samedi 28 février 2009
Il n'y a pas que les enseignants chercheurs
L'université peut fonctionner seulement grace à l'ensemble des personnels. Le personnel administratif et technique (BIATOSS) DE L'Université de Nantes a produit ce tract :
Nous, Personnels BIATOSS*
de la Faculté de Droit de Nantes
La Faculté en chiffres :
42 personnels dont 6 emplois précaires travaillant avec les enseignants pour 3400 étudiants
dont les salaires s’échelonnent de 1000 € à 2000 €, avec une ancienneté allant de 5 ans à 30 ans (niveau CAP à Bac+ 4).
-----------------------------------------
Dans un Service Public, l’efficacité et la qualité du travail universitaire dépendent des moyens donnés à la recherche mais aussi d’un climat de sérénité.
Il n’est pas de recherche et d’enseignement de qualité sans des conditions matérielles (bibliothèques, matériels et réseaux informatiques, appareillages divers, bureaux, secrétariats, etc.), dont le fonctionnement et l’entretien sont assurés par des ingénieurs, techniciens, administratifs, personnels de service (BIATOSS).
Ce qui nous menace dans la loi L.R.U.
Cette loi concède des pouvoirs illimités aux présidents d'universités, en leur donnant par exemple un droit de veto à la nomination de personnels BIATOSS, contraire aux statuts de la fonction publique.
Notre université risque de devenir une entreprise, dirigée comme telle, comme si les étudiants qu’elle forme étaient des marchandises, comme si la transmission du savoir, la recherche indépendante, la formation de l’esprit critique étaient destinées à disparaître au profit du formatage des personnes dans des conditions optimales de rentabilité.
Cette loi supprime la prise en charge par l'état des prestations sociales dévolues aux personnels. En effet, chaque établissement est supposé gérer la masse salariale des personnels et devra prendre en charge, suivant son budget, la politique sociale : par l’augmentation des frais d’inscription?????
Le ministère supprime des postes. Un service public, digne de ce nom, ne peut fonctionner correctement et assister les étudiants qu'avec un nombre suffisant de personnels, attentifs et motivés quant à leur devenir.
Nous sommes, au même titre que les jeunes chercheurs précaires, devenus les « invisibles » du monde de la recherche.
Tous ces éléments, nous conduisent à douter qu'il soit possible dans les années à venir de sauvegarder la mission de Service public des Universités.
C’est pourquoi, nous demandons le retrait de la loi L.R.U.
Nous, Personnels BIATOSS*
de la Faculté de Droit de Nantes
La Faculté en chiffres :
42 personnels dont 6 emplois précaires travaillant avec les enseignants pour 3400 étudiants
dont les salaires s’échelonnent de 1000 € à 2000 €, avec une ancienneté allant de 5 ans à 30 ans (niveau CAP à Bac+ 4).
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Dans un Service Public, l’efficacité et la qualité du travail universitaire dépendent des moyens donnés à la recherche mais aussi d’un climat de sérénité.
Il n’est pas de recherche et d’enseignement de qualité sans des conditions matérielles (bibliothèques, matériels et réseaux informatiques, appareillages divers, bureaux, secrétariats, etc.), dont le fonctionnement et l’entretien sont assurés par des ingénieurs, techniciens, administratifs, personnels de service (BIATOSS).
Ce qui nous menace dans la loi L.R.U.
Cette loi concède des pouvoirs illimités aux présidents d'universités, en leur donnant par exemple un droit de veto à la nomination de personnels BIATOSS, contraire aux statuts de la fonction publique.
Notre université risque de devenir une entreprise, dirigée comme telle, comme si les étudiants qu’elle forme étaient des marchandises, comme si la transmission du savoir, la recherche indépendante, la formation de l’esprit critique étaient destinées à disparaître au profit du formatage des personnes dans des conditions optimales de rentabilité.
Cette loi supprime la prise en charge par l'état des prestations sociales dévolues aux personnels. En effet, chaque établissement est supposé gérer la masse salariale des personnels et devra prendre en charge, suivant son budget, la politique sociale : par l’augmentation des frais d’inscription?????
Le ministère supprime des postes. Un service public, digne de ce nom, ne peut fonctionner correctement et assister les étudiants qu'avec un nombre suffisant de personnels, attentifs et motivés quant à leur devenir.
Nous sommes, au même titre que les jeunes chercheurs précaires, devenus les « invisibles » du monde de la recherche.
Tous ces éléments, nous conduisent à douter qu'il soit possible dans les années à venir de sauvegarder la mission de Service public des Universités.
C’est pourquoi, nous demandons le retrait de la loi L.R.U.
Communiqué des syndicats des enseignants du primaire et du secondaire
Communiqué de presse du 27 février 2009
Réponses insuffisantes, la mobilisation continue pour une autre réforme de la formation des enseignants !
Les syndicats enseignants du premier et second degré de la FSU (SNES, SNUipp, SNEP, SNUEP), suite aux déclarations de F.Fillon, constatent qu’une nouvelle fois, le gouvernement est obligé de tenir compte des mobilisations qui se mènent depuis des mois dans l’enseignement.
En matière de formation des maîtres, il est contraint de reconnaître le bien fondé des critiques et des revendications des personnels. Cependant ses déclarations restent imprécises, ambigües et ne sont pas de nature à nous rassurer même si elles constituent une ouverture possible.
En matière de formation des maîtres, F. Fillon a proposé un caractère expérimental aux maquettes 2009, la possibilité de les revoir en 2010 et l’installation rapide d’une commission nationale de suivi de la formation. Il reconnaît implicitement que la méthode et le temps pour mettre en œuvre cette réforme ne sont pas bons. Ce qui semble être reconnu maintenant pour les maquettes doit l’être de la même façon pour les concours qui n’ont pas fait l’objet de concertation suffisante et dont les textes réglementaires ne sont pas parus. Leur application doit être repoussée d’un an pour permettre une véritable concertation.
Le gouvernement ne répond toujours pas à l’exigence de prérecrutements.
Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP prennent acte avec intérêt de la reconnaissance par le premier ministre de la nécessité d’un temps de formation professionnelle post-concours, pendant l'année de stage. Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP ne se contenteront pas d’un ersatz de formation, limité à un simple accompagnement sur le terrain avec un enseignant expérimenté. Ils estiment que cette première année d’exercice du métier doit se faire en alternance entre la responsabilité d’une classe pour moitié du temps de service et la poursuite de la formation professionnelle avec l’intervention de l’IUFM.
L’annonce de l’arrivée de plus de 400 postes d’agrégés dans le supérieur prouve que les suppressions de postes qui y étaient prévues n’étaient pas justifiées. Mais cette décision, qui se fera en lieu et place de postes d’enseignants chercheurs, renforcera la séparation entre l’enseignement et la recherche dans le premier cycle universitaire. Elle ne peut en outre qu’entraîner une ponction supplémentaire dans les postes de lycées et collèges. Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP ne sauraient accepter le « déshabillage de Pierre pour mal habiller Paul » et rappellent leur demande de gel de toutes suppressions dans l’éducation nationale et la mise en place d’un plan de recrutement pluri-annuel.
Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP appellent les enseignants à rester vigilants et mobilisés et à porter dans l'action les revendications syndicales concernant notamment la formation des maîtres, les emplois et les postes.
Réponses insuffisantes, la mobilisation continue pour une autre réforme de la formation des enseignants !
Les syndicats enseignants du premier et second degré de la FSU (SNES, SNUipp, SNEP, SNUEP), suite aux déclarations de F.Fillon, constatent qu’une nouvelle fois, le gouvernement est obligé de tenir compte des mobilisations qui se mènent depuis des mois dans l’enseignement.
En matière de formation des maîtres, il est contraint de reconnaître le bien fondé des critiques et des revendications des personnels. Cependant ses déclarations restent imprécises, ambigües et ne sont pas de nature à nous rassurer même si elles constituent une ouverture possible.
En matière de formation des maîtres, F. Fillon a proposé un caractère expérimental aux maquettes 2009, la possibilité de les revoir en 2010 et l’installation rapide d’une commission nationale de suivi de la formation. Il reconnaît implicitement que la méthode et le temps pour mettre en œuvre cette réforme ne sont pas bons. Ce qui semble être reconnu maintenant pour les maquettes doit l’être de la même façon pour les concours qui n’ont pas fait l’objet de concertation suffisante et dont les textes réglementaires ne sont pas parus. Leur application doit être repoussée d’un an pour permettre une véritable concertation.
Le gouvernement ne répond toujours pas à l’exigence de prérecrutements.
Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP prennent acte avec intérêt de la reconnaissance par le premier ministre de la nécessité d’un temps de formation professionnelle post-concours, pendant l'année de stage. Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP ne se contenteront pas d’un ersatz de formation, limité à un simple accompagnement sur le terrain avec un enseignant expérimenté. Ils estiment que cette première année d’exercice du métier doit se faire en alternance entre la responsabilité d’une classe pour moitié du temps de service et la poursuite de la formation professionnelle avec l’intervention de l’IUFM.
L’annonce de l’arrivée de plus de 400 postes d’agrégés dans le supérieur prouve que les suppressions de postes qui y étaient prévues n’étaient pas justifiées. Mais cette décision, qui se fera en lieu et place de postes d’enseignants chercheurs, renforcera la séparation entre l’enseignement et la recherche dans le premier cycle universitaire. Elle ne peut en outre qu’entraîner une ponction supplémentaire dans les postes de lycées et collèges. Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP ne sauraient accepter le « déshabillage de Pierre pour mal habiller Paul » et rappellent leur demande de gel de toutes suppressions dans l’éducation nationale et la mise en place d’un plan de recrutement pluri-annuel.
Le SNES, le SNUipp, le SNEP et le SNUEP appellent les enseignants à rester vigilants et mobilisés et à porter dans l'action les revendications syndicales concernant notamment la formation des maîtres, les emplois et les postes.
Qu'est-ce qu'on rigole avec Valérie Pécresse!
Ce que le majordome a entendu 27.02.09
Valérie :"Ah oui, bonjour messieurs les syndicats, mais vous n'êtes pas tous là, je crois, attendez, on fait l'appel,un deux trois.... Il est où le SNESUP? Sa grand-mère est malade, d'accord. Mais dis-lui qu'il vient mardi sans faille car c'est l'interro, hein? Voilà alors on se met au travail. Qui va au tableau en premier?
(quelques heures plus tard)
Vous voyez, ce n'était pas si difficile à comprendre! Tous ces malentendus, on aurait pu les éviter. Oui, d'accord il y avait sans doute aussi des maladresses de rédaction, j'avais peut être un peu surestimé votre niveau, enfin peu importe, là on fait du progrès...
Pardon? La question de la formation des enseignants? Je savais que j'avais oublié quelque chose! ça m'arrive tout le temps maintenant, vous savez avec les enfants et ma mère je perds un peu la tête. Ben écoutez, je n'y ai pas du tout réfléchi ces dernières semaines,ça a été un peu le bazar. Je vous dirai cela mardi, euh non, non, jeudi. Oui, jeudi, il me faut jusqu'à jeudi pour savoir à quel point Nicolas a la trouille, non, enfin je veux dire pour mettre à plat des nouvelles dispositions disposant vos préoccupations et se préoccupant de vos dispositions, vous voyez que c'est compliqué d'être ministre.
A mardi donc, et relisez bien les textes!"
John Mullen
Valérie :"Ah oui, bonjour messieurs les syndicats, mais vous n'êtes pas tous là, je crois, attendez, on fait l'appel,un deux trois.... Il est où le SNESUP? Sa grand-mère est malade, d'accord. Mais dis-lui qu'il vient mardi sans faille car c'est l'interro, hein? Voilà alors on se met au travail. Qui va au tableau en premier?
(quelques heures plus tard)
Vous voyez, ce n'était pas si difficile à comprendre! Tous ces malentendus, on aurait pu les éviter. Oui, d'accord il y avait sans doute aussi des maladresses de rédaction, j'avais peut être un peu surestimé votre niveau, enfin peu importe, là on fait du progrès...
Pardon? La question de la formation des enseignants? Je savais que j'avais oublié quelque chose! ça m'arrive tout le temps maintenant, vous savez avec les enfants et ma mère je perds un peu la tête. Ben écoutez, je n'y ai pas du tout réfléchi ces dernières semaines,ça a été un peu le bazar. Je vous dirai cela mardi, euh non, non, jeudi. Oui, jeudi, il me faut jusqu'à jeudi pour savoir à quel point Nicolas a la trouille, non, enfin je veux dire pour mettre à plat des nouvelles dispositions disposant vos préoccupations et se préoccupant de vos dispositions, vous voyez que c'est compliqué d'être ministre.
A mardi donc, et relisez bien les textes!"
John Mullen
vendredi 27 février 2009
communiqué SNESUP 27 février
LE GOUVERNEMENT CONCEDE DE PREMIERS RECULS NON DENIES DE MANOEUVRES
Depuis des mois, le SNESUP porte des revendications reprises par des collectifs, des assemblées générales partout en France. Le fait que le gouvernement semble consentir à la réécriture de la version initiale de son décret et qu’il ait annoncé le gel des suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur pour 2010 et 2011 est à l’actif indéniable du syndicalisme de lutte que nous portons.
La formidable détermination des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche a contraint le gouvernement à de premiers reculs sur certains aspects du statut des enseignants-chercheurs. C’est un premier succès pour les revendications portées par le SNESUP et la communauté universitaire en lutte.
Le gouvernement a mis en scène un spectacle : celui de sa disponibilité à discuter avec des organisations complaisantes. Ce n'est pas nouveau dans la stratégie de communication de Valérie Pécresse et du gouvernement.
Le SNESUP mesure les avancées, dénoncera les tentatives de régression et engagera toutes ses forces pour consolider les premières et contrecarrer les secondes, fidèle en cela à ses responsabilités de première organisation syndicale et à sa conception du syndicalisme.
Mais le compte n’y est pas au regard du socle revendicatif porté par la mobilisation. Le refus du gouvernement d'apporter des réponses précises et chiffrées sur l'emploi statutaire (au moment où se profilent à nouveau 1000 suppressions d'emplois dans la recherche au budget pour 2010-2013), sur le dossier central de la formation des enseignants –incluant le moment et les contenus de concours–, sur la revitalisation des organismes de recherche... appelle l'intensification des initiatives de grève et de manifestations, en particulier les 5 et 11 mars prochains.
La crise actuelle témoigne du désaveu des orientations et de la faillite des méthodes du gouvernement, qui a ignoré et ignore encore toutes les instances collectives représentatives (CNESER, CoNRS, CTPU), au profit de la CPU et d'une stratégie de communication. Les propositions de la seule CPU ne reflètent en rien celles portées par la communauté universitaire. Cela aussi doit changer. Le SNESUP exige des réponses claires aux questions transmises au gouvernement le 26 février et
réitère sa demande d’un CNESER plénier dans les plus brefs délais. Le SNESUP examinera avec attention les nouveaux éléments fournis par le gouvernement. Il construira sa réaction en liaison avec les assemblées générales et les collectifs mobilisés.
Paris, le 27 février 2009
Depuis des mois, le SNESUP porte des revendications reprises par des collectifs, des assemblées générales partout en France. Le fait que le gouvernement semble consentir à la réécriture de la version initiale de son décret et qu’il ait annoncé le gel des suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur pour 2010 et 2011 est à l’actif indéniable du syndicalisme de lutte que nous portons.
La formidable détermination des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche a contraint le gouvernement à de premiers reculs sur certains aspects du statut des enseignants-chercheurs. C’est un premier succès pour les revendications portées par le SNESUP et la communauté universitaire en lutte.
Le gouvernement a mis en scène un spectacle : celui de sa disponibilité à discuter avec des organisations complaisantes. Ce n'est pas nouveau dans la stratégie de communication de Valérie Pécresse et du gouvernement.
Le SNESUP mesure les avancées, dénoncera les tentatives de régression et engagera toutes ses forces pour consolider les premières et contrecarrer les secondes, fidèle en cela à ses responsabilités de première organisation syndicale et à sa conception du syndicalisme.
Mais le compte n’y est pas au regard du socle revendicatif porté par la mobilisation. Le refus du gouvernement d'apporter des réponses précises et chiffrées sur l'emploi statutaire (au moment où se profilent à nouveau 1000 suppressions d'emplois dans la recherche au budget pour 2010-2013), sur le dossier central de la formation des enseignants –incluant le moment et les contenus de concours–, sur la revitalisation des organismes de recherche... appelle l'intensification des initiatives de grève et de manifestations, en particulier les 5 et 11 mars prochains.
La crise actuelle témoigne du désaveu des orientations et de la faillite des méthodes du gouvernement, qui a ignoré et ignore encore toutes les instances collectives représentatives (CNESER, CoNRS, CTPU), au profit de la CPU et d'une stratégie de communication. Les propositions de la seule CPU ne reflètent en rien celles portées par la communauté universitaire. Cela aussi doit changer. Le SNESUP exige des réponses claires aux questions transmises au gouvernement le 26 février et
réitère sa demande d’un CNESER plénier dans les plus brefs délais. Le SNESUP examinera avec attention les nouveaux éléments fournis par le gouvernement. Il construira sa réaction en liaison avec les assemblées générales et les collectifs mobilisés.
Paris, le 27 février 2009
Le mouvement ses universités peut gagner
La situation du mouvement change tous les jours. Aujourd'hui, V Pécresse a discuté avec les présidents d'université et avec certains syndicats. Le plus grand syndicat des enseignants chercheurs, le SNESUP, a réfusé de se rendre à la réunion, tant qu'il n'y avait pas un engagement beaucoup plus clair de revenir sur les "réformes" contestées.
Suit à la réunion, les présidents d'université semble lâcher le mouvement (en fait ils n'avaient pas vraiment rallié le mouvement, ils avaient simplement émis des critiques du gouvernement sous la pression de la révolte). Il faut dire que les présidents verraient leur salaire doubler si le plan Pécresse était mis en place!
Le gouvernement a peur, il faut continuer.
Suit à la réunion, les présidents d'université semble lâcher le mouvement (en fait ils n'avaient pas vraiment rallié le mouvement, ils avaient simplement émis des critiques du gouvernement sous la pression de la révolte). Il faut dire que les présidents verraient leur salaire doubler si le plan Pécresse était mis en place!
Le gouvernement a peur, il faut continuer.
Pour des listes unies de la gauche radicale lors des élections éuropéennes
Si j'étais radicalement de désaccord avec la tactique manoeuvrière de ces personnes lors du congrès fondateur du NPA, leurs arguments concernant le besoin de listes unies pour les élections européennes son justes et bien exprimées. Voici leur texte.
Texte des trois membres du NPA :
En juin, à l'instant même où les citoyens de l'Union européenne se verront convoqués aux urnes, la crise du capitalisme aura déjà produit des centaines de milliers de nouveaux chômeurs, des fermetures d'entreprises et des délocalisations en série, des régressions sociales et des dégradations dramatiques des conditions d'existence du plus grand nombre.
Les profits faramineux de ces actionnaires dont l'avidité a placé la planète tout entière au bord d'une catastrophe, mais qui n'en continuent pas moins à s'enrichir cyniquement, ne seront jamais apparus si insolents. La construction libérale de l'Europe ne pourra plus dissimuler sa totale vacuité, nul ne s'aventurant plus à défendre l'idée que la "concurrence non faussée", l'autorégulation des marchés ou l'indépendance consentie aux banques centrales puissent, d'une quelconque manière, conduire à une "mondialisation heureuse".
Ici même, face à un régime de plus en plus oligarchique dans sa pratique, la colère aura encore grandi, pouvant à tout moment se transformer en une explosion, dont la situation aux Antilles peut être un signe précurseur.
L'exaspération populaire, l'angoisse qui saisit la société, l'ampleur d'une attente sociale, qui vient de faire descendre 2,5 millions de travailleurs dans la rue le 29 janvier, demeurent toutefois orphelines d'une perspective politique. Rarement, le besoin d'une réponse de gauche, plus précisément de cette gauche qui n'a pas renoncé à contester la domination destructrice du capital, se sera-t-il fait à ce point sentir.
Englué dans son soutien au traité de Lisbonne, qui grave dans le marbre des orientations dont la faillite n'est plus discutable, le Parti socialiste se montre durablement incapable de porter une alternative à la hauteur du moment historique présent. C'est la raison pour laquelle il importe tant de renouer le fil brisé du rassemblement de la gauche du "non", qui avait conduit au succès que l'on sait la campagne de 2005 contre le traité constitutionnel européen.
Au printemps, c'est notre conviction, une nouvelle offre radicale doit voir le jour, porteuse d'une ambition majoritaire au sein de la gauche, commençant de ce fait à changer la donne politique, se faisant l'écho des recompositions qui s'amorce sur notre continent. D'un même mouvement, des millions d'hommes et de femmes doivent pouvoir émettre un vrai vote de gauche. Sanctionner la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d'un patronat de combat. Prolonger politiquement les mouvements sociaux. Défendre les mesures d'urgence anticapitalistes qui s'imposent pour protéger le monde du travail des retombées de la tourmente financière. Dessiner les contours d'une autre Europe, au service de peuples qui récupéreraient enfin leur souveraineté, plaçant la satisfaction des besoins sociaux au coeur des politiques publiques, se réappropriant le système bancaire et le crédit, redistribuant audacieusement les richesses au moyen d'une harmonisation sociale et fiscale, stoppant les privatisations pour réhabiliter les services publics, instaurant une planification écologique afin de lutter contre la dévastation menaçante de notre cadre de vie, défendant une démarche de paix par la rupture avec le bellicisme de l'Otan.
Aucune des composantes de la gauche de gauche ne peut, isolément, porter ce programme avec la crédibilité suffisante. Le risque est même que leur concurrence absurde n'aboutisse à les priver toutes d'une représentation au Parlement de Strasbourg. Voilà pourquoi nous ne renonçons pas à faire prévaloir la raison sur les calculs à courte vue.
Nous ne pouvons nous satisfaire des faux prétextes ou des arguments de circonstance qui conduisent immanquablement à briser l'unité, donc à détruire tout espoir à gauche. S'il faut, bien sûr, un front durable de la gauche de combat, dans les luttes comme dans les élections, autant ne pas louper la première marche et commencer à le bâtir à l'occasion du rendez-vous d'importance qui se présente. Le NPA doit faire le pari dynamique que les approches divergentes de la question des alliances gouvernementales à conclure dans le futur se clarifieront à la chaleur des expériences réalisées en commun.
Rien n'est encore joué. A l'heure où vont s'ouvrir les discussions sur la mise en place d'un front de gauche, il importe que se fasse entendre partout la voix de celles et ceux, engagés dans des partis ou simples citoyens, acteurs sociaux ou militants de terrain, qui ne veulent pas que soit une nouvelle fois sacrifiée la possibilité qu'une autre gauche émerge enfin dans ce pays. Nous serons à leurs côtés...
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Alain Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet sont membres du NPA.
Et voici un autre texte d'un militant et ami de Saint Denis
Texte de Colin F
L'unité, pour quoi faire ? Cette question légitime est souvent posée par ceux qui pensent d'abord à savoir s'ils pourraient en tirer un avantage, ou pas. Le PCF n'a pas "intérêt" à reconnaître les communistes unitaires et les autres forces de la gauche radicale qui le "concurrencent" dans l'espace politique à la gauche du PS. Le NPA qui a le vent en poupe pense marginaliser le reste de la gauche radicale et se voit en opposant unique à la social-démocratie.
Je pense au contraire que la gauche révolutionnaire devrait se lancer dans la bataille pour l'unité des anticapitalistes, sans poser des conditions inutiles. Le PCF risque de reprendre ses vieilles habitudes d'alliances électoralistes avec le PS au lendemain d'une campagne unitaire aux Européennes ? Eh bien, qu'il le fasse et qu'il se discrédite aux yeux des militants qui auront fait une campagne unitaire enthousiasmante. La campagne ne se fera pas sur des bases clairement révolutionnaires ? Que les révolutionnaires y participent sur des bases communes en faisant entendre leur propre voix.
Il est d'une évidence que seuls les sectaires et les bureaucrates ignorent qu'une campagne unitaire mobiliserait des forces importantes allant bien au-delà des membres du PCF, du PG, de la Fédération et du NPA, et que les révolutionnaires de par leur sérieux et leur savoir-militer y trouveraient un terrain extraordinaire pour populariser leurs idées et recruter de nouveaux militants. Elle aurait une dynamique sans commune mesure avec une campagne isolée, qui de plus est nécessairement menée autant contre les concurrents à gauche que contre la droite.
Texte des trois membres du NPA :
En juin, à l'instant même où les citoyens de l'Union européenne se verront convoqués aux urnes, la crise du capitalisme aura déjà produit des centaines de milliers de nouveaux chômeurs, des fermetures d'entreprises et des délocalisations en série, des régressions sociales et des dégradations dramatiques des conditions d'existence du plus grand nombre.
Les profits faramineux de ces actionnaires dont l'avidité a placé la planète tout entière au bord d'une catastrophe, mais qui n'en continuent pas moins à s'enrichir cyniquement, ne seront jamais apparus si insolents. La construction libérale de l'Europe ne pourra plus dissimuler sa totale vacuité, nul ne s'aventurant plus à défendre l'idée que la "concurrence non faussée", l'autorégulation des marchés ou l'indépendance consentie aux banques centrales puissent, d'une quelconque manière, conduire à une "mondialisation heureuse".
Ici même, face à un régime de plus en plus oligarchique dans sa pratique, la colère aura encore grandi, pouvant à tout moment se transformer en une explosion, dont la situation aux Antilles peut être un signe précurseur.
L'exaspération populaire, l'angoisse qui saisit la société, l'ampleur d'une attente sociale, qui vient de faire descendre 2,5 millions de travailleurs dans la rue le 29 janvier, demeurent toutefois orphelines d'une perspective politique. Rarement, le besoin d'une réponse de gauche, plus précisément de cette gauche qui n'a pas renoncé à contester la domination destructrice du capital, se sera-t-il fait à ce point sentir.
Englué dans son soutien au traité de Lisbonne, qui grave dans le marbre des orientations dont la faillite n'est plus discutable, le Parti socialiste se montre durablement incapable de porter une alternative à la hauteur du moment historique présent. C'est la raison pour laquelle il importe tant de renouer le fil brisé du rassemblement de la gauche du "non", qui avait conduit au succès que l'on sait la campagne de 2005 contre le traité constitutionnel européen.
Au printemps, c'est notre conviction, une nouvelle offre radicale doit voir le jour, porteuse d'une ambition majoritaire au sein de la gauche, commençant de ce fait à changer la donne politique, se faisant l'écho des recompositions qui s'amorce sur notre continent. D'un même mouvement, des millions d'hommes et de femmes doivent pouvoir émettre un vrai vote de gauche. Sanctionner la sainte-alliance du pouvoir sarkozyste et d'un patronat de combat. Prolonger politiquement les mouvements sociaux. Défendre les mesures d'urgence anticapitalistes qui s'imposent pour protéger le monde du travail des retombées de la tourmente financière. Dessiner les contours d'une autre Europe, au service de peuples qui récupéreraient enfin leur souveraineté, plaçant la satisfaction des besoins sociaux au coeur des politiques publiques, se réappropriant le système bancaire et le crédit, redistribuant audacieusement les richesses au moyen d'une harmonisation sociale et fiscale, stoppant les privatisations pour réhabiliter les services publics, instaurant une planification écologique afin de lutter contre la dévastation menaçante de notre cadre de vie, défendant une démarche de paix par la rupture avec le bellicisme de l'Otan.
Aucune des composantes de la gauche de gauche ne peut, isolément, porter ce programme avec la crédibilité suffisante. Le risque est même que leur concurrence absurde n'aboutisse à les priver toutes d'une représentation au Parlement de Strasbourg. Voilà pourquoi nous ne renonçons pas à faire prévaloir la raison sur les calculs à courte vue.
Nous ne pouvons nous satisfaire des faux prétextes ou des arguments de circonstance qui conduisent immanquablement à briser l'unité, donc à détruire tout espoir à gauche. S'il faut, bien sûr, un front durable de la gauche de combat, dans les luttes comme dans les élections, autant ne pas louper la première marche et commencer à le bâtir à l'occasion du rendez-vous d'importance qui se présente. Le NPA doit faire le pari dynamique que les approches divergentes de la question des alliances gouvernementales à conclure dans le futur se clarifieront à la chaleur des expériences réalisées en commun.
Rien n'est encore joué. A l'heure où vont s'ouvrir les discussions sur la mise en place d'un front de gauche, il importe que se fasse entendre partout la voix de celles et ceux, engagés dans des partis ou simples citoyens, acteurs sociaux ou militants de terrain, qui ne veulent pas que soit une nouvelle fois sacrifiée la possibilité qu'une autre gauche émerge enfin dans ce pays. Nous serons à leurs côtés...
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Alain Faradji, Catherine Jouanneau et Christian Picquet sont membres du NPA.
Et voici un autre texte d'un militant et ami de Saint Denis
Texte de Colin F
L'unité, pour quoi faire ? Cette question légitime est souvent posée par ceux qui pensent d'abord à savoir s'ils pourraient en tirer un avantage, ou pas. Le PCF n'a pas "intérêt" à reconnaître les communistes unitaires et les autres forces de la gauche radicale qui le "concurrencent" dans l'espace politique à la gauche du PS. Le NPA qui a le vent en poupe pense marginaliser le reste de la gauche radicale et se voit en opposant unique à la social-démocratie.
Je pense au contraire que la gauche révolutionnaire devrait se lancer dans la bataille pour l'unité des anticapitalistes, sans poser des conditions inutiles. Le PCF risque de reprendre ses vieilles habitudes d'alliances électoralistes avec le PS au lendemain d'une campagne unitaire aux Européennes ? Eh bien, qu'il le fasse et qu'il se discrédite aux yeux des militants qui auront fait une campagne unitaire enthousiasmante. La campagne ne se fera pas sur des bases clairement révolutionnaires ? Que les révolutionnaires y participent sur des bases communes en faisant entendre leur propre voix.
Il est d'une évidence que seuls les sectaires et les bureaucrates ignorent qu'une campagne unitaire mobiliserait des forces importantes allant bien au-delà des membres du PCF, du PG, de la Fédération et du NPA, et que les révolutionnaires de par leur sérieux et leur savoir-militer y trouveraient un terrain extraordinaire pour populariser leurs idées et recruter de nouveaux militants. Elle aurait une dynamique sans commune mesure avec une campagne isolée, qui de plus est nécessairement menée autant contre les concurrents à gauche que contre la droite.
jeudi 26 février 2009
Rassemblement 27 février
RASSEMBLEMENT VENDREDI 27 FEVRIER - 10 h
devant le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
21, rue Descartes - 75005 - PARIS
Soyons nombreux pour porter nos revendications.
Bien cordialement.
Jean FABBRI
Secrétaire Général
Syndicat National de l'Enseignement Supérieur
devant le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
21, rue Descartes - 75005 - PARIS
Soyons nombreux pour porter nos revendications.
Bien cordialement.
Jean FABBRI
Secrétaire Général
Syndicat National de l'Enseignement Supérieur
Communiqué du Syndicat national de l'enseignement supérieur 26 février
Le SNESUP Refuse de se rendre aux négociations tant que le gouvernement n'ait pas pris des engagements plus clairs. Voici le communiqué du sori du 26 février.
COMMUNIQUE
La détermination des personnels et des étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche est exceptionnelle. Le gouvernement n’a pas pris la mesure de la volonté des enseignants du supérieur, des chercheurs et des personnels techniques, des bibliothèques et de l’administration, de pouvoir exercer pleinement leurs missions de recherche et de formation. L’intervention du premier ministre, mercredi 25 février, marque une inflexion non exempte de
calculs. D’une part, le premier ministre répond à la marge aux revendications clairement formulées par le SNESUP, l’Intersyndicale et la coordination nationale des universités. D’autre part, en ayant choisi de rencontrer la seule CPU ce mercredi, il refuse d’entendre ceux qui portent réellement les revendications et aspirations des personnels et sont en capacité de négocier.
Le SNESUP, soucieux d’ouvrir des voies de progrès et des avancées réelles, communique ce jour un ensemble de questions relatives aux quatre grands axes revendicatifs de la communauté universitaire. Il appelle les personnels à amplifier partout sous toutes les formes les actions de grève et de manifestations pour voir enfin apporter à leurs revendications des réponses satisfaisantes. Dans ce cadre, il appelle à se rassembler devant le ministère vendredi 27 février à 10 heures.
En matière d’emplois, de formation et de recrutement des enseignants du premier et du second degrés, nos exigences – l’intervention du premier ministre l’a confirmé – débordent du cadre du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.
L’ampleur de la crise dans les établissements d’enseignement supérieur, dans les organismes de recherche, appelle des réponses précises à nos questions. Le SNESUP interpelle le premier ministre pour qu’il s’engage dans cette voie. Les conditions requises pour que le SNESUP participe à des négociations ne sont pas remplies. Il attend du gouvernement des engagements concrets à la hauteur des revendications portées par la mobilisation. Le gouvernement, de manière solidaire, ministre de l’éducation nationale, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, premier ministre, doit répondre avec précision aux interpellations suivantes qui complètent les plateformes intersyndicales et de la coordination nationale des universités.
C’est au vu de ces réponses globales, précises et chiffrées que le SNESUP, en convergence avec des organisations syndicales, collectifs et associations, pourra prendre la décision d’engager des négociations avec le pouvoir public le moment venu. Le SNESUP y est prêt.
Quelques questions relatives aux grands axes revendicatifs de la communauté
universitaire.
A/ La formation et le recrutement des enseignants
1. Maintien des concours en l’état pour la session 2010 ;
2. Réaffirmation des rôle et missions des IUFM et de leur potentiel de formation ;
3. Remise à plat globale du dispositif articulant les formations disciplinaires,
professionnelles et les concours de recrutement pour les sessions 2011 et suivantes. Mise en débat de la place du concours et de son contenu. Mise en place d’un dispositif de soutien financier aux étudiants et de pré-recrutements ;
4. Discussion sur les dispositifs transitoires dans l’attente d’une mise en oeuvre complète du dispositif ;
5. Mise en place d’un réel cadrage national de la formation.
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur – FSU 78, rue du Faubourg Saint-Denis – 75010 – PARIS
sg@snesup.fr – Tél. : 01. 44. 79. 96. 21. – 06.59.12.69.81 –Fax : 01. 42. 46. 26. 56.
…/…
B/ Le décret statutaire
1.
Prise en compte de l’ensemble des tâches dans les services et refus de la modulation ;
2.
Maintien du rôle du CNU, majoritairement élu, dans la gestion des carrières, des
congés sabbatiques et des promotions ;
3.
Gestion nationale des emplois ;
4.
Révision et accélération de la carrière des maîtres de conférences avec fluidité accrue
du passage vers la hors-classe. Suppression du barrage PR2 vers PR1 ;
5.
Maximum réglementaire de 150 h équivalent TD de service d’enseignement, avec
TP=TD. Allégement de services systématiques pour les maîtres de conférences
nouvellement recrutés ;
6.
Mise en extinction de la logique des primes au bénéfice d’avancements accélérés ;
dans une phase transitoire, attribution des PEDR par les sections du CNU.
7.
Remise en cause des dispositifs de recrutement des enseignants-chercheurs ;
8.
Ces dispositions impliquent de revenir sur la loi LRU.
C/ Les moyens et l’emploi
1.
Rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, non pas en CDI sur la base
d’une enveloppe budgétaire, mais en postes statutaires à partir du 1er juillet 2009 ;
2.
Rétablissement des 130 emplois de chargés de recherche supprimés au titre des
chaires ;
3.
Discussion d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires ;
4.
Mesures favorisant la transformation d’emplois de PRAG docteurs et qualifiés en
maîtres de conférences sans perte du potentiel d’enseignement ;
5.
Révision globale du système d’affectation des moyens d’Etat aux universités (système
SYMPA).
D/ La recherche
1.
Retrait du projet de contrat doctoral et élaboration d’un texte garantissant tous les
droits des docteurs et favorisant leur insertion ;
2.
Rétablissement des missions des organismes de recherche en tant qu’opérateurs.
Revitalisation du mode d’association sous forme d’UMR entre universités et
organismes de recherche ;
3.
Transformation du rôle et de la composition de l’AERES ; reversement des crédits de
l’ANR aux universités et organismes ;
4.
Financements majoritairement récurrents, fortement réévalués et n’impliquant pas
d’emplois précaires ;
5.
Rétablissement et revitalisation du comité national de la recherche sur des bases
largement élues pour les élaborations prospectives de la recherche.
Manifestation étudiants et enseignants-chercheurs à Toulouse 26 février - photos
Trop malade pour me rendre à Paris pour la manifestation, je me suis satisfait de la manifestation à Toulouse, qui était super. Les tracts du NPA, PCF et Alternative Libertaire faisaient le lien avec les autres luttes en cours en Guadeloupe et ailleurs.
Les photos sont ici
Les photos sont ici
Déclaration de "Sauvons l'université" 26 février
Après des mois de surdité et d’aveuglement, le communiqué de presse du premier Ministre en date du 25 février 2009 marque une reconnaissance, tardive et biaisée, de l’ampleur des revendications de la communauté universitaire. Nous attendons encore que ce nouveau discours donne un contenu explicite aux termes qu’il met en avant : « fonctionnement collégial », « transparence », « équilibre » demeurent pour l’instant des formules incantatoires.
Nous prenons acte de l’engagement de réécriture entière du décret statutaire des enseignants-chercheurs. Nous rappelons cependant que le cadre de négociation exigé par la communauté suppose le retrait de ce projet de décret et de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ainsi que la restitution des postes supprimés en 2009 et le retrait du projet de contrat doctoral. Nous rappelons également que l’arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche constitue une revendication impérative de la communauté. Nous rappelons enfin que l’adoption d’un nouveau cadre législatif pour l’enseignement supérieur et la recherche permettant un rééquilibrage des pouvoirs au sein des établissements est aujourd’hui une exigence unanime de tous les acteurs de la coordination nationale des universités.
La réforme de la formation et du recrutement des enseignants ne fait ici l’objet que de déclarations vagues : la mise en place d’un « comité de suivi » ne saurait satisfaire la demande réitérée de retrait de la réforme ; le « temps de formation complémentaire pendant l’année de stage » demeure pour l’instant dans le flou le plus total (articulation entre le temps d’enseignement et la « formation complémentaire », rémunération).
L’annonce du gel des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs en 2010 et 2011 et de la compensation en heures supplémentaires des postes supprimés en 2009 ne résout pas le problème du sous-encadrement des universités en postes administratifs, techniques et d’enseignants-chercheurs. Bien plus, elle annonce la poursuite des suppressions de postes de chercheurs et d’ITA. Elle laisse entière la question du devenir des emplois et du statut des personnels administratifs et techniques. La mise à disposition de professeurs agrégés du second degré ne peut tenir lieu de plan pluriannuel de création de postes d’enseignants-chercheurs. La question d’un “statut étudiant” ne fait en outre l’objet d’aucune proposition.
Enfin, toute réflexion sur la recherche est absente du communiqué : ni les questions de structures (démantèlement des grands organismes), ni celles de statut (contrat doctoral), ni l’articulation entre enseignement et recherche à l’université dès le premier cycle ne sont mentionnées.
Cette timide ouverture engagée par le premier Ministre doit renforcer la vigueur de la mobilisation universitaire. SLU demande que soient abordées en bloc l’ensemble des revendications et que les négociations soient menées dans un cadre interministériel : c’est tout le service public d’enseignement et de recherche qui est concerné. Tant que ces conditions ne sont pas réunies, toute négociation n’est que simulacre : c’est pourquoi SLU ne se rendra pas au rendez-vous proposé par Valérie Pécresse vendredi 27 février.
Nous prenons acte de l’engagement de réécriture entière du décret statutaire des enseignants-chercheurs. Nous rappelons cependant que le cadre de négociation exigé par la communauté suppose le retrait de ce projet de décret et de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants ainsi que la restitution des postes supprimés en 2009 et le retrait du projet de contrat doctoral. Nous rappelons également que l’arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche constitue une revendication impérative de la communauté. Nous rappelons enfin que l’adoption d’un nouveau cadre législatif pour l’enseignement supérieur et la recherche permettant un rééquilibrage des pouvoirs au sein des établissements est aujourd’hui une exigence unanime de tous les acteurs de la coordination nationale des universités.
La réforme de la formation et du recrutement des enseignants ne fait ici l’objet que de déclarations vagues : la mise en place d’un « comité de suivi » ne saurait satisfaire la demande réitérée de retrait de la réforme ; le « temps de formation complémentaire pendant l’année de stage » demeure pour l’instant dans le flou le plus total (articulation entre le temps d’enseignement et la « formation complémentaire », rémunération).
L’annonce du gel des suppressions de postes d’enseignants-chercheurs en 2010 et 2011 et de la compensation en heures supplémentaires des postes supprimés en 2009 ne résout pas le problème du sous-encadrement des universités en postes administratifs, techniques et d’enseignants-chercheurs. Bien plus, elle annonce la poursuite des suppressions de postes de chercheurs et d’ITA. Elle laisse entière la question du devenir des emplois et du statut des personnels administratifs et techniques. La mise à disposition de professeurs agrégés du second degré ne peut tenir lieu de plan pluriannuel de création de postes d’enseignants-chercheurs. La question d’un “statut étudiant” ne fait en outre l’objet d’aucune proposition.
Enfin, toute réflexion sur la recherche est absente du communiqué : ni les questions de structures (démantèlement des grands organismes), ni celles de statut (contrat doctoral), ni l’articulation entre enseignement et recherche à l’université dès le premier cycle ne sont mentionnées.
Cette timide ouverture engagée par le premier Ministre doit renforcer la vigueur de la mobilisation universitaire. SLU demande que soient abordées en bloc l’ensemble des revendications et que les négociations soient menées dans un cadre interministériel : c’est tout le service public d’enseignement et de recherche qui est concerné. Tant que ces conditions ne sont pas réunies, toute négociation n’est que simulacre : c’est pourquoi SLU ne se rendra pas au rendez-vous proposé par Valérie Pécresse vendredi 27 février.
La France - autopsie d'un mythe national
ELGHORBA et la librairie TERRE DES LIVRES
MERCREDI 25 FÉVRIER 19h, à la librairie TERRE DES LIVRES
RENCONTRE-DÉBAT avec Saïd BOUAMAMA
à l'occasion de la parution de :
"La France - Autopsie d'un mythe national", éditions Larousse, 2008.
"L'identité française serait en péril, menacée par la tentation de l'oubli de nos racines, le chant des sirènes de l'étranger, la nouvelle donne d'un islam hexagonal.
Mais qu'est-ce que la France, la nation française? Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui? Et comment devient-on français? Ces questions sont régulièrement au cœur de débats animés sur la "France éternelle",1'"exception française", la citoyenneté, la diversité. Entre contradictions et paradoxes, l'auteur invite à interroger ce qui fonde le lien social. Sans craindre la polémique, il offre au lecteur une analyse fertile sur des notions débordantes d'enjeux."
Saïd Bouamama est socio-économiste. Parallèlement à ses recherches, il est formateur de travailleurs sociaux. Il est notamment l'auteur de La Citoyenneté dans tous ses états: de l'immigration à la nouvelle citoyenneté (L'Harmattan, 2000) et Une mauvaise décolonisation: la France de l'Empire aux émeutes des quartiers populaires (Le Temps des Cerises, 2007).
En partenariat avec l'association ELGHORBA
elghorba@gmail.com
http://elghorba.org/
cco 39 RUE GEORGE COURTELINE
69100 villeurbanne 0665672774
Librairie TERRE DES LIVRES
86, rue de Marseille 69007 Lyon
Tel & fax : 04 78 72 84 22 - http://terre.des.livres.free.fr
Lundi : 13 h-19 h * De 10 h à 19 h du mardi au vendredi * Samedi :10-13 h et 14-19 h
--
MERCREDI 25 FÉVRIER 19h, à la librairie TERRE DES LIVRES
RENCONTRE-DÉBAT avec Saïd BOUAMAMA
à l'occasion de la parution de :
"La France - Autopsie d'un mythe national", éditions Larousse, 2008.
"L'identité française serait en péril, menacée par la tentation de l'oubli de nos racines, le chant des sirènes de l'étranger, la nouvelle donne d'un islam hexagonal.
Mais qu'est-ce que la France, la nation française? Qu'est-ce qu'être français aujourd'hui? Et comment devient-on français? Ces questions sont régulièrement au cœur de débats animés sur la "France éternelle",1'"exception française", la citoyenneté, la diversité. Entre contradictions et paradoxes, l'auteur invite à interroger ce qui fonde le lien social. Sans craindre la polémique, il offre au lecteur une analyse fertile sur des notions débordantes d'enjeux."
Saïd Bouamama est socio-économiste. Parallèlement à ses recherches, il est formateur de travailleurs sociaux. Il est notamment l'auteur de La Citoyenneté dans tous ses états: de l'immigration à la nouvelle citoyenneté (L'Harmattan, 2000) et Une mauvaise décolonisation: la France de l'Empire aux émeutes des quartiers populaires (Le Temps des Cerises, 2007).
En partenariat avec l'association ELGHORBA
elghorba@gmail.com
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--
A grenoble, l'Université prend la Bastille
Vidéo: Nouvelle prise de la Bastille | Campus | Actu
Vidéo de la manifestation Prise de la Bastille à Grenoble cette semaine.
Vidéo de la manifestation Prise de la Bastille à Grenoble cette semaine.
Les étudiants en ordre dispersé derrière les enseignants-chercheurs - Société - Le Monde.fr
Les étudiants en ordre dispersé derrière les enseignants-chercheurs - Société - Le Monde.fr
Article du Monde sur la mobilisation des étudiants ces jours-ci.
Ce n'est pas l'explosion tout de suite, mais pas mal d'étudiants se rendent compte que la mise en concurrence des universités c'est automatiquement les frais d'inscription beaucoup plus élevées (en Angleterre cela tourne autour de 3 000 euros par an, c'est un gouvernement "de gauche" qui a mis cela en place)... d'autres veulent défendre l'indépendance de la recherche. Surtout ils comprennent que si Sarkozy bat les enseignants, les autres travailleurs et les étudiants souffriront par la suite des prochaines attaques.
Article du Monde sur la mobilisation des étudiants ces jours-ci.
Ce n'est pas l'explosion tout de suite, mais pas mal d'étudiants se rendent compte que la mise en concurrence des universités c'est automatiquement les frais d'inscription beaucoup plus élevées (en Angleterre cela tourne autour de 3 000 euros par an, c'est un gouvernement "de gauche" qui a mis cela en place)... d'autres veulent défendre l'indépendance de la recherche. Surtout ils comprennent que si Sarkozy bat les enseignants, les autres travailleurs et les étudiants souffriront par la suite des prochaines attaques.
mercredi 25 février 2009
Enseignants-chercheurs: François Fillon annonce la réécriture du décret , Politique - NouvelObs.com
Enseignants-chercheurs: François Fillon annonce la réécriture du décret , Politique - NouvelObs.com
Dernière minute - le gouvernement recule encore un peu.
Dernière minute - le gouvernement recule encore un peu.
BBC NEWS | UK | Magazine | How do you explain a missing hand to a child?
BBC NEWS | UK | Magazine | How do you explain a missing hand to a child?
En anglais cet article de la BBC concernant une femme qui présente des émissions pour enfants, qui est handicapée. Il y a eu quand même du progrès - un peu - contre les préjugés qui gâchent la vie de bien de personnes handicapées. Il reste du boulot.
En anglais cet article de la BBC concernant une femme qui présente des émissions pour enfants, qui est handicapée. Il y a eu quand même du progrès - un peu - contre les préjugés qui gâchent la vie de bien de personnes handicapées. Il reste du boulot.
Manifestation pour la littérature à Clermont
DANS LE CADRE DE LA LUTTE QU’ILS MENENT
POUR LA SURVIE DE L’UNIVERSITE, DE L’EDUCATION,
DE LA LITTERATURE, DE LA CULTURE, DE LA RECHERCHE
LES ENSEIGNANTS/CHERCHEURS, PERSONNELS, ETUDIANTS
DE L’UNIVERSITE VOUS PROPOSENT UN COURS PUBLIC :
« NICOLAS SARKOZY ET LA LITTERATURE »
« L’autre jour, je m’amusais, on s’amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d’attaché d’administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d’interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu’elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »
Nicolas Sarkozy, 23 Février 2006, Lyon
« Il est significatif et triste de voir un Président considérer un monde où l’on demanderait à la guichetière ce qu’elle pense de La princesse de Clèves comme un repoussoir absurde et kafkaïen – alors que cela pourrait au contraire constituer la visée inspiratrice d’un monde possible éminemment désirable »
Yves Citton, Lire, Interpréter, Actualiser. Pourquoi les études littéraires ?, Paris, Editions Amsterdam, 2007, p.223.
Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d’art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu’ils exercent,
Parce que nous sommes persuadés que la lecture d’un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel,
Parce que nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture la démocratie est morte,
Parce que nous croyons que l’Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence – culturelle ou historique, et non de la répétition du même,
Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d’étudiants et d’enseignants n’est pas seulement de professionnaliser et d’être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,
Parce que nous sommes en grève pour en témoigner,
Nous vous appelons à nous rejoindre dans le combat pour l’avenir de l’école, de l’éducation, de la littérature, de la culture et de la recherche
MANIFESTATION À CLERMONT-FERRAND LE JEUDI 26 FEVRIER DEPART 10 HEURES
DE LA FACULTE DES LETTRES 29, BD GERGOVIA
TOUTES LES INFORMATIONS SUR LA MOBILISATION ET LES ACTIONS DE L’UNIVERSITE BLAISE PASCAL : http://www.ubpmobilisation.com
Antilles : enquête sur le GBH, symbole de la « profitation » - l'Humanite
Antilles : enquête sur le GBH, symbole de la « profitation » - l'Humanite
Cet article dans l'Humanité explique en partie la dictature du profit aux Antilles.
Cet article dans l'Humanité explique en partie la dictature du profit aux Antilles.
