De plus en plus d'universités se mettent en grève, essentiellement contre deux des "réformes" du gouvernement. D'abord, son projet de remplacer la structure collégiale qui évaluent la recherche et qui décide des promotions etc au niveau national par un pouvoir décuplé du président de chaque université, secondé par des managers et des contre-maîtres sur place. Le président ou ses représentants évaluerait la recherche, et donnerait à chaque enseignant chercheur des augmentations, des promotions ou des sanctions.
Ce ne serait qu'une étape supplémentaire vers la disparition de toute recherche qui ne rapporte pas du profit rapide pour les entreprises. D'ailleurs, il va devoir être malin le président - dans mon université, il y a des chercheurs en histoire ancienne et moderne, en littérature, informatique, droit, science politique, économie, médecine etc etc. Comment il ferait pour évaluer tout cela ?
La deuxième réforme propose d'abolir, peu à peu , le concours national de recrutement des enseignants du secondaire, le CAPES.
Heureusement, dans le milieu généralement peu combatif des enseignants universitaires, il y a une vraie riposte. Je suis ravi et un peu étonné de voir le nombre de départements, UFR et d'autres structures qui ont déjà voté la grève, un peu partout dans le pays. A Créteil nous avons des assemblées générales lundi et mardi, mais ça a l'air bien parti.
Il faut faire reculer Pécresse sur ces questions. Il faut construire une grève dynamique et active.
Pour l'état des lieux du mouvement à la date du 30 janvier, cliquez ici
samedi 31 janvier 2009
Le nouveau parti anticapitaliste et les animaux
Pour un Nouveau Parti Anticapitaliste - Position par rapport à l'exploitation animale?:
Sur le forum anticapitaliste, il y a un débat concernant les animaux, s'ils ont des droits, s'ils sont exploités etc. J'ai rajouté mon grain de sel :
"Il ne faut pas se tromper de débat. Les gens qui disent vouloir 's'opposer à l'exploitation des animaux' défendent une position politique spécifique. Il n'y a aucune raison de se moquer d'eux comme des Brigitte bardot en puissance.
Mais la position n'est pas juste. Les animaux ne sont pas exploités dansle même sens qu'il y a des classes sociales exploitées. Le but d'un mouvement de libération anticapitaliste, à mon sens, est l'AUTO EMANCIPATION des travailleurs et des opprimés. Les animaux, ne puvant pas s'auto-émanciper, ne sont pas concernés par ce mouvement comme acteurs, ni comme classe à libérer.
Tout ce qui n'empêche qu'il me semble tout à fait humain, et tout à fait bien, d'éviter des souffrances inutiles aux animaux, de respecter leur rôle et leurs besoins. La dictature du profit ne pourrait jamais faire cela, et le socialisme pourrait.
Mais la condition des animaux n'est pas à comparer à celle des groupes d'humains opprimés, à mon sens."
Sur le forum anticapitaliste, il y a un débat concernant les animaux, s'ils ont des droits, s'ils sont exploités etc. J'ai rajouté mon grain de sel :
"Il ne faut pas se tromper de débat. Les gens qui disent vouloir 's'opposer à l'exploitation des animaux' défendent une position politique spécifique. Il n'y a aucune raison de se moquer d'eux comme des Brigitte bardot en puissance.
Mais la position n'est pas juste. Les animaux ne sont pas exploités dansle même sens qu'il y a des classes sociales exploitées. Le but d'un mouvement de libération anticapitaliste, à mon sens, est l'AUTO EMANCIPATION des travailleurs et des opprimés. Les animaux, ne puvant pas s'auto-émanciper, ne sont pas concernés par ce mouvement comme acteurs, ni comme classe à libérer.
Tout ce qui n'empêche qu'il me semble tout à fait humain, et tout à fait bien, d'éviter des souffrances inutiles aux animaux, de respecter leur rôle et leurs besoins. La dictature du profit ne pourrait jamais faire cela, et le socialisme pourrait.
Mais la condition des animaux n'est pas à comparer à celle des groupes d'humains opprimés, à mon sens."
French demonstration: Sarkozy vs the street - Europe, World - The Independent
French demonstration: Sarkozy vs the street - Europe, World - The Independent
Dans le quotidien anglais The Independent, cet article sur les grèves du 29 janvier. Le journaliste n'en est pas content, mais il décrit assez bien.
Dans le quotidien anglais The Independent, cet article sur les grèves du 29 janvier. Le journaliste n'en est pas content, mais il décrit assez bien.
Interview avec Olivier Besancenot sur le nouveau parti anticapitaliste
REGARDS
Dans cet interview, que publie la revue "Regards", Olivier Besancenot couvre beaucoup de questions sur le processus du NPA et son avenir.
Dans cet interview, que publie la revue "Regards", Olivier Besancenot couvre beaucoup de questions sur le processus du NPA et son avenir.
vendredi 30 janvier 2009
Why British jobs for British workers is not solution to crisis|31Jan09|Socialist Worker
Why British jobs for British workers is not solution to crisis|31Jan09|Socialist Worker
En Angleterre, les licenciements et d'autres souffrances dues à la crise ont poussé quelques milliers de travailleurs dans le bâtiment à faire grève, mais sous des slogans xénophobes! "Les emplois britanniques pour les travailleurs britanniques." Suivez le lien ci-dessus pour lire la déclaration du Socialist Workers Party - pour la lutte des classes, contre la xénophobie. (Déclaration en anglais).
En Angleterre, les licenciements et d'autres souffrances dues à la crise ont poussé quelques milliers de travailleurs dans le bâtiment à faire grève, mais sous des slogans xénophobes! "Les emplois britanniques pour les travailleurs britanniques." Suivez le lien ci-dessus pour lire la déclaration du Socialist Workers Party - pour la lutte des classes, contre la xénophobie. (Déclaration en anglais).
Construire le parti, de Marx à Lénine
Il est toujours utile de connaître l'histoire des combats du passé, au cas où on apprendrait quelque chose. Dans cet article, sur le site de Que Faire, Sylvestre, un camarade du Nouveau Parti Anticapitaliste, retrace les idées de Marx et de Lénine sur la construction d'un parti révolutionnaire.
Des interviews de grévistes
NPA | Un nouveau parti anticapitaliste maintenant !
Sur le site national du Nouveau Parti anticapitaliste, ces vidéos d'interviews faits dans la manifestation parisienne du 29 janvier. A ne pas rater.
Sur le site national du Nouveau Parti anticapitaliste, ces vidéos d'interviews faits dans la manifestation parisienne du 29 janvier. A ne pas rater.
CRISE DU CAPITALISME NEOLIBERAL ET SOCIALISME DU XXIE SIECLE
CRISE DU CAPITALISME NEOLIBERAL ET SOCIALISME DU XXIE SIECLE
Un colloque organisé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
Samedi 31 janvier 2009
ATTENTION, LE LIEU A CHANGE
LE COLLOQUE VA SE TENIR A LA BOURSE DU TRAVAIL DE SAINT-DENIS (93)
MÉTRO ST-DENIS PORTE DE PARIS Ligne 13).
Avec :
Tony Andréani, professeur émérite de sciences politiques à l’université Paris VIII.
Jean-Jacques Boilaroussie, Les Alternatifs.
Michèle Dessenne, porte-parole du M’PEP.
Jean-François Draperi, rédacteur en chef de la Revue des études coopératives, mutualistes et associatives (RECMA).
Henri Emmanuelli, Parti socialiste.
Bernard Frédérick, correspondant du journal l’Humanité à Moscou de 1986 à 1991.
Frédéric Genevée, Parti communiste français - PCF.
Vanina Guidicelli, Nouveau parti anticapitaliste - NPA
Gérard Lalot, secrétaire national du M’PEP.
Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP.
Georges Sarre, Mouvement Républicain et Citoyen - MRC.
Alain Visa, membre du Conseil national du M’PEP
Parti de gauche (attente du nom de l’intervenant).
Un colloque organisé par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
Samedi 31 janvier 2009
ATTENTION, LE LIEU A CHANGE
LE COLLOQUE VA SE TENIR A LA BOURSE DU TRAVAIL DE SAINT-DENIS (93)
MÉTRO ST-DENIS PORTE DE PARIS Ligne 13).
Avec :
Tony Andréani, professeur émérite de sciences politiques à l’université Paris VIII.
Jean-Jacques Boilaroussie, Les Alternatifs.
Michèle Dessenne, porte-parole du M’PEP.
Jean-François Draperi, rédacteur en chef de la Revue des études coopératives, mutualistes et associatives (RECMA).
Henri Emmanuelli, Parti socialiste.
Bernard Frédérick, correspondant du journal l’Humanité à Moscou de 1986 à 1991.
Frédéric Genevée, Parti communiste français - PCF.
Vanina Guidicelli, Nouveau parti anticapitaliste - NPA
Gérard Lalot, secrétaire national du M’PEP.
Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP.
Georges Sarre, Mouvement Républicain et Citoyen - MRC.
Alain Visa, membre du Conseil national du M’PEP
Parti de gauche (attente du nom de l’intervenant).
Après la grève du 29 janvier
Tiré du site national du Nouveau parti anticapitaliste
"Cette journée de grève et de manifestations unitaires est un grand succès : des grévistes par millions, dans le public comme dans le privé, 2,5 millions de salariés dans les rues de toutes les grandes villes avec des cortèges souvent plus gros que ceux de décembre 1995 ! L'exaspération de voir les conditions de vie se dégrader sans cesse, la colère face au cynisme des profiteurs et des gouvernants à leurs service ont débouché sur un tsunami social.
Début juillet, Sarkozy n'a pas pu s'empêcher de faire le malin en disant que lorsqu'il y avait des grèves dans ce pays, on ne s'en apercevait pas. Aujourd'hui, c'est lui qu'on n'a pas entendu. Et la peur a changé de camp. Ils essayent de faire profil bas maintenant en espérant que l'orage passe. Pas question d'en rester là ! Pas question de payer leur crise ! Pour faire reculer le gouvernement et le patronat, pour empêcher la casse des services publics, bloquer les licenciements, imposer l'augmentation des salaires et des pensions de retraite, il faut un mouvement prolongé, il faut la grève générale ! Préparons là ensemble."
Pour l'instant, les travailleurs sont prêts à se mobiliser massivement à l'appel des directions syndicales, mais dans la plupart des villes ils ne sont pas en train de déborder cette direction. Le NPA, bien malheureusement, est cent fois trop petit pour remplacer les directions syndicales pour l'instant. C'est la raison pour laquelle il faut construire les actions appelées par les directions syndicales quand elles vont dans le bon sens, tout en recrutant au parti, et en guettant toute possibilité d'aller plus loin.
"Cette journée de grève et de manifestations unitaires est un grand succès : des grévistes par millions, dans le public comme dans le privé, 2,5 millions de salariés dans les rues de toutes les grandes villes avec des cortèges souvent plus gros que ceux de décembre 1995 ! L'exaspération de voir les conditions de vie se dégrader sans cesse, la colère face au cynisme des profiteurs et des gouvernants à leurs service ont débouché sur un tsunami social.
Début juillet, Sarkozy n'a pas pu s'empêcher de faire le malin en disant que lorsqu'il y avait des grèves dans ce pays, on ne s'en apercevait pas. Aujourd'hui, c'est lui qu'on n'a pas entendu. Et la peur a changé de camp. Ils essayent de faire profil bas maintenant en espérant que l'orage passe. Pas question d'en rester là ! Pas question de payer leur crise ! Pour faire reculer le gouvernement et le patronat, pour empêcher la casse des services publics, bloquer les licenciements, imposer l'augmentation des salaires et des pensions de retraite, il faut un mouvement prolongé, il faut la grève générale ! Préparons là ensemble."
Pour l'instant, les travailleurs sont prêts à se mobiliser massivement à l'appel des directions syndicales, mais dans la plupart des villes ils ne sont pas en train de déborder cette direction. Le NPA, bien malheureusement, est cent fois trop petit pour remplacer les directions syndicales pour l'instant. C'est la raison pour laquelle il faut construire les actions appelées par les directions syndicales quand elles vont dans le bon sens, tout en recrutant au parti, et en guettant toute possibilité d'aller plus loin.
Donnez de l'argent pour aider Gaza
Des dons pour Gaza - l'Humanite
- SOCIÉTÉ DU CROISSANT-ROUGE PALESTINIEN
www.palestinercs.org
- CCFD-TERRE SOLIDAIRE
Urgence Proche-Orient
4, rue Jean-Lantier
75001 Paris
www.ccfd.asso.fr
- JAMEL DEBBOUZE AVEC LE
SECOURS POPULAIRE FRANÇAIS
Un avion pour Gaza. BP 3303
75123 Paris cedex 03
www.secourspopulaire.fr
MÉDECINS SANS FRONTIÈRES
Urgence Gaza.www.msf.org
- SOCIÉTÉ DU CROISSANT-ROUGE PALESTINIEN
www.palestinercs.org
- CCFD-TERRE SOLIDAIRE
Urgence Proche-Orient
4, rue Jean-Lantier
75001 Paris
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MÉDECINS SANS FRONTIÈRES
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Sculpture en hommage au lanceur journaliste
jeudi 29 janvier 2009
Compte rendu de la rencontre NPA/ parti de gauche
l'écho des canards: le npa vu par le pdg
Sur le blog de Jean-Marie, mon camarade du NPA Agen vous pouvez voir le vidéo de quelques dirigeants du Parti de Gauche, qui explique ce qui s'est dit lors de la rencontre entre les directions des deux partis...Cliquez ci-dessus.
Sur le blog de Jean-Marie, mon camarade du NPA Agen vous pouvez voir le vidéo de quelques dirigeants du Parti de Gauche, qui explique ce qui s'est dit lors de la rencontre entre les directions des deux partis...Cliquez ci-dessus.
Photos de la manifestation jeudi 29 janvier à Agen
Tony Benn on The BBC appeals for Gaza
Facebook | Tony Benn to BBC "If you wont broadcast the Gaza appeal then I will myself"
La BBC a refusé de permettre aux associations caritatives d'appeler à l'envoi de dons pour Gaza, parce que le gouvernement israélien avait protesté. Tony Benn, un vieux militant de gauche, interviewé à la BBC, a réussi lui-même à donner l'adresse et l'information en direct, malgré les objections de la journaliste. On n' a pas beaucoup d'hommes politiques comme lui! Suivez le lien pour voir le vidéo.
La BBC a refusé de permettre aux associations caritatives d'appeler à l'envoi de dons pour Gaza, parce que le gouvernement israélien avait protesté. Tony Benn, un vieux militant de gauche, interviewé à la BBC, a réussi lui-même à donner l'adresse et l'information en direct, malgré les objections de la journaliste. On n' a pas beaucoup d'hommes politiques comme lui! Suivez le lien pour voir le vidéo.
Vive la grève!
Je suis allé faire un tour à la gare d'Agen. Pas un chat - quelques cars locaux vont partir et un train. Revenu à la maison, je mets la radio - Stevie Wonder. J'aime bien Stevie Wonder, surtout quand ils le mettent sur France info, car les journalistes sont tous en grève et ne peuvent pas fournir "l'info en continu".
What future for the New anticapitalist party?
What future for the New anticapitalist party
Dans seulement une semaine aura lieu le congrès de fondation du nouveau parti anticapitaliste. Sans doute on tourne autour de 9 000 adhérents. C'est un bon début, et il faut dire que la situation sociale est telle qu'un parti de la lutte des classes devrait être facile à populariser.
La revue anticapitaliste écossaise Frontline a publié un nouvel article que j'ai écrit en anglais pour expliquer l'importance du nouveau parti anticapitaliste en France pour un public militant étranger. Vous pouvez le lire en cliquant sur le titre ci-dessus (il ne s'agit pas de la même article que j'ai mis en ligne le mois dernier pour un autre public).
Dans seulement une semaine aura lieu le congrès de fondation du nouveau parti anticapitaliste. Sans doute on tourne autour de 9 000 adhérents. C'est un bon début, et il faut dire que la situation sociale est telle qu'un parti de la lutte des classes devrait être facile à populariser.
La revue anticapitaliste écossaise Frontline a publié un nouvel article que j'ai écrit en anglais pour expliquer l'importance du nouveau parti anticapitaliste en France pour un public militant étranger. Vous pouvez le lire en cliquant sur le titre ci-dessus (il ne s'agit pas de la même article que j'ai mis en ligne le mois dernier pour un autre public).
mercredi 28 janvier 2009
Concert pour Gaza

Pendant que nous nous mobilisons pour l'emploi et pour les salaires, nous n'oublions par les souffrances de nos frères et soeurs à Gaza.
L'Institut du monde arabe à Paris accueille dimanche un "Concert pour Gaza"
L'Institut du monde arabe (IMA) à Paris accueillera dimanche un "concert de solidarité avec les populations de Gaza" auquel participeront notamment le chanteur Rachid Taha, la chanteuse Souad Massi ou le comédien Jamel Debbouze, a-t-il annoncé mercredi.
Les chanteuses Sapho, Houria Aïchi, l'Orchestre National de Barbès, Christian Olivier des Têtes Raides participeront également à ce "Concert pour Gaza", organisé à partir de 18H00 à l'initiative du Club des journalistes algériens de France (CJAF).
"La recette (du concert, dont le prix d'entrée est fixé à 20 EUR) ira aux missions médicales initiées par la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien", a déclaré à l'AFP Rabah Mezouane, membre du CJAF et chargé de la programmation à l'IMA.
Le CJAF est une association présidée par le journaliste Mohamed Berkani.
L'IMA est une fondation de droit privé sous tutelle du ministère des Affaires étrangères, financée à la fois par la France et les pays arabes.
Grève générale!
Voici le prévisions de grève pour demain selon le Nouvel Obs. On peut espérer qu'on soit encore plus nombreux que ce qu'indiquent ces prévisions. Il faut parler aussi, partout, des possibilités de reconduction.
FONCTION PUBLIQUE :
L'intersyndicale appelle les agents de la fonction publique d'Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière à participer aux manifestations pour réclamer l'ouverture de "véritables" négociations salariales et défendre "l'emploi privé et public et le maintien du pouvoir d'achat". Ils demandent aussi "l'annulation" des délocalisations de certaines administrations prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
EDUCATION :
Les syndicats appellent à la grève tous les personnels de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que de la Jeunesse et des Sports. Ils veulent marquer leur opposition "aux suppressions de postes, leur "lutte" pour "une école assurant la réussite de tous les jeunes", ainsi que "pour leurs salaires, leurs statuts et la revalorisation de leurs métiers". Les enseignants-chercheurs des universités qui protestent contre la réforme de leur statut, menacent de débuter une grève le 2 février dans les universités.
> Prévisions : Selon le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), principal syndicat du premier degré, 67% des instituteurs seront en grève jeudi, avec des pointes égales ou supérieures à 80% dans l'Aude, le Cantal, le Gard, le Gers, la Gironde, l'Hérault, la Loire, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône ou encore la Sarthe.
SNCF:
Tous les syndicats sauf l'Unsa, 3e force syndicale, ont déposé des préavis de grève de mercredi 20h à vendredi 8h. Au moins cinq syndicats (CGT, Sud Rail, FO, CFE-CGC, Fgaac) appellent formellement à la grève mais la Fgaac l'envisage pour 59 minutes seulement. La CFDT laisse chaque région décider.
Et les prévisions de trafic.
TGV : La SNCF prévoit 60% des TGV en moyenne. Le trafic du TGV Est sera normal, celui des TGV Nord assuré à 65%, des TGV Atlantique et Sud-Est à 50%. Aucun TGV province-province ne circulera.
Corail et TER : 30% des trains Corail (trafic national) rouleront, et 40% des Corail intercités (trafic interrégional). 40% des trains express régionaux.
Le trafic des Eurostar entre Paris et Londres, des Alleo entre Paris et Stuttgart ou Francfort, ainsi que des Thalys entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne, sera normal. 35% des TGV Lyria entre Paris et Bâle ou Zurich doivent rouler, et 50% de ceux entre Paris et Lausanne, Berne ou Genève. Enfin, un train Artesia sur deux, entre Paris, Turin et Milan, sera assuré.
En Ile-de-France, 45% du trafic Transilien sera assuré en moyenne, 35% du trafic des lignes A, B, C et D du RER est garanti (pour la partie gérée par la SNCF), 65% sur la ligne E et les lignes du Transilien depuis la gare de l'Est, 50% depuis la gare Montparnasse, 35% depuis la gare du Nord, la gare Saint-Lazare et la gare de Lyon. Voir la liste des trains qui circuleront.
RATP :
Six syndicats sur huit (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa), dont les quatre premiers dans l'entreprise, ont appelé à la grève.
> Prévisions :
Métro : Lignes 1 et 14 : normal. Lignes 4 et 13 : 3 trains sur 4. Ligne 11 : 2 trains sur 3. Lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12 : 1 train sur 2. Lignes 2, 3 bis et 8 : 1 train sur 3.
RER A zone RATP : 1 train sur 5, interconnexion suspendue à Nanterre-Préfecture
RER B zone RATP :
- entre Denfert-Rochereau et Robinson : 1 train sur 5
- entre Denfert-Rochereau et Massy : 1 train sur 5
- entre Saint-Rémy et Massy : trafic nul
- entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord : trafic nul
interconnexion suspendue à Gare du Nord
Bus : 3 bus sur 4
Tramway T1, T2 et TVM : 3 sur 4
Tramway T3 : 1 sur 2
Les prévisions de trafic sur le site de la RATP.
TRANSPORTS URBAINS :
Des préavis de grève de 55 minutes à 24 heures ont été déposés dans 77 réseaux sur 137 : Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont- Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L'Isle d'Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint- Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon. > Voir le site de l'Union des transports publics et ferroviaires
AEROPORTS :
Six syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, CFE-CGC et Unsa ont déposé un préavis de grève pour le 29 janvier.
> Prévisions : Selon la Direction générale de l'aviation civile, les compagnies aériennes vont devoir annuler 30% de leurs vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport d'Orly, et 10% à Roissy. Les prévisions de trafic seront connues 24 heures à l'avance.
Air France a annulé préventivement 30% de ses vols courts et moyen-courrier à Orly et 10% à Roissy. La compagnie compte assurer 100% de son programme long-courrier. Elle proposera à ses passagers dont l'avion serait annulé un vol sur KLM ou une partenaire de l'alliance Sky team.
Pour les vols courts et moyen-courrier, Air France n'exclut pas "quelques annulations de vols". "Des retards sont possibles".
JUSTICE :
Les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre "le démantèlement du service public de la justice". FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice.
L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé les magistrats à s'associer à la journée d'action "par tous moyens déclinés localement".
AUDIOVISUEL PUBLIC :
Les syndicats de la télévision et de la radio publiques appellent à cesser le travail pour notamment demander un "financement pérenne et dynamique" et dénoncer le plan social à Radio France International (RFI). Au total, onze syndicats appellent à cesser le travail.
FRANCE TELECOM :
Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève et veulent envoyer un "message fort" à la direction qui préparerait, selon eux, un autre plan de suppressions d'emplois appelé "Next II".
LA POSTE :
Tous les syndicats appellent à la grève contre la future transformation de l'entreprise en société anonyme. Pas de perturbation prévue dans la distribution du courrier.
ENERGIE (EDF, GDF Suez...) :
L'intersyndicale appelle les salariés et retraités à "agir massivement", en participant aux manifestations et actions de grève.
RETRAITES :
Leurs syndicats appellent les retraités "durement touchés par la crise" à "se mobiliser en masse".
CHOMEURS :
AC!, l'Apeis et MNCP appellent à manifester.
SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI :
A Pôle emploi, qui regroupe l'ANPE et les Assedic, quatre syndicats (FO, CGT, SNU-FSU, Sud) appellent à la grève.
A l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes, service public), l'ensemble des syndicats appellent à la grève.
PORTS
La CGT des ports et docks appelle à des arrêts de travail de 24 heures.
DCNS (Direction des constructions navales) :
L'intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre la "filialisation tout azimut" de DCNS.
BANQUE DE FRANCE :
L'intersyndicale appelle à la grève.
BANQUES :
Cinq fédérations syndicales ont appelé les salariés et les retraités du secteur à participer à la mobilisation. Les appels à la grève se multiplient: LCL, Crédit agricole, Caisse d'Epargne...
AUTOMOBILE :
Grève chez Renault à l'appel de l'ensemble des syndicats, et chez PSA Peugeot-Citroën.
ET AUSSI :
Grève chez les pilotes d'hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez l'opérateur boursier NYSE-Euronext, chez le leader européen du conseil en infrastructures réseaux et systèmes Devoteam, dans les enseignes Auchan, dans les magasins Virgin...
FONCTION PUBLIQUE :
L'intersyndicale appelle les agents de la fonction publique d'Etat, de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière à participer aux manifestations pour réclamer l'ouverture de "véritables" négociations salariales et défendre "l'emploi privé et public et le maintien du pouvoir d'achat". Ils demandent aussi "l'annulation" des délocalisations de certaines administrations prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP).
EDUCATION :
Les syndicats appellent à la grève tous les personnels de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que de la Jeunesse et des Sports. Ils veulent marquer leur opposition "aux suppressions de postes, leur "lutte" pour "une école assurant la réussite de tous les jeunes", ainsi que "pour leurs salaires, leurs statuts et la revalorisation de leurs métiers". Les enseignants-chercheurs des universités qui protestent contre la réforme de leur statut, menacent de débuter une grève le 2 février dans les universités.
> Prévisions : Selon le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), principal syndicat du premier degré, 67% des instituteurs seront en grève jeudi, avec des pointes égales ou supérieures à 80% dans l'Aude, le Cantal, le Gard, le Gers, la Gironde, l'Hérault, la Loire, le Puy-de-Dôme, les Pyrénées-Atlantiques, le Rhône ou encore la Sarthe.
SNCF:
Tous les syndicats sauf l'Unsa, 3e force syndicale, ont déposé des préavis de grève de mercredi 20h à vendredi 8h. Au moins cinq syndicats (CGT, Sud Rail, FO, CFE-CGC, Fgaac) appellent formellement à la grève mais la Fgaac l'envisage pour 59 minutes seulement. La CFDT laisse chaque région décider.
Et les prévisions de trafic.
TGV : La SNCF prévoit 60% des TGV en moyenne. Le trafic du TGV Est sera normal, celui des TGV Nord assuré à 65%, des TGV Atlantique et Sud-Est à 50%. Aucun TGV province-province ne circulera.
Corail et TER : 30% des trains Corail (trafic national) rouleront, et 40% des Corail intercités (trafic interrégional). 40% des trains express régionaux.
Le trafic des Eurostar entre Paris et Londres, des Alleo entre Paris et Stuttgart ou Francfort, ainsi que des Thalys entre Paris, Bruxelles, Amsterdam et Cologne, sera normal. 35% des TGV Lyria entre Paris et Bâle ou Zurich doivent rouler, et 50% de ceux entre Paris et Lausanne, Berne ou Genève. Enfin, un train Artesia sur deux, entre Paris, Turin et Milan, sera assuré.
En Ile-de-France, 45% du trafic Transilien sera assuré en moyenne, 35% du trafic des lignes A, B, C et D du RER est garanti (pour la partie gérée par la SNCF), 65% sur la ligne E et les lignes du Transilien depuis la gare de l'Est, 50% depuis la gare Montparnasse, 35% depuis la gare du Nord, la gare Saint-Lazare et la gare de Lyon. Voir la liste des trains qui circuleront.
