dimanche 30 novembre 2008

Worst Crisis since the thirties

International Socialist Review

Si vous lisez l'anglais, cet article de la revue américaine "International Socialist Review" vous intéressera certainement.

Fédération antilibérale ?

De nouvelles initiatives à gauche ne manquent pas! Le parti de gauche vient d'être lancé, le Nouveau Parti Anticapitaliste (dont je fais partie) se construit rapidement et va vivre son congrès de fondation en janvier ...

La coordination des collectifs unitaires antilibéraux vient de voter la motion suivante, qui me semble mériter d'y réflechir :

Motion sur la Fédération adoptée à la coordination des collectifs unitaires réunie le 29 et 30 Novembre 2008 à Grabels (Hérault)

Depuis plusieurs mois, des appels se sont multipliés et différentes organisations et courants (Les Alternatifs, l’Association des Communistes Unitaires, les Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme, des courants de l’écologie et de l’altermondialisme) ont exprimé leur volonté de construire une convergence politique pour la transformation sociale, écologique, démocratique, féministe et antiraciste. Ceci nous amène à engager un processus de construction d’une fédération avec ces courants, fédération ouverte à d’autres, aux forces collectives et aux citoyen-ne-s, dans la perspective d’un rassemblement unitaire plus large.

Dans les collectifs, les discussions menées montrent un large accord pour aller de l’avant dans ce processus. Dans certains départements ou régions, les initiatives sont déjà en cours pour la mise en place de comités ou collectifs communs. La discussion continue et des luttes communes actent déjà cette réalité.

Nous avons en commun de penser que l’humanité est parvenue à un moment périlleux : accroissement des inégalités, chômage, misère, pollution, problèmes climatiques, difficultés d’accès aux ressources se mêlent inextricablement et s’amplifient mutuellement. Les urgences sociales et écologiques ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l’une ni à l’autre sans remise en cause du capitalisme. Il faut inventer un nouveau mode de développement rompant avec la spéculation capitaliste, le productivisme, l’appropriation privée des profits et la socialisation des nuisances. Notre vision altermondialiste nous fait intervenir comme citoyen-ne-s du monde dans les débats et pour les solidarités en Europe et dans le monde.

Notre expérience commune dans les différents combats contre la déferlante néolibérale, dans différentes élections, a construit du commun. Il nous faut le consolider. Nous savons que notre diversité est riche d’avenir.

Nous avons en commun de penser que la société ne peut vivre sur la base d’une égalité de principe démentie chaque jour par les faits. La lutte pour l’égalité des droits doit être au centre des préoccupations sociales et politiques.

Nous avons en commun de penser que la refondation de la gauche passe par la réinvention des rapports entre forces politiques et mouvement social, mobilisation et institutions.

Cette singularité est nécessaire pour agir efficacement au rassemblement de toutes les forces de la gauche antilibérale. Cette fédération doit être en mesure de contester la domination du social-libéralisme à gauche.

Les collectifs ne partent pas de rien, leurs expériences pour construire du nouveau et leur vision du politique sont des éléments essentiels pour constituer une organisation ouverte prête à recevoir des militant-e-s associatifs, syndicaux et politiques de différentes cultures et sensibilités de gauche.

Parce que nous ne sommes pas satisfaits du fonctionnement des partis existants qui entravent souvent l’unité nécessaire, nous travaillons et recherchons des formes nouvelles d’organisation qui ne s’isolent pas dans leur fortin, en activité séparée des autres pratiques des mouvements sociaux. Pour nous, la diversité de la fédération est sa force. Nous proposons donc que cette fédération reste ouverte et soit un outil pour rassembler largement tous les courants, tout-e-s les militant-e-s qui veulent une force politique nouvelle.

C’est pourquoi, nous proposons :

le droit à la double appartenance.
un mouvement qui mêle l’autonomie des groupes locaux et la nécessaire structuration nationale.
une fédération composée de citoyen-ne-s membres ou non d’organisations politiques, constitué-e-s en groupes locaux sur la base du principe : une personne égale une voix. Ce processus de fédération doit passer par la mise en commun de nos forces et de nos moyens.

La coordination des collectifs unitaires, réunie le 29 et 30 Novembre 2008, appelle tous les collectifs à s’engager, dès maintenant avec tous les citoyen-e-s, courants, sensibilités et associations dans la constitution de groupes locaux de la fédération. Elle donne mandat au secrétariat pour poursuivre le processus, participer à tous les contacts nécessaires et assurer des initiatives lui donnant lisibilité et visibilité.

Elle donne rendez-vous aux militant-e-s des collectifs et à tous les intéressé-e-s à participer aux différents forums de discussions qui seront mis en place pour le débat commun et ouvert, et préparer ainsi les conditions pour une assemblée générale, début 2009, organisant les structures provisoires à cette étape de la fédération.

La CNCU fait la proposition que la constitution de la fédération soit l’occasion d’une assemblée générale de tous les groupes locaux et de toutes les forces qui veulent se regrouper afin de définir les premiers actes de cette fédération.

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY

Sur le Poireau Rouge cette semaine - interview de Pierre Zarka de l'association des Communistes unitaires...

Dailymotion - Aidons les banques, une vidéo de lachoucroutegarnie. banques, sarkozy, carla, finance, economie

Dailymotion - Aidons les banques, une vidéo de lachoucroutegarnie. banques, sarkozy, carla, finance, economie

Action-théâtre contre la dictature du profit, dans cette vidéo excellente.

Allons-nous revivre les années trente...

Allons-nous revivre les années trente...

Chose promise, chose due. Si vous cliquez sur le lien ci-dessus vous trouverez mon article "Crise - allons-nous revivre les années trente?" qui vient de paraître dans le journal "Anticapitaliste".

samedi 29 novembre 2008

carte de la casse sociale

Google Maps

Licenciements, chômage technique... on fait payer la crise aux travailleurs. Cliquez sur le titre ci-dessous pour voir le triste bilan en France de ces dernières semaines de crise.

Les attentats à Mumbai

Voici le communiqué du Socialist Workers Party en Angleterre concernant les attentats à Bombay (Mumbai)

Statement on Mumbai attacks

Socialist Worker is appalled at yesterday’s gun and grenade attacks in the centre of Mumbai and offers its condolences to the families of all those who have been killed or injured.

Mumbai is a diverse city that encompasses most of India’s ethnic and religious groupings. Its people cannot be held in any way responsible for the actions of the Indian state—neither its vicious repression in Kashmir, nor its support for the US-led “war on terror”.

Nor are they responsible for the widespread discrimination against Muslims in India. Muslims are disproportionately represented among the poor and unemployed, and routinely referred to as potential “enemies within”.

Yet by spraying bullets at hospitals, railway stations, hotels, shops and bystanders, the attackers have made everyone a target.

It would be a further tragedy if this assault were to be the pretext for communal attacks in which Indian Muslims became the victims of “revenge” killings.

Mumbai has seen terrible carnage over decades as politicians manipulate religious and ethnic divisions for their own ends. The hope must be that the city’s working class will be strong enough to resist any attempt to repeat the cycle of violence.

Indian security services have been quick to point the finger at “Pakistani agents”. This has become their standard refrain following any terrorist outrage. But the accusation is a cover for the real reason why India has become a target for terrorists.

Indian armed forces have been pounding the disputed territory of Kashmir with mortars, shells and missiles for decades in an attempt to hold on to the Muslim majority province.

And the recent nuclear deal between the US and Indian governments has highlighted India’s increasingly prominent role as an ally of US imperialism across South Asia and beyond.

The overwhelming majority of the Indian population stands against communal violence, war and imperialism. Revulsion at attacks on religious and ethnic groups is as much the norm as opposition to the prospect of war with Pakistan.

Mumbai also has a proud history of Hindu-Muslim unity that stretches back to the movement for independence from Britain. We hope this spirit of unity can be revived in the days and weeks to come

Le nouveau parti anticapitaliste et les homosexuels

The unapologetic case for gay marriage | SocialistWorker.org

Dans le document "principes fondateurs" que le nouveau parti anticapitaliste est en train de préparer, et dans le texte d'orientation, il est bien sûr question de s'opposer fermement à l'oppression des homosexuels, des lesbiennes et d'autres groupes discriminés car ils ne correspondent pas à la norme qu'on veut nous imposer.

Mais jusque-là, il n'y avait pas mention spécifique du combat pour les droits d'adopter des enfants, et le droit de se marier si on a envie. C'est très dommage. Surtout qu'il est important de clarifier cette question. Une partie des anticapitalistes refusent le droit de mariage car ils considèrent que le mariage est une institution réactionnaire. Cela me rappelle des discussions j'ai eu il y a longtemps avec un camarade de Lutte Ouvrière qui refusait de soutenir la campagne pour le droit de vote des immigrés, sous prétexte que voter ne change rien!

Comment pourrait-on convaincre des homosexuel(les) que l'anticapitalisme est la bonne voie vers la libération, si on refuse de soutenir une égalité des droits totale? "Je soutiens tes droits à condition que tu ne fais que ce que je trouve bien" n'est pas un vrai soutien!

Un article en anglais (cliquez sur le titre ci-dessus) tiré d'un journal américain, Socialist Worker, explique l'importance du droit au mariage...

jeudi 27 novembre 2008

NPa et Banlieues

France Info - Chroniques

Ce petit billet de France-Info sur le NPA, les quartiers populaires, Olivier Besancenot, et l'islamophobie. ...

mercredi 26 novembre 2008

Dailymotion - réforme de la recherche., une vidéo de gaspi75. pécresse, slr, sauvons, la, inserm

Dailymotion - réforme de la recherche., une vidéo de gaspi75. pécresse, slr, sauvons, la, inserm

Que veut le gouvernement pour l'université et pour la recherche? Regardez cet extrait sur la manifestation de jeudi dernier. On y entend des explications utiles sur la conception qu'a notre gouvernement de l'Université, au service, en dernier lieu, de la dictature du profit.

Shockwaves of crisis of capitalism spread round world|29Nov08|Socialist Worker

Shockwaves of crisis of capitalism spread round world|29Nov08|Socialist Worker

Les analyses de la nouvelle crise du capitalisme se limitent souvent aux effets dans les économies les plus riches. Mais dans les pays pauvres, les effets de la crise sont pires encore. Cet article (en anglais) tiré de l'hebdomadaire anglais "Socialist Worker", explique...

» Ma Profession de foi Martine Aubry, candidate au 1er secrétariat du Parti Socialiste: Le site de candidature de Martine Aubry au Premier Secrétariat du Parti Socialiste

» Ma Profession de foi Martine Aubry, candidate au 1er secrétariat du Parti Socialiste: Le site de candidature de Martine Aubry au Premier Secrétariat du Parti Socialiste

Maintenant qu'Aubry est première secrétaire du PS, nous pouvons être contents que la ligne "à droite toutes!" de Royal n'ait pas été suivie. N'empêche que Aubry n'est pas vraiment très à gauche non plus. Relisons sa profession de foi (suivez le lien). Elle parle de défendre les services publics - il faudrait qu'elle commence en exprimant un soutien clair et net pour les grèves dans l'Education, à la Poste et ailleurs dans le secteur public...

mardi 25 novembre 2008

Une défaite pour Ségolène Royal!