Argumentaire - pourquoi la grève des universitaires
A student rebellion catches on | SocialistWorker.org
A student rebellion catches on | SocialistWorker.org
En anglais ces réflexions comiques sur le mouvement étudiant en Angleterre, en solidarité avec Gaza. De Mark Steel.
En anglais ces réflexions comiques sur le mouvement étudiant en Angleterre, en solidarité avec Gaza. De Mark Steel.
mardi 24 février 2009
Radio campus à Jussieu
Radio Campus
Demain -une émission d'une heure, sur le principe de la table ronde, qui réunira M. Fasquelle, J. Lemay de Paris 1 favorable à la réforme Pécresse, un membre de la coord étudiante et un membre de la coord des universités à Jussieu à partir de 9 heures.
Cette émission étant publique et laissant la parole au public pour poser des questions, quelques bonnes volontés parmi les Parisiens ne seraient pas de trop....
Si le coeur vous en dit, RV à
l'amphithéâtre 9 E situé au 1er étage du bâtiment Halle aux farines situé Quai Panhard et Levassor, tout près du pont de Tolbiac et de la BNF.
prise d'antenne effective à 9h00.
Halle aux farines
Université Paris Diderot-Paris7
75205 PARIS CEDEX 13
4entrée piétons :
10 - 16 rue Françoise Dolto
9 - 15 espl. Pierre Vidal-Naquet
Etat des lieux de la grève dans les universités 24 février
Mobilisation dans les universités: le point sur la journée du 24 février
La coordination nationale des universités appelait à une journée de mobilisation "pour informer le grand public", mardi 24 février 2009, suite à sa quatrième réunion vendredi 20 février à Paris-Ouest Nanterre-la-Défense (Paris-X). A Paris, une centaine de personnes se sont réunies cet après-midi pour distribuer des "tracts d'informations" aux alentours du forum des Halles, précise Anne-Lise Nef de SLU. La coordination appelle à une nouvelle journée de manifestations jeudi 26 février.
Des assemblées générales se sont également tenues en ce début de semaine. Selon l'Unef, ils étaient 2 000 à Nantes, 1 200 à Toulouse, 1 000 à Avignon, 900 à Saint-Étienne et 1 000 à Grenoble.
Un certain nombre d'universités en région sont en vacances cette semaine au Havre, à Rouen, à Lille, à Arras, à Amiens, à Tours, à Bordeaux, à Limoges, à Pau, et à Aix-Marseille. En Île-de-France, certains établissements sont partiellement en vacances (l'UVSQ, Paris-III, Paris-IV, Paris-V, Paris-VII, Paris-Dauphine, Paris-X,
Paris-XI, Paris-XIII).
RÉGION PARISIENNE
PARIS-DAUPHINE. Les cours sont interrompus en raison des vacances, la situation est donc "très calme", indique le cabinet de Laurent Batsch, président de l'université Paris-Dauphine. Le conseil d'administration, réuni en formation restreinte, a par ailleurs adopté une motion demandant le retrait du projet de décret sur les
enseignants-chercheurs. La motion rappelle que "l'évaluation des enseignants-chercheurs existe déjà", qu'elle doit "être réalisée par les pairs dans un cadre collégial" et que la modulation des services "doit rester incitative et non pénalisante".
PARIS-XII. Une assemblée générale a réuni environ 300 étudiants, enseignants et Biatoss aujourd'hui, à l'université Paris-XII Val-de-Marne. Elle appelle à poursuivre la grève et à participer à la manifestation de jeudi 26 février. "Si les IUT, les administratifs et quelques UFR sont en vacances, l'université reste perturbée", précise une représentante de l'Unef de l'université. La prochaine AG se
tiendra jeudi avant le départ pour la manifestation. L'université, qui confirme la tenue d'AG, explique qu' "il y a une 'désactivité' sur tout le campus qui est liée à la période de vacances, mais la mobilisation ne faiblit globalement pas". L'université ajoute que si un recensement des grévistes par le biais des composantes est en cours, "les réponses restent très marginales".
PARIS-VIII. Une assemblée générale a réuni entre 300 et 500 personnes (étudiants, enseignants, Biatoss) lundi 23 février, indique l'université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis. Dans une motion adoptée à la quasi unanimité, l'AG demande "la convocation en urgence d'une réunion des 3 conseils de l'université en congrès afin que ceux-ci se prononcent sur les mesures exceptionnelles à prendre dans le contexte
actuel de grève". La prochaine AG devrait se tenir mardi 3 mars.
PARIS-XI. Une grande partie de Paris-Sud (Paris-XI) est en vacances. Cependant, "le président a convoqué le congrès jeudi matin, afin qu'il prenne position sur les projets de réforme", indique Arnaud Le Ny, enseignant-chercheur (Snesup). "Lundi prochain, une assemblée générale est prévue, où se posera la question de la suspension des examens et de leur report au mois de septembre."
OUEST ET CENTRE
RENNES. À l'université Rennes-II Haute-Bretagne, les enseignants et personnels ont voté hier matin la poursuite de la grève jusqu'à jeudi inclus, à l'unanimité moins une abstention (plus de 200 personnes étaient présentes). Une nouvelle AG est prévue jeudi. Un comité d'actions a été créé. Environ 1 600 étudiants, réunis de leurs côtés, ont décidé de poursuivre le blocage de l'université. Une nouvelle AG est prévue mercredi à 12h30. Aujourd'hui, une manifestation a été organisée par les étudiants, qui ont défilé dans le centre-ville de Rennes. Ils ont un moment occupé l'inspection académique d'Ille-et-Vilaine, et ont sorti une partie du mobilier sur le
trottoir. Ils étaient 800 selon l'Unef, 500 selon la préfecture. À Rennes-I, l'AG étudiante a rassemblé une cinquantaine d'étudiants. La manifestation rennaise de jeudi partira à 11 heures de la place de la Gare.
NANTES. Le blocus est reconduit à l'université de Nantes jusqu'à lundi prochain. La décision a été prise lundi 23 février par plus de 2 500 étudiants réunis en assemblée générale. Les étudiants ont également décidé d'organiser différentes actions, telles que des opérations escargots, des manifestations ou des projections de documents dans le cadre de l' "université populaire". La manifestation prévue
aujourd'hui à 15 heures place Bretagne a rassemblé près d'un millier de personnes selon l'Unef (500 selon la police). Plus de 200 enseignants et personnels, réunis hier en AG, ont adopté une motion demandant au président de l'université de Nantes "d'entendre l'exaspération et de voir la mobilisation de ses personnels", et "de
transmettre à la ministre et à sa médiatrice [son] refus de la réforme proposée du statut des enseignants-chercheurs et [son] refus de la masterisation des formations des maîtres telle qu'elle est imposée".
Les enseignants et personnels ont également invité le président de l'université à participer à la prochaine assemblée générale des personnels, lundi 2 mars. Par ailleurs, le Snesup estime que "la mobilisation s'amplifie, puisque l'IUFM et l'IUT de La Roche-sur-Yon hier, et l'École polytechnique aujourd'hui, entrent dans le mouvement"
ANGERS. Une soixantaine de personnes étaient présentes aujourd'hui lors de l'AG des enseignants de l'université d'Angers. Un débat sera organisé demain à 18 heures sur "les réformes de la maternelle à l'université". Un rassemblement est prévu jeudi devant la préfecture.
L'AG étudiante, organisée aujourd'hui à l'UFR lettres, a réuni environ 600 personnes. Le blocage est reconduit jusqu'à mardi, date de la nouvelle AG. En sciences, une AG aura lieu demain. Une manifestation d'étudiants et d'enseignants a rassemblé cet après-midi dans le centre d'Angers environ 500 personnes selon l'Unef. Une nouvelle manifestation est prévue jeudi.
LE MANS. Une AG des personnels et enseignants a réuni plus d'une centaine de personnes ce matin à l'université du Maine, selon le Snesup. Les participants ont adopté à l'unanimité la motion de la coordination nationale des universités . Le blocage total de l'université a été décidé lors des journées d'action (nationales ou
locales). Un comité de mobilisation a été mis en place pour organiser "une université hors les murs": cours pour les étudiants place de la République, conférences pour le grand public, etc. Une nouvelle AG, commune avec les étudiants, aura lieu demain pour organiser la journée d'action prévue jeudi. Aujourd'hui, les étudiants ont organisé une manifestation symbolique "d'enterrement de l'université". Plus de 300 personnes étaient présentes selon l'Unef. Lors de l'AG étudiante de
lundi, qui a réuni environ 500 personnes, toujours selon l'Unef, la grève a été reconduite jusqu'à jeudi. Les étudiants ont décidé de vider les salles de cours de leur mobilier "pour limiter le nombre de cours". Ils ont demandé au président Guillotin de banaliser les cours jusqu'à mercredi, afin de ne pas pénaliser les étudiants absents. Le président a accepté cette demande.
CAEN. La mobilisation qui avait démarré "timidement" avant les vacances, en particulier avec la suspension des cours votée par l'UFR de géographie, commence à prendre de l'ampleur. L'UFR d'histoire a rejoint l'UFR de géographie avec la suspension de ses cours et l'UFR des sciences de l'homme a elle voté la grève des cours. L'UFR des langues vivantes étrangères a décidé de suspendre les cours les jours de mobilisation. Une première assemblée générale s'est tenue sur le campus 1, principal site et campus historique de l'université de Caen, réunissant 600 à 700 étudiants. Une seconde AG de moindre ampleur a réuni une petite centaine d'étudiants en fin d'après-midi sur le campus 2. Une réunion informelle est également organisée ce soir à l'UFR de droit dans une salle qui ne peut contenir plus d'une centaine
d'étudiants. La prochaine manifestation prévue pour le jeudi 26 février devrait partir partir du Campus 1 pour se rendre dans le centre ville de Caen.
VANNES. Une assemblée des trois conseils statutaires de l'UBS (université de Bretagne-Sud) s'est déroulée aujourd'hui, avec pour ordre du jour la réforme de la formation des maîtres, la réforme du système de dotation des universités, la réforme du statut des enseignants-chercheurs. Les réflexions des trois conseils ont été
retransmises en vidéo pour tous les enseignants et enseignants-chercheurs, personnels Biatoss et étudiants désirant y assister, dans trois amphis de Vannes et Lorient. Les cours ont été banalisés pour permettre aux étudiants de suivre la retransmission.
Les personnels ont été libérés également, sous réserve d'assurer un service minimum.
BREST. Une AG en partie commune aux étudiants et aux enseignants de l'UBO (université de Bretagne-Occidentale) a rassemblé près de 300 personnes ce matin. "L'université n'est pas bloquée, mais les étudiants restent mobilisés et une action sera organisée jeudi", indique Noémie Pailler, la responsable de l'Unef à Brest.
ORLÉANS. Une assemblée générale d'enseignants-chercheurs a réuni "une trentaine" de personnes lundi 23 février, indique la présidence de l'université d'Orléans. Une manifestation devrait se tenir jeudi. "Les cours ne sont globalement pas assurés en lettres, à part dans les masters et pour les préparations aux concours. En sciences, certains professeurs font grève, mais il n'y a pas de blocage total. En droit et gestion, les cours semblent assurés."
GRAND SUD OUEST
TOULOUSE. 250 membres du personnel de Toulouse-II (Le Mirail) se sont rassemblés mardi 24 février 2009 lors d'une AG, contre 150 personnes lundi 23, jour de retour de vacances. "Le mouvement ne s'essouffle pas", analyse Hervé Petit, porte-parole de l'intersyndicale du Mirail, "mais il y a beaucoup plus de personnels présents dans les AG d'UFR et de composantes qu'à l'AG de site". "Celle de l'UFR d'histoire a rassemblé 450 personnes dont la moitié d'étudiants", explique le porte-parole. L'intersyndicale a décidé de créer un comité de mobilisation permettant de reprendre l'ensemble des propositions des AG d'UFR. L'AG de site reprend, par exemple, l'idée d'une "nuit festive de l'université" le mardi 3 mars 2009. L'AG de site a également voté "le blocage de toutes les instances centrales" et décidé d'empêcher la tenue du Cevu vendredi 27 février. La grève est votée jusque vendredi 27 février dans toute l'université. Selon Jef, porte-parole de l'Aget-FSE, l'AG a rassemblé entre "800 et 900 étudiants" aujourd'hui au Mirail. Les étudiants se sont ensuite regroupés place du Capitole pour un lâcher de banderoles.
Plusieurs dizaines d'enseignants-chercheurs ont organisé un barrage filtrant de 7h à 9h30 ce mardi 24 février aux portes de l'université Paul-Sabatier (Toulouse-III). "400 à 450 personnels et 250 étudiants se sont réunis en AG", selon Pablo Seban, porte-parole du "comité UPS en lutte". Les étudiants ont également fait un lâcher de banderoles lors de l'inauguration d'une résidence universitaire un peu plus tard
dans la matinée. Jeudi 26 février, "un vote à bulletin secret est prévu dans les secrétariats des UFR pour permettre aux personnels de se prononcer sur la reconduction ou non de la grève". Le même jour, une AG se déroulera dans la matinée.
L'AG qui s'est déroulée ce mardi 24 février, à l'Insa Toulouse a comptabilisé 150 étudiants, selon Romain Mathon, membre du comité de mobilisation. "Ce sont plutôt de bons chiffres car on s'était quitté sur un rassemblement de 200 étudiants avant les vacances", rappelle-t-il. "Nous devons structurer notre mobilisation pour savoir
quelles formes la mobilisation va prendre." De leur côté, les enseignants-chercheurs de l'Insa étaient une quarantaine lors de l'AG d'aujourd'hui.
GRAND SUD EST
MONTPELLIER. Une lecture de poèmes fatrasiques (poésie du non-sens et de l'absurde du Moyen Âge) s'est déroulée ce mardi 24 février, place Jean-Jaurès à Montpellier, à l'initiative du comité de mobilisation des personnels de l'université Montpellier-III (Paul-Valéry) L'AG des étudiants de Montpellier-II de lundi 23 janvier a rassemblé 400 étudiants selon l'Unef et ils étaient 600 aujourd'hui à
Montpellier-III. "La mobilisation reprend timidement après les vacances mais tous les cours n'ont pas encore repris", analyse Tina Biard, présidente de l'Unef Montpellier. "Nous pourrons jauger du futur jeudi lors de la manifestation."
PERPIGNAN. La présidence de l'université de Perpignan Via Domiti accepte le principe d'une journée banalisée jeudi 26 février, de 10h à 15h pour permettre au personnel mobilisé de participer à la manifestation sous le thème "université morte". Un cortège funèbre défilera dans les rues de Perpignan. Lundi 23 février, un barrage
filtrant et des débrayages des salles de cours ont eu lieu. L'AG rassemblant des étudiants et des personnels a voté la reconduction de la grève dans les termes définis par la dernière coordination nationale des universités. "A l'exception de cours ouverts et de séances d'accueil et d'information des étudiants, il n'y a plus de cours sur le campus de l'université de Perpignan", répond Jean-Louis Olive, directeur du département de sociologie, à la demande du doyen de lettres et sciences humaines de libérer les salles d'audiovisuelles pour la tenue de cours. L'après-midi, une délégation d'enseignants-chercheurs a été reçue en séance plénière du conseil général des Pyrénées-Orientales. Par 25 voix pour et cinq abstentions,
le conseil général a adopté une motion de soutien au mouvement. Le comité de mobilisation de l'université de Perpignan a déjà prévu d'autres actions: projet d'organisation d'un carnaval de l'université le 5 mars, participation à la manifestation parisienne "de la maternelle à l'université" le 10 mars ainsi qu'à la journée nationale interprofessionnelle de grève le 19 mars.
SAINT-ÉTIENNE. Le "blocage fermé de l'université a été adopté à la majorité de l'assemblée générale" qui s'est tenue à Saint-Étienne lundi 23 février (70 contre et 16 abstentions) indique un blog. Ce blocage devait commencer ce matin à 6h45. Il est également prévu une occupation de l'établissement cette nuit. Aujourd'hui aussi, "mardi gras" a été fêté dans le centre de Saint-Etienne et le bonhomme carnaval a été brûlé devant le campus Tréfilerie. L'Université Solidaire (cycle de conférences) devrait débuter demain, mercredi 25 février à 14h. La prochaine AG intersites, étudiants et enseignants, devrait avoir lieu jeudi 26 février à 13h. Une manifestation est programmée ce même jour, à 10h, avec un départ depuis la bourse du
travail.
LYON. Plusieurs assemblées générales se sont tenues entre hier et aujourd'hui 24 février, dans les trois universités lyonnaises, rassemblant entre 150 (à Lyon-III ce jour) et 400 personnes (AG enseignants et étudiants à Lyon-I ce jour), selon les informations transmises par l'Unef Lyon. Selon cette même source, l'IEP serait
bloqué." Des cours en plein air sont programmés demain, mercredi 25 février, donnés par les enseignants des trois universités", indique Juliette Garnier, présidente de l'Unef Lyon, qui précise que quelques cours en plein air (d'enseignants de Lyon-I) devaient également avoir lieu au parc de la tête d'or aujourd'hui. Une manifestation partira jeudi 26 février de la place des terreaux à 14h. Une AG à Lyon-II Bron est programmée le même jour à 10h.
GRENOBLE. Plusieurs assemblées générales d'UFR se sont déroulées hier, lundi 23 février. Elles avaient pour but principal de préparer l'AG interuniversités d'aujourd'hui. "Il y avait environ 1 000 personnes, ce qui est beaucoup pour une reprise après les vacances", indique Gilles Aumjaud, trésorier de l'Unef Grenoble. "Il y avait essentiellement des étudiants", précise Marie-Charlotte Pierre, la
présidente de l'Unef Grenoble. L'AG d'aujourd'hui a voté "en bloc" les quatre motions de la coordination nationale. Elle a également décidé de la mise en place d'une coordination locale qui se réunira demain. "Nous n'avons pas élu de représentants pour l'instant: c'est donc une coordination locale ouverte". L'assemblée générale interU a également validé le dépôt d'un ultimatum au gouvernement. "Si aucune avancée massive n'intervient d'ici le 5 mars, nous durcirons le mouvement", résume Gilles Aumjaud. Les modalités n'ont pas été votées, mais il a été question, au cours de l'AG, "de blocage sur le campus ou en ville
a des endroits stratégiques, d'occupations de locaux, etc." Une manifestation est prévue jeudi.
GRAND EST
BESANÇON. Le Snesup de l'université de Franche-Comté (UFC) fait état ce mardi d'un mouvement de grève "qui se structure" et "s'affermit". Le syndicat, qui indique que les enseignants de l'UFR de lettres ont voté la reconduction de la grève jusqu'au 10 mars, signale par ailleurs "le blocage complet de l'UFR de sciences juridiques,
économiques, politiques et de gestion, et partiel de l'UFR de sciences et techniques". Une manifestation est prévue jeudi 26 février à Besançon.
REIMS. Les personnels et étudiants mobilisés sur le campus Croix-Rouge de l'Urca (université de Reims Champagne-Ardenne) ont diffusé des tracts d'information concernant leurs revendications, ce mardi, place d'Erlon à Reims. Hier midi, une AG réunissant 200 étudiants a voté la reconduction de la grève et la mise en place d'un barrage filtrant pour jeudi matin, jour de manifestation , indique Julien Micelli
(Unef). Par ailleurs, une cinquantaine d'enseignants-chercheurs et quelques personnels Biatoss ont organisé lundi matin leur propre AG, avant d'empêcher la tenue du CA de l'université. Hier, l'AG des personnels a ainsi voté à la quasi-unanimité le maintien du mot d'ordre du 2 février ( l'université s'arrête tant que nous ne se serons pas entendus ), l'appel à la grève administrative totale, la
démission collective des responsabilités pédagogiques et administratives à partir du 5 mars ( si la situation n'a pas évolué ), le maintien d'un contact régulier avec les étudiants , et enfin l'organisation d'une convergence avec les collègues de l'enseignement primaire et secondaire . De plus, l'AG maintient l'exigence d'un
retrait clair et effectif de l'ensemble des décrets contestés, comme préalable à toute négociation .
NANCY-I. Ce mardi 24 février, deux AG se sont tenues à l'UHP, selon François Charoy (Snesup-FSU): l'AG des personnels (enseignants-chercheurs et Biatoss), qui a rassemblé 40 à 50 personnes , a soutenu les motions de la coordination nationale et
appelé à faire grève jusqu'à l'AG du 2 mars . Par ailleurs, une AG unitaire de 150 à 200 personnes (dont une majorité d'étudiants) a voté la grève pour jeudi.
NANCY-II. L'AG d'enseignants-chercheurs de l'université Nancy-II (lettres, sciences humaines) a réuni une cinquantaine de personnes, ce lundi, jour de reprise après les congés de février. Nous préparons pour jeudi une cérémonie de non-remise de maquettes de masters, devant le rectorat , indique Nicolas Gregori (Snesup-FSU). L'AG étudiante menée en parallèle aurait rassemblé de 200 à 250 étudiants , selon
cet enseignant. Effet de la grève administrative, le CA de cet après-midi ne s'est tenu que sur les points urgents .
METZ. Sur le campus de l'Ile de Saulcy, 70 personnels de l'UPV-M (université Paul Verlaine-Metz) se sont réunis en AG d'un côté, une centaine d'étudiants de l'autre. Ce jeudi, nous ferons la synthèse de ces propositions pour décider des actions futures , signale Jean-Baptiste Lanfranchi (Snesup-FSU). L'AG unitaire programmée jeudi devrait être suivie d'une manifestation, émaillée d'oraisons funèbres
devant la mairie de Metz et devant la préfecture de la Moselle .
MULHOUSE. L'UHA (université de Haute-Alsace) sera bloquée, de façon souple, lors de la journée d'action du 26 février , annonce Marie-Claire Vitoux (Snesup-FSU). Une AG unitaire, organisée notamment à l'appel d'une intersyndicale (Autonomesup, Snesup, etc.), a rassemblé aujourd'hui quelque 200 personnes, dont environ 40 enseignants-chercheurs essentiellement issus de lettres et de sciences humaines. La communauté universitaire de l'UHA connaît une forme de grève perlée (par intermittences) depuis le 3 février. Rendez-vous a été donné ce jeudi à 15h, place de la réunion au centre-ville de Mulhouse, pour une lecture simultanée de grands textes littéraires et
politiques intitulée cacophonie textuelle .
STRASBOURG. Un appel à manifester jeudi à Strasbourg [de façon festive] a fait l'objet d'une déclaration commune entre une étudiante (de l'Unef), un enseignant-chercheur et un personnel Biatoss , signale Anne-Véronique Auzet (Snesup-FSU). L'AG d'étudiants de ce mardi aurait réuni entre 800 et 1 000 personnes au Patio de l'université de Strasbourg. Selon le Snesup-FSU, la poursuite de l'occupation diurne
et nocturne du Patio par des étudiants a suscité quelques tensions avec la présidence sur les conditions de sécurité, mais qui sont en passe d'être résolues . Mais alors qu'une extension de cette action serait envisagée, l'Afges (membre de la Fage) dénonce la méthode choisie: les blocages ne pénalisent en réalité que les étudiants ( ), en premier lieu ceux qui auraient souhaité aller en cours .
Le SNESUP refuse l'invitation de Pécresse tant qu'elle ne promet rien
Communiqué du SNESUP
PAS DE FAUX SEMBLANTS POUR SORTIR DE LA CRISE
L’INVITATION DE LA MINISTRE :
[…] J'ai le plaisir de vous confirmer l'invitation de Madame la Ministre pour une réunion des organisations syndicales représentatives siégeant au comité technique paritaire des personnels de statut universitaire (CTPU), destinée principalement à présenter les orientations du travail mené par la médiatrice, Madame Bazy-Malaurie, dans l'objectif d'arrêter de concert les principes devant conduire à la rédaction du nouveau texte du projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs.
Bien entendu, la discussion pourra porter également sur tous les sujets d'intérêt commun que vous souhaiterez aborder dans le cadre de cette rencontre.
Cette réunion se tiendra le vendredi 27 février à 10 h en salle Hubert
Curien, 21 rue Descartes 75005 Paris. […] ...
LA REPONSE DU SNESUP :
[…] En réponse à l’invitation transmise par D. Marchand pour une réunion le vendredi 27 février 2009 à 10 heures, voici notre réaction :
Le SNESUP s’étonne que devant l’ampleur de la crise qui touche le monde universitaire et l’intensité de la mobilisation qui en résulte depuis plusieurs semaines sur tout le territoire national, vous proposiez une simple réunion technique, qui peut passer pour la répétition du CTPU. La contradiction subsiste entre les propos publics que vous tenez et les revendications exprimées par la
mobilisation et par le SNESUP.
Notre organisation vous rappelle avec force que l’attente préalable des collègues est l’annonce explicite du retrait des projets que vous avez rendus publics. Le mouvement de protestation a mis en avant quatre sujets au coeur du débat :
-le retrait du projet de décret statutaire concernant les enseignants-chercheurs ;
-le retrait du projet actuel de mastérisation de la formation des enseignants et de leur recrutement ;
-le rétablissement des emplois supprimés au budget 2009, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires et la révision de la politique d’allocation des moyens ;
-le maintien du rôle des organismes de recherche et l’abandon du nouveau projet de contrat doctoral.
C’est bien sur l’ensemble du dossier que doit porter une réunion qui permettrait de sortir de la crise que votre politique a provoquée et qui associerait toutes les organisations syndicales et les collectifs investis dans le mouvement. Cette sortie de crise suppose qu’une telle réunion se déroule hors des bases pré-contraintes que vous dessinez pour l’heure, à savoir la simple réécriture du décret statutaire par la médiatrice, sans en revoir les principes. Dans ce cadre nouveau, le SNESUP pourrait prendre toute sa place dans les négociations. […]
* * * *
Après quelques jours de pause, plusieurs universités et établissements d'enseignement supérieur ont de nouveau, avec toujours autant de conviction, repris leur place dans l'action. Des milliers de collègues en AG ce lundi et ce mardi à Avignon, Rennes 2, l'INSA de Rennes, Nantes, Strasbourg, Toulouse 2, Lyon… Partout se préparent des initiatives fortes pour la semaine et singulièrement le jeudi 26.
Le SNESUP s'est adressé au premier ministre et à V. Pécresse. (voir sur le site du SNESUP : www.snesup.fr).
Le gouvernement doit entendre nos exigences, sans biaiser sur les revendications et les valeurs que nous portons, ni sur les conditions et les interlocuteurs acceptables pour une sortie du conflit.
Jeudi 26 février : Journée nationale de manifestations
Encore et toujours dans l'action !
Angers : 15 h, Préfecture -
Besançon : 14 h, Place de la révolution vers le rectorat -
Chambéry : 14 h 30, La Sasson
Clermont-
Ferrand : 10 h, départ Site Gergovia, vers la préfecture -
Grenoble : 14 h 30, Place de la gare vers la préfecture -
Lille : 14 h 30, Porte de Paris -
Lyon : 14 h, Place des Terreaux
-Nantes : 15 h, Place de Bretagne -
Montpellier : 14 h 30, Le Peyrou -
Orléans : 10 h, Cathédrale, "Le plus de bruit possible pour que « Pécresse nous entende »
Paris
: 15 h, Port-Royal, Cortège funéraire pour le « Non-enterrement de l'enseignement supérieur et de la recherche » au Panthéon. -
Reims : Présidence vers rectorat -Rennes : 11 h, place de la gare -
Rouen : 14, h St Sever, départ d'une procession jusque la mairie
Toulouse
: 14 h, Place du Capitole - Strasbourg : 15 h (à confirmer) – départ parvis Fac de droit. Manif appel de l’AG étudiante du 24….
Dernière minute : le gouvernement semble se saisir du communiqué de la CPU du 19 février relatif au potentiel d’encadrement des universités. Une opération de transfert d’emplois du secondaire vers le supérieur se préparerait à hauteur de quelques centaines de postes de PRAG. Cela n’est en rien une réponse à nos revendications solidaires, même si cela confirme l’embarras du pouvoir et la justesse de nos revendications. Le SNESUP exige le rétablissement des 1030 emplois supprimés et la programmation pluriannuelle de recrutements sur tous les types d’emplois statutaires (enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, IATOSS, ITA). La question essentielle de l’articulation recherche-formations, au coeur des luttes actuelles, y compris sur le projet de décret statutaire, semblerait balayée dans le dispositif envisagé.
– Site web : www.snesup.fr
Témoignage de la Guadeloupe fin février 2009
Témoignage de Sadi SAINTON, étudiant à l'Université Antilles Guyane en Guadeloupe :
Je vous envoie ce mail un peu long, certes, mais je voudrais vous dire deux ou trois choses, que vous ne voyez pas trop dans les JT de canal+, France Télévision, TF1, M6, LCI... à propos de la grève en Guadeloupe puisque je la vis de l'intérieur. J'espère sincèrement que vous prendrez le temps de lire ces quelques lignes. Lisez tout, si vous le pouvez. Et une partie si c'est trop long. Je tiens au paragraphe en violet car c'est cette question qui m'a poussé à écrire un si long mail, mais je crois que tout comporte son intérêt...
Pourquoi? Parce que j'imagine que vous entendez comme tout le monde les infos et que je les trouve très partielles (et partiales). Parce que je pense qu'il peut y avoir méprise. Vous pouvez diffuser à votre guise .
N.B: Je soutiens cette grève. Ce mail comporte donc une dose de subjectivité, mais je ne fais ni dans la propagande, ni dans le mensonge. Je reste objectif sur des faits dont vous n'entendez probablement pas parler.
Let's go!
En effet, la Guadeloupe connaît depuis bientôt 4 semaines une grève générale contre les profits abusifs (de grâce, cessez de parler de grève contre la vie chère car il ne s'agit pas tout à fait de cela).
Je vais simplement, sans organisation donner quelques faits (j'écris à mesure que ça vient et je m'excuse d'avance des fautes d'orthographe que ma vigilance laissera passer).
Une grève contre la vie chère?
Non. Pas vraiment.
Le collectif qui mène la grève est un ensemble de 49 associations syndicales, politiques, associations de consommateurs et associations culturelles. Elle a déposé (un mois avant le début de la grève générale, et personne n'a jugé bon de s'en préoccuper) un cahier de 146 revendications réparties sur 10 chapitres. Parmi ces chapitres, un (un seul !) concerne la vie chère.
Mais alors qu'est-ce que cette grève?
Le collectif à l'initiative de cette grève s'appelle "LKP" : Lyannaj kont pwofitasyon (C'est du créole). Traduction "alliance contre le vol et les profits abusifs". C'est une mobilisation sans précédant. Le LKP parle de 100 000 personnes dans les rues (sur une population de 460 000, soit près du quart de la population). Au delà de la bataille des chiffres, une chose est sure: c'est historique. C'est la plus grande mobilisation de l'histoire de la Guadeloupe et chaque sortie du LKP crée un nouveau record. Depuis une semaine, la Martinique emboîte le pas, la Réunion depuis deux jours, et la Guyane s'y prépare.
Qu'est-ce que la "pwofitasyon"?
Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux ami).
La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est plus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné.
L'exemple type, est celui des enfants dans la cour de récréation d'une école primaire. Les "grands" de CM2 peuvent exercer dans la cour des "pwofitasyon" sur les "petits" de CP, qui n'auront que leurs yeux pour pleurer. (N'est-ce pas mignon, notre chère et tendre enfance ?)
Les domaines de "pwofitasyon" sont multiples chez nous:
Le constat est le suivant. En Guadeloupe, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en France et donc parmi les plus élevés d'Europe et du monde. On constate (pour les mêmes enseignes et les mêmes produits) des écarts de plus de 100% que l'éloignement (il faut bien payer le transport) n'explique pas (exemple : 84% sur les pâtes alimentaires). Selon tous les experts, après analyse de la chaîne, de la production au caddie du consommateur, en passant par le transport, le surcoût par rapport à l'hexagone ne devrait pas dépasser 10%. Les différences de prix constatées ressemblent donc fortement à.... du vol organisé.
Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP :
-L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des plus chère au monde. Il y a une crise internationale qui a fait exploser le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne le conteste.
-Le LKP a présenté à l'Etat son expertise des méthodes de fixation des prix, résultat : tout le monde est d'accord sur le constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le secrétaire d'Etat aux DOM, monsieur Yves Jego , envisage même une action en justice de l'Etat contre la SARA (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui-même), a dit que si, après enquête, il est démontré que la SARA a perçu des sommes indues (ce sera probablement le cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un fond pour la formation professionnelle.
N.B: La SARA est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence. C'est elle qui distribue l'essence.
-Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix pour éviter de nouvelles dérives.
N.B: Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliancés...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite(**).
(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission :
http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV
-Autre détail intéressant. Parmi les revendications sur le coût de la vie, il y a la baisse des tarifs des prestations bancaires. Et que s'est-il passé? Dès que les banques en Guadeloupe (pourtant les mêmes que dans l'hexagone) ont pris connaissance des revendications les concernant, avant même que cette question ait été négociée, les banques ont adopté une baisse de leurs tarifs !! Permettez moi de penser que ça signifie que les tarifs étaient effectivement abusifs.
Le reste des revendications?
Elles traversent TOUS les domaines de la société. Vraiment tout. Les 9 autres chapitres : Education, Formation professionnelle, Emploi, Droits syndicaux et liberté syndicales, Services publics, Aménagement du territoire et infrastructures, Culture, et enfin "pwofitasyon" (il s'agit de réclamer des mesures pour contrôler désormais les prix).
J'appelle ça un mouvement sociétal. Si certains persistent à parler de vie chère...je n'y peux rien. C'est un véritable cahier de Doléances. Il parcourt l'ensemble des domaines de la société.
Rappelons que ces revendications sont au nombre de 146 et que le LKP a défini parmi ces 146, 19 à négocier immédiatement, puis d'autres qui demandent des réponses plus purement politiques voire institutionnelles, qui devront être débattues à long et moyen terme.
…
Mais alors... Pourquoi ne parle-t-on que de ces foutu 200€ que le LKP demande?
Parce que cela fait partie effectivement des revendications et comme tout le monde s'y attendait, c'est le point qui bloque les négociations. Le LKP ne démord pas. Le patronat ne démord pas. Les positions se radicalisent.
Commentaire personnel : Je trouve ça dommage qu'un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de la Guadeloupe.
N.B: Il s'agit d'une augmentation de 200€ des bas salaires
Les guadeloupéens sont asphyxiés et meurent de faim alors?
Mais pas du tout !!
C'est cette question qui m'a poussé à écrire ce mail. Un ami métropolitain m'a appelé aujourd'hui pour me demander si on tenait le coup. Au début j'ai commencé à répondre que malgré la durée du conflit, la mobilisation était toujours de mise. Il me coupe :
"Non, je voulais dire...Arrivez-vous à remplir le réfrigérateur" !!
La Guadeloupe est en grève générale depuis bientôt 4 semaines. Les hyper marchés et super marchés sont fermés. En revanche les petits commerces de proximité sont ouverts, mais les rayons des magasins sont de plus en plus vides...
MAIS : La Guadeloupe s'organise. L'UPG (Union des Producteurs Guadeloupéens) ainsi que les pêcheurs font parti du LKP. Les poissons ne sont pas en grève : les pécheurs continuent à pêcher et à vendre leur poisson. Les animaux ne sont pas en grève : les éleveurs continuent à s'en occuper et à vendre leur viande. La terre n'est pas en grève : les cultivateurs continuent à travailler leurs exploitations et vendent leur denrées. Notre réfrigérateur n'a jamais été aussi plein.
Les hyper marchés sont fermés, mais les marchés sont ouverts. Il y a mieux: des marchés populaires sont organisés devant les piquets de grève et un peu partout. Les producteurs y vendent leur denrées aux prix auxquels ils ont l'habitude de vendre aux super marchés. Conséquence : ils ne perdent pas leur récolte ni leur revenus, et le porte feuille du consommateur apprécie puisque les marges exorbitantes de la grande distribution ne sont plus là.
Nous mangeons à notre faim et - fait intéressant - nous n'avons jamais autant consommé local !!
Je n'ai pas de purée mousseline, je n'ai plus de pâtes panzani... et alors? J'ai des tubercules, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits frais, des fruits secs, des fruits de mer... Et ça coûte moins cher que d'habitude.
En fait, je crois que je n'avais jamais mangé aussi équilibré de ma vie.
Si vous n'avez jamais entendu tout ça, est-ce que la presse nationale fait de la désinformation?
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on vous ment. Disons que parmi tout ce que les envoyés spéciaux des média nationaux voient, ils choisissent 5%, et le choisissent d'une manière assez surprenante.
La première semaine, ils n'en parlaient pas. La deuxième semaine, ils n'ont montré que des images de touristes dont les vacances ont été gâchées par cette grève (je suis sincèrement désolé pour eux, mais c'est la vie). Ils ont montré des rayons de super-marchés vides et ont semblé vouloir dire que la rupture des stocks créait le plus grand désarroi... Ils ont fustigé une grève qui - dit-on - pénaliserait de manière irrémédiable l'économie Guadeloupéenne.
Puis Le secrétaire d'état aux DOM est arrivé en Guadeloupe. Il y a carrément déplacé son cabinet et son staff. La presse ne pouvait plus se contenter des mini sujets bâclés. Ils ont commencé à en parler un peu plus. Aujourd'hui, l'information que vous recevez est de plus en plus conforme à ce qui se passe.
Les "vrais" reportages font leur apparition. France inter a fait une longue émission dessus, j'ai pu voir un long article sur Elie Domota, porte parole du LKP dans je journal Le Monde. Libération a publié un long texte d'Ernest Pépin (écrivain Guadeloupéen)... Ca commence à changer. Pourtant, je suis persuadé que ceux qui ont tout lu de ce mail ont appris beaucoup de choses.
Pour les plus courageux, j'ajoute encore quelques points importants. Je quitte la description pour rentrer dans l'analyse (mais vous pouvez vous arrêter là).
Xénophobie? Racisme? Les slogans?
Non, non, et trois fois non!
Le slogan principal repris depuis le 20 janvier en coeur par les manifestants :
"La Gwadloup sé tan-nou, la Gwadloup sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"
Traduction littérale : " La Guadeloupe est à nous, La Guadeloupe n'est pas à eux. Ils ne feront pas ce qu'ils veulent dans notre pays"
Traduction plus usuelle : "La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas. Nous ne les laisserons pas faire ce qu'ils veulent dans notre pays."
La question qui inquiète certains : Mais qui est ce nous et ce eux?
Nous = noirs?
Eux = blancs? Si oui, lesquels? Les blancs en général (métropolitains) ou les "béké", descendants des maitres d'esclaves et qui ont su conserver leur domination économique et d'influence grâce aux héritages de génération en génération depuis l'époque esclavagiste, jusqu'à présent (sans la diluer dans le reste de la population car le béké fait souvent attention à "conserver la race" (**)
(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission
http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV
Selon moi, il ne s'agit pas de ça. Moi qui vis ce mouvement de l'intérieur, moi qui reprends ce refrain avec joie depuis 4 semaines, je n'ai jamais désigné le blanc par ce "eux" et tous les gens de mon entourage sans exception sont du même avis.
Mais alors qui?
Eux...mais bien sur, cela désigne les "profiteurs". Les responsables de la pwofitasyon. La Guadeloupe n'est pas un simple tube digestif, une sorte de terre de consommation, un simple marché où tout le monde peut venir faire ce qu'il veut, comme dans une zone de non droit. Or les "pwofitasyon" révélées par ce collectif, et que plus personne ne conteste donne bien l'impression que c'est le cas depuis déjà trop longtemps. Avec la complicité de l'Etat, volontairement ou par négligence (je veux bien croire que c'est par négligence).
On en est à une situation ou il a fallu qu'un collectif de 49 associations déclenche une grève générale et déclenche les plus grandes manifestations de l'histoire de la Guadeloupe pour que l'Etat, enfin, joue son rôle d'arbitre et de répression des fraudes. De nombreuses voix en Guadeloupe avaient déjà dénoncé ces faits, mais de manière isolée et sans réel résultat. Aujourd'hui, la tendance semble s'inverser. C'est ce "eux"- là que nous dénonçons depuis 4 semaines (27 jours)
Quant au "nous", il est prometteur de quelque chose de tout à fait nouveau, qui, peut-être enfin, dépassera les clivages de race (ou en tous cas tendra vers ça). La première personne à m'avoir envoyé un sms pour me dire de venir en meeting est une Guadeloupéenne...blanche!
Pour moi, un Guadeloupéen est quelqu'un qui lie son destin au destin de la Guadeloupe. Il est souvent noir (question de chiffre), mais il est aussi blanc, indien (de nombreux indiens ont débarqué en Guadeloupe après l'abolition de l'esclavage). Il pourrait même être vert pomme que cela ne dérangerait pas les dizaines de milliers de manifestants qui chantent ce slogan.
Surtout, nous ne sommes pas prêts à échanger, sous prétexte de la "race", une pwofitasyon blanche contre une pwofitasyon noire. Ce Nous-Eux est moral, bien plus que racial.
Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème de racisme en Guadeloupe. Il est clair que la société est pyramidale et que plus on monte vers le sommet de la pyramide, plus les peaux sont claires. Les races n'existent pas, c'est une vérité qu'il faut répéter sans cesse... Mais le racisme existe et le poids de l'histoire esclavagiste et coloniale est palpable. Nous voila avec ce mouvement face à un formidable défi qui consiste à poser les problèmes tels qu'ils sont, pour les régler, et les dépasser. Permettez moi d'ajouter que je suis assez optimiste sur cette question.
Scolarité en péril?
J'étais à Paris 6 lors de la grève contre le CPE et sur les 12 semaines prévues du semestre, on a pu faire 11 semaine (moyennant le sacrifice des vacances scolaires). Il y a fort à parier que nous ferons la même chose. Tout le monde est prêt à voir disparaitre les vacances de Pâques, Pentecôte et les jours fériés. D'ailleurs les cours sont mis en ligne par les enseignants dans de nombreux établissement. Et RFO, la télé locale (une branche de France télévision) va bientôt commencer à diffuser des cours faits par des enseignants sur les plateau de télévision, afin que tout le monde puisse regarder, à chaque niveau, à chaque matière. La petitesse de l'île le permet, nous ne nous priverons pas de ce moyen!
Evolution statutaire?
Peut-être. En tous cas la question est posée. Le débat est ranimé. Le mouvement s'exprime sous forme de grève mais la densité du cahier de revendications montre clairement que tous les fondements de la société sont remis en question.
Parmi les meneurs du LKP, nombreux sont ceux qui sont "au moins" autonomistes. Pourtant, après 4 semaines, aucun membre (sans exception) n'a jamais prononcé les mots "évolution statutaire". C'est un débat qui déchaîne les passions et pour le bien du mouvement, il convient de rappeler que ce n'est pas le but du mouvement. Ce mouvement pose des questions et met en avant ce que veulent les Guadeloupéens.
Si les hommes politiques apportent parmi leurs réponses une question institutionnelle, elle fera de toutes les façons objet de débats, et de référendum.
Mon avis sur la question :
Les lois françaises sont conçues pour répondre à une réalité géopolitique précise. Celle d'une France au coeur de l'Europe, société post-industrielle. Elle n'ont jamais convenu ni aux colonies, ni plus tard aux DOM-TOM et COM. Si bien que pour pallier le "handicap", nous sommes toujours passés par des lois, qui mettent en avant de nombreuses spécificités. Aujourd'hui, le système d'intégration montre ses limites. Ceux qui, jadis, s'en accommodaient, aujourd'hui soutiennent massivement un mouvement social, qui - bien que ce ne soit pas son objectif - attire l'attention sur le fait que rien ne va bien et qu'il faut peut être songer à changer les choses en profondeur.
N.B: Quelque soit ce qui arrive, l'indépendance n'est absolument pas à l'ordre du jour. Ni l'Etat, ni le LKP, ni les nombreux manifestants qui soutiennent le LKP, ni même les organisations anciennement indépendantistes des années 60, 70 et 80 ne considèrent que la question est à l'ordre du jour. Les organisations "anciennement indépendantistes" continuent à énoncer le principe moral du droit des peuples à l'autodétermination qui est un droit inaliénable inscrit dans la charte de l'ONU; mais s'accordent pour dire qu'il faut aller pas à pas, sans brûler les étapes.
Les pistes avancées sont plutôt celles d'une évolution statutaire dans le cadre de la République Français (genre article 73 et 74 de la constitution) vers plus de pouvoir décisionnel local, plus de pouvoir législatif et douanier, afin de répondre à la réalité géopolitique (nous sommes européens, mais nos îles baignent dans le bassin caraïbéen!).
Voila un lien vers la constitution française. Vous pourrez donc consulter les articles 73 et 74.
http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#titre12
Voila mon constat et mon point de vue sur cette grève générale en Guadeloupe.
Je vous remercie d'avoir bien voulu lire un aussi gros pavé. Je rappelle que je ne suis ni politologue, ni sociologue... vous excuserez les approximations et la lourdeur du style. Je suis simple étudiant guadeloupéen, solidaire du mouvement et j'expose là, ce que je comprends de ce mouvement.
P.S: : J'ai commencé ce mail hier. Aujourd'hui, la situation a un peu évolué. La repression policière et militaire est désormais en marche.
Le mouvement a une dimension internationale. Hier, c'est le révérend Jessie Jackson en personne qui a envoyé son soutien au peuple de Guadeloupe et au LKP. Les organisations syndicales du monde entier (je n'exagère pas) rentrent en contact avec le LKP pour leur demander comment ils arrivent à mobiliser 100 000 personnes, sans un débordement (c'est le service d'ordre du LKP qui organise la sécurité générale).
La Guadeloupe vient de connaitre ses 27 jours les plus calmes niveau violences domestiques. Jamais il n'y a eu si peu d'agressions et de faits divers. 0u d'accidents de voitures (pas d'essence, tout le monde roule à 70 km/h).
Les Guadeloupéens sont vraiment fiers de ce mouvement. Mais ce matin, la répression a commencé face a un mouvement pacifiste depuis 27 jours. Il y a eu une soixantaine d'arrestations de gens qui étaient simplement sur les barrages pacifiques. Une des tête du LKP a été blessée. Il a subi des injures racistes venant des forces de l'ordre (tous ceux qui s'y connaissent un peu en histoire de la Guadeloupe savent que c'est monnaie courante lors des repressions de mouvement sociaux aux DOM).
Je ne fantasme pas sur le poids de l'histoire. Tout au long de la seconde moitié du XXè siècle, tous les grands mouvements sociaux ont été réprimés par les mitraillettes, lorsqu'à Paris, le gaz lacrimogène suffisait largement. C'était le cas en 1910, en 1952, en 1967, en 1975, en 1985. Chaque répression a apporté son lot de morts, même si celle de Mai 1967 accapare toutes les mémoires puisque le nombre de morts a dépassé peut être la centaine de personnes.
Evidemment, de l'eau a coulé sous les ponts. 1967 et 2009 sont différents. Mais le préfet et l'Etat jouent à un jeu dangereux. Car l'ensemble des mobilisés connaît le poids de l'histoire et la tension est à son comble et beaucoup ont déjà averti que cette fois ci, les guadeloupéens ne mourront pas...
Le LKP a appelé au calme. Il appelle à la mobilisation massive et pacifiste pour faire reculer la répression. L'immense majorité des interpellés aujourd'hui a été relâchée ce midi grâce (une fois de plus) à la pression populaire de la foule, massée pacifiquement devant la police et et le tribunal de Pointe-à-Pitre. La tension redescend petit à petit.
Le préfet avait promis que les (environ) 4000 CRS débarqués en Guadeloupe dès le début du conflits étaient juste une sécurité qu'il souhaitait de tout coeur ne pas utiliser. Depuis que les négociations sont bloquées, d'autres ont débarqué...
Sadi SAINTON
Et comme on dit dans les îles :
Kimbé rèd pa moli!
Je vous envoie ce mail un peu long, certes, mais je voudrais vous dire deux ou trois choses, que vous ne voyez pas trop dans les JT de canal+, France Télévision, TF1, M6, LCI... à propos de la grève en Guadeloupe puisque je la vis de l'intérieur. J'espère sincèrement que vous prendrez le temps de lire ces quelques lignes. Lisez tout, si vous le pouvez. Et une partie si c'est trop long. Je tiens au paragraphe en violet car c'est cette question qui m'a poussé à écrire un si long mail, mais je crois que tout comporte son intérêt...
Pourquoi? Parce que j'imagine que vous entendez comme tout le monde les infos et que je les trouve très partielles (et partiales). Parce que je pense qu'il peut y avoir méprise. Vous pouvez diffuser à votre guise .
N.B: Je soutiens cette grève. Ce mail comporte donc une dose de subjectivité, mais je ne fais ni dans la propagande, ni dans le mensonge. Je reste objectif sur des faits dont vous n'entendez probablement pas parler.
Let's go!
En effet, la Guadeloupe connaît depuis bientôt 4 semaines une grève générale contre les profits abusifs (de grâce, cessez de parler de grève contre la vie chère car il ne s'agit pas tout à fait de cela).
Je vais simplement, sans organisation donner quelques faits (j'écris à mesure que ça vient et je m'excuse d'avance des fautes d'orthographe que ma vigilance laissera passer).
Une grève contre la vie chère?
Non. Pas vraiment.
Le collectif qui mène la grève est un ensemble de 49 associations syndicales, politiques, associations de consommateurs et associations culturelles. Elle a déposé (un mois avant le début de la grève générale, et personne n'a jugé bon de s'en préoccuper) un cahier de 146 revendications réparties sur 10 chapitres. Parmi ces chapitres, un (un seul !) concerne la vie chère.
Mais alors qu'est-ce que cette grève?
Le collectif à l'initiative de cette grève s'appelle "LKP" : Lyannaj kont pwofitasyon (C'est du créole). Traduction "alliance contre le vol et les profits abusifs". C'est une mobilisation sans précédant. Le LKP parle de 100 000 personnes dans les rues (sur une population de 460 000, soit près du quart de la population). Au delà de la bataille des chiffres, une chose est sure: c'est historique. C'est la plus grande mobilisation de l'histoire de la Guadeloupe et chaque sortie du LKP crée un nouveau record. Depuis une semaine, la Martinique emboîte le pas, la Réunion depuis deux jours, et la Guyane s'y prépare.