RATP :
Six syndicats sur huit (CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa), dont les quatre premiers dans l'entreprise, ont appelé à la grève.
> Prévisions :
Métro : Lignes 1 et 14 : normal. Lignes 4 et 13 : 3 trains sur 4. Ligne 11 : 2 trains sur 3. Lignes 3, 5, 6, 7, 7 bis, 9, 10 et 12 : 1 train sur 2. Lignes 2, 3 bis et 8 : 1 train sur 3.
RER A zone RATP : 1 train sur 5, interconnexion suspendue à Nanterre-Préfecture
RER B zone RATP :
- entre Denfert-Rochereau et Robinson : 1 train sur 5
- entre Denfert-Rochereau et Massy : 1 train sur 5
- entre Saint-Rémy et Massy : trafic nul
- entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord : trafic nul
interconnexion suspendue à Gare du Nord
Bus : 3 bus sur 4
Tramway T1, T2 et TVM : 3 sur 4
Tramway T3 : 1 sur 2
Les prévisions de trafic sur le site de la RATP.
TRANSPORTS URBAINS :
Des préavis de grève de 55 minutes à 24 heures ont été déposés dans 77 réseaux sur 137 : Aix-les-Bains, Ajaccio, Amiens, Angers, Angoulême, Annecy, Annemasse, Annonay, Arras, Avignon, Bayonne, Besançon, Béziers, Blois, Bordeaux, Boulogne-sur-Mer, Bourges, Brest, Caen, Calais, Cannes, Chambéry, Charleville-Mézières, Chartres, Châteauroux, Clermont- Ferrand, Dijon, Douai, Elbeuf, Evreux, Grenoble, Le Havre, L'Isle d'Abeau, Laval, Lens, Lille, Limoges, Longwy, Lorient, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Mont-de-Marsan, Montbéliard, Montluçon, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Pau, Poitiers, Quimper, Reims, Rennes, Roanne, La Rochelle, Rouen, La Roche-sur-Yon, Saint-Etienne, Saint- Lô, Saint-Malo, Saint-Nazaire, Soissons, Strasbourg, Thionville, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Vannes, Versailles, Vichy, Vierzon. > Voir le site de l'Union des transports publics et ferroviaires
AEROPORTS :
Six syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, CFE-CGC et Unsa ont déposé un préavis de grève pour le 29 janvier.
> Prévisions : Selon la Direction générale de l'aviation civile, les compagnies aériennes vont devoir annuler 30% de leurs vols au départ ou à l'arrivée de l'aéroport d'Orly, et 10% à Roissy. Les prévisions de trafic seront connues 24 heures à l'avance.
Air France a annulé préventivement 30% de ses vols courts et moyen-courrier à Orly et 10% à Roissy. La compagnie compte assurer 100% de son programme long-courrier. Elle proposera à ses passagers dont l'avion serait annulé un vol sur KLM ou une partenaire de l'alliance Sky team.
Pour les vols courts et moyen-courrier, Air France n'exclut pas "quelques annulations de vols". "Des retards sont possibles".
JUSTICE :
Les sections CGT, CFDT, FSU, Usaj-UNSA du ministère de la Justice, le Syndicat de la magistrature (SM) et le Syndicat des avocats de France (SAF) ont appelé à la mobilisation contre "le démantèlement du service public de la justice". FO-magistrats a prévu des rassemblements dans les palais de justice.
L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a appelé les magistrats à s'associer à la journée d'action "par tous moyens déclinés localement".
AUDIOVISUEL PUBLIC :
Les syndicats de la télévision et de la radio publiques appellent à cesser le travail pour notamment demander un "financement pérenne et dynamique" et dénoncer le plan social à Radio France International (RFI). Au total, onze syndicats appellent à cesser le travail.
FRANCE TELECOM :
Tous les syndicats ont déposé des préavis de grève et veulent envoyer un "message fort" à la direction qui préparerait, selon eux, un autre plan de suppressions d'emplois appelé "Next II".
LA POSTE :
Tous les syndicats appellent à la grève contre la future transformation de l'entreprise en société anonyme. Pas de perturbation prévue dans la distribution du courrier.
ENERGIE (EDF, GDF Suez...) :
L'intersyndicale appelle les salariés et retraités à "agir massivement", en participant aux manifestations et actions de grève.
RETRAITES :
Leurs syndicats appellent les retraités "durement touchés par la crise" à "se mobiliser en masse".
CHOMEURS :
AC!, l'Apeis et MNCP appellent à manifester.
SERVICE PUBLIC DE L'EMPLOI :
A Pôle emploi, qui regroupe l'ANPE et les Assedic, quatre syndicats (FO, CGT, SNU-FSU, Sud) appellent à la grève.
A l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes, service public), l'ensemble des syndicats appellent à la grève.
PORTS
La CGT des ports et docks appelle à des arrêts de travail de 24 heures.
DCNS (Direction des constructions navales) :
L'intersyndicale appelle à participer à la journée de mobilisation contre la "filialisation tout azimut" de DCNS.
BANQUE DE FRANCE :
L'intersyndicale appelle à la grève.
BANQUES :
Cinq fédérations syndicales ont appelé les salariés et les retraités du secteur à participer à la mobilisation. Les appels à la grève se multiplient: LCL, Crédit agricole, Caisse d'Epargne...
AUTOMOBILE :
Grève chez Renault à l'appel de l'ensemble des syndicats, et chez PSA Peugeot-Citroën.
ET AUSSI :
Grève chez les pilotes d'hélicoptère, chez les employés des remontées mécaniques des cinq massifs français, chez l'opérateur boursier NYSE-Euronext, chez le leader européen du conseil en infrastructures réseaux et systèmes Devoteam, dans les enseignes Auchan, dans les magasins Virgin...
Le numéro 5 du journal "Anticapitaliste" est en ligne
Nous venons de mettre en ligne le numéro 5 du journal "Anticapitaliste". C'est en format PDF, donc un peu long à télécharger, mais vous y trouverez beaucoup d'articles, des armes pour la lutte.
Dont
- De nombreux interviews et articles sur les luttes : contre la privatisation de la Poste, pour la régularisation des sans papiers, contre la casse des universités.
- Pour un anti-sexisme lutte de classes - une analyse de Cécile Tavan
- Allons-nous revivre les années trente ? - un article de John Mullen sur la Crise de 1929 et ses suites
- USA: vers des lendemains qui déchantent - un article de Catherine Curran sur les projets de Barack Obama
- Bolivie : la gauche face à l'extrême droite - un article de Sebastien Carbonnel
- La crise au PCF, un article de Laurent Bauer
et bien d'autres analyses pour mieux comprendre et combattre la dictature du profit!
Cliquez sur le titre ci-dessus.
Dont
- De nombreux interviews et articles sur les luttes : contre la privatisation de la Poste, pour la régularisation des sans papiers, contre la casse des universités.
- Pour un anti-sexisme lutte de classes - une analyse de Cécile Tavan
- Allons-nous revivre les années trente ? - un article de John Mullen sur la Crise de 1929 et ses suites
- USA: vers des lendemains qui déchantent - un article de Catherine Curran sur les projets de Barack Obama
- Bolivie : la gauche face à l'extrême droite - un article de Sebastien Carbonnel
- La crise au PCF, un article de Laurent Bauer
et bien d'autres analyses pour mieux comprendre et combattre la dictature du profit!
Cliquez sur le titre ci-dessus.
What's next after Guantánamo? |
What's next after Guantánamo? | SocialistWorker.org
Barack Obama va fermer Guantanamo, et on ne peut que s'en réjouir. Cet article du journal américain Socialist Worker explique pourquoi Obama a tenu cette promesse, et explore les limites de sa nouvelle politique.
Barack Obama va fermer Guantanamo, et on ne peut que s'en réjouir. Cet article du journal américain Socialist Worker explique pourquoi Obama a tenu cette promesse, et explore les limites de sa nouvelle politique.
ce n'est pas à nous de payer leur crise!
NPA | Un nouveau parti anticapitaliste maintenant !
Sur le site national du nouveau parti anticapitaliste, vidéos et textes pour préparer une mobilisation massive pour jeudi. Cliquez sur le titre ci-dessus.
Sur le site national du nouveau parti anticapitaliste, vidéos et textes pour préparer une mobilisation massive pour jeudi. Cliquez sur le titre ci-dessus.
Vive la grève générale!
On nous parle d'un "jeudi noir" et les journalistes se démènent pour trouver des "usagers mécontents". Mais plus de 65% des usagers au moins soutiennent la grève. Beaucoup plus, en fait, car les sondages donnaient ces chiffres pour la population française dans son ensemble, et parmi les opposants à la grève il y a pas mal de ceux qui ne se salissent jamais à prendre les transports publics avec les prolos.
Au contraire, c'est un jeudi heureux, où on va faire peur à Sarkozy. D'ailleurs cela fait du bien pour le monde entier. Sarkozy devait partir en Afrique cette semaine, mais à cause de la grève il reste en France. La grève est aussi un super cadeau qu'on offre aux citoyens d'Afrique, en retenant chez nous nos propres déchets (au moins pendant quelques jours).
Vive la grève!
Bien sûr, il faudra aller plus loin. Il faut des assemblées générales interprofessionnelles partout où c'est possible, il faut reconduire quand on peut. Il en faut pas laisser des directions syndicales frileuses freiner la mobilisation. Il y a du travail!
Au contraire, c'est un jeudi heureux, où on va faire peur à Sarkozy. D'ailleurs cela fait du bien pour le monde entier. Sarkozy devait partir en Afrique cette semaine, mais à cause de la grève il reste en France. La grève est aussi un super cadeau qu'on offre aux citoyens d'Afrique, en retenant chez nous nos propres déchets (au moins pendant quelques jours).
Vive la grève!
Bien sûr, il faudra aller plus loin. Il faut des assemblées générales interprofessionnelles partout où c'est possible, il faut reconduire quand on peut. Il en faut pas laisser des directions syndicales frileuses freiner la mobilisation. Il y a du travail!
Université de la Sorbonne Nouvelle en grève
J'ai trouvé cette information dans ma boite mail ce matin :
L'Université Paris-3 - Sorbonne nouvelle, centre principal à Censier -
a commencé le mouvement de grève d'après nos informations.
Si la présidence de l'Université, contactée par téléphone, ne peut
pour l'instant commenter la situation - "la présidence est en
réunion", me fait-on répondre - la vice-présidence étudiante confirme
cette information parvenue par courriel de source Sauvons
l'Université.
Jointe ce matin, Ainhoa Azpuru, chargée de mission vie étudiante à
l'Université Paris-3, m'a expliqué que les étudiants "sont accueillis
par les enseignants qui leur expliquent les raisons de leur action,
mais en général il n'y a pas de cours". Plusieurs organisations
étudiantes appellent à une A-G jeudi vers 12H.
Sophie Rabau, maitre de conférence en Littérature comparée à Paris-3,
m'a également confirmé par téléphone que les enseignants réunissent
les étudiants pour discuter de la situation. "Les étudiants sont bien
sûr inquiets et se demandent comment ils vont rattraper les cours.
Mais d'autres nous demandent pourquoi avoir tant attendu. La majorité
des collègues de mon UFR ne tiennent pas les cours, mais accueillent
les étudiants pour discuter de la situation. Du coup cela ne ressemble
pas à une grève, la fac est très calme, les étudiants sont là, nous
leur demandons de venir, de s'informer des raisons de notre mouvement.
Nous voulons qu'ils parlent à leurs parents, qu'ils comprennent que ce
n'est pas un mouvement corporatiste".
D'après cette universitaire "Le mouvement me semble massif même si
bien sûr certains collègues font leurs cours. Je n'avais jamais vu
autant de participants à l'Assemblée générale lors du vote. Nous avons
voté une grève active - nous accueillons les étudiants et discutons
avec eux, jusqu'au 2 février. Dans la majorité des universités, le
second semestre commence le 2, cela sera l'heure de vérité pour ce
mouvement."
L'Université Paris-3 - Sorbonne nouvelle, centre principal à Censier -
a commencé le mouvement de grève d'après nos informations.
Si la présidence de l'Université, contactée par téléphone, ne peut
pour l'instant commenter la situation - "la présidence est en
réunion", me fait-on répondre - la vice-présidence étudiante confirme
cette information parvenue par courriel de source Sauvons
l'Université.
Jointe ce matin, Ainhoa Azpuru, chargée de mission vie étudiante à
l'Université Paris-3, m'a expliqué que les étudiants "sont accueillis
par les enseignants qui leur expliquent les raisons de leur action,
mais en général il n'y a pas de cours". Plusieurs organisations
étudiantes appellent à une A-G jeudi vers 12H.
Sophie Rabau, maitre de conférence en Littérature comparée à Paris-3,
m'a également confirmé par téléphone que les enseignants réunissent
les étudiants pour discuter de la situation. "Les étudiants sont bien
sûr inquiets et se demandent comment ils vont rattraper les cours.
Mais d'autres nous demandent pourquoi avoir tant attendu. La majorité
des collègues de mon UFR ne tiennent pas les cours, mais accueillent
les étudiants pour discuter de la situation. Du coup cela ne ressemble
pas à une grève, la fac est très calme, les étudiants sont là, nous
leur demandons de venir, de s'informer des raisons de notre mouvement.
Nous voulons qu'ils parlent à leurs parents, qu'ils comprennent que ce
n'est pas un mouvement corporatiste".
D'après cette universitaire "Le mouvement me semble massif même si
bien sûr certains collègues font leurs cours. Je n'avais jamais vu
autant de participants à l'Assemblée générale lors du vote. Nous avons
voté une grève active - nous accueillons les étudiants et discutons
avec eux, jusqu'au 2 février. Dans la majorité des universités, le
second semestre commence le 2, cela sera l'heure de vérité pour ce
mouvement."
Sarkozy veut casser la recherche
Cette fois un message sur mon secteur particulier de travail, puisque je suis chercheur en histoire...
Depuis quelques années les chercheurs, que ce soit en sciences dures, sciences sociales ou autres, ont commencé à s'organiser contre les attaques du gouvernement, qui veut privilégier les intérêts privés de profiteurs et reste indifférent à la recherche pour des besoins de la société et de la culture. Sarkozy vient de déclarer qu'il veut aller beaucoup plus loin. Voici la réponse d'un des responsables de "Sauvons la Recherche".
RÉPONSE D'A. TRAUTMANN (de l'association Sauvons La Recherche) À LA PROVOCATION PRÉSIDENTIELLE DU
22/01/09
http://www.fabula.org/actualites/article28463.php
Ecouter et voir sur le site de l'Elysée le discours sur l'avenir de la recherche que N. Sarkozy a prononcé le 22 janvier 2009 est un exercice instructif et éprouvant. Dans ce discours était confirmée la mise en place d'un comité de 18 personnes, toutes nommées par le gouvernement (7 universitaires, 6 chefs d'entreprise, 5 personnalités politiques ou de la haute administration), connues pour leur positions proches du gouvernement en la matière, et chargées de rédiger très rapidement et
en toute indépendance un rapport dont une des principales conclusions était annoncée à l'avance : retirer au CNRS la gestion de ses laboratoires et de ses personnels, le transformer en un ensemble de petites agences de répartition des moyens financiers pour la recherche, dans des laboratoires désormais universitaires. Cette année devrait donc voir la fin du CNRS, la fin d'un des centres de recherche les plus réputés au niveau international, celui qui vient d'obtenir le plus de financements européens pour des jeunes équipes de recherche de pointe, ce centre qui attire de nombreux étrangers (actuellement, 20% des recrutements), N. Sarkozy a décidé de s'en débarrasser, et vient de choisir soigneusement des personnalités qui pourraient donner leur caution à cette opération.
Ce discours a provoqué la honte et la colère de nombreux scientifiques. Honte d'avoir un tel Président pour la France. Là où l'on pourrait espérer la hauteur de vue d'un homme décidé à bâtir, on a vu un homme qui semble toujours vouloir remettre en place, de façon pathétique, un habit de président bien trop grand pour lui. Dans
Mesure pour Mesure, Shakespeare parle de ces « Grands de la terre » enivrés de pouvoir, qui n'ont d'autre projet que de « remplir le ciel de tonnerres, rien que de tonnerres ». Il les décrit ainsi : « … Mais l'homme, l'homme vaniteux, drapé dans sa petite et brève autorité, connaissant le moins bien ce dont il est le mieux assuré, sa fragile essence, il s'efforce, comme un singe en colère, à faire à la face du ciel de farces grotesques qui font pleurer les anges et qui, s'ils avaient nos ironies, leur donneraient le fou-rire des mortels. » Celui qui annonçait qu'il allait casser le CNRS avait-il la dignité d'un Président de la République, ou mimait-il la mine menaçante, méprisante de ceux qui, dans une bande se préparent pour une baston et brûlent d'en découdre ?
Cet homme provoque la colère par l'absurdité de ses raisonnements, qui sont lourds de conséquences. Il est vrai que la recherche effectuée dans le secteur privé est très en retard en France, comme en témoigne le faible nombre de brevets pris par les entreprises (car dans le monde entier, ce sont ces dernières et non les universités, qui prennent l'essentiel des brevets). Ce fait est évidemment en rapport avec la faible culture en matière de recherche des dirigeants d'entreprise français, avec l'absence de considération que certains d'entre eux ont pour le doctorat (le plus haut diplôme universitaire dans tous les autres pays), regardé de haut par ces Elèves de Grandes Ecoles. N. Sarkozy ignore ce problème et invite même ces chefs
d'entreprise à faire des propositions de réorganisation de la recherche … publique. N. Sarkozy regrette que les découvertes qui ont valu le prix Nobel à Albert Fert aient été insuffisamment valorisées par des entreprises françaises, mais l'aient été plus souvent à l'étranger. Sa conclusion est … qu'il faut casser le CNRS, c'est-à-dire la structure qui a rendu possibles ces découvertes, aux dires d'A. Fert lui-même.
C‘est aussi par ses mensonges et ses insultes proférés d'un air gourmand que N. Sarkozy a provoqué la colère. Selon lui, les chercheurs français refuseraient d'être évalués, se contenteraient d'un confort douillet (« il y a de la lumière, c'est chauffé… ») et seraient largement improductifs, sauf peut-être les mathématiciens et
les physiciens, qui sont « l'arbre qui cache la forêt ». La vérité est que la recherche est un des domaines les plus évalués : pour pouvoir être publié dans un très bon journal, mon travail est évalué par des experts internationaux (mes collègues) ; pour obtenir un contrat de l'ANR, je suis évalué par des comités d'experts, qui tiendront compte de mes publications, donc de l'avis précédent. Même chose pour les évaluations par l'AERES, par les commissions du CNRS ou de l'INSERM.
Comme il il sait parfaitement que c'est faux N. Sarkozy est un menteur quand il dit que les chercheurs ne sont pas évalués, et refusent de l'être. Il justifie son insulte par des chiffres sortis d'on ne sait où, car il fait aussi partie de ces ignorants qui croient que n'importe quel chiffre dit forcément la vérité, fût-ce celui donné par un thermomètre truqué ou cassé. J'affirme que dans tous les domaines
de recherche en France il y a des gens remarquables, pas seulement en physique et en mathématiques. J'affirme que dans mon domaine, l'immunologie fondamentale, les chercheurs français font jeu égal avec les chercheurs anglais, et mieux que les allemands (chiffres disponibles sur demande). N. Sarkozy pourrait faire interroger les jeunes qui ont fait un post-doctorat aux USA. Ce sont des chercheurs compétents, qui ont pu comparer directement les performances des deux systèmes. Ils disent le plus souvent qu'avec les moyens financiers qui sont les siens, la recherche française n'a pas à avoir honte de ses performances, loin de là. Mais leur avis n'intéresse pas le Président. Il veut noyer le chien CNRS. Il faut donc qu'il ait la rage.
N. Sarkozy est un homme agité, qui pense que toute réforme est bonne, même quand elle est destructrice, parce que pour lui tout changement est bon, même s'il est climatique. Il affirme que la politique scientifique doit être débattue et revue chaque année. Il est vrai que lorsqu'il s'agit de décider de très gros équipements (comme l'EPR), un débat s'impose. Hélas, cette décision discutable (très lourde de
conséquences financières) a été prise en 2005 par un gouvernement auquel appartenait N. Sarkozy, sans aucun débat public sérieux. D'autres questions, aux implications financières bien moindres, comme de savoir si on doit financer la recherche en neurobiologie fondamentale, ou s'il faut faire pression sur les neurobiologistes
pour qu'ils travaillent tous sur des pathologies, Alzheimer de préférence, de telles questions ne devraient en aucun cas faire l'objet de décisions politiques, mais être laissées à l'appréciation des scientifiques. Ce n'est hélas pas le cas. Ce gouvernement veut un pilotage détaillé, effectué en bonne partie par des non scientifiques (voir la composition du dernier comité créé), et pouvoir changer
rapidement et régulièrement les sujets à la mode, tout changement étant bon par définition.
...
Cette volonté de pilotage étroit de l'activité scientifique, qui permet de faire faire à l'Etat de substantielles économies, est à l'oeuvre aussi dans les universités. L'autonomie qui leur a été récemment attribuée permet un transfert de charges financières . On verra bientôt que pour équilibrer leur budget elles seront obligées d'augmenter fortement les droits d'inscription, donc de faire prendre en charge par les familles une partie du budget de l'enseignement supérieur. Une autre économie devrait être réalisée en supprimant l'année de stage que les personnes reçues au concours de professeur (CAPES ou agrégation) effectuaient jusque là. Cette modification dans la formation des maîtres a fait protester l'ensemble de la profession, mais N. Sarkozy et son gouvernement n'en ont cure. Même la CPU (Conférence des Présidents d'Université), structure proche du pouvoir, qui avait largement inspiré la LRU (Loi Responsabilité Universités), et conféré énormément de pouvoirs aux présidents des nouvelles universités autonomes, même la CPU a récemment protesté vigoureusement contre la façon dont les réformes universitaires sont mises en place au mépris de l'opinion des personnes concernées, et avec une précipitation incompatible avec une réflexion et un fonctionnement acceptables.
Une coordination réunissant plusieurs dizaines d'universités s'est réunie précisément le 22 janvier, et a annoncé une grève totale, reconductible et illimitée si le Ministère ne retire pas, sans préalable, le projet de décret sur le statut des
enseignants-chercheurs ainsi que la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré.
La provocation que constitue le discours du 22 janvier de N. Sarkozy vient couronner des mois de travail de sape. La grève décidée par la coordination du 22 janvier doit être soutenue par tous ceux qui constatent la globalité de l'attaque contre notre système d'enseignement supérieur et de recherche. Elle doit être complétée par d'autres formes d'actions énergiques, à la mesure de la violence de l'agression absurde en cours.
Depuis quelques années les chercheurs, que ce soit en sciences dures, sciences sociales ou autres, ont commencé à s'organiser contre les attaques du gouvernement, qui veut privilégier les intérêts privés de profiteurs et reste indifférent à la recherche pour des besoins de la société et de la culture. Sarkozy vient de déclarer qu'il veut aller beaucoup plus loin. Voici la réponse d'un des responsables de "Sauvons la Recherche".
RÉPONSE D'A. TRAUTMANN (de l'association Sauvons La Recherche) À LA PROVOCATION PRÉSIDENTIELLE DU
22/01/09
http://www.fabula.org/actualites/article28463.php
Ecouter et voir sur le site de l'Elysée le discours sur l'avenir de la recherche que N. Sarkozy a prononcé le 22 janvier 2009 est un exercice instructif et éprouvant. Dans ce discours était confirmée la mise en place d'un comité de 18 personnes, toutes nommées par le gouvernement (7 universitaires, 6 chefs d'entreprise, 5 personnalités politiques ou de la haute administration), connues pour leur positions proches du gouvernement en la matière, et chargées de rédiger très rapidement et
en toute indépendance un rapport dont une des principales conclusions était annoncée à l'avance : retirer au CNRS la gestion de ses laboratoires et de ses personnels, le transformer en un ensemble de petites agences de répartition des moyens financiers pour la recherche, dans des laboratoires désormais universitaires. Cette année devrait donc voir la fin du CNRS, la fin d'un des centres de recherche les plus réputés au niveau international, celui qui vient d'obtenir le plus de financements européens pour des jeunes équipes de recherche de pointe, ce centre qui attire de nombreux étrangers (actuellement, 20% des recrutements), N. Sarkozy a décidé de s'en débarrasser, et vient de choisir soigneusement des personnalités qui pourraient donner leur caution à cette opération.
Ce discours a provoqué la honte et la colère de nombreux scientifiques. Honte d'avoir un tel Président pour la France. Là où l'on pourrait espérer la hauteur de vue d'un homme décidé à bâtir, on a vu un homme qui semble toujours vouloir remettre en place, de façon pathétique, un habit de président bien trop grand pour lui. Dans
Mesure pour Mesure, Shakespeare parle de ces « Grands de la terre » enivrés de pouvoir, qui n'ont d'autre projet que de « remplir le ciel de tonnerres, rien que de tonnerres ». Il les décrit ainsi : « … Mais l'homme, l'homme vaniteux, drapé dans sa petite et brève autorité, connaissant le moins bien ce dont il est le mieux assuré, sa fragile essence, il s'efforce, comme un singe en colère, à faire à la face du ciel de farces grotesques qui font pleurer les anges et qui, s'ils avaient nos ironies, leur donneraient le fou-rire des mortels. » Celui qui annonçait qu'il allait casser le CNRS avait-il la dignité d'un Président de la République, ou mimait-il la mine menaçante, méprisante de ceux qui, dans une bande se préparent pour une baston et brûlent d'en découdre ?
Cet homme provoque la colère par l'absurdité de ses raisonnements, qui sont lourds de conséquences. Il est vrai que la recherche effectuée dans le secteur privé est très en retard en France, comme en témoigne le faible nombre de brevets pris par les entreprises (car dans le monde entier, ce sont ces dernières et non les universités, qui prennent l'essentiel des brevets). Ce fait est évidemment en rapport avec la faible culture en matière de recherche des dirigeants d'entreprise français, avec l'absence de considération que certains d'entre eux ont pour le doctorat (le plus haut diplôme universitaire dans tous les autres pays), regardé de haut par ces Elèves de Grandes Ecoles. N. Sarkozy ignore ce problème et invite même ces chefs
d'entreprise à faire des propositions de réorganisation de la recherche … publique. N. Sarkozy regrette que les découvertes qui ont valu le prix Nobel à Albert Fert aient été insuffisamment valorisées par des entreprises françaises, mais l'aient été plus souvent à l'étranger. Sa conclusion est … qu'il faut casser le CNRS, c'est-à-dire la structure qui a rendu possibles ces découvertes, aux dires d'A. Fert lui-même.