C'est une excellente nouvelle - la commission de vérification du Parti socialiste a trouvé que Martine Aubry a bel et bien emporté l'élection pour le poste de premier secrétaire.

J'ai beaucoup de désaccords avec les idées politiques de Martine Aubry. Mais Ségolène Royal représentait l'option "Oublions le social, faisons comme a fait Blair". Rappelons nous que Blair avait déclaré aux dernières élections en Angleterre "Nous sommes le parti du milieu des affaires"!

Nous ne pouvons pas rester indifférents - c'est une excellente nouvelle que Royal a perdu. Maintenant à nous de montrer que les idées de Aubry sont insuffisantes, car pas basées, au fond, sur les luttes des salariés et des opprimés qui constituent la seule garantie de progrès.

Action des chercheurs contre la casse de la recherche

Le 27 Novembre 2008 Mobilisation Nationale des personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Le Conseil d’administration du CNRS du 27 novembre va être une étape majeure du sabotage du système de recherche et d’enseignement supérieur voulu par le gouvernement.
Ces réformes instaurent une compétition à tous les niveaux : institutions, unités, personnels. Elles permettent le pilotage par le gouvernement et elles masquent l’insuffisance des moyens.


A Paris, le conseil d'Administration du CNRS sera bloqué et une manifestation est organisée à 11h entre le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche et le siège de l'ANR.



A Marseille
nous bloquerons la Délégation Régionale du CNRS

(RDV à 7H devant le bâtiment administratif du GLM)



Une AG des personnels aura lieu au cours de la matinée
Le préavis de grève a été déposé

SNTRS-CGT
CGT-FERC Sup
SUD Recherche
Sauvons la Recherche
SNESUP
SNCS
SGEN CFDT RECHERCHE

Manifestation Education Nationale 11/08 : un album sur Flickr


Manifestation Education Nationale 11/08 : un album sur Flickr

Jeudi dernier j'étais à la manifestation à Paris, et j'ai pris quelques photos.
Suivez le lien ci-dessus.

L'immigration choisie...



Policier chargé de vérifier les immigrés lors de leur arrivée à la frontière : "Nous avons besoin de plombiers, et de dentistes, et de boucs émissaires..."

extrait du journal anglais "Socialist Worker".

Il faut un mouvement unitaire et massif

Le capitalisme est en train de montrer ce qu'il peut offrir aux salariés : licenciements, coupes dans les services publics, des milliards d'euros pour les banques. Le mécontentement est très fort; de moins en moins de gens croient les mensonges de Sarkozy.

C'est le moment rêvé pour un grand mouvement uni pour faire peur aux puissants, pourqu'ils cèdent sur toute une série de revendications légitimes.

Tout cela semble évident, mais les directions syndicales, négociateurs professionnels tiraillés entre leur utilité pour les salariés et leur position privilégiée d'interlocuteur de la classe dirigeante, ne sont pas pressées, c'est peu dire. Ci-dessous leur communiqué tout récent.

Communiqué commun
CFDT / CFE-CGC / CFTC / CGT / FO / FSU / SOLIDAIRES / UNSA
lundi 24 novembre 2008


Comme elles en avaient convenu, les organisations syndicales se sont retrouvées ce lundi 24 novembre 2008.
Elles constatent une accentuation des problèmes liés au pouvoir d'achat et à l'emploi. Ceci confirme que les salariés, les retraités, les demandeurs d'emploi sont les premiers à payer une crise dont ils ne sont pas responsables. Dans de nombreuses entreprises, les salariés sont contraints d'utiliser leurs jours RTT pour faire face aux baisses d'activité, d'autres subissent du chômage technique, les plans sociaux se multiplient, des intérimaires et des salariés en CDD se retrouvent au chômage. Le gouvernement poursuit sa politique de suppressions d'emplois dans les fonctions publiques mettant en péril la qualité des services rendus. Cette situation conduit à de nombreuses réactions et mobilisations.

Rappelant leurs responsabilités aux employeurs et à l'Etat, les organisations syndicales retiennent le principe d'une mobilisation massive des salariés au début de l'année 2009 pour faire aboutir leurs revendications sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les garanties collectives, les protections sociales, les conditions d'une relance économique… Afin d'en préciser le contenu et d'en arrêter les modalités de la mobilisation, elles se réuniront à nouveau le 15 décembre 2008 et le 5 janvier 2009.


C'est à dire on attend janvier pour discuter de la suite éventuelle! Le compte n'y est pas. Il faut tout faire pour organiser les syndiqués qui ne sont pas d'accord avec cet attentisme, et mettre les directions syndicales sous pression.

Great expectations | SocialistWorker.org

Great expectations | SocialistWorker.org

Dans cet article (en anglais) des anticapitalistes américains expliquent pourquoi Obama va être obligé de changer des choses en Amérique, mais que ce sera la pression de la rue le facteur clé. Par exemple, il va sans doute tout de suite augmenter les allocations de chômage, mais s'il n'y a pas des luttes sociales il abandonnera rapidement d'autres réformes prévues.

Uniting in struggle: John Riddell on Communist International in 1922|22Nov08|Socialist Worker

Uniting in struggle: John Riddell on Communist International in 1922|22Nov08|Socialist Worker

Les révolutionnaires ont toujours maintenu qu'il faut s'unir dans la lutte aux côtés de gens qui ne sont pas révolutionnaires, sous certaines conditions. C'est la tactique du "front unique", qui a été théorisé par l'internationale communiste dans les années 1920, quand cette organisation n'était pas encore contrôlé par la dictature de Staline. Cet article en anglais explique les enjeux de cette tactique et pourquoi elle a été mise en avant en 1922.

lundi 24 novembre 2008

Taser perd son procès contre Olivier Besancenot, Société - NouvelObs.com

Taser perd son procès contre Olivier Besancenot, Société - NouvelObs.com

Une bonne nouvelle

dimanche 23 novembre 2008

Besancenot : "Impossible de compter sur le PS" - Le congrès du PS - NouvelObs.com

Besancenot : "Impossible de compter sur le PS" - Le congrès du PS - NouvelObs.com

Voici la réaction de Olivier Besancenot au sujet de la crise du parti socialiste.
Pour lui, il ne s'agit que des "querelles pour le pouvoir". Logiquement doc, il doit penser que la droite et la gauche du PS c'est exactement la même chose.

Mais ce n'est pas vrai. Tout ira encore moins bien pour les travailleurs si la conception blairiste de Royal gagne l'ensemble du parti socialiste. Ceux des militants socialistes qui veulent se battre contre la dictature du profit, pour défendre les opprimés, seront démoralisés.

La position de Besancenot ressemble fort à l'idée que les seules personnes sincèrement à gauche sont les anticapitalistes, (et de préférence les révolutionnaires). Ce n'est pas vrai non plus. Bien sûr, en tant que révolutionnaire, je crois que les gens qui veulent changer société *devraient* militer pour la révolution. Mais l'histoire et l'expérience des travailleurs et d'autres ont fait en sorte que la majorité de ceux qui veulent changer la société pense que la révolution est impossible ou qu'elle menerait très probablement à une dictature horrible.

Il faut travailler avec ces gens, tout en continuant le débat sur les idées. Se cantonner à ignorer superbement le débat politique dans un parti de plus de 150 000 militants n'est pas sérieux.

Ce parti mue en profondeur et, après la victoire de Martine Aubry, sa gauche a une chance de l'emporter

Ce parti mue en profondeur et, après la victoire de Martine Aubry, sa gauche a une chance de l'emporter

Il faut que la gauche anticapitaliste entame un dialogue, en toute indépendance, avec la gauche du Parti socialiste. Il faut déjà savoir ce qu'elle a à dire. Suivez le lien ci-dessus pour lire l'analyse de Gérard Filoche, un des militants les plus à gauche dans le PS, concernant la crise actuelle du parti socialiste.

Royal ou Aubry - les véritables chiffres

La bataille des chiffres après ce qui paraît comme une très mince victoire pour Martine Aubry fait de la bonne télévision, mais cache l'essentiel. Le premier fait notable est que la ligne Royal - se rapprocher de Bayrou, suivre l'exemple de Tony Blair ... a beaucoup trop de soutien dans le PS. Cette situation a été aidée par toute la tendance de construire un parti d'adhérents très passifs - "la carte à vingt euros", adhérents qui ne participent pas aux activités politiques et sont beaucoup plus influençables par les grands médias que les militants plus actifs, qui rencontrent quotidiennement des gens qui se battent pour améliorer leurs conditions de vie.

Deuxièmement, il est frappant comment une bonne partie des médias a pris fait et cause pour Ségolène Royal. Qu'elle soit, seule, l'invitée du 20 heures sur TF1 le lendemain du scrutin, est un véritable scandale. D'ailleurs, si jamais Royal réussit à convaincre le conseil national de procéder à un nouveau vote, elle risque de l'emporter car la plupart des médias sera mobilisée dans sa faveur.

Espérons que Aubry l'emporte, mais surtout que ceux des militants socialistes qui croient encore au rapport de forces, à la grève, à la contestation des puissants, renforcent leur position.

Quand les musulmanes n'ont pas le droit de porter un béret basque

Fenêtre sur l'Europe

Les clowns islamophobes n'arrêtent pas. Voir cet article sur l'Allemagne.

Des gendarmes-brutes dans des classes de BTS

Ce texte a été écrit par un des enseignants dans un établissement dans le Gers



On lâche les chiens policiers sur les élèves dans les classes

Lundi 17 novembre 2008, 10h. 30,

Ecole des Métiers du Gers. Descente musclée de la gendarmerie dans les
classes.


Je fais cours quand, tout à coup, sans prévenir, font irruption dans
le lieu clos de mon travail 4 gendarmes décidés, accompagnés d'un
maître-chien affublé de son animal. Personne ne dit bonjour, personne
ne se présente. Sans préambule, le chien est lancé à travers la
classe. Les élèves sont extrêmement surpris. Je pose des questions aux
intrus, demande comment une telle démarche en ce lieu est possible. On
ne me répond pas, j'insiste, on me fait comprendre qu'il vaut mieux
que je me taise. Les jeunes sont choqués, l'ambiance est lourde,
menaçante, j'ouvre une fenêtre qu'un gendarme, sans rien dire, referme
immédiatement, péremptoirement.

