répond Lorenzo. Que faire ? «Des gens qui veulent l’appart, il y en a toute une liste d’attente», soupire un bénévole. Le soir même, Lorenzo envoie un texto au fondateur du Refuge : «Je n’ai plus d’estime pour moi mais personne n’en a. Suis une merde, c’est comme ça et j’espère pouvoir y passer, j’en peux plus.» Le portable de l’association reste ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Privé d’Internet, de portable

Maciej - qui se fait appeler «Matt» - et Abdel reçoivent dans l’appartement du Refuge. Le premier en rangers noires et chemise blanche impeccablement repassée, petites lunettes ; sa parka en camouflage militaire est pliée sur une chaise. Abdel, maigre et gracile, fait penser à un oiseau posé sur le canapé. Ils vivent en couple depuis quelques mois. Matt trimballe un passé fracassé de violences familiales et rêve de travailler «dans les douanes». Fils d’immigrés marocains, Abdel habitait à Montreuil et était un étudiant en histoire, passionné par cette matière. «A 16 ans, je suis tombé amoureux d’un garçon rencontré sur Internet, raconte-t-il. J’éprouvais le désir de le dire à ceux que j’aime. J’ai dit à ma sœur : "Je suis amoureux".» Sa sœur lui demande : «Elle s’appelle comment ?» «Kevin.» «Quand elle me traitait de "pédé", je lui disais : "C’est pas une insulte".» Elle l’oblige à quitter Kevin. Abdel se retrouve privé d’Internet, de portable. «Ma mère pensait qu’on avait essayé de me manipuler.» Il est choqué par ses déchaînements de vulgarité. Dans les familles maghrébines, il est souvent tabou de parler d’intimité. «Elle m’a dit : "Je préfère te savoir mort que vivant et homosexuel".» Abdel ne s’en est pas remis. Il a voulu être le fils que sa mère désirait. «J’ai essayé de faire croire que j’avais changé. Je ne sortais pas. Je n’avais pas de vie sentimentale, c’était frustrant, flippant.» Il fanfaronne même contre les pédés : «Je jouais l’homophobe.» Jusqu’à ce qu’il tombe sur une amie qui ne le laisse pas dire n’importe quoi. «J’ai fini par lui dire que j’étais homo. C’était un tel soulagement, je me sentais étouffer.» Après quelques semaines dans un centre d’hébergement d’urgence en région parisienne, Abdel et Matt ont atterri ici. Abdel continue à mentir à sa mère. Quand elle appelle, Matt doit se taire. «Dans ces cas-là, il faut que j’arrête de vivre, grommelle-t-il ; je ne peux même pas tousser.» Abdel enfonce la tête dans ses épaules et plaide pour sa mère, une dernière fois : «Je suis son unique fils.»





(1) Etude de Marc Shelly, médecin en santé publique à l’hôpital parisien Fernand-Widal, menée auprès de 933 hommes, âgés de 16 à 39 ans, validée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).



Certains prénoms ont été changés.

lundi 12 mai 2008

Contre l'oppression des femmes

Mai 68,
ce n’est toujours qu’un début…

Conseil Régional Ile-de-France et Réseau Féministe « Ruptures » 38 rue Polonceau75018 Paris

Le Mai des féministes


Hémicycle
57 rue de Babylone
75007 - Paris

Salle Paul Delouvrier
35 Boulevard des Invalides
75007 - Paris



Métro : ligne 13, station Saint-François Xavier , RER, station Invalides , Bus 87, Vaneau-Babylone 92, St François Xavier


Le Mai des féministes
Tables-rondes organisées par
le Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures » et le Conseil régional d’Ile-de-France



15, 22 et 27 mai 2008
57 rue de Babylone 75007 - Paris



Jeudi 15 mai 2008 / Hémicycle / 19h-22h

Année 68. La prise de conscience:des féministes à l’oeuvre

Message d’accueil: Claire Villiers, vice-présidente à la démocratie régionale, Michèle Loup, chargée de la problématique du genre dans les politiques régionales.

Monique Dental Modératrice. Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes « Ruptures », animatrice des activités en réseau.

Anne Zélensky Présidente de la Ligue du Droit des Femmes, cofondée avec Simone de Beauvoiren 1974, partie prenante du Mouvement des femmes depuis 1967.