C‘est aussi par ses mensonges et ses insultes proférés d'un air gourmand que N. Sarkozy a provoqué la colère. Selon lui, les chercheurs français refuseraient d'être évalués, se contenteraient d'un confort douillet (« il y a de la lumière, c'est chauffé… ») et seraient largement improductifs, sauf peut-être les mathématiciens et
les physiciens, qui sont « l'arbre qui cache la forêt ». La vérité est que la recherche est un des domaines les plus évalués : pour pouvoir être publié dans un très bon journal, mon travail est évalué par des experts internationaux (mes collègues) ; pour obtenir un contrat de l'ANR, je suis évalué par des comités d'experts, qui tiendront compte de mes publications, donc de l'avis précédent. Même chose pour les évaluations par l'AERES, par les commissions du CNRS ou de l'INSERM.
Comme il il sait parfaitement que c'est faux N. Sarkozy est un menteur quand il dit que les chercheurs ne sont pas évalués, et refusent de l'être. Il justifie son insulte par des chiffres sortis d'on ne sait où, car il fait aussi partie de ces ignorants qui croient que n'importe quel chiffre dit forcément la vérité, fût-ce celui donné par un thermomètre truqué ou cassé. J'affirme que dans tous les domaines
de recherche en France il y a des gens remarquables, pas seulement en physique et en mathématiques. J'affirme que dans mon domaine, l'immunologie fondamentale, les chercheurs français font jeu égal avec les chercheurs anglais, et mieux que les allemands (chiffres disponibles sur demande). N. Sarkozy pourrait faire interroger les jeunes qui ont fait un post-doctorat aux USA. Ce sont des chercheurs compétents, qui ont pu comparer directement les performances des deux systèmes. Ils disent le plus souvent qu'avec les moyens financiers qui sont les siens, la recherche française n'a pas à avoir honte de ses performances, loin de là. Mais leur avis n'intéresse pas le Président. Il veut noyer le chien CNRS. Il faut donc qu'il ait la rage.
N. Sarkozy est un homme agité, qui pense que toute réforme est bonne, même quand elle est destructrice, parce que pour lui tout changement est bon, même s'il est climatique. Il affirme que la politique scientifique doit être débattue et revue chaque année. Il est vrai que lorsqu'il s'agit de décider de très gros équipements (comme l'EPR), un débat s'impose. Hélas, cette décision discutable (très lourde de
conséquences financières) a été prise en 2005 par un gouvernement auquel appartenait N. Sarkozy, sans aucun débat public sérieux. D'autres questions, aux implications financières bien moindres, comme de savoir si on doit financer la recherche en neurobiologie fondamentale, ou s'il faut faire pression sur les neurobiologistes
pour qu'ils travaillent tous sur des pathologies, Alzheimer de préférence, de telles questions ne devraient en aucun cas faire l'objet de décisions politiques, mais être laissées à l'appréciation des scientifiques. Ce n'est hélas pas le cas. Ce gouvernement veut un pilotage détaillé, effectué en bonne partie par des non scientifiques (voir la composition du dernier comité créé), et pouvoir changer
rapidement et régulièrement les sujets à la mode, tout changement étant bon par définition.
...
Cette volonté de pilotage étroit de l'activité scientifique, qui permet de faire faire à l'Etat de substantielles économies, est à l'oeuvre aussi dans les universités. L'autonomie qui leur a été récemment attribuée permet un transfert de charges financières . On verra bientôt que pour équilibrer leur budget elles seront obligées d'augmenter fortement les droits d'inscription, donc de faire prendre en charge par les familles une partie du budget de l'enseignement supérieur. Une autre économie devrait être réalisée en supprimant l'année de stage que les personnes reçues au concours de professeur (CAPES ou agrégation) effectuaient jusque là. Cette modification dans la formation des maîtres a fait protester l'ensemble de la profession, mais N. Sarkozy et son gouvernement n'en ont cure. Même la CPU (Conférence des Présidents d'Université), structure proche du pouvoir, qui avait largement inspiré la LRU (Loi Responsabilité Universités), et conféré énormément de pouvoirs aux présidents des nouvelles universités autonomes, même la CPU a récemment protesté vigoureusement contre la façon dont les réformes universitaires sont mises en place au mépris de l'opinion des personnes concernées, et avec une précipitation incompatible avec une réflexion et un fonctionnement acceptables.
Une coordination réunissant plusieurs dizaines d'universités s'est réunie précisément le 22 janvier, et a annoncé une grève totale, reconductible et illimitée si le Ministère ne retire pas, sans préalable, le projet de décret sur le statut des
enseignants-chercheurs ainsi que la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré.
La provocation que constitue le discours du 22 janvier de N. Sarkozy vient couronner des mois de travail de sape. La grève décidée par la coordination du 22 janvier doit être soutenue par tous ceux qui constatent la globalité de l'attaque contre notre système d'enseignement supérieur et de recherche. Elle doit être complétée par d'autres formes d'actions énergiques, à la mesure de la violence de l'agression absurde en cours.
mardi 27 janvier 2009
Enseignement : les raisons de la colère
Marc D. m'a fait parvenir ce texte, qui doit apparaître dans la revue "Lignes d'ATTAC" de l'association ATTAC; il s'agit d'un petit résumé des attaques contre l'enseignement primaire et secondaire. Il y aura également un 4 pages sur l'université.
Enseignement, les raisons de la colère
De la maternelle à l’université, l’enseignement est l’objet d’une transformation répondant aux besoins immédiats des entreprises, au dogme de la concurrence et à la volonté d’ancrer l’idéologie néolibérale dans les esprits. L’indépendance des enseignants est ciblée. Le service public est dégradé par une diminution des moyens et un abaissement des objectifs. Ainsi les néolibéraux auront beau jeu de faire la promotion d’écoles privées - confessionnelles ou/et succursales d’entreprises multinationales bastions du néolibéralisme - que l’État serait appelé à financer au même niveau que les établissements publics. Un marché de l’éducation serait ainsi instauré.
Des éléments de cette réforme
Maternelle
Développement d’entreprises privées à but lucratif destinées aux enfants de moins de quatre ans : Crèche Attitude, Babilou...
Recul de l’âge de l’accessibilité effective à l’école maternelle (manque de places pour les plus jeunes). Discours méprisant à l’égard des enseignants préparant les parents à la fermeture définitive des classes de « petite section ».
Primaire
Réforme rétrograde et à minima des programmes (préparation d’une réforme du même type dans le secondaire).
Budget 2009 prévoyant 6 000 suppressions d’emploi dans les écoles à la rentrée 2009, or 14 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Suppression de 3 000 postes d’enseignants spécialisés formés aux aides pédagogique, rééducative et psychologique, ce qui conduira à priver 150 000 élèves d’aides effectuées dans le cadre des Réseaux d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté (RASED). Ces aides seront remplacées par des heures de soutien, avec des maîtres non spécialisés, alourdissant la journée scolaire des enfants.
Fin de la carte scolaire, entraînant la mise en concurrence des établissements…
Secondaire
Réduction de trois à deux ans de la formation au Bac professionnel.
Suppression de 11 000 postes de professeurs à la rentrée 2008, puis à nouveau de 5 500 emplois à la rentrée 2009.
Projet de création d’une agence de professeurs remplaçants non fonctionnaires.
Projet d’abandon du système des filières en lycée (mise en veille en décembre 2008 suite aux mobilisations), ouvrant un boulevard aux cours de soutien ou de complément proposés par des entreprises privées.
Mise en concurrence : plus grande autonomie des établissements ; suppression de la carte scolaire.
● Projet d’application du rapport Pochard qui préconise la « libéralisation » du recrutement et de la gestion des enseignants, ainsi que le renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement. Les concours de recrutement des enseignants sont menacés, avec préalablement le développement d’une catégorie d’enseignants recrutés localement, probablement par les chefs d’établissement, sur la base d’un master enseignement.
Enseignement, les raisons de la colère
De la maternelle à l’université, l’enseignement est l’objet d’une transformation répondant aux besoins immédiats des entreprises, au dogme de la concurrence et à la volonté d’ancrer l’idéologie néolibérale dans les esprits. L’indépendance des enseignants est ciblée. Le service public est dégradé par une diminution des moyens et un abaissement des objectifs. Ainsi les néolibéraux auront beau jeu de faire la promotion d’écoles privées - confessionnelles ou/et succursales d’entreprises multinationales bastions du néolibéralisme - que l’État serait appelé à financer au même niveau que les établissements publics. Un marché de l’éducation serait ainsi instauré.
Des éléments de cette réforme
Maternelle
Développement d’entreprises privées à but lucratif destinées aux enfants de moins de quatre ans : Crèche Attitude, Babilou...
Recul de l’âge de l’accessibilité effective à l’école maternelle (manque de places pour les plus jeunes). Discours méprisant à l’égard des enseignants préparant les parents à la fermeture définitive des classes de « petite section ».
Primaire
Réforme rétrograde et à minima des programmes (préparation d’une réforme du même type dans le secondaire).
Budget 2009 prévoyant 6 000 suppressions d’emploi dans les écoles à la rentrée 2009, or 14 000 élèves supplémentaires sont attendus.
Suppression de 3 000 postes d’enseignants spécialisés formés aux aides pédagogique, rééducative et psychologique, ce qui conduira à priver 150 000 élèves d’aides effectuées dans le cadre des Réseaux d’aides spécialisées pour les élèves en difficulté (RASED). Ces aides seront remplacées par des heures de soutien, avec des maîtres non spécialisés, alourdissant la journée scolaire des enfants.
Fin de la carte scolaire, entraînant la mise en concurrence des établissements…
Secondaire
Réduction de trois à deux ans de la formation au Bac professionnel.
Suppression de 11 000 postes de professeurs à la rentrée 2008, puis à nouveau de 5 500 emplois à la rentrée 2009.
Projet de création d’une agence de professeurs remplaçants non fonctionnaires.
Projet d’abandon du système des filières en lycée (mise en veille en décembre 2008 suite aux mobilisations), ouvrant un boulevard aux cours de soutien ou de complément proposés par des entreprises privées.
Mise en concurrence : plus grande autonomie des établissements ; suppression de la carte scolaire.
● Projet d’application du rapport Pochard qui préconise la « libéralisation » du recrutement et de la gestion des enseignants, ainsi que le renforcement des pouvoirs des chefs d’établissement. Les concours de recrutement des enseignants sont menacés, avec préalablement le développement d’une catégorie d’enseignants recrutés localement, probablement par les chefs d’établissement, sur la base d’un master enseignement.
La grève générale se poursuit en Guadeloupe, Social - NouvelObs.com
La grève générale se poursuit en Guadeloupe, Social - NouvelObs.com
Suivons l'exemple des guadeloupéens!
Suivons l'exemple des guadeloupéens!
Interdit par le BBC, un appel pour Gaza
LENIN'S TOMB: Gaza appeal
Suivez ce lien pour voir le video "appel pour Gaza" fait par des organisations humanitaires britanniques, dont la croix rouge, et interdit d'antenne par la BBC!
Les bureaux de la BBC à Glasgow furent occupés pendant le weekend par des manifestants en réponse.
Vous le verrez, c'est un video d'une modération extrême, mais le gouvernement israélien et ses alliés occidentaux ont tellement peur maintenant que tout le monde sait que ce sont des criminels de guerre.
Suivez ce lien pour voir le video "appel pour Gaza" fait par des organisations humanitaires britanniques, dont la croix rouge, et interdit d'antenne par la BBC!
Les bureaux de la BBC à Glasgow furent occupés pendant le weekend par des manifestants en réponse.
Vous le verrez, c'est un video d'une modération extrême, mais le gouvernement israélien et ses alliés occidentaux ont tellement peur maintenant que tout le monde sait que ce sont des criminels de guerre.
lundi 26 janvier 2009
La BBC a refusé d'aider à récolter des fonds pour Gaza
La BBC a réfusé de permettre à des associations caritatives de passer à la télé pour récolter des fonds pour une aide d'urgence pour Gaza. La récolte est organisée par Oxfam, la Croix Rouge et d'autres associations caritatives. En réponse à cette décision scandaleuse, il y a des manifestations devant les bureaux de la BBC à Londres. A Glasgow les bureaux de la BBC ont été occupés par des manifestants. Lisez l'information ci-dessous.
After three weeks of intense fighting and the loss of thousands of civilian lives, a Gaza ceasefire was finally agreed on the 18 January. Now the fighting has stopped, life-saving supplies are desperately needed, hospitals need to get up and running again, and people - whose water has been cut off during the bombing - are in dire need of clean drinking water.
Many aid organisations - including British Red Cross, Christian Aid, Help the Aged, Islamic Relief, Oxfam, and Save the Children - have together launched an appeal
However, for the first time in more than 40 years, the BBC has REFUSED TO RUN THE APPEAL on TV - effectively meaning that appeal will fail to raise the money needed to save people's lives.
No matter what your views of who's responsible for the fighting, one thing is clear - people are in dire need of our help, and without the BBC's help, the appeal will not raise as much as it should.
WHAT YOU CAN DO TO HELP
-----------------------------------
1. Invite your friends to join this group
2. File a complaint on the BBC website (see the discussion boards in this group for a template letter you can use):
http://www.bbc.co.uk/complaints/complaints_stage1.shtml
3. Donate to the appeal
https://www.donate.bt.com/bt_form_gaza.html
After three weeks of intense fighting and the loss of thousands of civilian lives, a Gaza ceasefire was finally agreed on the 18 January. Now the fighting has stopped, life-saving supplies are desperately needed, hospitals need to get up and running again, and people - whose water has been cut off during the bombing - are in dire need of clean drinking water.
Many aid organisations - including British Red Cross, Christian Aid, Help the Aged, Islamic Relief, Oxfam, and Save the Children - have together launched an appeal
However, for the first time in more than 40 years, the BBC has REFUSED TO RUN THE APPEAL on TV - effectively meaning that appeal will fail to raise the money needed to save people's lives.
No matter what your views of who's responsible for the fighting, one thing is clear - people are in dire need of our help, and without the BBC's help, the appeal will not raise as much as it should.
WHAT YOU CAN DO TO HELP
-----------------------------------
1. Invite your friends to join this group
2. File a complaint on the BBC website (see the discussion boards in this group for a template letter you can use):
http://www.bbc.co.uk/complaints/complaints_stage1.shtml
3. Donate to the appeal
https://www.donate.bt.com/bt_form_gaza.html
Boycott universitaire d'Israël
Ci-dessous un projet de motion qui va être mis en discussion à Paris 8.
Elle peut être reprise et modifiée à votre gré...
Motion sur le boycott universitaire d’Israël
La récente offensive israélienne contre la Bande de Gaza a entraîné la mort de plus de 1300 personnes, dont une très grande majorité de civils et près
d’1/3 d’enfants. Cette offensive, au cours de laquelle Israël a bafoué les Conventions de Genève et se serait même, selon de nombreuses ONG dont
Amnesty International, rendu coupable de crimes de guerre, est une nouvelle illustration du sentiment d’impunité dont jouit l’Etat d’Israël.
Depuis plus de 60 ans, Israël refuse de se conformer au Droit international et notamment aux résolutions de l’ONU (résolutions 181, 194, 242, 338…)
qui exigent la fin de l’occupation militaire et la reconnaissance de l’ensemble des droits nationaux des Palestiniens. Et malgré ce mépris du Droit,
Israël bénéficie du soutien des principales puissances internationales, notamment les Etats-Unis, mais aussi l’Union Européenne.
Tant que ce soutien se poursuivra, Israël pourra continuer de bafouer le Droit international. L’Accord d’association entre l’Union Européenne et Israël,
qui comprend un volet traitant de la coopération universitaire, est subordonné par son article 2 au respect des Droits de l’Homme, sous peine de
suspension. C’est pourquoi en 2002 le Parlement européen avait voté la suspension de cet accord, vote malheureusement resté sans suite. On évoque
aujourd’hui au contraire un « rehaussement » des relations entre l’UE et Israël.
Il est urgent de mettre fin à cette impunité et à ce soutien honteux. C’est ce qu’ont bien compris 172 ONG, associations et partis représentatifs de
l’ensemble de la société palestinienne, qui ont lancé, il y a plusieurs années, un appel à la communauté internationale, Etats et Sociétés civiles, afin
que se mette en place une vaste campagne de boycott et de sanctions contre Israël. Cet appel a reçu un écho favorable dans de nombreux pays et
dans de nombreux milieux (politiques, culturels, syndicaux, universitaires…).
Récemment Miguel D’Escoto Brockman, Président de l’Assemblée générale de l’ONU déclarait:
« Il y a plus de vingt ans, nous, les Nations Unies, avions suivi la voie de la société civile lorsque nous avions convenu que des sanctions étaient
nécessaires pour fournir des moyens de pression non violents contre l’Afrique du Sud afin qu’elle mette un terme à ses violations. Aujourd’hui peut-
être, nous, les Nations Unies, devrions-nous envisager de suivre la voie d’une nouvelle génération de la société civile, qui appelle à une campagne non
violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à ses violations ».
Le boycott n’est pas une fin en soi mais un moyen de faire pression, de manière concertée et massive, sur l’Etat d’Israël. Le boycott et les sanctions
ont vocation à isoler l’Etat d’Israël sur la scène internationale, à le stigmatiser comme un Etat hors-la-loi du point de vue du droit international, afin
de le contraindre à se conformer aux résolutions de l’ONU et aux Conventions de Genève.
Le boycott universitaire prend toute sa place dans une campagne globale, tout d’abord parce que les coopérations universitaires servent de vitrine
respectable à l’Etat d’Israël sur la scène internationale. De plus l’Université israélienne n’est pas un îlot de contestation de la politique conduite par
l’Etat d’Israël, bien au contraire. C’est un lieu dans lequel sont formées les futures élites de l’Etat, un lieu dans lequel sont produites et reproduites
les justifications de la politique israélienne, à un point tel que des Universitaires contestataires comme l’historien Ilan Pappe ont été contraints de
s’exiler et appellent aujourd’hui au boycott.
C’est pourquoi le Conseil d’Administration de l’Université Paris 8, choqué par l’impunité de l’Etat d’Israël, attaché au respect du droit international et
attentifs aux appels de la société civile palestinienne, se prononce résolument contre toute coopération (colloques, conventions, partenariats,
publications…) avec les institutions universitaires israéliennes.
Le CA de l’Université Paris 8 appelle en outre l’ensemble des institutions universitaires de France à le rejoindre et à construire un vaste mouvement de
boycott qui s’inscrira dans le cadre d’une campagne internationale visant à contraindre Israël à ne plus se comporter en Etat hors-la-loi.
Elle peut être reprise et modifiée à votre gré...
Motion sur le boycott universitaire d’Israël
La récente offensive israélienne contre la Bande de Gaza a entraîné la mort de plus de 1300 personnes, dont une très grande majorité de civils et près
d’1/3 d’enfants. Cette offensive, au cours de laquelle Israël a bafoué les Conventions de Genève et se serait même, selon de nombreuses ONG dont
Amnesty International, rendu coupable de crimes de guerre, est une nouvelle illustration du sentiment d’impunité dont jouit l’Etat d’Israël.
Depuis plus de 60 ans, Israël refuse de se conformer au Droit international et notamment aux résolutions de l’ONU (résolutions 181, 194, 242, 338…)
qui exigent la fin de l’occupation militaire et la reconnaissance de l’ensemble des droits nationaux des Palestiniens. Et malgré ce mépris du Droit,
Israël bénéficie du soutien des principales puissances internationales, notamment les Etats-Unis, mais aussi l’Union Européenne.
Tant que ce soutien se poursuivra, Israël pourra continuer de bafouer le Droit international. L’Accord d’association entre l’Union Européenne et Israël,
qui comprend un volet traitant de la coopération universitaire, est subordonné par son article 2 au respect des Droits de l’Homme, sous peine de
suspension. C’est pourquoi en 2002 le Parlement européen avait voté la suspension de cet accord, vote malheureusement resté sans suite. On évoque
aujourd’hui au contraire un « rehaussement » des relations entre l’UE et Israël.
Il est urgent de mettre fin à cette impunité et à ce soutien honteux. C’est ce qu’ont bien compris 172 ONG, associations et partis représentatifs de
l’ensemble de la société palestinienne, qui ont lancé, il y a plusieurs années, un appel à la communauté internationale, Etats et Sociétés civiles, afin
que se mette en place une vaste campagne de boycott et de sanctions contre Israël. Cet appel a reçu un écho favorable dans de nombreux pays et
dans de nombreux milieux (politiques, culturels, syndicaux, universitaires…).
Récemment Miguel D’Escoto Brockman, Président de l’Assemblée générale de l’ONU déclarait:
« Il y a plus de vingt ans, nous, les Nations Unies, avions suivi la voie de la société civile lorsque nous avions convenu que des sanctions étaient
nécessaires pour fournir des moyens de pression non violents contre l’Afrique du Sud afin qu’elle mette un terme à ses violations. Aujourd’hui peut-
être, nous, les Nations Unies, devrions-nous envisager de suivre la voie d’une nouvelle génération de la société civile, qui appelle à une campagne non
violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à ses violations ».
Le boycott n’est pas une fin en soi mais un moyen de faire pression, de manière concertée et massive, sur l’Etat d’Israël. Le boycott et les sanctions
ont vocation à isoler l’Etat d’Israël sur la scène internationale, à le stigmatiser comme un Etat hors-la-loi du point de vue du droit international, afin
de le contraindre à se conformer aux résolutions de l’ONU et aux Conventions de Genève.
Le boycott universitaire prend toute sa place dans une campagne globale, tout d’abord parce que les coopérations universitaires servent de vitrine
respectable à l’Etat d’Israël sur la scène internationale. De plus l’Université israélienne n’est pas un îlot de contestation de la politique conduite par
l’Etat d’Israël, bien au contraire. C’est un lieu dans lequel sont formées les futures élites de l’Etat, un lieu dans lequel sont produites et reproduites
les justifications de la politique israélienne, à un point tel que des Universitaires contestataires comme l’historien Ilan Pappe ont été contraints de
s’exiler et appellent aujourd’hui au boycott.
C’est pourquoi le Conseil d’Administration de l’Université Paris 8, choqué par l’impunité de l’Etat d’Israël, attaché au respect du droit international et
attentifs aux appels de la société civile palestinienne, se prononce résolument contre toute coopération (colloques, conventions, partenariats,
publications…) avec les institutions universitaires israéliennes.
Le CA de l’Université Paris 8 appelle en outre l’ensemble des institutions universitaires de France à le rejoindre et à construire un vaste mouvement de
boycott qui s’inscrira dans le cadre d’une campagne internationale visant à contraindre Israël à ne plus se comporter en Etat hors-la-loi.
Que faire face à la crise ? | Contretemps
Que faire face à la crise ? | Contretemps
La grève du 29 janvier semble bien partie. 69% des français sont favorables! Il faut tout faire d'ici jeudi pour que ces gens fassent grève et qu'il y a it le maximum d'assemblées interprofessionnelles pour discuter de la suite.
Prenons le temps aussi pour bien comprendre la crise capitaliste qui est en train de nous pourrir la vie. Suivez le lien ci-dessus pour lire ou regarder une table ronde de la gauche radicale sur le sujet, avec Pierre Khalfa et Francis Sabado.
La grève du 29 janvier semble bien partie. 69% des français sont favorables! Il faut tout faire d'ici jeudi pour que ces gens fassent grève et qu'il y a it le maximum d'assemblées interprofessionnelles pour discuter de la suite.
Prenons le temps aussi pour bien comprendre la crise capitaliste qui est en train de nous pourrir la vie. Suivez le lien ci-dessus pour lire ou regarder une table ronde de la gauche radicale sur le sujet, avec Pierre Khalfa et Francis Sabado.
dimanche 25 janvier 2009
Tous ensemble. Ce n'est pas à nous de payer la crise!
Ci-dessous une déclaration unitaire de la gauche radicale. Il faut la faire circuler largement. C'est un excellent début qu'il puisse y avoir une telle déclaration unitaire. Il faudra aller plus loin et constituer un front politique.
Déclaration unitaire de :
AlterEkolo (AE) Alternative démocratie Socialisme (ADS), Alternative Libertaire, Association des communistes unitaires (ACU), Coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Ce n'est pas à la population de payer la crise
Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.
En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics. C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics.
Le gouvernement, il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d’euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.
Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.
Une autre politique est possible, en s’attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.
Nous exigeons l’augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minimas sociaux. Nous proposons l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007; une redistribution du budget de l’Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd’hui, privilégier la spéculation au détriment de l’emploi et des conditions de travail.
Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.
Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l’emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.
Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.
Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discriminations qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.
Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l’Union européennes et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.
Nous refusons les suppressions d’emplois dans le secteur public, exigeons l’annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d’emplois socialement utiles (Santé, Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.
Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics. C'est le moment !
Déclaration unitaire de :
AlterEkolo (AE) Alternative démocratie Socialisme (ADS), Alternative Libertaire, Association des communistes unitaires (ACU), Coordination nationale des collectifs unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Ce n'est pas à la population de payer la crise
Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 29 janvier.
En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics. C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics.
Le gouvernement, il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d’euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.
Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des lycéen-ne-s et de leurs professeur-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations de janvier, Education Nationale le 17, Santé et Hôpital Public le 24, grève interprofessionnelle et manifestations de masse du 29 janvier.
Une autre politique est possible, en s’attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.
Nous exigeons l’augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minimas sociaux. Nous proposons l’annulation du paquet fiscal de l’été 2007; une redistribution du budget de l’Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd’hui, privilégier la spéculation au détriment de l’emploi et des conditions de travail.
Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.
Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l’emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient.
Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour une appropriation publique du système de crédit permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.
Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discriminations qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.
Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l’Union européennes et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.
Nous refusons les suppressions d’emplois dans le secteur public, exigeons l’annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d’emplois socialement utiles (Santé, Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.
Les grèves et manifestations comme celle du 29 janvier expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics. C'est le moment !
mercredi 21 janvier 2009
Ce que disent les anticapitalistes américains sur Obama
Suivez le lien ci-dessus pour voir une analyse par le journal anticapitaliste américain, Socialist Worker, du discours de Barack Obama. (article en anglais)
mardi 20 janvier 2009
A new anticapitalist party in France - hope and obstacles
La revue marxiste écossaise, Frontline, vient de publier un article que j'ai écrit pour elle sur le lancement du nouveau parti anticapitaliste en France, les opportunités importantes devant nous, et les dangers du sectarisme et du purisme. Suivez le lien.
Obama et la révolution
Tous ceux qui comprennent, même partiellement, le poids du racisme dans nos sociétés partagent l'émotion des américains noirs ce jour où le premier président noir entre en focntion aux Etats Unis. Des millions d'américains se rappellent encore de l'époque des meurtres impunis du Ku Klux Klan. Des dizaines de millions d'américains se rappellent des années 1960 quand les écoles séparaient les noirs des blancs dans les Etats du Sud. Encore plus d'américains et d'autres ont vu d'innombrables exemples des attitudes racistes dans un monde où souvent cent pour cent des postes à responsabilité, des métiers prestigieux ou intéressants, sont pris par des blancs.
Il ne faut pas bouder notre plaisir de voir pleurer les plus racistes parmi la population.
Après, se pose la question de comment changer le monde, comment avoir un monde plus juste, avec moins de misère et d'injustice. Il est toujours tentant de chercher un héros pour changer le monde à notre place. Malheureusement, cela ne marche pas (que le héros soit président ou chef des guérillas). Si Obama introduit des réformes importantes qui améliorent le sort des plus pauvres, ce serait parce qu'on ne lui donne pas le choix. Ce sont les mouvements de masse qui compteront.