Le chien court partout, mord le sac d'un jeune à qui l'on demande de
sortir, le chien bave sur les jambes d'un autre terrorisé, sur des
casquettes, sur des vêtements. La bête semble détecter un produit
suspect dans une poche, et là encore on demande à l'élève de sortir.
Je veux intervenir une nouvelle fois, on m'impose le silence. Des sacs
sont vidés dans le couloir, on fait ouvrir les portefeuilles, des
allusions d'une ironie douteuse fusent.

Ces intrusions auront lieu dans plus de dix classes et dureront plus
d'une heure. Une trentaine d'élèves suspects sont envoyés dans une
salle pour compléter la fouille. Certains sont obligés de se
déchausser et d'enlever leurs chaussettes, l'un d'eux se retrouve en
caleçon. Parmi les jeunes, il y a des mineurs. Dans une classe de BTS,
le chien fait voler un sac, l'élève en ressort un ordinateur
endommagé, on lui dit en riant qu'il peut toujours porter plainte.
Ailleurs (atelier de menuiserie-charpente), on aligne les élèves
devant le tableau. Aux dires des jeunes et du prof, le maître-chien
lance : « Si vous bougez, il vous bouffe une artère et vous vous
retrouvez à l'hosto ! »

Il y a des allées et venues incessantes dans les couloirs, une grande
agitation, je vois un gendarme en poste devant les classes.
J'apprendrais par la suite qu'aucun événement particulier dans
l'établissement ne justifiait une telle descente.

La stupeur, l'effroi ont gagné les élèves. On leur dira le lendemain,
dans les jours qui suivent qu'ils dramatisent. Ils m'interrogent une
fois la troupe partie, je ne sais que dire, je reste sans voix. Aucune
explication de la direction pour le moins très complaisante. Je
comprends comment des gens ont pu jadis se laisser rafler et conduire
à l'abattoir sans réagir : l'effet surprise laisse sans voix, l'effet
surprise, indispensable pour mener à bien une action efficace, scie
les jambes. Ensuite, dans la journée, je m'étonne de ne lire
l'indignation que sur le visage de quelques collègues. On se sent un
peu seul au bout du compte. Certains ont même trouvé l'intervention
normale, d'autres souhaitable.

Je me dis qu'en 50 ans (dont 20 comme prof), je n'ai jamais vu ça. Que
les choses empirent ces derniers temps, que des territoires jusque là
protégés subissent l'assaut d'une idéologie dure. Ce qui m'a frappé,
au-delà de l'aspect légal ou illégal de la démarche, c'est l'attitude
des gendarmes : impolis, désagréables, menaçants, ironiques,
agressifs, méprisants, sortant d'une classe de BTS froid-climatisation
en disant : « Salut les filles ! » alors que, bien sûr il n'y a que
des garçons, les félicitant d'avoir bien « caché leur came et abusé
leur chien ». A vrai dire des marlous, de vrais durs n'auraient pas
agi autrement. C'est en France, dans une école, en 2008. Je me dis que
ces gens-là, les gendarmes, devraient accompagner les gens, les
soutenir, qu'ils devraient être des guides lucides et conscients. Au
lieu de ça, investis d'un drôle de pouvoir, ils débarquent, on dirait
des cow-boys, et terrorisent les jeunes. Mercredi 19 novembre 2008
J'ai connu ce type de vérification, dans un autre contexte, mais
c'était aussi "violent". Ces gendarmes là ne respectent rien car ce
sont des cow-boys dressés pour cela.

Je ne pense pas que tous les gendarmes soient du même acabit. Comme
dans toutes les branches il y a les bons, les mauvais et ceux qui sont
au milieu.

Yves

The myth of the nuclear family | SocialistWorker.org


The myth of the nuclear family | SocialistWorker.org

La découverte récente d'un groupe de squelettes préhistoriques enterrés ensemble et étant génétiquement très proches a été utilisé pour prétendre que la famille dans sa forme moderne a toujours existé. Dans cet article en angalis, le comique marxiste Mark Steel démonte une mauvaise utilisation de la science à des fins réactionnaires.

vendredi 21 novembre 2008

La grève du 20 novembre réussie

Je ne sais pas autour de vous, mais autour de moi le 20 novembre a été une grande réussite. L'école de ma fille était fermée, celle où travaille ma femme aussi. Mieux encore, on était près de 70% des enseignants dans mon département à la fac de Créteil à faire grève - du jamais vu!

Le ministre se plaint d'une culture de grève dans l'éducation :=) Il faut que nous nous organisions. Le ministère est très déterminé. Il n'a pas oublié les nombreux ministres de l'éducation limogés après un mouvement de contestation (Devaquet, Allègre ...) ni la défaite de la droite lors du mouvement contre le CPE.

Tous les grévistes doivent dès maintenant expliquer au maximum à ceux et celles qui n'ont pas fait grève les enjeux de la politique du gouvernement. Dans tous les secteurs il faut faire pression sur les directions syndicales pour un mouvement "tous ensemble, tous en même temps".

Le premier secrétaire du Parti socialiste

C'ets une très bonne nouvelle que Ségolène Royal n'ait pas emporté l'élection pour le poste du premier secrétaire du Parti socialiste. Elle représente l'aile du parti qui cherche à suivre la voie de Tony Blair du parti travailliste anglais, une voie catastrophique pour les salariés.

Si la partie des militants du Parti socialiste qui croient à l'importance des luttes est renforcée, nous ne pourrons que nous en réjouir, malgré nos désaccords avec elle.

mercredi 19 novembre 2008

Contre l'islamophobie

Non content d'avoir viré de l'école les lycéennes qui portaient un foulard, les islamophobes avancent maintenant une proposition de loi (sponsorisée par la députée Mme Hospitalier) pour aller plus loin - notamment pour interdire que des mères d'élève voilées puissent accompagner des sorties scolaires.

Mme Hospitalier explique à quel point elle a été choquée par les jeunes qui sifflaient la Marseillaise, et par le fait qu'une propriétaire de Gîte ait perdu le procès où elle revendiquaient le droit de refuser de louer sa propriété à une femme voilée.

La spécificité des mesures "anti-foulard" en France est que, malheureusement, un très grand nombre d'antiracistes soutiennent de telles mesures, peut être même une majorité, au nom d'une peur, d'une menace, souvent évoquée, rarement expliquée. Le danger du prosélytisme musulman? Largement inventé! - quand un croyant frappe à ma porte pour essayer de me convaincre de quelque chose, je considère que c'est son droit, et puis, bizarrement, il ne s'agit jamais de musulmans!

En fait, ces lois ne peuvent qu'encourager les racistes.

J'ai écrit il y a trois ans un argumentaire assez court, et un long article sur la question du foulard, du racisme, du féminisme, de la laïcité etc.

Il y a une pétition en ligne contre cette proposition de loi (suivez le lien derrière le titre ci-dessus)

mardi 18 novembre 2008

Réservez déjà votre weekend

Grande manifestation contre la rencontre de l'OTAN en avril prochain à Strasbourg. Noam Chomsky y sera! Réservez votre weekend! Voici les infos en anglais : (avril 4 et 5 2009)



NOAM CHOMSKY SPEAKING AT NATO PROTEST

Tens of thousands of anti war protestors will be marching in
Strasbourg next year against NATO expansion and the war in
Afghanistan. This is the location for the NATO conference on
the 60th anniversary of its formation. The anti-war protests
will include a counter conference, at which, among many
international speakers, will be Noam Chomsky. Stop the War
will be building the widest support for these very important
protests and is organising coaches to take protestors from
Britain. Coach tickets are on sale now. For tickets and more
information go to http://tinyurl.com/6yce3p

DEMONSTRATE AT NATO'S 60TH CONFERENCE
NO TO NATO, NO TO WAR
APRIL 4TH AND 5TH 2009,
STRASBOURG, FRANCE

Texte de Christian Piquet

[unir]

Peut être un peu polémique, ce texte de Christian Piquet donne de bons arguments pour un front uni contre Sarkozy, et contre la tentation de considérer le NPA comme "La seule gauche".

Parti de Gauche

Parti de Gauche

Que chacun juge pour soi la nature du nouveau parti proposé par Mélenchon. Voici un lien vers son site.

lundi 17 novembre 2008

Grève le 20 novembre

Ce n'est pas facile de faire grève quand on est enseignant-chercheur, car l'essentiel du travail se fait chez soi ou dans la bibliothèque. Mais jeudi 20 novembre, avec certains de mes collègues, je suis en grève et j'irai manifester à Paris (14h Luxembourg). Voici l'appel des syndicats

Texte de l¹appel national :

Les annonces et décisions ministérielles concernant l¹enseignement supérieur
et la recherche ne cessent de dégrader les conditions de vie des étudiants
et les conditions de travail des personnels, d¹affaiblir le service public
et d¹accroître les inégalités entre les universités. Juste avant la
Toussaint, après l¹annonce des 130 chaires, qui diminuent la capacité
d¹encadrement des universités et privent les organismes de recrutements
autonomes de chargés de recherche, la ministre a divulgué des projets de
décret concernant les carrières des enseignants-chercheurs et des BIATOSS :
le premier impose la modulation des services, consacre l¹étendue des
pouvoirs du président, cantonne les promotions et les congés sabbatiques au
niveau des établissements, permet de recruter sans exiger la qualification
des enseignants-chercheurs en poste à l¹étranger, le second permet la
distribution de primes au mérite (Prime de fonctions et de résultat). Et le
Ministère veut faire passer ces textes avant le 31 Décembre !

Le budget adopté lundi dernier par l¹assemblée nationale ne répond pas aux
attentes de la communauté universitaire et tourne le dos aux annonces prises
par la ministre les mois passés. Des résistances se développent dans les
universités et les organismes. En témoignent les nombreuses prises de
positions d¹universités ou de présidents contre la mise en ¦uvre dans la
précipitation d¹une réforme de la formation des enseignants, qui est par
ailleurs largement contestée. Dès cette semaine, des AG rassemblant
personnels et étudiants sont organisées pour débattre de la politique du
gouvernement concernant l¹enseignement supérieur et la recherche et des
actions à mener pour imposer d¹autres choix. Nous l¹avons déjà dit : « nous
contestons les choix du gouvernement en matière de politique universitaire
et de recherche. L¹enseignement supérieur et la recherche doivent être une
priorité pour le pays ».

Nous exigeons :
· le rétablissement des emplois de titulaires et allocations de recherche
supprimés dans le budget 2009, ainsi que des emplois de préemptés en 2009
pour la création des chaires.
· un plan pluriannuel de recrutement d¹enseignants-chercheurs,
d¹enseignants, de chercheurs et de personnels administratifs, techniques et
de bibliothèques pour faire face aux besoins d¹encadrement et des
laboratoires.
· l¹abandon du décret instaurant les modulations de services, qui se
traduiraient par un alourdissement de service pour la plupart des
enseignants-chercheurs.
· une véritable augmentation du budget de l¹enseignement supérieur et de la
recherche et d¹autres choix budgétaires pour répondre aux besoins (aides
sociales pour les étudiants, amélioration de la vie étudiante, réduction de
l¹emploi précaire, rénovation des locaux, revalorisations salariales pour
100% des personnels au lieu d¹une politique de primes, crédits récurrents
suffisants...).
· un moratoire dans la conception des maquettes de Master dédiés à la
formation des enseignants, afin que le débat sur la formation des
enseignants puisse associer toute la communauté universitaire et les acteurs
concernés.
· l¹arrêt du démantèlement des organismes de recherche.