Jacqueline Feldman Sociologue et physicienne, a été (avec Anne Zelensly et Betty Falenbock) à l’origine du groupe «Féminin, Masculin, Avenir» (FMA) à l’automne 1967 et en 1971
du Groupe «Femmes mariées» du MLF.

Liane Mozère Sociologue, professeur émérite Université Paul Verlaine de Metz, affiliée au Centre de recherche universitaire lorrain d’Histoire.

Cathy Bernheim Écrivain, journaliste.

Antoinette Fouque Cofondatrice du MLF, psychanalyste, éditrice, ancienne députée européenne.

Geneviève Fraisse
Philosophe et historienne (CNRS), a participé au Mouvement des femmes, ancienne Déléguée interministérielle aux Droits des Femmes, ancienne députée européenne.

Nadja Ringart
Sociologue. Elle travaille sur la vie associative, en particulier avec des associationsd’insertion et d’éducation populaire.

Projection vidéo

Le Mouvement de Libération des Femmes en France: 1970 à 2004, documentaire réalisé par Denise Brial
.

Jeudi 22 mai 2008 / Hémicycle / 19h-22h

La révolution féministe dans les années 1970-1980

Message d’accueil, Francine Bavay, vice-présidente chargée du développement social, de l’économie sociale et solidaire, de la santé et du handicap.

Natacha Henry Modératrice. Journaliste, historienne.

Françoise Picq Maître de conférences en sciences politiques à l’Université Paris-Dauphine, militante et chercheuse féministe, vice-présidente de l’ANEF (Associationnationale des études féministes).

Maya Surduts Ancienne militante de la Coordination des groupes Femmes, de Femmes en lutte. Aujourd’hui, Secrétaire générale de la CADAC et l’une des porte-parole du CNDF.

Marie-Jo Bonnet MLF-Gouines Rouges, La Spirale, historienne.

Françoise Laurant Présidente du Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF).

Bibia Pavard Doctorante au Centre d’Histoire de Sciences Po (sur le MLAC).

Hélène Fleckinger Doctorante en cinéma à l’Université de Paris 1-Panthéon-Sorbonne.

Claudie Lesselier Agrégée d’histoire. Poursuite des recherches sur l’histoire de mouvements et desmobilisations collectives de femmes migrantes, exilées ou se revendiquant de l’héritage
de l’immigration; engagée de longue date dans les mouvements féministes.

Josette Trat Sociologue et militante féministe.

Nicole-Edith Thévenin Philosophe et psychanalyste, responsable d’Elles Voient Rouge.

Mardi 27 mai 2008 / Salle Paul Delouvier / 19h-22h

40 ans après. Quelles résonances?
Quelles transmissions générationnelles?
Pour quels engagements?


Message d’accueil: Michèle Sabban, vice-présidente chargée de l’administration générale, du personnel et des marchés publics.

Danielle Michel-Chich Modératrice. Journaliste-auteure. Groupe d’intérêt pour le Matronyme, Matrimoine - Parité - Civilité

À double voix : Guyonne Duvauferrier, professeure et Sandra Frey, politologue.

Collectif contre le Publisexisme: À double voix : Colyne, Laëtitia, Leïla ou Anita. Association Les Insoumis-es, mouvement mixte

Safia Lebdi, présidente. Association Efigies Association de jeunes chercheur.e.s en études féministes,

Genre et Sexualités: à double voix: Liane Henneron, doctorante en sociologie EHESS; Anne-Claire Emo, doctorante en Psychologie sociale CNAM.

Association La Barbe

À double voix : Marie de Cernival et Mathilde Cannat ou Alix Béranger.

Natacha Chetcuti Sociologue, doctorante en fin de thèse EHESS Paris.

Françoise Collin Philosophe et écrivain, fondatrice et rédactrice des Cahiers du GRIF (1973-1996).



Merci de bien vouloir confirmer votre présence par mail à segal.p@wanadoo.fr


Paris

Violences policières ailleurs

YouTube - 15 Philly Police Officers Beat 3 Black Men(RACISM)

La police française a du mal à faire concurrence avec la police américaine, mais elle fait de son mieux, dans le genre violence raciste.

Suivez le lien pour voir la police américaine à l'oeuvre.