Qu'est-ce que la "pwofitasyon"?
Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux ami).
La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est plus faible que lui, pour le rendre encore plus subordonné.
L'exemple type, est celui des enfants dans la cour de récréation d'une école primaire. Les "grands" de CM2 peuvent exercer dans la cour des "pwofitasyon" sur les "petits" de CP, qui n'auront que leurs yeux pour pleurer. (N'est-ce pas mignon, notre chère et tendre enfance ?)
Les domaines de "pwofitasyon" sont multiples chez nous:
Le constat est le suivant. En Guadeloupe, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en France et donc parmi les plus élevés d'Europe et du monde. On constate (pour les mêmes enseignes et les mêmes produits) des écarts de plus de 100% que l'éloignement (il faut bien payer le transport) n'explique pas (exemple : 84% sur les pâtes alimentaires). Selon tous les experts, après analyse de la chaîne, de la production au caddie du consommateur, en passant par le transport, le surcoût par rapport à l'hexagone ne devrait pas dépasser 10%. Les différences de prix constatées ressemblent donc fortement à.... du vol organisé.
Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP :
-L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des plus chère au monde. Il y a une crise internationale qui a fait exploser le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne le conteste.
-Le LKP a présenté à l'Etat son expertise des méthodes de fixation des prix, résultat : tout le monde est d'accord sur le constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le secrétaire d'Etat aux DOM, monsieur Yves Jego , envisage même une action en justice de l'Etat contre la SARA (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui-même), a dit que si, après enquête, il est démontré que la SARA a perçu des sommes indues (ce sera probablement le cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un fond pour la formation professionnelle.
N.B: La SARA est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence. C'est elle qui distribue l'essence.
-Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix pour éviter de nouvelles dérives.
N.B: Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliancés...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite(**).
(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission :
http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV
-Autre détail intéressant. Parmi les revendications sur le coût de la vie, il y a la baisse des tarifs des prestations bancaires. Et que s'est-il passé? Dès que les banques en Guadeloupe (pourtant les mêmes que dans l'hexagone) ont pris connaissance des revendications les concernant, avant même que cette question ait été négociée, les banques ont adopté une baisse de leurs tarifs !! Permettez moi de penser que ça signifie que les tarifs étaient effectivement abusifs.
Le reste des revendications?
Elles traversent TOUS les domaines de la société. Vraiment tout. Les 9 autres chapitres : Education, Formation professionnelle, Emploi, Droits syndicaux et liberté syndicales, Services publics, Aménagement du territoire et infrastructures, Culture, et enfin "pwofitasyon" (il s'agit de réclamer des mesures pour contrôler désormais les prix).
J'appelle ça un mouvement sociétal. Si certains persistent à parler de vie chère...je n'y peux rien. C'est un véritable cahier de Doléances. Il parcourt l'ensemble des domaines de la société.
Rappelons que ces revendications sont au nombre de 146 et que le LKP a défini parmi ces 146, 19 à négocier immédiatement, puis d'autres qui demandent des réponses plus purement politiques voire institutionnelles, qui devront être débattues à long et moyen terme.
…
Mais alors... Pourquoi ne parle-t-on que de ces foutu 200€ que le LKP demande?
Parce que cela fait partie effectivement des revendications et comme tout le monde s'y attendait, c'est le point qui bloque les négociations. Le LKP ne démord pas. Le patronat ne démord pas. Les positions se radicalisent.
Commentaire personnel : Je trouve ça dommage qu'un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de la Guadeloupe.
N.B: Il s'agit d'une augmentation de 200€ des bas salaires
Les guadeloupéens sont asphyxiés et meurent de faim alors?
Mais pas du tout !!
C'est cette question qui m'a poussé à écrire ce mail. Un ami métropolitain m'a appelé aujourd'hui pour me demander si on tenait le coup. Au début j'ai commencé à répondre que malgré la durée du conflit, la mobilisation était toujours de mise. Il me coupe :
"Non, je voulais dire...Arrivez-vous à remplir le réfrigérateur" !!
La Guadeloupe est en grève générale depuis bientôt 4 semaines. Les hyper marchés et super marchés sont fermés. En revanche les petits commerces de proximité sont ouverts, mais les rayons des magasins sont de plus en plus vides...
MAIS : La Guadeloupe s'organise. L'UPG (Union des Producteurs Guadeloupéens) ainsi que les pêcheurs font parti du LKP. Les poissons ne sont pas en grève : les pécheurs continuent à pêcher et à vendre leur poisson. Les animaux ne sont pas en grève : les éleveurs continuent à s'en occuper et à vendre leur viande. La terre n'est pas en grève : les cultivateurs continuent à travailler leurs exploitations et vendent leur denrées. Notre réfrigérateur n'a jamais été aussi plein.
Les hyper marchés sont fermés, mais les marchés sont ouverts. Il y a mieux: des marchés populaires sont organisés devant les piquets de grève et un peu partout. Les producteurs y vendent leur denrées aux prix auxquels ils ont l'habitude de vendre aux super marchés. Conséquence : ils ne perdent pas leur récolte ni leur revenus, et le porte feuille du consommateur apprécie puisque les marges exorbitantes de la grande distribution ne sont plus là.
Nous mangeons à notre faim et - fait intéressant - nous n'avons jamais autant consommé local !!
Je n'ai pas de purée mousseline, je n'ai plus de pâtes panzani... et alors? J'ai des tubercules, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits frais, des fruits secs, des fruits de mer... Et ça coûte moins cher que d'habitude.
En fait, je crois que je n'avais jamais mangé aussi équilibré de ma vie.
Si vous n'avez jamais entendu tout ça, est-ce que la presse nationale fait de la désinformation?
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on vous ment. Disons que parmi tout ce que les envoyés spéciaux des média nationaux voient, ils choisissent 5%, et le choisissent d'une manière assez surprenante.
La première semaine, ils n'en parlaient pas. La deuxième semaine, ils n'ont montré que des images de touristes dont les vacances ont été gâchées par cette grève (je suis sincèrement désolé pour eux, mais c'est la vie). Ils ont montré des rayons de super-marchés vides et ont semblé vouloir dire que la rupture des stocks créait le plus grand désarroi... Ils ont fustigé une grève qui - dit-on - pénaliserait de manière irrémédiable l'économie Guadeloupéenne.
Puis Le secrétaire d'état aux DOM est arrivé en Guadeloupe. Il y a carrément déplacé son cabinet et son staff. La presse ne pouvait plus se contenter des mini sujets bâclés. Ils ont commencé à en parler un peu plus. Aujourd'hui, l'information que vous recevez est de plus en plus conforme à ce qui se passe.
Les "vrais" reportages font leur apparition. France inter a fait une longue émission dessus, j'ai pu voir un long article sur Elie Domota, porte parole du LKP dans je journal Le Monde. Libération a publié un long texte d'Ernest Pépin (écrivain Guadeloupéen)... Ca commence à changer. Pourtant, je suis persuadé que ceux qui ont tout lu de ce mail ont appris beaucoup de choses.
Pour les plus courageux, j'ajoute encore quelques points importants. Je quitte la description pour rentrer dans l'analyse (mais vous pouvez vous arrêter là).
Xénophobie? Racisme? Les slogans?
Non, non, et trois fois non!
Le slogan principal repris depuis le 20 janvier en coeur par les manifestants :
"La Gwadloup sé tan-nou, la Gwadloup sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"
Traduction littérale : " La Guadeloupe est à nous, La Guadeloupe n'est pas à eux. Ils ne feront pas ce qu'ils veulent dans notre pays"
Traduction plus usuelle : "La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas. Nous ne les laisserons pas faire ce qu'ils veulent dans notre pays."
La question qui inquiète certains : Mais qui est ce nous et ce eux?
Nous = noirs?
Eux = blancs? Si oui, lesquels? Les blancs en général (métropolitains) ou les "béké", descendants des maitres d'esclaves et qui ont su conserver leur domination économique et d'influence grâce aux héritages de génération en génération depuis l'époque esclavagiste, jusqu'à présent (sans la diluer dans le reste de la population car le béké fait souvent attention à "conserver la race" (**)
(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission
http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV
Selon moi, il ne s'agit pas de ça. Moi qui vis ce mouvement de l'intérieur, moi qui reprends ce refrain avec joie depuis 4 semaines, je n'ai jamais désigné le blanc par ce "eux" et tous les gens de mon entourage sans exception sont du même avis.
Mais alors qui?
Eux...mais bien sur, cela désigne les "profiteurs". Les responsables de la pwofitasyon. La Guadeloupe n'est pas un simple tube digestif, une sorte de terre de consommation, un simple marché où tout le monde peut venir faire ce qu'il veut, comme dans une zone de non droit. Or les "pwofitasyon" révélées par ce collectif, et que plus personne ne conteste donne bien l'impression que c'est le cas depuis déjà trop longtemps. Avec la complicité de l'Etat, volontairement ou par négligence (je veux bien croire que c'est par négligence).
On en est à une situation ou il a fallu qu'un collectif de 49 associations déclenche une grève générale et déclenche les plus grandes manifestations de l'histoire de la Guadeloupe pour que l'Etat, enfin, joue son rôle d'arbitre et de répression des fraudes. De nombreuses voix en Guadeloupe avaient déjà dénoncé ces faits, mais de manière isolée et sans réel résultat. Aujourd'hui, la tendance semble s'inverser. C'est ce "eux"- là que nous dénonçons depuis 4 semaines (27 jours)
Quant au "nous", il est prometteur de quelque chose de tout à fait nouveau, qui, peut-être enfin, dépassera les clivages de race (ou en tous cas tendra vers ça). La première personne à m'avoir envoyé un sms pour me dire de venir en meeting est une Guadeloupéenne...blanche!
Pour moi, un Guadeloupéen est quelqu'un qui lie son destin au destin de la Guadeloupe. Il est souvent noir (question de chiffre), mais il est aussi blanc, indien (de nombreux indiens ont débarqué en Guadeloupe après l'abolition de l'esclavage). Il pourrait même être vert pomme que cela ne dérangerait pas les dizaines de milliers de manifestants qui chantent ce slogan.
Surtout, nous ne sommes pas prêts à échanger, sous prétexte de la "race", une pwofitasyon blanche contre une pwofitasyon noire. Ce Nous-Eux est moral, bien plus que racial.
Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème de racisme en Guadeloupe. Il est clair que la société est pyramidale et que plus on monte vers le sommet de la pyramide, plus les peaux sont claires. Les races n'existent pas, c'est une vérité qu'il faut répéter sans cesse... Mais le racisme existe et le poids de l'histoire esclavagiste et coloniale est palpable. Nous voila avec ce mouvement face à un formidable défi qui consiste à poser les problèmes tels qu'ils sont, pour les régler, et les dépasser. Permettez moi d'ajouter que je suis assez optimiste sur cette question.
Scolarité en péril?
J'étais à Paris 6 lors de la grève contre le CPE et sur les 12 semaines prévues du semestre, on a pu faire 11 semaine (moyennant le sacrifice des vacances scolaires). Il y a fort à parier que nous ferons la même chose. Tout le monde est prêt à voir disparaitre les vacances de Pâques, Pentecôte et les jours fériés. D'ailleurs les cours sont mis en ligne par les enseignants dans de nombreux établissement. Et RFO, la télé locale (une branche de France télévision) va bientôt commencer à diffuser des cours faits par des enseignants sur les plateau de télévision, afin que tout le monde puisse regarder, à chaque niveau, à chaque matière. La petitesse de l'île le permet, nous ne nous priverons pas de ce moyen!
Evolution statutaire?
Peut-être. En tous cas la question est posée. Le débat est ranimé. Le mouvement s'exprime sous forme de grève mais la densité du cahier de revendications montre clairement que tous les fondements de la société sont remis en question.
Parmi les meneurs du LKP, nombreux sont ceux qui sont "au moins" autonomistes. Pourtant, après 4 semaines, aucun membre (sans exception) n'a jamais prononcé les mots "évolution statutaire". C'est un débat qui déchaîne les passions et pour le bien du mouvement, il convient de rappeler que ce n'est pas le but du mouvement. Ce mouvement pose des questions et met en avant ce que veulent les Guadeloupéens.
Si les hommes politiques apportent parmi leurs réponses une question institutionnelle, elle fera de toutes les façons objet de débats, et de référendum.
Mon avis sur la question :
Les lois françaises sont conçues pour répondre à une réalité géopolitique précise. Celle d'une France au coeur de l'Europe, société post-industrielle. Elle n'ont jamais convenu ni aux colonies, ni plus tard aux DOM-TOM et COM. Si bien que pour pallier le "handicap", nous sommes toujours passés par des lois, qui mettent en avant de nombreuses spécificités. Aujourd'hui, le système d'intégration montre ses limites. Ceux qui, jadis, s'en accommodaient, aujourd'hui soutiennent massivement un mouvement social, qui - bien que ce ne soit pas son objectif - attire l'attention sur le fait que rien ne va bien et qu'il faut peut être songer à changer les choses en profondeur.
N.B: Quelque soit ce qui arrive, l'indépendance n'est absolument pas à l'ordre du jour. Ni l'Etat, ni le LKP, ni les nombreux manifestants qui soutiennent le LKP, ni même les organisations anciennement indépendantistes des années 60, 70 et 80 ne considèrent que la question est à l'ordre du jour. Les organisations "anciennement indépendantistes" continuent à énoncer le principe moral du droit des peuples à l'autodétermination qui est un droit inaliénable inscrit dans la charte de l'ONU; mais s'accordent pour dire qu'il faut aller pas à pas, sans brûler les étapes.
Les pistes avancées sont plutôt celles d'une évolution statutaire dans le cadre de la République Français (genre article 73 et 74 de la constitution) vers plus de pouvoir décisionnel local, plus de pouvoir législatif et douanier, afin de répondre à la réalité géopolitique (nous sommes européens, mais nos îles baignent dans le bassin caraïbéen!).
Voila un lien vers la constitution française. Vous pourrez donc consulter les articles 73 et 74.
http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#titre12
Voila mon constat et mon point de vue sur cette grève générale en Guadeloupe.
Je vous remercie d'avoir bien voulu lire un aussi gros pavé. Je rappelle que je ne suis ni politologue, ni sociologue... vous excuserez les approximations et la lourdeur du style. Je suis simple étudiant guadeloupéen, solidaire du mouvement et j'expose là, ce que je comprends de ce mouvement.
P.S: : J'ai commencé ce mail hier. Aujourd'hui, la situation a un peu évolué. La repression policière et militaire est désormais en marche.
Le mouvement a une dimension internationale. Hier, c'est le révérend Jessie Jackson en personne qui a envoyé son soutien au peuple de Guadeloupe et au LKP. Les organisations syndicales du monde entier (je n'exagère pas) rentrent en contact avec le LKP pour leur demander comment ils arrivent à mobiliser 100 000 personnes, sans un débordement (c'est le service d'ordre du LKP qui organise la sécurité générale).
La Guadeloupe vient de connaitre ses 27 jours les plus calmes niveau violences domestiques. Jamais il n'y a eu si peu d'agressions et de faits divers. 0u d'accidents de voitures (pas d'essence, tout le monde roule à 70 km/h).
Les Guadeloupéens sont vraiment fiers de ce mouvement. Mais ce matin, la répression a commencé face a un mouvement pacifiste depuis 27 jours. Il y a eu une soixantaine d'arrestations de gens qui étaient simplement sur les barrages pacifiques. Une des tête du LKP a été blessée. Il a subi des injures racistes venant des forces de l'ordre (tous ceux qui s'y connaissent un peu en histoire de la Guadeloupe savent que c'est monnaie courante lors des repressions de mouvement sociaux aux DOM).
Je ne fantasme pas sur le poids de l'histoire. Tout au long de la seconde moitié du XXè siècle, tous les grands mouvements sociaux ont été réprimés par les mitraillettes, lorsqu'à Paris, le gaz lacrimogène suffisait largement. C'était le cas en 1910, en 1952, en 1967, en 1975, en 1985. Chaque répression a apporté son lot de morts, même si celle de Mai 1967 accapare toutes les mémoires puisque le nombre de morts a dépassé peut être la centaine de personnes.
Evidemment, de l'eau a coulé sous les ponts. 1967 et 2009 sont différents. Mais le préfet et l'Etat jouent à un jeu dangereux. Car l'ensemble des mobilisés connaît le poids de l'histoire et la tension est à son comble et beaucoup ont déjà averti que cette fois ci, les guadeloupéens ne mourront pas...
Le LKP a appelé au calme. Il appelle à la mobilisation massive et pacifiste pour faire reculer la répression. L'immense majorité des interpellés aujourd'hui a été relâchée ce midi grâce (une fois de plus) à la pression populaire de la foule, massée pacifiquement devant la police et et le tribunal de Pointe-à-Pitre. La tension redescend petit à petit.
Le préfet avait promis que les (environ) 4000 CRS débarqués en Guadeloupe dès le début du conflits étaient juste une sécurité qu'il souhaitait de tout coeur ne pas utiliser. Depuis que les négociations sont bloquées, d'autres ont débarqué...
Sadi SAINTON
Et comme on dit dans les îles :
Kimbé rèd pa moli!
Poursuivi pour incitation à la haine raciale, Siné est relaxé - Société - Le Monde.fr
Poursuivi pour incitation à la haine raciale, Siné est relaxé - Société - Le Monde.fr
Une victoire pour la justice.
Une victoire pour la justice.
L'école attaquée - réunion débat
réunion-débat
publique, gratuite et conviviale
à Montrouge
L’école attaquée
Conférence-débat, avec Pierre Fouilhoux,
d’ATTAC
De la maternelle à l'enseignement supérieur, le service public d'éducation est soumis à un dispositif de réformes qui vise à instaurer la loi de la concurrence entre les établissements, tout comme entre les personnels. Les inégalités entre établissement seront aggravées, accentuant les inégalités dans l'accès aux savoirs et dans les apprentissages, renforçant les différences entre origines sociales. De surcroît, la diminution du nombre d'enseignants apporte sa propre dégradation de l'enseignement public et favorise le développement d'établissements privés, allant de la petite enfance (secteur directement victime de fermetures de classes et du report de l'âge d'entrée effectif en maternelle) à l'enseignement supérieur, en passant par les cours hors temps scolaire de soutien ou du renforcement. Enfin, la laïcité subit une attaque sous la forme d'une réforme du financement par les communes des écoles confessionnelles sous contrat avec l'Etat et la reconnaissance des diplômes des universités catholiques.
C'est pourquoi, face à ces réformes menées dans l'urgence et sans concertation des enseignants, des parents ou des étudiants,
il faut démonter les mensonges de ceux qui affirment vouloir sauver les services publics en les marchandisant et il faut entrer en résistance pour défendre l'école.
Jeudi 5 mars à 20h30,
à la Maison des Associations,
105, avenue Aristide Briand, à Montrouge ( salle de réunion 15)
Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens)
publique, gratuite et conviviale
à Montrouge
L’école attaquée
Conférence-débat, avec Pierre Fouilhoux,
d’ATTAC
De la maternelle à l'enseignement supérieur, le service public d'éducation est soumis à un dispositif de réformes qui vise à instaurer la loi de la concurrence entre les établissements, tout comme entre les personnels. Les inégalités entre établissement seront aggravées, accentuant les inégalités dans l'accès aux savoirs et dans les apprentissages, renforçant les différences entre origines sociales. De surcroît, la diminution du nombre d'enseignants apporte sa propre dégradation de l'enseignement public et favorise le développement d'établissements privés, allant de la petite enfance (secteur directement victime de fermetures de classes et du report de l'âge d'entrée effectif en maternelle) à l'enseignement supérieur, en passant par les cours hors temps scolaire de soutien ou du renforcement. Enfin, la laïcité subit une attaque sous la forme d'une réforme du financement par les communes des écoles confessionnelles sous contrat avec l'Etat et la reconnaissance des diplômes des universités catholiques.
C'est pourquoi, face à ces réformes menées dans l'urgence et sans concertation des enseignants, des parents ou des étudiants,
il faut démonter les mensonges de ceux qui affirment vouloir sauver les services publics en les marchandisant et il faut entrer en résistance pour défendre l'école.
Jeudi 5 mars à 20h30,
à la Maison des Associations,
105, avenue Aristide Briand, à Montrouge ( salle de réunion 15)
Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et l’Aide aux Citoyens)
Le nouveau parti anticapitaliste - tract du 23 février 2009
FAIRE CEDER LE GOUVERNEMENT EST A NOTRE PORTEE
Alors que la Guadeloupe est entrée dans sa cinquième semaine de grève générale et la Martinique dans la troisième, le patronat et le gouvernement ne cèdent pour le moment que des miettes: une prime qui s'échelonne entre 35 et 120 euros pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic, d'une durée limitée à deux ans, qui n'entrera en vigueur que dans plusieurs mois, liée à la situation familiale ( les célibataires auront moins) et qui est enfin exonérée de charges.
Bref une prime provisoire, faible, instable et incertaine. Pas une véritable augmentation de salaire et bien loin des 200 ou 300 euros revendiqués. C'est pour ça que Guadeloupéens et Martiniquais ne peuvent s'en contenter, continuent la lutte et nous appellent à les rejoindre.
Des miettes pour les classes populaires des milliards pour les riches
L'Etat et les patrons n'auraient pas selon eux les 108 millions que coûteraient une hausse des salaires en Guadeloupe. Pourtant les patrons du CAC 40 viennent de déclarer 89 milliards de bénéfices et distribuer 53 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Le gouvernement a offert 15 milliards de paquet fiscal aux riches, 26 milliards aux entreprises, 8 milliards d'exonération de taxe professionnelle et garantit les pertes des banques à hauteur de 360 milliards! Et Sarkozy ne pourrait donner que 2,6 milliards pour l'ensemble du pays ?
Des luttes aujourd'hui...
Sarkozy a affirmé qu'il n'augmenterait ni le SMIC ni les salaires. Et pour se rassurer, il a déclaré à propos des Antilles que "le paroxysme de la crise est derrière nous." En réalité il est surtout inquiet que la grève des Antilles ne s'étende à tout le pays.
Les manifestations de solidarité avec les Antilles qui commencent à germer avec la participation de nombreux antillais de métropole et qu'il nous faut élargir encore le 28 février, résonnent comme autant d'avertissements. La persistance de la grève des enseignants-chercheurs et des étudiants malgré des reculs de Pécresse, également. La mobilisation des hospitaliers le 5 mars pour la défense du système de santé s'annonce forte. Les coups de colère des salariés de l'automobile cherchent à se coordonner début mars. L'entrée dans la grève générale des peuples de Guyane et de la Réunion le 5 mars montrent que Sarkozy n'en est qu'au début de ses peines.
Et le mouvement qui est en train d'ébranler l'Irlande avec une manifestation gigantesque de 120 000 personnes contre l'austérité le 21 février à Dublin a de quoi le lui rappeler.
...à la grève générale demain
Les peuples et les travailleurs des Antilles, de la Guyane et la Réunion nous montrent la voie. Nous avons aussi besoin des 200 ou 300 euros. Nous aussi, nous ne voulons pas payer la crise du capitalisme.
Alors, sans attendre le lointain 19 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les syndicats, il nous faut nous aussi préparer la grève générale ici et dés maintenant et rejoindre les travailleurs des Antilles pour faire céder le gouvernement et le patronat. C'est à notre portée.
Le 23/02/2009
Nous sommes des milliers de travailleur-se-s, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens. En réponse à l’appel d’Olivier Besancenot, nous avons fondé le Nouveau Parti Anticapitaliste. Nous voulons rassembler dans ce parti toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec le capitalisme. Nous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat pour changer le monde.
Alors que la Guadeloupe est entrée dans sa cinquième semaine de grève générale et la Martinique dans la troisième, le patronat et le gouvernement ne cèdent pour le moment que des miettes: une prime qui s'échelonne entre 35 et 120 euros pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic, d'une durée limitée à deux ans, qui n'entrera en vigueur que dans plusieurs mois, liée à la situation familiale ( les célibataires auront moins) et qui est enfin exonérée de charges.
Bref une prime provisoire, faible, instable et incertaine. Pas une véritable augmentation de salaire et bien loin des 200 ou 300 euros revendiqués. C'est pour ça que Guadeloupéens et Martiniquais ne peuvent s'en contenter, continuent la lutte et nous appellent à les rejoindre.
Des miettes pour les classes populaires des milliards pour les riches
L'Etat et les patrons n'auraient pas selon eux les 108 millions que coûteraient une hausse des salaires en Guadeloupe. Pourtant les patrons du CAC 40 viennent de déclarer 89 milliards de bénéfices et distribuer 53 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Le gouvernement a offert 15 milliards de paquet fiscal aux riches, 26 milliards aux entreprises, 8 milliards d'exonération de taxe professionnelle et garantit les pertes des banques à hauteur de 360 milliards! Et Sarkozy ne pourrait donner que 2,6 milliards pour l'ensemble du pays ?
Des luttes aujourd'hui...
Sarkozy a affirmé qu'il n'augmenterait ni le SMIC ni les salaires. Et pour se rassurer, il a déclaré à propos des Antilles que "le paroxysme de la crise est derrière nous." En réalité il est surtout inquiet que la grève des Antilles ne s'étende à tout le pays.
Les manifestations de solidarité avec les Antilles qui commencent à germer avec la participation de nombreux antillais de métropole et qu'il nous faut élargir encore le 28 février, résonnent comme autant d'avertissements. La persistance de la grève des enseignants-chercheurs et des étudiants malgré des reculs de Pécresse, également. La mobilisation des hospitaliers le 5 mars pour la défense du système de santé s'annonce forte. Les coups de colère des salariés de l'automobile cherchent à se coordonner début mars. L'entrée dans la grève générale des peuples de Guyane et de la Réunion le 5 mars montrent que Sarkozy n'en est qu'au début de ses peines.
Et le mouvement qui est en train d'ébranler l'Irlande avec une manifestation gigantesque de 120 000 personnes contre l'austérité le 21 février à Dublin a de quoi le lui rappeler.
...à la grève générale demain
Les peuples et les travailleurs des Antilles, de la Guyane et la Réunion nous montrent la voie. Nous avons aussi besoin des 200 ou 300 euros. Nous aussi, nous ne voulons pas payer la crise du capitalisme.
Alors, sans attendre le lointain 19 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les syndicats, il nous faut nous aussi préparer la grève générale ici et dés maintenant et rejoindre les travailleurs des Antilles pour faire céder le gouvernement et le patronat. C'est à notre portée.
Le 23/02/2009
Nous sommes des milliers de travailleur-se-s, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens. En réponse à l’appel d’Olivier Besancenot, nous avons fondé le Nouveau Parti Anticapitaliste. Nous voulons rassembler dans ce parti toutes celles et tous ceux qui veulent en finir avec le capitalisme. Nous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat pour changer le monde.
communiqué FO sur la grève des universitaires
Mme Pécresse doit maintenant abandonner définitivement le projet de décret modifiant les statuts des universitaires,
Mme Pécresse et M. Darcos doivent maintenant abandonner le projet de réforme de la formation des enseignants
Depuis des mois, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le gouvernement n’ont cessé de réaffirmer leur volonté de remettre en cause les droits et garanties encore contenus dans le statut national de 1984 de fonctionnaire d’Etat des universitaires, et par là même leur indépendance.
Depuis le 2 février, la grève touche de plus en plus d’Universités, et la mobilisation s’étend.
Le 10 février, les universitaires avec des personnels BIATOS, des étudiants, des personnels de la Recherche ont manifesté à 100 000, et ont clairement exprimé leur volonté que soient abandonnés les projets ministériels.
La volonté des personnels, unis avec leurs organisations syndicales, reste intacte.
Depuis le 10 février, le gouvernement et la majorité présidentielle ont multiplié les déclarations contradictoires, alors que de toutes parts l’exigence de l’abandon des projets s’est exprimée.
Ainsi, le 18 février, le groupe UMP à l’Assemblée Nationale a officiellement déposé un certain nombre de propositions :
¬ le maximum de service de 192h TD serait rétabli, aucun enseignant ne pourrait se voir imposer plus que le service de base, les autres tâches qui lui sont confiées seraient prises en compte ;
¬ l’évaluation serait qualitative, exclusivement effectuée par le CNU et non par l’AERES ;
¬ une part importante des promotions serait effectuée nationalement.
Le 19 février, au Sénat, Madame Pécresse a affirmé que la médiatrice nommée pour « lever tous les malentendus dans la communauté universitaire », lui proposerait « un nouveau texte dans les semaines qui viennent ».
L’assemblée des délégués des Universités tenue le 20 février à Nanterre a réaffirmé :
« Elle constate que les revendications posées par les Coordinations précédentes n’ont pas été satisfaites et que les réformes contestées n’ont pas été retirées. En conséquence, elle maintient le mot d’ordre de grève, reconductible, totale et illimitée lancé le 22 janvier : « L’Université et la Recherche s’arrêtent ». (…) Dans l’immédiat, la coordination nationale exige le retrait des trois réformes contestées (projet de réforme du statut, masterisation des concours, projet de contrat doctoral unique), la fin du démantèlement des organismes publics de recherche ainsi que la restitution des 1030 postes supprimés, et un plan pluriannuel de création d’emplois ».
Cette exigence fait suite à celle du CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) du 16 février et à la prise de position de l’Intersyndicale de l’Enseignement Supérieur regroupant la majorité des syndicats nationaux.
S’il s’agit réellement de « lever tous les malentendus dans la communauté universitaire », alors Mme Pécresse doit maintenant dire publiquement qu’il n’est plus question de remettre en cause les droits et garanties contenus dans le décret de 1984.
¬ Ce projet de décret doit être définitivement retiré, comme l’ensemble des projets de Mme Pécresse et M. Darcos
¬ Le projet de réforme de la formation des enseignants doit être retiré.
¬ Le projet de décret instituant le contrat doctoral doit être retiré.
¬ Tous les postes supprimés doivent être rétablis.
Si tel n’était pas le cas, Mme Pécresse et M. Darcos prendraient la responsabilité de déclencher un conflit généralisé, de la maternelle à l’Université et à la Recherche.
Montreuil, le 23 février 2009
Débat - la précarité à l'université
Les doctorants de l'UFR de Physique de Paris 7 proposent d'organiser un AG-débat mercredi 25 février 12h Amphi A1 Campus PRG à Paris 7 (Halle au Farines) sur la problématique spécifiques de la précarité à l'université.
L'idée est de s'adresser en priorité aux doctorants, post-doctorants et ATER mais les permanents et les personnels (et même les étudiants...) sont les bienvenus bien sur.
L'idée est de s'adresser en priorité aux doctorants, post-doctorants et ATER mais les permanents et les personnels (et même les étudiants...) sont les bienvenus bien sur.
lundi 23 février 2009
le plan de relance d'Obama critiqué par la gauche américaine
Not enough bang for our 787 billion bucks | SocialistWorker.org
Cet article du journal américain "Socialist Worker" critique le plan de relance d'Obama qui fait pas mal de choses qui étaient inimaginables sous George Bush, mais qui aurait dû aller beaucoup plus loin.
Cet article du journal américain "Socialist Worker" critique le plan de relance d'Obama qui fait pas mal de choses qui étaient inimaginables sous George Bush, mais qui aurait dû aller beaucoup plus loin.
Islamophobie : exclue d'un club de fitness à cause de son foulard
vendredi 20 février 2009
Expulsée d'un club de fitness parce qu'elle porte le foulard
par Stéphanie Pichard
En décembre dernier, Chérifa Larabi-Baroudi s'inscrit dans un club de fitness à Serémange-Erzange. Dès sa première séance d'entraînement, elle est priée de quitter la salle. Elle porte le foulard, ce qui, selon le propriétaire des lieux, pourrait troubler les autres clients.
Elle paraît toute menue dans sa grande robe noire, les cheveux pudiquement cachés sous un foulard au liseré blanc. Ce foulard, Chérifa Larabi-Baroudi, 34 ans, le porte depuis quelques mois seulement. Le choix d'une femme musulmane, le choix d'une adulte, qu'elle assume pleinement et qui lui a valu récemment une expérience douloureuse.
Fin 2008, Chérifa décide de s'inscrire dans un club de fitness. Elle habite Fameck mais opte pour la salle Body Best à Serémange-Erzange. « J'avais fréquenté ce club pendant deux ans, peu après son ouverture, et cela s'était très bien passé. Les contacts avec le gérant étaient cordiaux. D'ailleurs, il m'a tout de suite reconnue
lorsque je suis venue m'inscrire. »
Effectivement, Laurent Gassmann, propriétaire de Body Best, est heureux de voir revenir une cliente. Dans son bureau, au moment de la signature du contrat d'adhésion, il ne peut manquer de remarquer que Chérifa porte désormais le foulard musulman. Mais il n'y fait pas allusion. « Aujourd'hui, je reconnais que c'était une erreur de ma part, avoue-t-il. J'aurais dû lui signaler tout de suite qu'elle ne
pourrait pas le porter à l'intérieur du club. Comme elle ne le portait pas lors de son précédent passage chez moi, je pensais que cela allait de soi. »
Un règlement illégal
Malentendu, défaut d'information, incompréhension, Chérifa ne se doute pas un instant que son apparence physique puisse poser problème. « Le règlement intérieur du club stipulait que nous devions avoir une paire de baskets réservée à l'usage de la salle et des serviettes de toilette propres. » Laurent Gassmann nuance : « Dans la salle, une affiche mentionnait que les adhérents devaient porter une tenue propre et correcte sans signe extérieur d'opinion politique, religieuse ou raciste. Cette affiche était sans doute difficile à voir car elle était en partie recouverte de petites annonces laissées par les clients. Il faut dire qu'en neuf ans d'exercice, je n'avais jamais eu besoin d'y faire référence. »
Chérifa est en plein exercice sur un appareil de musculation lorsqu'elle se voit demander « d'enlever son " tchador " ou de quitter la salle ». « Avec le bruit, j'ai cru mal entendre, je l'ai fait répéter. C'est inadmissible de vivre ça en 2009. Je travaille au Luxembourg dans une banque japonaise. En tant que réceptionniste, je
suis la première personne que les clients voient en entrant et cela ne gêne personne que je sois voilée. Alors pourquoi cela dérangerait les adhérents de la salle ? »
En voulant préserver une ambiance « neutre et sereine » dans son club, le gérant s'est embarqué dans « une polémique religieuse qui le dépasse ». « J'étais prêt à discuter avec Chérifa pour qu'elle cache ses cheveux plus discrètement mais elle m'a expliqué que c'était une question de respect envers Dieu. Dans l'affaire, j'ai perdu une bonne cliente et de l'argent puisque je l'ai intégralement remboursé, elle
et une de ses amies qui a quitté le club par solidarité. »
Blessée, Chérifa a décidé de ne pas en rester là. Plainte a été déposée auprès du commissariat de Hayange pour discrimination à caractère religieux.
Source : Le Républicain Lorrain
[PS si des lecteurs ont connaissance d'une dénonciation de ces pratiques islamophobes par des organisations de gauche, cela m'intéresse au plus haut point. je crains qu'il n'y en ait quasiment pas]
Expulsée d'un club de fitness parce qu'elle porte le foulard
par Stéphanie Pichard
En décembre dernier, Chérifa Larabi-Baroudi s'inscrit dans un club de fitness à Serémange-Erzange. Dès sa première séance d'entraînement, elle est priée de quitter la salle. Elle porte le foulard, ce qui, selon le propriétaire des lieux, pourrait troubler les autres clients.
Elle paraît toute menue dans sa grande robe noire, les cheveux pudiquement cachés sous un foulard au liseré blanc. Ce foulard, Chérifa Larabi-Baroudi, 34 ans, le porte depuis quelques mois seulement. Le choix d'une femme musulmane, le choix d'une adulte, qu'elle assume pleinement et qui lui a valu récemment une expérience douloureuse.
Fin 2008, Chérifa décide de s'inscrire dans un club de fitness. Elle habite Fameck mais opte pour la salle Body Best à Serémange-Erzange. « J'avais fréquenté ce club pendant deux ans, peu après son ouverture, et cela s'était très bien passé. Les contacts avec le gérant étaient cordiaux. D'ailleurs, il m'a tout de suite reconnue
lorsque je suis venue m'inscrire. »
Effectivement, Laurent Gassmann, propriétaire de Body Best, est heureux de voir revenir une cliente. Dans son bureau, au moment de la signature du contrat d'adhésion, il ne peut manquer de remarquer que Chérifa porte désormais le foulard musulman. Mais il n'y fait pas allusion. « Aujourd'hui, je reconnais que c'était une erreur de ma part, avoue-t-il. J'aurais dû lui signaler tout de suite qu'elle ne
pourrait pas le porter à l'intérieur du club. Comme elle ne le portait pas lors de son précédent passage chez moi, je pensais que cela allait de soi. »
Un règlement illégal
Malentendu, défaut d'information, incompréhension, Chérifa ne se doute pas un instant que son apparence physique puisse poser problème. « Le règlement intérieur du club stipulait que nous devions avoir une paire de baskets réservée à l'usage de la salle et des serviettes de toilette propres. » Laurent Gassmann nuance : « Dans la salle, une affiche mentionnait que les adhérents devaient porter une tenue propre et correcte sans signe extérieur d'opinion politique, religieuse ou raciste. Cette affiche était sans doute difficile à voir car elle était en partie recouverte de petites annonces laissées par les clients. Il faut dire qu'en neuf ans d'exercice, je n'avais jamais eu besoin d'y faire référence. »
Chérifa est en plein exercice sur un appareil de musculation lorsqu'elle se voit demander « d'enlever son " tchador " ou de quitter la salle ». « Avec le bruit, j'ai cru mal entendre, je l'ai fait répéter. C'est inadmissible de vivre ça en 2009. Je travaille au Luxembourg dans une banque japonaise. En tant que réceptionniste, je
suis la première personne que les clients voient en entrant et cela ne gêne personne que je sois voilée. Alors pourquoi cela dérangerait les adhérents de la salle ? »
En voulant préserver une ambiance « neutre et sereine » dans son club, le gérant s'est embarqué dans « une polémique religieuse qui le dépasse ». « J'étais prêt à discuter avec Chérifa pour qu'elle cache ses cheveux plus discrètement mais elle m'a expliqué que c'était une question de respect envers Dieu. Dans l'affaire, j'ai perdu une bonne cliente et de l'argent puisque je l'ai intégralement remboursé, elle
et une de ses amies qui a quitté le club par solidarité. »
Blessée, Chérifa a décidé de ne pas en rester là. Plainte a été déposée auprès du commissariat de Hayange pour discrimination à caractère religieux.
Source : Le Républicain Lorrain
[PS si des lecteurs ont connaissance d'une dénonciation de ces pratiques islamophobes par des organisations de gauche, cela m'intéresse au plus haut point. je crains qu'il n'y en ait quasiment pas]
Non, les profs de fac ne font pas que 128 heures par an ! | Rue89
Non, les profs de fac ne font pas que 128 heures par an ! | Rue89: "Outré du discours ambiant sur le temps de travail d'un enseignant-chercheur et la méconnaissance de la réalité du quotidien d'un enseignant à la fac, ce professeur des universités en information et communication a listé pour Rue89 l'ensemble de ses activités sur la semaine du 2 février."
Video : Que veut le nouveau parti anticapitaliste ?
Ce petit documentaire fait par telelibre, nous présente des interviews avec des membres du NPA, dans toute leur diversité. A voir absolument.
Message d'un militant guadeloupéen, tabassé par la police
l'écho des canards: la pacification en guadeloupe
Sur le blog d'un autre camarade du Nouveau Parti anticapitaliste à Agen.
Sur le blog d'un autre camarade du Nouveau Parti anticapitaliste à Agen.
Communiqué du SNESUP, syndicat de l'enseignement supérieur
A Mesdames et Messieurs les Journalistes
AMPLIFIER L'EMBARRAS DU POUVOIR, CONFORTER NOS REVENDICATIONS
Le gouvernement comme le président de la République manoeuvrent aujourd'hui en recul, sous la pression des luttes, sur nombre de questions sociales notamment à la Guadeloupe.
Dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, où les textes et dispositifs contestés ont engendré une crise sans précédent, des déclarations (V. Pecresse, des parlementaires UMP,…), démontrent l'impact indéniable des revendications portées par la grève et par les puissantes manifestations des 5, 10 et 19 février. La « charte de bonne conduite » censée accompagner le décret contesté n’est plus de mise, la « médiation » chargée de retravailler le projet de décret modifiant le statut des EC n’est, dans le mandat que lui a donné la ministre, qu’un simulacre récusé par les collègues et les organisations engagés dans la lutte. L'embarras croissant d’un pouvoir affaibli (il fait publier le maigre soutien à la ministre de seuls 75 universitaires !), se refusant à officialiser le retrait du projet de
décret statutaire, comme de la réforme de la formation des enseignants et à annuler les suppressions d’emplois est à porter au crédit de notre détermination.
Aujourd'hui s'annonce l'écriture d'un nouveau texte de décret dont rien n’indique qu’il pourrait s’affranchir des principes à l’œuvre dans les versions précédentes, principes réprouvés par la très grande majorité de la communauté universitaire. Cette annonce n’est pas exempte de manœuvres en particulier parce qu’elle ignore les autres revendications. Le rétablissement des postes supprimés au budget 2009
s'impose ; une revitalisation des organismes de recherche, de leurs missions, est elle aussi indispensable et passe par des changements nets du gouvernement dans ses orientations. En matière de formation des enseignants, le mépris persistant affiché par Xavier Darcos, qui continue de faire croire qu'il conviendrait seulement d'améliorer la pédagogie de ses intentions, appelle la poursuite du blocage des
maquettes et des convergences dans les luttes avec les enseignants du premier et du second degré.
Quant au décret statutaire, il s'agit d'abord, de faire reconnaître au gouvernement les principes et garanties que nous voulons voir reconnus : liberté scientifique, respect des champs disciplinaires, rôle de gestion des carrières par le CNU conforté par un mode de désignation très largement électif, détermination claire d'un maximum de 150 h de service d'enseignement, prise en compte de l’ensemble des
activités pédagogiques, des taches collectives et de la recherche , refus des pleins pouvoirs accordés aux présidents en matière de promotions, de congés scientifiques et de services, refus de la logique des primes.
Ce sont bien ces valeurs et ces principes que le SNESUP entend porter, en lien avec les organisations et collectifs qui s'y retrouvent. C’est sur de telles bases que le SNESUP mesurera toutes les avancées. En convergence avec la coordination des universités et l'Intersyndicale, le SNESUP entend continuer à peser dès les prochains jours pour faire entendre et aboutir toutes les revendications. En ce sens il appelle à poursuivre et enraciner la mobilisation pour assurer le succès des initiatives unitaires prévues les semaines prochaines.
AMPLIFIER L'EMBARRAS DU POUVOIR, CONFORTER NOS REVENDICATIONS
Le gouvernement comme le président de la République manoeuvrent aujourd'hui en recul, sous la pression des luttes, sur nombre de questions sociales notamment à la Guadeloupe.
Dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche, où les textes et dispositifs contestés ont engendré une crise sans précédent, des déclarations (V. Pecresse, des parlementaires UMP,…), démontrent l'impact indéniable des revendications portées par la grève et par les puissantes manifestations des 5, 10 et 19 février. La « charte de bonne conduite » censée accompagner le décret contesté n’est plus de mise, la « médiation » chargée de retravailler le projet de décret modifiant le statut des EC n’est, dans le mandat que lui a donné la ministre, qu’un simulacre récusé par les collègues et les organisations engagés dans la lutte. L'embarras croissant d’un pouvoir affaibli (il fait publier le maigre soutien à la ministre de seuls 75 universitaires !), se refusant à officialiser le retrait du projet de
décret statutaire, comme de la réforme de la formation des enseignants et à annuler les suppressions d’emplois est à porter au crédit de notre détermination.
Aujourd'hui s'annonce l'écriture d'un nouveau texte de décret dont rien n’indique qu’il pourrait s’affranchir des principes à l’œuvre dans les versions précédentes, principes réprouvés par la très grande majorité de la communauté universitaire. Cette annonce n’est pas exempte de manœuvres en particulier parce qu’elle ignore les autres revendications. Le rétablissement des postes supprimés au budget 2009
s'impose ; une revitalisation des organismes de recherche, de leurs missions, est elle aussi indispensable et passe par des changements nets du gouvernement dans ses orientations. En matière de formation des enseignants, le mépris persistant affiché par Xavier Darcos, qui continue de faire croire qu'il conviendrait seulement d'améliorer la pédagogie de ses intentions, appelle la poursuite du blocage des
maquettes et des convergences dans les luttes avec les enseignants du premier et du second degré.
Quant au décret statutaire, il s'agit d'abord, de faire reconnaître au gouvernement les principes et garanties que nous voulons voir reconnus : liberté scientifique, respect des champs disciplinaires, rôle de gestion des carrières par le CNU conforté par un mode de désignation très largement électif, détermination claire d'un maximum de 150 h de service d'enseignement, prise en compte de l’ensemble des
activités pédagogiques, des taches collectives et de la recherche , refus des pleins pouvoirs accordés aux présidents en matière de promotions, de congés scientifiques et de services, refus de la logique des primes.
Ce sont bien ces valeurs et ces principes que le SNESUP entend porter, en lien avec les organisations et collectifs qui s'y retrouvent. C’est sur de telles bases que le SNESUP mesurera toutes les avancées. En convergence avec la coordination des universités et l'Intersyndicale, le SNESUP entend continuer à peser dès les prochains jours pour faire entendre et aboutir toutes les revendications. En ce sens il appelle à poursuivre et enraciner la mobilisation pour assurer le succès des initiatives unitaires prévues les semaines prochaines.
Principes fondateurs du Nouveau Parti Anticapitaliste adoptés par le congrès | NPA
Principes fondateurs du Nouveau Parti Anticapitaliste adoptés par le congrès | NPA
Voici donc la version finale des principes fondateurs. C'est 95% excellent, avec quelques graves omissions. Notamment, dans un pays où l'islamophobie est la forme de racisme la plus courante (tous les sondages le montrent), le texte ne l'évoque nulle part (je faisais partie de la toute petite minorité qui défendait un amendement dans ce sens). Dans la résolution politique on parle un petit peu du monde musulman à l'extérieur de la France ("Le “monde islamique” est aujourd’hui diabolisé") mais les musulmans français - shhhh!
Voici donc la version finale des principes fondateurs. C'est 95% excellent, avec quelques graves omissions. Notamment, dans un pays où l'islamophobie est la forme de racisme la plus courante (tous les sondages le montrent), le texte ne l'évoque nulle part (je faisais partie de la toute petite minorité qui défendait un amendement dans ce sens). Dans la résolution politique on parle un petit peu du monde musulman à l'extérieur de la France ("Le “monde islamique” est aujourd’hui diabolisé") mais les musulmans français - shhhh!
La coordination nationale des universités se radicalise
Communiqué, motions, calendrier de la 4e Ag de la Coordination Nationale des universités (20 février 2009) - Sauvons l'Université
Face au mépris affiché du gouvernement, la coordination nationale du vendredi 20 février a reconduit la grève, et a voté une série de motions nouvelles que vous trouverez en cliquant sur le titre ci-dessus.
Face au mépris affiché du gouvernement, la coordination nationale du vendredi 20 février a reconduit la grève, et a voté une série de motions nouvelles que vous trouverez en cliquant sur le titre ci-dessus.
dimanche 22 février 2009
Photos du mouvement des enseignants universitaires février 2009
Cliquez sur le titre pour voir un diaporama ( Merci Jennifer)
Interview de Maurice Nadeau
Rouge Article
Militant trotskyste des années 1930, à près de 98 ans, Maurice Nadeau a toujours combattu la dictature du profit...
Militant trotskyste des années 1930, à près de 98 ans, Maurice Nadeau a toujours combattu la dictature du profit...
Les musulmanes et les voiles au sein de l'entreprise
Voile sur l'entreprise
16.02.2009
Par Nadia Moulaï
Elles sont jeunes, diplômées et voilées. Fatima, Sabrya ou Aasma ont justement décidé de ne pas choisir entre une carrière à la hauteur de leurs diplômes et leur appartenance religieuse. Mais l´équation reste encore délicate...
À 22 ans, Fatima est une exception française. C´est voilée qu´elle se rend tous les matins dans l´agence immobilière du Perreux (Val-de-Marne) où elle est comptable locative. Étonnant quand on sait que la majorité des entreprises n´est pas très encline à recruter des filles voilées. Selon Benjamin Blavier, responsable du pôle diversité à l´IMS (IMS-Entreprendre pour la cité), « les managers ont l´impression que l´entreprise est un lieu laïc mais c´est une confusion. La loi sur la laïcité ne s´applique qu´au service public. »
Fatima est chanceuse. Mieux, elle commence sa carrière sur les chapeaux de roue ! Fraichement diplômée en comptabilité, la jeune femme vient déjà de signer un CDI. Et son voile est loin d´être un problème pour son employeur. Embauchée après la défection d´un des piliers de l´agence, Fatima doit vite faire ses preuves. Ça tombe bien la jeune femme est ambitieuse. « À la base, je suis curieuse et travailleuse. Petit à petit, j´ai rattrapé le retard accumulé par l´équipe. »
Très vite, sa chef lui confie des responsabilités. À tel point qu´aujourd´hui la jeune femme assure la comptabilité locative d´une centaine d´immeubles et de deux résidences hôtelières. Mais ne vous y trompez pas, le cas de Fatima est assez rare. Et elle le sait bien ! « Je suis privilégiée et sans l´ouverture d´esprit de la directrice d´agence, j´aurais fait du télémarketing comme la plupart des filles voilées en France », souligne-t-elle.