Déterminées à faire entendre leur voix, les organisations signataires
appellent les personnels et les étudiants à se réunir en assemblées
générales et à une journée nationale d¹action le 20 novembre
(manifestations, grèves,...) en convergence avec les syndicats des premier
et second degrés qui appellent à la grève ce jour là.

Le G20 et la crise

20/20 pour le G20 - Speculand - le blog de la crise

Le G20 a fini son dur travail de sauver le monde. Ou pas. Suivez le lien pour quelques commentaires de l'économiste radical Jean-Marie Harribey

Allon-s nous revivre les années trente ?

Pourrait-on revoir 1929-1933 ?

http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=8682

La crise financière fait penser tout le monde à 1929 et la terrible grande dépression qui a mené directement au fascisme hitlérien, à la guerre mondiale, à Hiroshima et Nagasaki. Il y a de quoi s’inquiéter.

Le journal « Anticapitaliste » m’a demandé d’écrire un article sur la crise de 1929-33, et vous pourrez le lire ici même dans quelques jours. Mais déjà je vous livre (suivez le lien) l’article de Samy Johsua dans l’hebdomadaire de la LCR, Rouge.

Obama confirme qu'il fermera Guantanamo et qu'il retirera les troupes américaines d'Irak - La présidentielle américaine 2008 - NouvelObs.com

Obama confirme qu'il fermera Guantanamo et qu'il retirera les troupes américaines d'Irak - La présidentielle américaine 2008 - NouvelObs.com

Ne boudons pas notre plaisir : l'annonce par Barack Obama qu'il fermera le camp de concentration à Guantanamo est une victoire pour les américains qui se sont mobilisés sur cette question.

dimanche 16 novembre 2008

Quel nom pour le Nouveau Parti Anticapitaliste ?

Quel nom pour le Nouveau parti anticapitaliste ?

La coordination n’a pas réussi à se mettre d’accord sur un nom pour le nouveau parti. Ce n’est pas surprenant : choisir le nom est une décision délicate. Quels mots mettre dans le nom : « démocratique » ? « révolution » ? « éco-socialisme » ?

Je reviendrai sur le mot «éco-socialisme » plus tard. Moi, je crois que la proposition de garder le nom « Nouveau parti anticapitaliste » pour l’instant est la bonne. Certains disent que c’est une caractérisation négative. Ce n’est pas gênant, car cela représente une réalité. On ne dit pas à l’esclave qui s’insurge contre l’esclavage qu’il est trop négatif ! Puis l’anticapitalisme représente l’état de nos accords. Les militants qui vont rejoindre le parti ne sont pas d’accord sur la question du renversement de l’Etat, (dissolution de l’armée et la police, remplacement des juges …) et la mise en place d’un Etat contrôlé par les travailleurs (police et armée sous le contrôle des assemblées générales…) Au contraire, le bilan de la révolution russe, du stalinisme, du soi-disant « socialisme réellement existant » est controversé et ne fait pas consensus parmi les combattants anticapitalistes. Ce sont des débats importants qu’il faut poursuivre au sein du parti comme en dehors.

Pour la même raison il ne faudrait pas utiliser le mot « révolutionnaire » dans le nom du parti. Je suis révolutionnaire. J’aimerais beaucoup que les vingt mille personnes qui pourraient rejoindre le NPA le soient, mais ce n’est pas le cas. La révolution a mauvaise presse, beaucoup de militants excellents pensent qu’une révolution est impossible. Le débat sur cette question doit continuer. Les révolutionnaires doivent s’organiser dans le NPA pour défendre, dans des publications, des réunions etc. les idées de la révolution, en débat fraternel avec les autres anticapitalistes et plus largement, avec ceux qui défendent les intérêts des salarié(e)s.

8 heures pour le NPA à Montpellier : un vrai succès ! | NPA

8 heures pour le NPA à Montpellier : un vrai succès ! | NPA

Suivez le lien pour voir le compte rendu de l'événement à Montpellier "8 heures pour le nouveau parti anticapitaliste" qui fut un grand succès (plus de 1500 personnes).

Et regarder ici un reportage photo impressionant

Le nouveau parti anticapitaliste et la jeunesse

Le nouveau parti anticapitaliste et les jeunes.

La coordination du Nouveau parti anticapitaliste, réunion de délégués locaux de partout en France, a eu lieu la semaine dernière. Nous étions trois de Agen à y être présents (deux délégués et une camarade de la Comité nationale d’animation). Je voudrais raconter dans les jours à venir les quatre ou cinq débats clé dont on y a discuté. Pour le compte rendu national « officiel » cliquez ici (http://www.npa2009.org/content/la-2%C3%A8me-r%C3%A9union-nationale-des-comit%C3%A9s-npa)

Pour construire un nouveau parti, il me semble évident que l’implication des jeunes est centrale. Ils et elles n’ont pas vécu les défaites du passé, ils ont davantage de temps libre que les gens plus âgés (pas encore d’enfants notamment). Pour ceux qui sont à l’université, ils ont nettement plus de liberté politique – il est plus facile d’organiser une réunion sur la fac que dans une entreprise ! Et puis dans l’ensemble les jeunes sont plus dynamiques…

Le NPA ne sera pas une exception. Mais quelle est la meilleure façon d’organiser ? Le texte provisoire des statuts du Nouveau Parti propose qu’il y ait « un secteur jeunes ». Nous en avons discuté lors de la coordination nationale. Ce secteur jeune aurait un journal séparé, des réunions séparées, une direction nationale séparée, lancerait des campagnes séparées. Dans la commission où j’étais, de jeunes étudiants expliquaient qu’il ne s’agissait pas d’une organisation séparée. Autonome mais pas séparée, disaient-ils, mais je n’étais pas trop convaincu.

Les jeunes adultes qui sont intervenus dans le débat semblaient convaincus que la seule façon de respecter les préoccupations des jeunes étaient d’avoir un journal séparé, des campagnes séparées etc.

J’ai proposé un amendement aux statuts qui disait quelque chose comme « Les jeunes doivent être au centre de l’activité du nouveau parti. Le NPA décide donc de ne pas constituer un secteur jeune séparé, mais d’intégrer les préoccupations des jeunes dans toute l’activité du parti. » J’expliquais qu’il me semblait logique d’avoir des comités d’étudiants sur une fac, ou de lycéens sur un lycée, mais qu’il ne fallait pas un journal séparé, mais une page jeune chaque semaine dans le journal du parti, pas des campagnes séparées mais des campagnes qui assuraient que l’ensemble du parti s’intéressait aux « questions jeunes ».

Je ne m’attendais absolument pas à ce que la majorité de la commission soit d’accord avec moi (en fait près d’un quart de la salle était d’accord, lorsqu’on a fait un vote purement indicatif). Je voulais lancer le débat. Il faudra en tout cas réfléchir à l’intégration de tous dans le travail d’un seul parti.

Car le bilan des organisations de jeunes dans la gauche radicale n’est pas, à mon sens, très positif. Les JCR ont fait souvent un travail excellent, et leur journal « Red » était à mon avis meilleur que le journal de la LCR, « Rouge », mais elles ont eu de grosses faiblesses. D’abord une concentration excessive sur des conflits internes interminables et souvent sectaires. Deuxièmement le fait que 75% des fonds pour les activités des JCR venaient de la LCR qui pourtant n’avait pas un contrôle politique sur l’organisation – cela ne me semble pas normal. Mais beaucoup plus grave, les JCR n’ont pas été à la hauteur des mouvements de jeunesse. Pendant la campagne contre le CPE, les JCR ont construit le mouvement en général très bien, et peuvent être fières de cette partie de leur travail. Mais une année ou deux plus tard, les JCR avaient cru très peu. Un tel mouvement pouvaient donner à n’importe quelle organisation de jeunes radicaux mille membres de plus, et c’était à mon avis un grave signe de faiblesse que les JCR n’ont pas su recruter une partie significative des nouveaux militants entrés en politique lors du mouvement contre le CPE.

C’est la raison principale que je défends l’idée « Les jeunes au centre du NPA – pas de secteur jeunes ! » Mais je veux bien entendre les arguments de ceux qui trouvent que j’ai tort.

Ne jamais oublier

Rouge Article

Le 9 novembre 1938 a lieu "la nuit de cristal", une étape essentielle dans la marche de Hitler vers la génocide. Cet article de Christian Piquet explique l'essentiel (Suivez le lien).

Révolte, anticapitalisme et politique

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En 1977, je vivais en Angleterre; les stars du Punk, les Sex Pistols, chantaient leur "God save the Queen" une merveilleuse attaque contre la monarchie pour le vingt cinquième anniversaire du couronnement d'Elizabeth. "On t'a transformée en demeurée, il n'y a pas d'avenir pour les rêves d'Angleterre". C'était merveilleux. Mais comme pour souligner le fait que le sentiment de révolte n'est pas suffisant s'il ne cherche pas des idées politiques pour construire une réponse collective, voici (suivez le lien) le chanteur des Sex Pistols 30 ans plus tard. Il apparaît dans une publicité pour une marque de beurre...! Quel gaspillage tragique d'un bon révolté!

Pas d'école le 20 novembre!

Rouge Article
Le jeudi 20 novembre, les écoles, collèges et lycées seront en grève. C'est l'occasion de lancer un avertissement fort à Sarkozy, qui veut continuer à réduire le nombre de postes, et la qualité de l'enseignement. Cet article de Rouge, l'hebdomadaire de la LCR, explique les enjeux.

Voices from Britain on Obama|15Nov08|Socialist Worker

Voices from Britain on Obama|15Nov08|Socialist Worker

Cet article de Socialist Worker à Londres donne la parole à quelques jeunes Noirs britanniques et leur demande quelle est la signification pour eux de l'élection de Barack Obama. (article en anglais).

samedi 15 novembre 2008

Pourquoi la révolution russe reste importante


Sarkozy parle de "refonder le capitalisme". Des millions de gens préféreraient en finir, mais ne sont pas sûrs si c'est possible. Dans le passé on a dit avoir renversé le capitalisme, mais les sociétés "communistes" qu'on a vu par la suite ne donnent guère envie de suivre leur exemple.

L'analyse des révolutions du passé reste essentielle, si on veut convaincre les gens qu'une autre société est possible.

J'ai pu mettre en ligne, en fichier MP3, un topo j'ai fait en octobre (d'une demi-heure) pour le comité Agen pour un nouveau parti anticapitaliste sur ce thème. Vous le trouverez ici. Vos commentaires sont les bienvenus.