Obama n'est pas anticapitaliste et ne pourra jamais le devenir. Mais l'anticapitalisme, quoi que dit Sarkozy, est le seul avenir raisonnable.
Il ne faut pas bouder notre plaisir de voir pleurer les plus racistes parmi la population.
Après, se pose la question de comment changer le monde, comment avoir un monde plus juste, avec moins de misère et d'injustice. Il est toujours tentant de chercher un héros pour changer le monde à notre place. Malheureusement, cela ne marche pas (que le héros soit président ou chef des guérillas). Si Obama introduit des réformes importantes qui améliorent le sort des plus pauvres, ce serait parce qu'on ne lui donne pas le choix. Ce sont les mouvements de masse qui compteront.
Obama n'est pas anticapitaliste et ne pourra jamais le devenir. Mais l'anticapitalisme, quoi que dit Sarkozy, est le seul avenir raisonnable.
dimanche 18 janvier 2009
Intervention de Hind Khouri, déléguée générale de la Palestine en France le 15 janvier à Paris | NPA
Intervention de Hind Khouri, déléguée générale de la Palestine en France le 15 janvier à Paris | NPA
Sur le site national du Nouveau Parti Anticapitaliste, ce vidéo.
Sur le site national du Nouveau Parti Anticapitaliste, ce vidéo.
Intervention de Hind Khouri, déléguée générale de la Palestine en France le 15 janvier à Paris | NPA
Intervention de Hind Khouri, déléguée générale de la Palestine en France le 15 janvier à Paris | NPA
Sur le site national du Nouveau Parti Anticapitaliste, ce vidéo.
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La liste des déserteurs du PS s'allonge au NPA - Actualité Politique - Partis - Radio Europe1
La liste des déserteurs du PS s'allonge au NPA - Actualité Politique - Partis - Radio Europe1
Sur Europe 1, il y a quelques jours, (suivez le lien) on souligne le nombre de ex-militant(e)s PS qui ont rejoint le NPA ou qui pensent à le faire. Il ne faut pas exagérer ce phénomène, mais c'est une excellente nouvelle. Bien de militants du PS ont une longue expérience de protester contre l'injustice et n'en peuvent plus de voir leur parti abandonner de plus en plus les idéaux qui leur sont chers.
Il faut que le NPA les accueille à bras ouverts et sans sectarisme aucun, mais aussi qu'il sache continuer le débat sur toute une série de questions controversées (sur l'impérialisme, sur le rôle de l'ONU etc).
Sur Europe 1, il y a quelques jours, (suivez le lien) on souligne le nombre de ex-militant(e)s PS qui ont rejoint le NPA ou qui pensent à le faire. Il ne faut pas exagérer ce phénomène, mais c'est une excellente nouvelle. Bien de militants du PS ont une longue expérience de protester contre l'injustice et n'en peuvent plus de voir leur parti abandonner de plus en plus les idéaux qui leur sont chers.
Il faut que le NPA les accueille à bras ouverts et sans sectarisme aucun, mais aussi qu'il sache continuer le débat sur toute une série de questions controversées (sur l'impérialisme, sur le rôle de l'ONU etc).
Why Jews should oppose Israel - Socialist Alternative
Why Jews should oppose Israel - Socialist Alternative
Pour ceux qui lisent l'anglais je recommande cet article excellent de mon ami australien. le titre "Pourquoi les Juifs doivent s'opposer à israël".
Pour ceux qui lisent l'anglais je recommande cet article excellent de mon ami australien. le titre "Pourquoi les Juifs doivent s'opposer à israël".
Il y a 90 ans
Rouge Article
Cet article de Rouge raconte la révolution en Allemagne en 1918, une page de notre histoire que nous devons connaître.
Cet article de Rouge raconte la révolution en Allemagne en 1918, une page de notre histoire que nous devons connaître.
Urgence Gaza - la mobilisation doit continuer!
URGENCE GAZA / LES TITRES :
- Ces derniers jours à Gaza , toujours plus crimes de guerre israéliens, Gaza brûle, la résistance continue
- Aujourd'hui : Israël refuse toute trêve négociée et la fin du siège
- Demain : Nicolas Sarkozy va faire un second tour dans la région, mais n'ira pas à Gaza
- Samedi 24 janvier : Manifestation nationale : Sarkozy! Nous voulons des sanctions immédiates contre Israël
- Tous les jours : la mobilisation continue sur www.urgence-gaza.com et au "Ministère de la Solidarité avec la Palestine" place Stalingrad.
La citation du jour : " L'occupant doit cesser le feu immédiatement, se retirer de notre terre, lever son blocus et ouvrir tous les points de passage et nous n'accepterons aucun soldat sioniste sur notre terre, quel que soit le prix à payer", Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas.
Ces derniers jours à Gaza , toujours plus crimes de guerre israéliens
Tirs de chars contre plusieurs hôpitaux et une école de l'ONU de plus, tuant au moins une mère et son enfant. Scènes de panique à l’hôpital Al-Qods bombardé et incendié. Bombes incendiaires au phosphore contre les bâtiments de l’ONU, des dizaines de tonnes d’aide alimentaire ont brûlé. Plus de 1200 morts et 5300 blessés, et le massacre continue. Un tiers des victimes sont des enfants.
Contrôle des médias : Les journalistes sont toujours empêchés d’entrer à Gaza. L’armée israélienne a bombardé un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux. Deux blessés parmi les rares journalistes présents sur le terrain.
Gaza brûle : La situation humanitaire devient dramatique. Un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau. Tous sont terrorisés. L’attaque israélienne continue.
La résistance palestinienne reste ferme : Malgré le meurtre de Saïd Siam, un des plus hauts dirigeants du Hamas, la résistance coordonnée des factions refuse toute capitulation. La résistance ne se satisfera pas d'un accord qui permettrait la poursuite du siège et de la suprématie israélienne.
Israël refuse toute trêve négociée et la fin du siège, la France poursuit le "dialogue"
Israël repousse tout appel à un cessez-le-feu négocié et invente le concept de "trêve unilatérale". La Croix-Rouge condamne le bombardement de l’hôpital Al-Qods, le secrétaire général de l’ONU condamne le bombardement des bâtiments de l’ONU et demande une enquête internationale..
Le gouvernement français ne s’oppose toujours pas aux crimes israéliens, ni à l’ONU, ni dans les actes, ni même en paroles. Sarkozy va faire un tour en Egypte, mais n'ira pas à Gaza. Il promet une "aide humanitaire" pour les Palestiniens.
IL Y AURA D'AUTRES MASSACRES TANT QU'ISRAËL RESTERA IMPUNI
SARKOZY DOIT RECEVOIR NOS REVENDICATIONS : DES SANCTIONS IMMEDIATES CONTRE ISRAËL
MANIFESTATION NATIONALE SAMEDI 24 DECEMBRE A PARIS
La mobilisation la plus large possible doit continuer et s’amplifier pour faire pression sur le président français Nicolas Sarkozy. C'est lui décide de tout en France, ce sont ses amis qui contrôlent les grands groupes d'armement qui commercent avec Israël et détiennent les clés des principaux médias.
Notre mobilisation a déjà atteint des succès importants. Samedi dernier, la plus large mobilisation jamais vue en France pour la Palestine a réuni plus de 300 000 personnes dans des dizaines de villes. Ce week-end, des manifestations et veillées ont lieu partout en France. Mais au nom de la lutte contre "l'importation du conflit israélo-palestinien", les préfets font tout pour entraver la mobilisation. Vendredi soir à Paris, la police a fermé trois stations de métro pour compliquer l'arrivée des manifestants qui ont malgré tout été plusieurs centaines, acculés derrière l'Assemblée Nationale et le Ministère des Affaires Etrangères. La préfecture de Paris menace de démonter le "Ministère de la Solidarité avec la Palestine", installé par des jeunes militants à la Rotonde place Stalingrad. Nous vous y proposons malgré tout de nous y retrouver, pour continuer de construire avec nous la mobilisation. (voir tract ci-joint)
En Grèce, la mobilisation de la population en solidarité avec les Palestiniens a conduit le gouvernement à empêcher une livraison d’armement américain pour Israël qui devait transiter par un port grec.
En France, le « salon du tourisme israélien » devait ce tenir jeudi à Paris, à l’hôtel Intercontinental. Confrontée à une forte mobilisation la direction de l’hôtel l'a annulé. Des militants ont interdit la tenue d'un spectacle d'Arthur, éminent soutien de la politique israélienne.
Samedi 17 et dimanche 18, rassemblements et veillées aux chandelles devant les mairies et préfectures, dans les quartiers, dans les villages, partout en France. Organisez une action chez vous ! La France entière doit être impliquée, il s’agit de rendre visible l’indignation que nous ressentons tous, d’exprimer notre solidarité avec les Palestiniens abandonnés de tous les gouvernements du monde.
Et Samedi 24 janvier toutes et tous à Paris pour la grande manifestation nationale pour la Palestine. Sarkozy doit comprendre que le peuple français a choisi la justice, la paix et la solidarité, et soutient les Palestiniens qui résistent à l’agression israélienne. A nous d’agir !
Rendez-vous sur www.urgence-gaza.com et au Ministère de la Solidarité avec la Palestine
- Ces derniers jours à Gaza , toujours plus crimes de guerre israéliens, Gaza brûle, la résistance continue
- Aujourd'hui : Israël refuse toute trêve négociée et la fin du siège
- Demain : Nicolas Sarkozy va faire un second tour dans la région, mais n'ira pas à Gaza
- Samedi 24 janvier : Manifestation nationale : Sarkozy! Nous voulons des sanctions immédiates contre Israël
- Tous les jours : la mobilisation continue sur www.urgence-gaza.com et au "Ministère de la Solidarité avec la Palestine" place Stalingrad.
La citation du jour : " L'occupant doit cesser le feu immédiatement, se retirer de notre terre, lever son blocus et ouvrir tous les points de passage et nous n'accepterons aucun soldat sioniste sur notre terre, quel que soit le prix à payer", Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas.
Ces derniers jours à Gaza , toujours plus crimes de guerre israéliens
Tirs de chars contre plusieurs hôpitaux et une école de l'ONU de plus, tuant au moins une mère et son enfant. Scènes de panique à l’hôpital Al-Qods bombardé et incendié. Bombes incendiaires au phosphore contre les bâtiments de l’ONU, des dizaines de tonnes d’aide alimentaire ont brûlé. Plus de 1200 morts et 5300 blessés, et le massacre continue. Un tiers des victimes sont des enfants.
Contrôle des médias : Les journalistes sont toujours empêchés d’entrer à Gaza. L’armée israélienne a bombardé un immeuble abritant les bureaux de plusieurs médias arabes et internationaux. Deux blessés parmi les rares journalistes présents sur le terrain.
Gaza brûle : La situation humanitaire devient dramatique. Un million d'habitants vivent sans électricité, 750.000 sont sans eau. Tous sont terrorisés. L’attaque israélienne continue.
La résistance palestinienne reste ferme : Malgré le meurtre de Saïd Siam, un des plus hauts dirigeants du Hamas, la résistance coordonnée des factions refuse toute capitulation. La résistance ne se satisfera pas d'un accord qui permettrait la poursuite du siège et de la suprématie israélienne.
Israël refuse toute trêve négociée et la fin du siège, la France poursuit le "dialogue"
Israël repousse tout appel à un cessez-le-feu négocié et invente le concept de "trêve unilatérale". La Croix-Rouge condamne le bombardement de l’hôpital Al-Qods, le secrétaire général de l’ONU condamne le bombardement des bâtiments de l’ONU et demande une enquête internationale..
Le gouvernement français ne s’oppose toujours pas aux crimes israéliens, ni à l’ONU, ni dans les actes, ni même en paroles. Sarkozy va faire un tour en Egypte, mais n'ira pas à Gaza. Il promet une "aide humanitaire" pour les Palestiniens.
IL Y AURA D'AUTRES MASSACRES TANT QU'ISRAËL RESTERA IMPUNI
SARKOZY DOIT RECEVOIR NOS REVENDICATIONS : DES SANCTIONS IMMEDIATES CONTRE ISRAËL
MANIFESTATION NATIONALE SAMEDI 24 DECEMBRE A PARIS
La mobilisation la plus large possible doit continuer et s’amplifier pour faire pression sur le président français Nicolas Sarkozy. C'est lui décide de tout en France, ce sont ses amis qui contrôlent les grands groupes d'armement qui commercent avec Israël et détiennent les clés des principaux médias.
Notre mobilisation a déjà atteint des succès importants. Samedi dernier, la plus large mobilisation jamais vue en France pour la Palestine a réuni plus de 300 000 personnes dans des dizaines de villes. Ce week-end, des manifestations et veillées ont lieu partout en France. Mais au nom de la lutte contre "l'importation du conflit israélo-palestinien", les préfets font tout pour entraver la mobilisation. Vendredi soir à Paris, la police a fermé trois stations de métro pour compliquer l'arrivée des manifestants qui ont malgré tout été plusieurs centaines, acculés derrière l'Assemblée Nationale et le Ministère des Affaires Etrangères. La préfecture de Paris menace de démonter le "Ministère de la Solidarité avec la Palestine", installé par des jeunes militants à la Rotonde place Stalingrad. Nous vous y proposons malgré tout de nous y retrouver, pour continuer de construire avec nous la mobilisation. (voir tract ci-joint)
En Grèce, la mobilisation de la population en solidarité avec les Palestiniens a conduit le gouvernement à empêcher une livraison d’armement américain pour Israël qui devait transiter par un port grec.
En France, le « salon du tourisme israélien » devait ce tenir jeudi à Paris, à l’hôtel Intercontinental. Confrontée à une forte mobilisation la direction de l’hôtel l'a annulé. Des militants ont interdit la tenue d'un spectacle d'Arthur, éminent soutien de la politique israélienne.
Samedi 17 et dimanche 18, rassemblements et veillées aux chandelles devant les mairies et préfectures, dans les quartiers, dans les villages, partout en France. Organisez une action chez vous ! La France entière doit être impliquée, il s’agit de rendre visible l’indignation que nous ressentons tous, d’exprimer notre solidarité avec les Palestiniens abandonnés de tous les gouvernements du monde.
Et Samedi 24 janvier toutes et tous à Paris pour la grande manifestation nationale pour la Palestine. Sarkozy doit comprendre que le peuple français a choisi la justice, la paix et la solidarité, et soutient les Palestiniens qui résistent à l’agression israélienne. A nous d’agir !
Rendez-vous sur www.urgence-gaza.com et au Ministère de la Solidarité avec la Palestine
UJFP - La Deuxième Mort du Judaïsme - Eric Hazan - Débats - Tous les textes
UJFP - La Deuxième Mort du Judaïsme - Eric Hazan - Débats - Tous les textes
Dans cet article de Eric Hazan, l'auteur parle de la tradition juives de la culture, de l'étude et l'humanisme et comment le sionisme meurtier essaie de tuer cette tradition. A faire circuler.
Dans cet article de Eric Hazan, l'auteur parle de la tradition juives de la culture, de l'étude et l'humanisme et comment le sionisme meurtier essaie de tuer cette tradition. A faire circuler.
Blog du jour : John McD's Union Blog: Support The Glasgow Strikers
John McD's Union Blog: Support The Glasgow Strikers
Pour ceux et celles qui lisent l'anglais je recommande ce blog d'un syndicaliste et révolutionnaire du Nord de l'Angleterre.
Pour ceux et celles qui lisent l'anglais je recommande ce blog d'un syndicaliste et révolutionnaire du Nord de l'Angleterre.
Citation du jour
La citation du jour : "L'occupant doit cesser le feu immédiatement, se retirer de notre terre, lever son blocus et ouvrir tous les points de passage et nous n'accepterons aucun soldat sioniste sur notre terre, quel que soit le prix à payer", Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas.
samedi 17 janvier 2009
Prenons parti! Pour un nouveau parti anticapitaliste
Rouge Article
Olivier Besancenot et Daniel Bensaïd viennent de sortir un nouveau livre pour accompagner le lancement du NPA. Suivez le lien pour en lire quelques extraits.
Olivier Besancenot et Daniel Bensaïd viennent de sortir un nouveau livre pour accompagner le lancement du NPA. Suivez le lien pour en lire quelques extraits.
vendredi 16 janvier 2009
Qui importe le conflit israélo-palestinienne en France ?
Je vous propose ce texte de Laurent Lévy
Ne pas importer…
Cela semble devenu le nouveau consensus national, tant est grande l’unanimité avec laquelle on fredonne cette chanson : « Il ne faut pas, répète-t-on de toute part, importer chez nous le conflit du Proche Orient ! »
Il y a, à première vue, quelque chose de surprenant à une telle insistance, dans la mesure où l’on pourrait se demander qui il s’agirait de convaincre. Car si tout le monde répète la même injonction, il en résulte apparemment qu’il ne reste personne pour proférer l’opinion contraire, ce qui rendrait inutile l’injonction elle-même. On n’entend personne répéter à l’envi « qu’il ne faut pas » assassiner les vieilles dames, ni se jeter par la fenêtre du huitième étage, ni copuler sur la place de l’Hôtel de Ville, puisque personne – même celles et ceux qui le penseraient – ne prétend sérieusement le contraire. Le nouveau refrain à la mode mérite donc qu’on s’y arrête. Et d’abord pour se demander ce qu’il signifie.
Il est clair qu’il ne s’agit pas de dire que Palestiniens et Israéliens se trouvant en France doivent s’abstenir de tout combat de rue, ou de bombarder leurs résidences respectives. Ce qui serait, assurément, une importation en France du conflit du Proche-Orient. Non, ce qui est visé, parfois explicitement et souvent implicitement, comme si cela relevait de l’évidence, c’est que la guerre de Gaza ne doit pas déboucher en France sur une guerre civile, ni plus généralement sur des affrontements, entre « les Arabo-Musulmans (de France) » et « les Juifs (de France) ». Et la question est dès lors la suivante : qu’est-ce qui pourrait conduire à une telle issue ? Une réponse semble tomber sous le sens : l’idée que dans le fond, le conflit israélo-palestinien serait la réalisation locale, au Proche Orient d’un conflit plus général opposant partout, et donc pourquoi pas en France, les Juifs et les Arabes (ou les Musulmans).
Or, sauf erreur de ma part – et une telle erreur signifierait que cela n’a guère fait de bruit, hypothèse fort peu probable – aucun responsable associatif, aucun groupe constitué, aucune personnalité même peu connue de la communauté arabo-musulmane de France n’a dit quoi que ce soit qui pourrait aller dans ce sens. On a même pu remarquer lors des manifestations de solidarité au peuple palestinien, le succès et la sympathie que s’attiraient les banderoles d’une association juive comme l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), et celle du cortège commun de cette association avec l’Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF). De Leïla Chahid au premier manifestant venu interviewé à l’improviste par une chaîne de télévision ou une radio, il a expressément été affirmé qu’il ne s’agissait pas de manifester une quelconque hostilité « aux Juifs », mais bien à la politique criminelle de l’Etat d’Israël.
Pourtant, les services de police font état de dizaines d’actes antisémites depuis le début de l’agression israélienne. Et s’il n’est pas nécessairement toujours possible de mettre ces actes en relation avec cette agression, certains, comme des dégradations de synagogues, se sont expressément référés à la question palestinienne, par exemple lorsque la dégradation a consisté, comme cela s’est vu, à écrire sur le mur de l’une d’entre elles des slogans hostiles à l’Etat d’Israël. Cela vaut la peine de se demander pourquoi, dès lors qu’une synagogue n’est pas un temple sioniste, mais un lieu de culte juif.
On pourrait commencer par noter que de telles inscriptions se rencontrent sur beaucoup de murs, sans qu’on crie de la même manière au scandale. Et que quel que soit le désagrément que peuvent éprouver des croyants de voir leurs lieux de culte barbouillés de graffitis, cela ne fait jamais les gros titres des journaux lorsque ces graffitis disent « Allez Lens ! » ou « A Maman pour la vie ». Mais il y a d’autres cas, et même si les attentats incendiaires, par exemple, n’ont pas été revendiqués par des soutiens du peuple palestinien (auquel de tels attentats ne peuvent en effet rien apporter, bien au contraire), admettons l’hypothèse d’école qu’ils seraient bien un effet d’une « importation » du conflit en France : il n’en résulterait pas que l’on pourrait dire que ce sont les auteurs de ces actes qui seraient eux-mêmes les « importateurs ».
Car si l’importation du conflit est l’idée, en gros, que ce sont les Juifs, où qu’ils soient, et non l’Etat d’Israël qui seraient les ennemis des Palestiniens, alors, force est hélas de le constater, ceux qui prétendent s’exprimer au nom de la communauté juive dans son ensemble sont bien coupables de cette importation clandestine. Que ces « officiels » prétendus défilent en tant que tels pour manifester leur soutien à une agression dont le caractère criminel ne fait aucun doute, que même le Grand rabbin y donne la main, cela peut assurément convaincre des esprits par ailleurs mal informés que les ennemis des Palestiniens et leurs bourreaux sont bien « les Juifs ». Et que s’en prendre aux Juifs est une manière de soutenir les Palestiniens.
En s’exprimant comme les représentants des Juifs de France, malgré le nombre d’associations, de personnalités diverses, de citoyennes et de citoyens revendiquant une identité juive qui combattent les crimes israéliens, ces responsables communautaires entretiennent une confusion délétère dont ils seront mal fondés à condamner les conséquences, si par malheur elles devaient se réaliser.
A la vérité, en l’état de ce soutien « au nom des Juifs de France » aux crimes de l’armée israélienne, ce qui est admirable, quand on considère la masse de celles et ceux qui, en France, veulent manifester de mille manière leur solidarité et leur soutien aux palestiniens, c’est que cette attitude du CRIF ne déclenche pas plus d’actes antisémites. Ce qui est admirable, c’est la maturité politique largement partagée qui permet d’éviter ce piège.
Il ne s’agit pas ici de contester à qui que ce soit, fût-il président du CRIF, le droit de dire ce qu’il pense, et d’applaudir au bombardement des écoles, des hôpitaux et des populations civiles, et à l’usage sur elles de bombes au phosphore blanc. On pourrait toutefois noter que la liberté d’expression, en France, n’est pas sans limite, et que, par exemple, l’apologie de crimes de guerre est interdite par la loi du 29 juillet 1881, en son article 24. Et pour l’application de cet article, la Cour de cassation considère que « un écrit qui présente comme susceptibles d'être justifiés des actes constitutifs de crimes de guerre doit être considéré comme apologétique ».
Dans quelle mesure le soutien inconditionnel donné à une opération militaire caractérisée par la commission de très nombreux crimes de guerre tombe sous le coup de la loi, il appartiendrait le cas échéant aux tribunaux d’en juger. Un jour viendra où la justice internationale, rejoignant l’opinion mondiale, caractérisera les crimes de l’armée israélienne, et condamnera les coupables. Ceux qui, important le conflit, auront fait l’apologie de ces crimes porteront quant à eux la responsabilité des conséquences de cette importation frauduleuse.
Laurent Lévy janvier 2009
Ne pas importer…
Cela semble devenu le nouveau consensus national, tant est grande l’unanimité avec laquelle on fredonne cette chanson : « Il ne faut pas, répète-t-on de toute part, importer chez nous le conflit du Proche Orient ! »
Il y a, à première vue, quelque chose de surprenant à une telle insistance, dans la mesure où l’on pourrait se demander qui il s’agirait de convaincre. Car si tout le monde répète la même injonction, il en résulte apparemment qu’il ne reste personne pour proférer l’opinion contraire, ce qui rendrait inutile l’injonction elle-même. On n’entend personne répéter à l’envi « qu’il ne faut pas » assassiner les vieilles dames, ni se jeter par la fenêtre du huitième étage, ni copuler sur la place de l’Hôtel de Ville, puisque personne – même celles et ceux qui le penseraient – ne prétend sérieusement le contraire. Le nouveau refrain à la mode mérite donc qu’on s’y arrête. Et d’abord pour se demander ce qu’il signifie.
Il est clair qu’il ne s’agit pas de dire que Palestiniens et Israéliens se trouvant en France doivent s’abstenir de tout combat de rue, ou de bombarder leurs résidences respectives. Ce qui serait, assurément, une importation en France du conflit du Proche-Orient. Non, ce qui est visé, parfois explicitement et souvent implicitement, comme si cela relevait de l’évidence, c’est que la guerre de Gaza ne doit pas déboucher en France sur une guerre civile, ni plus généralement sur des affrontements, entre « les Arabo-Musulmans (de France) » et « les Juifs (de France) ». Et la question est dès lors la suivante : qu’est-ce qui pourrait conduire à une telle issue ? Une réponse semble tomber sous le sens : l’idée que dans le fond, le conflit israélo-palestinien serait la réalisation locale, au Proche Orient d’un conflit plus général opposant partout, et donc pourquoi pas en France, les Juifs et les Arabes (ou les Musulmans).
Or, sauf erreur de ma part – et une telle erreur signifierait que cela n’a guère fait de bruit, hypothèse fort peu probable – aucun responsable associatif, aucun groupe constitué, aucune personnalité même peu connue de la communauté arabo-musulmane de France n’a dit quoi que ce soit qui pourrait aller dans ce sens. On a même pu remarquer lors des manifestations de solidarité au peuple palestinien, le succès et la sympathie que s’attiraient les banderoles d’une association juive comme l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), et celle du cortège commun de cette association avec l’Association des Travailleurs Maghrébins en France (ATMF). De Leïla Chahid au premier manifestant venu interviewé à l’improviste par une chaîne de télévision ou une radio, il a expressément été affirmé qu’il ne s’agissait pas de manifester une quelconque hostilité « aux Juifs », mais bien à la politique criminelle de l’Etat d’Israël.
Pourtant, les services de police font état de dizaines d’actes antisémites depuis le début de l’agression israélienne. Et s’il n’est pas nécessairement toujours possible de mettre ces actes en relation avec cette agression, certains, comme des dégradations de synagogues, se sont expressément référés à la question palestinienne, par exemple lorsque la dégradation a consisté, comme cela s’est vu, à écrire sur le mur de l’une d’entre elles des slogans hostiles à l’Etat d’Israël. Cela vaut la peine de se demander pourquoi, dès lors qu’une synagogue n’est pas un temple sioniste, mais un lieu de culte juif.
On pourrait commencer par noter que de telles inscriptions se rencontrent sur beaucoup de murs, sans qu’on crie de la même manière au scandale. Et que quel que soit le désagrément que peuvent éprouver des croyants de voir leurs lieux de culte barbouillés de graffitis, cela ne fait jamais les gros titres des journaux lorsque ces graffitis disent « Allez Lens ! » ou « A Maman pour la vie ». Mais il y a d’autres cas, et même si les attentats incendiaires, par exemple, n’ont pas été revendiqués par des soutiens du peuple palestinien (auquel de tels attentats ne peuvent en effet rien apporter, bien au contraire), admettons l’hypothèse d’école qu’ils seraient bien un effet d’une « importation » du conflit en France : il n’en résulterait pas que l’on pourrait dire que ce sont les auteurs de ces actes qui seraient eux-mêmes les « importateurs ».