Comme Aasma, 25 ans, future ingénieure en mathématiques informatiques appliquées aux sciences, qui galère pour trouver un simple stage. « J´ai un entretien ce mardi prochain avec une boite d´informatique et j´avoue que je ne sais pas si je m´y rends voilée ou non ! », confie-t-elle, souriante malgré tout.
Pour Inès Dauvergne, responsable-projets à l´IMS, « la discrimination dont ces jeunes femmes sont victimes est une grande perte pour l´entreprise. » Il n´est donc pas faux de dire que les managers se privent d´un vivier de compétences. En cause, « l´interprétation caricaturale qu´ils se font du voile », précise Benjamin Blavier. Et d´ajouter que « s´il y a recrutement, c´est souvent sur des postes en bas niveau de qualification ou en back office ». Comme s´il fallait dissimuler ce type de salariés. D´ailleurs, on ne compte plus les femmes voilées et surdiplômées dans les métiers du télémarketing ou du ménage ! Travailler sans être vu des clients, c´est mieux...
On assiste donc en France à l´émergence d´une main d´oeuvre qualifiée non utilisée. Et le phénomène risque encore de s´accentuer. Sabrya, 18 ans, ne dira pas le contraire. Elle devrait passer son baccalauréat en juin prochain. Même si elle hésite à se lancer dans la comptabilité financière, une chose est sûre... elle n´enlèvera pas son voile. Quitte à s´expatrier en Grande-Bretagne ou rejoindre un centre d´appels.
Pourtant, Benjamin Blavier reste optimiste : « À l´IMS, nous rappelons aux entreprises qu´elles ne doivent pas interférer dans les capacités d´un collaborateur à tenir un poste. » Et puis, aujourd´hui, elles ont toutes un responsable diversité. « À eux, de rappeler les termes de la loi sur la laïcité, de dire aux managers quand ils peuvent refuser un recrutement ou non et surtout de favoriser leur intégration interne. »
Même s´il n´existe pas de données sur la question, on suppose que bon nombre d´entreprises pratiquent une discrimination presque systématique. La nouveauté ? Une prise de conscience s´opère progressivement. D´après Inès Dauvergne, « des recruteurs nous sollicitent sur la question ne sachant que faire. Certains même embauchent des filles sur des postes d´ingénieurs. Les lignes bougent donc ! Pour autant, on n´en n´est pas encore à l´étalage dans la presse. »
16.02.2009
Par Nadia Moulaï
Elles sont jeunes, diplômées et voilées. Fatima, Sabrya ou Aasma ont justement décidé de ne pas choisir entre une carrière à la hauteur de leurs diplômes et leur appartenance religieuse. Mais l´équation reste encore délicate...
À 22 ans, Fatima est une exception française. C´est voilée qu´elle se rend tous les matins dans l´agence immobilière du Perreux (Val-de-Marne) où elle est comptable locative. Étonnant quand on sait que la majorité des entreprises n´est pas très encline à recruter des filles voilées. Selon Benjamin Blavier, responsable du pôle diversité à l´IMS (IMS-Entreprendre pour la cité), « les managers ont l´impression que l´entreprise est un lieu laïc mais c´est une confusion. La loi sur la laïcité ne s´applique qu´au service public. »
Fatima est chanceuse. Mieux, elle commence sa carrière sur les chapeaux de roue ! Fraichement diplômée en comptabilité, la jeune femme vient déjà de signer un CDI. Et son voile est loin d´être un problème pour son employeur. Embauchée après la défection d´un des piliers de l´agence, Fatima doit vite faire ses preuves. Ça tombe bien la jeune femme est ambitieuse. « À la base, je suis curieuse et travailleuse. Petit à petit, j´ai rattrapé le retard accumulé par l´équipe. »
Très vite, sa chef lui confie des responsabilités. À tel point qu´aujourd´hui la jeune femme assure la comptabilité locative d´une centaine d´immeubles et de deux résidences hôtelières. Mais ne vous y trompez pas, le cas de Fatima est assez rare. Et elle le sait bien ! « Je suis privilégiée et sans l´ouverture d´esprit de la directrice d´agence, j´aurais fait du télémarketing comme la plupart des filles voilées en France », souligne-t-elle.
Comme Aasma, 25 ans, future ingénieure en mathématiques informatiques appliquées aux sciences, qui galère pour trouver un simple stage. « J´ai un entretien ce mardi prochain avec une boite d´informatique et j´avoue que je ne sais pas si je m´y rends voilée ou non ! », confie-t-elle, souriante malgré tout.
Pour Inès Dauvergne, responsable-projets à l´IMS, « la discrimination dont ces jeunes femmes sont victimes est une grande perte pour l´entreprise. » Il n´est donc pas faux de dire que les managers se privent d´un vivier de compétences. En cause, « l´interprétation caricaturale qu´ils se font du voile », précise Benjamin Blavier. Et d´ajouter que « s´il y a recrutement, c´est souvent sur des postes en bas niveau de qualification ou en back office ». Comme s´il fallait dissimuler ce type de salariés. D´ailleurs, on ne compte plus les femmes voilées et surdiplômées dans les métiers du télémarketing ou du ménage ! Travailler sans être vu des clients, c´est mieux...
On assiste donc en France à l´émergence d´une main d´oeuvre qualifiée non utilisée. Et le phénomène risque encore de s´accentuer. Sabrya, 18 ans, ne dira pas le contraire. Elle devrait passer son baccalauréat en juin prochain. Même si elle hésite à se lancer dans la comptabilité financière, une chose est sûre... elle n´enlèvera pas son voile. Quitte à s´expatrier en Grande-Bretagne ou rejoindre un centre d´appels.
Pourtant, Benjamin Blavier reste optimiste : « À l´IMS, nous rappelons aux entreprises qu´elles ne doivent pas interférer dans les capacités d´un collaborateur à tenir un poste. » Et puis, aujourd´hui, elles ont toutes un responsable diversité. « À eux, de rappeler les termes de la loi sur la laïcité, de dire aux managers quand ils peuvent refuser un recrutement ou non et surtout de favoriser leur intégration interne. »
Même s´il n´existe pas de données sur la question, on suppose que bon nombre d´entreprises pratiquent une discrimination presque systématique. La nouveauté ? Une prise de conscience s´opère progressivement. D´après Inès Dauvergne, « des recruteurs nous sollicitent sur la question ne sachant que faire. Certains même embauchent des filles sur des postes d´ingénieurs. Les lignes bougent donc ! Pour autant, on n´en n´est pas encore à l´étalage dans la presse. »
Qui est très satisfait du président Sarkozy?
Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, la côte de popularité du président de la République est en chute libre par rapport à janvier 2009.
Aujourd'hui, 5% des sondés se disent "très satisfaits" de son travail, et 32% plutôt satisfaits, soit un total de 37%. En janvier, ils étaient 44.
En revanche, le nombre d'insatisfaits augmentent: ils sont 33% à être plutôt mécontents, et 29% à être très mécontents, soit 62% (contre 56% en janvier).
Pour François Fillon, même tendance: il passe de 51% de satisfaits en janvier à 46%, restant devant Nicolas Sarkozy.
Alors, comme ça 5% des sondés sont très satisfaits du travail de Sarkozy... mais vous savez il faut enlever les 2 ou 3% qui ne comprenaient pas la question ou qui étaient trop occupés à se demander ce qu'ils allaient donner à manger aux gosses... Si vous demandez à 1 000 personnes si la lune est faite de fromage, il y aura toujours 1 ou 2% pour dire oui d'un air distrait.
Alors nous lançons le grand concours du Printemps. Que chaque lecteur de ce blog trouve UNE personne qui est TRES SATISFAITE du travail de Sarkozy. Demandez leur de laisser un message dans le commentaires de ce blog. Je les publierai tous (après avoir enlevé les insultes)...
Renversons Sarkozy!
Aujourd'hui, 5% des sondés se disent "très satisfaits" de son travail, et 32% plutôt satisfaits, soit un total de 37%. En janvier, ils étaient 44.
En revanche, le nombre d'insatisfaits augmentent: ils sont 33% à être plutôt mécontents, et 29% à être très mécontents, soit 62% (contre 56% en janvier).
Pour François Fillon, même tendance: il passe de 51% de satisfaits en janvier à 46%, restant devant Nicolas Sarkozy.
Alors, comme ça 5% des sondés sont très satisfaits du travail de Sarkozy... mais vous savez il faut enlever les 2 ou 3% qui ne comprenaient pas la question ou qui étaient trop occupés à se demander ce qu'ils allaient donner à manger aux gosses... Si vous demandez à 1 000 personnes si la lune est faite de fromage, il y aura toujours 1 ou 2% pour dire oui d'un air distrait.
Alors nous lançons le grand concours du Printemps. Que chaque lecteur de ce blog trouve UNE personne qui est TRES SATISFAITE du travail de Sarkozy. Demandez leur de laisser un message dans le commentaires de ce blog. Je les publierai tous (après avoir enlevé les insultes)...
Renversons Sarkozy!
Le mouvement des universitaires 22 février
Jeudi j'étais à la manifestation, et vendredi je suis allé en observateur à Nanterre à la Coordination des Universités. Les enseignants-chercheurs restent très déterminés, après trois semaines de grève. C'est stressant, mais on se rend compte qu'on n'aura pas une deuxième chance d'ici deux ou trois ans. C'est maintenant qu'il faut défendre l'idée que l'Université n'est pas une entreprise. Bouygues ne va jamais payer des gens pour écrire des livres d'histoire, archéologie, astronomie, psychologie, critique littéraire...il faut de l'argent public.
vendredi 20 février 2009
Communiqué de presse FO sur la grève des enseignants chercheurs
Communiqué de Presse
Le SNPREES-FO a pris connaissance des propositions du 18 février de la Mission sur les enseignants chercheurs du groupe UMP de l’Assemblée Nationale.
Il constate que ce communiqué est muet sur le projet de réforme de la formation des enseignants que Mme Pécresse et M. Darcos prétendent maintenir, et rappelle l’exigence des personnels, des syndicats de l’enseignement supérieur, du CNESER, de l’assemblée des délégués d’établissement avec les syndiqués nationaux de voir ce projet retiré.
Il prend acte d’un certain nombre de propositions des députés UMP :
le maximum de service de 192h serait rétabli, aucun enseignant ne pourrait se voir imposer plus que le service de base, les autres tâches qui lui sont confiées seraient prises en compte ;
l’évaluation serait qualitative, exclusivement effectuée par le CNU et non par l’AERES ;
une part importante des promotions serait effectuée nationalement.
Le SNPREES-FO constate que ces propositions constituent un résultat de la grève et des manifestations que les universitaires ont été amenés à engager pour se faire entendre.
Le SNPREES-FO considère qu’après ces propositions du groupe UMP, la ministre ne peut qu’abandonner son projet initial et ouvrir de véritables négociations.
Montreuil, le 19 février 2009
Le SNPREES-FO a pris connaissance des propositions du 18 février de la Mission sur les enseignants chercheurs du groupe UMP de l’Assemblée Nationale.
Il constate que ce communiqué est muet sur le projet de réforme de la formation des enseignants que Mme Pécresse et M. Darcos prétendent maintenir, et rappelle l’exigence des personnels, des syndicats de l’enseignement supérieur, du CNESER, de l’assemblée des délégués d’établissement avec les syndiqués nationaux de voir ce projet retiré.
Il prend acte d’un certain nombre de propositions des députés UMP :
le maximum de service de 192h serait rétabli, aucun enseignant ne pourrait se voir imposer plus que le service de base, les autres tâches qui lui sont confiées seraient prises en compte ;
l’évaluation serait qualitative, exclusivement effectuée par le CNU et non par l’AERES ;
une part importante des promotions serait effectuée nationalement.
Le SNPREES-FO constate que ces propositions constituent un résultat de la grève et des manifestations que les universitaires ont été amenés à engager pour se faire entendre.
Le SNPREES-FO considère qu’après ces propositions du groupe UMP, la ministre ne peut qu’abandonner son projet initial et ouvrir de véritables négociations.
Montreuil, le 19 février 2009
mercredi 18 février 2009
Declaration de la gauche radicale
Devant les refus du gouvernement, développer la mobilisation !
***
Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions dans les hôpitaux, la persistance de la grève générale en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.
Aucune réponse concrète n’est apportée par le gouvernement.
Nicolas Sarkozy a changé de ton, car il ne peut ignorer la force de la mobilisation engagée, mais il maintient le cap de sa politique économique et sociale, et laisse clairement entendre qu’il s’en tiendra là lors de la réunion du 18 février.
Ce qui est concret en revanche, c’est un nouvel apport de six milliards d’euros aux deux grands groupes de l’automobile, PSA et Renault, aussitôt suivi d’une nouvelle annonce de suppressions d’emplois massives par PSA et par Renault. C’est le projet de suppression de la taxe professionnelle, nouveau cadeau de 20 milliards d’euros aux patrons, désastreux notamment pour les collectivités locales et l’investissement public important qu’elles assument. C’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire.
Ce qui est concret aussi, c’est le refus gouvernemental de répondre positivement aux revendications des antillais et des habitants de La Réunion, en particulier sur l’augmentation des salaires.
Ce qui est concret toujours, c’est le refus de toute vision transformatrice prenant en compte la dimension écologique de la crise, la nécessité d’un autre type de production, économe en énergie, soucieuse de la planète et de ses ressources, attentive à la diminution des empreintes écologiques de toute activité humaine.
Ce qui est concret enfin, c’est le refus, malgré l’opposition quasi unanime de la communauté universitaire, de retirer le décret Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs, de retirer le dispositif de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd degrés ; c’est le refus de l’annulation des suppressions d’emplois inscrites au budget 2009 et du démantèlement des organismes publics de recherche ; c’est le refus de retirer la loi Bachelot qui met à mal l’hospitalisation publique.
Devant toutes ces fins de non recevoir du gouvernement, développer la mobilisation est plus nécessaire que jamais.
Les huit organisations syndicales qui avaient pris l’initiative de la mobilisation du 29 janvier ont unanimement constaté lors de leur réunion du 9 février que l’intervention télévisée présidentielle du 5 février n’avait pas apporté les réponses attendues aux exigences exprimées par cette mobilisation. Elles continuent d’exiger la prise en compte de la plate-forme syndicale unitaire et annoncent une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars « pour maintenir la pression dans l’unité d’action ».
Les partis et organisations de gauche signataires appellent à développer l’action et au plein succès de la journée du 19 mars.
La mobilisation sociale, syndicale et politique doit se poursuivre pour exiger d’autre choix s’opposant aux licenciements et aux suppressions d’emplois dans la fonction publique, développant une autre politique des salaires et du pouvoir d’achat, assurant la promotion des services publics et la réorientation du crédit. Il s’agit tout à la fois, de répondre aux besoins sociaux et de favoriser un nouveau type de développement.
Signataires :
Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le PG, le PS,
La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire
Paris, le 17 février 2009.
***
Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions dans les hôpitaux, la persistance de la grève générale en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.
Aucune réponse concrète n’est apportée par le gouvernement.
Nicolas Sarkozy a changé de ton, car il ne peut ignorer la force de la mobilisation engagée, mais il maintient le cap de sa politique économique et sociale, et laisse clairement entendre qu’il s’en tiendra là lors de la réunion du 18 février.
Ce qui est concret en revanche, c’est un nouvel apport de six milliards d’euros aux deux grands groupes de l’automobile, PSA et Renault, aussitôt suivi d’une nouvelle annonce de suppressions d’emplois massives par PSA et par Renault. C’est le projet de suppression de la taxe professionnelle, nouveau cadeau de 20 milliards d’euros aux patrons, désastreux notamment pour les collectivités locales et l’investissement public important qu’elles assument. C’est l’inverse de ce qu’il faudrait faire.
Ce qui est concret aussi, c’est le refus gouvernemental de répondre positivement aux revendications des antillais et des habitants de La Réunion, en particulier sur l’augmentation des salaires.
Ce qui est concret toujours, c’est le refus de toute vision transformatrice prenant en compte la dimension écologique de la crise, la nécessité d’un autre type de production, économe en énergie, soucieuse de la planète et de ses ressources, attentive à la diminution des empreintes écologiques de toute activité humaine.
Ce qui est concret enfin, c’est le refus, malgré l’opposition quasi unanime de la communauté universitaire, de retirer le décret Pécresse sur le statut des enseignants-chercheurs, de retirer le dispositif de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd degrés ; c’est le refus de l’annulation des suppressions d’emplois inscrites au budget 2009 et du démantèlement des organismes publics de recherche ; c’est le refus de retirer la loi Bachelot qui met à mal l’hospitalisation publique.
Devant toutes ces fins de non recevoir du gouvernement, développer la mobilisation est plus nécessaire que jamais.
Les huit organisations syndicales qui avaient pris l’initiative de la mobilisation du 29 janvier ont unanimement constaté lors de leur réunion du 9 février que l’intervention télévisée présidentielle du 5 février n’avait pas apporté les réponses attendues aux exigences exprimées par cette mobilisation. Elles continuent d’exiger la prise en compte de la plate-forme syndicale unitaire et annoncent une nouvelle journée d’action interprofessionnelle pour le 19 mars « pour maintenir la pression dans l’unité d’action ».
Les partis et organisations de gauche signataires appellent à développer l’action et au plein succès de la journée du 19 mars.
La mobilisation sociale, syndicale et politique doit se poursuivre pour exiger d’autre choix s’opposant aux licenciements et aux suppressions d’emplois dans la fonction publique, développant une autre politique des salaires et du pouvoir d’achat, assurant la promotion des services publics et la réorientation du crédit. Il s’agit tout à la fois, de répondre aux besoins sociaux et de favoriser un nouveau type de développement.
Signataires :
Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le PG, le PS,
La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire
Paris, le 17 février 2009.
mardi 17 février 2009
manifestez jeudi pour les universites!
Lieux et heures prévus
# Amiens : Manifestation 14h - maison de la culture
# Boulogne sur mer : SITE BLOQUE JEUDI, rdv 9h30 : St Louis
# Bordeaux : 14h30 - Place de la Victoire à Bordeaux (à confirmer)
# Calais : 14h - Mi-Voix
# Dijon: 14h30 - départ Aristote Platon
# Dunkerque : manifestation joyeuse, RDV 10h aux darses
# Le Havre : 17h30 – Parvis de l’université
# Lille : 14h30 - Porte de Paris
# Lyon : 14h – place des Terreaux
# Marseille : 14h - Marches de la Gare saint Charles
# Nice : 14h - départ Campus Valrose
# Orléans : 10h30 – devant la cathédrale
# Paris : 15h - Place d'Italie
# Reims : 12h – Place d’Erlon
# Rouen : 15h - place de la cathédrale
# Strasbourg : 15h – parvis de la fac de droit, puis rassemblement à
17h place Kleber.
# Toulouse : 14h30 – Place Lafourcade carrefour St Michel
# Tours : 14h - Place de la Liberté
# Amiens : Manifestation 14h - maison de la culture
# Boulogne sur mer : SITE BLOQUE JEUDI, rdv 9h30 : St Louis
# Bordeaux : 14h30 - Place de la Victoire à Bordeaux (à confirmer)
# Calais : 14h - Mi-Voix
# Dijon: 14h30 - départ Aristote Platon
# Dunkerque : manifestation joyeuse, RDV 10h aux darses
# Le Havre : 17h30 – Parvis de l’université
# Lille : 14h30 - Porte de Paris
# Lyon : 14h – place des Terreaux
# Marseille : 14h - Marches de la Gare saint Charles
# Nice : 14h - départ Campus Valrose
# Orléans : 10h30 – devant la cathédrale
# Paris : 15h - Place d'Italie
# Reims : 12h – Place d’Erlon
# Rouen : 15h - place de la cathédrale
# Strasbourg : 15h – parvis de la fac de droit, puis rassemblement à
17h place Kleber.
# Toulouse : 14h30 – Place Lafourcade carrefour St Michel
# Tours : 14h - Place de la Liberté
Une serie de liens
http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article43
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/14/universites-l-elysee-annonce-de-nouvelles-pistes_1155406_3224.html
http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=560
http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=562
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1837
http://www.fabula.org/actualites/article28800.php
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/02/14/universites-l-elysee-annonce-de-nouvelles-pistes_1155406_3224.html
http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=560
http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=562
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article1837
http://www.fabula.org/actualites/article28800.php
et a Paris 12
Paris 12 : programme 16-20 février
[Occupation de l'amphi jaune au CMC, avec autorisation de la Présidence. Dans cet amphi se trouvera un tableau d’affichage que vous pourrez consulter pour les informations pratiques]
Lundi 16 février 2009
- 9h30 : Cours d'éducation civique universitaire (Arnaud Baubérot, Amphi bleu)
Comment fonctionne l'université? Que veulent dire CEVU, LRU, CNU...? Quelle est la place des étudiants et de leurs élus dans ce système? Que signifie “blocage des maquettes"?
-10h : Réunion étudiants + personnels pour organiser les actions de la semaine et particulièrement la manifestation de jeudi (amphi jaune)
-14h30 : « Les jeux de pouvoir (1) » - Atelier d’écriture (animé par Tatiana Weets, salle 0053) [l’atelier se continuera mardi]
Un atelier ou chacun(e) tentera d'aller à la rencontre de son écriture en refléchissant à la façon dont les récits — y compris celui que chaque étudiant(e) produira – mettent en scène des stratégies de pouvoir et d'éventuelles résistances.
-14h30: « Lire-dire : littérature et politique » : Atelier de lecture à voix haute (animé par Caroline Zekri et Vincent Broqua, rdv sur la dalle devant les portes vitrées du bâtiment i):
Ensemble de textes littéraires et politiques à lire en français et, pour ceux qui le souhaitent, en anglais et italien. Vous pouvez apporter des textes de votre choix à faire partager.
-15h30 : « Les premiers universitaires, les pouvoirs et la grève au Moyen Age » (Nathalie Gorochov, dalle devant les portes vitrées du bâtiment i)
Intervention où seront sondés les débuts de l’université
Mardi 17 février 2009
-11h : « Les jeux de pouvoir (2) » - Atelier d’écriture (animé par Tatiana Weets, pf803)
Un atelier ou chacun(e) tentera d'aller à la rencontre de son écriture en réfléchissant à la façon dont les récits — y compris celui que chaque étudiant(e) produira – mettent en scène des stratégies de pouvoir et d'éventuelles résistances.
-13h-14h : Table ronde/débat : « Qu’est-ce que faire de la recherche en lettres et sciences humaines ? » (Claire Fabre et Elisabeth Rothmund, 0053)
Expliquer le travail de recherche pour l’étudiant et le chercheur permettra de mettre les matières enseignées à l’UFR llsh en perspective
-14h : Atelier de lecture "Agora: Savoir, pouvoir et liberté" (Atelier animé par Roberto Poma et des étudiants du département de philosophie, sur la dalle)
Lecture de textes de philosophie politique (Montaigne, Gramsci, Kant, Marx, Marcuse...) textes lus, et mis en musique pour certains. Les thèmes abordés par ces textes : travail, résistance, engagement des intellectuels, aliénation, éducation, autoritarisme, savoir et pouvoir, l'homme et la cité.
-14h30-16h : Table ronde/débat : « Universités et démocratie » (Nathalie Caron et Karine Chambefort, pf901)
Qui enseigne à l’université ? Qu’est-ce que le CEVU, le CS, le CA ? En quoi l’institution universitaire est-elle démocratique ?
-15h : Table ronde/débat : « Universités en crise : Allemagne, Espagne, Italie » (Marie Franco, Elisabeth Rothmund et Caroline Zekri, amphi jaune)
Qu’est-ce que l’université en Europe et comment le système universitaire français peut-il être comparé à celui de nos voisins immédiats ?
-Et toute la journée : autres formes d’actions "visibles" sur le campus.
Mercredi 18 février 2009
-9h30-12 : « Film et Révolution : la Révolution française vue d'en bas » (Emmanuel Fureix, salle à préciser mardi)
Intervention sur cinéma et histoire avec diffusion de généreux extraits d’un film commentés
-13h00 : « Lire-dire : littérature et politique » (Dalle)
Ensemble de textes littéraires et politiques à lire en français et, pour ceux qui le souhaitent, en anglais et italien. Vous pouvez apporter des textes de votre choix à faire partager.
-13h30 : Série littérature et révolte : « Poésie et révolution dans le domaine anglais » (tous les textes seront cités en français) (Charlotte Ribeyrol, Amphi jaune)
« Poésie et révolution aux Etats-Unis » (tous les textes seront cités en français) (Vincent Broqua, Amphi jaune)
Comment la littérature, et la poésie en particulier, se plaît penser la révolution politique tout autant que la révolution du langage.
-15h : Les mots de l’actualité : lecture débat (Isabelle Laborde Milaa, amphi jaune)
Lectures de chroniques d’Alain Rey sur les mots de l’actualité et débat sur ce que disent les mots.
-16h30 : Projection de film
Soir : Occupation de nuit de l'Amphi Jaune avec accueil des provinciaux qui viendront pour la manifestation de jeudi
Jeudi 19 février 2009
AG le matin 11h - amphi jaune
Grande journée nationale de manifestation à Paris. Départ 15h Place d'Italie.
Vendredi 20 février 2009
D’autres interventions seront organisées.
Nouvelle Coordination Nationale le 20 février à Paris Ouest Nanterre.
[Occupation de l'amphi jaune au CMC, avec autorisation de la Présidence. Dans cet amphi se trouvera un tableau d’affichage que vous pourrez consulter pour les informations pratiques]
Lundi 16 février 2009
- 9h30 : Cours d'éducation civique universitaire (Arnaud Baubérot, Amphi bleu)
Comment fonctionne l'université? Que veulent dire CEVU, LRU, CNU...? Quelle est la place des étudiants et de leurs élus dans ce système? Que signifie “blocage des maquettes"?
-10h : Réunion étudiants + personnels pour organiser les actions de la semaine et particulièrement la manifestation de jeudi (amphi jaune)
-14h30 : « Les jeux de pouvoir (1) » - Atelier d’écriture (animé par Tatiana Weets, salle 0053) [l’atelier se continuera mardi]
Un atelier ou chacun(e) tentera d'aller à la rencontre de son écriture en refléchissant à la façon dont les récits — y compris celui que chaque étudiant(e) produira – mettent en scène des stratégies de pouvoir et d'éventuelles résistances.
-14h30: « Lire-dire : littérature et politique » : Atelier de lecture à voix haute (animé par Caroline Zekri et Vincent Broqua, rdv sur la dalle devant les portes vitrées du bâtiment i):
Ensemble de textes littéraires et politiques à lire en français et, pour ceux qui le souhaitent, en anglais et italien. Vous pouvez apporter des textes de votre choix à faire partager.
-15h30 : « Les premiers universitaires, les pouvoirs et la grève au Moyen Age » (Nathalie Gorochov, dalle devant les portes vitrées du bâtiment i)
Intervention où seront sondés les débuts de l’université
Mardi 17 février 2009
-11h : « Les jeux de pouvoir (2) » - Atelier d’écriture (animé par Tatiana Weets, pf803)
Un atelier ou chacun(e) tentera d'aller à la rencontre de son écriture en réfléchissant à la façon dont les récits — y compris celui que chaque étudiant(e) produira – mettent en scène des stratégies de pouvoir et d'éventuelles résistances.
-13h-14h : Table ronde/débat : « Qu’est-ce que faire de la recherche en lettres et sciences humaines ? » (Claire Fabre et Elisabeth Rothmund, 0053)
Expliquer le travail de recherche pour l’étudiant et le chercheur permettra de mettre les matières enseignées à l’UFR llsh en perspective
-14h : Atelier de lecture "Agora: Savoir, pouvoir et liberté" (Atelier animé par Roberto Poma et des étudiants du département de philosophie, sur la dalle)
Lecture de textes de philosophie politique (Montaigne, Gramsci, Kant, Marx, Marcuse...) textes lus, et mis en musique pour certains. Les thèmes abordés par ces textes : travail, résistance, engagement des intellectuels, aliénation, éducation, autoritarisme, savoir et pouvoir, l'homme et la cité.
-14h30-16h : Table ronde/débat : « Universités et démocratie » (Nathalie Caron et Karine Chambefort, pf901)
Qui enseigne à l’université ? Qu’est-ce que le CEVU, le CS, le CA ? En quoi l’institution universitaire est-elle démocratique ?
-15h : Table ronde/débat : « Universités en crise : Allemagne, Espagne, Italie » (Marie Franco, Elisabeth Rothmund et Caroline Zekri, amphi jaune)
Qu’est-ce que l’université en Europe et comment le système universitaire français peut-il être comparé à celui de nos voisins immédiats ?
-Et toute la journée : autres formes d’actions "visibles" sur le campus.
Mercredi 18 février 2009
-9h30-12 : « Film et Révolution : la Révolution française vue d'en bas » (Emmanuel Fureix, salle à préciser mardi)
Intervention sur cinéma et histoire avec diffusion de généreux extraits d’un film commentés
-13h00 : « Lire-dire : littérature et politique » (Dalle)
Ensemble de textes littéraires et politiques à lire en français et, pour ceux qui le souhaitent, en anglais et italien. Vous pouvez apporter des textes de votre choix à faire partager.
-13h30 : Série littérature et révolte : « Poésie et révolution dans le domaine anglais » (tous les textes seront cités en français) (Charlotte Ribeyrol, Amphi jaune)
« Poésie et révolution aux Etats-Unis » (tous les textes seront cités en français) (Vincent Broqua, Amphi jaune)
Comment la littérature, et la poésie en particulier, se plaît penser la révolution politique tout autant que la révolution du langage.
-15h : Les mots de l’actualité : lecture débat (Isabelle Laborde Milaa, amphi jaune)
Lectures de chroniques d’Alain Rey sur les mots de l’actualité et débat sur ce que disent les mots.
-16h30 : Projection de film
Soir : Occupation de nuit de l'Amphi Jaune avec accueil des provinciaux qui viendront pour la manifestation de jeudi
Jeudi 19 février 2009
AG le matin 11h - amphi jaune
Grande journée nationale de manifestation à Paris. Départ 15h Place d'Italie.
Vendredi 20 février 2009
D’autres interventions seront organisées.
Nouvelle Coordination Nationale le 20 février à Paris Ouest Nanterre.
La lutte active dans les universites parisiennes
CALENDRIER DE L’UNIVERSITÉ PARIS 1
DU 16 AU 20 FEVRIER 2009
Lundi 16 février :
10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
11h : Conférence de M. Switek (Europe 1), C. Aguiton (ATTAC), et P. Champagne (CSE), Médias et Mouvements sociaux, Sorbonne, Amphi Lefebvre.
11h30 : Débat Classements internationaux et comparaison animé par Chahira Boutayeb et Patrick Weil, Tolbiac, Amphi I.
12h : Les lundis de l'Histoire en Sorbonne (France Culture) : N. Offensdadt (Paris 1), Le Musée de l'histoire nationale, A. Nef (Paris 4), Pourquoi étudier l'histoire du Moyen Âge ?, C. Callard, L’usage du faux en histoire, Sorbonne, Amphi Cauchy
13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
13h30 : Conférence de Christophe Ramaux, La faillite du libéralisme: quel sens donner au retour de l'Etat ? Tolbiac, Amphi N.
14h : Atelier montage vidéo, Centre Saint-Charles, salle 350.
15h : Rassemblement devant le Panthéon pour une lecture-marathon de la Princesse de Clèves.
15h30 : Conférence de Federico Tarragoni, La réforme universitaire italienne ou la « rationalisation économique d'un bien public », Tolbiac, Amphi H.
16h30 : Lecture bilingue de textes de Dante, Cellini, T. Campanella, Galilée, C. Beccaria, Vittorini, Pasolini, Calvino... (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
17h30 : La chorale « Chants de rage et de révolte » entonnera des chants traditionnels italiens engagés (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne : « cacerolazos ».
Mardi 17 février :
8h : Diffusion de tracts dans les gares par les Universités parisiennes.
8h30 : Débat autour du concept de « Maître ignorant » de Jacques Rancière, organisé par les enseignants de sciences sociales de Paris 1, Tolbiac, Amphi K.
9h : Conférence d’Iveta Slavkova, Avant-gardes et Première Guerre Mondiale, Centre Saint-Charles.
10h : Atelier montage vidéo, Centre Saint-Charles, Salle 350.
10h30 : Conférence de Michel Pigenet (professeur d’histoire), Les services publics
Tolbiac, Amphi H
10h30 : Assemblée Générale des Étudiants de l’UFR 04, Centre Saint-Charles.
11h : Assemblée Générale des Etudiants, Sorbonne
11h : Conférence de Christophe Charle (professeur d’histoire contemporaine): D'une réforme à l'autre: les universités en France de 1896 à 2009 ou pourquoi réformer l'université est-il si difficile à réformer en France ?, Sorbonne, amphi Descartes.
11h : Bernard Guerrien (maître de conférences, économie), La crise, Tolbiac, Amphi I
12h : Assemblée Générale des Personnels de Paris 1, Centre Panthéon, Amphi 2A.
13h30 : Assemblée Générale des Etudiants, Tolbiac.
14h : Projection – débat animé par Céline Scemama - Le Crime de Monsieur Lange, un film de Jean Renoir, Centre Saint-Charles, salle 432.
15h : "Université Ouverte" en histoire de l’art (Paris IV), Place du Panthéon. Au programme (provisoire), trois cours : Lutèce antique, Le Panthéon et les Grands Hommes, la rue Soufflot.
16h30 : Diffusion de tracts dans les gares
Mercredi 18 février :
9h : Conférence de Cécile Bargues, Dadaland : une introduction à Dada, Centre Saint-Charles.
10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
10h : Conférence de Jean-Marie Monnier (professeur d’économie), La Révolution des réformes fiscales, Tolbiac, Amphi H.
11h : Assemblée Générale à Tolbiac
11h30 : Débat organisé par les enseignants de sciences sociales, Tolbiac, Amphi K
12h : Atelier Banderole au 9e étage de Tolbiac
12h : Projection sur le thème « La Révolution en images » autour du film La Marseillaise de Renoir, Tolbiac, Amphi H.
14h : Débat Coordonné par Eric Vallet (maître de conférences en histoire), Etre journaliste aujourd’hui, Tolbiac, Amphi I.
14h : Réunion de la commission chargée des DAEU à Tolbiac
14h : Atelier banderoles et performances animé par François Foronda, Tolbiac, 12e étage.
14h : Conférence de Frédéric Jiméno, Francisco de Goya et les problèmes d'attribution du Colosse (1812-1828), Centre Saint-Charles, salle 440.
14h : Conférence de E. Valleut, Le métier de journaliste, Tolbiac, Amphi K
15H30 : Conférence de Fanny Madeline (ATER, Histoire), L’histoire de France selon Nicolas Sarkozy, Tolbiac, Amphi I
17h : Conférence de D. Schneidermann (Arrêt sur Images) et E. Plénel, Les médias sont-ils aux mains des propriétaires ? Sorbonne, Amphi Gestion.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne.
Jeudi 19 février :
9h : Conférence de Morad Montazami, Art et politique, Centre Saint-Charles, salle 250.
11h : Assemblée générale des enseignants et étudiants, Tolbiac, Amphi N
14h : Manifestation unitaire de l'enseignement supérieur et de la Recherche. Départ commun de Tolbiac vers 13h30.
Vendredi 20 février :
10h : Johan Popelard, Art et politique : L’Italie pendant l'entre-deux-guerres, Centre Saint-Charles, salle 110.
11h : Quatrième Coordination Nationale des Universités, Paris X-Nanterre, Amphi B2.
13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
14h : Conférence d’Inès Rotermund, Le débat actuel sur les oeuvres d'art spoliées entre 1933-1945, Centre Saint-Charles.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne
DU 16 AU 20 FEVRIER 2009
Lundi 16 février :
10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
11h : Conférence de M. Switek (Europe 1), C. Aguiton (ATTAC), et P. Champagne (CSE), Médias et Mouvements sociaux, Sorbonne, Amphi Lefebvre.
11h30 : Débat Classements internationaux et comparaison animé par Chahira Boutayeb et Patrick Weil, Tolbiac, Amphi I.
12h : Les lundis de l'Histoire en Sorbonne (France Culture) : N. Offensdadt (Paris 1), Le Musée de l'histoire nationale, A. Nef (Paris 4), Pourquoi étudier l'histoire du Moyen Âge ?, C. Callard, L’usage du faux en histoire, Sorbonne, Amphi Cauchy
13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
13h30 : Conférence de Christophe Ramaux, La faillite du libéralisme: quel sens donner au retour de l'Etat ? Tolbiac, Amphi N.
14h : Atelier montage vidéo, Centre Saint-Charles, salle 350.
15h : Rassemblement devant le Panthéon pour une lecture-marathon de la Princesse de Clèves.
15h30 : Conférence de Federico Tarragoni, La réforme universitaire italienne ou la « rationalisation économique d'un bien public », Tolbiac, Amphi H.
16h30 : Lecture bilingue de textes de Dante, Cellini, T. Campanella, Galilée, C. Beccaria, Vittorini, Pasolini, Calvino... (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
17h30 : La chorale « Chants de rage et de révolte » entonnera des chants traditionnels italiens engagés (organisé par Paris 3), Place du Panthéon.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne : « cacerolazos ».
Mardi 17 février :
8h : Diffusion de tracts dans les gares par les Universités parisiennes.
8h30 : Débat autour du concept de « Maître ignorant » de Jacques Rancière, organisé par les enseignants de sciences sociales de Paris 1, Tolbiac, Amphi K.
9h : Conférence d’Iveta Slavkova, Avant-gardes et Première Guerre Mondiale, Centre Saint-Charles.
10h : Atelier montage vidéo, Centre Saint-Charles, Salle 350.
10h30 : Conférence de Michel Pigenet (professeur d’histoire), Les services publics
Tolbiac, Amphi H
10h30 : Assemblée Générale des Étudiants de l’UFR 04, Centre Saint-Charles.
11h : Assemblée Générale des Etudiants, Sorbonne
11h : Conférence de Christophe Charle (professeur d’histoire contemporaine): D'une réforme à l'autre: les universités en France de 1896 à 2009 ou pourquoi réformer l'université est-il si difficile à réformer en France ?, Sorbonne, amphi Descartes.
11h : Bernard Guerrien (maître de conférences, économie), La crise, Tolbiac, Amphi I
12h : Assemblée Générale des Personnels de Paris 1, Centre Panthéon, Amphi 2A.
13h30 : Assemblée Générale des Etudiants, Tolbiac.
14h : Projection – débat animé par Céline Scemama - Le Crime de Monsieur Lange, un film de Jean Renoir, Centre Saint-Charles, salle 432.
15h : "Université Ouverte" en histoire de l’art (Paris IV), Place du Panthéon. Au programme (provisoire), trois cours : Lutèce antique, Le Panthéon et les Grands Hommes, la rue Soufflot.
16h30 : Diffusion de tracts dans les gares
Mercredi 18 février :
9h : Conférence de Cécile Bargues, Dadaland : une introduction à Dada, Centre Saint-Charles.
10h : Atelier banderoles et autres projets artistiques, Centre Saint-Charles, salle 61.
10h : Conférence de Jean-Marie Monnier (professeur d’économie), La Révolution des réformes fiscales, Tolbiac, Amphi H.
11h : Assemblée Générale à Tolbiac
11h30 : Débat organisé par les enseignants de sciences sociales, Tolbiac, Amphi K
12h : Atelier Banderole au 9e étage de Tolbiac
12h : Projection sur le thème « La Révolution en images » autour du film La Marseillaise de Renoir, Tolbiac, Amphi H.
14h : Débat Coordonné par Eric Vallet (maître de conférences en histoire), Etre journaliste aujourd’hui, Tolbiac, Amphi I.
14h : Réunion de la commission chargée des DAEU à Tolbiac
14h : Atelier banderoles et performances animé par François Foronda, Tolbiac, 12e étage.
14h : Conférence de Frédéric Jiméno, Francisco de Goya et les problèmes d'attribution du Colosse (1812-1828), Centre Saint-Charles, salle 440.
14h : Conférence de E. Valleut, Le métier de journaliste, Tolbiac, Amphi K
15H30 : Conférence de Fanny Madeline (ATER, Histoire), L’histoire de France selon Nicolas Sarkozy, Tolbiac, Amphi I
17h : Conférence de D. Schneidermann (Arrêt sur Images) et E. Plénel, Les médias sont-ils aux mains des propriétaires ? Sorbonne, Amphi Gestion.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne.
Jeudi 19 février :
9h : Conférence de Morad Montazami, Art et politique, Centre Saint-Charles, salle 250.
11h : Assemblée générale des enseignants et étudiants, Tolbiac, Amphi N
14h : Manifestation unitaire de l'enseignement supérieur et de la Recherche. Départ commun de Tolbiac vers 13h30.
Vendredi 20 février :
10h : Johan Popelard, Art et politique : L’Italie pendant l'entre-deux-guerres, Centre Saint-Charles, salle 110.
11h : Quatrième Coordination Nationale des Universités, Paris X-Nanterre, Amphi B2.
13h : Atelier sérigraphie, Centre Saint-Charles, salle 150.
14h : Conférence d’Inès Rotermund, Le débat actuel sur les oeuvres d'art spoliées entre 1933-1945, Centre Saint-Charles.
18h : Rassemblement devant la Sorbonne
Sauvons la recherche!
Des nouvelles du front…
Le gouvernement connaît très bien nos demandes. Nous voulons le retrait des deux projets de décrets concernant le statut des enseignants-chercheurs et celui concernant la formation des maîtres, un plan pluriannuel de l'emploi scientifique et le rétablissement des emplois supprimés et l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche.
Pourtant, malgré l'ampleur du mouvement qui se développe dans l'enseignement supérieur et la recherche, (plus de 100 000 personnes dans les rues le 10 février), le pouvoir joue la stratégie du « pourrissement » et manœuvre pour gagner du temps. Ainsi, il organise une parodie de concertation et nomme une "médiatrice" dont la mission est simplement d'aménager le décret sur nos statuts. De même, après les propos insultants de X. Darcos, il se contente de repousser de quelques semaines la date limite de report des "maquettes" pour la formation des maîtres. Les dernières annonces de V. Pécresse ("le projet de statut n'est pas caduc") et les déclarations de N. Sarkozy (demandant l'exploration « de nouvelles pistes » pour l'évaluation des enseignants-chercheurs et la modulation des services) montrent que le gouvernement reste sourd à nos revendications. Il refuse de retirer les deux décrets, de répondre sur l'emploi scientifique, ou sur le démantèlement des organismes de recherche.
Puisque le pouvoir refuse d'établir un vrai dialogue, nous ne nous rendrons pas à l'invitation de la médiatrice mais redemandons qu'une véritable concertation s'ouvre enfin sur l'ensemble des « réformes » que notre communauté juge dans son immense majorité irrecevables. Nous avons fait des propositions : elles n'ont pas été prises en compte.
1- Nous vous invitons donc le 19 février à participer à la journée nationale de manifestations pour la défense de l'Enseignement supérieur et de la recherche. (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2531)
2- Pour amplifier le mouvement dans les laboratoires, nous vous invitons également à organiser des Assemblées générales afin de reprendre la motion votée le 12 février, lors de l' AG qui s'est tenue au siège du CNRS. Il y est notamment question de redoubler d'efforts pour bloquer le système en refusant d'être expert pour l'ANR et l'AERES . Les motions doivent être adressées à contact@sauvonslarecherche.fr mais aussi aux membres des sections du CoNRS dont dépendent les laboratoires.
3- Pour un horizon un peu plus éloigné, une autre initiative vient d'être lancée par SLR, avec des collègues de plusieurs pays européens : " Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d'Enseignement supérieur et de recherche » . Tous les citoyens européens seront appelés à se mobiliser les 18, 19 ou 20 mars 2009, à l'occasion du prochain sommet de printemps des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne.
Par ailleurs nous vous invitons dès à présent à l'assemblée générale de l'association qui se tiendra début mars au cours de laquelle il nous faudra à la fois régler la question de la succession de Bertrand Monthubert et de notre mode de fonctionnement, mais où surtout nous discuterons d'une plateforme de propositions pour l'enseignement supérieur et la recherche établie sur la base des Etats généraux de 2004. Nous avons des propositions, il faut les faire entendre !
Suivez la mobilisation partout en France (ici) et continuons à écrire à nos parlementaires pour les alerter de la situation (ici) et expliquons à tous nos concitoyens les raisons de notre colère (opération « 10 puissance n » : ici)
RENDEZ-VOUS JEUDI 19 FEVRIER
Manifestation partout en France
et à Paris (à 15h, Place d'Italie)
Declaration de Sauvons la Recherche, 16 fevrier
Le gouvernement connaît très bien nos demandes. Nous voulons le retrait des deux projets de décrets concernant le statut des enseignants-chercheurs et celui concernant la formation des maîtres, un plan pluriannuel de l'emploi scientifique et le rétablissement des emplois supprimés et l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche.
Pourtant, malgré l'ampleur du mouvement qui se développe dans l'enseignement supérieur et la recherche, (plus de 100 000 personnes dans les rues le 10 février), le pouvoir joue la stratégie du « pourrissement » et manœuvre pour gagner du temps. Ainsi, il organise une parodie de concertation et nomme une "médiatrice" dont la mission est simplement d'aménager le décret sur nos statuts. De même, après les propos insultants de X. Darcos, il se contente de repousser de quelques semaines la date limite de report des "maquettes" pour la formation des maîtres. Les dernières annonces de V. Pécresse ("le projet de statut n'est pas caduc") et les déclarations de N. Sarkozy (demandant l'exploration « de nouvelles pistes » pour l'évaluation des enseignants-chercheurs et la modulation des services) montrent que le gouvernement reste sourd à nos revendications. Il refuse de retirer les deux décrets, de répondre sur l'emploi scientifique, ou sur le démantèlement des organismes de recherche.
Puisque le pouvoir refuse d'établir un vrai dialogue, nous ne nous rendrons pas à l'invitation de la médiatrice mais redemandons qu'une véritable concertation s'ouvre enfin sur l'ensemble des « réformes » que notre communauté juge dans son immense majorité irrecevables. Nous avons fait des propositions : elles n'ont pas été prises en compte.
1- Nous vous invitons donc le 19 février à participer à la journée nationale de manifestations pour la défense de l'Enseignement supérieur et de la recherche. (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2531)
2- Pour amplifier le mouvement dans les laboratoires, nous vous invitons également à organiser des Assemblées générales afin de reprendre la motion votée le 12 février, lors de l' AG qui s'est tenue au siège du CNRS. Il y est notamment question de redoubler d'efforts pour bloquer le système en refusant d'être expert pour l'ANR et l'AERES . Les motions doivent être adressées à contact@sauvonslarecherche.fr mais aussi aux membres des sections du CoNRS dont dépendent les laboratoires.
3- Pour un horizon un peu plus éloigné, une autre initiative vient d'être lancée par SLR, avec des collègues de plusieurs pays européens : " Appel à une mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne en matière d'Enseignement supérieur et de recherche » . Tous les citoyens européens seront appelés à se mobiliser les 18, 19 ou 20 mars 2009, à l'occasion du prochain sommet de printemps des chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne.
Par ailleurs nous vous invitons dès à présent à l'assemblée générale de l'association qui se tiendra début mars au cours de laquelle il nous faudra à la fois régler la question de la succession de Bertrand Monthubert et de notre mode de fonctionnement, mais où surtout nous discuterons d'une plateforme de propositions pour l'enseignement supérieur et la recherche établie sur la base des Etats généraux de 2004. Nous avons des propositions, il faut les faire entendre !
Suivez la mobilisation partout en France (ici) et continuons à écrire à nos parlementaires pour les alerter de la situation (ici) et expliquons à tous nos concitoyens les raisons de notre colère (opération « 10 puissance n » : ici)
RENDEZ-VOUS JEUDI 19 FEVRIER
Manifestation partout en France
et à Paris (à 15h, Place d'Italie)
Declaration de Sauvons la Recherche, 16 fevrier
vendredi 13 février 2009
Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.
Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s'étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.
Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.
Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n'est pas au peuple de payer la crise !
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy
Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s'étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Ils se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.
Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.
Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n'est pas au peuple de payer la crise !
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy
Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
Une période de glaciation intellectuelle commence
Les enjeux du mouvement de protestation actuelle dans les universités, écrit par un professeur à Nanterre.
C'est quoi au juste ce nouveau parti anticapitaliste ?
Sur le site national du NPA, vous trouverez ici les principes fondateurs votés par le congrès du nouveau parti. Si vous êtes d'accord avec l'essentiel de ce document, vous devriez rejoindre au plus vite le nouveau parti anticapitaliste.
Pour ceux qui veulent savoir comment cela se passe une fois qu'on a adhéré, cliquez ici pour voir les statuts provisoires votés par le congrès. Ce sont les règles du travailler-ensemble de notre nouveau parti.
Si vous n'avez pas encore marre de sarkozy, ne rejoignez pas le NPA, mais je sens que vous êtes nombreux à en avoir marre...
Pour ceux qui veulent savoir comment cela se passe une fois qu'on a adhéré, cliquez ici pour voir les statuts provisoires votés par le congrès. Ce sont les règles du travailler-ensemble de notre nouveau parti.
Si vous n'avez pas encore marre de sarkozy, ne rejoignez pas le NPA, mais je sens que vous êtes nombreux à en avoir marre...
Mobilisation à l'Université d'Agen
Voici l'article dans la presse locale concernant la mobilisation des étudiants à Agen. Je suis même cité à la fin de l'article :=)
En Alexandrins, Sarkozy sous pression !
LE PRESIDENT
Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui vous embarrasse.
La réforme est lancée, elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.
LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps, je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace.
LE PRESIDENT
Allez contez- moi donc je ne tiens plus en place.
LE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des citoyens dociles,
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.
LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.
LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage.
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut davantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage.
LE PRESIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.
LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?
LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées, je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias, je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.
LE MINISTRE
De l'école en danger, j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école, il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues, il pourra bien refaire,
Et si par de la chance, il se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d'une classe les enfants !
LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent pas coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir, elle n'en fasse rien !
uvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!
Entrez-donc mon ami et venez prendre place,
Afin de me conter ce qui vous embarrasse.