Besancenot n'a pas voulu jouer les vedettes

ouest-france.fr - Besancenot n'a pas voulu jouer les vedettes

Olivier Besancenot chez Drucker - j'étais vraiment très content de voir qu'il n'a pas hésité à s'y rendre. Tout d'abord, le public de Drucker est énormé et auss très varié socialement (il ne fait pas croire aux stéréotypes). Et puis Olivier a su éviter que ça centre trop sur sa vie privée et des anecdotes idiots.

Utiliser les grands médias quand on peut (assez rarement) c'est bien. Mais il faut nos médias à nous - surtout les journaux anticapitalistes comme "Rouge" ou "anticapitaliste", mais aussi les blogs, pourquoi pas. Un journal militant c'est mieux, car on sait à qui on le vend et on peut lui demander son opinion, voire lui demander s'il veut en vendre aux copines et aux copains.

Grasse : le préfet dément toute "bavure policière", ALPES-MARITIMES

Grasse : le préfet dément toute "bavure policière", ALPES-MARITIMES

Nos braves policiers nous protègent contre les méchants jeunes hommes arabes.
Encore.

dimanche 11 mai 2008

Che Guevara et le mouvement anticapitaliste aujourd'hui


Che Guevara et le mouvement anticapitaliste aujourd'hui

Je vous l'avais dit, à Socialisme International, nous préparons l'édition d'une nouvelle brochure sur Che Guevara. Cela avance doucement. En attendant, vous pouvez lire la préface que j'ai écrite - suivez le lien.

La brochure elle-même a été écrite par Romain Szencinski, avec de l'aide de la part de Claude Meunier.

samedi 10 mai 2008

Battle of Seattle


YouTube - 1999 Battle of Seattle

Je suis allé voir le film "La bataille de Seattle" (José Bové l'a recommandé!). C'est un film de fiction, basé sur les manifestations spectaculaires à Seattle en 1999 contre l'Organisation Mondiale du Commerce. On considère que ces manifestations ont constitué le début du mouvement altermondialiste...

Le film n'est pas parfait, mais il ne faut pas le rater. Il présente une victoire importante contre les puissants de ce monde, et il communique bien l'ambiance de ces journées . Le message à la fin sur l'écran "Le combat continue".

Tout militant doit le voir, avec ses enfants, sa tante, ses voisins, ses collègues de travail - ça fera du monde!

En attendant, ce lien vous montre un video Youtube sur les mêmes manifestations...

jeudi 8 mai 2008

Initiative musulmane contre le mariage forcé

La Municipalité de Rotterdam et la plateforme néerlandaise d'organisations musulmanes SPIOR (Stichting Platform Islamitische Organisaties Rijnmond), en collaboration avec le Professeur Tariq Ramadan et le collectif European Muslim Network, ont pris l'initiative commune de lancer une campagne européenne de sensibilisation intitulée << Main dans la main contre le mariage forcé >>.


Cette campagne se déploiera du 14 au 4 juin prochains au départ de sept villes européennes : Rotterdam, Bruxelles, Londres, Berlin, Madrid, Paris et Rome.



Le lancement pour la Belgique aura lieu le vendredi 16 mai à Molenbeek-Saint-Jean, avec le soutien de la Commune de Molenbeek-Saint-Jean. Convaincue que la problématique des mariages forcés mérite d'être mise en lumière par les autorités publiques, et plus particulièrement à l'échelon local.



Le Sénateur et Bourgmestre Philippe MOUREAUX,

Madame Marianne VORTHOREN, Coordinatrice du projet à la SPIOR

Madame Hajer MISSAOUI, juriste spécialisée en droit de l'homme et droit musulman

Monsieur Tariq RAMADAN, Professeur invité en charge de la chaire

<< Identité et Citoyenneté >> à l'Université d'Erasmus à Rotterdam

et Président d'European Muslim Network



ont le plaisir de vous inviter au lancement de la campagne européenne dans la cadre d'un débat public :



<< Main dans la main contre le mariage forcé >>



Vendredi 16 mai 2008 à 19h00



au Château du Karreveld, avenue Jean de la Hoese, 3

1080 Molenbeek



Le débat sera modéré par Mme Hafida HAMMOUTI





avec le soutien de:



Femmes Musulmanes de Belgique

Astrolabe

Le Cercle des étudiants arabo - européens

Marianne

Belges issus de l'immirgration

la mosquée Alhidaya de Charleroi

La maison des femmes de Molenbeek Saint Jean

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International Socialism: Seizing the time: Tony Cliff and 1968


International Socialism: Seizing the time: Tony Cliff and 1968

1968 en Angleterre ça a existé aussi. La gauche révolutionnaire était extrêmement petite. Ce texte, en anglais, retrace l'histoire de la gauche révolutionnaire anglaise en 1968, et particulièrement l'intervention de Tony Cliff, fondateur du courant international Socialisme International.