Le chômage et la guerre



Général : Je crois qu'on n'aura plus de problème pour recruter des soldats.
(Titre de journal : Hausse du chômage)

vendredi 14 novembre 2008

Le nouveau parti anticapitaliste et d'autres forces, dont Mélenchon

Sur le blog de Raoul Marc jennar, cette discussion importante. Mon ami Colin y intervient :


Colin écrit :

Une des caractéristiques du sectarisme (ou du gauchisme …) est de toujours voir la bouteille à moitié vide - chez celui qu’on veut attaquer. Or, nous pourrions apprécier la décision de Mélenchon de quitter le PS sous un tout autre angle.

Pour la première fois depuis bien longtemps, des figures importantes du PS, avec un nombre non-négligeable de militants sans doute (c’est une des questions les plus importantes, il me semble) rompent avec leur parti vers la gauche. (On pourrait aussi dire que c’est le PS qui va vers la droite et que c’est Mélenchon qui reste où il est, mais le résultat est le même - une scission dans la social-démocratie et la possibilité d’élargir l’influence de la gauche anticapitaliste.)

Il y a deux façons de réagir à l’événement :

1) ce ne sont pas des révolutionnaires ni des anticapitalistes conséquents (juste des ‘antilibéraux’ ou des ‘néo-keynesiens’ voir des ’staliniens soft’ …), donc ils ne nous intéressent pas, laissons-nous construire notre nouveau parti tout seuls … Cela a l’avantage de nous réconforter dans notre certitude d’avoir raison et de nous dispenser de la nécessaire clarification politique chez nos nouveaux militants;

2) nous leur disons ‘bravo’ et leur faisons des propositions précises d’action commune, sur le terrain social bien évidemment (mais même les plus sectarires parmi nous acceptent l’idée y compris avec le PS), mais également sur le terrain politique. En même temps nous leur répondons concrètement et fraternellement à chaque fois que nous ne sommes pas d’accord avec leurs idées.

C’est une évidence pour moi que c’est la deuxième méthode qui est la bonne, pour au moins deux raisons. D’abord parce que le fait d’accueillir leur action de façon positive pourra les influencer … positivement, quelques soient leurs erreurs du passé (mais qui n’en a pas fait, n’est-ce pas Raoul-Marc ?). Je refuse de croire que la fin de l’histoire est écrite avant même le commencement, façon Harry Potter. Mais aussi parce que si le pire des pronostics de Raoul-Marc s’avère exact, ils seront condamnés à se justifier.

Je ne suis donc pas d’accord avec l’approche de Raoul-Marc, Pierre et d’autres et encore moins avec la tonalité, qui donne plutôt raison à ceux qui disent que ce sont nous qui ne voulons pas l’unité.

(Je précise que j’ai de graves doutes sur certaines idées de Mélenchon, notamment sur ce que Raoul-Marc appelle la ‘diversité culturelle’ et sur sa défense d’une conception étriquée de la ‘laïcité à la française’ mais je ne suis pas sûr d’etre d’accord avec Raoul-Marc, non plus).



Raoul Marc Jennar répond :

@Colin F Saint-Denis -

Etrange manière d’appeler au dialogue en commençant par utiliser des épithètes et en veillant scrupuleusement à souligner ses désaccords, même lorsqu’ils sont seulement supposés !
Puisque, nous sommes des sectaires et des gauchistes, puisque nous ne voyons que la bouteille à moitié vide, puisque l’essentiel pour nous est de nous convaincre d’être les seuls à avoir raison, puisque de toutes façons, il importe de ne pas être d’accord avec nous sur toutes choses, même sur celles qu’on ne peut vérifier, puisque même la tonalité amicale du message à Mélenchon est récusée, je me demande pourquoi vous perdez votre temps à écrire ce message. Nous sommes les mauvais. Parfait ! Vous êtes soulagé ? Cela vous a fait du bien ? Tant mieux pour vous. La santé, il n’y a que ça qui compte.


Colin re-répond :

Si la tonalité de ma réponse n’était pas la bonne, je m’excuse, mais il s’agit d’un débat sur un blog, sans aucune attaque personnelle. Sur le fond, je persiste à croire qu’il y a une question de méthode politique importante qui peut avoir des conséquences importantes pour nous tous. Cela justifie une polémique loyale et sérieuse, non ?

PS En relisant ton document, je suis d’accord que la tonalité est relativement fraternelle. Mais je ne suis pas du tout d’accord avec ta conclusion :

“j’aurais aimé que, bénéficiant de l’impact de ta démission, tu te sois placé à égale distance de toutes les composantes à la gauche du PS. Comme j’aurais aimé que, sans interlocuteur privilégié, tu aies proposé à tous un débat sur le contenu démocratique, social, écologique et culturel d’une vraie alternative au capitalisme et une stratégie cohérente pour ne pas retomber dans les marasmes de la gauche plurielle.

Tu as fait un choix différent. Je le respecte. Mais je le regrette.”

C’est précisément exclure toute possibilité d’influencer ses choix politiques et lui donner un bon argument pour éventuellement refuser une alliance, le moment venu. C’est laisser supposer que tout est joué d’avance, alors que nous sommes dans une situation inédite et mouvante. ll nous faut au contraire une démarche ouverte et positive pour les raisons que j’ai essayé d’expliquer dans mon commentaire ‘à chaud’. J’ai l’espoir qu’un processus de dialogue et si nécessaire de polémique s’engage et que on finisse par réunir nos forces. C’est quand même notre but, non ?

Fraternellement, Colin Falconer

mercredi 12 novembre 2008

Conférence à Saint Denis sur l'islamophobie

Conférence-débat : «L’islamophobie aujourd’hui»
Le Samedi 29 novembre, 13h30 à St Denis

Comment réagir face à l’islamophobie ? Quels sont nos droits ? Quels sont les outils à notre disposition ? La montée de l’islamophobie en France nous interpelle, nous questionne. Face à ces interrogations, il est souvent simple d’emprunter une forme de résignation et de fatalisme. Pourtant, il existe une autre voie possible, celle de l’engagement et de la résistance sur le terrain politique et social. Il est impératif que nous prenions conscience de l’urgence de la lutte contre les discriminations et l’islamophobie. Engagement qui doit être porté par tous pour une présence musulmane responsable et une égalité de droits.
Intervenants :


Mouloud Aounit, président du MRAP, mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
Fouad Imarraine, militant associatif (Centre Malcom X)
Omar Mahassine, imam et militant associatif
Samy Debah, président du CCIF, collectif contre l’islamophobie en France
Zhor Firar, militante associative (Emergence)

Lieu :

Eurosites La Plaine Saint-Denis

144 avenue du Président Wilson

93210 Saint-Denis La Plaine

RER B et D : Stade de France / Bus 153 : Arrêt La Montjoie


P.A.F : 5 euros
Téléphone : È06.34.12.95.11 ou È06.22352830

Courriel : emergence78@gmail.com fontenaygenerations@yahoo.fr



Vente de livres, stands, buvette....

Déclaration de Clémentine Autain et Roger Martelli

L'autre gauche doit se rassembler. Maintenant
L'autre gauche doit se rassembler. Maintenant.

texte de Clémentine Autain et Roger Martelli

La crise est d’une ampleur exceptionnelle. Elle bouleverse la donne politique. Elle disqualifie absolument les choix de la « dérégulation » ultralibérale. Elle vieillit brutalement les stratégies d’adaptation au capitalisme, dites « sociales-libérales » depuis l’exemple anglais. Nous devrions savoir désormais que nous ne nous en sortirons ni par un toilettage, ni par un retour mythique aux cycles vertueux de l’État keynésien. Le réalisme, que cela plaise ou non, est aujourd’hui du côté de la rupture et non de la conservation, de la répétition ou de l’incantation. Il faudra bien, d’une façon ou d’une autre, changer en profondeur les moteurs de la créativité, les modes de développement, les mécanismes d’allocation des ressources, les finalités et les formes de la décision collective. Ou alors, nous décidons de nous enfermer à jamais dans le balancement stérile de la concurrence libre et non faussée et de l’État administratif. Le parti pris radicalement transformateur est le seul raisonnable.

Politiquement, s’affrontent les obstacles persistants à l’initiative critique forte et les potentialités de son expansion. Le Parti socialiste reste dominant à gauche ; mais nous le voyons s’épuiser dans des querelles de clan qui n’empêcherons pas son recentrage, sous une forme brutale ou sous une forme plus prudente. L’autre gauche est aujourd’hui dispersée, éclatée, ce qui nuit sur sa lisibilité, sa capacité à faire réellement du neuf, sa possibilité de disputer à terme l’hégémonie à gauche à la ligne d’accompagnement. L’appel lancé par Politis a donné à voir la profondeur et la permanence du désir de rassemblement de la gauche antilibérale, la LCR a choisi de se dissoudre dans un nouveau parti anticapitaliste qui la dépasse, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez ont choisi courageusement de quitter le PS, le PCF semble répondre positivement à cette dernière initiative, d’autres courants alternatifs veulent se fédérer… : notre espace politique est en mouvement car les clivages actuels sont obsolètes pour répondre aux défis de notre temps. C’est à la convergence la plus large de toutes celles et ceux qui souhaitent changer d’horizon économique, social et sociétal qu’il faut plus que jamais travailler.

Les militants déboussolés, qui se battent sur le terrain, mais que désespère l’absence de grand mouvement politique collectif, sont légion. Les militants syndicaux ou associatifs, qui se battent pour les droits et les avancées sociales, mais se désolent de ne pas trouver de correspondance politique à la hauteur, sont légion. Les féministes, les altermondialistes ou les anticonsuméristes, qui combattent pied à pied mais enragent de ne pouvoir adosser leur action sur une dynamique politique conséquente, sont légion. À un moment où tout bouge, les potentialités critiques sont incommensurables. Et politiquement, nous restons l’arme au pied. C’est folie que d’en rester là. Que ce mouvement préserve sa diversité, qu’il cesse de rêver à l’enfer du monolithisme et aux impasses des avant-gardes éclairées, est une chose. Que chacun pense d’abord à cultiver son propre jardin en est une autre. Et que chacun s’imagine qu’il va être le centre des rassemblements à venir est une sinistre plaisanterie. Ou nous nous mettons tous ensemble, comme nous avons su le faire en 2005, ou nous nous résignons à être des supplétifs, roues de secours ou aiguillon de majorités dominées par la social-démocratie.

Il y a des différences persistantes ? C’est une chance. Des divergences insurmontables ? L’expérience montre que, quand on en a la volonté politique, aucune divergence ne peut empêcher le rassemblement. Que l’on n’aille pas nous faire croire qu’il y a des lignes de fracture plus importantes à la gauche du PS que dans la social-démocratie ou à l’intérieur de la droite ! De ce côté-là, on sait faire la part du fondamental et de l’accessoire. Quand allons-nous enfin nous décider à en faire de même à la gauche de gauche ?