La réforme est lancée, elle avance à grands pas,
Mais je vois bien qu'à tous, celle-ci ne plait pas.
Aussi voudrais-je entendre de votre propre bouche
Pourquoi les enseignants prennent ainsi la mouche.
LE MINISTRE
Mon bienfaiteur et Prince ne vous alarmez point,
Voyez comme en ces temps, je sais rester serein.
J'ai fait ce qu'il fallait et fait preuve d'audace.
LE PRESIDENT
Allez contez- moi donc je ne tiens plus en place.
LE MINISTRE
J'ai d'abord pour vous plaire modifié les programmes
Pour faire des élèves des besogneux sans âme.
Ils se feront gaver du matin jusqu'au soir
Et n'auront plus de sens à donner au savoir.
Voilà qui nous fera des citoyens dociles,
Qui ne s'attacheront qu'à des choses futiles.
LE PRESIDENT
Fort bien, les programmes sont un bel artifice,
Pour manuvrer les gens non sans quelque malice.
Voyez ce que je fis pour prendre le pouvoir,
Promettant des réformes, n'en disant que très peu,
Pour qu'une fois reçu l'aval des isoloirs,
Je puisse me sentir libre et faire ce que je veux.
Mais veuillez donc poursuivre votre plan de disgrâce,
Car je veux tout savoir.
LE MINISTRE
Voilà ce qui se passe :
Je commence par rayer en trois ans les RASED
Et pour tromper les gens sur le maintien de l'aide
Je laisse aux enseignants l'entière liberté
De s'occuper tous seuls de la difficulté.
Ils auront pour cela comme unique bagage
La chance de pouvoir faire quelques journées de stage.
J'ai enlevé deux heures d'école par semaine
Mais évidemment pas pour ceux qui mal apprennent.
On dit la journée de trop longue durée
Qu'il faudrait réformer notre calendrier
Et moi je vous dis qu'il en faut davantage
Et qu'il faut les forcer même jusqu'au gavage.
LE PRESIDENT
C'est à n'en point douter une idée fort plaisante,
Le mérite sera la seule valeur payante.
LE MINISTRE
Pour ceux qui veulent apprendre de maître le métier
Je les envoie le faire à l'université.
Voyez l'inanité d'une bonne formation
Nous qui n'avons besoin que d'agents et de pions !
Cela vous plait-il ?
LE PRESIDENT
Assurément je pense,
Mon humeur est ravie et elle est d'importance
Car c'est elle qui règle le cours de mes pensées
Qui font toujours écho à l'actualité.
Mon caprice me met dans des emportements,
J'ai des mots qui ne sont plus ceux d'un Président,
Je flatte ce qu'il faut des instincts les plus bas,
Parle plus en mon nom qu'en tant que chef d'état,
Sur toutes mes idées, je veux qu'on légifère
Et ne supporte pas qu'on m'empêche de le faire.
Des médias, je me sers et grâce à mon emprise
Ils me suivent au mieux dans toutes mes entreprises,
Enfin, si j'utilise les services de la presse
C'est parce qu'aux yeux de tous il faut que je paraisse.
Mais contez-moi encore votre train de mesures.
LE MINISTRE
De l'école en danger, j'augmente la fêlure :
Il existe des classes que l'Europe nous envie
Accueillant les plus jeunes des enfants du pays.
Il serait opportun de les faire disparaître
Pour affecter ailleurs ce réservoir de maîtres
Qui ne font de leur temps que des couches changer
Et ne connaissent point les joies de la dictée.
Des enseignants en moins réduiraient nos dépenses
Et il n'y aurait plus de maternelles en France !
Afin de remplacer les absences des maîtres
Avec tous ceux qui veulent, une agence va naître.
Si celui qui remplace se trouve être plombier,
La chaudière de l'école, il pourra réparer,
S'il est mécanicien et connaît son affaire
Les voitures des collègues, il pourra bien refaire,
Et si par de la chance, il se trouve enseignant
Il pourra prendre en charge d'une classe les enfants !
LE PRESIDENT
Je reconnais bien là votre astuce admirable
Et votre esprit retors qui ne se sent pas coupable !
Cette école qui veut faire des citoyens
Il faut qu'à l'avenir, elle n'en fasse rien !
uvrez donc mon ami, la tâche n'est pas mince
Car c'est l'éducation qui menace les Princes !!!!
Citation du jour - Axel Kahn
"être considéré comme le garant du président de la République dans ce milieu universitaire, c'est la certitude de n'avoir plus aucune possibilité d'agir".
jeudi 12 février 2009
Vous aussi rejoignez le nouveau parti anticapitaliste! Cliquez ici pour savoir comment faire! Ensemble on est plus fort!
..
la lutte continue
A Midi assemblée générale des enseignants à l'université. Quelques uns se demandent s'il n'est pas possible de continuer le mouvement tout en reprenant les cours, mais la majorité trouve que non, il faut continuer à faire monter en puissance le mouvement.
Ensuite Assemblée générale des étudiants, très remontée, suivie par débrayage de quelques cours qui se tenaient pour aller manifester devant le rectorat de Créteil.
La pression continue de monter. Le gouvernement va sans doute pas lâcher grand'chose avant leur réunion avec les directions syndicales le 18 février, mais si la pression monte d'ici là, il y aura des concessions importantes...
Ensuite Assemblée générale des étudiants, très remontée, suivie par débrayage de quelques cours qui se tenaient pour aller manifester devant le rectorat de Créteil.
La pression continue de monter. Le gouvernement va sans doute pas lâcher grand'chose avant leur réunion avec les directions syndicales le 18 février, mais si la pression monte d'ici là, il y aura des concessions importantes...
Citation du jour
« S'il faut une troisième version du décret, il y aura une troisième version du décret », mais « on ne donnera pas le scalp du ministre », a ajouté le porte-parole de l'UMP.
Motions votées le 11 février par la coordination des universités
*Motions votées par la Coordination Nationale du 11 février 2009 (à
Paris VIII)*
mercredi 11 février 2009
**Communiqué du matin**
L’Université est à Saint Denis aujourd'hui’hui. Après la journée de
manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et
confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination
nationale des Universités, aujourd'hui’hui réunie à Paris 8, dénonce la
manœœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a
trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en
cours. La coordination affirme que tous les représentants de
l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à
l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une
parodie de consultation.
**Motion 1**
Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination
Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une
politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la
recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories,
enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA,
notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en
place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette
politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des
étudiants. La Coordination Nationale constate que toutes ces
contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En
conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et
le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi
garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité
entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université
n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle
exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de
création d’emplois statutaires dans les universités et les grands
organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle
soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères
n’ont toujours pas retiré :
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des
enseignants du premier et du second degrés.
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des
universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève
totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses
universités.
**Motion 2**
La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de
la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de
la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des
présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce
texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et
économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est
toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui
est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que
le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le
ministère de l’'Education Nationale ont engagées à la hussarde sans
aucune négociation :
- la loi LRU et le pacte de la Recherche
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de
moyens
- la réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce
la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université
- la précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la
recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA,
PRAG, PRCE…)
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants
du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la
formation des enseignants
- le projet de contrat doctoral
- l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des
moyens des IUT et des IUFM.
- la réforme du système de bourse sur critères sociaux
Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un
élément d’une politique plus générale de destruction du service public
d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise
en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La
Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications
de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants
du premier et du second degrés et leurs organisations syndicales à
rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat
national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui
concernent l’ensemble de la société française.
**Motion 3**
Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination
Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle
les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18
février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.
Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois
plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions
diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :
- le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à
10H doit rassembler le plus largement possible.
- le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des
maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de «
cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.
- le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de
tracts, RV communs) dans les gares.
- le jeudi 19, journée nationale de manifestations. La Coordination
Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale
réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin
février ou début mars).
Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire
sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N),
à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et
la Recherche s’arrêtent ».
La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20
février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette
AG une démission de nos fonctions administratives.
**Motion 4**
La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences
policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement
ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les
campus.
Paris VIII)*
mercredi 11 février 2009
**Communiqué du matin**
L’Université est à Saint Denis aujourd'hui’hui. Après la journée de
manifestation nationale qui a rassemblé près de 100000 personnes et
confirmé la force exceptionnelle de la mobilisation, la Coordination
nationale des Universités, aujourd'hui’hui réunie à Paris 8, dénonce la
manœœuvre médiatique et la stratégie de diversion que Valérie Pécresse a
trouvées comme seule réponse à nos demandes de retrait des réformes en
cours. La coordination affirme que tous les représentants de
l’Université et la Recherche se trouvent en ce jour réunis à
l’université Paris 8, et non au Ministère où ne se déroule qu’une
parodie de consultation.
**Motion 1**
Comme celles du 22 janvier et du 2 février 2009, la Coordination
Nationale réunie le 11 février 2009 condamne la mise en place d’une
politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la
recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories,
enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOSS et ITA,
notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en
place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois. Cette
politique menace les conditions de vie, la formation et l’avenir des
étudiants. La Coordination Nationale constate que toutes ces
contre-réformes résultent de la loi LRU et du pacte sur la Recherche. En
conséquence, elle demande en urgence que la communauté universitaire et
le monde de la recherche soient consultés sur une nouvelle loi
garantissant démocratie, collégialité, indépendance, liberté et égalité
entre les universités et les domaines de recherche, car l’Université
n’est pas une entreprise et le Savoir n’est pas une marchandise. Elle
exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de
création d’emplois statutaires dans les universités et les grands
organismes de recherche, dont elle refuse le démantèlement. Elle
soutient les mobilisations en cours. Elle constate que les ministères
n’ont toujours pas retiré :
- la réforme de la formation et des concours de recrutement des
enseignants du premier et du second degrés.
- le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
En conséquence la Coordination Nationale appelle l’ensemble des
universités et des laboratoires à rejoindre le mouvement de grève
totale, reconductible, illimitée, déjà engagée dans de très nombreuses
universités.
**Motion 2**
La Coordination Nationale constate l’amplification et l’élargissement de
la mobilisation à toute la communauté de l’enseignement supérieur et de
la recherche. Elle se félicite de l’appel de la Sorbonne lancé par des
présidents d’université et invite tous les présidents à se rallier à ce
texte. Elle condamne le caractère systématique, idéologique et
économique de toutes les réformes engagées par le gouvernement : c’est
toute sa politique de la recherche et de l’enseignement supérieur qui
est mise en cause. La coordination dénonce la série de « réformes » que
le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le
ministère de l’'Education Nationale ont engagées à la hussarde sans
aucune négociation :
- la loi LRU et le pacte de la Recherche
- la transformation radicale des organismes de recherche en agences de
moyens
- la réforme de l’allocation des moyens aux établissements qui renforce
la concurrence entre eux (modèle dit « Sympa »)
- le pilotage, par le pouvoir politique, de la Recherche et de l’Université
- la précarisation des personnels de l’enseignement supérieur et de la
recherche et la remise en cause des statuts nationaux (EC, BIATOSS, ITA,
PRAG, PRCE…)
- le démantèlement des concours nationaux de recrutement des enseignants
du premier et du second degrés, et le projet de « masterisation » de la
formation des enseignants
- le projet de contrat doctoral
- l’abandon de la définition nationale des DUT ainsi que du fléchage des
moyens des IUT et des IUFM.
- la réforme du système de bourse sur critères sociaux
Il apparaît clair que les attaques contre l’université ne sont qu’un
élément d’une politique plus générale de destruction du service public
d’éducation de la maternelle au supérieur, comme en témoigne la remise
en cause de la laïcité par les accords Kouchner avec le Vatican. La
Coordination Nationale appelle donc à la convergence des revendications
de la maternelle à l’enseignement supérieur. Elle invite les enseignants
du premier et du second degrés et leurs organisations syndicales à
rejoindre ce mouvement. Elle appelle à l’ouverture d’un grand débat
national sur l’ensemble des dossiers contestés à l’heure actuelle et qui
concernent l’ensemble de la société française.
**Motion 3**
Tant que ses revendications ne sont pas entendues, la Coordination
Nationale maintient ses actions, à commencer par la grève. Elle appelle
les confédérations syndicales à soutenir ces revendications le 18
février, lors de la rencontre avec le chef de l’Etat.
Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois
plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d’actions
diversifiées qui peuvent s’inscrire dans le calendrier suivant :
- le jeudi 12 février, l’AG qui se tiendra au CNRS (siège parisien) à
10H doit rassembler le plus largement possible.
- le vendredi 13 février, à 15h, cérémonie de non remise symbolique des
maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de «
cœurs » comme autant de preuves d’amour pour la ministre.
- le mardi 17 février, journée massive d’information (distribution de
tracts, RV communs) dans les gares.
- le jeudi 19, journée nationale de manifestations. La Coordination
Nationale propose en outre l’organisation d’une manifestation nationale
réunissant l’ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin
février ou début mars).
Dès maintenant, la Coordination Nationale appelle à signer le moratoire
sur les expertises de l’ANR et de l’AERES (à l’appel de SLR et du C3N),
à tenir et à renforcer son engagement du 2 février : « l’Université et
la Recherche s’arrêtent ».
La prochaine AG de la Coordination Nationale aura lieu le vendredi 20
février à Paris Ouest Nanterre. Nous mettons à l’ordre du jour de cette
AG une démission de nos fonctions administratives.
**Motion 4**
La Coordination Nationale condamne catégoriquement les violences
policières contre la communauté universitaire, qui défend pacifiquement
ses revendications légitimes. Elle dénonce la présence policière sur les
campus.
mercredi 11 février 2009
Universités - la grève continue
{sciences²}
Lire cet article sur la coordination des universités qui s'est réuni aujourd'hui. Le mouvement ne faiblit pas, il est très déterminé. A part la grève des cours et le refus d'envoyer des maquettes de master au ministère, de nombreux collègues se préparent à démissionner des responsabilités administratives qu'ils assurent (presque toujours assurées en échange d'une prime ridicule).
Il faudra continuer à étendre le mouvement et faire beaucoup d'actions visibles pour faire monter la pression sur Pécresse.
Lire cet article sur la coordination des universités qui s'est réuni aujourd'hui. Le mouvement ne faiblit pas, il est très déterminé. A part la grève des cours et le refus d'envoyer des maquettes de master au ministère, de nombreux collègues se préparent à démissionner des responsabilités administratives qu'ils assurent (presque toujours assurées en échange d'une prime ridicule).
Il faudra continuer à étendre le mouvement et faire beaucoup d'actions visibles pour faire monter la pression sur Pécresse.
Débat avec Christine Delphy
Mes amies du collectif féministes pour l'égalité m'ont envoyé cette annonce que je vous transmets.
Avec Christine, j'ai des accords (voir ici) et des désaccords (voir ici) mais c'est avec plaisir que je vous recommande ce débat...
Un féminisme anti-raciste est-il possible ?
Un débat (non mixte) autour du dernier livre de Christine Delphy : Classer, dominer. Qui sont les « autres » ?, Editions La Fabrique, 2008.
SAMEDI 14 FEVRIER à 15 heures
A LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME,
138 RUE MARCADET, 75018 PARIS
(métro Lamarck-Caulaincourt ou Jules Joffrin)
Dans un des articles de ce livre, Christine Delphy revient sur ce qu’elle appelle un « faux dilemme ». Ce dilemme repose sur l’idée qu’il y aurait deux combats entre lesquels il faudrait choisir: soit le combat pour les femmes et contre les violences qu’elles subissent, soit le combat contre la stigmatisation des jeunes de banlieues, des victimes de l’islamophobie, des hommes racisés.
Or, nous explique-t-elle :
« Les oppressions ne s’ajoutent pas les unes aux autres de façon mécanique, successives dans le temps et dans l’espace. Il n’existe pas de panneau annonçant : « Ici vous quittez le système patriarcal pour entrer dans le système raciste ». Les deux (ou plus de deux) systèmes d’oppression coexistent dans le même temps et dans le même espace pour les individu-e-s.».
De l’idée que les oppressions se combinent, se renforçant l’une l’autre, il est toutefois plus difficile de passer à l’idée suivante, et surtout de la traduire en actes : les luttes pourraient, elles aussi, se combiner.
En d’autres termes, comment faire pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé par ceux qui alimentent le racisme, notamment anti-musulman ? Et même, comment construire un féminisme non raciste ?
Le Collectif des Féministes pour l’Egalité regroupe des femmes d’horizons divers, croyantes, athées, musulmanes, voilées ou non voilées, mais oeuvrant toutes à un féminisme ouvert à la diversité des formes d’émancipation.
Il vous invite à débattre avec Christine Delphy autour de ce thème, mais aussi de bien d’autres questions abordées dans son livre, qui s’interroge sur tous les Autres, les femmes, les homos, les Arabes, les Noirs et la manière dont leur « différence » est construite.
Le débat, non mixte, sera suivi d’un pot lors duquel le livre de Christine Delphy sera mis en vente.
Contact : cfpe2004@yahoo.fr
Avec Christine, j'ai des accords (voir ici) et des désaccords (voir ici) mais c'est avec plaisir que je vous recommande ce débat...
Un féminisme anti-raciste est-il possible ?
Un débat (non mixte) autour du dernier livre de Christine Delphy : Classer, dominer. Qui sont les « autres » ?, Editions La Fabrique, 2008.
SAMEDI 14 FEVRIER à 15 heures
A LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME,
138 RUE MARCADET, 75018 PARIS
(métro Lamarck-Caulaincourt ou Jules Joffrin)
Dans un des articles de ce livre, Christine Delphy revient sur ce qu’elle appelle un « faux dilemme ». Ce dilemme repose sur l’idée qu’il y aurait deux combats entre lesquels il faudrait choisir: soit le combat pour les femmes et contre les violences qu’elles subissent, soit le combat contre la stigmatisation des jeunes de banlieues, des victimes de l’islamophobie, des hommes racisés.
Or, nous explique-t-elle :
« Les oppressions ne s’ajoutent pas les unes aux autres de façon mécanique, successives dans le temps et dans l’espace. Il n’existe pas de panneau annonçant : « Ici vous quittez le système patriarcal pour entrer dans le système raciste ». Les deux (ou plus de deux) systèmes d’oppression coexistent dans le même temps et dans le même espace pour les individu-e-s.».
De l’idée que les oppressions se combinent, se renforçant l’une l’autre, il est toutefois plus difficile de passer à l’idée suivante, et surtout de la traduire en actes : les luttes pourraient, elles aussi, se combiner.
En d’autres termes, comment faire pour que le féminisme ne soit pas instrumentalisé par ceux qui alimentent le racisme, notamment anti-musulman ? Et même, comment construire un féminisme non raciste ?
Le Collectif des Féministes pour l’Egalité regroupe des femmes d’horizons divers, croyantes, athées, musulmanes, voilées ou non voilées, mais oeuvrant toutes à un féminisme ouvert à la diversité des formes d’émancipation.
Il vous invite à débattre avec Christine Delphy autour de ce thème, mais aussi de bien d’autres questions abordées dans son livre, qui s’interroge sur tous les Autres, les femmes, les homos, les Arabes, les Noirs et la manière dont leur « différence » est construite.
Le débat, non mixte, sera suivi d’un pot lors duquel le livre de Christine Delphy sera mis en vente.
Contact : cfpe2004@yahoo.fr
dernières nouvelles de la grève dans les universités
Où en est la mobilisation?
Dans le même temps cet après-midi, la coordination nationale des universités se réunit à Paris-VIII pour décider de la suite à donner au mouvement. Elle avait lancé il y a dix jours un mot d’ordre de grève «reconductible» et «illimitée» se traduisant par grève des cours, rétention des notes d’examens, cours hors les murs, etc. Et depuis, la mobilisation ne faiblit pas. Hier, ils étaient entre 40 000 et 100 000 personnes dans les rues des grandes villes françaises.
A l’ouverture de la réunion cet après-midi, «la tendance était à l’extension du mouvement», selon Sauvons l’université, tandis que le Snesup parlait d’un «durcissement».
(Libération)
Dans le même temps cet après-midi, la coordination nationale des universités se réunit à Paris-VIII pour décider de la suite à donner au mouvement. Elle avait lancé il y a dix jours un mot d’ordre de grève «reconductible» et «illimitée» se traduisant par grève des cours, rétention des notes d’examens, cours hors les murs, etc. Et depuis, la mobilisation ne faiblit pas. Hier, ils étaient entre 40 000 et 100 000 personnes dans les rues des grandes villes françaises.
A l’ouverture de la réunion cet après-midi, «la tendance était à l’extension du mouvement», selon Sauvons l’université, tandis que le Snesup parlait d’un «durcissement».
(Libération)
Enseignants-chercheurs : 68 universités en grève - Société - Le Monde.fr
Enseignants-chercheurs : 68 universités en grève - Société - Le Monde.fr
Voire cette carte de la grève dans Le Monde
Voire cette carte de la grève dans Le Monde
La grève dans les universités après 10 jours mercredi 11 février
Manifestations du 10 février: entre 43 000 et 100 000 étudiants et personnels dans toute la France
100 000 personnes, dont 70 000 étudiants, ont manifesté en France mardi 10 février 2009, selon l'Unef et le Snesup. Ils étaient 43 000 selon le ministère de l'Intérieur. À Paris, la manifestation, qui devait être nationale, a rassemblé entre 17 000 personnes selon la police et 50 000 selon les organisateurs. Selon l'Unef, les manifestants étaient 8 000 à Lyon, 6 000 à Toulouse, 4 000 à Marseille, 3 000 à Rennes, 4 000 à Montpellier et 3 500 à Strasbourg. Le Snesup ajoute que 1 000 personnes ont manifesté à Clermont-Ferrand, 1 000 à Avignon, 2 000 à Poitiers, 2 000 à Nice, 1 400 à Lille.
L'Unef appelle à organiser une journée nationale d'action dans l'enseignement supérieur jeudi 12 février. Par ailleurs, la coordination nationale des universités doit se réunir mercredi 11 février à Paris-VIII, pendant que se tiendra la première "réunion de médiation" sur le décret de 1984 avec Valérie Pécresse et Claire Bazy-Malaurie.
Voici un point sur les manifestations et les assemblées générales en France ce mardi:
RÉGION PARISIENNE
PARIS-I. Une AG d'étudiants, personnels et chercheurs a réuni plus de 1 000 personnes à Paris-I, indique un élu de l'Unef. À l'issue de l'AG, la grève a été votée "à l'unanimité". "Il s'agit d'une grève sans blocage, les enseignants ont accès aux salles de cours pour y organiser des débats voire une partie de leurs cours", ajoute l'élu de l'Unef selon lequel "tout se passe en très bonne intelligence". Il indique par ailleurs que la mobilisation est "très suivie" dans les UFR d'économie, d'histoire et de géographie. D'après Julien, de SUD-Etudiant, un cours sur dix est assuré à Tolbiac. "On aura une meilleure visibilité du mouvement des enseignants la semaine prochaine avec la reprise des TD des juristes", ajoute-t-il. Une autre AG est prévue jeudi 12 février.
UPMC. Le conseil d'administration de l'UPMC (Paris-VI) a pu se tenir hier, lundi 9 février 2009, indique à l'AEF son président Jean-Charles Pomerol. Ce mardi, une assemblée générale "a rassemblé environ 200 étudiants, une autre AG a réuni 80 personnels de l'UPMC". Jean-Charles Pomerol estime, après des décomptes effectués par les agents de l'établissement, que 60% des cours ont lieu normalement et que 40% n'ont pas lieu. Mais les enseignants-chercheurs qui ne font pas cours "sont payés quand même". En effet, l'université ne recense "qu'un ou deux grévistes".
PARIS-VIII. Une assemblée générale regroupant des personnels, des enseignants-chercheurs et des étudiants a réuni environ 800 personnes, lundi 9 février 2009, indique l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis, qui effectuait sa rentrée hier. Elle a voté "la grève illimitée". L'université recense "plusieurs motions d'UFR" demandant le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs. "C'est très disparate, mais dans l'ensemble, les cours n'ont pas lieu", explique l'université.
DAUPHINE. Une soixantaine d'enseignants-chercheurs (sur 350) se sont réunis en assemblée générale avant le départ pour la manifestation parisienne, selon l'université Paris-Dauphine. Les cours y sont "perturbés de façon très marginale".
MARNE-LA-VALLÉE. Environ 150 étudiants se sont rassemblés ce matin en AG, indique un représentant de l'Unef de l'université. "Environ 300 personnes représentaient notre université dans le cortège de la manifestation à Paris", précise-t-il. "Six UFR ont fait remonter des motions aux contenus divers appelant au retrait du décret statutaire, au retrait de la loi LRU ou au retrait de la réforme de la formation enseignante", explique l'université qui ajoute: "Des cours ne se tiennent pas, mais l'université n'est pas paralysée."
OUEST ET CENTRE
RENNES. La manifestation rennaise a rassemblé ce matin environ 2 500 personnes, selon les organisateurs, 1 500 selon la police. Cet après-midi, la direction de l'IEP de Rennes avait décidé de "neutraliser" les cours (suspension des cours et absence de sanction en cas de non-assiduité). Des ateliers-débats ont été organisés sur différents thèmes: les réformes de l'enseignement public; crise, capitalisme et avenir des services publics; sécurité et libertés. Une AG est prévue en fin de journée. À Rennes-I, l'AG des personnels a réuni hier 250 personnes et s'est prononcée pour la poursuite de la grève reconductible, commencée le 3 février, jusqu'à l'AG du vendredi 13 février.
BREST. À Brest, environ 200 personnes selon l'Unef, une centaine selon la police, étudiants et enseignants, se sont rassemblées à 13h30 sur le parvis de l'UFR de lettres. Un cours public était organisé au même moment par une enseignante en histoire sur la place de la mairie. Une AG commune étudiants-enseignants est prévue demain mercredi à 10 heures.
NANTES. À Nantes, la manifestation des enseignants et étudiants a rassemblé 1 200 personnes, selon les organisateurs, 900 selon la police. Une AG étudiante aura lieu demain à 12h30 à l'université de Nantes. Le collectif inter-composantes des enseignants de l'université de Nantes organisera une nouvelle AG jeudi 12 février à 11 heures.
ANGERS. Les étudiants des UFR de lettres et sciences ont organisé cet après-midi une AG, qui a réuni environ 650 personnes. Les étudiants de lettres ont voté, sur présentation de la carte d'étudiant, pour le blocage de l'université: sur 467 votants, 340 ont voté pour, 70 se sont abstenus, 40 ont voté contre. Le blocus est effectif jusqu'à jeudi, date de la prochaine AG. Par ailleurs, un rassemblement était organisé vers 16 heures place du Ralliement. Environ 700 personnes (étudiants et enseignants) étaient présentes, selon les organisateurs.
ROUEN. Environ 350 étudiants et enseignants de l'université de Rouen ont fait aujourd'hui le déplacement par cars pour se joindre à la manifestation parisienne. "Nous étions environ deux tiers d'étudiants pour un tiers d'enseignants", estime Jonas Didisse, président de l'Unef Rouen. Le mouvement devrait se poursuivre demain à Rouen avec une assemblée générale prévue à 9h00 à l'UFR de sciences. Une manifestation pourrait également être organisée en début d'après-midi dans les rues de Rouen.
LE HAVRE. Environ 70 représentants de l'université du Havre ont également participé au rassemblement parisien. Les manifestants havrais, composés pour moitié d'enseignants et d'étudiants, avaient négocié un tarif de 20 euros aller-retour avec la SNCF pour rejoindre Paris.
GRAND SUD-OUEST
TOULOUSE. "Au moins 8 000 personnes" selon l'Unef et les syndicats enseignants et 3 000 selon la préfecture de Haute-Garonne ont défilé dans les rues de Toulouse aujourd'hui. Une première estimation chiffrait le nombre de manifestants à "plus de 6 000" mais "un gros cortège composé notamment d'étudiants de Toulouse-III Paul-Sabatier s'est raccroché au rassemblement", indique Hervé Petit, porte-parole de l'intersyndicale CGT, FSU, SUD, Unsa de Toulouse-II Le Mirail. "Un petit cortège d'étudiants de Toulouse-I et des personnels de l'Insa et de l'INP sont également présents", complète-t-il. Les personnels du CNRS, de l'Inserm, des IUT et IUFM, ont défilé aux côtés des trois universités toulousaines. Daniel Filâtre, président de Toulouse-II, était présent dans le cortège.
Aujourd'hui, 900 étudiants ont voté la poursuite de la grève à l'université Toulouse-II, selon l'Unef. La prochaine AG devrait avoir lieu après les vacances de février. Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse, se rendra à la coordination nationale des étudiants ce week-end à Rennes. Du côté des personnels, "350 à 400 membres du Mirail", selon Hervé Petit, se sont réunis ce midi. Ils ont reconduit la grève jusqu'au vendredi 13 février, date de la prochaine AG.
Demain, mercredi, les membres de l'assemblée générale de site, rassemblant les trois universités toulousaines, organisent toute la journée des "cours alternatifs", place du Capitole, pour "sensibiliser le grand public".
L'AG des personnels de Toulouse-II a rassemblé 500 personnes aujourd'hui, selon Hervé Petit de l'intersyndicale du Mirail.
Les personnels et étudiants de l'université Paul-Sabatier (Toulouse-III) se réuniront demain, mercredi, lors d'une AG commune. Quatre UFR sur cinq de l'université Toulouse-III Paul-Sabatier sont en grève dont PCA (physique-chimie) qui s'est prononcée pour la première fois aujourd'hui. Lors de chacune des AG, plus d'une centaine de personnes étaient présentes, selon Pablo Seban du comité "UPS en lutte". Seul l'UFR langues ne s'est pas encore réuni en AG. De leur côté, 300 étudiants se sont mobilisés lors de l'AG de ce mardi.
PAU. Le rassemblement prévu devant les locaux de la présidence de l'UPPA (université de Pau et des pays de l'Adour) aujourd'hui à 15 heures n'a pas eu lieu, l'assemblée générale organisée en amont s'étant prolongée tard, explique à l'AEF Jean-Claude Liquet, élu Snesup-FSU au conseil d'administration de l'établissement. Les 600 étudiants et personnels, "dont 87 enseignants-chercheurs et une centaine de Biatos", présents à cette assemblée, se sont ensuite rendus en fin d'après-midi devant la préfecture de Pau, ajoute le syndicaliste. Bien que cette journée ait été décrétée journée banalisée par la présidence de l'Uppa, elle n'a pas permis de rassembler plus de monde que lors des précédentes AG. Un relatif manque de mobilisation que Jean-Claude Liquet explique par la météo - pluvieuse et venteuse aujourd'hui - et par le fait qu'il ne s'agit pas d'un mouvement parti des étudiants, contrairement au mouvement anti-LRU de l'an dernier.
BORDEAUX. A Bordeaux, 2 500 étudiants et enseignants-chercheurs (selon la police) ont défilé à l'appel de la coordination des comités de mobilisation et de plusieurs syndicats d'enseignants ce soir à 18 heures. Lors du dernier rendez-vous, ils étaient 3 800, de source policière. Les quatre universités étaient représentées, ainsi que les IUT de Bordeaux. A noter, la présence de plus d'une centaine d'étudiants de l'IEP ainsi que celle d'un groupe de plusieurs dizaines de chercheurs du CNRS réunis sous une banderole CGT.
Si, de source policière, l'appel à manifester à 14h lancé par la seule Unef n'a pas été suivi, environ 200 étudiants et enseignants de Bordeaux-IV se sont retrouvés en tenue de magistrats et bâillonnés devant la mairie de Bordeaux en milieu d'après midi pour un "procès de l'éducation nationale publique". Dans la matinée, le conseil d'administration de cette université n'a pas pu avoir lieu, selon plusieurs des étudiants grévistes présents dans le cortège ce soir. Celui de Bordeaux-I, prévu pour jeudi après midi, pourrait subir le même sort afin de bloquer la transmission des maquettes de masterisation au ministère, indique-t-on de source étudiante. Toujours ce mardi matin, à Bordeaux-II, une assemblée générale a réuni environ 200 étudiants, qui ont voté contre la rétention administrative des notes aux examens, contre la poursuite de la grève et pour la tenue des cours dès lundi sur la place publique, avant une conférence de 24h tenue de mardi midi à mercredi midi en roulement par 24 enseignants. Ce mercredi après midi, une animation du même type a eu lieu à Bordeaux-III.
LIMOGES. Selon la préfecture de la Haute-Vienne, 250 membres de l'université de Limoges, personnels et étudiants, ont manifesté ce matin dans le centre-ville pour réclamer le retrait des réformes prévues dans l'enseignement supérieur. Le conseil de gestion de l'UFR de sciences avait voté la suspension des cours pour aujourd'hui, suite aux demandes exprimées par les personnels et les étudiants réunis en AG. Il appelle à une nouvelle suspension des cours jeudi matin, 12 février, pour permettre la tenue de la prochaine assemblée générale. Les cours n'avaient pas lieu non plus ce mardi en lettres et sciences humaines, précise ce soir l'université.
POITIERS. De source syndicale, 3 000 personnels universitaires et étudiants ont défilé ce mardi après-midi dans les rues de Poitiers. Selon l'université, ils étaient un millier. L'Afep (association fédérative des étudiants de Poitiers), affiliée à la Fage, appelait à se joindre à cette manifestation mais "sans pancartes ni banderoles car nous ne sommes pas sur les mêmes mots d'ordre. Nous ne sommes pas opposés aux réformes et nous ne demandons pas leur retrait mais nous demandons plus de concertation", explique à l'AEF Julien Blanchet, le trésorier de l'association étudiante. Dans un communiqué diffusé sur son site (http://afep.c.la/ ), l'Afep estime "urgent de renouer un dialogue constructif, afin de mettre un terme à la rétention des notes et à l'occupation des facs, qui, à terme, pénaliseront lourdement les étudiants".
Le défilé poitevin a été précédé d'une assemblée générale d' "un millier de personnes" affirme Nathalie Villard, représentante locale du Snasub-FSU et déléguée pour les personnels Biatoss de Poitiers à la coordination nationale. Outre la plate-forme revendicative de la coordination, les opposants aux réformes ont aussi voté "la revalorisation des salaires des personnels Biatoss", dit Nathalie Villard. "Au niveau des médias, on n'entend parler que du statut des enseignants-chercheurs et de la masterisation, mais on oublie les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail qui en découle. Il y a de plus en plus de personnels précaires à l'université, qui travaillent pour 1 200 euros par mois." Comme la plupart de ses collègues Biatoss mobilisés, Nathalie Villard est en "grève perlée": elle cesse le travail les mardis et jeudis, soit les jours d'appel à mobilisation. "Si nous nous mettons en grève les lundis ou vendredis, le week-end est comptabilisé dans nos retenues sur salaire", précise-t-elle.
Les enseignants-chercheurs, eux, ont adopté des modalités d'action très variées: rétention de notes, grève des cours ou séances de cours critiques sur les réformesS Selon l'université, les enseignements sont toujours perturbés en droit, sciences économiques, lettres, langues, sciences humaines et arts, à l'IUFM et dans certains départements de sciences fondamentales mais la situation est normale à l'IAE, dans les deux IUT, en médecine et en pharmacie. L'établissement comptabilisait ce jour 162 grévistes déclarés sur 2 300 personnels.
GRAND SUD-EST
MONTPELLIER. Les rues de Montpellier ont compté jusqu'à 4 000 manifestants selon les syndicats enseignants et étudiants et 1 500 personnes selon la préfecture de l'Hérault. "Nous sommes deux fois plus nombreux à manifester que la semaine dernière", affirme Tina Biard, présidente de l'Unef Montpellier. "La mobilisation grandit encore car il y a beaucoup plus d'étudiants en AG", ajoute-t-elle. La semaine dernière, les manifestants étaient estimés à 700 selon la préfecture de l'Hérault et à 2 000 selon l'Unef Montpellier. En marge de la manifestation, les enseignants-chercheurs ont "jeté leurs publications devant la préfecture en réponse aux propos de Nicolas Sarkozy", indique Laurence Dreyfuss, porte-parole Snesup-FSU de Montpellier-III.
À Montpellier-III Paul-Valéry, une AG étudiante a rassemblé un millier de participants, selon l'Unef, un chiffre identique à celui de la dernière réunion. À Montpellier-II, l'AG a réuni 900 à 950 étudiants, selon l'Unef (800 lors de la dernière AG). Les prochaines assemblées générales étudiantes sont prévues jeudi 12 février dans les deux universités. La grève est reconduite au rythme des rassemblements. Les établissements seront rejoints par Montpellier-I puisque, pour la première fois, "une réunion d'information est organisée à l'appel de l'Unef et des syndicats enseignants", indique Tania Biard. "Le mouvement devrait prendre car nous voyons beaucoup d'étudiants en droit se mobiliser lors des manifestations", indique la présidente de l'Unef Montpellier.
"La détermination des personnels de Montpellier-III ne fléchit pas", déclare à l'AEF Laurence Dreyfuss. L'AG des personnels a reconduit la grève jusqu'à jeudi. Le conseil d'administration réuni ce matin, a voté une motion reprenant les termes de ³l'appel de la Sorbonne². Anne Fraïsse, présidente de Montpellier-III, fait partie des neuf premiers présidents d'université ayant cosigné cet appel.
AIX-MARSEILLE. Les enseignants-chercheurs et les étudiants des IUFM d'Aix-Marseille et de Digne, des trois universités, de l'IUT d'Aix-en-Provence et de l'IEP d'Aix étaient 2 000 à 3 000 selon les organisateurs, 1 500 selon la police, à manifester à Aix-en-Provence cet après-midi.
Dans la matinée, un premier cortège avait réuni à Marseille 900 personnes selon la police, 2 000 selon le Snesup, dont quelques centaines d'étudiants, précise l'Unef. Avant de se disperser, les enseignants-chercheurs ont envoyé 300 courriers à Nicolas Sarkozy, contenant leurs publications scientifiques. Le Snesup appelle à une nouvelle manifestation jeudi 12 février, à Marseille, à partir de 14 heures.
Avant le départ de la manifestation marseillaise, une AG a réuni 500 étudiants à la faculté Saint-Charles (université de Provence, Aix-Marseille-I) à Marseille, indique l'Unef. La grève a été reconduite jusqu'à la prochaine AG étudiante ce mercredi.
Une AG devait se dérouler ce mardi soir à l'IUFM d'Aix-Marseille pour décider des suites du mouvement.
Les étudiants des IUT organisent quant à eux ce mardi soir une "nuit des IUT", dans les locaux de l'IUT Gaston-Berger d'Aix-en-Provence, indique l'Unef.
Demain mercredi, plusieurs actions sont prévues, dont des cours en plein air à Aix-en-Provence, et un "marathon du savoir" de 48 heures, où se succéderont des courtes conférences ouvertes à tous, organisé par le collectif de chercheurs et d'enseignants chercheurs "Rêvons l'université".
Une AG interuniversitaire des personnels et des étudiants se déroulera par ailleurs jeudi 12 février à 13 heures, à Saint-Charles.
LYON. La manifestation lyonnaise a rassemblé 5 000 personnes selon la police. L'Unef Lyon annonce, de son côté, 8 000 à 10 000 manifestants. Les syndicats de personnels comptent, eux, entre 6 000 et 7 000 personnes. "La manifestation était calme, mais on a senti que les gens étaient déterminés. La colère était palpable", assure Rosario Elia, cosecrétaire départemental de la FSU du Rhône. Un bon déroulement que les forces de l'ordre confirment. "Il me semble que les enseignants étaient en plus grande proportion cette fois", commente à l'AEF Bernard Roux, coordinateur régional Snesup, tandis que Rosario Elia penche pour une proportion inverse, de l'ordre de "35% de personnel, 65% d'étudiants".
Lors d'une assemblée générale à l'université Lumière Lyon-II le matin, en présence de 400 personnes, une nouvelle manifestation a été décidée pour jeudi 12 février, à 14h. Plusieurs AG devaient se dérouler ce soir, dont une inter-sites. De nouvelles AG sont prévues cette semaine: ³demain à Lyon-III et jeudi à Lyon-I", annonce l'Unef. "Il y aura probablement des mouvements vendredi pour la non-remise des maquettes" des masters enseignement, estime de son côté Bernard Roux.
Ce matin, l'université Jean-Moulin (Lyon-III) recensait 70 enseignants déclarés en grève. L'université Claude-Bernard (Lyon-I) en annonçait 57: "l'administration n'a pas les notes des étudiants", indiquent les services de l'université précisant que "pour les étudiants des filières qui fonctionnent avec le contrôle continu, le deuxième semestre commence sans qu'ils aient les notes du premier semestre. Pour ceux dont les filières fonctionnent par session, la deuxième session ne peut pas commencer tant que les notes de la première session ne sont pas connues".
À Lyon-II, une adresse mail devrait être mise en place afin de recenser les personnels grévistes. Jusque-là, l'université ne souhaitait pas pointer les enseignants en grève. Le président de l'université Lyon-II a, par ailleurs déclaré cette après-midi banalisée. Le vice-président chargé des formations a diffusé un message à ses collègues pour demander que les étudiants absents ne soient pas pénalisés et a demandé à différer les épreuves de contrôle continu. "Nous venons d'apprendre que les jurys seraient reportés jusqu'à nouvel ordre", ajoutent les services de l'université Lyon-II.
GRENOBLE. Selon le Snesup, ce sont plus de 2 000 manifestants qui ont été dénombrés au cours de la manifestation d'aujourd'hui dans les rues de Grenoble. "Nous étions plus nombreux que la journée du 5 février pour laquelle la préfecture avait enregistré entre 1 200 et 1 600 manifestants", indique à l'AEF Claudine Kahane du Snesup. "Nous avons terminé en centre-ville, où nous avons mis sous pli nos dernières publications, accompagnées d'un mot à l'attention du président de la République, l'invitant à évaluer nos travaux de recherche", explique-t-elle, précisant qu'une centaine d'enveloppes ont ainsi été préparées. "Parmi les initiatives populaires, nous avons aussi assisté hier à une pièce de théâtre: il s'agissait de la soutenance de thèse de Mme Pécresse", raconte Claudine Kahane. Elle annonce que la mobilisation se poursuit cette semaine, en particulier vendredi pour "la non-remontée des maquettes de masters" enseignement.
Par ailleurs, la présidence de l'université Stendhal (Grenoble-III) annonce qu'elle suspend l'ensemble des cours (à l'exception des cours du Centre universitaire d'études françaises et des cours de formation continue) aujourd'hui et demain. Elle accorde en outre aux personnels Iatos une autorisation d'absence pour ces deux journées afin qu'ils puissent "prendre part aux différentes actions engagées au niveau de l'université et des composantes". Ces décisions font suite "à la demande de l'assemblée générale des personnels du 5 février 2009" et tiennent compte de "l'importance de la mobilisation dans la communauté universitaire contre les réformes en cours de l'enseignement supérieur et de la recherche et contre la politique actuelle de suppression des postes dans les universités". Enfin, "compte tenu de l'accord très large de la communauté universitaire sur les objectifs de mobilisation de ces derniers jours, nous demandons que les étudiants qui prennent part au mouvement ne soient pas pénalisés pour leurs absences", indique Lise Dumasy, présidente de l'établissement.
GRAND EST
STRASBOURG. La manifestation strasbourgeoise organisée par le collectif de l'Appel de Strasbourg et par une intersyndicale de personnels (Snesup-FSU et SNCS-FSU, CGT, SNPREES-FO et SUD-Université) s'est déroulée entre le campus de l'Esplanade et le centre-ville, cet après-midi à Strasbourg. Elle a rassemblé 2 200 personnes selon les forces de l'ordre, 3 000 selon les participants, dont l'organisation étudiante Afges, membre de la Fage. Une AG unitaire est annoncée ce mercredi, réunissant notamment des personnels des organismes de recherche alsaciens.
Comme l'indique Anne-Véronique Auzet (Snesup-FSU), "nous attendons le congrès de l'UdS de vendredi pour débattre largement des réformes en cours, mais aussi des modes de fonctionnement à mettre en place dans la [nouvelle] université unique. Et on participera au mouvement national de remise officielle de maquettes vierges".
REIMS. Deux bus regroupant des personnels enseignants-chercheurs et des étudiants de l'Urca (université de Reims Champagne-Ardenne) ont rejoint Paris pour participer à la manifestation nationale, indique le Snesup-FSU à l'AEF. Par ailleurs, une réunion d'information pour les étudiants était organisée en début d'après-midi par des enseignants-chercheurs de l'UFR de droit (50 participants, selon l'Unef). "Une assemblée des trois conseils a été convoquée par le président Vistelle, de 9h à 12h ce vendredi", indique à l'AEF le service communication de l'Urca.
METZ. Ce mardi à Metz, le "collectif UPV-M" (université Paul Verlaine-Metz), composé d'étudiants, d'enseignants-chercheurs et de personnels Biatoss, avait organisé deux sit-in avant la tenue de deux conseils de l'université, pour leur "demander de prendre clairement position sur les réformes". Une quarantaine de personnes se sont invitées pacifiquement au Cevu, dont les élus ont été incités à ne pas signer les feuilles de présence: "l'absence de quorum n'a pas permis l'examen des maquettes des métiers de l'enseignement ce matin, avant leur transmission au CA de l'après-midi", explique Jean-Baptiste Lanfranchi (Snesup-FSU).
Ensuite, le CA de l'UPV-M a été envahi par 80 à 100 représentants du collectif, selon l'Unef et le cabinet de la présidence. "Le président Luc Johann a refusé tout débat, en ordonnant la fin immédiate du CA", affirme le Collectif. De son côté, le président déclare qu'il "n'aurait pas fait remonter les maquettes si le Cevu ne s'était pas prononcé" et qu'il envisageait éventuellement d'accompagner la remontée des maquettes par une motion reprenant les principales inquiétudes de la communauté universitaire. Ce matin, une AG d'étudiants avait réuni 70 personnes (selon l'Unef). La prochaine AG unitaire se tient jeudi, sur le campus de l'Ile du Saulcy.
NANCY. Environ 150 à 200 personnels enseignants-chercheurs issus des universités Nancy-I Henri-Poincaré et Nancy-II ont participé cet après-midi à la manifestation parisienne, d'après Nicolas Grégori (Snesup-FSU). Cet enseignant-chercheur indique que "le Cevu tenu lundi à l'université Nancy-II a refusé d'examiner les maquettes de masters" enseignement. Demain mercredi, des AG unitaires (personnels Biatoss, enseignants-chercheurs et étudiants) se tiendront en milieu de journée sur le campus de droit-économie et sur le campus lettres.
BESANÇON. Quelque 600 étudiants et enseignants, selon l'Unef, se sont rassemblés en début d'après-midi devant la présidence de l'université de Franche-Comté, perturbant le démarrage d'un conseil d'administration. Les manifestants ont marqué leur opposition à la transmission des maquettes de masters "enseignement" au ministère. Claude Condé, président de l'université, a convié une délégation d'étudiants et d'enseignants à assister au CA, qui avait inscrit la masterisation en premier point à l'ordre du jour, indique-t-on à la présidence.
NORD
LILLE. Il y avait 1 500 manifestants à Lille selon les syndicats, 1 000 selon la police. Selon Claire Bornais, représentante du Snesup à Lille-I, le cortège était composé à moitié d'étudiants et à moitié d'enseignants-chercheurs, venant de Lille-I, Lille-II, de l'université d'Artois et de l'université du Littoral Côte d'Opale, une soixantaine d'enseignants de Lille-III étant partis manifester à Paris. À Lille-I, la grève est votée jusqu'à la fin de la semaine et la prochaine AG aura lieu vendredi. Les enseignants mobilisés ont prévu de continuer leur distribution de tracts et de se rendre au rectorat vendredi pour "une cérémonie de non-remise de maquettes" afin de protester contre la masterisation de la formation des enseignants. D'après Michel Maillard (Snesup), une AG est prévue demain à Lille-III pour décider de la suite du mouvement, ainsi qu'une journée blanche consacrée à la réflexion sur les métier d'enseignant. Lundi, journée de grève régionale, une réunion intersyndicale réunissant Iatoss, enseignants et étudiants des universités de la région devrait avoir lieu à Lille-III.
100 000 personnes, dont 70 000 étudiants, ont manifesté en France mardi 10 février 2009, selon l'Unef et le Snesup. Ils étaient 43 000 selon le ministère de l'Intérieur. À Paris, la manifestation, qui devait être nationale, a rassemblé entre 17 000 personnes selon la police et 50 000 selon les organisateurs. Selon l'Unef, les manifestants étaient 8 000 à Lyon, 6 000 à Toulouse, 4 000 à Marseille, 3 000 à Rennes, 4 000 à Montpellier et 3 500 à Strasbourg. Le Snesup ajoute que 1 000 personnes ont manifesté à Clermont-Ferrand, 1 000 à Avignon, 2 000 à Poitiers, 2 000 à Nice, 1 400 à Lille.
L'Unef appelle à organiser une journée nationale d'action dans l'enseignement supérieur jeudi 12 février. Par ailleurs, la coordination nationale des universités doit se réunir mercredi 11 février à Paris-VIII, pendant que se tiendra la première "réunion de médiation" sur le décret de 1984 avec Valérie Pécresse et Claire Bazy-Malaurie.
Voici un point sur les manifestations et les assemblées générales en France ce mardi:
RÉGION PARISIENNE
PARIS-I. Une AG d'étudiants, personnels et chercheurs a réuni plus de 1 000 personnes à Paris-I, indique un élu de l'Unef. À l'issue de l'AG, la grève a été votée "à l'unanimité". "Il s'agit d'une grève sans blocage, les enseignants ont accès aux salles de cours pour y organiser des débats voire une partie de leurs cours", ajoute l'élu de l'Unef selon lequel "tout se passe en très bonne intelligence". Il indique par ailleurs que la mobilisation est "très suivie" dans les UFR d'économie, d'histoire et de géographie. D'après Julien, de SUD-Etudiant, un cours sur dix est assuré à Tolbiac. "On aura une meilleure visibilité du mouvement des enseignants la semaine prochaine avec la reprise des TD des juristes", ajoute-t-il. Une autre AG est prévue jeudi 12 février.