Car si l’importation du conflit est l’idée, en gros, que ce sont les Juifs, où qu’ils soient, et non l’Etat d’Israël qui seraient les ennemis des Palestiniens, alors, force est hélas de le constater, ceux qui prétendent s’exprimer au nom de la communauté juive dans son ensemble sont bien coupables de cette importation clandestine. Que ces « officiels » prétendus défilent en tant que tels pour manifester leur soutien à une agression dont le caractère criminel ne fait aucun doute, que même le Grand rabbin y donne la main, cela peut assurément convaincre des esprits par ailleurs mal informés que les ennemis des Palestiniens et leurs bourreaux sont bien « les Juifs ». Et que s’en prendre aux Juifs est une manière de soutenir les Palestiniens.
En s’exprimant comme les représentants des Juifs de France, malgré le nombre d’associations, de personnalités diverses, de citoyennes et de citoyens revendiquant une identité juive qui combattent les crimes israéliens, ces responsables communautaires entretiennent une confusion délétère dont ils seront mal fondés à condamner les conséquences, si par malheur elles devaient se réaliser.
A la vérité, en l’état de ce soutien « au nom des Juifs de France » aux crimes de l’armée israélienne, ce qui est admirable, quand on considère la masse de celles et ceux qui, en France, veulent manifester de mille manière leur solidarité et leur soutien aux palestiniens, c’est que cette attitude du CRIF ne déclenche pas plus d’actes antisémites. Ce qui est admirable, c’est la maturité politique largement partagée qui permet d’éviter ce piège.
Il ne s’agit pas ici de contester à qui que ce soit, fût-il président du CRIF, le droit de dire ce qu’il pense, et d’applaudir au bombardement des écoles, des hôpitaux et des populations civiles, et à l’usage sur elles de bombes au phosphore blanc. On pourrait toutefois noter que la liberté d’expression, en France, n’est pas sans limite, et que, par exemple, l’apologie de crimes de guerre est interdite par la loi du 29 juillet 1881, en son article 24. Et pour l’application de cet article, la Cour de cassation considère que « un écrit qui présente comme susceptibles d'être justifiés des actes constitutifs de crimes de guerre doit être considéré comme apologétique ».
Dans quelle mesure le soutien inconditionnel donné à une opération militaire caractérisée par la commission de très nombreux crimes de guerre tombe sous le coup de la loi, il appartiendrait le cas échéant aux tribunaux d’en juger. Un jour viendra où la justice internationale, rejoignant l’opinion mondiale, caractérisera les crimes de l’armée israélienne, et condamnera les coupables. Ceux qui, important le conflit, auront fait l’apologie de ces crimes porteront quant à eux la responsabilité des conséquences de cette importation frauduleuse.
Laurent Lévy janvier 2009
Questions-réponses sur le conflit à Gaza
Socialist Worker (Londres) répond aux questions clefs sur le rôle de l'impérialisme dans la création des guerres israélo-arabes
Quelles sont les racines du conflit entre Israël et les palestiniens?
Les origines du conflit remontent à la fondation d'Israël en 1948. Cet Etat fut construit sur la dépossession des palestiniens après une campagne de nettoyage ethnique menée par les milices sionistes. Il s'en est suivi de 60 ans d'oppression israélienne continue envers le peuple palestinien.
Le sionisme, revendiquant un foyer national juif en Palestine, a émergé en tant que mouvement en Europe à la fin du XIXéme siècle comme une réponse à l'antisémitisme croissant. Au début, seule une toute petite minorité de juifs soutint ce mouvement.
Les sionistes déclarèrent que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Mais il se trouve que cette terre avait déjà un peuple. « La fiancé est belle mais elle est marié à un autre homme » constatèrent deux rabbins qui visitèrent la Palestine en 1897.
Le mouvement sioniste démarra lentement. A la fin de la première guerre mondiale la Palestine comptait 56 000 colons juifs contre un million d'arabes.
Depuis le début les dirigeants sionistes se sont tournés vers les principales puissances impérialistes dans leur entreprise d'appropriation des terres. Tout d’abord cela signifia de travailler avec la Grande Bretagne qui avait fait de la Palestine sa colonie après la Première guerre mondiale. L’après Seconde guerre mondiale marqua un tournant vers les Etats-Unis.
En 1947 les Nations Unies (ONU) mirent sur pied un plan de partition de la Palestine. Celui-ci donnait 55% du pays aux colons sionistes bien qu'ils ne représentait qu'un tiers de la population et ne possédaient qu'environ 6% des terres.
Mais cela n'était pas assez. En mars 1948 les milices sionistes lancèrent une campagne de terreur afin de s'emparer d'un maximum de territoire. Ils assassinèrent des centaines de villageois arabes et organisèrent le nettoyage ethnique de 750 000 personnes.
Les palestiniens fuirent l'oppression et la pauvreté a Gaza, en Cisjordanie et dans les pays voisins. Israël revendiqua environ 80% de la Palestine historique.
Aujourd'hui la « loi du retour » permet à n'importe qui d'ascendance juive d'émigrer en Israël mais refuse tout droit au retour aux palestiniens.
Israël s'est emparé du reste de la Palestine historique en 1967, pillant dès lors Gaza et la Cisjordanie et écrasant brutalement la résistance des palestiniens et leurs organisations.
Pourquoi Israël est-il impliqué dans tant de guerres ?
Israël a été constamment en guerre depuis sa création. Il s’agit là d’un Etat hautement militarisé doté par l'Occident des armes les plus avancées, comprenant des ogives nucléaires. Israël a une des armées les plus modernes au monde malgré une population de seulement 7,3 millions d'habitants.
Ce pays a bâti sa puissance militaire pour deux raisons: maintenir sous domination le peuple palestinien et agir en tant que « chien de garde » des intérêts occidentaux dans la région. Il a fait usage de son pouvoir afin d'humilier les mouvements arabes qui menaçaient la domination impérialiste au Moyen-Orient.
En 1956 Israël s'est associé à la France et à la Grande-Bretagne pour lancer une guerre contre l'Egypte [1]. En 1967 le pays fut à nouveau en guerre contre l'Egypte ainsi que contre la Syrie et la Jordanie.
Il fut impliqué dans une autre guerre avec l'Egypte et la Syrie en 1973. Israël a envahit par trois fois le Liban, en 1978, 1982 et 2006.
Le pays a également mené de nombreuses incursions en Egypte, en Syrie et au Liban. Il a bombardé les centrales nucléaires irakiennes en 1981. Son armée a occupé le sud-Liban de 1978 à 2000 lorsque la résistance conduite par le Hezbollah l'a forcé à se retirer.
Le massacre auquel nous assistons aujourd'hui à Gaza ne sera pas la dernière guerre d'Israël. La nature coloniale et impérialiste de cet Etat va inévitablement conduire à plus de conflits, de bombes et de morts.
Pourquoi l'Occident soutient-il Israël ?
A la fin du XIXéme siècle la Grande Bretagne occupait l'Egypte et contrôlait le canal de Suez. Ce lien entre la mer Rouge et la Méditerranée était une artère cruciale pour le pouvoir militaire et économique de l'Empire Britannique.
La Grande Bretagne craignait que le développement des mouvements de résistance nationale dans le monde arabe ne menace son contrôle sur le canal. Mais la Première guerre mondiale donna l'opportunité à la Grande Bretagne de sécuriser la frontière nord de l'Egypte ainsi que le canal de Suez.
Lorsque les troupes britanniques marchèrent sur Jérusalem en 1917, le ministre des affaires étrangère Arthur Balfour a conclu un accord avec le mouvement sioniste afin de transformer la Palestine en un avant-poste colonial de l'empire.
Ainsi le gouverneur britannique de Jérusalem déclara que le nouvel Etat sioniste va servir de « petit Ulster [2] juif loyal dans un potentiel océan de nationalisme arabe hostile ».
Cette relation entre Israël et l'impérialisme occidental fut résumé en 1951 dans un fameux article du quotidien israélien Haaretz: « Israël devient le chien de garde », « il n'y a aucune crainte à voir Israël entreprendre des mesures agressives à l'égard des Etats arabes si cela entre explicitement en contradiction avec les souhaits de la Grande Bretagne et des Etats-Unis. Mais si pour certaines raisons les puissances occidentales préfèrent parfois fermer les yeux, Israël peut toujours être utilisé pour punir un ou plusieurs voisins dont le manque d'obéissance à l'Occident a dépassé les limites de l'acceptable ».
Lorsque les Etats-Unis ont remplacé la Grande Bretagne comme puissance dominante au Moyen-Orient, Israël a consciencieusement modifié son allégeance.
Israël le prouva lui-même une nouvelle fois lorsqu'il bâti les armées d'Egypte, de Syrie et de Jordanie lors de la guerre des Six Jours. Cette victoire acheva de convaincre les Etats-Unis qu'Israël peut résoudre leurs problèmes au Moyen-Orient lorsqu'ils se battaient dans le même temps pour maintenir leur domination sur le Vietnam.
Les intérêts des Etats-Unis et d'Israël sont restés entremêlés depuis cette époque. Pour chaque action israélienne il faut avoir les intérêts américains à l'esprit. Cette relation est devenu encore plus importante depuis la révolution iranienne de 1979 et le désastre américain d'aujourd'hui en Irak.
Comme la colère jaillit de nouveau dans les rues des capitales arabes, les Etats-Unis ont plus que jamais besoin d'Israël leur « chien de garde » au Moyen Orient.
N'y a t-il pas une histoire emplie de haine entre juifs et arabes ?
Beaucoup affirment que les juifs et les arabes ne peuvent jamais vivre ensemble et estiment qu'il y a une longue tradition d'inimitié entre les deux peuples. Mais pourtant ce n'est pas ce que nous montre l'Histoire.
Les racines de l'hostilité actuelle sont très modernes. Celles-ci remontent au mouvement de colonisation sioniste qui s'est emparé de la Palestine. Mais avant cela chaque capitale arabe avait une communauté de juifs vivant aux côtés de leurs voisins musulmans et chrétiens.
Les juifs ont eu un rôle important dans la vie de villes comme Jérusalem, Le Caire, Damas, Beyrouth, Rabat, Bagdad et d'autres cités arabes. Il y a des centaines de noms juifs inscrits sur le mémorial dédié aux irakiens qui sont morts en combattant le colonialisme britannique dans les années 20. Ils ont constitués une part importante de la gauche et des mouvements nationalistes arabes qui se sont développés dans la lutte contre l'impérialisme durant les années 20 et 30.
Tout cela changea après la création d'Israël. Les juifs arabes furent chassés de leurs maisons par les dictateurs et rois arabes mis en place par l'Occident. Ce processus fut d'ailleurs encouragé par Israël [3].
Ces juifs arabes devinrent des citoyens de seconde zone en Israël. Ils n’ont jamais été les bienvenues au sommet de la société israélienne. Beaucoup ont conservé leur culture arabe et cultivent le rêve de revenir un jour chez eux.
Ainsi que dans beaucoup de régions du monde, les divisions, les discordes et les haines entre les peuples au Moyen-Orient sont un triste héritage de l'impérialisme occidental.
La solution de deux Etats n'est-elle pas la meilleure que nous pouvons espérer?
Beaucoup de personnes défendent une solution à deux Etats, partitionnant la Palestine historique en deux pays, un pour les israéliens et l'autre pour les palestiniens espérant ainsi résoudre le conflit.
En surface cela peut sembler être la solution la plus réaliste. Mais à quoi pourraient bien ressembler ces deux Etats ?
La plupart des plans invoquent deux mini-Etats palestiniens sur la bande de Gaza et en Cisjordanie séparés l'un de l'autre par Israël.
Les palestiniens seraient entassés dans ces minuscules parcelles de territoire tandis qu'Israël conserverait la part du lion de la Palestine historique.
A aucun moment les millions de réfugiés palestiniens ne pourront retourner dans leurs villages. Mais la question du "droit au retour" pour toute solution juste et durable au conflit.
Ceux qui préconisent une solution à deux Etats ne peuvent résoudre la quadrature du cercle consistant à réconcilier terre et peuple. En revanche la solution a un Etat, c'est à dire un Etat multi-ethnique unifié, peut résoudre ces problèmes qui semblent insolubles.
La majorité des villages palestiniens restent vides et beaucoup sont en ruines. Ils peuvent facilement être reconstruits et rendus à leurs habitants d'origine.
Ceux qui souhaitent revenir dans les villes pourraient être facilement logés. Israël a ouvert ses frontières à des millions d'immigrants sans aucun problème. Pourquoi la même chose ne pourrait-elle pas être faite avec les palestiniens ?
La principale barrière à la solution d'un Etat unique ne relève pas de considérations pratiques mais de la nature même du sionisme. C'est mouvement qui cherche à créer un Etat uniquement juif. Un Etat unique est donc totalement incompatible avec une telle idéologie raciste.
Les palestiniens ne se sont-ils pas vu offrir leur propre Etat dans le cadre du processus de paix?
Les politiciens occidentaux et les médias aiment à présenter le processus de paix conduit par les Etats-Unis comme la seule façon d'apporter la justice aux palestiniens et la paix au Moyen-Orient.
Les accords d'Oslo, signés en 1993, étaient supposés donner aux palestiniens l'autonomie sur 17% de la Cisjordanie et 60% de la Bande de Gaza. Finalement cela devait mener à la création d'un Etat palestinien épanoui.
Le soulèvement palestinien de 1987, connu sous le nom d'Intifada, mis une grande pression sur Israël pour arriver à un accord. Mais Israël a toujours perçut la Palestine comme lui appartenant à lui seul et voulait garder le contrôle sur la plus grande partie possible du territoire.
Israël autorisa Yasser Arafat, chef de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), à devenir le leader de la nouvelle Autorité Palestinienne. Il fit d'énormes concessions à Israël, qui lui permit ensuite d'avoir une police propre au nom de son peuple.
Israël conserva le contrôle des routes, ressources et de vastes zones de terres saisies en 1967. Le nombre de colons israéliens dans les territoires occupés a doublé entre la signature de l'accord de paix et l'année 2000.
Les territoires palestiniens ressemblent à des bantoustans, ces Etats noirs supposés autonomes à l'intérieur du régime d'apartheid d'Afrique du sud en réalité contrôlés par le pouvoir raciste.
Le processus de paix n'a strictement rien fait pour améliorer la vie des palestiniens. La colère à ce propos entraîna le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000.
Israël retira ses colonies de la bande de Gaza en 2005 mais conserva le contrôle de l'espace aérien ainsi que des frontière terrestres et maritimes. Il a tenté de détruire la résistance en ciblant le Hamas qui a remporté les élections de l'Autorité Palestinienne en 2006.
Quel est le rôle des masses arabes ?
Toute question sur le Moyen-Orient nous renvoi sur l'impérialisme. C'est l'impérialisme qui a créé Israël et c'est l'impérialisme qui le soutient aujourd'hui.
La priorité de l'impérialisme semble être passée du canal de Suez aux champs de pétrole. Mais les grandes puissances mondiales considèrent toujours le Moyen-Orient comme « le plus gros pactole de matières première dans l'Histoire du monde », ainsi que le déclara le département d'Etat américain en 1945.
L'impérialisme a besoin d'Israël en tant que son « porte avion insubmersible » car les régimes arabes sont en constant danger d'être renversés par des rébellions populaires.
La colère parmi les gens ordinaires dans le monde arabe repose à la fois sur la manière dont sont gaspillé les revenus pétroliers par une petite élite soutenue par l'occident mais aussi la terre, l'emploi, la pauvreté et la faim.
Lors des récentes manifestations en Egypte, les manifestants ont lancés des slogans à la fois contre Israël et contre le régime d'Hosni Moubarak. Des slogans du même type ont été entendus dans les autres capitales arabes.
La plupart des au sujet de la Palestine pourrait entraîner une vague de révoltes comme celles qui ont balayé de nombreux régimes corrompus dans les années 50 et 60.
Les manifestations de masse auxquelles on assiste aujourd'hui en Egypte sont le résultat d'une double colère contre l'impérialisme et contre le régime de Moubarak. Les grèves contre les privatisations et pour un salaire minimum se nourrissent de la colère à propos de la Palestine. Cette rage entraîne à son tour davantage de grèves et des manifestations.
C'est pourquoi ces régimes craignent et haïssent les organisations de la résistance comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Toute résistance est un défi pour Israël, l'Occident et les régimes arabes.
© Copyright Socialist Worker, n°2133, 10 janvier 2009 http://www.socialistworker.co.uk/art.php?id=16790
Traduit de l'anglais par Laurent Bauer
- Notes du traducteur
[1] L’Egypte venait alors de nationaliser le canal de Suez contre l’avis de la France et de la Grande Bretagne qui en avaient le contrôle.
[2] L’Ulster est la province irlandaise toujours sous contrôle britannique, que l’on connaît sous le nom d’Irlande du nord. Afin de s’assurer le contrôle de l’Irlande les britanniques appuyèrent la minorité protestante contre la majorité catholique. La marque de fabrique de l’impérialisme est tellement marquante que les catholiques s’identifient aux palestiniens et les protestants aux israéliens.
[3] Israël cherchait et cherche toujours a établir un majorité numérique juive afin de conserver le contrôle de la Palestine. Cela explique le refus du droit au retour des palestiniens qui risquerait de faire des juifs une minorité au sein d’Israël qui ne serait alors plus un Etat juif.
Quelles sont les racines du conflit entre Israël et les palestiniens?
Les origines du conflit remontent à la fondation d'Israël en 1948. Cet Etat fut construit sur la dépossession des palestiniens après une campagne de nettoyage ethnique menée par les milices sionistes. Il s'en est suivi de 60 ans d'oppression israélienne continue envers le peuple palestinien.
Le sionisme, revendiquant un foyer national juif en Palestine, a émergé en tant que mouvement en Europe à la fin du XIXéme siècle comme une réponse à l'antisémitisme croissant. Au début, seule une toute petite minorité de juifs soutint ce mouvement.
Les sionistes déclarèrent que la Palestine était « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Mais il se trouve que cette terre avait déjà un peuple. « La fiancé est belle mais elle est marié à un autre homme » constatèrent deux rabbins qui visitèrent la Palestine en 1897.
Le mouvement sioniste démarra lentement. A la fin de la première guerre mondiale la Palestine comptait 56 000 colons juifs contre un million d'arabes.
Depuis le début les dirigeants sionistes se sont tournés vers les principales puissances impérialistes dans leur entreprise d'appropriation des terres. Tout d’abord cela signifia de travailler avec la Grande Bretagne qui avait fait de la Palestine sa colonie après la Première guerre mondiale. L’après Seconde guerre mondiale marqua un tournant vers les Etats-Unis.
En 1947 les Nations Unies (ONU) mirent sur pied un plan de partition de la Palestine. Celui-ci donnait 55% du pays aux colons sionistes bien qu'ils ne représentait qu'un tiers de la population et ne possédaient qu'environ 6% des terres.
Mais cela n'était pas assez. En mars 1948 les milices sionistes lancèrent une campagne de terreur afin de s'emparer d'un maximum de territoire. Ils assassinèrent des centaines de villageois arabes et organisèrent le nettoyage ethnique de 750 000 personnes.
Les palestiniens fuirent l'oppression et la pauvreté a Gaza, en Cisjordanie et dans les pays voisins. Israël revendiqua environ 80% de la Palestine historique.
Aujourd'hui la « loi du retour » permet à n'importe qui d'ascendance juive d'émigrer en Israël mais refuse tout droit au retour aux palestiniens.
Israël s'est emparé du reste de la Palestine historique en 1967, pillant dès lors Gaza et la Cisjordanie et écrasant brutalement la résistance des palestiniens et leurs organisations.
Pourquoi Israël est-il impliqué dans tant de guerres ?
Israël a été constamment en guerre depuis sa création. Il s’agit là d’un Etat hautement militarisé doté par l'Occident des armes les plus avancées, comprenant des ogives nucléaires. Israël a une des armées les plus modernes au monde malgré une population de seulement 7,3 millions d'habitants.
Ce pays a bâti sa puissance militaire pour deux raisons: maintenir sous domination le peuple palestinien et agir en tant que « chien de garde » des intérêts occidentaux dans la région. Il a fait usage de son pouvoir afin d'humilier les mouvements arabes qui menaçaient la domination impérialiste au Moyen-Orient.
En 1956 Israël s'est associé à la France et à la Grande-Bretagne pour lancer une guerre contre l'Egypte [1]. En 1967 le pays fut à nouveau en guerre contre l'Egypte ainsi que contre la Syrie et la Jordanie.
Il fut impliqué dans une autre guerre avec l'Egypte et la Syrie en 1973. Israël a envahit par trois fois le Liban, en 1978, 1982 et 2006.
Le pays a également mené de nombreuses incursions en Egypte, en Syrie et au Liban. Il a bombardé les centrales nucléaires irakiennes en 1981. Son armée a occupé le sud-Liban de 1978 à 2000 lorsque la résistance conduite par le Hezbollah l'a forcé à se retirer.
Le massacre auquel nous assistons aujourd'hui à Gaza ne sera pas la dernière guerre d'Israël. La nature coloniale et impérialiste de cet Etat va inévitablement conduire à plus de conflits, de bombes et de morts.
Pourquoi l'Occident soutient-il Israël ?
A la fin du XIXéme siècle la Grande Bretagne occupait l'Egypte et contrôlait le canal de Suez. Ce lien entre la mer Rouge et la Méditerranée était une artère cruciale pour le pouvoir militaire et économique de l'Empire Britannique.
La Grande Bretagne craignait que le développement des mouvements de résistance nationale dans le monde arabe ne menace son contrôle sur le canal. Mais la Première guerre mondiale donna l'opportunité à la Grande Bretagne de sécuriser la frontière nord de l'Egypte ainsi que le canal de Suez.
Lorsque les troupes britanniques marchèrent sur Jérusalem en 1917, le ministre des affaires étrangère Arthur Balfour a conclu un accord avec le mouvement sioniste afin de transformer la Palestine en un avant-poste colonial de l'empire.
Ainsi le gouverneur britannique de Jérusalem déclara que le nouvel Etat sioniste va servir de « petit Ulster [2] juif loyal dans un potentiel océan de nationalisme arabe hostile ».
Cette relation entre Israël et l'impérialisme occidental fut résumé en 1951 dans un fameux article du quotidien israélien Haaretz: « Israël devient le chien de garde », « il n'y a aucune crainte à voir Israël entreprendre des mesures agressives à l'égard des Etats arabes si cela entre explicitement en contradiction avec les souhaits de la Grande Bretagne et des Etats-Unis. Mais si pour certaines raisons les puissances occidentales préfèrent parfois fermer les yeux, Israël peut toujours être utilisé pour punir un ou plusieurs voisins dont le manque d'obéissance à l'Occident a dépassé les limites de l'acceptable ».
Lorsque les Etats-Unis ont remplacé la Grande Bretagne comme puissance dominante au Moyen-Orient, Israël a consciencieusement modifié son allégeance.
Israël le prouva lui-même une nouvelle fois lorsqu'il bâti les armées d'Egypte, de Syrie et de Jordanie lors de la guerre des Six Jours. Cette victoire acheva de convaincre les Etats-Unis qu'Israël peut résoudre leurs problèmes au Moyen-Orient lorsqu'ils se battaient dans le même temps pour maintenir leur domination sur le Vietnam.
Les intérêts des Etats-Unis et d'Israël sont restés entremêlés depuis cette époque. Pour chaque action israélienne il faut avoir les intérêts américains à l'esprit. Cette relation est devenu encore plus importante depuis la révolution iranienne de 1979 et le désastre américain d'aujourd'hui en Irak.
Comme la colère jaillit de nouveau dans les rues des capitales arabes, les Etats-Unis ont plus que jamais besoin d'Israël leur « chien de garde » au Moyen Orient.
N'y a t-il pas une histoire emplie de haine entre juifs et arabes ?
Beaucoup affirment que les juifs et les arabes ne peuvent jamais vivre ensemble et estiment qu'il y a une longue tradition d'inimitié entre les deux peuples. Mais pourtant ce n'est pas ce que nous montre l'Histoire.
Les racines de l'hostilité actuelle sont très modernes. Celles-ci remontent au mouvement de colonisation sioniste qui s'est emparé de la Palestine. Mais avant cela chaque capitale arabe avait une communauté de juifs vivant aux côtés de leurs voisins musulmans et chrétiens.
Les juifs ont eu un rôle important dans la vie de villes comme Jérusalem, Le Caire, Damas, Beyrouth, Rabat, Bagdad et d'autres cités arabes. Il y a des centaines de noms juifs inscrits sur le mémorial dédié aux irakiens qui sont morts en combattant le colonialisme britannique dans les années 20. Ils ont constitués une part importante de la gauche et des mouvements nationalistes arabes qui se sont développés dans la lutte contre l'impérialisme durant les années 20 et 30.
Tout cela changea après la création d'Israël. Les juifs arabes furent chassés de leurs maisons par les dictateurs et rois arabes mis en place par l'Occident. Ce processus fut d'ailleurs encouragé par Israël [3].
Ces juifs arabes devinrent des citoyens de seconde zone en Israël. Ils n’ont jamais été les bienvenues au sommet de la société israélienne. Beaucoup ont conservé leur culture arabe et cultivent le rêve de revenir un jour chez eux.
Ainsi que dans beaucoup de régions du monde, les divisions, les discordes et les haines entre les peuples au Moyen-Orient sont un triste héritage de l'impérialisme occidental.
La solution de deux Etats n'est-elle pas la meilleure que nous pouvons espérer?
Beaucoup de personnes défendent une solution à deux Etats, partitionnant la Palestine historique en deux pays, un pour les israéliens et l'autre pour les palestiniens espérant ainsi résoudre le conflit.
En surface cela peut sembler être la solution la plus réaliste. Mais à quoi pourraient bien ressembler ces deux Etats ?
La plupart des plans invoquent deux mini-Etats palestiniens sur la bande de Gaza et en Cisjordanie séparés l'un de l'autre par Israël.
Les palestiniens seraient entassés dans ces minuscules parcelles de territoire tandis qu'Israël conserverait la part du lion de la Palestine historique.
A aucun moment les millions de réfugiés palestiniens ne pourront retourner dans leurs villages. Mais la question du "droit au retour" pour toute solution juste et durable au conflit.
Ceux qui préconisent une solution à deux Etats ne peuvent résoudre la quadrature du cercle consistant à réconcilier terre et peuple. En revanche la solution a un Etat, c'est à dire un Etat multi-ethnique unifié, peut résoudre ces problèmes qui semblent insolubles.
La majorité des villages palestiniens restent vides et beaucoup sont en ruines. Ils peuvent facilement être reconstruits et rendus à leurs habitants d'origine.
Ceux qui souhaitent revenir dans les villes pourraient être facilement logés. Israël a ouvert ses frontières à des millions d'immigrants sans aucun problème. Pourquoi la même chose ne pourrait-elle pas être faite avec les palestiniens ?
La principale barrière à la solution d'un Etat unique ne relève pas de considérations pratiques mais de la nature même du sionisme. C'est mouvement qui cherche à créer un Etat uniquement juif. Un Etat unique est donc totalement incompatible avec une telle idéologie raciste.
Les palestiniens ne se sont-ils pas vu offrir leur propre Etat dans le cadre du processus de paix?
Les politiciens occidentaux et les médias aiment à présenter le processus de paix conduit par les Etats-Unis comme la seule façon d'apporter la justice aux palestiniens et la paix au Moyen-Orient.