Convaincre tous ensemble ou nous enliser tous séparément : il n’y a pas de voie médiane. Profitons de l’échéance européenne, qui s’y prête à merveille, pour faire nos travaux pratiques.

Clémentine Autain et Roger Martelli (co-directeurs de Regards)

Le nouveau parti anticapitaliste et la scission de Mélenchon

A Jean-Luc Mélenchon | Raoul Marc Jennar:

Raoul Marc Jennar a écrit une lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon. moi, j'ai envoyé mon commentaire à Raoul Marc sur son blog. Ci-dessous les deux élements :


Raoul Marc Jennar a écrit :

Mosset, 11 novembre 2008
Cher Jean-Luc,
Au nom de ce qui nous rapproche, permets-moi de t’écrire avec amitié, mais avec franchise.
Nous fûmes ensemble pour faire campagne contre le Traité établissant une Constitution pour l’Europe. Nous nous sommes retrouvés à Versailles, le 4 février dernier, pour combattre ce copié-collé du TCE qu’est le Traité de Lisbonne.
Entre-temps, tu avais adopté, après le référendum, la synthèse du Mans du PS qui gommait le « non » et, dans ta réponse à ma « lettre ouverte à un socialiste du non », tu avais alors justifié ta position par l’espoir de faire ainsi désigner, comme candidat PS à la présidence de la République, Laurent Fabius, un des artisans de ce néo-libéralisme que tu dénonces (c’est lui qui, parmi beaucoup d’autres mauvais coups, a fait adopter la loi de déréglementation financière). Entre-temps, après avoir combattu en interne la candidature de Ségolène Royal, tu as fait campagne pour elle l’an passé.
Tu me rappelles ces grognards qui, en bougonnant, finissaient toujours par suivre. Je ne te ferai pas un mauvais procès et je n’insisterai pas sur le fait que tu fus un fidèle du Mitterrand de l’après 1983 et du traité de Maastricht et que tu partages la responsabilité de ce qu’a fait le gouvernement PS-PCF-Verts comme ministre de Jospin. Pour moi, ce qui compte, c’est qu’en 2002, tu as lucidement analysé les raisons de la défaite du social-libéralisme. Maintenant tu viens de rompre. Beaucoup s’en réjouissent. Beaucoup aussi se demandent : pourquoi maintenant ? Et pour faire quoi ?
J’ai lu ton livre « En quête de gauche » avec attention. Comme tout ce que tu écris. Parce que nous avions fait ensemble campagne contre le TCE et qu’un jour, au Forum Social Européen, tu m’as dit que tu t’inscrivais dans la tradition de 1789 et de Jaurès. Des références qui comptent pour moi, même si tu ne m’as pas parlé de 1793 et de 1871 qui comptent encore plus à mes yeux. J’emploie à dessein ces références historiques sachant ton attachement à la République. C’est dans ce livre et tes propos récents que je cherche l’explication de ta démarche nouvelle. Tu ambitionnes de créer un « Die Linke » français. Avec un partenaire privilégié : le PCF. C’est en soi respectable, mais cela ne permet pas l’union de toute la gauche à la gauche du PS.
Parce que l’histoire de la gauche française n’a rien à voir avec celle de la gauche allemande. Les composantes de « Die Linke » n’ont pas le passé de la gauche française. La social-démocratie allemande, qui a fait assassiner Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht en 1919, a renié le socialisme, la lutte des classes et la laïcité dès 1959. Le communisme allemand fut stalinien jusqu’à la chute du Mur.
Parce que les objectifs de « Die Linke » - cogérer les institutions avec la social-démocratie, avec les résultats antisociaux déjà visibles à Berlin - ne sont pas ceux de toute la gauche anticapitaliste française.
Parce que les raisons de ta démission du PS justifient pleinement qu’on ne fasse pas alliance avec ce parti que tu viens de quitter.
Parce que, à la gauche du PS, entre le PCF et presque tous les autres, il y a une profonde division non seulement sur la question des rapports avec la social-démocratie, mais sur des questions de fond comme les finalités de la production, de la croissance et de la consommation, les questions énergétiques, les questions écologiques, le réchauffement climatique, le nucléaire civil et militaire, la diversité culturelle, le profil démocratique d’une autre République française et d’une autre Europe, la présence de la France dans l’OTAN. A moins de s’en tenir aux ambiguïtés et aux silences des défuntes 125 propositions, un programme commun précis pour une société post-capitaliste ne paraît guère possible sur ces questions essentielles.
Encore une fois, ton choix est respectable, mais il ne me paraît pas prendre en compte les défis de ce siècle. Il ignore que la question sociale comme la question écologique trouvent leur origine dans le capitalisme et que c’est le capitalisme qu’il faut combattre et non pas seulement sa version néo-libérale actuelle. En outre, en privilégiant un partenaire, tu places ta démarche et ceux qui vont te suivre dans la dépendance d’un PCF crispé sur la survie de son appareil et de ses élus.
Tu conviendras que, sauf à faire du Cohn-Bendit, l’unité sans un accord sur un contenu dépourvu de toute ambiguïté et sur une stratégie pour le mettre en œuvre n’est qu’une opération électoraliste sans lendemain. Or, cet accord-là n’existe pas à la gauche du PS. En dépit des propos incantatoires de ceux qui en rêvent et qui n’en peuvent plus d’attendre au point de s’intoxiquer d’illusions.
Comme j’aurais aimé que, à la manière dont tu as tiré les leçons de la déroute du PS en 2002, tu aies tiré les conséquences de l’échec de 2006, en te souvenant qu’une semaine à peine après notre victoire unitaire au référendum de 2005, la secrétaire nationale du PCF annonçait « mettre sa candidature dans le débat » pour les présidentielles. Ce qui allait déterminer toute la suite.
Comme j’aurais aimé que, bénéficiant de l’impact de ta démission, tu te sois placé à égale distance de toutes les composantes à la gauche du PS. Comme j’aurais aimé que, sans interlocuteur privilégié, tu aies proposé à tous un débat sur le contenu démocratique, social, écologique et culturel d’une vraie alternative au capitalisme et une stratégie cohérente pour ne pas retomber dans les marasmes de la gauche plurielle.
Tu as fait un choix différent. Je le respecte. Mais je le regrette.
Cordialement,
Raoul


Moi j'ai commenté :

Attendons de voir. Nos divergences avec les idées politiques de Mélenchon sont grandes, mais notre volonté de voir les travailleurs emporter des victoires contre Sarkozy l'est aussi. Il semble probable que le nouveau parti anticapitaliste ne pourra pas, à lui tout seul, entraîner dans la lutte la majorité des salariés. Alors la question d'alliances dans la lutte se pose. La scission Mélenchon pourrait donner lieu à un mouvement à gauche de la gauche intermédiaire entre le social-libéralisme et le NPA. Nous devrions nous en réjouir car cela mobilisera de nouvelles couches. Après, sera-t-il possible de mener une lutte unie sous un slogan du genre "ce n'est pas aux salariés de payer la crise"?

Dans une lutte commune on aurait beaucoup plus de chances de démontrer dans la pratique que nous avons de meilleures idées que Mélenchon.

Mais il faudrait une démarche active de chercher à fédérer dans une lutte limitée toute la gauche de combat...

Emporter quelques victoires avec la classe rendrait nos idées cent fois plus audibles.

Ultra-gauche : "pas de complot", selon un chercheur, Société - NouvelObs.com

Ultra-gauche : "pas de complot", selon un chercheur, Société - NouvelObs.com

Christophe Bourseiller donne dans le Nouvel Obs son opinion sur l'ultra-gauche. Une fois n'est pas coutume, il a sans doute raison. Bourseiller est connu pour écrire des histoires de l'extrême gauche avec un nombre élevé d'erreurs de faits basiques. Ce n'est pas un chercheur, c'est un clown.

Vous pouvez voir ici et ici deux critiques du bonhomme.

mardi 11 novembre 2008

Armistice day, remembrance and 'glorious war'|15Nov08|Socialist Worker

Armistice day, remembrance and 'glorious war'|15Nov08|Socialist Worker

Cet article en anglais par Neil Faulkner, militant du Socialist Workers Party, explique l'hypocrisie derrière les commémorations par nos dirigeants politiques de la première guerre mondiale.

banquiers dans le besoin - aidez nous svp


Tim: Please give|8Nov08|Socialist Worker

Marxisme 2009 à Melbourne

marxism2009.com

Si vous avez des amis en Australie, je ne peux que leur recommander d'aller à l'université d'été de Socialist Alternative, organisée par mes amis australiens, un évènement qui est excellent, pedagogique et dynamique. Suivez le lien ...

Pour ne jamais oublier la guerre de 1914



Merci à Albert qui m'a envoyé cette photo

lundi 10 novembre 2008

Le capital financier de Rudolf Hilferding

Que Faire ? - numéro 9 - Le capital financier de Rudolf Hilferding

Il y a beaucoup de confusion autour du concept du capitalisme financier. Un livre classique du marxisme sur la question a été réédité récemment. Voici ce que dit un camarade de la LCR, Sylvestre J. sur le livre. Suivez le lien.

Quelles alliances à gauche,

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY

Sur son blog, le Poireau Rouge, CF donne son avis, que je partage, sur les collaborations possibles entre révolutionnaires et réformistes radicaux.

Quelle(s) alternative(s) à gauche?

Samedi dernier j'étais présent à la réunion national des délégués des collectifs pour un nouveau parti anticapitaliste, et je vous livrerai dans les jours à venir mes impressions que les questions débattues. Pour l'instant je dirai seulement que je trouve que c'était un réel succès. Le NPA va très bien et se construit sérieusement. Il ne sera ni un parti constitué seulement de communistes révolutionnaires, ni un parti qui saura occuper toute l'espace à gauche du Parti socialiste. Les lecteurs de mon blog savent que j'aurais préféré un parti plus large constitué de toute la gauche lutte des classes. Mais c'est pas mal du tout pour commencer. Il faudrait, par la suite, s'intéresser à des alliances et des débats avec d'autres organisations de la gauche radicale, dont l'organisation autour de Mélenchon. Il s'agira de vérifier quels combats on peut mener ensemble.