UPMC. Le conseil d'administration de l'UPMC (Paris-VI) a pu se tenir hier, lundi 9 février 2009, indique à l'AEF son président Jean-Charles Pomerol. Ce mardi, une assemblée générale "a rassemblé environ 200 étudiants, une autre AG a réuni 80 personnels de l'UPMC". Jean-Charles Pomerol estime, après des décomptes effectués par les agents de l'établissement, que 60% des cours ont lieu normalement et que 40% n'ont pas lieu. Mais les enseignants-chercheurs qui ne font pas cours "sont payés quand même". En effet, l'université ne recense "qu'un ou deux grévistes".
PARIS-VIII. Une assemblée générale regroupant des personnels, des enseignants-chercheurs et des étudiants a réuni environ 800 personnes, lundi 9 février 2009, indique l'université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis, qui effectuait sa rentrée hier. Elle a voté "la grève illimitée". L'université recense "plusieurs motions d'UFR" demandant le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs. "C'est très disparate, mais dans l'ensemble, les cours n'ont pas lieu", explique l'université.
DAUPHINE. Une soixantaine d'enseignants-chercheurs (sur 350) se sont réunis en assemblée générale avant le départ pour la manifestation parisienne, selon l'université Paris-Dauphine. Les cours y sont "perturbés de façon très marginale".
MARNE-LA-VALLÉE. Environ 150 étudiants se sont rassemblés ce matin en AG, indique un représentant de l'Unef de l'université. "Environ 300 personnes représentaient notre université dans le cortège de la manifestation à Paris", précise-t-il. "Six UFR ont fait remonter des motions aux contenus divers appelant au retrait du décret statutaire, au retrait de la loi LRU ou au retrait de la réforme de la formation enseignante", explique l'université qui ajoute: "Des cours ne se tiennent pas, mais l'université n'est pas paralysée."
OUEST ET CENTRE
RENNES. La manifestation rennaise a rassemblé ce matin environ 2 500 personnes, selon les organisateurs, 1 500 selon la police. Cet après-midi, la direction de l'IEP de Rennes avait décidé de "neutraliser" les cours (suspension des cours et absence de sanction en cas de non-assiduité). Des ateliers-débats ont été organisés sur différents thèmes: les réformes de l'enseignement public; crise, capitalisme et avenir des services publics; sécurité et libertés. Une AG est prévue en fin de journée. À Rennes-I, l'AG des personnels a réuni hier 250 personnes et s'est prononcée pour la poursuite de la grève reconductible, commencée le 3 février, jusqu'à l'AG du vendredi 13 février.
BREST. À Brest, environ 200 personnes selon l'Unef, une centaine selon la police, étudiants et enseignants, se sont rassemblées à 13h30 sur le parvis de l'UFR de lettres. Un cours public était organisé au même moment par une enseignante en histoire sur la place de la mairie. Une AG commune étudiants-enseignants est prévue demain mercredi à 10 heures.
NANTES. À Nantes, la manifestation des enseignants et étudiants a rassemblé 1 200 personnes, selon les organisateurs, 900 selon la police. Une AG étudiante aura lieu demain à 12h30 à l'université de Nantes. Le collectif inter-composantes des enseignants de l'université de Nantes organisera une nouvelle AG jeudi 12 février à 11 heures.
ANGERS. Les étudiants des UFR de lettres et sciences ont organisé cet après-midi une AG, qui a réuni environ 650 personnes. Les étudiants de lettres ont voté, sur présentation de la carte d'étudiant, pour le blocage de l'université: sur 467 votants, 340 ont voté pour, 70 se sont abstenus, 40 ont voté contre. Le blocus est effectif jusqu'à jeudi, date de la prochaine AG. Par ailleurs, un rassemblement était organisé vers 16 heures place du Ralliement. Environ 700 personnes (étudiants et enseignants) étaient présentes, selon les organisateurs.
ROUEN. Environ 350 étudiants et enseignants de l'université de Rouen ont fait aujourd'hui le déplacement par cars pour se joindre à la manifestation parisienne. "Nous étions environ deux tiers d'étudiants pour un tiers d'enseignants", estime Jonas Didisse, président de l'Unef Rouen. Le mouvement devrait se poursuivre demain à Rouen avec une assemblée générale prévue à 9h00 à l'UFR de sciences. Une manifestation pourrait également être organisée en début d'après-midi dans les rues de Rouen.
LE HAVRE. Environ 70 représentants de l'université du Havre ont également participé au rassemblement parisien. Les manifestants havrais, composés pour moitié d'enseignants et d'étudiants, avaient négocié un tarif de 20 euros aller-retour avec la SNCF pour rejoindre Paris.
GRAND SUD-OUEST
TOULOUSE. "Au moins 8 000 personnes" selon l'Unef et les syndicats enseignants et 3 000 selon la préfecture de Haute-Garonne ont défilé dans les rues de Toulouse aujourd'hui. Une première estimation chiffrait le nombre de manifestants à "plus de 6 000" mais "un gros cortège composé notamment d'étudiants de Toulouse-III Paul-Sabatier s'est raccroché au rassemblement", indique Hervé Petit, porte-parole de l'intersyndicale CGT, FSU, SUD, Unsa de Toulouse-II Le Mirail. "Un petit cortège d'étudiants de Toulouse-I et des personnels de l'Insa et de l'INP sont également présents", complète-t-il. Les personnels du CNRS, de l'Inserm, des IUT et IUFM, ont défilé aux côtés des trois universités toulousaines. Daniel Filâtre, président de Toulouse-II, était présent dans le cortège.
Aujourd'hui, 900 étudiants ont voté la poursuite de la grève à l'université Toulouse-II, selon l'Unef. La prochaine AG devrait avoir lieu après les vacances de février. Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse, se rendra à la coordination nationale des étudiants ce week-end à Rennes. Du côté des personnels, "350 à 400 membres du Mirail", selon Hervé Petit, se sont réunis ce midi. Ils ont reconduit la grève jusqu'au vendredi 13 février, date de la prochaine AG.
Demain, mercredi, les membres de l'assemblée générale de site, rassemblant les trois universités toulousaines, organisent toute la journée des "cours alternatifs", place du Capitole, pour "sensibiliser le grand public".
L'AG des personnels de Toulouse-II a rassemblé 500 personnes aujourd'hui, selon Hervé Petit de l'intersyndicale du Mirail.
Les personnels et étudiants de l'université Paul-Sabatier (Toulouse-III) se réuniront demain, mercredi, lors d'une AG commune. Quatre UFR sur cinq de l'université Toulouse-III Paul-Sabatier sont en grève dont PCA (physique-chimie) qui s'est prononcée pour la première fois aujourd'hui. Lors de chacune des AG, plus d'une centaine de personnes étaient présentes, selon Pablo Seban du comité "UPS en lutte". Seul l'UFR langues ne s'est pas encore réuni en AG. De leur côté, 300 étudiants se sont mobilisés lors de l'AG de ce mardi.
PAU. Le rassemblement prévu devant les locaux de la présidence de l'UPPA (université de Pau et des pays de l'Adour) aujourd'hui à 15 heures n'a pas eu lieu, l'assemblée générale organisée en amont s'étant prolongée tard, explique à l'AEF Jean-Claude Liquet, élu Snesup-FSU au conseil d'administration de l'établissement. Les 600 étudiants et personnels, "dont 87 enseignants-chercheurs et une centaine de Biatos", présents à cette assemblée, se sont ensuite rendus en fin d'après-midi devant la préfecture de Pau, ajoute le syndicaliste. Bien que cette journée ait été décrétée journée banalisée par la présidence de l'Uppa, elle n'a pas permis de rassembler plus de monde que lors des précédentes AG. Un relatif manque de mobilisation que Jean-Claude Liquet explique par la météo - pluvieuse et venteuse aujourd'hui - et par le fait qu'il ne s'agit pas d'un mouvement parti des étudiants, contrairement au mouvement anti-LRU de l'an dernier.
BORDEAUX. A Bordeaux, 2 500 étudiants et enseignants-chercheurs (selon la police) ont défilé à l'appel de la coordination des comités de mobilisation et de plusieurs syndicats d'enseignants ce soir à 18 heures. Lors du dernier rendez-vous, ils étaient 3 800, de source policière. Les quatre universités étaient représentées, ainsi que les IUT de Bordeaux. A noter, la présence de plus d'une centaine d'étudiants de l'IEP ainsi que celle d'un groupe de plusieurs dizaines de chercheurs du CNRS réunis sous une banderole CGT.
Si, de source policière, l'appel à manifester à 14h lancé par la seule Unef n'a pas été suivi, environ 200 étudiants et enseignants de Bordeaux-IV se sont retrouvés en tenue de magistrats et bâillonnés devant la mairie de Bordeaux en milieu d'après midi pour un "procès de l'éducation nationale publique". Dans la matinée, le conseil d'administration de cette université n'a pas pu avoir lieu, selon plusieurs des étudiants grévistes présents dans le cortège ce soir. Celui de Bordeaux-I, prévu pour jeudi après midi, pourrait subir le même sort afin de bloquer la transmission des maquettes de masterisation au ministère, indique-t-on de source étudiante. Toujours ce mardi matin, à Bordeaux-II, une assemblée générale a réuni environ 200 étudiants, qui ont voté contre la rétention administrative des notes aux examens, contre la poursuite de la grève et pour la tenue des cours dès lundi sur la place publique, avant une conférence de 24h tenue de mardi midi à mercredi midi en roulement par 24 enseignants. Ce mercredi après midi, une animation du même type a eu lieu à Bordeaux-III.
LIMOGES. Selon la préfecture de la Haute-Vienne, 250 membres de l'université de Limoges, personnels et étudiants, ont manifesté ce matin dans le centre-ville pour réclamer le retrait des réformes prévues dans l'enseignement supérieur. Le conseil de gestion de l'UFR de sciences avait voté la suspension des cours pour aujourd'hui, suite aux demandes exprimées par les personnels et les étudiants réunis en AG. Il appelle à une nouvelle suspension des cours jeudi matin, 12 février, pour permettre la tenue de la prochaine assemblée générale. Les cours n'avaient pas lieu non plus ce mardi en lettres et sciences humaines, précise ce soir l'université.
POITIERS. De source syndicale, 3 000 personnels universitaires et étudiants ont défilé ce mardi après-midi dans les rues de Poitiers. Selon l'université, ils étaient un millier. L'Afep (association fédérative des étudiants de Poitiers), affiliée à la Fage, appelait à se joindre à cette manifestation mais "sans pancartes ni banderoles car nous ne sommes pas sur les mêmes mots d'ordre. Nous ne sommes pas opposés aux réformes et nous ne demandons pas leur retrait mais nous demandons plus de concertation", explique à l'AEF Julien Blanchet, le trésorier de l'association étudiante. Dans un communiqué diffusé sur son site (http://afep.c.la/
Le défilé poitevin a été précédé d'une assemblée générale d' "un millier de personnes" affirme Nathalie Villard, représentante locale du Snasub-FSU et déléguée pour les personnels Biatoss de Poitiers à la coordination nationale. Outre la plate-forme revendicative de la coordination, les opposants aux réformes ont aussi voté "la revalorisation des salaires des personnels Biatoss", dit Nathalie Villard. "Au niveau des médias, on n'entend parler que du statut des enseignants-chercheurs et de la masterisation, mais on oublie les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail qui en découle. Il y a de plus en plus de personnels précaires à l'université, qui travaillent pour 1 200 euros par mois." Comme la plupart de ses collègues Biatoss mobilisés, Nathalie Villard est en "grève perlée": elle cesse le travail les mardis et jeudis, soit les jours d'appel à mobilisation. "Si nous nous mettons en grève les lundis ou vendredis, le week-end est comptabilisé dans nos retenues sur salaire", précise-t-elle.
Les enseignants-chercheurs, eux, ont adopté des modalités d'action très variées: rétention de notes, grève des cours ou séances de cours critiques sur les réformesS Selon l'université, les enseignements sont toujours perturbés en droit, sciences économiques, lettres, langues, sciences humaines et arts, à l'IUFM et dans certains départements de sciences fondamentales mais la situation est normale à l'IAE, dans les deux IUT, en médecine et en pharmacie. L'établissement comptabilisait ce jour 162 grévistes déclarés sur 2 300 personnels.
GRAND SUD-EST
MONTPELLIER. Les rues de Montpellier ont compté jusqu'à 4 000 manifestants selon les syndicats enseignants et étudiants et 1 500 personnes selon la préfecture de l'Hérault. "Nous sommes deux fois plus nombreux à manifester que la semaine dernière", affirme Tina Biard, présidente de l'Unef Montpellier. "La mobilisation grandit encore car il y a beaucoup plus d'étudiants en AG", ajoute-t-elle. La semaine dernière, les manifestants étaient estimés à 700 selon la préfecture de l'Hérault et à 2 000 selon l'Unef Montpellier. En marge de la manifestation, les enseignants-chercheurs ont "jeté leurs publications devant la préfecture en réponse aux propos de Nicolas Sarkozy", indique Laurence Dreyfuss, porte-parole Snesup-FSU de Montpellier-III.
À Montpellier-III Paul-Valéry, une AG étudiante a rassemblé un millier de participants, selon l'Unef, un chiffre identique à celui de la dernière réunion. À Montpellier-II, l'AG a réuni 900 à 950 étudiants, selon l'Unef (800 lors de la dernière AG). Les prochaines assemblées générales étudiantes sont prévues jeudi 12 février dans les deux universités. La grève est reconduite au rythme des rassemblements. Les établissements seront rejoints par Montpellier-I puisque, pour la première fois, "une réunion d'information est organisée à l'appel de l'Unef et des syndicats enseignants", indique Tania Biard. "Le mouvement devrait prendre car nous voyons beaucoup d'étudiants en droit se mobiliser lors des manifestations", indique la présidente de l'Unef Montpellier.
"La détermination des personnels de Montpellier-III ne fléchit pas", déclare à l'AEF Laurence Dreyfuss. L'AG des personnels a reconduit la grève jusqu'à jeudi. Le conseil d'administration réuni ce matin, a voté une motion reprenant les termes de ³l'appel de la Sorbonne². Anne Fraïsse, présidente de Montpellier-III, fait partie des neuf premiers présidents d'université ayant cosigné cet appel.
AIX-MARSEILLE. Les enseignants-chercheurs et les étudiants des IUFM d'Aix-Marseille et de Digne, des trois universités, de l'IUT d'Aix-en-Provence et de l'IEP d'Aix étaient 2 000 à 3 000 selon les organisateurs, 1 500 selon la police, à manifester à Aix-en-Provence cet après-midi.
Dans la matinée, un premier cortège avait réuni à Marseille 900 personnes selon la police, 2 000 selon le Snesup, dont quelques centaines d'étudiants, précise l'Unef. Avant de se disperser, les enseignants-chercheurs ont envoyé 300 courriers à Nicolas Sarkozy, contenant leurs publications scientifiques. Le Snesup appelle à une nouvelle manifestation jeudi 12 février, à Marseille, à partir de 14 heures.
Avant le départ de la manifestation marseillaise, une AG a réuni 500 étudiants à la faculté Saint-Charles (université de Provence, Aix-Marseille-I) à Marseille, indique l'Unef. La grève a été reconduite jusqu'à la prochaine AG étudiante ce mercredi.
Une AG devait se dérouler ce mardi soir à l'IUFM d'Aix-Marseille pour décider des suites du mouvement.
Les étudiants des IUT organisent quant à eux ce mardi soir une "nuit des IUT", dans les locaux de l'IUT Gaston-Berger d'Aix-en-Provence, indique l'Unef.
Demain mercredi, plusieurs actions sont prévues, dont des cours en plein air à Aix-en-Provence, et un "marathon du savoir" de 48 heures, où se succéderont des courtes conférences ouvertes à tous, organisé par le collectif de chercheurs et d'enseignants chercheurs "Rêvons l'université".
Une AG interuniversitaire des personnels et des étudiants se déroulera par ailleurs jeudi 12 février à 13 heures, à Saint-Charles.
LYON. La manifestation lyonnaise a rassemblé 5 000 personnes selon la police. L'Unef Lyon annonce, de son côté, 8 000 à 10 000 manifestants. Les syndicats de personnels comptent, eux, entre 6 000 et 7 000 personnes. "La manifestation était calme, mais on a senti que les gens étaient déterminés. La colère était palpable", assure Rosario Elia, cosecrétaire départemental de la FSU du Rhône. Un bon déroulement que les forces de l'ordre confirment. "Il me semble que les enseignants étaient en plus grande proportion cette fois", commente à l'AEF Bernard Roux, coordinateur régional Snesup, tandis que Rosario Elia penche pour une proportion inverse, de l'ordre de "35% de personnel, 65% d'étudiants".
Lors d'une assemblée générale à l'université Lumière Lyon-II le matin, en présence de 400 personnes, une nouvelle manifestation a été décidée pour jeudi 12 février, à 14h. Plusieurs AG devaient se dérouler ce soir, dont une inter-sites. De nouvelles AG sont prévues cette semaine: ³demain à Lyon-III et jeudi à Lyon-I", annonce l'Unef. "Il y aura probablement des mouvements vendredi pour la non-remise des maquettes" des masters enseignement, estime de son côté Bernard Roux.
Ce matin, l'université Jean-Moulin (Lyon-III) recensait 70 enseignants déclarés en grève. L'université Claude-Bernard (Lyon-I) en annonçait 57: "l'administration n'a pas les notes des étudiants", indiquent les services de l'université précisant que "pour les étudiants des filières qui fonctionnent avec le contrôle continu, le deuxième semestre commence sans qu'ils aient les notes du premier semestre. Pour ceux dont les filières fonctionnent par session, la deuxième session ne peut pas commencer tant que les notes de la première session ne sont pas connues".
À Lyon-II, une adresse mail devrait être mise en place afin de recenser les personnels grévistes. Jusque-là, l'université ne souhaitait pas pointer les enseignants en grève. Le président de l'université Lyon-II a, par ailleurs déclaré cette après-midi banalisée. Le vice-président chargé des formations a diffusé un message à ses collègues pour demander que les étudiants absents ne soient pas pénalisés et a demandé à différer les épreuves de contrôle continu. "Nous venons d'apprendre que les jurys seraient reportés jusqu'à nouvel ordre", ajoutent les services de l'université Lyon-II.
GRENOBLE. Selon le Snesup, ce sont plus de 2 000 manifestants qui ont été dénombrés au cours de la manifestation d'aujourd'hui dans les rues de Grenoble. "Nous étions plus nombreux que la journée du 5 février pour laquelle la préfecture avait enregistré entre 1 200 et 1 600 manifestants", indique à l'AEF Claudine Kahane du Snesup. "Nous avons terminé en centre-ville, où nous avons mis sous pli nos dernières publications, accompagnées d'un mot à l'attention du président de la République, l'invitant à évaluer nos travaux de recherche", explique-t-elle, précisant qu'une centaine d'enveloppes ont ainsi été préparées. "Parmi les initiatives populaires, nous avons aussi assisté hier à une pièce de théâtre: il s'agissait de la soutenance de thèse de Mme Pécresse", raconte Claudine Kahane. Elle annonce que la mobilisation se poursuit cette semaine, en particulier vendredi pour "la non-remontée des maquettes de masters" enseignement.
Par ailleurs, la présidence de l'université Stendhal (Grenoble-III) annonce qu'elle suspend l'ensemble des cours (à l'exception des cours du Centre universitaire d'études françaises et des cours de formation continue) aujourd'hui et demain. Elle accorde en outre aux personnels Iatos une autorisation d'absence pour ces deux journées afin qu'ils puissent "prendre part aux différentes actions engagées au niveau de l'université et des composantes". Ces décisions font suite "à la demande de l'assemblée générale des personnels du 5 février 2009" et tiennent compte de "l'importance de la mobilisation dans la communauté universitaire contre les réformes en cours de l'enseignement supérieur et de la recherche et contre la politique actuelle de suppression des postes dans les universités". Enfin, "compte tenu de l'accord très large de la communauté universitaire sur les objectifs de mobilisation de ces derniers jours, nous demandons que les étudiants qui prennent part au mouvement ne soient pas pénalisés pour leurs absences", indique Lise Dumasy, présidente de l'établissement.
GRAND EST
STRASBOURG. La manifestation strasbourgeoise organisée par le collectif de l'Appel de Strasbourg et par une intersyndicale de personnels (Snesup-FSU et SNCS-FSU, CGT, SNPREES-FO et SUD-Université) s'est déroulée entre le campus de l'Esplanade et le centre-ville, cet après-midi à Strasbourg. Elle a rassemblé 2 200 personnes selon les forces de l'ordre, 3 000 selon les participants, dont l'organisation étudiante Afges, membre de la Fage. Une AG unitaire est annoncée ce mercredi, réunissant notamment des personnels des organismes de recherche alsaciens.
Comme l'indique Anne-Véronique Auzet (Snesup-FSU), "nous attendons le congrès de l'UdS de vendredi pour débattre largement des réformes en cours, mais aussi des modes de fonctionnement à mettre en place dans la [nouvelle] université unique. Et on participera au mouvement national de remise officielle de maquettes vierges".
REIMS. Deux bus regroupant des personnels enseignants-chercheurs et des étudiants de l'Urca (université de Reims Champagne-Ardenne) ont rejoint Paris pour participer à la manifestation nationale, indique le Snesup-FSU à l'AEF. Par ailleurs, une réunion d'information pour les étudiants était organisée en début d'après-midi par des enseignants-chercheurs de l'UFR de droit (50 participants, selon l'Unef). "Une assemblée des trois conseils a été convoquée par le président Vistelle, de 9h à 12h ce vendredi", indique à l'AEF le service communication de l'Urca.
METZ. Ce mardi à Metz, le "collectif UPV-M" (université Paul Verlaine-Metz), composé d'étudiants, d'enseignants-chercheurs et de personnels Biatoss, avait organisé deux sit-in avant la tenue de deux conseils de l'université, pour leur "demander de prendre clairement position sur les réformes". Une quarantaine de personnes se sont invitées pacifiquement au Cevu, dont les élus ont été incités à ne pas signer les feuilles de présence: "l'absence de quorum n'a pas permis l'examen des maquettes des métiers de l'enseignement ce matin, avant leur transmission au CA de l'après-midi", explique Jean-Baptiste Lanfranchi (Snesup-FSU).
Ensuite, le CA de l'UPV-M a été envahi par 80 à 100 représentants du collectif, selon l'Unef et le cabinet de la présidence. "Le président Luc Johann a refusé tout débat, en ordonnant la fin immédiate du CA", affirme le Collectif. De son côté, le président déclare qu'il "n'aurait pas fait remonter les maquettes si le Cevu ne s'était pas prononcé" et qu'il envisageait éventuellement d'accompagner la remontée des maquettes par une motion reprenant les principales inquiétudes de la communauté universitaire. Ce matin, une AG d'étudiants avait réuni 70 personnes (selon l'Unef). La prochaine AG unitaire se tient jeudi, sur le campus de l'Ile du Saulcy.
NANCY. Environ 150 à 200 personnels enseignants-chercheurs issus des universités Nancy-I Henri-Poincaré et Nancy-II ont participé cet après-midi à la manifestation parisienne, d'après Nicolas Grégori (Snesup-FSU). Cet enseignant-chercheur indique que "le Cevu tenu lundi à l'université Nancy-II a refusé d'examiner les maquettes de masters" enseignement. Demain mercredi, des AG unitaires (personnels Biatoss, enseignants-chercheurs et étudiants) se tiendront en milieu de journée sur le campus de droit-économie et sur le campus lettres.
BESANÇON. Quelque 600 étudiants et enseignants, selon l'Unef, se sont rassemblés en début d'après-midi devant la présidence de l'université de Franche-Comté, perturbant le démarrage d'un conseil d'administration. Les manifestants ont marqué leur opposition à la transmission des maquettes de masters "enseignement" au ministère. Claude Condé, président de l'université, a convié une délégation d'étudiants et d'enseignants à assister au CA, qui avait inscrit la masterisation en premier point à l'ordre du jour, indique-t-on à la présidence.
NORD
LILLE. Il y avait 1 500 manifestants à Lille selon les syndicats, 1 000 selon la police. Selon Claire Bornais, représentante du Snesup à Lille-I, le cortège était composé à moitié d'étudiants et à moitié d'enseignants-chercheurs, venant de Lille-I, Lille-II, de l'université d'Artois et de l'université du Littoral Côte d'Opale, une soixantaine d'enseignants de Lille-III étant partis manifester à Paris. À Lille-I, la grève est votée jusqu'à la fin de la semaine et la prochaine AG aura lieu vendredi. Les enseignants mobilisés ont prévu de continuer leur distribution de tracts et de se rendre au rectorat vendredi pour "une cérémonie de non-remise de maquettes" afin de protester contre la masterisation de la formation des enseignants. D'après Michel Maillard (Snesup), une AG est prévue demain à Lille-III pour décider de la suite du mouvement, ainsi qu'une journée blanche consacrée à la réflexion sur les métier d'enseignant. Lundi, journée de grève régionale, une réunion intersyndicale réunissant Iatoss, enseignants et étudiants des universités de la région devrait avoir lieu à Lille-III.
Lu sur le web
La tête de la manifestation annonçait la couleur : «Non à l’Université bling bling», «Non aux suppressions d’emplois, défendons l'Université», proclamaient les deux banderoles de tête. Placées derrière le groupe des syndicats et associations ayant organisé cette manifestation (FSU, Snesup, CFDT recherche, UNEF, SNTRS CGT, SLU, SLR...) elles laissent penser que même un retrait du décret sur le statut des universitaires ne suffira pas à résoudre la crise.
mardi 10 février 2009
Pécresse commence à reculer
La ministre a assuré qu'il n'y aurait pas "d'évaluation par des
enseignants-chercheurs d'une autre discipline (...) ni par le président
d'université", principaux sujets de préoccupation des manifestants. "C'est
sur la base d'une évaluation nationale par les pairs que se prendront les
décisions de carrière."
Ce n'est qu'un début, continuons le combat!
enseignants-chercheurs d'une autre discipline (...) ni par le président
d'université", principaux sujets de préoccupation des manifestants. "C'est
sur la base d'une évaluation nationale par les pairs que se prendront les
décisions de carrière."
Ce n'est qu'un début, continuons le combat!
Bordeaux - Toute l'actualité de la région avec Libération: Cours de thème et de littérature comparée dans le tramway transformé en amphi
Les photos de la manifestation à Agen le 10 février
Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail! - Pierre Jourde
Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail! - Pierre Jourde
Une réponse intéressante à ceux qui pensent que les universitaires sont des fainéants...
Une réponse intéressante à ceux qui pensent que les universitaires sont des fainéants...
Compte rendu du congrès fondateur du nouveau parti anticapitaliste
J'étais délégué au congrès, et c'était génial. Voici un petit compte rendu, j'espère pas trop technique.
Compte rendu du congrès fondateur du NPA
Autour de six cent trente délégués. De toutes les générations ; beaucoup de jeunes adultes. Pas tout à fait la parité, mais énormément de femmes. Au niveau des interventions, j’ai rarement vu autant de femmes intervenir dans un meeting débat politique, depuis les trente ans que je milite – peut être jamais. Seul point faible, à mon avis, extrêmement peu de délégués noirs ou arabes.
Ambiance joyeuse et chaleureuse ; les délégués échangeaient leurs avis et leurs expériences de travail dans les différentes villes : interventions dans les quartiers populaires, devant les hypermarchés, dans les mouvements. On avait absolument l’impression d’un parti qui allait grandir très vite. Dans les couloirs des camarades avec des listes de demandes d’adhésion arrivées au bureau national essayaient de trouver des camarades de chaque département pour leur donner les coordonnées.
Comment on a travaillé
Vendredi, et samedi matin, ont eu lieu les commissions. Chaque commission travaillait sur un des textes. J’étais dans la commission sur les principes fondateurs. Nous avions sur un grand écran le texte original, et tous les amendements qui avait été présenté (avec succès ou non) à au moins une assemblée élective. Pour chacun de ces amendements (plusieurs dizaines) on décidait à la grande majorité d’intégrer, de rejeter ou de ré-écrire. S’il n’y avait pas une grande majorité de la commission pour une solution donnée, et si on quelqu’un trouvait la question suffisamment importante, la question devait passer devant la séance pléinière de samedi après midi. Sur sept amendements il n’y avait pas consensus, alors samedi après midi, il y a eu sept votes sur ces amendements.
Dans la commission, beaucoup des discussions étaient techniques (des réécritures pour clarification etc), mais quelques discussions politiques ont eu lieu (faut-il parler de « productivisme » ? faut-il parler de « islamophobie » etc). (Je suis intervenu pour dire que je ne me reconnaissait pas dans l'opposition au "productivisme", et pour dire qu'il était très important qu'on déclare une opposition à l'islamophobie)
Lors de la pleinière, on a voté donc sur différents amendements, concernant le renversement de l’Etat, concernant le nationalisme des pays opprimés … On a également voté sur l’utilisation du terme « éco-socialisme » (185 pour, donc rejetée). On a voté contre un amendement proposant la « prise en compte de la sensibilité des animaux » et une opposition de principe à la corrida, la vivisection etc. (pour 89, contre 462)
Une tendance révolutionnaire construite autour du CRI a proposé une série d’amendements (Pour 16 Contre 550)
Enfin le texte entier amendé a été approuvé par 540 votes pour 0 contre 49 abstentions 5 NPPV
Les autres commissions travaillaient sur les statuts, et sur le document d’orientation. Chacune de ces commissions a également soumis des amendements à la pleinière, si un consensus n’avait pas été trouvé. Sept ou huit amendements pour chaque. Notamment, lors de la pleinière, le droit de fraction a été confirmé par un vote. Un paragraphe qui parlait de la centralisation nécessaire dans un parti a été approuvé par 278 voix, la suppression du paragraphe étant défendu par 56 délégués, et une formulation de compromis par 272. Un deuxième vote a confirmé la rédaction initiale par 287 voix contre 272
A chaque fois, avant le vote, il y avait des interventions pour et contre l’amendement en question.
La commission sur le texte orientation avait accepté d’intégrer de nombreux amendements, et j’ai un peu peur que le texte résultant soit très long et un peu trop « liste pour le père Noël ». On verra bientôt le texte résultant.
Nom du parti
Lors des congrès locaux 272 points ont été attribué proportionnellement au nom « Nouveau Parti anticapitaliste », 67 pour « Parti anticapitaliste révolutionnaire » 53 pour Alliance de la gauche internationaliste et révolutionnaire » 53 pour Parti de la Gauche anticapitaliste, et 42 pour Parti anticapitaliste
Cependant au congrès, les délégués étaient beaucoup plus divisés sur cette question. Le résultat final était « Nouveau Parti Anticapitaliste » mais les votes étaient serrés - 40 voix séparait le nom gagnant de celui en deuxième place : « Parti anticapitaliste révolutionnaire »
Les élections européennes
Le dimanche matin nous avons discuté en séance pléinière du texte sur l’europe. Toute la première partie était consensuelle, mais deux textes contradictoires étaient présentés sur les élections européennes. Trois interventions pour, trois interventions contre, et le vote.
Les deux textes en lice avait été ré-écrits au dernier moment, mais l’essentiel n’avait pas changé – un texte pour une alliance à condition que ce soit pour les régionales aussi, et qu’elle comprenait une série de questions dont l’énergie nucléaire, sinon pas d’alliance (texte majoritaire). Un autre texte (texte minoritaire) pour des alliances électorales qui posaient moins de préalable. Le texte minoritaire a reçu 101 voix (18% m’a-t-on dit). (Bien sûr j’ai voté pour le texte minoritaire).
L’élection de la direction
La commission des candidatures au comité politique national avait un travail difficile. Puisque le parti vient d’être formé, il n’était pas possible de faire, comme on avait l’habitude à la LCR, une direction composée proportionnellement de camarades de différents plateformes (en supposant que le NPA décidera de faire comme faisait la LCR, ce qui n’est pas certain).
Elle a commencé en dépouillant les candidatures envoyées par des assemblées électives ou recommandées par des comités locaux. Problème : il n’y avait pas assez de femmes, pas assez de jeunes, et beaucoup « trop » de camarades venant de feu la LCR. Les camarades de la commission se sont démenés pour susciter des candidatures de dernière minute de la part de camarades femmes hésitantes.
La commission a présenté donc une première liste au congrès. Elle proposait que, en plus, il y ait quelques camarades supplémentaires.
(les chiffres sont de mémoire, alors peut être pas tout à fait exact)
7 jeunes camarades en plus de ceux qui étaient sur la liste déjà
7 camarades qui s’occupent du travail en direction des quartiers populaires, en plus que ceux qui étaient sur la liste déjà
3 camarades venus de la Gauche Révolutionnaire, une petite organisation qui rejoint le NPA
3 camarades venant de la minorité de feu la LCR (plateforme B)
Quelques observateurs de la fraction étincelle (à leur demande si j’ai bien compris)
Une partie des camarades qui avaient voté le texte minoritaire sur les Européennes (mais *pas moi*) étaient insatisfaits de cette composition de la direction. Ils ont proposé de rajouter une liste de 26 camarades qui avait voté le texte minoritaire, disant que cela ferait une représentation proportionnelle.
D’autres camarades répondaient que sur la liste déjà, des candidatures proposées par les comités locaux ou assemblées électives, il devait y avoir un certain nombre de « minoritaires-sur-les-européennes ».
Des arguments pour et contre la liste de 26 ont été donnés, et cette liste a été très largement rejetée par le congrès (54 contre).
Le bureau de congrès a ensuite proposé un compromis. Sur la liste de 26, 5 des candidat(e)s étaient déjà sur la liste pour le CPN. Huit autres avaient été approuvés par des assemblées électives ou comités locaux. Le bureau proposait d’intégrer au CPN ces huit camarades. Ce compromis a été voté assez largement, mais je crois qu’il y avait 140 votes contre.
Etant donné ce qui a été rapporté dans une bonne partie de la presse, et en tant que quelqu’un qui a voté le texte minoritaire sur les Européennes, je voudrais dire qu’à mon avis le processus était démocratique, et le compromis montrait un désir de sortir d’une impasse et avancer tous ensembles. Il est absolument faux, comme prétendent certains, qu’il y a eu une tentative de faire taire la minorité. D’ailleurs, parmi les délégués, le débat sur les élections était très fraternel à quelques rares exceptions près .
Maintenant au travail. Nous espérons qu’un journal, accessible, intéressant, qui donne envie de le vendre, sortira dans quelques semaines, que des réunions publiques fleuriront partout et que nous construirons rapidement un parti pour la nouvelle période enthousiasmante qui s’ouvre à nous.
John Mullen 10.02.09
Compte rendu du congrès fondateur du NPA
Autour de six cent trente délégués. De toutes les générations ; beaucoup de jeunes adultes. Pas tout à fait la parité, mais énormément de femmes. Au niveau des interventions, j’ai rarement vu autant de femmes intervenir dans un meeting débat politique, depuis les trente ans que je milite – peut être jamais. Seul point faible, à mon avis, extrêmement peu de délégués noirs ou arabes.
Ambiance joyeuse et chaleureuse ; les délégués échangeaient leurs avis et leurs expériences de travail dans les différentes villes : interventions dans les quartiers populaires, devant les hypermarchés, dans les mouvements. On avait absolument l’impression d’un parti qui allait grandir très vite. Dans les couloirs des camarades avec des listes de demandes d’adhésion arrivées au bureau national essayaient de trouver des camarades de chaque département pour leur donner les coordonnées.
Comment on a travaillé
Vendredi, et samedi matin, ont eu lieu les commissions. Chaque commission travaillait sur un des textes. J’étais dans la commission sur les principes fondateurs. Nous avions sur un grand écran le texte original, et tous les amendements qui avait été présenté (avec succès ou non) à au moins une assemblée élective. Pour chacun de ces amendements (plusieurs dizaines) on décidait à la grande majorité d’intégrer, de rejeter ou de ré-écrire. S’il n’y avait pas une grande majorité de la commission pour une solution donnée, et si on quelqu’un trouvait la question suffisamment importante, la question devait passer devant la séance pléinière de samedi après midi. Sur sept amendements il n’y avait pas consensus, alors samedi après midi, il y a eu sept votes sur ces amendements.
Dans la commission, beaucoup des discussions étaient techniques (des réécritures pour clarification etc), mais quelques discussions politiques ont eu lieu (faut-il parler de « productivisme » ? faut-il parler de « islamophobie » etc). (Je suis intervenu pour dire que je ne me reconnaissait pas dans l'opposition au "productivisme", et pour dire qu'il était très important qu'on déclare une opposition à l'islamophobie)
Lors de la pleinière, on a voté donc sur différents amendements, concernant le renversement de l’Etat, concernant le nationalisme des pays opprimés … On a également voté sur l’utilisation du terme « éco-socialisme » (185 pour, donc rejetée). On a voté contre un amendement proposant la « prise en compte de la sensibilité des animaux » et une opposition de principe à la corrida, la vivisection etc. (pour 89, contre 462)
Une tendance révolutionnaire construite autour du CRI a proposé une série d’amendements (Pour 16 Contre 550)
Enfin le texte entier amendé a été approuvé par 540 votes pour 0 contre 49 abstentions 5 NPPV
Les autres commissions travaillaient sur les statuts, et sur le document d’orientation. Chacune de ces commissions a également soumis des amendements à la pleinière, si un consensus n’avait pas été trouvé. Sept ou huit amendements pour chaque. Notamment, lors de la pleinière, le droit de fraction a été confirmé par un vote. Un paragraphe qui parlait de la centralisation nécessaire dans un parti a été approuvé par 278 voix, la suppression du paragraphe étant défendu par 56 délégués, et une formulation de compromis par 272. Un deuxième vote a confirmé la rédaction initiale par 287 voix contre 272
A chaque fois, avant le vote, il y avait des interventions pour et contre l’amendement en question.
La commission sur le texte orientation avait accepté d’intégrer de nombreux amendements, et j’ai un peu peur que le texte résultant soit très long et un peu trop « liste pour le père Noël ». On verra bientôt le texte résultant.
Nom du parti
Lors des congrès locaux 272 points ont été attribué proportionnellement au nom « Nouveau Parti anticapitaliste », 67 pour « Parti anticapitaliste révolutionnaire » 53 pour Alliance de la gauche internationaliste et révolutionnaire » 53 pour Parti de la Gauche anticapitaliste, et 42 pour Parti anticapitaliste
Cependant au congrès, les délégués étaient beaucoup plus divisés sur cette question. Le résultat final était « Nouveau Parti Anticapitaliste » mais les votes étaient serrés - 40 voix séparait le nom gagnant de celui en deuxième place : « Parti anticapitaliste révolutionnaire »
Les élections européennes
Le dimanche matin nous avons discuté en séance pléinière du texte sur l’europe. Toute la première partie était consensuelle, mais deux textes contradictoires étaient présentés sur les élections européennes. Trois interventions pour, trois interventions contre, et le vote.
Les deux textes en lice avait été ré-écrits au dernier moment, mais l’essentiel n’avait pas changé – un texte pour une alliance à condition que ce soit pour les régionales aussi, et qu’elle comprenait une série de questions dont l’énergie nucléaire, sinon pas d’alliance (texte majoritaire). Un autre texte (texte minoritaire) pour des alliances électorales qui posaient moins de préalable. Le texte minoritaire a reçu 101 voix (18% m’a-t-on dit). (Bien sûr j’ai voté pour le texte minoritaire).
L’élection de la direction
La commission des candidatures au comité politique national avait un travail difficile. Puisque le parti vient d’être formé, il n’était pas possible de faire, comme on avait l’habitude à la LCR, une direction composée proportionnellement de camarades de différents plateformes (en supposant que le NPA décidera de faire comme faisait la LCR, ce qui n’est pas certain).
Elle a commencé en dépouillant les candidatures envoyées par des assemblées électives ou recommandées par des comités locaux. Problème : il n’y avait pas assez de femmes, pas assez de jeunes, et beaucoup « trop » de camarades venant de feu la LCR. Les camarades de la commission se sont démenés pour susciter des candidatures de dernière minute de la part de camarades femmes hésitantes.
La commission a présenté donc une première liste au congrès. Elle proposait que, en plus, il y ait quelques camarades supplémentaires.
(les chiffres sont de mémoire, alors peut être pas tout à fait exact)
7 jeunes camarades en plus de ceux qui étaient sur la liste déjà
7 camarades qui s’occupent du travail en direction des quartiers populaires, en plus que ceux qui étaient sur la liste déjà
3 camarades venus de la Gauche Révolutionnaire, une petite organisation qui rejoint le NPA
3 camarades venant de la minorité de feu la LCR (plateforme B)
Quelques observateurs de la fraction étincelle (à leur demande si j’ai bien compris)
Une partie des camarades qui avaient voté le texte minoritaire sur les Européennes (mais *pas moi*) étaient insatisfaits de cette composition de la direction. Ils ont proposé de rajouter une liste de 26 camarades qui avait voté le texte minoritaire, disant que cela ferait une représentation proportionnelle.
D’autres camarades répondaient que sur la liste déjà, des candidatures proposées par les comités locaux ou assemblées électives, il devait y avoir un certain nombre de « minoritaires-sur-les-européennes ».
Des arguments pour et contre la liste de 26 ont été donnés, et cette liste a été très largement rejetée par le congrès (54 contre).
Le bureau de congrès a ensuite proposé un compromis. Sur la liste de 26, 5 des candidat(e)s étaient déjà sur la liste pour le CPN. Huit autres avaient été approuvés par des assemblées électives ou comités locaux. Le bureau proposait d’intégrer au CPN ces huit camarades. Ce compromis a été voté assez largement, mais je crois qu’il y avait 140 votes contre.
Etant donné ce qui a été rapporté dans une bonne partie de la presse, et en tant que quelqu’un qui a voté le texte minoritaire sur les Européennes, je voudrais dire qu’à mon avis le processus était démocratique, et le compromis montrait un désir de sortir d’une impasse et avancer tous ensembles. Il est absolument faux, comme prétendent certains, qu’il y a eu une tentative de faire taire la minorité. D’ailleurs, parmi les délégués, le débat sur les élections était très fraternel à quelques rares exceptions près .
Maintenant au travail. Nous espérons qu’un journal, accessible, intéressant, qui donne envie de le vendre, sortira dans quelques semaines, que des réunions publiques fleuriront partout et que nous construirons rapidement un parti pour la nouvelle période enthousiasmante qui s’ouvre à nous.
John Mullen 10.02.09
Rêvons l'Université!
Sarkozy et Pécresse voudraient que l'université servent uniquement les intérêts des entreprises françaises, car tout ce qui leur importe est de faire plus de profit que les entreprises étrangères.
A Marseille, des enseignants chercheurs en grève vous invitent à un marathon de savoirs. 48 heures de conférences et débats sur des thèmes des plus variés. Pourquoi? Pour le seul plaisir de mieux comprendre le monde... Venez nombreux!
A Marseille, des enseignants chercheurs en grève vous invitent à un marathon de savoirs. 48 heures de conférences et débats sur des thèmes des plus variés. Pourquoi? Pour le seul plaisir de mieux comprendre le monde... Venez nombreux!
Citation du jour
Christian Duval, directeur de l'IEP, estime que la charge des enseignants-chercheurs ne se résume pas à 128 heures d'enseignement par an : "On n'arrête pas de travailler et j'ai du mal à recruter des jeunes enseignants. Allez demander aux épouses et enfants des enseignants-chercheurs s'ils les voient beaucoup."
Communiqué du SNESUP le 9 février 2009
Le 10 fevrier, une cinglante et lucide riposte à Valérie Pécresse
Communiqué du 9 février 2009 (SNESUP)
Le gouvernement et la ministre sont singulièrement embarrassés par la
participation croissante des enseignants-chercheurs, des enseignants
et aussi des personnels BIATOSS dans les universités, des chercheurs
et des ITA dans les organismes de recherche, comme des étudiants, sur
la plupart des campus aux actions construites et cohérentes de grève
et de manifestations.
Nos revendications sont claires. Une immense détermination nous
fédère. En ce jour où, s'ajoutant aux dizaines de votes dans les
conseils centraux et congrès des universités pour exiger le retrait
des textes et dispositifs contestés, plus d'une quinzaine de
présidents signent solennellement un appel dans le même sens à la
Sorbonne, la ministre tente une diversion qui ne prend pas la mesure
de la colère et de la détermination des collègues. Sur le seul décret
statutaire, qu'elle ne retire pas (il suit donc son chemin au Conseil
d'Etat), elle envisage une "médiation" confiée à la présidente du
comité de suivi de la loi LRU. Dans cette affaire, la curieuse réunion
convoquée mercredi 11 après-midi sur une "charte" de bonne conduite,
que le SNESUP a dénoncée, semble passer à la trappe. Mystère ?
Cette annonce à la veille d'une manifestation qui s'annonce puissante
n'est rien qu'une mesure dilatoire. Sur le décret, une seule annonce
s'impose : comme des milliers de collègues l'exigent, appuyés par des
présidents, des élus, des parlementaires : c'est le retrait.
Le petit périmètre dans lequel Valérie Pécresse puise ses conseillers
encore aujourd'hui, démontre qu'elle ne veut pas comprendre les
exigences de la communauté universitaire et de la recherche. Le comité
de suivi de la loi LRU est connu pour un rapport rendu en décembre
2008 qui propose à la ministre 17 entraves supplémentaires à la
collégialité universitaire (sur 18 préconisations) !
Le SNESUP appelle les universitaires, les chercheurs, les étudiants,
toute la communauté de la recherche et des universités à infliger, par
leur participation massive à la grève et aux manifestations du mardi
10, une cinglante et lucide riposte à ces manœuvres.
Paris, le 9 février 2009 - 17 h 30
Communiqué du 9 février 2009 (SNESUP)
Le gouvernement et la ministre sont singulièrement embarrassés par la
participation croissante des enseignants-chercheurs, des enseignants
et aussi des personnels BIATOSS dans les universités, des chercheurs
et des ITA dans les organismes de recherche, comme des étudiants, sur
la plupart des campus aux actions construites et cohérentes de grève
et de manifestations.
Nos revendications sont claires. Une immense détermination nous
fédère. En ce jour où, s'ajoutant aux dizaines de votes dans les
conseils centraux et congrès des universités pour exiger le retrait
des textes et dispositifs contestés, plus d'une quinzaine de
présidents signent solennellement un appel dans le même sens à la
Sorbonne, la ministre tente une diversion qui ne prend pas la mesure
de la colère et de la détermination des collègues. Sur le seul décret
statutaire, qu'elle ne retire pas (il suit donc son chemin au Conseil
d'Etat), elle envisage une "médiation" confiée à la présidente du
comité de suivi de la loi LRU. Dans cette affaire, la curieuse réunion
convoquée mercredi 11 après-midi sur une "charte" de bonne conduite,
que le SNESUP a dénoncée, semble passer à la trappe. Mystère ?
Cette annonce à la veille d'une manifestation qui s'annonce puissante
n'est rien qu'une mesure dilatoire. Sur le décret, une seule annonce
s'impose : comme des milliers de collègues l'exigent, appuyés par des
présidents, des élus, des parlementaires : c'est le retrait.
Le petit périmètre dans lequel Valérie Pécresse puise ses conseillers
encore aujourd'hui, démontre qu'elle ne veut pas comprendre les
exigences de la communauté universitaire et de la recherche. Le comité
de suivi de la loi LRU est connu pour un rapport rendu en décembre
2008 qui propose à la ministre 17 entraves supplémentaires à la
collégialité universitaire (sur 18 préconisations) !
Le SNESUP appelle les universitaires, les chercheurs, les étudiants,
toute la communauté de la recherche et des universités à infliger, par
leur participation massive à la grève et aux manifestations du mardi
10, une cinglante et lucide riposte à ces manœuvres.
Paris, le 9 février 2009 - 17 h 30
Des présidents d'université soutiennent le mouvement
Mme Pécresse nous parle de malentendus et d'incompréhensions. Elle a réussi à pondre un décret que l'ensemble des intellectuels de France ne comprennent pas, y compris, à la dernière nouvelle, toute une série de présidents des universités. L'époque est grave, nos meilleurs intellos ne comprennnent que dalle - à quoi sert l'Education Nationale.
En vérité, même les intellectuels comprennent quand on se fout de leur gueule.
L’appel des présidents d’universités : Appel du 9 février 2009,
Les présidents d’universités et les représentants des présidents d’universités présents en Sorbonne le 9 février 2009, appellent les deux ministres, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et recherche à retirer tous les projets de réformes controversés. Condition nécessaire à l’ouverture de véritables négociations et à la relance du nécessaire processus de réformes auquel doit être associé l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Les universités concernées sont Paris-III Censier, Paris-IV Sorbonne, Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre, Paris-XIII Villetaneuse, Montpellier-III, Besançon, Rouen et Grenoble-III, auxquelles s’est associé l’Institut national des langues et civilisations orientales
En vérité, même les intellectuels comprennent quand on se fout de leur gueule.
L’appel des présidents d’universités : Appel du 9 février 2009,
Les présidents d’universités et les représentants des présidents d’universités présents en Sorbonne le 9 février 2009, appellent les deux ministres, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et recherche à retirer tous les projets de réformes controversés. Condition nécessaire à l’ouverture de véritables négociations et à la relance du nécessaire processus de réformes auquel doit être associé l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Les universités concernées sont Paris-III Censier, Paris-IV Sorbonne, Paris-VIII Saint-Denis, Paris-X Nanterre, Paris-XIII Villetaneuse, Montpellier-III, Besançon, Rouen et Grenoble-III, auxquelles s’est associé l’Institut national des langues et civilisations orientales
lundi 9 février 2009
Interviews de militants du NPA
Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY: Des militants du NPA parlent
Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire une série d'entretiens que j'ai fait avec des militants du NPA à Agen...
Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire une série d'entretiens que j'ai fait avec des militants du NPA à Agen...
Où en est la grève dans les universités ?