Les accords d'Oslo, signés en 1993, étaient supposés donner aux palestiniens l'autonomie sur 17% de la Cisjordanie et 60% de la Bande de Gaza. Finalement cela devait mener à la création d'un Etat palestinien épanoui.
Le soulèvement palestinien de 1987, connu sous le nom d'Intifada, mis une grande pression sur Israël pour arriver à un accord. Mais Israël a toujours perçut la Palestine comme lui appartenant à lui seul et voulait garder le contrôle sur la plus grande partie possible du territoire.
Israël autorisa Yasser Arafat, chef de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), à devenir le leader de la nouvelle Autorité Palestinienne. Il fit d'énormes concessions à Israël, qui lui permit ensuite d'avoir une police propre au nom de son peuple.
Israël conserva le contrôle des routes, ressources et de vastes zones de terres saisies en 1967. Le nombre de colons israéliens dans les territoires occupés a doublé entre la signature de l'accord de paix et l'année 2000.
Les territoires palestiniens ressemblent à des bantoustans, ces Etats noirs supposés autonomes à l'intérieur du régime d'apartheid d'Afrique du sud en réalité contrôlés par le pouvoir raciste.
Le processus de paix n'a strictement rien fait pour améliorer la vie des palestiniens. La colère à ce propos entraîna le déclenchement de la seconde Intifada en septembre 2000.
Israël retira ses colonies de la bande de Gaza en 2005 mais conserva le contrôle de l'espace aérien ainsi que des frontière terrestres et maritimes. Il a tenté de détruire la résistance en ciblant le Hamas qui a remporté les élections de l'Autorité Palestinienne en 2006.
Quel est le rôle des masses arabes ?
Toute question sur le Moyen-Orient nous renvoi sur l'impérialisme. C'est l'impérialisme qui a créé Israël et c'est l'impérialisme qui le soutient aujourd'hui.
La priorité de l'impérialisme semble être passée du canal de Suez aux champs de pétrole. Mais les grandes puissances mondiales considèrent toujours le Moyen-Orient comme « le plus gros pactole de matières première dans l'Histoire du monde », ainsi que le déclara le département d'Etat américain en 1945.
L'impérialisme a besoin d'Israël en tant que son « porte avion insubmersible » car les régimes arabes sont en constant danger d'être renversés par des rébellions populaires.
La colère parmi les gens ordinaires dans le monde arabe repose à la fois sur la manière dont sont gaspillé les revenus pétroliers par une petite élite soutenue par l'occident mais aussi la terre, l'emploi, la pauvreté et la faim.
Lors des récentes manifestations en Egypte, les manifestants ont lancés des slogans à la fois contre Israël et contre le régime d'Hosni Moubarak. Des slogans du même type ont été entendus dans les autres capitales arabes.
La plupart des au sujet de la Palestine pourrait entraîner une vague de révoltes comme celles qui ont balayé de nombreux régimes corrompus dans les années 50 et 60.
Les manifestations de masse auxquelles on assiste aujourd'hui en Egypte sont le résultat d'une double colère contre l'impérialisme et contre le régime de Moubarak. Les grèves contre les privatisations et pour un salaire minimum se nourrissent de la colère à propos de la Palestine. Cette rage entraîne à son tour davantage de grèves et des manifestations.
C'est pourquoi ces régimes craignent et haïssent les organisations de la résistance comme le Hamas en Palestine ou le Hezbollah au Liban. Toute résistance est un défi pour Israël, l'Occident et les régimes arabes.
© Copyright Socialist Worker, n°2133, 10 janvier 2009 http://www.socialistworker.co.uk/art.php?id=16790
Traduit de l'anglais par Laurent Bauer
- Notes du traducteur
[1] L’Egypte venait alors de nationaliser le canal de Suez contre l’avis de la France et de la Grande Bretagne qui en avaient le contrôle.
[2] L’Ulster est la province irlandaise toujours sous contrôle britannique, que l’on connaît sous le nom d’Irlande du nord. Afin de s’assurer le contrôle de l’Irlande les britanniques appuyèrent la minorité protestante contre la majorité catholique. La marque de fabrique de l’impérialisme est tellement marquante que les catholiques s’identifient aux palestiniens et les protestants aux israéliens.
[3] Israël cherchait et cherche toujours a établir un majorité numérique juive afin de conserver le contrôle de la Palestine. Cela explique le refus du droit au retour des palestiniens qui risquerait de faire des juifs une minorité au sein d’Israël qui ne serait alors plus un Etat juif.
jeudi 15 janvier 2009
Communiqué du MRAP
M. Gilles William Goldnadel condamné pour avoir diffamé Mouloud Aounit
Ce mercredi 14 janvier 2009, la 11ème Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Paris vient de condamner Monsieur GOLDNADEL à payer 5000 euros à titre de dommages intérêts et 3000 euros au titre des frais de justice à Mouloud Aounit, membre du Collège de la Présidence du MRAP et a en outre ordonné la publication d’un communiqué judiciaire aux frais de Monsieur GOLDNADEL, pour avoir diffamé Mouloud AOUNIT en le qualifiant sur Radio J, le 2 décembre 2005, de « compagnon de route des islamistes, celui qui va dans les manifestations où l’on crie « mort aux juifs » ».
A l’heure où, dans des circonstances tragiques, certains soufflent de nouveau sur les braises du communautarisme, cette décision sévère sanctionne l’instrumentalisation orientée de l’antisémitisme.
Le MRAP reste plus que jamais déterminés dans la lutte contre toutes les formes de racisme et pour la défense des droits de l’Homme qui sont des valeurs universelles qui ne se divisent pas.
Paris, le 14 janvier 2009
Ce mercredi 14 janvier 2009, la 11ème Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Paris vient de condamner Monsieur GOLDNADEL à payer 5000 euros à titre de dommages intérêts et 3000 euros au titre des frais de justice à Mouloud Aounit, membre du Collège de la Présidence du MRAP et a en outre ordonné la publication d’un communiqué judiciaire aux frais de Monsieur GOLDNADEL, pour avoir diffamé Mouloud AOUNIT en le qualifiant sur Radio J, le 2 décembre 2005, de « compagnon de route des islamistes, celui qui va dans les manifestations où l’on crie « mort aux juifs » ».
A l’heure où, dans des circonstances tragiques, certains soufflent de nouveau sur les braises du communautarisme, cette décision sévère sanctionne l’instrumentalisation orientée de l’antisémitisme.
Le MRAP reste plus que jamais déterminés dans la lutte contre toutes les formes de racisme et pour la défense des droits de l’Homme qui sont des valeurs universelles qui ne se divisent pas.
Paris, le 14 janvier 2009
Le droit intérnational - une critique marxiste
Le droit intérnational - une critique marxiste
Bien d'organisations appellent au droit international pour intervenir contre le massacre à Gaza. Ce n'est pas une mauvaise idée d'avoir une vision générale du droit international, de son histoire et de son importance. Dans cet article, traduit en français, un marxiste américain s'attaque à la question. Cliquez ci-dessus.
Bien d'organisations appellent au droit international pour intervenir contre le massacre à Gaza. Ce n'est pas une mauvaise idée d'avoir une vision générale du droit international, de son histoire et de son importance. Dans cet article, traduit en français, un marxiste américain s'attaque à la question. Cliquez ci-dessus.
A Los angeles des militants juifs s'enchaînent aux portes du consulat, pour protester contre le massacre
Jewish activists chain themselves to Israeli Consulate building [UPDATED] | L.A. Now | Los Angeles Times
Dans le Los Angeles Times, on peut lire ce reportage sur des militant(e)s juifs qui se sont enchaînés aux portes du consulat israélien, pour protester contre le massacre des Palestiniens à Gaza. Bravo!
Dans le Los Angeles Times, on peut lire ce reportage sur des militant(e)s juifs qui se sont enchaînés aux portes du consulat israélien, pour protester contre le massacre des Palestiniens à Gaza. Bravo!
Israël tue nos enfants
Le nouveau parti anticapitaliste - prenons parti !
l'écho des canards
Sur le blog de Jean-marie vous pouvez visionner un long interview de Olivier Besancenot sur Canal Plus. A ne pas rater!
C'est un personnage de la gauche anticapitaliste, alors les journalistes se montrent assez méprisants, mais il s'en sort pas trop mal je trouve.
L'anticapitalisme est la seule voie!
Sur le blog de Jean-marie vous pouvez visionner un long interview de Olivier Besancenot sur Canal Plus. A ne pas rater!
C'est un personnage de la gauche anticapitaliste, alors les journalistes se montrent assez méprisants, mais il s'en sort pas trop mal je trouve.
L'anticapitalisme est la seule voie!
mercredi 14 janvier 2009
Les enseignants chercheurs protestent
Ce jeudi 15 janvier, jour de l'invitation par la Ministre à Paris de tous les Présidents et Vice-présidents du CNU, doit permettre de donner élan et visibilité
aux actions convergentes de la communauté universitaire contre l'explosion du statut des enseignants-chercheurs.
Le SNESUP appelle tous les membres du CNU, tous les universitaires d’Ile de France à participer au
Rassemblement organisé devant le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
1, rue Descartes à Paris à 9 heures,
pour marquer notre opposition à l'actuel projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, et exiger son retrait.
Le SNCS et SLR se sont associés à cette initiative. Le SNESUP a déposé un préavis de grève.
aux actions convergentes de la communauté universitaire contre l'explosion du statut des enseignants-chercheurs.
Le SNESUP appelle tous les membres du CNU, tous les universitaires d’Ile de France à participer au
Rassemblement organisé devant le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
1, rue Descartes à Paris à 9 heures,
pour marquer notre opposition à l'actuel projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs, et exiger son retrait.
Le SNCS et SLR se sont associés à cette initiative. Le SNESUP a déposé un préavis de grève.
Solidarity on the court | SocialistWorker.org
Solidarity on the court | SocialistWorker.org
En Turquie, l'équipe de basket israélienne est obligée d'abandonner un match après que des centaines de gens lancèrent leurs chaussures sur le terrain.
En Turquie, l'équipe de basket israélienne est obligée d'abandonner un match après que des centaines de gens lancèrent leurs chaussures sur le terrain.
Beaucoup d'extraits video sur Gaza
Al Jazeera Creative Commons Repository
Attention, ce n'est pas pour les enfants. Suivez ce lien pour avoir accès aux reportages de la chaîne Al Jazeera concernant Gaza.
Attention, ce n'est pas pour les enfants. Suivez ce lien pour avoir accès aux reportages de la chaîne Al Jazeera concernant Gaza.
mardi 13 janvier 2009
Aggression par la Ligue de défense juive
Agression à la sortie du lycée Janson de Sailly à Paris
Le jeudi 8 janvier 2009 à 16h30, deux élèves ont été agressés à la sortie du Lycée Janson de Sailly à Paris, par des membres de la Ligue de défense juive (LDJ), l'un était couvert de sang au niveau du visage et l'autre a le nez cassé.
Les auteurs ont agressé les deux lycéens qui avaient refusé de prendre le tract de la LDJ qui prônait la mobilisation et l’adhésion à la LDJ en défense « des valeurs juives des pionniers d’Israël, qui luttent chaque jour pour la sauvegarde de la Judée Samarie et de Jérusalem ».
Deux plaintes ont été déposées par les familles respectives, des certificats médicaux ont été établis auprès de l'Institut médico-légal de l'Hôtel Dieu. La sortie du lycée à 16h30 étant assez fréquentée, de nombreux camarades de lycée ont assisté à la scène et sont prêts à témoigner.
Le MRAP dénonce cette agression venant après l’attaque de nombreux lieux de culte israélite.
Le MRAP demande l’ouverture d’une enquête et que les auteurs de ces violences et la Ligue de défense juive (LDJ) soient poursuivis et sévèrement châtiés.
Le MRAP rappelle qu’il demande depuis plusieurs années l’interdiction de cette organisation d’extrême droite interdite en Israël même.
Paris, le 13 janvier 2009.
Le jeudi 8 janvier 2009 à 16h30, deux élèves ont été agressés à la sortie du Lycée Janson de Sailly à Paris, par des membres de la Ligue de défense juive (LDJ), l'un était couvert de sang au niveau du visage et l'autre a le nez cassé.
Les auteurs ont agressé les deux lycéens qui avaient refusé de prendre le tract de la LDJ qui prônait la mobilisation et l’adhésion à la LDJ en défense « des valeurs juives des pionniers d’Israël, qui luttent chaque jour pour la sauvegarde de la Judée Samarie et de Jérusalem ».
Deux plaintes ont été déposées par les familles respectives, des certificats médicaux ont été établis auprès de l'Institut médico-légal de l'Hôtel Dieu. La sortie du lycée à 16h30 étant assez fréquentée, de nombreux camarades de lycée ont assisté à la scène et sont prêts à témoigner.
Le MRAP dénonce cette agression venant après l’attaque de nombreux lieux de culte israélite.
Le MRAP demande l’ouverture d’une enquête et que les auteurs de ces violences et la Ligue de défense juive (LDJ) soient poursuivis et sévèrement châtiés.
Le MRAP rappelle qu’il demande depuis plusieurs années l’interdiction de cette organisation d’extrême droite interdite en Israël même.
Paris, le 13 janvier 2009.
Crimes de guerre à Gaza
Lu dans Le Monde :
Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.
Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.
Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.
"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"
"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.
Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.
Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.
Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"
Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.
"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."
A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"
Sophie Shihab
Des blessés d'un type nouveau – adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents – ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.
Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish.
Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.
"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"
"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME – pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.
Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été. Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.
Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.
Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" – médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?"
Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.
"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler… Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes."
A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi…"
Sophie Shihab
LENIN'S TOMB: Speeches from the Gaza demo
LENIN'S TOMB: Speeches from the Gaza demo
(En anglais) extraits vidéo des discours à la manifestation pour Gaza à Londres, le 10 janvier.
(En anglais) extraits vidéo des discours à la manifestation pour Gaza à Londres, le 10 janvier.
La nature de classe d'israël
La nature de classe d'israël
En même temps que nous nous mobilisons pour Gaza, nous devons essayer de comprendre l'histoire de ce pays colonialiste. Ce texte classique a été écrit il y a de nombreuses années par deux marxistes israélien. Il est encore utile pour comprendre pourquoi l'Israël n'est pas un pays comme les autres.
En même temps que nous nous mobilisons pour Gaza, nous devons essayer de comprendre l'histoire de ce pays colonialiste. Ce texte classique a été écrit il y a de nombreuses années par deux marxistes israélien. Il est encore utile pour comprendre pourquoi l'Israël n'est pas un pays comme les autres.
lundi 12 janvier 2009
The radical Left in France
The radical Left in France
Red Pepper est une revue de la gauche radicale en Angleterre. Après avoir mis sur leur site un interview de votre humble serviteur concernant le nouveau parti anticapitaliste, son équipe de rédaction m'a demandé un article pour expliquer l'état de la lutte des classes et de la recomposition de la gauche radicale en France (NPA et autre). J'avais droit à 1300 mots, ce n'est pas beaucoup. Suivez le lien ci-dessus pour voir le résultat (article en anglais).
Red Pepper est une revue de la gauche radicale en Angleterre. Après avoir mis sur leur site un interview de votre humble serviteur concernant le nouveau parti anticapitaliste, son équipe de rédaction m'a demandé un article pour expliquer l'état de la lutte des classes et de la recomposition de la gauche radicale en France (NPA et autre). J'avais droit à 1300 mots, ce n'est pas beaucoup. Suivez le lien ci-dessus pour voir le résultat (article en anglais).
Un intellectuel de gauche au passe au tribunal en Thailande pour crime de Lèse-majesté
Le Dr Ungpakorn a écrit un livre "A coup for the rich" dans lequel il critique la monarchie du Thaïland. Il est maintenant convoqué pour le crime de lèse majesté : voir le message en anglais ci-dessous :
Associate Professor Giles Ji Ungpakorn will fight charges of les majesty over his academic book "A Coup for the Rich"
I have been summonsed to Pathumwan police station for questioning and the new date and time is at 10.00 am on Tuesday 20th January 2009. The summons was issued as a result of a charge filed by Special Branch Police Lt Col. Pansak Sasana-anund. I have been accused of les majesty. The charge arises from my book "A Coup for the Rich", published in 2007, just after the 19th September 2006 military coup.
I have now sold all 1000 copies of "A Coup for the Rich", but it is available to download from my blog http://wdpress.blog.co.uk/ and from the International Socialist Tendency website in the U.K. Just after publication, the book was withdrawn from sale by Chulalongkorn University bookshop and later by Thammasart University bookshop. This is a gross attack on academic freedom. I encourage people to read my book and judge for themselves whether I should face criminal charges over this book. Relevant passages can be found in Chapter 1, pages 15, 23-27 and Chapter 2.
My most recent academic paper on the Monarchy appears on my blog. It argues that the Monarchy is not all powerful and that political and military factions claim Royal legitimacy in order to boost their own power and interests. Their recent actions may be bringing the institution of the Monarchy into crisis because they created an image of the Monarchy being directly involved in politics. I presented a Thai version of this paper at the National Thai Political Science Conference at Chulalongkorn University in December 2008.
The Monarchy has been quoted and used by various political factions in Thailand to legitimise their actions. The most notable cases are the 19th September 2006 military coup and the illegal protests by the yellow-shirted P.A.D., which included violent protests and the shutting down the international airports. Les Majesty charges in Thailand are notorious for being used by different political factions to attack their opponents. Many believe that this law is actually counter-productive to defending the Monarchy. This is why it is very important that political scientists attempt to analyse the real role and nature of the Thai Monarchy in an atmosphere of freedom and democracy.
I am prepared to fight any les majesty charges in order to defend academic freedom, the freedom of expression and democracy in Thailand.
Since this accusation was filed by a Special Branch officer, the present Democrat Party Government should be questioned about its role in this and many other cases. The new Prime Minister has stated that he wants to see a firm crackdown on les majesty and many recent cases have been filed by the police.
What you can do
1. Write a letter of protest/concern to Prime Minister Abhisit Vejjajiva, Government House, Bangkok, Thailand. Fax number +66(0)29727751
2. Write a letter of protest/concern to the Ambassador, The Royal Thai Embassy, in your country.
3. Demand that Amnesty International take up all Les Majesty cases in Thailand.
4. Demand the abolition of the les majesty law.
Associate Professor Giles Ji Ungpakorn will fight charges of les majesty over his academic book "A Coup for the Rich"
I have been summonsed to Pathumwan police station for questioning and the new date and time is at 10.00 am on Tuesday 20th January 2009. The summons was issued as a result of a charge filed by Special Branch Police Lt Col. Pansak Sasana-anund. I have been accused of les majesty. The charge arises from my book "A Coup for the Rich", published in 2007, just after the 19th September 2006 military coup.
I have now sold all 1000 copies of "A Coup for the Rich", but it is available to download from my blog http://wdpress.blog.co.uk/ and from the International Socialist Tendency website in the U.K. Just after publication, the book was withdrawn from sale by Chulalongkorn University bookshop and later by Thammasart University bookshop. This is a gross attack on academic freedom. I encourage people to read my book and judge for themselves whether I should face criminal charges over this book. Relevant passages can be found in Chapter 1, pages 15, 23-27 and Chapter 2.
My most recent academic paper on the Monarchy appears on my blog. It argues that the Monarchy is not all powerful and that political and military factions claim Royal legitimacy in order to boost their own power and interests. Their recent actions may be bringing the institution of the Monarchy into crisis because they created an image of the Monarchy being directly involved in politics. I presented a Thai version of this paper at the National Thai Political Science Conference at Chulalongkorn University in December 2008.
The Monarchy has been quoted and used by various political factions in Thailand to legitimise their actions. The most notable cases are the 19th September 2006 military coup and the illegal protests by the yellow-shirted P.A.D., which included violent protests and the shutting down the international airports. Les Majesty charges in Thailand are notorious for being used by different political factions to attack their opponents. Many believe that this law is actually counter-productive to defending the Monarchy. This is why it is very important that political scientists attempt to analyse the real role and nature of the Thai Monarchy in an atmosphere of freedom and democracy.
I am prepared to fight any les majesty charges in order to defend academic freedom, the freedom of expression and democracy in Thailand.
Since this accusation was filed by a Special Branch officer, the present Democrat Party Government should be questioned about its role in this and many other cases. The new Prime Minister has stated that he wants to see a firm crackdown on les majesty and many recent cases have been filed by the police.
What you can do
1. Write a letter of protest/concern to Prime Minister Abhisit Vejjajiva, Government House, Bangkok, Thailand. Fax number +66(0)29727751
2. Write a letter of protest/concern to the Ambassador, The Royal Thai Embassy, in your country.
3. Demand that Amnesty International take up all Les Majesty cases in Thailand.
4. Demand the abolition of the les majesty law.
Des militants PS s'engagent pour Gaza
Face au refus du Parti Socialiste d’appeler à manifester au niveau national, des militants socialistes s’engagent à travers un appel, pour participer avec l’ensemble de la gauche française à l’expression de leur solidarité au peuple palestinien et pour dénoncer les attaques israéliennes dans la bande de Gaza.
Suivez le lien ci-dessus
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Pour la Palestine! Contre l'antisémitisme et l'islamophobie!
Communiqué du MRAP
Antisémitisme :
le racisme ne saurait être une réponse aux exigences de droit et de justice
Le MRAP condamne avec vigueur les inacceptables agressions antisémites qui ont été perpétrées à Saint-Denis, Puy-en-Velay, et Montceau-les-Mines. Rien ne peut justifier la moindre expression ou manifestation raciste.
Tout doit être mis en œuvre pour que les auteurs soient très rapidement identifiés et que les sanctions à la hauteur de ces forfaits irresponsables soient prononcées. Ces actes desservent dangereusement le combat de tous ceux qui oeuvrent en faveur de la paix et de la solidarité avec les populations civiles palestiniennes.
Le MRAP réaffirme avec force et solennité que ce conflit n’est ni religieux ni communautaire. Sa réponse doit se trouver sur le seul et unique terrain politique avec les armes de la justice et du droit.
Estimant que c’est sur le terrain au niveau des villes et des quartiers populaires que se joue l’efficacité de la prévention contre les dérapages racistes de ce conflit, le MRAP organise avec l’UJFP trois initiatives pour la semaine prochaine sur le thème : pour la paix et tous ensemble pour l’égalité des droits, contre l’antisémitisme et l’islamophobie :
Lundi 19 janvier : Bourse du travail à Saint-Denis
Mardi 20 janvier : Mantes la Jolie
Mercredi 21 janvier : Aubervilliers (Espace Renaudy)
Paris, le 12 janvier 2008.
Antisémitisme :
le racisme ne saurait être une réponse aux exigences de droit et de justice
Le MRAP condamne avec vigueur les inacceptables agressions antisémites qui ont été perpétrées à Saint-Denis, Puy-en-Velay, et Montceau-les-Mines. Rien ne peut justifier la moindre expression ou manifestation raciste.
Tout doit être mis en œuvre pour que les auteurs soient très rapidement identifiés et que les sanctions à la hauteur de ces forfaits irresponsables soient prononcées. Ces actes desservent dangereusement le combat de tous ceux qui oeuvrent en faveur de la paix et de la solidarité avec les populations civiles palestiniennes.
Le MRAP réaffirme avec force et solennité que ce conflit n’est ni religieux ni communautaire. Sa réponse doit se trouver sur le seul et unique terrain politique avec les armes de la justice et du droit.
Estimant que c’est sur le terrain au niveau des villes et des quartiers populaires que se joue l’efficacité de la prévention contre les dérapages racistes de ce conflit, le MRAP organise avec l’UJFP trois initiatives pour la semaine prochaine sur le thème : pour la paix et tous ensemble pour l’égalité des droits, contre l’antisémitisme et l’islamophobie :
Lundi 19 janvier : Bourse du travail à Saint-Denis
Mardi 20 janvier : Mantes la Jolie
Mercredi 21 janvier : Aubervilliers (Espace Renaudy)
Paris, le 12 janvier 2008.
Cocktail molotov contre une synagogue de Saint-Denis
Le poireau ROUGE pour RESISTER �SARKOZY: Cocktail molotov contre une synagogue de Saint-Denis
Sur son blog, un camarade de Saint Denis, engagé dans le combat pour soutenir Gaza, revient sur l'attaque contre un synagogue. Il explique que de telles attaques sont odieuses, et ne font qu'aider le gouvernement d'Israël.
Sur son blog, un camarade de Saint Denis, engagé dans le combat pour soutenir Gaza, revient sur l'attaque contre un synagogue. Il explique que de telles attaques sont odieuses, et ne font qu'aider le gouvernement d'Israël.
Lettre de 75 intellectuels juifs contre les massacres
The Guardian
Letters to the Editor
Saturday 10 January 2009
We the undersigned are all of Jewish origin. When we see the dead and bloodied bodies of young children, the cutting off of water, electricity and food, we are reminded of the siege of the Warsaw Ghetto. When Dov Weisglass, an adviser to the Israeli prime minister, Ehud Olmert, talked of putting Gazans "on a diet" and the deputy defence minister, Matan Vilnai, talked about the Palestinians experiencing "a bigger shoah" (holocaust), this reminds us of Governor General Hans Frank in Nazi-occupied Poland, who spoke of "death by hunger".
The real reason for the attack on Gaza is that Israel is only willing to deal with Palestinian quislings. The main crime of Hamas is not terrorism but its refusal to accept becoming a pawn in the hands of the Israeli occupation regime in Palestine.
The decision last month by the EU council to upgrade relations with Israel, without any specific conditions on human rights, has encouraged further Israeli aggression. The time for appeasing Israel is long past. As a first step, Britain must withdraw the British ambassador to Israel and, as with apartheid South Africa, embark on a programme of boycott, divestment and sanctions.
Ben Birnberg, Prof Haim Bresheeth, Deborah Fink, Bella Freud, Tony Greenstein, Abe Hayeem, Prof Adah Kay, Yehudit Keshet, Dr Les Levidow, Prof Yosefa Loshitzky, Prof Moshe Machover, Miriam Margolyes, Prof Jonathan Rosenhead and 65 others
Letters to the Editor
Saturday 10 January 2009
We the undersigned are all of Jewish origin. When we see the dead and bloodied bodies of young children, the cutting off of water, electricity and food, we are reminded of the siege of the Warsaw Ghetto. When Dov Weisglass, an adviser to the Israeli prime minister, Ehud Olmert, talked of putting Gazans "on a diet" and the deputy defence minister, Matan Vilnai, talked about the Palestinians experiencing "a bigger shoah" (holocaust), this reminds us of Governor General Hans Frank in Nazi-occupied Poland, who spoke of "death by hunger".
The real reason for the attack on Gaza is that Israel is only willing to deal with Palestinian quislings. The main crime of Hamas is not terrorism but its refusal to accept becoming a pawn in the hands of the Israeli occupation regime in Palestine.
The decision last month by the EU council to upgrade relations with Israel, without any specific conditions on human rights, has encouraged further Israeli aggression. The time for appeasing Israel is long past. As a first step, Britain must withdraw the British ambassador to Israel and, as with apartheid South Africa, embark on a programme of boycott, divestment and sanctions.