Les communistes unitaires sont pour une bonne partie d'entre eux gagnés à l'idée que c'est la lutte et pas les élections qui doit être au centre de la politique. Ils viennent de publier le communiqué de presse suivant :

Communiqué du comité d’animation des Communistes Unitaires
JeanLuc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé leur départ du Parti socialiste et leur décision d’engager avec tous ceux qui partagent leurs orientations la construction d’un nouveau parti de gauche. Ils appellent à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes.
Le collectif d'animation des Communistes unitaires salue cette démarche, qui refuse la dérive sociale libérale du PS, et souligne qu'elle rencontre la volonté largement exprimée dans tout l'espace de la gauche de gauche de créer du neuf et de se rassembler.
Plusieurs initiatives de forces et de militants, organisés ou non, traduisent la volonté d'un
rassemblement le plus large possible : espace unitaire mis en place dans le cadre de l'appel
"L'alternative à gauche, organisons là", lancé à l'initiative de Politis, fédération de forces et de citoyens désireux de franchir une première étape pour le lancement d'une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique (dont débattent notamment les Communistes unitaires, les Collectifs unitaires antilibéraux, les Alternatifs, les Alter Ekolos et Ecologie solidaire), "Appel de Miremont" des forces de l'écologie radicale, appels de militants du PCF dans le cadre de leur congrès... Diverses initiatives de composantes du mouvement social et d'éducation populaire, ainsi que les convergences fortes qui s'expriment dans les luttes actuelles, témoignent elles aussi des potentialités de rassemblement.
Dans le même temps, la prise de position du PCF concernant la préparation des élections
européennes et les débats en cours au sein du NPA contribuent à rouvrir le champ des possibles.
Il s'agit maintenant de se donner les moyens que le plus grand nombre possible d'acteurs puissent trouver leur place dans une dynamique large, ouverte, évolutive et démocratique.
Les Communistes unitaires proposent à l'ensemble des organisations, citoyens, groupes et réseaux du champ politique, social : d'aller à l'occasion des élections européennes vers la constitution de listes unitaires de la gauche de gauche. Pour cela, ils soumettent à tous l'idée de lancer une initiative de type "appel des 200" représentatif de la plus large diversité possible des sensibilités (politiques, sociales, culturelles...) disponibles pour cela (forces et individus), de se donner les moyens de débattre dans le cadre des Assises pour un vrai changement, prévues début 2009, des possibilités de lancer ensemble un processus en vue de l'élaboration d'un projet politique et de la création d'une nouvelle force politique de transformation sociale et écologique.
Le collectif d'animation 8 novembre 2008

Scission à gauche du Parti socialiste

Une série de responsables et militants PS ont décidé de quitter le Parti socialiste car ils ne croient plus dans sa capacité à tourner à nouveau vers la gauche. Je suis d'accord avec eux là-dessus, c'est une décision courageuse. La gauche anticapitaliste autour du NPA doit, je crois, explorer le travail commun et le débat qui est possible avec la nouvelle organisation que ces militants vont former. Dans le respect des différences, un travail commun peut être très efficace. Ci-dessous une explication de la scission par quelques responsables PS de Montreuil.


Montreuil, le 9 novembre 2008

Les socialistes ont voté jeudi soir dans le cadre de leur congrès national.

A près de 80%, ils ont choisi de placer aux trois premières places des motions issues de la majorité sortante, sur une orientation conforme à celle qui domine la sociale-démocratie européenne : d’accord avec l’Europe du traité de Lisbonne, d’accord avec les alliances changeantes, d’accord avec l’abstention face à la droite, et contre la remise en cause du capitalisme.

La motion de Ségolène Royal arrivant en tête avec 29% des voix, la dérive « démocrate » s’aggrave encore, puisqu’elle assume sans complexe l’alliance avec le centre.

Avec 19% des voix, la gauche du Parti Socialiste réunie au sein de la motion C réalise son score le plus bas de son histoire. En effet, lors des deux derniers congrès en 2002 et 2005, les motions de gauche se présentant divisées réunissaient 37,5% et 45% des voix.

En Seine-Saint-Denis, cette situation de la gauche du PS est encore plus catastrophique puisqu’elle atteint à peine 10% des voix.

Pour nous, animateurs montreuillois de cette motion de gauche, participant à la direction locale et départementale du PS depuis plusieurs années, cela suffit ! Grâce à notre travail militant, notre motion est arrivée largement en tête dans notre section (près de 40%) et nous pourrions prétendre à la diriger... mais nous ne voulons plus servir d’alibi.

Nous ne le voulons plus, en particulier à la veille des élections européennes. Nous savons que le Parti Socialiste, conformément à l’orientation validée à 80%, mènera à cette occasion une campagne conforme à celle du Parti Socialiste Européen, avalisant le traité de Lisbonne en piétinant le Non des Français en 2005, qui dépassait 60% en Seine-Saint-Denis.

Nous ne le voulons plus, lorsque nous constatons au niveau départemental que c’est par 90% des voix que la direction sortante se trouve confortée sur ses orientations, notamment dans sa stratégie de désunion de la gauche lors des dernières élections municipales.

En observant depuis quelques jours les discussions plus ou moins occultes engagées par les dirigeants des différentes motions, nous savons à quelle alternative sont condamnés les militants de la motion de Gauche : soit s’isoler dans une minorité de témoignage inutile, soit participer à la constitution d’une direction dominée par les thèses que nous avons combattues.

Oui, vraiment, cela suffit.

Nous décidons de répondre à l’appel lancé vendredi 7 novembre par le sénateur Mélenchon et le député Marc Dolez. Nous aussi, « nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l’écosystème. (...) Ainsi que nous l’a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d’engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d’un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d’un front de forces de gauche pour les élections européennes. »

Dans toute la Fédération socialiste de Seine-Saint-Denis, parmi les 2301 militants qui se sont exprimés jeudi soir, nous savons qu’ils sont nombreux à partager notre analyse. Déjà, dans tout le département, des dizaines nous ont contactés pour nous signifier leur intention de nous rejoindre. Certains immédiatement. D’autres dans les jours qui viennent, car il faut parfois du temps pour quitter un parti auquel on a consacré toute une vie militante. D’autres encore nous disent qu’ils veulent encore y croire jusqu’au congrès de Reims... sans avoir beaucoup d’illusions sur l’issue.

Dans quelques jours, nous serons en mesure d’établir un bilan au niveau du département, en respectant le choix que feront tous nos camarades - souvent nos amis - du Parti Socialiste.

Mais sans attendre, nous allons nous engager sur l’autre chemin que nous avons pour notre part choisi, pour partir à la rencontre d’une immense attente populaire que nous vérifions chaque jour de notre vie militante depuis des années - dans ce département comme ailleurs - pour une autre voix à gauche. Le 20 novembre prochain, nous organiserons à Montreuil une réunion publique pour expliquer notre démarche.

Signataires du communiqué de presse :

Delphine Beauvois 30 ans - Professeur des écoles. Ex membre de la Commission administrative du PS Montreuil et de l’Union Régionale du PS-IDF. Riva Gherchanoc 30 ans - Fonctionnaire territoriale. Ex membre de la Commission administrative du PS Montreuil et du Conseil Fédéral du PS-93. Juliette Prados 37 ans - Chef de projet culturel. Conseillère municipale. Ndéro Soungadoy 28 ans - Vidéaste Ex membre de la Commission administrative du PS Montreuil. Nicolas Voisin 40 ans - Professeur en lycée professionnel. Ex secrétaire fédéral du PS-93.

Contact : 06 24 39 87 74

Importante manifestation à Los Angeles, Amériques - NouvelObs.com

Importante manifestation à Los Angeles, Amériques - NouvelObs.com

En Californie, en même temps que l'élection présidentielle, un référendum a annulé le droit au mariage pour les homosexuels, promulgué il y a quelques mois seulement : voir l'article du Nouvel Observateur.

dimanche 9 novembre 2008

Discrimination dans les manuels scolaires

Suivez le lien pour voir en entier l'étude de la HALDE sur les manuels scolaires et la discrimination qu'on y trouve.

vendredi 7 novembre 2008

Le point de vue d'un révolutionnaire américain

Lee Sustar est militant de l'International Socialist Organization, l'organisation soeur de Socialisme International aux Etats Unis, la principale organization d'extrême gauche aux USA. Il est interviewé cette semaine par Rouge, l'hebdomadaire de la LCR.

mercredi 5 novembre 2008

La liberté religieuse dans l'entreprise

L'islam au bureau - Société - Le Monde.fr

Que le salarié musulman puisse avoir accès à une salle de prière, ou à un repas sans porc, choque beaucoup de gens, même à gauche. Mais dans une société raciste, respecter la liberté religeuse est importante. Les lecteurs de mon blog savent que, dans un contexte où 44% des français (et 49% des sympathisants de l’extrême gauche !) considère l’islam comme ayant « des effets négatifs sur l’identité française », je trouve indispensable le combat contre l'islamophobie.

Suivez le lien ci-dessus pour un article du Monde sur quelques entreprises qui autorisent (comme dans beaucoup d'autres pays) des salles de prière et d'autres aménagements. Ailleurs dans le monde la gauche applaudit. En France, ce n'est malheureusement pas demain la veille ...

Election night journal | SocialistWorker.org

Election night journal | SocialistWorker.org

Heure par heure l'élection présidentielle, par le journal américain Socialist Worker. Des millions de personnes font la fête.

Voici l'heure par heure, traduit en français par un logiciel de traduction automatique.

Barack Obama

On peut se réjouir! La politique de Bush a été écrasée dans les urnes.
Obama n'est pas de gauche. Mais il va être sous pas mal de pression car il y a une envie de changement extrêmement forte, et cela peut encourager des luttes et arracher des réformes.

Il est probable que tout de suite il annule des réductions d'impôts pour les super-riches introduites par Bush. Sans dout eva-t-il également introduire un système de sécurité sociale santé obligatoire pour les enfants, et introduire des règlements qui limite la liberté absolue de licencier pour les entreprises. Il est faux de supposer que rien ne va changer. Un retrait des troupes de l'Irak est probable aussi.

Bien sûr, Obama reste convaincu que la meilleure chose pour le monde entier sera que le grand capital américain continue à dominer les Etats Unis et le monde, alors il ne peut pas être considéré comme l'ami de la gauche radicale!

Mais entre autres choses, c'est un beau symbole dans un pays qui a été construit sur la division raciale.
Quand en France nous aurons aussi un président de couleur nous pourrons nous remettre à faire semblant que la République est moins raciste que d'autres pays!

mardi 4 novembre 2008

Manifestation à Vichy pour les droits des immigrés

Voici le récit heure par heure d'un des manifestants. Les droits démocratiques en France sont limités!


Vichy : récit à vif de la mobilisation...

Publié lundi 3 novembre 2008

Description brute des événements de cette journée du 3 novembre.


Au départ de Lyon...

Le départ prévu au alentours de 13h30 se fait en très forte présence
policière ! 4 ou 5 camionnettes de flics sont sur place.
Très vite l’ensemble des camarades qui ont prévus de se rendre à Vichy
se voient dans l’obligation de se soumettre à des contrôles d’identités,
fouilles, etc..
Le convoi est bloqué jusqu’à ce que toutes les personnes sur place se
soumettent à ce contrôle, dont l’objectif est de trouver des prétextes
pour baillonner la constestation du sommet de Vichy !