Synthèse état des lieux au 9 février 2009 à 13h
· Manifestations
Jeudi 5 février :
Entre 27000 et 56000 manifestants dans toute la France.
Avignon : 1000 personnes.
Bordeaux : 5000 selon les manifestants, 3800 selon la police.
Boulogne/Mer : 450 personnes.
Calais : 250 personnes.
Clermont : 2000 personnes.
Dijon : 1000 personnes.
Dunkerque : 300 personnes.
Grenoble : 1500 personnes.
Le Havre : 400 personnes.
Le Mans : 400-600 personnes.
Lille : 2000 personnes.
Marseille : 2500-3500 personnes.
Metz : 600 personnes.
Nancy : 800-1000 personnes.
Nice : 400 personnes.
Paris : 10000 personnes.
Poitiers : 1500-2000 personnes.
Orléans : 1000 personnes.
Rennes : 3000-4000 personnes.
Rouen : 1000 personnes.
Strasbourg : 1500-2000 personnes.
Toulouse : 6000-7000 personnes dont 50% étudiants et 50% profs et personnels.
· Province :
Aix : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix le 2 février et nouvelle AG le 4 février.
Amiens : Certains UFR en grève depuis 2 semaines. AG le 28 janvier à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprises. AG le 3 février, 300 personnnes, Grève jusqu'à l'AG du 12 février (unanimité moins une voix). Grève quasi générale Faculté Droit Sciences po depuis le 2 février. Grève votée en faculté d’éco le 3 février.
Angers : AG le Mercredi 4 février, 1000 personnes. Vote de la grève sans blocage de Lettres et Sciences. Prochaine AG mardi 10 février. AG le 5 février en droit.
Arras : AG étudiants – enseignants chercheurs, 200 personnes. Grève le Mardi 10 février. Nouvelle AG le 9 février.
Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Deux AG par jour (personnels et étudiants). Reconduction de la grève illimitée et rétention des notes en UFR de Lettres et Langues. AG des personnels quotidienne le 5 février, 80 personnes. AG quotidienne étudiants et personnels du 5 février, 400 personnes.
Bayonne : AG à 40 le 29 janvier. Sur l’IUT, Blocus reconductible tous les jours de l'ensemble de l'IUT depuis le 29 janvier. . Nuit de l’IUT mercredi 4 février. Conférence de presse jeudi 5 février. Action HLM (Hors Les Murs): 5 février, jury du département GIM dans les locaux de la Mairie. Mardi 10 février, plusieurs cours en parallèlle devant la Mairie de Bayonne. Prochaine AG le Lundi 9 février.
Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comté ont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
Bordeaux I :
Bordeaux II : Assemblée Générale des personnels, 90 personnes ; grève le 5 février.
Brest : IUFM vote la non remontée des maquettes à Brest.
IEP Bordeaux : Assemblée générale des personnels, 56 personnes ; grève. Assemblée Générale étudiante, 400 personnes (plus d’un tiers des étudiants de l’IEP). Prochaine Assemblée Générale le 9 février.
Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs. Assemblée Générale Mercredi 4 février. Jeudi 5 février, 1000 en Assemblée Générale profs, Biatoss, étudiants. Mise en place de grève de 59 minutes chez les personnels Biatoss. Comité de mobilisation reconduit. Nouvelle AG lundi 9 février.
Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Profs étudiants, 1200 personnes. Fermeture administrative le jeudi 5 février pour aller à la manif. Occupation d'un amphi. Nouvelle AG, mercredi 11 février à 12h30.
Brest : l'IUFM vote la non remontée des maquettes à Brest
Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Suspension des cours en STAPS, Géographie. Grève des enseignements en droit le Mardi 10 février. Rétention des notes dans la quasi-totalité des UFR de l’Université. Mercredi 4 février, 600 étudiants, enseignants chercheurs et personnels biatoss en AG. Vote des 3 motions de la coordination. Manifestation le Jeudi 5 février. Nouvelle AG commune le Lundi 9 février.
Calais :
Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l'Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s'est monté (notament avec SUD et UNEF), avec une quarantaine d'étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
Clermont : AG aujourd hui
Clermont II : AG mercredi 4 février, reconduction de la grève illimitée jusqu’à l’AG de Lundi 9 février. Vote en AG et au CA du Blocage de la remontée des maquettes. CA bloqué à deux reprises (Budget). Rétention des notes.
Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
Grenoble I : 1200 personnes en AG le 5 février.
Le Havre : Le Congres de l'université (CA+ CS+ CEVU) a voté trois motions : contre la masterisation, contre le budget et la restitution des postes , contre le projet de décret. CA : refus de voter le budget. CS : Blocage de la remontée des maquettes. Le CA ne s'est pas réuni sur ce sujet. AGs du 2 février : AG du personnel 70 personnes, AG de l'établissement 500 personnes (grève votée). Manifestation du 5 février : 400 personnes défilent dans la rue.
CA extraordinaire ce soir 6 février , ordre du jour : suspension des cours de la semaine prochaine
Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation. Mercredi 4 février, Assemblée Générale des personnels et enseignants à laquelle étaient invités les étudiants, reconduction de la Grève. Mercredi 4 février, Assemblée Générale étudiante, 600 personnes, reconduction de la grève pour le 5 février et le 10 février.
Lille I : AG des personnels de Lille I Mardi 3 février à 14h. Grève totale et reconductible jusqu’au 6 février inclus (231 pour, 6 contre, 6 abstentions). Nouvelle AG vendredi 6 février à 10h. AG vendredi 6 février : reconduction de la grève, 230 pour, 1 contre. Manifestation Mardi 10 février.
Lille II :
Lille III : 400 personnes en AG : proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi. Jeudi 5 février, AG de profs à 300. Grève des profs Mardi 10 février. AG étudiante Mardi 10 février. Vote administratif annulé par l’administration.
Limoges : Jeudi 5 février, AG personnels (Biatoss et enseignants chercheurs ou non ), environ 450 personnes présentes. Vendredi 6 février, Universités hors les murs, cours et conférences Place de la Motte à partir de 10h. La fac de Lettres et Sciences humaines, malgré le président de l’Université vice-président de la CPU, se positionne contre la remontée des maquettes et pour la rétention administrative des notes.
Lyon : 800 en AG à Bront, 300 à sciences po. Mercredi 4 février AG à 800 sur chacun des campus de Lyon II.
Lyon, ENS LSH: AG Lundi 2 février, plus de 100 participants, vote de la grève reconductible par les enseignants et les élèves, à l'unanimité des présents. Prochaine AG Lundi 9 février.
Lorient – Vannes : La grève a été votée pour l'UFR LLSHS pour le Jeudi 5 février.
Marseille : Campus de Luminy, AG le 6 février, 300 personnes, grève, des commissions ont été mises en place. Campus de St Jérôme, AG le 6 février, 400 personnes, blocage voté pour lundi 9 février (300 pour, 70 contre), prochaine AG mercredi 11 février.
Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l'ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n'a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c'était les eléctions aux conseils d'UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins. AG le 5 février, 600 personnes. Nouvelle AG Jeudi 12 février.
Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d'info sur les facs
Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d'éducation et de l'enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote, mais très minoritaires.
Nice : AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n'y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d'information). La grève se limite aux personnels. L'AG de l'UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes... Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève... et qui sont pret à repartir. Jeudi 5 février, 300-400 personnes en AG, manif vers le campus de sciences où se tenait le Cévu, cordons de CRS appelés par la présidence. AG commune de toute la fac vendredi 6 février. A priori Manif Mardi 10 février.
Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Enseignants, personnels Biatoss et étudiants, 1000 personnes (dont 800 étudiants). Toutes les composants sont touchées par la Grève. Manif Jeudi 5 février. Montée à Paris pour la Manif Mardi 10 février.
Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février. Mardi 2 février AG des personnels (114 présents), élaboration d'une pétition, support d'échanges et de mobilisation du personnel, envoi de délégations auprès des conseils centraux, nouvelle AG le 5 février à 14H suivie d'une manifestation, la demi journée a été banalisée par le président, les étudiants occupent un amphi en permanence.
Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Mercredi 4 février, Assemblée Générale profs et étudiants, 1000 participants. Vote de l’occupation active de la fac. Manif mercredi soir (21h). Nouvelle AG et Manif jeudi 5 février. AG le 5 février, 2000 personnes. AG des personnels le vendredi 6 février.
Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain. - Allemand : 2/3 ou 3/4 de grévistes ; rétention des notes. Anglais : 60% ; le département a voté la rétention des notes. Géographie : le dpt a voté rétention notes ; grève peu suivie. Histoire : le dept a voté la rétention des notes ; 2/3 grévistes (04/01/09). Langues romanes : 80% de grévistes. pas de rétention. Lettres Classiques : quasi 100% de grévistes. Lettres Modernes : 75% de grévistes ; jurys pas réunis. Musicologie : 100% des titulaires grévistes, pas de remontées des notes, pas de jurys tenus. Philosophie : au moins 50% grévistes; notes rendues, les jurys seront retardés. Psycho : sur 19 EC, 3 ATER et 2 moniteurs : 3 non grévistes, 1 solidaire non gréviste, 7 grévistes ponctuels, 3 grévistes : 50% ; les jurys vont se tenir mais ne remonteront ps les notes. Masters : toutes les notes n'ont pas été rendues, le jury a été réuni mais n'a pu se prononcer que sur GMI. Pressions sur ceux qui n'ont pas rendu leurs notes. UFR Eco-gestion : pas bcp de cours : 40 à à 50%. Les étudiants ont voté une grève de soutien depuis mardi 3 février.
Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes I s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février. L’UFR de philosophie de Rennes I, réunie en AG le 30 janvier, a décidé de se mettre en grève illimitée à compter du 2 Février. Blocage de la remontée des maquettes. Grève des Jurys. UFR ayant déclaré la grève en AG : IEP, INSA, Maths, Physiques, SVE, SCELVA, Philosophie.
Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d'un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d'une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s'adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l'université Rennes II. La prochaine AG qui se tient le 4 février décidera des modalités de la coordination nationale. Assemblée Générale Mercredi 4 février, 2500-3000 personnes. Reconduction de la grève. Report de la décision sur les modalités de la coordination nationale à la prochaine Assemblée Générale lundi 9 février.
Rennes IEP : Mobilisés depuis lundi (réunion d'information des enseignants-chercheurs expliquant pourquoi ils décidaient de la gréve administrative avec rétention des notes et report des jurys) les étudiants ont fait une premiére ag mardi (300 étudiants) avec comme revendications abrogation de la LRU, décrets sur la recherche, loi masterisation et fin des atteintes aux libertés. Jeudi un cortége étudiants personnels de 150 personnes c'est joint à la manifestation, vendredi enfin une ag étudiante (à 150) a voté la gréve illimité.
Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009. Mardi 3 février, une Assemblée générale étudiante a réuni 1000 personnes qui ont voté la grève à une très large majorité. Manif dans la foulée avec 500 étudiants et 100 enseignants. Côté enseignants, toujours 4 UFR en grève : STAPS, Sciences, Lettres et Droit ; 25% de grévistes en Psycho-Socio. Prochaine AG Jeudi 5 février à 11h. En Médecine, une AG est prévue le 19 février.
Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : - le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs - le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève. En plus de l’UFR de sciences historiques, la grève a été votée par l’UFR des Lettres, l’UFR des Langues, l’UFR des Arts, ainsi que par plusieurs départements notamment Maths-Informatique, LEA ; elle pourrait être votée incessamment sous peu en Droit et à l’IEP. Jeudi 5 février, Manif contre la venue de Pécresse à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Université de Strasbourg, 1500-2000 manifestants. AG à 500 après la manif. Prochaine AG Lundi 9 février.
Toulon : AG personnels étudiants le Mercredi 4 février, 400 personnes. Reconduction de la grève totale jusqu’au 9 février inclus et appel à une nouvelle AG le 9 février. Revendication première : Abrogation de la LRU.
Toulouse Arsenal :
Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
Toulouse, IEP : Mobilisé depuis longtemps et en grève, membre de la coordination nationale. Des AG communes entre l'IEP et la fac de droit se tiennent depuis la semaine dernière. La première (le 29 janvier) a rassemblé 160 étudiants. La seconde un peu moins de 300 étudiants. Ces chiffres sont faibles dans l'absolu mais sont importants au vu des rythmes de mobilisation sur l'UT1 (50 étudiants pour la première AG du CPE par exemple). L'AG s'est notamment prononcée pour le retrait de la LRU et de ses applications, l'augmentation des bourses en nombre et en valeur, contre la masterisation des IUFM etc. Sur l'IEP, beaucoup de profs sont mobilisés font grève les jours de manifs et ont organisé une réunion pour expliquer aux étudiants le décrêt. Le comité de lutte grossit petit à petit. La prochaine AG a lieu mercredi 11 février.
Toulouse INSA : Aprés une 1ère AG le 5 février (100pers.env.), l' intersyndicale a été mandatée pour rencontrer la direction pour communiquer la motion adoptée en AG et demander la banalisation de la journée du 10 février à partir de 10h. Ce jour là sera organisée une nouvelle AG personnels + étudiants à 10 h et participation à la manif de Toulouse.
Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h. Jeudi 5 février, AG enseignante, a voté à l’unanimité la grève reconductible jusqu’au 11 février au soir.
· Région parisienne :
Paris 1 : pas d'info
Paris 2 : La motion de la réunion des enseignants. 1/ d’apporter leur soutien au texte de la Motion adoptée le 6 janvier 2009 par le « Collectif pour la Défense de l’Université » qui rejette le projet de décret statutaire. 2/ de surseoir à la communication des notes des examens du premier semestre et d’inviter tous les collègues de leur Université, non présents, à procéder de la même manière. 3/ d’être prêts à déclencher une grève si les revendications exprimées dans la Motion précitée du 6 janvier n’étaient pas prises en compte par le ministère – grève qui ne pourrait être adoptée que par une décision de l’Assemblée générale des universitaires de Paris II. 4/ de lancer, à partir d’aujourd’hui, une campagne d’information à l’adresse de tous les étudiants de leur Université, du premier au troisième cycle, afin qu’ils soient en mesure de mieux comprendre l’enjeu et la portée de la réforme projetée. + Motion au CA.
Paris 3 : L'assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris 3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
Paris 4 : AG des profs a voté la grève. Reprise des étudiants le 9 février, demi-journée banalisée est prévue l’après midi du 9 février. AG lundi 9 février.
Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42). 600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi. Mercredi 4 février, AG enseignante, 150 personnes.
Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. Comité de mobilisation existe avec une cinquantaine d’étudiants impliqués. Le site de Charles 5 a revoté la grève. Assemblée Générale étudiante Jeudi 5 février.
Paris 8 : Le département de science politique de l’Université Paris 8 décide, jusqu’au retrait total, sans préalable, de ces deux projets : de suspendre la saisie administrative des notes du premier semestre (qui seront néanmoins transmises aux étudiant-e-s) ; de se mettre en grève totale, reconductible et illimitée à compter du 9 février et donc de ne pas assurer la reprise des cours du second semestre. L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8 a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. » Grève étudiante à partir du 9 février.
Paris 9 : AG des Enseignants chercheurs le Mardi 3 février, appel à une journée d’action et d’information sur l’université le 5 février. Appel à une grève totale des enseignements le 10 février. Nouvelle AG le 5 février.
Paris 10 : Examens en ce moment mais profs mobilisés ainsi que les personnels. Appel à paralyser l’université le 29 janvier. Vote de la rétention des notes et de la grève illimitée à partir du 2 février. Réunions par UFR en ce moment ainsi que travail d’information à destination des étudiants pendant les partiels. Rentrée le 9 février : débrayage des profs le matin – volonté de faire une assemblée générale étudiante et/ou enseignante le midi du 9 février après le débrayage des profs. Reprise des cours Lundi 9 février, AG à 10h, entre 800 et 1000 personnes, une majorité d’étudiants. Vote de la grève. AG étudiante le Mardi 10 février. AG commune le Jeudi 12 février.
Paris 11 : Lundi 2 février, Assemblée générale des personnels et étudiants, plus de 400 personnes. Grève générale d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG de 500-600 étudiants et personnels. Des AG dans tous les départements, dans la plupart des labos, dans les composantes (IUT Orsay et Sceaux, UFR STAPS, UFR Sciences, UFR Sceaux, UFR Chatenay-Malabry), AG étudiants. Une bonne partie des cours n'a pas lieu cette semaine, remplacés par des discussions sur le mouvement. Jeudi 5 février, AG à 600-700 personnes.
Paris 12 : Mardi 27 janvier, une Assemblée Générale de 200 étudiants et personnels de Paris 12 a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 3 février, AG enseignants-étudiants-biatoss, plus de 350 personnes, grève reconductible à l'unanimité moins 3 voix et 13 abstentions. Grève active avec permanence tous les jours à la Maison de l'étudiant, ateliers, tables-rondes et débats la semaine prochaine. La faculté de Droit a voté la grève (soutenue et votée également par le Doyen de la Fac). Nouvelle AG le Jeudi 5 février.
Paris 13 : département de littérature de Paris 13 a voté la grève illimitée à partir du 2 février. L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre. L’AG des enseignants et des BIATOSS a voté les 3 motions de la coord nationale et la grève reconductible à l’unanimité. Refus de rendre les maquettes IUFM. La quasi-totalité des UFR et des départements sont en grève. L’AG étudiante a également voté les 3 motions et la grève reconducible. Prochaine AG étudiante jeudi 5 février ; prochaine AG unitaire le lundi 9 février. Envahissement du CA est prévu.
VSQ : AG Lundi 2 février, 260 personnes (200 étudiants). Grève reconductible votée par les enseignants et ce jusqu’au retrait du décret sur le statut des enseignants chercheurs. L’AG dans son ensemble a voté le soutien à cette grève à l’unanimité. Assemblée Générale étudiante le Jeudi 5 février.
Cergy :
IEP :
Evry : Mobilisé, étaient à la manif le 5 février.
Marne la vallée : L’AG de l’UFR de Langues de l’Université Paris Est – Marne-La-Vallée a voté la grève totale, reconductible et illimitée à compter du 2 février 2009. Jeudi 5 février : 6 départements ont voté la grève reconductible à partir d'aujourd'hui, départ en manifestation à 150 : du jamais vu à Marne La Vallée. L’AG de ce jeudi a réuni près de 350 personnes dont plus de 250 étudiants. AG BIATOS vendredi 6 février au matin. Prochaine AG Etudiants Enseignants Lundi 9 février.
INALCO Paris : les enseignants chercheurs réunis en AG le lundi 2 février ont voté la grève reconductible et appellent à une nouvelle AG le vendredi 6 février.
IUFM Paris : Blocage Mercredi 4 février suivi d’une Assemblée générale sur chacun des deux sites. 100 personnes à Batignolles, 120 personnes à Molitor. Reconduction de la grève sur les deux sites.
IUFM Créteil : Grève votée le 6 février. http://p12enlutte.blogspot.com/
· Manifestations
Jeudi 5 février :
Entre 27000 et 56000 manifestants dans toute la France.
Avignon : 1000 personnes.
Bordeaux : 5000 selon les manifestants, 3800 selon la police.
Boulogne/Mer : 450 personnes.
Calais : 250 personnes.
Clermont : 2000 personnes.
Dijon : 1000 personnes.
Dunkerque : 300 personnes.
Grenoble : 1500 personnes.
Le Havre : 400 personnes.
Le Mans : 400-600 personnes.
Lille : 2000 personnes.
Marseille : 2500-3500 personnes.
Metz : 600 personnes.
Nancy : 800-1000 personnes.
Nice : 400 personnes.
Paris : 10000 personnes.
Poitiers : 1500-2000 personnes.
Orléans : 1000 personnes.
Rennes : 3000-4000 personnes.
Rouen : 1000 personnes.
Strasbourg : 1500-2000 personnes.
Toulouse : 6000-7000 personnes dont 50% étudiants et 50% profs et personnels.
· Province :
Aix : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix le 2 février et nouvelle AG le 4 février.
Amiens : Certains UFR en grève depuis 2 semaines. AG le 28 janvier à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprises. AG le 3 février, 300 personnnes, Grève jusqu'à l'AG du 12 février (unanimité moins une voix). Grève quasi générale Faculté Droit Sciences po depuis le 2 février. Grève votée en faculté d’éco le 3 février.
Angers : AG le Mercredi 4 février, 1000 personnes. Vote de la grève sans blocage de Lettres et Sciences. Prochaine AG mardi 10 février. AG le 5 février en droit.
Arras : AG étudiants – enseignants chercheurs, 200 personnes. Grève le Mardi 10 février. Nouvelle AG le 9 février.
Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Deux AG par jour (personnels et étudiants). Reconduction de la grève illimitée et rétention des notes en UFR de Lettres et Langues. AG des personnels quotidienne le 5 février, 80 personnes. AG quotidienne étudiants et personnels du 5 février, 400 personnes.
Bayonne : AG à 40 le 29 janvier. Sur l’IUT, Blocus reconductible tous les jours de l'ensemble de l'IUT depuis le 29 janvier. . Nuit de l’IUT mercredi 4 février. Conférence de presse jeudi 5 février. Action HLM (Hors Les Murs): 5 février, jury du département GIM dans les locaux de la Mairie. Mardi 10 février, plusieurs cours en parallèlle devant la Mairie de Bayonne. Prochaine AG le Lundi 9 février.
Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comté ont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
Bordeaux I :
Bordeaux II : Assemblée Générale des personnels, 90 personnes ; grève le 5 février.
Brest : IUFM vote la non remontée des maquettes à Brest.
IEP Bordeaux : Assemblée générale des personnels, 56 personnes ; grève. Assemblée Générale étudiante, 400 personnes (plus d’un tiers des étudiants de l’IEP). Prochaine Assemblée Générale le 9 février.
Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs. Assemblée Générale Mercredi 4 février. Jeudi 5 février, 1000 en Assemblée Générale profs, Biatoss, étudiants. Mise en place de grève de 59 minutes chez les personnels Biatoss. Comité de mobilisation reconduit. Nouvelle AG lundi 9 février.
Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Profs étudiants, 1200 personnes. Fermeture administrative le jeudi 5 février pour aller à la manif. Occupation d'un amphi. Nouvelle AG, mercredi 11 février à 12h30.
Brest : l'IUFM vote la non remontée des maquettes à Brest
Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Suspension des cours en STAPS, Géographie. Grève des enseignements en droit le Mardi 10 février. Rétention des notes dans la quasi-totalité des UFR de l’Université. Mercredi 4 février, 600 étudiants, enseignants chercheurs et personnels biatoss en AG. Vote des 3 motions de la coordination. Manifestation le Jeudi 5 février. Nouvelle AG commune le Lundi 9 février.
Calais :
Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l'Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s'est monté (notament avec SUD et UNEF), avec une quarantaine d'étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
Clermont : AG aujourd hui
Clermont II : AG mercredi 4 février, reconduction de la grève illimitée jusqu’à l’AG de Lundi 9 février. Vote en AG et au CA du Blocage de la remontée des maquettes. CA bloqué à deux reprises (Budget). Rétention des notes.
Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
Grenoble I : 1200 personnes en AG le 5 février.
Le Havre : Le Congres de l'université (CA+ CS+ CEVU) a voté trois motions : contre la masterisation, contre le budget et la restitution des postes , contre le projet de décret. CA : refus de voter le budget. CS : Blocage de la remontée des maquettes. Le CA ne s'est pas réuni sur ce sujet. AGs du 2 février : AG du personnel 70 personnes, AG de l'établissement 500 personnes (grève votée). Manifestation du 5 février : 400 personnes défilent dans la rue.
CA extraordinaire ce soir 6 février , ordre du jour : suspension des cours de la semaine prochaine
Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation. Mercredi 4 février, Assemblée Générale des personnels et enseignants à laquelle étaient invités les étudiants, reconduction de la Grève. Mercredi 4 février, Assemblée Générale étudiante, 600 personnes, reconduction de la grève pour le 5 février et le 10 février.
Lille I : AG des personnels de Lille I Mardi 3 février à 14h. Grève totale et reconductible jusqu’au 6 février inclus (231 pour, 6 contre, 6 abstentions). Nouvelle AG vendredi 6 février à 10h. AG vendredi 6 février : reconduction de la grève, 230 pour, 1 contre. Manifestation Mardi 10 février.
Lille II :
Lille III : 400 personnes en AG : proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi. Jeudi 5 février, AG de profs à 300. Grève des profs Mardi 10 février. AG étudiante Mardi 10 février. Vote administratif annulé par l’administration.
Limoges : Jeudi 5 février, AG personnels (Biatoss et enseignants chercheurs ou non ), environ 450 personnes présentes. Vendredi 6 février, Universités hors les murs, cours et conférences Place de la Motte à partir de 10h. La fac de Lettres et Sciences humaines, malgré le président de l’Université vice-président de la CPU, se positionne contre la remontée des maquettes et pour la rétention administrative des notes.
Lyon : 800 en AG à Bront, 300 à sciences po. Mercredi 4 février AG à 800 sur chacun des campus de Lyon II.
Lyon, ENS LSH: AG Lundi 2 février, plus de 100 participants, vote de la grève reconductible par les enseignants et les élèves, à l'unanimité des présents. Prochaine AG Lundi 9 février.
Lorient – Vannes : La grève a été votée pour l'UFR LLSHS pour le Jeudi 5 février.
Marseille : Campus de Luminy, AG le 6 février, 300 personnes, grève, des commissions ont été mises en place. Campus de St Jérôme, AG le 6 février, 400 personnes, blocage voté pour lundi 9 février (300 pour, 70 contre), prochaine AG mercredi 11 février.
Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l'ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n'a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c'était les eléctions aux conseils d'UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins. AG le 5 février, 600 personnes. Nouvelle AG Jeudi 12 février.
Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d'info sur les facs
Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d'éducation et de l'enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote, mais très minoritaires.
Nice : AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n'y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d'information). La grève se limite aux personnels. L'AG de l'UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes... Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève... et qui sont pret à repartir. Jeudi 5 février, 300-400 personnes en AG, manif vers le campus de sciences où se tenait le Cévu, cordons de CRS appelés par la présidence. AG commune de toute la fac vendredi 6 février. A priori Manif Mardi 10 février.
Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Enseignants, personnels Biatoss et étudiants, 1000 personnes (dont 800 étudiants). Toutes les composants sont touchées par la Grève. Manif Jeudi 5 février. Montée à Paris pour la Manif Mardi 10 février.
Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février. Mardi 2 février AG des personnels (114 présents), élaboration d'une pétition, support d'échanges et de mobilisation du personnel, envoi de délégations auprès des conseils centraux, nouvelle AG le 5 février à 14H suivie d'une manifestation, la demi journée a été banalisée par le président, les étudiants occupent un amphi en permanence.
Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Mercredi 4 février, Assemblée Générale profs et étudiants, 1000 participants. Vote de l’occupation active de la fac. Manif mercredi soir (21h). Nouvelle AG et Manif jeudi 5 février. AG le 5 février, 2000 personnes. AG des personnels le vendredi 6 février.
Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain. - Allemand : 2/3 ou 3/4 de grévistes ; rétention des notes. Anglais : 60% ; le département a voté la rétention des notes. Géographie : le dpt a voté rétention notes ; grève peu suivie. Histoire : le dept a voté la rétention des notes ; 2/3 grévistes (04/01/09). Langues romanes : 80% de grévistes. pas de rétention. Lettres Classiques : quasi 100% de grévistes. Lettres Modernes : 75% de grévistes ; jurys pas réunis. Musicologie : 100% des titulaires grévistes, pas de remontées des notes, pas de jurys tenus. Philosophie : au moins 50% grévistes; notes rendues, les jurys seront retardés. Psycho : sur 19 EC, 3 ATER et 2 moniteurs : 3 non grévistes, 1 solidaire non gréviste, 7 grévistes ponctuels, 3 grévistes : 50% ; les jurys vont se tenir mais ne remonteront ps les notes. Masters : toutes les notes n'ont pas été rendues, le jury a été réuni mais n'a pu se prononcer que sur GMI. Pressions sur ceux qui n'ont pas rendu leurs notes. UFR Eco-gestion : pas bcp de cours : 40 à à 50%. Les étudiants ont voté une grève de soutien depuis mardi 3 février.
Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes I s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février. L’UFR de philosophie de Rennes I, réunie en AG le 30 janvier, a décidé de se mettre en grève illimitée à compter du 2 Février. Blocage de la remontée des maquettes. Grève des Jurys. UFR ayant déclaré la grève en AG : IEP, INSA, Maths, Physiques, SVE, SCELVA, Philosophie.
Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d'un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d'une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s'adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l'université Rennes II. La prochaine AG qui se tient le 4 février décidera des modalités de la coordination nationale. Assemblée Générale Mercredi 4 février, 2500-3000 personnes. Reconduction de la grève. Report de la décision sur les modalités de la coordination nationale à la prochaine Assemblée Générale lundi 9 février.
Rennes IEP : Mobilisés depuis lundi (réunion d'information des enseignants-chercheurs expliquant pourquoi ils décidaient de la gréve administrative avec rétention des notes et report des jurys) les étudiants ont fait une premiére ag mardi (300 étudiants) avec comme revendications abrogation de la LRU, décrets sur la recherche, loi masterisation et fin des atteintes aux libertés. Jeudi un cortége étudiants personnels de 150 personnes c'est joint à la manifestation, vendredi enfin une ag étudiante (à 150) a voté la gréve illimité.
Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009. Mardi 3 février, une Assemblée générale étudiante a réuni 1000 personnes qui ont voté la grève à une très large majorité. Manif dans la foulée avec 500 étudiants et 100 enseignants. Côté enseignants, toujours 4 UFR en grève : STAPS, Sciences, Lettres et Droit ; 25% de grévistes en Psycho-Socio. Prochaine AG Jeudi 5 février à 11h. En Médecine, une AG est prévue le 19 février.
Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : - le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs - le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève. En plus de l’UFR de sciences historiques, la grève a été votée par l’UFR des Lettres, l’UFR des Langues, l’UFR des Arts, ainsi que par plusieurs départements notamment Maths-Informatique, LEA ; elle pourrait être votée incessamment sous peu en Droit et à l’IEP. Jeudi 5 février, Manif contre la venue de Pécresse à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Université de Strasbourg, 1500-2000 manifestants. AG à 500 après la manif. Prochaine AG Lundi 9 février.
Toulon : AG personnels étudiants le Mercredi 4 février, 400 personnes. Reconduction de la grève totale jusqu’au 9 février inclus et appel à une nouvelle AG le 9 février. Revendication première : Abrogation de la LRU.
Toulouse Arsenal :
Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
Toulouse, IEP : Mobilisé depuis longtemps et en grève, membre de la coordination nationale. Des AG communes entre l'IEP et la fac de droit se tiennent depuis la semaine dernière. La première (le 29 janvier) a rassemblé 160 étudiants. La seconde un peu moins de 300 étudiants. Ces chiffres sont faibles dans l'absolu mais sont importants au vu des rythmes de mobilisation sur l'UT1 (50 étudiants pour la première AG du CPE par exemple). L'AG s'est notamment prononcée pour le retrait de la LRU et de ses applications, l'augmentation des bourses en nombre et en valeur, contre la masterisation des IUFM etc. Sur l'IEP, beaucoup de profs sont mobilisés font grève les jours de manifs et ont organisé une réunion pour expliquer aux étudiants le décrêt. Le comité de lutte grossit petit à petit. La prochaine AG a lieu mercredi 11 février.
Toulouse INSA : Aprés une 1ère AG le 5 février (100pers.env.), l' intersyndicale a été mandatée pour rencontrer la direction pour communiquer la motion adoptée en AG et demander la banalisation de la journée du 10 février à partir de 10h. Ce jour là sera organisée une nouvelle AG personnels + étudiants à 10 h et participation à la manif de Toulouse.
Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h. Jeudi 5 février, AG enseignante, a voté à l’unanimité la grève reconductible jusqu’au 11 février au soir.
· Région parisienne :
Paris 1 : pas d'info
Paris 2 : La motion de la réunion des enseignants. 1/ d’apporter leur soutien au texte de la Motion adoptée le 6 janvier 2009 par le « Collectif pour la Défense de l’Université » qui rejette le projet de décret statutaire. 2/ de surseoir à la communication des notes des examens du premier semestre et d’inviter tous les collègues de leur Université, non présents, à procéder de la même manière. 3/ d’être prêts à déclencher une grève si les revendications exprimées dans la Motion précitée du 6 janvier n’étaient pas prises en compte par le ministère – grève qui ne pourrait être adoptée que par une décision de l’Assemblée générale des universitaires de Paris II. 4/ de lancer, à partir d’aujourd’hui, une campagne d’information à l’adresse de tous les étudiants de leur Université, du premier au troisième cycle, afin qu’ils soient en mesure de mieux comprendre l’enjeu et la portée de la réforme projetée. + Motion au CA.
Paris 3 : L'assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris 3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
Paris 4 : AG des profs a voté la grève. Reprise des étudiants le 9 février, demi-journée banalisée est prévue l’après midi du 9 février. AG lundi 9 février.
Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42). 600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi. Mercredi 4 février, AG enseignante, 150 personnes.
Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. Comité de mobilisation existe avec une cinquantaine d’étudiants impliqués. Le site de Charles 5 a revoté la grève. Assemblée Générale étudiante Jeudi 5 février.
Paris 8 : Le département de science politique de l’Université Paris 8 décide, jusqu’au retrait total, sans préalable, de ces deux projets : de suspendre la saisie administrative des notes du premier semestre (qui seront néanmoins transmises aux étudiant-e-s) ; de se mettre en grève totale, reconductible et illimitée à compter du 9 février et donc de ne pas assurer la reprise des cours du second semestre. L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8 a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. » Grève étudiante à partir du 9 février.
Paris 9 : AG des Enseignants chercheurs le Mardi 3 février, appel à une journée d’action et d’information sur l’université le 5 février. Appel à une grève totale des enseignements le 10 février. Nouvelle AG le 5 février.
Paris 10 : Examens en ce moment mais profs mobilisés ainsi que les personnels. Appel à paralyser l’université le 29 janvier. Vote de la rétention des notes et de la grève illimitée à partir du 2 février. Réunions par UFR en ce moment ainsi que travail d’information à destination des étudiants pendant les partiels. Rentrée le 9 février : débrayage des profs le matin – volonté de faire une assemblée générale étudiante et/ou enseignante le midi du 9 février après le débrayage des profs. Reprise des cours Lundi 9 février, AG à 10h, entre 800 et 1000 personnes, une majorité d’étudiants. Vote de la grève. AG étudiante le Mardi 10 février. AG commune le Jeudi 12 février.
Paris 11 : Lundi 2 février, Assemblée générale des personnels et étudiants, plus de 400 personnes. Grève générale d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG de 500-600 étudiants et personnels. Des AG dans tous les départements, dans la plupart des labos, dans les composantes (IUT Orsay et Sceaux, UFR STAPS, UFR Sciences, UFR Sceaux, UFR Chatenay-Malabry), AG étudiants. Une bonne partie des cours n'a pas lieu cette semaine, remplacés par des discussions sur le mouvement. Jeudi 5 février, AG à 600-700 personnes.
Paris 12 : Mardi 27 janvier, une Assemblée Générale de 200 étudiants et personnels de Paris 12 a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 3 février, AG enseignants-étudiants-biatoss, plus de 350 personnes, grève reconductible à l'unanimité moins 3 voix et 13 abstentions. Grève active avec permanence tous les jours à la Maison de l'étudiant, ateliers, tables-rondes et débats la semaine prochaine. La faculté de Droit a voté la grève (soutenue et votée également par le Doyen de la Fac). Nouvelle AG le Jeudi 5 février.
Paris 13 : département de littérature de Paris 13 a voté la grève illimitée à partir du 2 février. L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre. L’AG des enseignants et des BIATOSS a voté les 3 motions de la coord nationale et la grève reconductible à l’unanimité. Refus de rendre les maquettes IUFM. La quasi-totalité des UFR et des départements sont en grève. L’AG étudiante a également voté les 3 motions et la grève reconducible. Prochaine AG étudiante jeudi 5 février ; prochaine AG unitaire le lundi 9 février. Envahissement du CA est prévu.
VSQ : AG Lundi 2 février, 260 personnes (200 étudiants). Grève reconductible votée par les enseignants et ce jusqu’au retrait du décret sur le statut des enseignants chercheurs. L’AG dans son ensemble a voté le soutien à cette grève à l’unanimité. Assemblée Générale étudiante le Jeudi 5 février.
Cergy :
IEP :
Evry : Mobilisé, étaient à la manif le 5 février.
Marne la vallée : L’AG de l’UFR de Langues de l’Université Paris Est – Marne-La-Vallée a voté la grève totale, reconductible et illimitée à compter du 2 février 2009. Jeudi 5 février : 6 départements ont voté la grève reconductible à partir d'aujourd'hui, départ en manifestation à 150 : du jamais vu à Marne La Vallée. L’AG de ce jeudi a réuni près de 350 personnes dont plus de 250 étudiants. AG BIATOS vendredi 6 février au matin. Prochaine AG Etudiants Enseignants Lundi 9 février.
INALCO Paris : les enseignants chercheurs réunis en AG le lundi 2 février ont voté la grève reconductible et appellent à une nouvelle AG le vendredi 6 février.
IUFM Paris : Blocage Mercredi 4 février suivi d’une Assemblée générale sur chacun des deux sites. 100 personnes à Batignolles, 120 personnes à Molitor. Reconduction de la grève sur les deux sites.
IUFM Créteil : Grève votée le 6 février. http://p12enlutte.blogspot.com/
Le congrès du Nouveau parti anticapitaliste et les élections éuropéennes
J'espère dans les jours qui viennent écrire un vrai compte rendu du congrès NPA. Mai en attendant, quelques réflexions sur les élections européennes, question sur laquelle je me suis trouvé en minorité...
Je voudrais dire deux choses
1) [une question moins importante] concernant la liste de 26 candidats à rajouter à la direction nationale proposée par quelques uns des minoritaires-sur l’Europe. J’ai voté contre cette proposition, qui, à mon avis, a été soutenu par moins de la moitié des minoritaires ( j’ai fait les maths).
2) [La question la plus importante] je crois que nous allons être amenés à rediscuter de la question des alliances, y compris des alliances électorales - pourquoi en faire? Quand en faire ? Avec quel objectif? Je trouvais que le débat au congrès avec des aspects de dialogue de sourds. Puisque je trouvais que le texte minoritaire était meilleure, je présenterai deux arguments.
a) Quelques unes des conditions présentées pour une alliance acceptable, par le texte majoritaire, sont nouvelles. Le NPA n’est pas la LCR, mais il est à noter que la LCR n’a jamais soulevé cette condition “alliance durable ou pas du tout” dans le passé. S’agit-il d’un refus déguisé d’alliance? Deuxièmement, aux municipales récentes, la LCr s’était allié avec le PCF dans certaines villes, sans considérer qu’une position claire sur l’énergie nucléaire constituait une condition indispensable pour une alliance. Encore un signe de refus déguisé ?
b) Je crois que les arguments de la majorité prenait trop en compte les dirigeants (tels que Mélenchon) et pas assez en compte la dynamique militante (les gens qui pourraient s’intéresser au parti de gauche mais si on va les chercher pour discuter avec pourraient s’intéresser à nos idées qui sont meilleures. L’objectif d’une alliance électorale, à mon humble avis, ne serait pas du tout de gagner Mélenchon à une alliance anticapitaliste durable - cela me semble relever du fantasme, mais de travailler avec beaucoup de gens différents de nous et ainsi pouvoir avoir un débat détaillé, patient, déterminé et constructif. Nous y gagnerions beaucoup plus que Mélenchon y gagnerait
Je voudrais dire deux choses
1) [une question moins importante] concernant la liste de 26 candidats à rajouter à la direction nationale proposée par quelques uns des minoritaires-sur l’Europe. J’ai voté contre cette proposition, qui, à mon avis, a été soutenu par moins de la moitié des minoritaires ( j’ai fait les maths).
2) [La question la plus importante] je crois que nous allons être amenés à rediscuter de la question des alliances, y compris des alliances électorales - pourquoi en faire? Quand en faire ? Avec quel objectif? Je trouvais que le débat au congrès avec des aspects de dialogue de sourds. Puisque je trouvais que le texte minoritaire était meilleure, je présenterai deux arguments.
a) Quelques unes des conditions présentées pour une alliance acceptable, par le texte majoritaire, sont nouvelles. Le NPA n’est pas la LCR, mais il est à noter que la LCR n’a jamais soulevé cette condition “alliance durable ou pas du tout” dans le passé. S’agit-il d’un refus déguisé d’alliance? Deuxièmement, aux municipales récentes, la LCr s’était allié avec le PCF dans certaines villes, sans considérer qu’une position claire sur l’énergie nucléaire constituait une condition indispensable pour une alliance. Encore un signe de refus déguisé ?
b) Je crois que les arguments de la majorité prenait trop en compte les dirigeants (tels que Mélenchon) et pas assez en compte la dynamique militante (les gens qui pourraient s’intéresser au parti de gauche mais si on va les chercher pour discuter avec pourraient s’intéresser à nos idées qui sont meilleures. L’objectif d’une alliance électorale, à mon humble avis, ne serait pas du tout de gagner Mélenchon à une alliance anticapitaliste durable - cela me semble relever du fantasme, mais de travailler avec beaucoup de gens différents de nous et ainsi pouvoir avoir un débat détaillé, patient, déterminé et constructif. Nous y gagnerions beaucoup plus que Mélenchon y gagnerait
La grève dans les universités 09 février - la deuxième semaine
RETRAIT DE TOUS LES PROJETS
Une dizaine de responsables d'universités réunis lundi à la Sorbonne à l'appel des présidents de Paris IV-Sorbonne, Paris X-Nanterre et Paris VIII ...
"Les représentants des universités présents le 9 février à la Sorbonne appellent les deux ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur à retirer tous les projets de réformes controversés, condition nécessaire à la poursuite des négociations et à la relance du nécessaire processus de réforme auquel doit être associée l'ensemble de la communauté universitaire", a dit Pascal Binczak, président
de Paris X.
Le président de Paris IV, Georges Molinié, a eu des mots très durs pour le projet du gouvernement.
"C'est le plus grand coup porté à l'école de la République depuis Vichy", a-t-il déclaré après la réunion en faisant allusion aux réformes introduites par le Maréchal Pétain.
Valérie Pécresse a assuré lundi qu'il existait "des voies de passage" pour sortir du conflit tout en réitérant son refus d'une modification en profondeur du décret.
"Je passe toute ma semaine sous le signe du dialogue parce que je crois que ces malentendus peuvent être levés", a-t-elle déclaré sur Canal+.-
Une dizaine de responsables d'universités réunis lundi à la Sorbonne à l'appel des présidents de Paris IV-Sorbonne, Paris X-Nanterre et Paris VIII ...
"Les représentants des universités présents le 9 février à la Sorbonne appellent les deux ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur à retirer tous les projets de réformes controversés, condition nécessaire à la poursuite des négociations et à la relance du nécessaire processus de réforme auquel doit être associée l'ensemble de la communauté universitaire", a dit Pascal Binczak, président
de Paris X.
Le président de Paris IV, Georges Molinié, a eu des mots très durs pour le projet du gouvernement.
"C'est le plus grand coup porté à l'école de la République depuis Vichy", a-t-il déclaré après la réunion en faisant allusion aux réformes introduites par le Maréchal Pétain.
Valérie Pécresse a assuré lundi qu'il existait "des voies de passage" pour sortir du conflit tout en réitérant son refus d'une modification en profondeur du décret.
"Je passe toute ma semaine sous le signe du dialogue parce que je crois que ces malentendus peuvent être levés", a-t-elle déclaré sur Canal+.-
Pourquoi la grève dans les universités ?
L’Enseignement supérieur et la recherche dans l’œil du cyclone - Attac France
ATTAC France vient de mettre en ligne un excellent article qui explique précisément pourquoi la grève. Prenez le temps de le lire, il vous donnera des arguments pour défendre le mouvement. Cliquez sur le titre ci-dessus.
ATTAC France vient de mettre en ligne un excellent article qui explique précisément pourquoi la grève. Prenez le temps de le lire, il vous donnera des arguments pour défendre le mouvement. Cliquez sur le titre ci-dessus.
FRANCE 3 - La question du jour - France 3 Rhône Alpes Auvergne : contact, téléphone, email, adresse
FRANCE 3 - La question du jour - France 3 Rhône Alpes Auvergne : contact, téléphone, email, adresse
Cliquez sur le lien ci-dessus pour voter dans le sondage informel de France 3. Bien sûr ce n'est pas un sondage scientifique, mai sil peut aider la ministre à se rendre compte à quel point elle est isolée.
Cliquez sur le lien ci-dessus pour voter dans le sondage informel de France 3. Bien sûr ce n'est pas un sondage scientifique, mai sil peut aider la ministre à se rendre compte à quel point elle est isolée.
La présidente de l'Université de Nanterre soutient le mouvement des universitaires
Voici une copie de la lettre envoyé par la présidente de l'Université de Nanterre à Mme Pécresse.
A Madame Valérie PECRESSE Ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche
CAB-09/02n°52/BM/JMC/AQ
Madame la Ministre,
Au fil des jours, dans notre université Paris Ouest Nanterre La Défense, le
nombre des assemblées générales, par U.F.R., par départements se multiplie ; les
motions s'accumulent. Et chaque fois grandit le nombre d'enseignants-chercheurs exprimant leur opposition au projet de décret réformant leur statut d'universitaire. Les raisons de leur désaccord sont certes diverses mais devant un sujet aussi complexe comment s'en étonner ? Ce qui rassemble les collègues dans le refus, c'est cette volonté qu'ils perçoivent de régenter sans prendre le temps d'écouter pour comprendre.
Un de mes éminents prédécesseurs à la présidence de notre université, René
Rémond, a enseigné à des générations d'étudiants sa définition de l'extrémisme : «
penser qu'il y a des solutions simples aux problèmes compliqués ».
Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez la rumeur qui enfle chaque jour
en provenance des horizons de pensée les plus divers. A Paris Ouest, cette semaine est consacrée aux examens de fin de premier semestre. Lundi prochain c'est la rentrée ; je ne peux me résoudre à l'idée que les étudiants deviennent dès la
semaine prochaine, les otages d'un entêtement de l'employeur de leurs enseignants.
Vous le savez, d'autres acteurs de l'Université que les enseignants-chercheurs sont
préoccupés de leur avenir ; notamment les personnels administratifs et techniques et surtout les étudiants avec la montée du chômage qui assombrit leurs perspectives
professionnelles.
Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez, maintenant !
Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de mes salutations respectueuses.
Bernadette MADEUF
A Madame Valérie PECRESSE Ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche
CAB-09/02n°52/BM/JMC/AQ
Madame la Ministre,
Au fil des jours, dans notre université Paris Ouest Nanterre La Défense, le
nombre des assemblées générales, par U.F.R., par départements se multiplie ; les
motions s'accumulent. Et chaque fois grandit le nombre d'enseignants-chercheurs exprimant leur opposition au projet de décret réformant leur statut d'universitaire. Les raisons de leur désaccord sont certes diverses mais devant un sujet aussi complexe comment s'en étonner ? Ce qui rassemble les collègues dans le refus, c'est cette volonté qu'ils perçoivent de régenter sans prendre le temps d'écouter pour comprendre.
Un de mes éminents prédécesseurs à la présidence de notre université, René
Rémond, a enseigné à des générations d'étudiants sa définition de l'extrémisme : «
penser qu'il y a des solutions simples aux problèmes compliqués ».
Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez la rumeur qui enfle chaque jour
en provenance des horizons de pensée les plus divers. A Paris Ouest, cette semaine est consacrée aux examens de fin de premier semestre. Lundi prochain c'est la rentrée ; je ne peux me résoudre à l'idée que les étudiants deviennent dès la
semaine prochaine, les otages d'un entêtement de l'employeur de leurs enseignants.
Vous le savez, d'autres acteurs de l'Université que les enseignants-chercheurs sont
préoccupés de leur avenir ; notamment les personnels administratifs et techniques et surtout les étudiants avec la montée du chômage qui assombrit leurs perspectives
professionnelles.
Madame la Ministre, je vous en prie, écoutez, maintenant !
Je vous prie de recevoir, Madame la Ministre, l'expression de mes salutations respectueuses.
Bernadette MADEUF
Communiqué du nouveau parti anticapitaliste sur la grève dans les universités
Communiqué du nouveau parti anticapitaliste
Mobilisations dans les Universités et la Recherche
Les attaques contre le service public d’enseignement supérieur et de recherche viennent de connaître une nouvelle accélération. Ces contre-réformes constituent un pas de plus dans le processus européen de marchandisation. Elles sont la conséquence logique de la LRU et entraînent un accroissement des inégalités sociales vis-à-vis de l’accès à la connaissance. À cela s’ajoutent la suppression de 900 postes, des baisses effectives de budget et une accentuation de la précarisation des personnels de toutes catégories.
Contre toutes ces attaques, la seule solution est la mobilisation, ici et maintenant. Pas dans des formules floues de « moratoire » qui s’en remettent à vers une future alternance sociale-libérale. La mobilisation a commencé. La grève du 29 janvier, aux côtés des autres secteurs en lutte, montre qu’il est possible d’inverser le rapport de force pour imposer une autre répartition des richesses, la sauvegarde et le développement des services publics, un emploi décent pour tou-te-s ! Le NPA soutient l’appel à la grève et la manifestation du 10 février.
Mobilisations dans les Universités et la Recherche
Les attaques contre le service public d’enseignement supérieur et de recherche viennent de connaître une nouvelle accélération. Ces contre-réformes constituent un pas de plus dans le processus européen de marchandisation. Elles sont la conséquence logique de la LRU et entraînent un accroissement des inégalités sociales vis-à-vis de l’accès à la connaissance. À cela s’ajoutent la suppression de 900 postes, des baisses effectives de budget et une accentuation de la précarisation des personnels de toutes catégories.