Ben Birnberg, Prof Haim Bresheeth, Deborah Fink, Bella Freud, Tony Greenstein, Abe Hayeem, Prof Adah Kay, Yehudit Keshet, Dr Les Levidow, Prof Yosefa Loshitzky, Prof Moshe Machover, Miriam Margolyes, Prof Jonathan Rosenhead and 65 others
UJFP - PETITION A SIGNER : PAS DE CRIMES EN NOTRE NOM ! - Communiqués de l'UJFP - Tous les textes
UJFP - PETITION A SIGNER : PAS DE CRIMES EN NOTRE NOM ! - Communiqués de l'UJFP - Tous les textes
L'union juive française pour la paix lance une pétition pour tous les juifs qui s'opposent aux massacres à Gaza. Suivez le lien.
L'union juive française pour la paix lance une pétition pour tous les juifs qui s'opposent aux massacres à Gaza. Suivez le lien.
dimanche 11 janvier 2009
Dailymotion - Manifestation pour Gaza: 100 000 personnes à Paris!, une vidéo de oumma. Gaza, islam, sionisme, israel, 91
Dailymotion - Manifestation pour Gaza: 100 000 personnes à Paris!, une vidéo de oumma. Gaza, islam, sionisme, israel, 91
Sur Oumma TV, la manifestation à Paris
Sur Oumma TV, la manifestation à Paris
Le nouveau parti anticapitaliste et les alliances possibles
D. Hallas : Le marxisme de Trotsky
Dans le nouveau parti anticapitaliste, le débat pour savoir quelles alliances avec d'autres forces sont possibles est essentiel. Une grande variété de positions peut être entendue. Pour beaucoup de militants, s'allier avec des non-révolutionnaires lors d'une lutte, et encore plus lors d'une élection, ne peut se justifier que sous des conditions très strictes. Ces camarades perçoivent un danger que l'image du NPA soit ternie, ou que des camarades du NPA soient déviés, par les positions politiques ambigües ou pires des dirigeants d'autres organisations.
Lors du débat à l'assemblée élective 47 pour la préparation du congrès fondateur du NPA, un débat a eu lieu sur la possibilité ou non d'alliances plus larges pour les élections européennes, (avec le Parti de Gauche, ou avec d'autres organisations). Il était difficile de faire passer l'idée que c'est une question tactique, non pas une question morale. En tant que militants anticapitalistes notre seul intérêt est d'avancer les intérêts des travailleurs et des opprimés. Ainsi des réflexions du genre "je n'ai à convaincre personne" et "je n'irai jamais négocier avec XXX après ses positions sur telle ou telle question" n'ont pas prise sur la vraie question : comment gagner des victoires partielles aux côtés des travailleurs, et comment attirer le maximum des travailleurs vers nos idées.
L'alliance avec d'autres organisations telles que le Parti de Gauche, sur des thèmes particuliers (par exemple une campagne lors des Européennes sur une base "Non au néolibéralisme et au traité européen") ne viserait absolument pas à renforcer ces autres organisations. Au contraire, elle viserait à attirer le maximum de personnes dans une lutte unie et puissante, pour pouvoir avancer les intérêts de la classe, mais aussi pour démontrer en pratique, devant des dizaines de milliers de militants, la supériorité des tactiques et des analyses des révolutionnaires.
Le NPAs est une nouveauté très enthousiasmant, mais il sera, au début, un petit parti, et si on ne veut pas que d'autres forces attirent l'essentiel des nouveaux combattants mis en mouvement par les luttes récentes, il faut une tactique qui permet des alliances dans l'action, en toute clarté et honnêteté, pendant que le débat continue.
Des camarades qui soulignent que Mélenchon ne va jamais devenir révolutionnaire, et qu'il va s'opposer à nous à l'avenir ont absolument raison, mais c'est la mauvaise question. Mélenchon n'intéresse pas le NPA. Les milliers de gens qui sont tentés par le parti de Mélenchon devraient, par contre, nous intéresser beaucoup. Bien sûr, on peut se satisfaire de planter notre drapeau et espérer qu'ils viennent nous chercher en entendant nos brillantes dénonciations de Mélenchon et d'autres. Mais la politique est plus dynamique que cela. Les idées des gens changent plus rapidement pendant des combats, et alors attirer des gens dans un combat commun, pour pouvoir aussi polémiquer sur les limites des idées de Mélenchon ou d'autres, est une tactique très intéressante.
D'autres camarades ont tout à fait le droit d'être de désaccord, bien sûr. On peut penser que les gens tentés par Mélenchon ou par d'autres structures endehors du NPA ne sont pas intéressants, ne pourraient jamais changer d'avis. Masi il faut poser le débat en termes de tactique politique, et non en termes de purisme identitaire ni d'amertume quasi-personnelle contre tel ou tel dirigeant non-révolutionnaire.
J'ai trouvé le chapitre trois du livre de Duncan Hallas "Le marxisme de Trotsky", chapitre qui traite de la stratégie et de la tactique, très intéressant en ce qui concerne ce débat. On a besoin de connaître un peu d'histoire pour le lire, mais cela vaut le coup. Suivez le lien ci-dessus.
Dans le nouveau parti anticapitaliste, le débat pour savoir quelles alliances avec d'autres forces sont possibles est essentiel. Une grande variété de positions peut être entendue. Pour beaucoup de militants, s'allier avec des non-révolutionnaires lors d'une lutte, et encore plus lors d'une élection, ne peut se justifier que sous des conditions très strictes. Ces camarades perçoivent un danger que l'image du NPA soit ternie, ou que des camarades du NPA soient déviés, par les positions politiques ambigües ou pires des dirigeants d'autres organisations.
Lors du débat à l'assemblée élective 47 pour la préparation du congrès fondateur du NPA, un débat a eu lieu sur la possibilité ou non d'alliances plus larges pour les élections européennes, (avec le Parti de Gauche, ou avec d'autres organisations). Il était difficile de faire passer l'idée que c'est une question tactique, non pas une question morale. En tant que militants anticapitalistes notre seul intérêt est d'avancer les intérêts des travailleurs et des opprimés. Ainsi des réflexions du genre "je n'ai à convaincre personne" et "je n'irai jamais négocier avec XXX après ses positions sur telle ou telle question" n'ont pas prise sur la vraie question : comment gagner des victoires partielles aux côtés des travailleurs, et comment attirer le maximum des travailleurs vers nos idées.
L'alliance avec d'autres organisations telles que le Parti de Gauche, sur des thèmes particuliers (par exemple une campagne lors des Européennes sur une base "Non au néolibéralisme et au traité européen") ne viserait absolument pas à renforcer ces autres organisations. Au contraire, elle viserait à attirer le maximum de personnes dans une lutte unie et puissante, pour pouvoir avancer les intérêts de la classe, mais aussi pour démontrer en pratique, devant des dizaines de milliers de militants, la supériorité des tactiques et des analyses des révolutionnaires.
Le NPAs est une nouveauté très enthousiasmant, mais il sera, au début, un petit parti, et si on ne veut pas que d'autres forces attirent l'essentiel des nouveaux combattants mis en mouvement par les luttes récentes, il faut une tactique qui permet des alliances dans l'action, en toute clarté et honnêteté, pendant que le débat continue.
Des camarades qui soulignent que Mélenchon ne va jamais devenir révolutionnaire, et qu'il va s'opposer à nous à l'avenir ont absolument raison, mais c'est la mauvaise question. Mélenchon n'intéresse pas le NPA. Les milliers de gens qui sont tentés par le parti de Mélenchon devraient, par contre, nous intéresser beaucoup. Bien sûr, on peut se satisfaire de planter notre drapeau et espérer qu'ils viennent nous chercher en entendant nos brillantes dénonciations de Mélenchon et d'autres. Mais la politique est plus dynamique que cela. Les idées des gens changent plus rapidement pendant des combats, et alors attirer des gens dans un combat commun, pour pouvoir aussi polémiquer sur les limites des idées de Mélenchon ou d'autres, est une tactique très intéressante.
D'autres camarades ont tout à fait le droit d'être de désaccord, bien sûr. On peut penser que les gens tentés par Mélenchon ou par d'autres structures endehors du NPA ne sont pas intéressants, ne pourraient jamais changer d'avis. Masi il faut poser le débat en termes de tactique politique, et non en termes de purisme identitaire ni d'amertume quasi-personnelle contre tel ou tel dirigeant non-révolutionnaire.
J'ai trouvé le chapitre trois du livre de Duncan Hallas "Le marxisme de Trotsky", chapitre qui traite de la stratégie et de la tactique, très intéressant en ce qui concerne ce débat. On a besoin de connaître un peu d'histoire pour le lire, mais cela vaut le coup. Suivez le lien ci-dessus.
Chanson pour Gaza : We will not go down (Song for Gaza)
Farfahinne: We will not go down (Song for Gaza)
Suivez ce lien pour écouter une chanson de résistance pour Gaza.
"Vous pouvez brûler nos maisons et nos écoles, mais notre esprit ne cédera jamais". Vive Gaza!
Suivez ce lien pour écouter une chanson de résistance pour Gaza.
"Vous pouvez brûler nos maisons et nos écoles, mais notre esprit ne cédera jamais". Vive Gaza!
Le nouveau parti anticapitaliste et l'islamophobie
Le congrès départemental du nouveau parti anticapitaliste pour le 47 a eu lieu hier, et a été marqué par un débat riche sur toute une série de questions.
Pour ma part j'ai proposé deux amendements aux textes du congrès. Le premier, concernant l'islamophobie, est ici :
Nous luttons pour une société où la laïcité signifie séparation de l’Etat et des religions, traitement égal de toutes les confessions, protection par l’Etat des libertés individuelles et collectives de croyance et de confrontations d’idées. Nous
combattons l’islamophobie autant que l’antisémitisme et toutes les discriminations, qu’elles soient religieuses, racistes, ou sexuelles, en refusant l’ethnicisation sur des bases culturelles ou/et religieuses des questions sociales et politiques ; et nous oeuvrons au rapprochement de tous les opprimés et exploités, croyants ou non croyants, dans la lutte commune pour des droits égaux.(MONTMARTRE)
C'était à rajouter aux textes "principes fondateurs" après la section sur l'oppression des femmes. Je l'ai proposé parce qu'il me semblait que dans un pays où être contre "les musulmans" n'est pas rare, même à gauche, et dans un contexte où, par exemple, la gauche radicale hésite à manifester quand une mosquée est brûlée par des extrémistes, il était indispensable que l'opposition à l'islamophobie soit écrite dans les textes.
Pour mon article sur le sujet (un peu polémique, on m'a dit) voir ici .
Mais avant de présenter l'amendement, j'ai pas mal hésité. Si c'était pour me retrouver complètement isolé, avec toute l'assemblée contre moi, je n'avais pas trop envie. Alors j'ai envoyé l'amendement avant à une dizaine de personnes dont je ne connaissais pas la position. Les réactions étaient relativement encourageantes, alors j'ai présenté l'amendement.
Dans le débat, une ou deux personnes ont déclaré ouvertement "je suis islamophobe" (en rajoutant qu'il étaient également "chrétienophobes" etc.) D'autres disaient que l'islamophobie en tant que telle n'existe pas, il existe seulement le racisme anti-arabe. D'autres encore disaient qu'il valait mieux ne pas évoquer ces sujets dans les textes.
Les lecteurs de mon blog savent que je suis partisan d'un combat implacable contre l'islamophobie.
Bref, résultat final: 10 voix pour l'amendement, 15 voix contre l'amendement et 14 abstentions. C'est beaucoup mieux que je ne pensais obtenir. Mais l'essentiel est d'encourager le débat, car même si jamais l'amendement est inscrit dans les textes, cela ne changera rien à la pratique du parti s'il n'y a pas des centaines de militants au moins qui ont envie d'engager ce combat aux côtés de certaines organisations musulmanes.
Je rebloggerai (!) plus tard dans la semaine sur d'autres aspects importants du débat préparatoire pour le congrès fondateur du nouveau parti anticapitaliste.
Par ailleurs, 21 personnes ont voulu que je sois un des six délégués au congrès, et cela a suffi (tout juste) pour que je sois élu délégué au congrès, avec cinq autres (sur 13 candidats).
Pour ma part j'ai proposé deux amendements aux textes du congrès. Le premier, concernant l'islamophobie, est ici :
Nous luttons pour une société où la laïcité signifie séparation de l’Etat et des religions, traitement égal de toutes les confessions, protection par l’Etat des libertés individuelles et collectives de croyance et de confrontations d’idées. Nous
combattons l’islamophobie autant que l’antisémitisme et toutes les discriminations, qu’elles soient religieuses, racistes, ou sexuelles, en refusant l’ethnicisation sur des bases culturelles ou/et religieuses des questions sociales et politiques ; et nous oeuvrons au rapprochement de tous les opprimés et exploités, croyants ou non croyants, dans la lutte commune pour des droits égaux.(MONTMARTRE)
C'était à rajouter aux textes "principes fondateurs" après la section sur l'oppression des femmes. Je l'ai proposé parce qu'il me semblait que dans un pays où être contre "les musulmans" n'est pas rare, même à gauche, et dans un contexte où, par exemple, la gauche radicale hésite à manifester quand une mosquée est brûlée par des extrémistes, il était indispensable que l'opposition à l'islamophobie soit écrite dans les textes.
Pour mon article sur le sujet (un peu polémique, on m'a dit) voir ici .
Mais avant de présenter l'amendement, j'ai pas mal hésité. Si c'était pour me retrouver complètement isolé, avec toute l'assemblée contre moi, je n'avais pas trop envie. Alors j'ai envoyé l'amendement avant à une dizaine de personnes dont je ne connaissais pas la position. Les réactions étaient relativement encourageantes, alors j'ai présenté l'amendement.
Dans le débat, une ou deux personnes ont déclaré ouvertement "je suis islamophobe" (en rajoutant qu'il étaient également "chrétienophobes" etc.) D'autres disaient que l'islamophobie en tant que telle n'existe pas, il existe seulement le racisme anti-arabe. D'autres encore disaient qu'il valait mieux ne pas évoquer ces sujets dans les textes.
Les lecteurs de mon blog savent que je suis partisan d'un combat implacable contre l'islamophobie.
Bref, résultat final: 10 voix pour l'amendement, 15 voix contre l'amendement et 14 abstentions. C'est beaucoup mieux que je ne pensais obtenir. Mais l'essentiel est d'encourager le débat, car même si jamais l'amendement est inscrit dans les textes, cela ne changera rien à la pratique du parti s'il n'y a pas des centaines de militants au moins qui ont envie d'engager ce combat aux côtés de certaines organisations musulmanes.
Je rebloggerai (!) plus tard dans la semaine sur d'autres aspects importants du débat préparatoire pour le congrès fondateur du nouveau parti anticapitaliste.
Par ailleurs, 21 personnes ont voulu que je sois un des six délégués au congrès, et cela a suffi (tout juste) pour que je sois élu délégué au congrès, avec cinq autres (sur 13 candidats).
Interview dans Red Pepper
France’s vision for a unified left - Red Pepper
L'interview que j'ai fait (en anglais) pour The Daily Maybe a été reproduit sur le site de la revue de la gauche radicale anglaise "Red Pepper" (suivez le lien ci-dessus). C'est une tentative d'expliquer pour les non-initiés (et en 1300 mots) le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti de Gauche, et la lutte des classes en France. Pas facile.
L'interview que j'ai fait (en anglais) pour The Daily Maybe a été reproduit sur le site de la revue de la gauche radicale anglaise "Red Pepper" (suivez le lien ci-dessus). C'est une tentative d'expliquer pour les non-initiés (et en 1300 mots) le Nouveau Parti anticapitaliste, le Parti de Gauche, et la lutte des classes en France. Pas facile.
samedi 10 janvier 2009
Quel nom pour le nouveau parti anticapitaliste?
Le congrès de fondation en février choisira le nom. Voici les 21 noms qui sont soumis au débat. Ce n'est pas un débat sans intérêt : les différents noms indiquent des positionnements différents, une tactique différente pour interpeller son public.
AGIR : Alliance de la gauche internationaliste et révolutionnaire
AGIR : Alternative de la gauche indépendante et radicale
Démocratie révolutionnaire pour le socialisme
Ecosocialiste
Gauche anticapitaliste
Gauche démocratique révolutionnaire
MAI :Mouvement anticapitaliste internationaliste
Mouvement pour l’écosocialisme révolutionnaire
Mouvement de la gauche révolutionnaire
NPA : Nouveau parti anticapitaliste
Parti anticapitaliste
Parti anticapitaliste révolutionnaire
Parti communiste révolutionnaire
Parti démocratique révolutionnaire
Parti de la gauche anticapitaliste
Parti de la gauche révolutionnaire
Parti révolutionnaire internationaliste
Parti révolutionnaire des travailleurs
Parti socialiste révolutionnaire
Parti socialiste des travailleurs
REDS : Révolution écologie démocratie socialisme
AGIR : Alliance de la gauche internationaliste et révolutionnaire
AGIR : Alternative de la gauche indépendante et radicale
Démocratie révolutionnaire pour le socialisme
Ecosocialiste
Gauche anticapitaliste
Gauche démocratique révolutionnaire
MAI :Mouvement anticapitaliste internationaliste
Mouvement pour l’écosocialisme révolutionnaire
Mouvement de la gauche révolutionnaire
NPA : Nouveau parti anticapitaliste
Parti anticapitaliste
Parti anticapitaliste révolutionnaire
Parti communiste révolutionnaire
Parti démocratique révolutionnaire
Parti de la gauche anticapitaliste
Parti de la gauche révolutionnaire
Parti révolutionnaire internationaliste
Parti révolutionnaire des travailleurs
Parti socialiste révolutionnaire
Parti socialiste des travailleurs
REDS : Révolution écologie démocratie socialisme
Basta ! - Retour sur la surprenante mobilisation de soutien au peuple palestinien
Basta ! - Retour sur la surprenante mobilisation de soutien au peuple palestinien
Sur le site Basta! un interview de Monique Crinon au sujet de la mobilisation pour Gaza. Elle souligne les rapports parfois délicats entre organisations de gauche et organisations musulmanes, dus avant tout à l'attitude irréfléchie des organisations de gauche, quand ce n'est pas une claire méfiance .
Sur le site Basta! un interview de Monique Crinon au sujet de la mobilisation pour Gaza. Elle souligne les rapports parfois délicats entre organisations de gauche et organisations musulmanes, dus avant tout à l'attitude irréfléchie des organisations de gauche, quand ce n'est pas une claire méfiance .
Les photos de la manifestation à Paris le 10 janvier pour la Palestine

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY
La manifestation du 10 janvier à Paris pour Gaza, voir les photos ici. Suivez le lien ci dessus. Et Voici ma photo préférée.
mardi 6 janvier 2009
Communiqué du MRAP
Communiqué du MRAP
Le MRAP condamne sans réserve l'attentat antisémite criminel contre une synagogue à Toulouse
La violence raciste est toujours condamnable et rien ne saurait l'excuser
A l'heure où la solidarité avec Gaza et le peuple palestinien s'est exprimée avec force partout dans le monde, en Europe, en France et aussi en Israël, à l'heure où tous les citoyens épris de justice et de paix, chrétiens, musulmans, juifs, athées ont exprimé leur refus de cette guerre criminelle, cet attentat imbécile ne peut que servir à fissurer cette unité si nécessaire. Le MRAP tient en particulier à saluer les Israéliens qui s'opposent courageusement à la politique d'agression de leur gouvernement.
Si la suite de l'enquête montrait que les incendiaires avaient pris la situation en Palestine pour prétexte, notre mouvement rappelle sa position constante : vouloir faire du conflit israélo-palestinien un conflit entre « juifs-arabes » est irresponsable, criminel et mensonger. S'attaquer à une synagogue en France aide non pas les Palestiniens, mais ceux qui refusent de reconnaître leurs droits nationaux.
Toute agression antisémite est une agression contre l'humanité tout entière. Le conflit au Proche-Orient ne pourra être résolu que par le respect du droit international.
Le Mrap demande que toute la lumière soit faite sur cet acte odieux et que leurs auteurs soient condamnés.
Paris, le 6 janvier 2009
Le MRAP condamne sans réserve l'attentat antisémite criminel contre une synagogue à Toulouse
La violence raciste est toujours condamnable et rien ne saurait l'excuser
A l'heure où la solidarité avec Gaza et le peuple palestinien s'est exprimée avec force partout dans le monde, en Europe, en France et aussi en Israël, à l'heure où tous les citoyens épris de justice et de paix, chrétiens, musulmans, juifs, athées ont exprimé leur refus de cette guerre criminelle, cet attentat imbécile ne peut que servir à fissurer cette unité si nécessaire. Le MRAP tient en particulier à saluer les Israéliens qui s'opposent courageusement à la politique d'agression de leur gouvernement.
Si la suite de l'enquête montrait que les incendiaires avaient pris la situation en Palestine pour prétexte, notre mouvement rappelle sa position constante : vouloir faire du conflit israélo-palestinien un conflit entre « juifs-arabes » est irresponsable, criminel et mensonger. S'attaquer à une synagogue en France aide non pas les Palestiniens, mais ceux qui refusent de reconnaître leurs droits nationaux.
Toute agression antisémite est une agression contre l'humanité tout entière. Le conflit au Proche-Orient ne pourra être résolu que par le respect du droit international.
Le Mrap demande que toute la lumière soit faite sur cet acte odieux et que leurs auteurs soient condamnés.
Paris, le 6 janvier 2009
Le nouveau parti anticapitaliste et les alliances pour les élections européennes
Sur les élections européennes, en réponse à PF…
Le débat continue au sein du NPA sur les alliances possibles et souhaitables lors des élections européennes de 2009. Suivez le lien pour lire un texte en faveur d'une alliance large de la gauche radicale.
Le débat continue au sein du NPA sur les alliances possibles et souhaitables lors des élections européennes de 2009. Suivez le lien pour lire un texte en faveur d'une alliance large de la gauche radicale.
Interview du père du jeune de Tarnac encore en prison
par Gérard Coupat , père de Julien Coupat, en détention provisoire depuis le 11 novembre, soupçonné d'avoir participé aux sabotages des lignes
Un interview à lire absolument, pour connaître le mauvais traitement infligé à ceux qui ne vivent pas comme les autres.
Un interview à lire absolument, pour connaître le mauvais traitement infligé à ceux qui ne vivent pas comme les autres.
Reality turned inside out | SocialistWorker.org
Reality turned inside out | SocialistWorker.org
Cet article en anglais, de Mark Steel, comique marxiste, se moque de l'hypocrisie époustouflante des dirigeants israéliens et leurs soutiens occidentaux.
Cet article en anglais, de Mark Steel, comique marxiste, se moque de l'hypocrisie époustouflante des dirigeants israéliens et leurs soutiens occidentaux.
Comprendre l'islamisme

prophete
Pendant qu'on se mobilise pour Gaza, la compréhension des différentes forces politiques en présence est primordiale. Si nous nous opposons à l'Israël, cela veut-il dire que nous soutenons le Hamas? Si nous le soutenons, sous quelles conditions? Si nous ne le soutenons pas, quelle alternative proposons-nous? Ce ne sont pas des questions simples, et l'islamophobie ambiante les rend encore plus difficile à explorer.
Ce long texte de Chris Harman, traduit en français au début des années 1990 ne peut plus s'appliquer dans le détail à une situation qui a beaucoup changé. Mais je crois qu'il présente une méthode pour comprendre les mouvements de résistance à inspiration religieuse dans le monde d'aujourd'hui.
En direct de Gaza: ‘Can you hear noise? The Israelis are bombing again’|3Jan09|Socialist Worker
Eyewitness in Gaza: ‘Can you hear noise? The Israelis are bombing again’|3Jan09|Socialist Worker
Cliquez sur le lien pour l'interview avec un responsable d'organisation humanitaire qui vit à Gaza.
Cliquez sur le lien pour l'interview avec un responsable d'organisation humanitaire qui vit à Gaza.
lundi 5 janvier 2009
Des israéliens contre les massacres
J'ai reçu ce message d'un amie militante.
En Israel aussi –
MOBILISATION CONTRE LA GUERRE
Malgre le large consensus existant dans la societe israelienne, les premieres mobilizations contre l'attaque israelienne de Gaza ont été impressionantes.
Des le premier jour, alors que Gaza venait d'etre bombardee, pres de 1,500 personnes manifestaient devant le ministere de la defense a Tel Aviv. Une semaine plus tard, ce samedi, nous etions plus de 8000. Tres combative, tres jeune et veritablement judeo-arabe, cette manifestation regroupait l'ensemble des mouvements, partis et associations qui luttent contre l'occupation. Tout au long du parcours, une foule fanatisee menacait de lyncher les manifestants. Les slogans les plus repris: "Arretez les bombardements, mettez-fin au siege", "C'est pas les bombes qui vont garantir notre securite", "Negociez avec le Hamas", "A gaza et a Sderot, les enfants veulent vivre", "Barak – combien d'enfants as-tu tue aujourd'hui?" Barak, Livni et Olmert - la Cour de Justice de La Haye vous attend!".
Mais c'est au sein de la population arabe d'Israel que la mobilisation a été la plus massive, et plus de 50,000 personnes repondaient a l'appel unitaire des partis et mouvements arabes d'Israel, dans une manifestation combative a Sakhnin en Gallilee. Cette manifestation faisait suite a une semaine de confrontations entre les jeunes palestiniens de Gallilee et les forces de police.
Les grands absents: la Paix Maintenant et le parti Meretz, qui, jusqu'à present, soutiennent l'agression israelienne. Mais nombreux etaient les militants de ces mouvements qui ont participe a la manifestation, et menent un debat houleux dans leurs organisations.
En Israel aussi –
MOBILISATION CONTRE LA GUERRE
Malgre le large consensus existant dans la societe israelienne, les premieres mobilizations contre l'attaque israelienne de Gaza ont été impressionantes.
Des le premier jour, alors que Gaza venait d'etre bombardee, pres de 1,500 personnes manifestaient devant le ministere de la defense a Tel Aviv. Une semaine plus tard, ce samedi, nous etions plus de 8000. Tres combative, tres jeune et veritablement judeo-arabe, cette manifestation regroupait l'ensemble des mouvements, partis et associations qui luttent contre l'occupation. Tout au long du parcours, une foule fanatisee menacait de lyncher les manifestants. Les slogans les plus repris: "Arretez les bombardements, mettez-fin au siege", "C'est pas les bombes qui vont garantir notre securite", "Negociez avec le Hamas", "A gaza et a Sderot, les enfants veulent vivre", "Barak – combien d'enfants as-tu tue aujourd'hui?" Barak, Livni et Olmert - la Cour de Justice de La Haye vous attend!".
Mais c'est au sein de la population arabe d'Israel que la mobilisation a été la plus massive, et plus de 50,000 personnes repondaient a l'appel unitaire des partis et mouvements arabes d'Israel, dans une manifestation combative a Sakhnin en Gallilee. Cette manifestation faisait suite a une semaine de confrontations entre les jeunes palestiniens de Gallilee et les forces de police.
Les grands absents: la Paix Maintenant et le parti Meretz, qui, jusqu'à present, soutiennent l'agression israelienne. Mais nombreux etaient les militants de ces mouvements qui ont participe a la manifestation, et menent un debat houleux dans leurs organisations.