*14h30*
Des journalistes sont sur place....
Un premier bus est "autorisé" à partir avec des contrôles et des
fouilles modérés.

Au départ de Grenoble même refrain : vers 13h30, avant même que
quiconque ne soit monté dans le bus, celui-ci est entouré par les flics,
ainsi que toutes les personnes en partance pour Vichy. Les flics
contrôlent et filment tout le monde (j’ai vu de loin, je ne sais pas
s’il y a eu des fouilles, mais ça ne m’étonnerait pas). Pour une
cinquantaine de personnes dans un bus, il y a une bonne vingtaine de
flics, dont plusieurs membres de la Brigade Anti Criminalité (plus une
voiture qui tourne avec une autre équipe de Bacqueux).

*17h30*
Tous les bus Lyonnais sont arrivés à bon port.


A Vichy

Dès le matin tous les trains en provenance de Paris sont bloqués. Le
baillon "démocratique" se met en place...

*14h40*
Blocage des rues vers le parking universitaire de Vichy
Manifestation sauvage entre la gare et l’hôtel de ville (entre 60 et 80
personnes)

Les mouvements sont sous hautes surveillance policière avec la présence
de 3 hélicos qui quadrillent le ciel de Vichy, ainsi que plusieurs cars
de CRS.

Environ 150 personnes viennent gonfler les rangs rue de Paris.
Les premières manifestations sauvages ont donné lieu à 8 arrestations.

*17h15*
Les gens commencent à arriver. Les flics contrôlent au compte goutte.

*18h15*
Début de la manifestation. Environ 1 millier de personnes. Début assez
calme. Quelques fumigènes sont lancés sous les slogans de "Des papiers
pour tous ou tous sans papiers !" "Sarko collabo".

Les bus ne sont pas encore tous arrivés. Certains sont encore bloqués
par les barrages policiers.

*18h50*
La manif gonfle (environs 1200 personnes). toujours quelques fumigènes.
Collages, Graphitis, etc... L’ambiance reste calme.

*19h00*
L’ambiance monte d’un cran. Des gaz lacrymogènes sont lancés. Deux
torches atterrissent près des CRS qui font un barrage. Les flics
réfugiés derrières leurs barrières répliquent par des tirs de gaz
lacrymo dans la foule : Désorganisation du cortège.

*19h15*
Le cortège se réorganise. Les gens se réfugient du coté de la gare. Deux
voitures sont mises en travers et incendiées entre la gare et le barrage
de CRS.

*19h45*
Le cortège se trouve maintenant avenue de Gramont depuis plus de 30
minutes. Les flics font toujours barrage et balancent quelques
lacrymogènes. Une mini barricade se forme et une nouvelle voiture est
incendiée.

*20h00*
Les hélicoptères viennent éclairer la foule. Une arrestation a lieu, a
priori un peu musclée.
Les flics font toujours face à la foule qui progresse difficilement.

*20h45*
Les hélicoptères sont toujours là. Le cortège est très dispersé, éclaté
en petit groupe. Certains sont aux environs de l’espace Chambon. La BAC
circulent :
plusieurs témoignages sur l’arrestation de deux personnes qui se
trouvaient dans un groupe en retrait du cortège car ils aidaient une
personne handicapée. Dans le groupe deux personnes portent un masque
blanc. Les flics les arrêtent pour "portage de masque blanc interdis".

*21h15*
Au moins une dizaine d’arrestations à cusset a proximité de l’espace
Chambon. Parmi les personnes arrêtées 7 bleges, 1 roannais et 1 Lyonnais.
Les hélicoptères filment toujours.

*21h30*
Espace Chambon : les CRS commencent à tirer au flashball alors que le
meeting était sur le point de commencer.

Interview du ministre de la fonction publique

Toute l'actualité avec Libération

Bien décidé à ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, à supprimer des milliers de postes dans l'enseignement, et alors que dans les hôpitaux les conditions de travail se dégradent, notre cher ministre de la fonction publique a la solution : payer les fonctionnaires au mérite.

Il suit d'autres pays comme l'Angleterre qui ont trouvé ce moyen de mettre les fonctionnaires, les hôpitaux, les médecins, les écoles en concurrence les uns avec les autres. Parce que pour lui "c'est naturel". En fait tout ce qu'on fait dans une entreprise à profit c'est naturel, c'est le plus humain des mondes, le plus rationnel. Le fait que leur capitalisme est en train de montrer que c'est le chaos et le cauchemar ne l'embête pas.

L'interview vaut la peine d'être lu, et il faut préparer la résistance. Le gouvernement voudrait bien que tout le monde pense que les fonctionnaires sont des fainéants incompétents....

L'élection présidentielle en temps réel


SocialistWorker.org

Le site anticapitaliste et révolutionnaire américain, Socialist Worker, met sur son site au fur et à mesure des résultats de l'élection présidentielle ses commentaires, ses analyses et des interviews. Suivez le lien.

lundi 3 novembre 2008

Deux millions de personnes dans la rue en Italie

Rouge Article

Cliquez ci-dessus pour lire un entretien avec une militante révolutionnaire italienne.

Halloween protesters ‘bury capitalism’ by Canary Wharf|1Nov08|Socialist Worker

Halloween protesters ‘bury capitalism’ by Canary Wharf|1Nov08|Socialist Worker

Pour fêter Hallowe'en, à Londres, quelques centaines de manifestants anticapitalistes ont procédé à l'enterrement du capitalisme, dans un lieu symbolique du capitalisme ultralibéral, Canary Wharf. Suivez le lien (article en anglais).

dimanche 2 novembre 2008

Parla Italiano!

AFP: Italie: grève générale et manifestation massive contre la réforme scolaire

C'est le moment d'apprendre l'italien, ou au moins de suivre leur exemple. Le lien ci dessus vous montre la dépêche AFP sur la grève générale et mobilisation de masse contre la "Réforme" (=destruction) de l'école.

samedi 1 novembre 2008

Lecture - Les deux âmes du socialisme

Editions Syllepse - Les deux âmes du socialisme

Dans les années 1960, Hal Draper a écrit "Les deux âmes du socialisme" pour défendre l'idée d'un socialisme basé sur les masses des travailleurs et des opprimés, contre le faux socialisme imposé par en haut.

En 2008, un nouveau livre reprend la thèse de Draper et demande à plusieurs commentateurs de donner leur avis. Suivez le lien.

Le nouveau parti anticapitaliste - quel programme?

Je serai un des délégués à la rencontre nationale des comités pour un nouveau parti anticapitaliste la semaine prochaine. Alors, même si j'ai une idée du type de parti que je voudrais, je me prépare en lisant diverses contributions dans le numéro de la revue Critique Communiste sur le NPA.

D'abord j'ai lu une contribution de la fraction Etincelle de Lutte Ouvrière (qui vient par ailleurs d'être exclue de Lutte Ouvrière, en partie à cause de l'implication de la fraction dans les comités NPA). Les camarades expliquent que le Nouveau Parti anticapitaliste doit dès le départ se déclarer un parti communiste et un parti révolutionnaire.

Ce serait une grave erreur. La Ligue Communiste Révolutionnaire se déclarait communiste et révolutionnaire, alors si cela suffisait on n'aurait pas eu besoin de se fatiguer à fonder un nouveau parti. A mon avis la raison d'être même d'un nouveau parti aujourd'hui est qu'il y a plusieurs milliers de personnes (voire des dizaines de milliers) qui ne croient pas que le pS et la voie parlementaire soient capables d'affronter la dictature du profit et les inégalités sociales. Mais ces femmes et ces hommes ne sont pas non plus, pour la grande majorité, convaincus de la nécessité d'une révolution qui dissout l'armée et la police, abolit les institutions de la République et les remplace par de nouvelles institutions qui donnent le pouvoir dans le pays aux travailleurs.

On peut regretter que ces gens ne soient pas convaincus du nécessité ou parfois de la possibilité d'une révolution. Mais cela se comprend. La révolution russe, la révolution cubaine, la révolution chinoise, considérées par presque tout le monde comme des révolutions socialistes, ont laissé des années ou des décennies plus tard, des sociétés on ne peut plus éloignés de la société égalitaire et libre dont nous rêvons. Et il n'y a pas consensus sur les raisons de ces défaites ou ces échecs.

Mais ces militants réels ou potentiels veulent se battre contre la dictature du profit, et ce n'est pas le PS et ses alliés qui vont organiser le combat. Ainsi à mon sens, le rôle du nouveau parti est de mobiliser pour la lutte des classes, contre les inégalités, contre toutes les oppressions, pour la justice dans le monde... le maximum de personnes, révolutionnaires ou pas.

Ce n'est que la première étape du travail. Tout en construisant un parti dynamique combatif qui intervient partout, il faut que le débat continue entre courants communistes révolutionnaires et d'autres courants (anarchistes, écologistes radicaux, féministes ...) pour clarifier comment on peut renverser le capitalisme définitivement et avec quoi on peut le remplacer.

C'est à dire que réunir tous les anticapitalistes dans un seul parti ne veut absolument pas dire que les différences entre les courants n'ont pas d'importance. Je considère que l'idéologie anarchiste a perdu la guerre civile espagnole à un moment où elle aurait pu gagner. C'est grave et mérite discussion fraternelle entre camarades. Ce n'est qu'un exemple.


La deuxième contribution que j'ai lue était celle de Vanina Giudicelli. Il y a longtemps nous étions dans le même courant révolutionnaire, et je trouve que son texte est juste dans l'ensemble. Le style est trop universitaire (je préfère dire qu'il faut "faire deux choses en même temps" plutôt que devenir "l'outil d'une double médiation"!!) N'empêche qu'elle a raison de dire que le parti doit oeuvrer pour former une nouvelle direction combative pour le mouvement ouvrier (davantage de détails seraient pourtant les bienvenus) et aussi que le parti doit être un lieu de débat sur le marxisme et les autres explications du monde.

Enfin j'ai lu le texte de Pierre Cours Salies et ses amis sur le besoin d'un regroupement plus large, une alliance durable entre le NPA et d'autres antilibéraux. Il me semble que c'est un élément indispensable. Et il ne faut pas se voiler la face : au sein du Nouveau Parti anticapitaliste il y a plein de réactions sectaires et fermées (parfois de la part de sectaires qui ne savent pas qu'ils le sont). Le sectarisme met l'organisation avant les intérêts de l'ensemble de la classe....

Je continuerai cette discussion quand j'aurai lu un peu plus...

Debat sur l'anticapitalisme - Blog Radio Rouge, le podcast 100% à gauche

Université d'été 2001 - Blog Radio Rouge, le podcast 100% à gauche

Suivez ce lien pour écouter des MP3 d'un débat sur l'anticapitalisme qui a eu lieu en 2001, avec des représentants de différentes organisations de la gauche révolutionnaire européenne. Les thèmes soulevés et les explications proposées restent d'actualité.