Contre toutes ces attaques, la seule solution est la mobilisation, ici et maintenant. Pas dans des formules floues de « moratoire » qui s’en remettent à vers une future alternance sociale-libérale. La mobilisation a commencé. La grève du 29 janvier, aux côtés des autres secteurs en lutte, montre qu’il est possible d’inverser le rapport de force pour imposer une autre répartition des richesses, la sauvegarde et le développement des services publics, un emploi décent pour tou-te-s ! Le NPA soutient l’appel à la grève et la manifestation du 10 février.
dimanche 8 février 2009
vendredi 6 février 2009
Etat des lieux du mouvement des universitaires
La manifestation à Paris était grande, pas mal d'étudiants et des PRAG (des enseignants dans le supérieur qui ne sont pas payés pour faire de la recherche mais qui sont venus manifester par solidarité.
Il faut souligner qu'au centre du problème est la mise en concurrence des universités. Mises en concurrence, sous pression pour chercher des fonds privés, inévitablement la recherche qui ne produit pas tout de suite des profits pour les entreprises va être peu à peu marginalisée. Il faut les arrêter maintenant. On n'aura pas une deuxième chance dans un an ou deux!
Voici un Etat des Lieux qu'on m'a envoyé
Synthèse état des lieux au 6 février 2009 à 9h
· Manifestations
Jeudi 5 février :
Entre 27000 et 56000 manifestants dans toute la France.
Bordeaux : 5000 selon les manifestants, 3800 selon la police.
Clermont : 2000 personnes.
Dijon : 1000 personnes.
Lille : 1500 personnes.
Marseille : 2000 personnes
Orléans : 800 personnes
Paris : 10000-12000 personnes.
Rennes : 4000 personnes
Rouen : 1000 personnes.
Strasbourg : 1500-2000 personnes.
Toulouse : 6000-7000 personnes dont 50% étudiants et 50% profs et personnels.
· Province :
Aix Marseille : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix le 2 février et nouvelle AG le 4 février.
Amiens : Certains UFR en grève depuis 2 semaines. AG le 28 janvier à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprises. AG le 3 février, 300 personnnes, Grève jusqu'à l'AG du 12 février (unanimité moins une voix). Grève quasi générale Faculté Droit Sciences po depuis le 2 février. Grève votée en faculté d’éco le 3 février.
Angers : AG le Mercredi 4 février, 1000 personnes. Vote de la grève sans blocage de Lettres et Sciences. Prochaine AG mardi 10 février. AG le 5 février en droit.
Arras :
Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Deux AG par jour (personnels et étudiants). Reconduction de la grève illimitée et rétention des notes en UFR de Lettres et Langues.
Bayonne : AG à 40 le 29 janvier. Sur l’IUT, Blocus reconductible tous les jours de l'ensemble de l'IUT depuis le 29 janvier. . Nuit de l’IUT mercredi 4 février. Conférence de presse jeudi 5 février. Action HLM (Hors Les Murs): 5 février, jury du département GIM dans les locaux de la Mairie. Mardi 10 février, plusieurs cours en parallèlle devant la Mairie de Bayonne. Prochaine AG le Lundi 9 février.
Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comté ont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
Bordeaux I :
Bordeaux II : Assemblée Générale des personnels, 90 personnes ; grève le 5 février.
IEP Bordeaux : Assemblée générale des personnels, 56 personnes ; grève. Assemblée Générale étudiante, 400 personnes (plus d’un tiers des étudiants de l’IEP). Prochaine Assemblée Générale le 9 février.
Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs. Assemblée Générale Mercredi 4 février. Jeudi 5 février, 1000 en Assemblée Générale profs, Biatoss, étudiants. Mise en place de grève de 59 minutes chez les personnels Biatoss. Comité de mobilisation reconduit. Nouvelle AG lundi 9 février.
Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Profs étudiants, 1200 personnes. Fermeture administrative le jeudi 5 février pour aller à la manif. Occupation d'un amphi. Nouvelle AG, mercredi 11 février à 12h30.
Brest :
Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Suspension des cours en STAPS, Géographie. Grève des enseignements en droit le Mardi 10 février. Rétention des notes dans la quasi-totalité des UFR de l’Université. Mercredi 4 février, 600 étudiants, enseignants chercheurs et personnels biatoss en AG. Vote des 3 motions de la coordination. Manifestation le Jeudi 5 février. Nouvelle AG commune le Lundi 9 février.
Calais :
Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l'Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s'est monté, avec une quarantaine d'étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
Clermont : AG aujourd hui
Clermont II : AG mercredi 4 février, reconduction de la grève illimitée jusqu’à l’AG de Lundi 9 février. Vote en AG et au CA du Blocage de la remontée des maquettes. CA bloqué à deux reprises (Budget). Rétention des notes.
Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation. Mercredi 4 février, Assemblée Générale des personnels et enseignants à laquelle étaient invités les étudiants, reconduction de la Grève. Mercredi 4 février, Assemblée Générale étudiante, 600 personnes, reconduction de la grève pour le 5 février et le 10 février. Nouvelle AG le 10 février.
Lille I : AG des personnels de Lille I Mardi 3 février à 14h. Grève totale et reconductible jusqu’au 6 février inclus (231 pour, 6 contre, 6 abstentions). Nouvelle AG vendredi 6 février à 10h.
Lille II :
Lille III : 400 personnes en AG : proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi. Jeudi 5 février, AG de profs à 300. Grève des profs Mardi 10 février. AG étudiante Mardi 10 février. Vote administratif annulé par l’administration.
Limoges : Jeudi 5 février, AG personnels (Biatoss et enseignants chercheurs ou non ), environ 450 personnes présentes. Vendredi 6 février, Universités hors les murs, cours et conférences Place de la Motte à partir de 10h. La fac de Lettres et Sciences humaines, malgré le président de l’Université vice-président de la CPU, se positionne contre la remontée des maquettes et pour la rétention administrative des notes.
Lyon : 800 en AG à Bront, 300 à sciences po. Mercredi 4 février AG à 800 sur chacun des campus de Lyon II.
Lyon, ENS LSH: AG Lundi 2 février, plus de 100 participants, vote de la grève reconductible par les enseignants et les élèves, à l'unanimité des présents. Prochaine AG Lundi 9 février.
Lorient – Vannes : La grève a été votée pour l'UFR LLSHS pour le Jeudi 5 février.
Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l'ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n'a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c'était les eléctions aux conseils d'UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins.
Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d'info sur les facs
Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d'éducation et de l'enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote.
Nice : AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n'y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d'information). La grève se limite aux personnels. L'AG de l'UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes... Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève... et qui sont pret à repartir. Jeudi 5 février, 300-400 personnes en AG, manif vers le campus de sciences où se tenait le Cévu, cordons de CRS appelés par la présidence. AG commune de toute la fac vendredi 6 février. A priori Manif Mardi 10 février.
Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Enseignants, personnels Biatoss et étudiants, 1000 personnes (dont 800 étudiants). Toutes les composants sont touchées par la Grève. Manif Jeudi 5 février. Montée à Paris pour la Manif Mardi 10 février.
Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février. Mardi 2 février AG des personnels (114 présents), élaboration d'une pétition, support d'échanges et de mobilisation du personnel, envoi de délégations auprès des conseils centraux, nouvelle AG le 5 février à 14H suivie d'une manifestation, la demi journée a été banalisée par le président, les étudiants occupent un amphi en permanence.
Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Mercredi 4 février, Assemblée Générale profs et étudiants, 1000 participants. Vote de l’occupation active de la fac. Manif mercredi soir (21h). Nouvelle AG et Manif jeudi 5 février.
Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain.
Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes I s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février. L’UFR de philosophie de Rennes I, réunie en AG le 30 janvier, a décidé de se mettre en grève illimitée à compter du 2 Février. Blocage de la remontée des maquettes. Grève des Jurys. UFR ayant déclaré la grève en AG : IEP, INSA, Maths, Physiques, SVE, SCELVA, Philosophie.
Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d'un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d'une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s'adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l'université Rennes II. Assemblée Générale Mercredi 4 février, 2500-3000 personnes. Reconduction de la grève. Décision sur les modalités de la coordination nationale à la prochaine Assemblée Générale lundi 9 février.
Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009. Mardi 3 février, une Assemblée générale étudiante a réuni 1000 personnes qui ont voté la grève à une très large majorité. Manif dans la foulée avec 500 étudiants et 100 enseignants. Côté enseignants, toujours 4 UFR en grève : STAPS, Sciences, Lettres et Droit ; 25% de grévistes en Psycho-Socio. Prochaine AG Jeudi 5 février à 11h. En Médecine, une AG est prévue le 19 février.
Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : - le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs - le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève. En plus de l’UFR de sciences historiques, la grève a été votée par l’UFR des Lettres, l’UFR des Langues, l’UFR des Arts, ainsi que par plusieurs départements notamment Maths-Informatique, LEA ; elle pourrait être votée incessamment sous peu en Droit et à l’IEP. Jeudi 5 février, Manif contre la venue de Pécresse à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Université de Strasbourg, 1500-2000 manifestants. AG à 500 après la manif. Prochaine AG Lundi 9 février.
Toulon : AG personnels étudiants le Mercredi 4 février, 400 personnes. Reconduction de la grève totale jusqu’au 9 février inclus et appel à une nouvelle AG le 9 février. Revendication première : Abrogation de la LRU.
Toulouse Arsenal :
Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
Toulouse, IEP : Mobilisé depuis longtemps et en grève, membre de la coordination nationale.
Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h. Jeudi 5 février, AG enseignante, a voté à l’unanimité la grève reconductible jusqu’au 11 février au soir.
· Région parisienne :
Paris 1 :
Paris 2 :
Paris 3 : L'assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris 3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
Paris 4 : AG des profs a voté la grève.
Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42). 600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi. Mercredi 4 février, AG enseignante, 150 personnes.
Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. Comité de mobilisation existe avec une cinquantaine d’étudiants impliqués. Le site de Charles 5 a revoté la grève. Assemblée Générale étudiante Jeudi 5 février.
Paris 8 : Le département de science politique de l’Université Paris 8 décide, jusqu’au retrait total, sans préalable, de ces deux projets : de suspendre la saisie administrative des notes du premier semestre (qui seront néanmoins transmises aux étudiant-e-s) ; de se mettre en grève totale, reconductible et illimitée à compter du 9 février et donc de ne pas assurer la reprise des cours du second semestre. L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8 a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. » Grève étudiante à partir du 9 février.
Paris 9 : AG des Enseignants chercheurs le Mardi 3 février, appel à une journée d’action et d’information sur l’université le 5 février. Appel à une grève totale des enseignements le 10 février. Nouvelle AG le 5 février.
Paris 10 : Examens en ce moment mais profs mobilisés ainsi que les personnels. Appel à paralyser l’université le 29 janvier. Vote de la rétention des notes et de la grève illimitée à partir du 2 février. Réunions par UFR en ce moment ainsi que travail d’information à destination des étudiants pendant les partiels. Rentrée le 9 février : débrayage des profs le matin – volonté de faire une assemblée générale étudiante et/ou enseignante le midi du 9 février après le débrayage des profs.
Paris 11 : Lundi 2 février, Assemblée générale des personnels et étudiants, plus de 400 personnes. Grève générale d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG de 500-600 étudiants et personnels. Des AG dans tous les départements, dans la plupart des labos, dans les composantes (IUT Orsay et Sceaux, UFR STAPS, UFR Sciences, UFR Sceaux, UFR Chatenay-Malabry), AG étudiants. Une bonne partie des cours n'a pas lieu cette semaine, remplacés par des discussions sur le mouvement. Jeudi 5 février, AG à 600-700 personnes.
Paris 12 : Mardi 27 janvier, une Assemblée Générale de 200 étudiants et personnels de Paris 12 a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 3 février, AG enseignants-étudiants-biatoss, plus de 350 personnes, grève reconductible à l'unanimité moins 3 voix et 13 abstentions. Grève active avec permanence tous les jours à la Maison de l'étudiant, ateliers, tables-rondes et débats la semaine prochaine. La faculté de Droit a voté la grève (soutenue et votée également par le Doyen de la Fac). Nouvelle AG le Jeudi 5 février.
Paris 13 : département de littérature de Paris 13 a voté la grève illimitée à partir du 2 février. L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre. L’AG des enseignants et des BIATOSS a voté les 3 motions de la coord nationale et la grève reconductible à l’unanimité. Refus de rendre les maquettes IUFM. La quasi-totalité des UFR et des départements sont en grève. L’AG étudiante a également voté les 3 motions et la grève reconducible. Prochaine AG étudiante jeudi 5 février ; prochaine AG unitaire le lundi 9 février. Envahissement du CA est prévu.
VSQ : AG Lundi 2 février, 260 personnes (200 étudiants). Grève reconductible votée par les enseignants et ce jusqu’au retrait du décret sur le statut des enseignants chercheurs. L’AG dans son ensemble a voté le soutien à cette grève à l’unanimité. Assemblée Générale étudiante le Jeudi 5 février.
Cergy :
IEP :
Evry : Mobilisé, étaient à la manif le 5 février.
Marne la vallée : L’AG de l’UFR de Langues de l’Université Paris Est – Marne-La-Vallée a voté la grève totale, reconductible et illimitée à compter du 2 février 2009. Jeudi 5 février : 6 départements ont voté la grève reconductible à partir d'aujourd'hui, départ en manifestation à 150 : du jamais vu à Marne La Vallée. L’AG de ce jeudi a réuni près de 350 personnes dont plus de 250 étudiants. AG BIATOS vendredi 6 février au matin. Prochaine AG Etudiants Enseignants Lundi 9 février.
INALCO Paris : les enseignants chercheurs réunis en AG le lundi 2 février ont voté la grève reconductible et appellent à une nouvelle AG le vendredi 6 février.
IUFM Paris : Blocage Mercredi 4 février suivi d’une Assemblée générale sur chacun des deux sites. 100 personnes à Batignolles, 120 personnes à Molitor. Reconduction de la grève sur les deux sites.
Il faut souligner qu'au centre du problème est la mise en concurrence des universités. Mises en concurrence, sous pression pour chercher des fonds privés, inévitablement la recherche qui ne produit pas tout de suite des profits pour les entreprises va être peu à peu marginalisée. Il faut les arrêter maintenant. On n'aura pas une deuxième chance dans un an ou deux!
Voici un Etat des Lieux qu'on m'a envoyé
Synthèse état des lieux au 6 février 2009 à 9h
· Manifestations
Jeudi 5 février :
Entre 27000 et 56000 manifestants dans toute la France.
Bordeaux : 5000 selon les manifestants, 3800 selon la police.
Clermont : 2000 personnes.
Dijon : 1000 personnes.
Lille : 1500 personnes.
Marseille : 2000 personnes
Orléans : 800 personnes
Paris : 10000-12000 personnes.
Rennes : 4000 personnes
Rouen : 1000 personnes.
Strasbourg : 1500-2000 personnes.
Toulouse : 6000-7000 personnes dont 50% étudiants et 50% profs et personnels.
· Province :
Aix Marseille : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix le 2 février et nouvelle AG le 4 février.
Amiens : Certains UFR en grève depuis 2 semaines. AG le 28 janvier à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprises. AG le 3 février, 300 personnnes, Grève jusqu'à l'AG du 12 février (unanimité moins une voix). Grève quasi générale Faculté Droit Sciences po depuis le 2 février. Grève votée en faculté d’éco le 3 février.
Angers : AG le Mercredi 4 février, 1000 personnes. Vote de la grève sans blocage de Lettres et Sciences. Prochaine AG mardi 10 février. AG le 5 février en droit.
Arras :
Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février. Deux AG par jour (personnels et étudiants). Reconduction de la grève illimitée et rétention des notes en UFR de Lettres et Langues.
Bayonne : AG à 40 le 29 janvier. Sur l’IUT, Blocus reconductible tous les jours de l'ensemble de l'IUT depuis le 29 janvier. . Nuit de l’IUT mercredi 4 février. Conférence de presse jeudi 5 février. Action HLM (Hors Les Murs): 5 février, jury du département GIM dans les locaux de la Mairie. Mardi 10 février, plusieurs cours en parallèlle devant la Mairie de Bayonne. Prochaine AG le Lundi 9 février.
Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comté ont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
Bordeaux I :
Bordeaux II : Assemblée Générale des personnels, 90 personnes ; grève le 5 février.
IEP Bordeaux : Assemblée générale des personnels, 56 personnes ; grève. Assemblée Générale étudiante, 400 personnes (plus d’un tiers des étudiants de l’IEP). Prochaine Assemblée Générale le 9 février.
Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs. Assemblée Générale Mercredi 4 février. Jeudi 5 février, 1000 en Assemblée Générale profs, Biatoss, étudiants. Mise en place de grève de 59 minutes chez les personnels Biatoss. Comité de mobilisation reconduit. Nouvelle AG lundi 9 février.
Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Profs étudiants, 1200 personnes. Fermeture administrative le jeudi 5 février pour aller à la manif. Occupation d'un amphi. Nouvelle AG, mercredi 11 février à 12h30.
Brest :
Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Suspension des cours en STAPS, Géographie. Grève des enseignements en droit le Mardi 10 février. Rétention des notes dans la quasi-totalité des UFR de l’Université. Mercredi 4 février, 600 étudiants, enseignants chercheurs et personnels biatoss en AG. Vote des 3 motions de la coordination. Manifestation le Jeudi 5 février. Nouvelle AG commune le Lundi 9 février.
Calais :
Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l'Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s'est monté, avec une quarantaine d'étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
Clermont : AG aujourd hui
Clermont II : AG mercredi 4 février, reconduction de la grève illimitée jusqu’à l’AG de Lundi 9 février. Vote en AG et au CA du Blocage de la remontée des maquettes. CA bloqué à deux reprises (Budget). Rétention des notes.
Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation. Mercredi 4 février, Assemblée Générale des personnels et enseignants à laquelle étaient invités les étudiants, reconduction de la Grève. Mercredi 4 février, Assemblée Générale étudiante, 600 personnes, reconduction de la grève pour le 5 février et le 10 février. Nouvelle AG le 10 février.
Lille I : AG des personnels de Lille I Mardi 3 février à 14h. Grève totale et reconductible jusqu’au 6 février inclus (231 pour, 6 contre, 6 abstentions). Nouvelle AG vendredi 6 février à 10h.
Lille II :
Lille III : 400 personnes en AG : proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi. Jeudi 5 février, AG de profs à 300. Grève des profs Mardi 10 février. AG étudiante Mardi 10 février. Vote administratif annulé par l’administration.
Limoges : Jeudi 5 février, AG personnels (Biatoss et enseignants chercheurs ou non ), environ 450 personnes présentes. Vendredi 6 février, Universités hors les murs, cours et conférences Place de la Motte à partir de 10h. La fac de Lettres et Sciences humaines, malgré le président de l’Université vice-président de la CPU, se positionne contre la remontée des maquettes et pour la rétention administrative des notes.
Lyon : 800 en AG à Bront, 300 à sciences po. Mercredi 4 février AG à 800 sur chacun des campus de Lyon II.
Lyon, ENS LSH: AG Lundi 2 février, plus de 100 participants, vote de la grève reconductible par les enseignants et les élèves, à l'unanimité des présents. Prochaine AG Lundi 9 février.
Lorient – Vannes : La grève a été votée pour l'UFR LLSHS pour le Jeudi 5 février.
Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l'ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n'a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c'était les eléctions aux conseils d'UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins.
Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d'info sur les facs
Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d'éducation et de l'enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote.
Nice : AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n'y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d'information). La grève se limite aux personnels. L'AG de l'UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes... Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève... et qui sont pret à repartir. Jeudi 5 février, 300-400 personnes en AG, manif vers le campus de sciences où se tenait le Cévu, cordons de CRS appelés par la présidence. AG commune de toute la fac vendredi 6 février. A priori Manif Mardi 10 février.
Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier. Mercredi 4 février, Assemblée Générale Enseignants, personnels Biatoss et étudiants, 1000 personnes (dont 800 étudiants). Toutes les composants sont touchées par la Grève. Manif Jeudi 5 février. Montée à Paris pour la Manif Mardi 10 février.
Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février. Mardi 2 février AG des personnels (114 présents), élaboration d'une pétition, support d'échanges et de mobilisation du personnel, envoi de délégations auprès des conseils centraux, nouvelle AG le 5 février à 14H suivie d'une manifestation, la demi journée a été banalisée par le président, les étudiants occupent un amphi en permanence.
Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. Mercredi 4 février, Assemblée Générale profs et étudiants, 1000 participants. Vote de l’occupation active de la fac. Manif mercredi soir (21h). Nouvelle AG et Manif jeudi 5 février.
Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain.
Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes I s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février. L’UFR de philosophie de Rennes I, réunie en AG le 30 janvier, a décidé de se mettre en grève illimitée à compter du 2 Février. Blocage de la remontée des maquettes. Grève des Jurys. UFR ayant déclaré la grève en AG : IEP, INSA, Maths, Physiques, SVE, SCELVA, Philosophie.
Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d'un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d'une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s'adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l'université Rennes II. Assemblée Générale Mercredi 4 février, 2500-3000 personnes. Reconduction de la grève. Décision sur les modalités de la coordination nationale à la prochaine Assemblée Générale lundi 9 février.
Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009. Mardi 3 février, une Assemblée générale étudiante a réuni 1000 personnes qui ont voté la grève à une très large majorité. Manif dans la foulée avec 500 étudiants et 100 enseignants. Côté enseignants, toujours 4 UFR en grève : STAPS, Sciences, Lettres et Droit ; 25% de grévistes en Psycho-Socio. Prochaine AG Jeudi 5 février à 11h. En Médecine, une AG est prévue le 19 février.
Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : - le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs - le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève. En plus de l’UFR de sciences historiques, la grève a été votée par l’UFR des Lettres, l’UFR des Langues, l’UFR des Arts, ainsi que par plusieurs départements notamment Maths-Informatique, LEA ; elle pourrait être votée incessamment sous peu en Droit et à l’IEP. Jeudi 5 février, Manif contre la venue de Pécresse à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Université de Strasbourg, 1500-2000 manifestants. AG à 500 après la manif. Prochaine AG Lundi 9 février.
Toulon : AG personnels étudiants le Mercredi 4 février, 400 personnes. Reconduction de la grève totale jusqu’au 9 février inclus et appel à une nouvelle AG le 9 février. Revendication première : Abrogation de la LRU.
Toulouse Arsenal :
Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
Toulouse, IEP : Mobilisé depuis longtemps et en grève, membre de la coordination nationale.
Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h. Jeudi 5 février, AG enseignante, a voté à l’unanimité la grève reconductible jusqu’au 11 février au soir.
· Région parisienne :
Paris 1 :
Paris 2 :
Paris 3 : L'assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris 3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
Paris 4 : AG des profs a voté la grève.
Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42). 600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi. Mercredi 4 février, AG enseignante, 150 personnes.
Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. Comité de mobilisation existe avec une cinquantaine d’étudiants impliqués. Le site de Charles 5 a revoté la grève. Assemblée Générale étudiante Jeudi 5 février.
Paris 8 : Le département de science politique de l’Université Paris 8 décide, jusqu’au retrait total, sans préalable, de ces deux projets : de suspendre la saisie administrative des notes du premier semestre (qui seront néanmoins transmises aux étudiant-e-s) ; de se mettre en grève totale, reconductible et illimitée à compter du 9 février et donc de ne pas assurer la reprise des cours du second semestre. L’UFR « Histoire, Littérature(s), Sociologie, Genre » de Paris 8 a adopté la motion de la coordination des universités du 22 janvier et a décidé à l’unanimité des 87 personnes présentes de se mettre « en grève totale, reconductible et illimitée à partir du 2 février : l’Université s’arrête. » Grève étudiante à partir du 9 février.
Paris 9 : AG des Enseignants chercheurs le Mardi 3 février, appel à une journée d’action et d’information sur l’université le 5 février. Appel à une grève totale des enseignements le 10 février. Nouvelle AG le 5 février.
Paris 10 : Examens en ce moment mais profs mobilisés ainsi que les personnels. Appel à paralyser l’université le 29 janvier. Vote de la rétention des notes et de la grève illimitée à partir du 2 février. Réunions par UFR en ce moment ainsi que travail d’information à destination des étudiants pendant les partiels. Rentrée le 9 février : débrayage des profs le matin – volonté de faire une assemblée générale étudiante et/ou enseignante le midi du 9 février après le débrayage des profs.
Paris 11 : Lundi 2 février, Assemblée générale des personnels et étudiants, plus de 400 personnes. Grève générale d’une semaine reconductible. Mercredi 4 février, AG de 500-600 étudiants et personnels. Des AG dans tous les départements, dans la plupart des labos, dans les composantes (IUT Orsay et Sceaux, UFR STAPS, UFR Sciences, UFR Sceaux, UFR Chatenay-Malabry), AG étudiants. Une bonne partie des cours n'a pas lieu cette semaine, remplacés par des discussions sur le mouvement. Jeudi 5 février, AG à 600-700 personnes.
Paris 12 : Mardi 27 janvier, une Assemblée Générale de 200 étudiants et personnels de Paris 12 a voté la grève à partir du 2 février. Mardi 3 février, AG enseignants-étudiants-biatoss, plus de 350 personnes, grève reconductible à l'unanimité moins 3 voix et 13 abstentions. Grève active avec permanence tous les jours à la Maison de l'étudiant, ateliers, tables-rondes et débats la semaine prochaine. La faculté de Droit a voté la grève (soutenue et votée également par le Doyen de la Fac). Nouvelle AG le Jeudi 5 février.
Paris 13 : département de littérature de Paris 13 a voté la grève illimitée à partir du 2 février. L’AG de l’IUT de Villetaneuse appelle à la grève et la suspension du second semestre. L’AG des enseignants et des BIATOSS a voté les 3 motions de la coord nationale et la grève reconductible à l’unanimité. Refus de rendre les maquettes IUFM. La quasi-totalité des UFR et des départements sont en grève. L’AG étudiante a également voté les 3 motions et la grève reconducible. Prochaine AG étudiante jeudi 5 février ; prochaine AG unitaire le lundi 9 février. Envahissement du CA est prévu.
VSQ : AG Lundi 2 février, 260 personnes (200 étudiants). Grève reconductible votée par les enseignants et ce jusqu’au retrait du décret sur le statut des enseignants chercheurs. L’AG dans son ensemble a voté le soutien à cette grève à l’unanimité. Assemblée Générale étudiante le Jeudi 5 février.
Cergy :
IEP :
Evry : Mobilisé, étaient à la manif le 5 février.
Marne la vallée : L’AG de l’UFR de Langues de l’Université Paris Est – Marne-La-Vallée a voté la grève totale, reconductible et illimitée à compter du 2 février 2009. Jeudi 5 février : 6 départements ont voté la grève reconductible à partir d'aujourd'hui, départ en manifestation à 150 : du jamais vu à Marne La Vallée. L’AG de ce jeudi a réuni près de 350 personnes dont plus de 250 étudiants. AG BIATOS vendredi 6 février au matin. Prochaine AG Etudiants Enseignants Lundi 9 février.
INALCO Paris : les enseignants chercheurs réunis en AG le lundi 2 février ont voté la grève reconductible et appellent à une nouvelle AG le vendredi 6 février.
IUFM Paris : Blocage Mercredi 4 février suivi d’une Assemblée générale sur chacun des deux sites. 100 personnes à Batignolles, 120 personnes à Molitor. Reconduction de la grève sur les deux sites.
mercredi 4 février 2009
Coordination Nationale des Universités : en lutte.
Coordination Nationale des Universités : en lutte.
Ce site web (cliquez ci-dessus) contient souvent les toutes dernières informations.
Demain je vais à Paris manifester alors je ne pourrais pas tenir mon blog à jour aussi souvent !
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Manifestations des universités 5 février
5 FEVRIER : MANIFESTATIONS PREVUES
Amiens : 14 h 30 devant la Maison de la Culture
Nantes : 14 h, rectorat
Chambéry : 14 h 30, Mairie d'Annecy le Vieux
Nice : 14 h, place Masséna
Bordeaux : 14 h, place de la République
Poitiers : 4 février – 21 h, aux flambeaux, place d’Armes
Brest : 11 h, Pl. de la Liberté Orléans : 10 h, parvis de la Cathédrale
Dijon : 14 h, de l’université en ville
Pau : 14 h, devant la présidence de l’université
Grenoble : 14h30, de l'amphi Weil vers la Préfecture
Paris : 14 h 30, de Jussieu au Ministère
Lille : 14 h 30, porte de Paris
Rennes : 11 h, place de la Gare
Limoges : 10 h, place d’Aine
Rouen : 14 h, fac de droit, site Pasteur vers le rectorat
Lyon : 14 h, place des Terreaux
Strasbourg : 8 h, parvis de la fac de droit
Marseille : 14 h, de Saint Charles à la Préfecture
Toulouse : 14 h 30, place du Capitole
Montpellier : 14 h, au Peyrou
Tours : 14 h, place Jean Jaurès
Amiens : 14 h 30 devant la Maison de la Culture
Nantes : 14 h, rectorat
Chambéry : 14 h 30, Mairie d'Annecy le Vieux
Nice : 14 h, place Masséna
Bordeaux : 14 h, place de la République
Poitiers : 4 février – 21 h, aux flambeaux, place d’Armes
Brest : 11 h, Pl. de la Liberté Orléans : 10 h, parvis de la Cathédrale
Dijon : 14 h, de l’université en ville
Pau : 14 h, devant la présidence de l’université
Grenoble : 14h30, de l'amphi Weil vers la Préfecture
Paris : 14 h 30, de Jussieu au Ministère
Lille : 14 h 30, porte de Paris
Rennes : 11 h, place de la Gare
Limoges : 10 h, place d’Aine
Rouen : 14 h, fac de droit, site Pasteur vers le rectorat
Lyon : 14 h, place des Terreaux
Strasbourg : 8 h, parvis de la fac de droit
Marseille : 14 h, de Saint Charles à la Préfecture
Toulouse : 14 h 30, place du Capitole
Montpellier : 14 h, au Peyrou
Tours : 14 h, place Jean Jaurès
Lu dans le Nouvel Observateur
"Il faut parler aussi du mépris. Les universitaires ont du mal à supporter le discours ambiant, ressassant en boucle l’inefficacité des facs. Ils ont le sentiment d’avoir fait des miracles avec des bouts de ficelle, d’avoir accueilli dans des conditions de vrai dénuement des millions d'étudiants parfois fragiles, quand de leur côté, les grandes écoles étaient chouchoutées, cumulant à la fois les plus fortes dotations et les meilleurs élèves. Alors qu’on leur fasse le coup d’une meilleure efficacité, ça les agace. "C’est encore la culture du bénévolat et de la gratuité", dit une enseignante. Et quand en plus on veut leur retirer des postes, ils fument par les oreilles."
Caroline Brizard
Caroline Brizard
L'Unef rejoint les enseignants-chercheurs, Social - NouvelObs.com
L'Unef rejoint les enseignants-chercheurs, Social - NouvelObs.com
L'UNEF appelle les étudiants à manifester aux côtés de leurs enseignants mardi prochain. C'est une excellente nouvelle, et tout à leur honneur, surtout quand on sait que les enseignants chercheurs s'étaient très peu mobilisés pour soutenir les jeunes adultes lors du grand mouvement contre le Contrat Première Embauche (fait qui est davantage dû à un manque de tradition de combativité qu'à un manque de sympathie concernant cette question).
L'UNEF appelle les étudiants à manifester aux côtés de leurs enseignants mardi prochain. C'est une excellente nouvelle, et tout à leur honneur, surtout quand on sait que les enseignants chercheurs s'étaient très peu mobilisés pour soutenir les jeunes adultes lors du grand mouvement contre le Contrat Première Embauche (fait qui est davantage dû à un manque de tradition de combativité qu'à un manque de sympathie concernant cette question).
Comment gagner la grève dans les universités ?
C'est la première grève bien suivie et reconductible des enseignants-chercheurs depuis on ne sait pas quand, mais comment fait-on pour gagner ? (en sachant que personne n'a la recette magique)
1) Il me semble indispensable qu'il y ait grève des cours partout. La retention des notes n'a d'effet qu'une fois dans l'année, à la fin de l'année quand il faut donner les diplômes. En milieu d'année, il ne fera aucunement peur au gouvernement.
2) La jonction des intérêts des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et techniques est à rechercher par tous les moyens. Il me semble probable que le gouvernement ait plus peur d'un mouvement étudiant que d'un mouvement des enseignants. S'opposer à la suppression des postes devrait être une évidence. Il faut des assemblées générales des personnels administratifs, et aussi des étudiants, pour décider de revendications les concernant (ceci se fait dans certaines universités).
3) Il faut une grève active qui utilise beaucoup de méthodes y compris spéctaculaires pour communiquer sa colère. C'est le dynamisme de la grève qui entraînera les collègues qui hésitent. Les "cours alternatifs" sur la place publique me semblent une excellente initiative (couvrez-vous bien!)
4) Le gouvernement est dans une situation délicate - le 29 janvier était un succès pour les syndicats, notre cher gouvernement ne voudrait pas trop d'étincelles qui traînent, même venant d'un corps de fonctionnaires qui a l'habitude de rester dans son coin.
5) Le système universitaire dépend beaucoup des enseignants chercheurs pour son organisation - jurys, conseil national universitaire, comités scientifiques, organismes d'évaluation divers. La démission collective pourrait beaucoup aider le mouvement.
Ce ne sont là que quelques idées. Des commentaires sont les bienvenus.
1) Il me semble indispensable qu'il y ait grève des cours partout. La retention des notes n'a d'effet qu'une fois dans l'année, à la fin de l'année quand il faut donner les diplômes. En milieu d'année, il ne fera aucunement peur au gouvernement.
2) La jonction des intérêts des enseignants-chercheurs, des personnels administratifs et techniques est à rechercher par tous les moyens. Il me semble probable que le gouvernement ait plus peur d'un mouvement étudiant que d'un mouvement des enseignants. S'opposer à la suppression des postes devrait être une évidence. Il faut des assemblées générales des personnels administratifs, et aussi des étudiants, pour décider de revendications les concernant (ceci se fait dans certaines universités).
3) Il faut une grève active qui utilise beaucoup de méthodes y compris spéctaculaires pour communiquer sa colère. C'est le dynamisme de la grève qui entraînera les collègues qui hésitent. Les "cours alternatifs" sur la place publique me semblent une excellente initiative (couvrez-vous bien!)
4) Le gouvernement est dans une situation délicate - le 29 janvier était un succès pour les syndicats, notre cher gouvernement ne voudrait pas trop d'étincelles qui traînent, même venant d'un corps de fonctionnaires qui a l'habitude de rester dans son coin.
5) Le système universitaire dépend beaucoup des enseignants chercheurs pour son organisation - jurys, conseil national universitaire, comités scientifiques, organismes d'évaluation divers. La démission collective pourrait beaucoup aider le mouvement.
Ce ne sont là que quelques idées. Des commentaires sont les bienvenus.
Une action du Nouveau Parti Anticapitaliste à Amiens
Dailymotion - Amiens 31 janvier grignotage à Carrefour NPA, une vidéo de jestif. Amiens, 31, janvier, degustation, pioche
A Amiens les militants du Nouveau parti anticapitaliste ont organisé une action contre la vie chère et les les profits excessifs des grandes surfaces. Ils ont invité les clients à déguster gratuitement les produits du supermarché. Voici le tract. Cliquez sur le titre ci-dessus pour voir le video.
Amiens, 31 janvier 2009,
Nous sommes des militant-e-s de tous horizons, qui avons décidé de se rassembler pour créer un Nouveau Parti Anticapitaliste, suite à l'appel de la LCR et de son porte-parole Olivier Besancenot.
Malgré l'urgence sociale, force est de constater que N. Sarkozy est le président du pouvoir d'achat des riches et que la gauche institutionnelle fanfaronne au sein de l'Assemblée Nationale, sans proposer aucune réelle alternative au système capitaliste.
À Amiens, comme dans d'autres villes (région parisienne, Lyon, etc.), nous avons décidé d'agir dès maintenant, de manière calme mais déterminée, en organisant des dégustations telles que le prévoit l'article 1587 du Code Civil.
Les actionnaires grignotent notre pouvoir d'achat en exploitant producteurs, salariés, consommateurs ; les dirigeants politiques sont complices.
Afin d'obtenir une baisse des prix significative, une hausse des salaires (smic à 1500€ nets) et la fin de la précarité, nous grignoterons leurs marges injustifiées par des dégustations collectives et régulières.
Commençons ensemble la grande redistribution de la grande distribution.
A Amiens les militants du Nouveau parti anticapitaliste ont organisé une action contre la vie chère et les les profits excessifs des grandes surfaces. Ils ont invité les clients à déguster gratuitement les produits du supermarché. Voici le tract. Cliquez sur le titre ci-dessus pour voir le video.
Amiens, 31 janvier 2009,
Nous sommes des militant-e-s de tous horizons, qui avons décidé de se rassembler pour créer un Nouveau Parti Anticapitaliste, suite à l'appel de la LCR et de son porte-parole Olivier Besancenot.
Malgré l'urgence sociale, force est de constater que N. Sarkozy est le président du pouvoir d'achat des riches et que la gauche institutionnelle fanfaronne au sein de l'Assemblée Nationale, sans proposer aucune réelle alternative au système capitaliste.
À Amiens, comme dans d'autres villes (région parisienne, Lyon, etc.), nous avons décidé d'agir dès maintenant, de manière calme mais déterminée, en organisant des dégustations telles que le prévoit l'article 1587 du Code Civil.
Les actionnaires grignotent notre pouvoir d'achat en exploitant producteurs, salariés, consommateurs ; les dirigeants politiques sont complices.
Afin d'obtenir une baisse des prix significative, une hausse des salaires (smic à 1500€ nets) et la fin de la précarité, nous grignoterons leurs marges injustifiées par des dégustations collectives et régulières.
Commençons ensemble la grande redistribution de la grande distribution.
4 janvier Nouvelles de la grève dans toutes les Universités troisième jour

Rendez-vous des manifestations du 5 février
Paris: départ à 14 h 30 de Jussieu
Strasbourg: rassemblement le matin devant le Palais universitaire à l'occasion de la venue de Valérie Pécresse pour inaugurer l'université fusionnée de Strasbourg
Toulouse: AG à Toulouse 1 IEP (amphi à préciser) à 12h30
14h30 manif, départ place du Capitole
Dijon: AG 13h amphi Gutenberg puis manif avec départ de l'université en direction du rectorat
Synthèse - Etat des lieux (merci Dimitri)
Synthèse état des lieux au 4 février 2009 à 10h
Aix Marseille : Blocage de la remontée des maquettes IUFM + 1200 en AG à Aix aujourd’hui et 150 en AG à Marseille Saint Charles, blocage.
Amiens : AG mercredi 4. certains UFR en grève depuis 2 semaines. AG 28 à 500 vote de la greve pour le 29. rétention des notes, refus de remontée les maquettes dans plusieurs UFR. CA bloqué à 2 reprise.
Angers :
Grève administrative depuis le 20 janvier, très suivie (quasiment tous les jurys bloqués). Manif de 300 enseignants-chercheurs le 29. Appel à la grève d'une AG de 80 littéraires et scientifiques le lundi 2, reconductible aujourd'hui. Grève plutôt bien suivie, y compris en Droit-sciences éco ou le département de droit appelle (!) à la grève.
Chez les étudiants : deux AG de 700 personnes le 27 janvier et le 2 janvier en Lettres. Manif de 700 étudiants le 29. Appel à la grève le 2. Nouvelles AG étendues aux sciences et au Droit aujourd'hui.
Au niveau institutionnel : vote quasi-unanime du CA contre le décret statutaire des EC (seul l'étudiant de l'UNI a voté contre).
Avignon : Blocage de la remontée des maquettes IUFM. L’AG des membres de la communauté universitaire de l’UAPV (Avignon et Pays du Vaucluse) réunie ce mardi 27 janvier 2009 s’est prononcée pour la grève illimitée à partir du 2 février.
Bayonne : AG à 40 le 29 janvier.
Besançon : A priori vont remonter les maquettes IUFM. Les enseignants-chercheurs de l’UFR SJEPG (sciences juridiques, économiques, politiques et de gestion) de l’université de Franche-Comté ont voté la grève des enseignements du 2 février au 5 février 2009. Une vingtaine d’enseignants chercheurs n’assurera pas ses cours. L’AG de l’université de Franche-Comté (environ 400 personnes enseignants, étudiants, chercheurs, personnel biatos) a voté la grève reconductible à partir du 2 février.
Bordeaux III : Mardi 27, AG à 1200. Le 2 février, 1500 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs sont déjà en grève, ils appellent à une manif jeudi et leur prochaine AG est mercredi. Comité de mobilisation inter UFR, plus mise en place de commissions. Mardi ils organisent une journée avec des animations et cours alternatifs.
Bordeaux IV : De nombreux grévistes hier dans les UFR de droit. Une AG à l’appel des étudiants s’est tenue le 29 janvier.
Caen : Blocage de la remontée des maquettes IUFM.
Chambéry : AG à 400 le 2, vote de la grève par UFR. Prochaine AG mercredi. Appel à une manif le 5. Le 3 février une AG a eu lieu sur chacun des deux sites de l'Université de Chambery qui ont réuni chacune 150 personnes. Un comité de mobilisation étudiant s'est monté (notament avec SUD et UNEF), avec une quarantaine d'étudiant et a appelé à une AG à 10h Jeudi sur chacun des sites puis à une manifestation à 14h30 le même jour.
Clermont : AG aujourd hui
Corse : L’Ag des personnels de l’université de Corse a voté une semaine de grève dès le 2 février, grève qui pourra être reconductible si leurs revendications ne sont pas entendues.
Dijon : L’assemblée générale des enseignants, enseignants-chercheurs, personnels IATOS et étudiants de l’université de Bourgogne réunie ce jeudi 29 janvier 2009 a appelé à la grève du mardi 3 février au samedi 31 février inclus. Journée banalisée et AG le 3. Assemblée générale à 1000 le 3 février. Grève.
Grenoble : 750/800 en AG sur la fac de lettres, une AG sur un autre site a rassemblé 600 personnes dont la moitié de profs.
Le Mans : 350/400 personnes en AG, vote de la grève des étudiants, les profs reconduisent la grève demain. Ils prévoient une manif demain et blocage du CA jeudi. Comité de mobilisation.
Lille III : 400 personnes en AG: proposition de se mettre en grève jeudi prochain, mais la proposition de faire un vote administratif sur la grève a été majoritaire, il aura lieu mercredi.
Lyon : 800 en AG à Bront, 300 à sciences po,
Metz : Mardi 27 janvier, une AG se tenait sur le site de Lettres, 200 personnes (dont 100 profs), où l'ambiance était plutôt favorable à la mobilisation ; aucun département ou UFR n'a remonté ses maquettes, à part italien et histoire. Rien en Sciences (c'était les eléctions aux conseils d'UFR), mais pas mal de perspectives pour le 29 néanmoins.
Montpellier : IUFM mobilisé. Ils ont bloqué le CA. Pas d'info sur les facs
Nancy : 200 en AG fac de lettres, mercredi ils font une AG commune profs/étudiants et une AG étudiante jeudi prochain.
Nantes : Plus de 1000 étudiants en AG ce midi, plusieurs revendications votées : contre la masterisation des concours, contre la modification du statut des enseignants chercheurs, retrait de la LRU, contre la casse du SP d'éducation et de l'enseignement supérieur, solidarité avec les personnels des facs. 2 grandes idées : contre la casse du SP, et contre la précarité. Barrages filtrants demain matin, prochaine AG étudiante mercredi midi, prochaine AG personnels jeudi midi. Grève et blocus soumis au vote, mais très minoritaires.
Nice : AG sur le campus science (Valrose), grève administrative complète, appel à la grève. A priori il n'y a pas grand chose au niveau étudiant (peu en AG et pas d'information). La grève se limite aux personnels. L'AG de l'UFR de lettres le 3 février (2 AG en fait : une personnels et une commune) a reconduit la grève + grève administrative, non tenue des jury, non remonté des maquettes... Appel à la manifestation de jeudi, 14 place Masséna. Une AG va se tenir sur les IUT de Sophia Antipolis qui sorte de deux semaines de grève... et qui sont pret à repartir.
Orléans : l’AG des personnels de l’université d’Orléans a voté un mot d’ordre de grève totale à partir du lundi 2 février : rétention des notes des partiels du 1er semestre (donc pas de délibérations de jurys), grève des fonctions administratives, grève des cours et de la recherche. AG à 300 Mardi 27 janvier.
Perpignan : Mardi 27, AG à 100. Nouvelle AG le 2 février.
Poitiers : Blocage de la remontée des maquettes IUFM.
Reims : reprise ce lundi, ils appellent à une AG demain.
Rennes I : l’AG des mathématiciens de Rennes 1 s’est prononcée pour la grève à partir du 2 février.
Rennes II : AG à 800 la semaine dernière, Grève et barrages filtrants. Grève des personnels et profs reconduite en AG à 200 le 2 février. Environ 2000 étudiants en AG le 2 février. Reconduite de la grève. Manifs mardi (avec occupation) et jeudi (avec les IUT, lycées, etc.). Comité de lutte étudiants/personnels/lycéens. Tract commun facs/lycées. Réunion interprofessionnelle demain 18H (initiée par des syndicalistes de base à partir d'un appel lancé il y a un mois). Trois commissions lancées, interne, externe et action. Comité de lutte sur la base de participation libre (non élu). Perspective d'une plate-forme de revendications élargies (en plus du socle des revendications universitaires) permettant de s'adresser largement aux salariés et à la population. Appel à une première coordination nationale du mouvement des facs les 14 et 15 février, à l'université Rennes 2. La prochaine AG qui se tient le 4 février décidera des modalités de la coordination nationale.
Rouen : L’assemblée générale des personnels de l’UFR des Lettres et Sciences Humaines de l’université de Rouen, réunie le 30 janvier 2009, a voté la grève reconductible, totale et illimitée à partir du lundi 2 février. AG de Sciences et de STAPS de l’université de Rouen a voté la grève à partir de lundi 2 février en suivant l’appel de la coordination nationale. L’UFR de Sciences de l’université de Rouen se mettra en grève totale à partir du 2 février 2009.
Saint étienne : 600 en AG la semaine dernière, vote de la grève.
Strasbourg : L’Assemblée générale des enseignants de l’UFR des Sciences historiques de l’université de Strasbourg, réunie ce mardi 27 janvier à 12h. (40 personnes présentes, plusieurs excusées), en accord avec les motions votées le 22 janvier 2009 par la coordination nationale des universités, en accord avec l’« Appel de Strasbourg » et dans la continuité des résolutions adoptées le 20 janvier 2009 par l’Assemblée générale des personnels de l’Université de Strasbourg, réaffirme qu’il est nécessaire que le gouvernement retire : - le projet de nouveau décret sur le statut des enseignants-chercheurs - le projet de réforme des concours et de la formation (mastérisation) des enseignants. Grève.
Toulouse Le Mirail : Le 2 février, 1500 personnes à une réunion/débat appelée par la fac, leur vraie AG est demain, appel à une manifestation jeudi prochain avec les profs. Mise en place comité de lutte, une soixantaine de personnes participent. Le 3 février, AG de 1500 étudiants, reconduction de la grève à l’unanimité. Comité de lutte et 3 commissions ont été mis en place (externe, internet, action). Prochaine AG Mardi 10 à 12h30.
Toulouse Rangueil : Le 3 février, AG de 500 étudiants et de 500 personnels.
Tours : Mardi 27, AG à 400. Lundi 2 février, 1000 en AG, vote de la grève et occupation de nuit de la fac. Nouvelle AG le 3 février à 16h.
Paris 1 :
Paris 2 :
Paris 3 : L'assemblée générale des personnels de Paris 3, réunie le 26 janvier 2009 (environ 300 personnes présentes), appelle les personnels de Paris 3 à la grève. Les personnels, enseignants et biatos de l’U.F.R. de L.G.C de l’Université de Paris3-Sorbonne Nouvelle réunis en Assemblée générale. (17 présents ou représentés sur 23 membres de l’UFR), le mercredi 28 janvier 2008, expriment leur solidarité avec les revendications de l’Assemblée générale du personnel de Paris3 réunie le 26 janvier (le retrait du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs ; le retrait du projet de réforme de la formation des enseignants et des concours d’enseignement ; la suspension des suppressions de postes dans les universités ; abandon du projet de contrat doctoral ;ouverture d’une véritable concertation sur toutes les questions relatives à l’avenir de l’université.) et avec celles de la coordination nationale des Universités réunie le 22 janvier 2008 (retrait sans préalable du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et de la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.) Ils rappellent en outre que leurs revendications sont convergentes avec les préoccupations de la communauté étudiante concernant leur condition d’études et de vie. Ils votent la grève des enseignements jusqu’à l’Assemblée générale de la coordination nationale des Universités du 2 février (et celle du personnel de l’Université de Paris3, prévue le 3 février) et appellent à une grève illimitée des enseignements à compter du 2 février si les revendications de cette coordination n’étaient pas entendues.
Paris 4 : AG des profs a voté la grève.
Paris 5 : L’assemblée générale de l’institut de psychologie de Paris 5, réunie aujourd’hui mardi 27 janvier, rassemblant des personnels (EC, C, et BIATOS) et des étudiants (environ 650 personnes) des UFR de Psychologie, Sciences Humaines et Sociales, et IUT, a voté : * Le soutien aux deux motions de la Coordination Nationale des Universités (contre : 3 ; abstention : 10) ; * La grève pour le jeudi 29 (unanimité) ; * La grève pour le lundi 2 février, avec convocation d’une assemblée générale ce jour à 10H45 et l’organisation d’une manifestation l’après-midi. (contre : 8 ; abstentions : 42). 600 en AG ce lundi profs et étudiants. AG étudiante ce mardi.
Paris 6 : 400 à Paris 6 dont 3/4 de profs, AG étudiante jeudi avec barrages filtrants, appel à une manif jeudi.
Paris 7 : AG lundi 26 janvier : 350 personnes. 200/250 en AG à Paris 7 le 2 février, vote de la grève, les profs de 8 UFR sont en grève. C