La classe ouvrière: la force pour changer le monde


La classe ouvrière: la force pour changer le monde
A la LCR Agen, nous avons (re)mis en place une série de formations sur les grandes questions que se posent les anticapitalistes. C'est ainsi que mardi prochain, c'est à moi de parler de la classe ouvrière aujourd'hui et son avenir - pas une mince affaire! Alors je me plonge dans les livres. J'en profite quand même pour vous rappeler ce texte (suivez le lien) que j'ai écrit il y a huit ans, je crois. Les chiffres ont changé, bien sûr, mais je crois que l'approche reste valable.

mercredi 7 mai 2008

Les erreurs d'Olivier Besancenot au sujet de Cuba


Archives Rouge Article

Dans Rouge cette semaine, un interview d'Olivier Besancenot qui s'est récemment rendu à Cuba.

Besancenot n'est pas un supporter inconditionnel de Castro, il en est très loin.

N'empêche qu'en fin de compte, le gouvernement de Cuba représente pour lui "la révolution", et en lisant entre les lignes, ce gouvernement sera un des nôtres quand nous réfléchissons ensemble sur le socialisme du XXIème siècle.

Ce n'est pas une position tenable. La terrible pression de l'embargo américain contre Cuba, et l'évidente défense du droit des cubains à l'auto-détérmination réelle ne doit pas nous aveugler au manque total de contrôle quelconque des travailleurs cubains sur les décisions du régime.

Castro soutenait pendant des décennies les régimes russes plus terribles les uns que les autres pour les travailleurs russes. Il participa aux aventures neocoloniales russes. Lorsque le régime russe voulait développer des armes nucléaires plus sophistiqués pour "défendre le socialisme", il applaudissait. Il faut revoir de fond en comble une analyse de l'Etat cubain qui garde les illusions d'antan.

Cet article de notre revue présent un autre point de vue.

Antifascisme à Londres


Une des mauvaises nouvelles de la semaine dernière a été que le parti fasciste anglais, le British National Party, a dépassé le seuil de 5% aux élections pour l'assemblée de Londres - et a donc obtenu un siège à l'assemblée régionale.

Quelques jours plus tard, une manifestation très dynamique contre la présence d'un fasciste à l'assemblée.

mardi 6 mai 2008

SocialistWorker.org

SocialistWorker.org

Mes amis et camarades de l'International Socialist Organization aux Etats Unis ont refait leur site web. Très impressionnant, il est mis à jour désormais tous les jours. Alors si vous voulez voir ce que disent les révolutionnaires socialistes américains au coeur de la bête, faites un tour : http://socialistworker.org

lundi 5 mai 2008

On ne veut pas aller tuer et mourir en Afghanistan!

Archives Rouge Article

Il va falloir mobiliser si nous ne voulons pas que Sarkozy envoit nos enfants tuer et mourir en Afghanistan!

Cet article de l'hebdomadaire de la LCR, Rouge, explique que les premiers pas vers une mobilisation ont été pris avec la mise en place d'un collectif d'organisations contre la guerre en Afghanistan.

Londres

Je suis passé par Londres lors des élections pour le maire de Londres. Résultats déprimants - la droite a gagné, les fascistes ont un siège sur l'Assemblée de Londres (c'est du jamais vu) et la gauche radicale a des scores bien faibles. Dans quelques autres villes où il y a eu des élections municipales le même jour les résultats sont plus encourageants pour la gauche radicale...

La raison fondamentale de la défaite de Livingstone, le travailliste, à Londres a été sa façon d'imiter la droite pour gagner des voix au centre (cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose?) Les derniers jours il s'est concentré sur sa volonté de suivre une politique de "tolérance zéro" face aux "incivilités". Il a dit "c'est quand on commence à arrêter les gens parce qu'ils crachent dans la rue, qu'on commencera à faire des progrès". (Ce n'est pas la citation exacte, mais il a vraiment proposé une telle politique).