Soutenir la résistance palestinienne
"Nous vous avons préparé des milliers de braves combattants qui vous attendent à chaque coin de rue, et vous accueilleront avec du feu et du fer" déclare un des dirigeants de la résistance.
Il ne suffit pas de vouloir la paix. Il faut souhaiter la défaite d'Israël.
Urgence GAZA -Arrêtons le massacre contre le peuple palestinien
MANIFESTONS A PARIS SAMEDI 10 JANVIER A 15 HEURES PLACE DE LA REPUBLIQUE
Il ne suffit pas de vouloir la paix. Il faut souhaiter la défaite d'Israël.
Urgence GAZA -Arrêtons le massacre contre le peuple palestinien
MANIFESTONS A PARIS SAMEDI 10 JANVIER A 15 HEURES PLACE DE LA REPUBLIQUE
Une militante juive contre Israël
Dans un texte publié le 30 décembre, « On Gaza », l’activiste altermondialiste américaine Starhawk écrit :
« Je suis juive, de naissance et d’éducation, née six ans après la fin de l’Holocauste, élevée dans le mythe et l’espoir d’Israël. Le mythe dit ceci : "Pendant deux mille ans nous avons erré en exil, nulle part chez nous, persécutés, presque détruits jusqu’au dernier par les nazis. Mais de toute cette souffrance est sortie au moins une bonne chose : la patrie à laquelle nous sommes revenus, enfin notre propre pays, où nous pouvons être en sécurité, et fiers, et forts." C’est une histoire puissante, émouvante. Elle ne présente qu’un seul défaut : elle oublie les Palestiniens. Elle doit les oublier, parce que, si nous devions admettre que notre patrie appartenait à un autre peuple, elle en serait gâchée. Le résultat est une sorte d’aveuglement psychique dès qu’il s’agit des Palestiniens. Si vous investissez réellement Israël comme la patrie des juifs, l’Etat juif, alors, vous ne pouvez pas laisser les Palestiniens avoir une réalité à vos yeux. Golda Meir disait : "Les Palestiniens, qui sont-ils ? Ils n’existent pas." Nous entendons aujourd’hui : "Il n’y a pas de partenaire pour la paix. Il n’y a personne à qui parler." »
« Je suis juive, de naissance et d’éducation, née six ans après la fin de l’Holocauste, élevée dans le mythe et l’espoir d’Israël. Le mythe dit ceci : "Pendant deux mille ans nous avons erré en exil, nulle part chez nous, persécutés, presque détruits jusqu’au dernier par les nazis. Mais de toute cette souffrance est sortie au moins une bonne chose : la patrie à laquelle nous sommes revenus, enfin notre propre pays, où nous pouvons être en sécurité, et fiers, et forts." C’est une histoire puissante, émouvante. Elle ne présente qu’un seul défaut : elle oublie les Palestiniens. Elle doit les oublier, parce que, si nous devions admettre que notre patrie appartenait à un autre peuple, elle en serait gâchée. Le résultat est une sorte d’aveuglement psychique dès qu’il s’agit des Palestiniens. Si vous investissez réellement Israël comme la patrie des juifs, l’Etat juif, alors, vous ne pouvez pas laisser les Palestiniens avoir une réalité à vos yeux. Golda Meir disait : "Les Palestiniens, qui sont-ils ? Ils n’existent pas." Nous entendons aujourd’hui : "Il n’y a pas de partenaire pour la paix. Il n’y a personne à qui parler." »
Palestiniens : Représentation des médias Occidentaux - PanAm sur LePost.fr
Palestiniens : Représentation des médias Occidentaux - PanAm sur LePost.fr: "'Les commentateurs occidentaux,
qui évoquent les 'sanglants attentats-suicides',
ne parlent jamais de la 'sanglante occupation'"
"Les commentateurs occidentaux,
qui évoquent les "sanglants attentats-suicides",
ne parlent jamais de la "sanglante occupation"
Cet article de Mona Chollet traite de la couverture médiatique des conflits en Palestine. A lire et à faire lire. On voit comment les médias construisent un image de Hamas barbares et de gouvernement israélien bien blanc, bien civilisé. Que ce soit à la télévision ou dans les journaux, l'objectivité est rare.
qui évoquent les 'sanglants attentats-suicides',
ne parlent jamais de la 'sanglante occupation'"
"Les commentateurs occidentaux,
qui évoquent les "sanglants attentats-suicides",
ne parlent jamais de la "sanglante occupation"
Cet article de Mona Chollet traite de la couverture médiatique des conflits en Palestine. A lire et à faire lire. On voit comment les médias construisent un image de Hamas barbares et de gouvernement israélien bien blanc, bien civilisé. Que ce soit à la télévision ou dans les journaux, l'objectivité est rare.
dimanche 4 janvier 2009
UJFP - Union Juive Francaise pour la Paix
UJFP - Union Juive Francaise pour la Paix
Certains lecteurs ne connaissent pas, peut-être, l'Union juive française pour la paix, mes amis et des gens qui ont le courage et la clarté pour parler en tant que Juifs contre les racistes sionnistes, et contre les clowns qui prétendent que s'opposer à Israêl c'est être antisémite. suivez le lien pour voir leur site.
Certains lecteurs ne connaissent pas, peut-être, l'Union juive française pour la paix, mes amis et des gens qui ont le courage et la clarté pour parler en tant que Juifs contre les racistes sionnistes, et contre les clowns qui prétendent que s'opposer à Israêl c'est être antisémite. suivez le lien pour voir leur site.
Video of London march for Gaza, 3 January 2009|3Jan09|Socialist Worker
Video of London march for Gaza, 3 January 2009|3Jan09|Socialist Worker
Extrait video de la manifestation à Londres contre l'attaque israélienne.
Extrait video de la manifestation à Londres contre l'attaque israélienne.
Photos de la manifestation pour Gaza à Agen le 3 janvier
La manifestation contre l'attaque israélienne était une des plus grandes manifestations politiques à Agen depuis plusieurs années. Elle regroupait les différentes organisations politiques et un grand nombre de citoyens ordinaires, dont beaucoup d'origine maghrébine. Beaucoup de jeunes, mais aussi des grand-parents. Les slogans les plus courants étaient "Israël - assassins!" et "Palestine - résistance!".
Cliquez sur une photo pour l'agrandir.
Quels droits en garde à vue?
Nous espérons remporter des victoires en 2009. Mais si, dans le processus, vous vous trouvez en garde à vue, mieux vaut connaître vos droits. Le lien ci-dessus vous amène voir un guide des droits du gardé à vue, sur le site de la Ligue des Droits de l'Homme.
Photos de la manifestation à Saint Etienne
Réseaux citoyens
Sur le site des réseaux citoyens, des photos de la manifestation du 3 janvier à Saint Etienne.
Sur le site des réseaux citoyens, des photos de la manifestation du 3 janvier à Saint Etienne.
samedi 3 janvier 2009
Les clowns criminels
20 h 46 : La présidence de l'Union européenne, assurée depuis le 1er janvier par la République Tchèque, affirme que l'opération terrestre israélienne à Gaza est "défensive et non offensive".
Socialisme International
Socialisme International Home page
J'aime rappeler de temps à autre aux lecteurs du blog l'existence du site de Socialisme International, où on trouve de très nombreux textes utiles pour la lutte des classes. Suivez le lien.
J'aime rappeler de temps à autre aux lecteurs du blog l'existence du site de Socialisme International, où on trouve de très nombreux textes utiles pour la lutte des classes. Suivez le lien.
Paris, le 3 janvier 2009 : Des dizaines de milliers de manifestants contre l'attaque meurtrière d'Israël contre Gaza
Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY: Paris, le 3 janvier 2009 : Des dizaines de milliers de manifestants contre l'attaque meurtrière d'Israël contre Gaza
Des photos de la manifestation à Paris pour Gaza, ce 3 janvier. Suivez le lien.
Des photos de la manifestation à Paris pour Gaza, ce 3 janvier. Suivez le lien.
Mort d'Helen Suzman, militante anti-apartheid, Afrique - NouvelObs.com

Mort d'Helen Suzman, militante anti-apartheid, Afrique - NouvelObs.com
Un hommage à Helen Suzman, morte cette semaine. Pendant longtemps la seule députée blanche en Afrique du Sud à s'opposer activement au système de ségrégration raciste. A une époque où bien de blancs de gauche en Afrique du Sud ne tenaient pas le coup et quittaient le pays, elle restait engagée dans un des plus durs des combats.
Le nouveau parti anticapitaliste, le Hamas et la Palestine
Dans mon comité NPA la discussion est lancée sur le Hamas. Tout le monde est d'accord qu'il faut s'opposer à Israël, mais soutenir la défense du Gaza organisée par le Hamas peut poser problème pour certains. Une amie m'a envoyé cet article qui aide à expliquer qui est le Hamas. Ce n'est pas sur TF1 qu'on risque de l'apprendre!
Comprendre ce qu’est le Hamas, par William Sieghart
*Par William Sieghart, The Times, 31 décembre 2008*
La semaine dernière, j’étais dans la bande de Gaza. Durant mon séjour, j’ai rencontré un groupe d’une vingtaine d’officiers de police qui suivaient un cours sur la gestion des conflits. Ils étaient impatients de savoir si les étrangers se sentaient plus en sécurité depuis que le Hamas a pris le pouvoir. C’était le cas, en effet, et nous le leur avons dit. Sans aucun doute les 18 derniers mois ont vu s’établir un calme relatif dans les rues de Gaza : plus d’hommes armés dans les rues, plus d’enlèvements. Ils ont souri avec une grande fierté et nous ont dit au
revoir.
Moins d’une semaine plus tard, tous ces hommes étaient morts, tués par une roquette israélienne lors d’une cérémonie de remise des diplômes. Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c’étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d’entraînement de militants », mais dans le même poste de police, situé au le milieu de la ville de Gaza, qui avait été utilisé par les Britanniques, les Israéliens et le Fatah lorsqu’ils régnaient sur Gaza.
Cette distinction est cruciale, car tandis que les scènes horribles dans la bande de Gaza et Israël parlent d’elles-mêmes sur nos écrans de télévision, se déroule une guerre des mots qui obscurcit notre compréhension de la réalité sur le terrain.
Qu’est donc que le Hamas, ce mouvement que Ehud Barak, le Ministre israélien de la défense, voudrait faire disparaître, comme s’il s’agissait d’un virus ? Pourquoi a-t-il remporté les élections palestiniennes et pourquoi permet-il que des roquettes soient tirées contre Israël ? L’histoire du Hamas au cours des trois dernières années révèle la façon dont la mécompréhension de ce mouvement islamiste par les gouvernements israéliens, américain et britannique nous a conduit à la situation brutale et désespérée où nous sommes maintenant.
L’histoire commence il de cela près de trois ans, lorsque le Parti du Changement et de la Réforme - le parti politique du Hamas - a remporté de façon inattendue les premières élections libres et équitables dans le monde arabe, sur un programme promettant de mettre fin à la corruption endémique et un amélioration dans les services publics, quasi-inexistants, à Gaza et en Cisjordanie. Contre une opposition
divisée, ce parti ostensiblement d’inspiration religieuse a pourtant gagné les élections avec 42% des voix dans une communauté où les laïques sont prédominants.
Les Palestiniens n’ont pas voté pour le Hamas parce qu’il était engagé à la destruction de l’État d’Israël ou parce qu’il avait été responsable de vagues d’attentats suicides tuant des citoyens israéliens. Ils ont voté pour le Hamas parce qu’ils pensaient que le Fatah, le parti du gouvernement battu, avait failli. En dépit du renoncement à la violence et de la reconnaissance de l’État d’Israël, le Fatah n’a pas obtenu un Etat palestinien. Il est crucial de savoir cela pour comprendre la posture « réjectionniste » du Hamas. Il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas au droit de résister avant qu’il ne soit assuré de l’engagement de la communauté internationale à une solution juste au problème palestinien.
Durant les cinq ans où j’ai visité Gaza et la Cisjordanie, j’ai rencontré des centaines de responsables politiques et de partisans du Hamas. Aucun d’entre eux n’a revendiqué l’objectif d’une islamisation de la société palestinienne, dans le style des talibans. Le Hamas compte beaucoup trop d’électeurs laïques pour ce faire. La population continue d’écouter de la musique pop, de regarder la télévision et les femmes choisissent de porter ou non le voile.
Les dirigeants politiques du Hamas sont probablement parmi les plus hautement qualifiés dans le monde. Il bénéficie de la présence dans ses rangs de plus de 500 diplômés d’un doctorat, la plupart appartiennent à la classe moyenne - médecins, dentistes, scientifiques et ingénieurs. La plupart de ses dirigeants ont été formés dans nos universités et ne ressentent aucune haine de nature idéologique à l’égard de l’Occident.
Ce mouvement est né en réponse à une revendication, et se voue réparer l’injustice faite à son peuple. Il a en permanence proposé que soit instauré un cessez-le-feu de 10 ans afin de disposer d’un temps de répit pour résoudre un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.
La réponse de Bush et Blair à la victoire du Hamas, en 2006, donne la clé de l’horreur d’aujourd’hui. Au lieu d’accepter le gouvernement démocratiquement élu, ils ont financé une tentative pour le faire tomber par la force, en formant et en armant des groupes de combattants du Fatah à renverser militairement le Hamas et imposer un nouveau gouvernement non élu aux Palestiniens. En outre, 45 députés du Hamas sont toujours détenus dans les prisons israéliennes.
Il y a six mois, le Gouvernement israélien a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas négocié par l’Egypte. En contrepartie du cessez-le-feu, Israël a accepté d’ouvrir les points de passage et de permettre une libre circulation des fournitures essentielles dans et hors de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont cessé mais les points de passage n’ont jamais été entièrement ouverts, et la population de Gaza a commencé à mourir de faim. La paix n’a pas été récompensée par cet embargo traumatisant.
Quand les Occidentaux se demandent ce qui peut se passer dans la tête des dirigeants du Hamas lorsqu’ils donnent l’ordre ou permettent que des roquettes soient tirées sur Israël, ils ne parviennent pas à comprendre la position des Palestiniens. Il y a deux mois, les forces armées israéliennes ont rompu le cessez-le-feu en entrant dans la bande de Gaza, débutant un nouveau cycle de violences. Pour les Palestiniens,
chaque salve de roquettes est une réponse aux attaques israéliennes. Pour les israéliens, c’est l’inverse.
Mais quelle est la signification des déclarations de M. Barak lorsqu’il parle de détruire le Hamas ? Est-ce que cela veut dire tuer les 42% des Palestiniens qui ont voté pour lui ? Est-ce que cela veut dire réoccuper la bande de Gaza, dont Israël s’était retiré si péniblement il y a trois ans ? Ou est-ce que cela signifie séparer de façon permanente les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et géographiquement ? Et pour ceux dont l’obsession est la sécurité
israélienne, quelle sera la menace posée par les 750 000 jeunes qui grandissent dans la bande de Gaza avec une haine implacable de ceux qui les affament et les bombardent ?
On dit que ce conflit est impossible à résoudre. En fait, c’est très simple. L’élite des 1000 personnes qui dirigent Israël - les hommes politiques, les généraux et les membres de l’appareil de sécurité - et l’élite des islamistes palestiniens ne se sont jamais rencontrées. Une paix véritable nécessitera que ces deux groupes s’assoient ensemble autour d’une table sans conditions préalables. Mais les événements de ces derniers jours semblent avoir rendu cette perspective plus
improbable que jamais. Tel est le défi pour la nouvelle administration à Washington et ses alliés européens.
/William Sieghart est le président de Forward Thinking
, une agence de résolution
des conflits./
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Comprendre ce qu’est le Hamas, par William Sieghart
*Par William Sieghart, The Times, 31 décembre 2008*
La semaine dernière, j’étais dans la bande de Gaza. Durant mon séjour, j’ai rencontré un groupe d’une vingtaine d’officiers de police qui suivaient un cours sur la gestion des conflits. Ils étaient impatients de savoir si les étrangers se sentaient plus en sécurité depuis que le Hamas a pris le pouvoir. C’était le cas, en effet, et nous le leur avons dit. Sans aucun doute les 18 derniers mois ont vu s’établir un calme relatif dans les rues de Gaza : plus d’hommes armés dans les rues, plus d’enlèvements. Ils ont souri avec une grande fierté et nous ont dit au
revoir.
Moins d’une semaine plus tard, tous ces hommes étaient morts, tués par une roquette israélienne lors d’une cérémonie de remise des diplômes. Etaient-ils de « dangereux miliciens armés du Hamas » ? Non, c’étaient des officiers de police non armés, agents de la fonction publique, qui ont été tué non pas dans un « camp d’entraînement de militants », mais dans le même poste de police, situé au le milieu de la ville de Gaza, qui avait été utilisé par les Britanniques, les Israéliens et le Fatah lorsqu’ils régnaient sur Gaza.
Cette distinction est cruciale, car tandis que les scènes horribles dans la bande de Gaza et Israël parlent d’elles-mêmes sur nos écrans de télévision, se déroule une guerre des mots qui obscurcit notre compréhension de la réalité sur le terrain.
Qu’est donc que le Hamas, ce mouvement que Ehud Barak, le Ministre israélien de la défense, voudrait faire disparaître, comme s’il s’agissait d’un virus ? Pourquoi a-t-il remporté les élections palestiniennes et pourquoi permet-il que des roquettes soient tirées contre Israël ? L’histoire du Hamas au cours des trois dernières années révèle la façon dont la mécompréhension de ce mouvement islamiste par les gouvernements israéliens, américain et britannique nous a conduit à la situation brutale et désespérée où nous sommes maintenant.
L’histoire commence il de cela près de trois ans, lorsque le Parti du Changement et de la Réforme - le parti politique du Hamas - a remporté de façon inattendue les premières élections libres et équitables dans le monde arabe, sur un programme promettant de mettre fin à la corruption endémique et un amélioration dans les services publics, quasi-inexistants, à Gaza et en Cisjordanie. Contre une opposition
divisée, ce parti ostensiblement d’inspiration religieuse a pourtant gagné les élections avec 42% des voix dans une communauté où les laïques sont prédominants.
Les Palestiniens n’ont pas voté pour le Hamas parce qu’il était engagé à la destruction de l’État d’Israël ou parce qu’il avait été responsable de vagues d’attentats suicides tuant des citoyens israéliens. Ils ont voté pour le Hamas parce qu’ils pensaient que le Fatah, le parti du gouvernement battu, avait failli. En dépit du renoncement à la violence et de la reconnaissance de l’État d’Israël, le Fatah n’a pas obtenu un Etat palestinien. Il est crucial de savoir cela pour comprendre la posture « réjectionniste » du Hamas. Il ne reconnaîtra pas Israël et ne renoncera pas au droit de résister avant qu’il ne soit assuré de l’engagement de la communauté internationale à une solution juste au problème palestinien.
Durant les cinq ans où j’ai visité Gaza et la Cisjordanie, j’ai rencontré des centaines de responsables politiques et de partisans du Hamas. Aucun d’entre eux n’a revendiqué l’objectif d’une islamisation de la société palestinienne, dans le style des talibans. Le Hamas compte beaucoup trop d’électeurs laïques pour ce faire. La population continue d’écouter de la musique pop, de regarder la télévision et les femmes choisissent de porter ou non le voile.
Les dirigeants politiques du Hamas sont probablement parmi les plus hautement qualifiés dans le monde. Il bénéficie de la présence dans ses rangs de plus de 500 diplômés d’un doctorat, la plupart appartiennent à la classe moyenne - médecins, dentistes, scientifiques et ingénieurs. La plupart de ses dirigeants ont été formés dans nos universités et ne ressentent aucune haine de nature idéologique à l’égard de l’Occident.
Ce mouvement est né en réponse à une revendication, et se voue réparer l’injustice faite à son peuple. Il a en permanence proposé que soit instauré un cessez-le-feu de 10 ans afin de disposer d’un temps de répit pour résoudre un conflit qui dure depuis plus de 60 ans.
La réponse de Bush et Blair à la victoire du Hamas, en 2006, donne la clé de l’horreur d’aujourd’hui. Au lieu d’accepter le gouvernement démocratiquement élu, ils ont financé une tentative pour le faire tomber par la force, en formant et en armant des groupes de combattants du Fatah à renverser militairement le Hamas et imposer un nouveau gouvernement non élu aux Palestiniens. En outre, 45 députés du Hamas sont toujours détenus dans les prisons israéliennes.
Il y a six mois, le Gouvernement israélien a accepté un cessez-le-feu avec le Hamas négocié par l’Egypte. En contrepartie du cessez-le-feu, Israël a accepté d’ouvrir les points de passage et de permettre une libre circulation des fournitures essentielles dans et hors de la bande de Gaza. Les tirs de roquettes ont cessé mais les points de passage n’ont jamais été entièrement ouverts, et la population de Gaza a commencé à mourir de faim. La paix n’a pas été récompensée par cet embargo traumatisant.
Quand les Occidentaux se demandent ce qui peut se passer dans la tête des dirigeants du Hamas lorsqu’ils donnent l’ordre ou permettent que des roquettes soient tirées sur Israël, ils ne parviennent pas à comprendre la position des Palestiniens. Il y a deux mois, les forces armées israéliennes ont rompu le cessez-le-feu en entrant dans la bande de Gaza, débutant un nouveau cycle de violences. Pour les Palestiniens,
chaque salve de roquettes est une réponse aux attaques israéliennes. Pour les israéliens, c’est l’inverse.
Mais quelle est la signification des déclarations de M. Barak lorsqu’il parle de détruire le Hamas ? Est-ce que cela veut dire tuer les 42% des Palestiniens qui ont voté pour lui ? Est-ce que cela veut dire réoccuper la bande de Gaza, dont Israël s’était retiré si péniblement il y a trois ans ? Ou est-ce que cela signifie séparer de façon permanente les Palestiniens de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et géographiquement ? Et pour ceux dont l’obsession est la sécurité
israélienne, quelle sera la menace posée par les 750 000 jeunes qui grandissent dans la bande de Gaza avec une haine implacable de ceux qui les affament et les bombardent ?
On dit que ce conflit est impossible à résoudre. En fait, c’est très simple. L’élite des 1000 personnes qui dirigent Israël - les hommes politiques, les généraux et les membres de l’appareil de sécurité - et l’élite des islamistes palestiniens ne se sont jamais rencontrées. Une paix véritable nécessitera que ces deux groupes s’assoient ensemble autour d’une table sans conditions préalables. Mais les événements de ces derniers jours semblent avoir rendu cette perspective plus
improbable que jamais. Tel est le défi pour la nouvelle administration à Washington et ses alliés européens.
/William Sieghart est le président de Forward Thinking
des conflits./
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Tariq Ramadan: An alliance of values | Comment is free | The Guardian
Tariq Ramadan: An alliance of values | Comment is free | The Guardian
Dans cet article (en anglais) Tariq Ramadan revient sur l'attaque d'Israël contre Gaza. Quelle est la dimension religieuse du conflit ?
Un extrait :
If the Middle East is teaching Muslims anything, it is to stop acting in isolation and return to the universal values they share with their fellow citizens. They should realise they are in and with the majority.
Traduction libre :
Si la situation au Moyen Orient apprend quelque chose aux musulmans, c'est de rejeter l'isolement et revenir aux valeurs universelles qu'ils partagent avec leurs concitoyens. Ils devraient se rendre compte qu'ils font partie de la majorité et ont besoin de travailler avec cette majorité.
Dans cet article (en anglais) Tariq Ramadan revient sur l'attaque d'Israël contre Gaza. Quelle est la dimension religieuse du conflit ?
Un extrait :
If the Middle East is teaching Muslims anything, it is to stop acting in isolation and return to the universal values they share with their fellow citizens. They should realise they are in and with the majority.
Traduction libre :
Si la situation au Moyen Orient apprend quelque chose aux musulmans, c'est de rejeter l'isolement et revenir aux valeurs universelles qu'ils partagent avec leurs concitoyens. Ils devraient se rendre compte qu'ils font partie de la majorité et ont besoin de travailler avec cette majorité.
It's not all about great men | SocialistWorker.org
It's not all about great men | SocialistWorker.org
Cet article (en anglais) revient sur l'importance du militantisme. Mark Steel, marxiste et comique, explique pourquoi ce ne sont pas les grands hommes qui font l'histoire, mais tous xeux qui résistent. 2009 devrait nous donner des occasions...
Cet article (en anglais) revient sur l'importance du militantisme. Mark Steel, marxiste et comique, explique pourquoi ce ne sont pas les grands hommes qui font l'histoire, mais tous xeux qui résistent. 2009 devrait nous donner des occasions...
Socialist Worker (Britain) - Gaza Special Issue, January 2009

Socialist Worker (Britain) - Gaza Special Issue, January 2009
Le journal anglais Socialist Worker a sorti un numéro spécial sur la situation à Gaza. Les articles comprennent une analyse du Hamas, et des témoignages en direct.
Le nouveau parti anticapitaliste et l'islamophobie
Sur ce blog j'ai souvent fait remarquer que l'opposition de la gauche radicale à l'islamophobie est loin d'être suffisante (et souvent inexistante). Lors de la coordination nationale en novembre dernier j'ai proposé que les textes fondateurs du nouveau parti prenne en compte cette question.
Lors du congrès en février prochain, les textes fondateurs définitifs seront votés. Il y a un amendement proposé par le comité de Montmartre :
Nous luttons pour une société où la laïcité signifie
séparation de l’Etat et des religions, traitement égal de toutes
les confessions, protection par l’Etat des libertés individuelles
et collectives de croyance et de confrontations d’idées. Nous
combattons l’islamophobie autant que l’antisémitisme et toutes
les discriminations, qu’elles soient religieuses, racistes, ou
sexuelles, en refusant l’ethnicisation sur des bases culturelles
ou/et religieuses des questions sociales et politiques ; et nous
oeuvrons au rapprochement de tous les opprimés et exploités,
croyants ou non croyants, dans la lutte commune pour des
droits égaux.
Parlez-en dans votre comité NPA!
Lors du congrès en février prochain, les textes fondateurs définitifs seront votés. Il y a un amendement proposé par le comité de Montmartre :
Nous luttons pour une société où la laïcité signifie
séparation de l’Etat et des religions, traitement égal de toutes
les confessions, protection par l’Etat des libertés individuelles
et collectives de croyance et de confrontations d’idées. Nous
combattons l’islamophobie autant que l’antisémitisme et toutes
les discriminations, qu’elles soient religieuses, racistes, ou
sexuelles, en refusant l’ethnicisation sur des bases culturelles
ou/et religieuses des questions sociales et politiques ; et nous
oeuvrons au rapprochement de tous les opprimés et exploités,
croyants ou non croyants, dans la lutte commune pour des
droits égaux.
Parlez-en dans votre comité NPA!
vendredi 2 janvier 2009
Manifestez pour Gaza à Agen
Demain samedi 3 janvier à 15h, Place de la Mairie.
Contre le massacre, défendons Gaza!
Contre le massacre, défendons Gaza!
Bonne année à tous et à toutes
Bonne année à tous et à toutes, lecteurs et lectrices!
Que 2009 vous apporte plein de chaleur, de divertissements, et de victoires!
Que 2009 vous apporte plein de chaleur, de divertissements, et de victoires!
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