mardi 31 mars 2009

Violence policière contre le mouvement des universitaires

Cet après-midi, après la remise des démissions des responsabilités administratives des enseignants-chercheurs de l�université François Rabelais à Tours, une ronde réunissant enseignants et étudiants a eu lieu sur le rond-point principal près de la fac, carrefour de passage à 16h a été brisé avec violence par la police nationale et la BAC conduisant à l�arrestation d�un sympathisant du mouvement. La majorité des gens mobilisés durant la remise de démission n�étaient pas encore arrivés quand la police a usé de gaz lacrymo, a frappé des enseignants et des étudiants présents sur les lieux.
Un enseignant s�est retrouvé à l�hôpital suite à un coup porté au ventre.
On en attend des nouvelles ...
A.(étudiante et militante à Tours)�

Exclu du bowling parce que sikh

Bowling de Brignais : « Interdit aux foulards et aux animaux »
Mardi 31/03/2009 par A.S.

A Brignais, dans l’agglomération lyonnaise, la direction du bowling a concocté un savant règlement intérieur. Un jeune danois Sik en a récemment fait l’expérience.

Explications.
En me rendant à la Maison des Jeunes et de la Culture de Lyon à St Just, j’entends des lycéens discuter entre eux et lancer une phrase loin d’être anodine : « On est dans un pays des Droits de L’Homme, qui est en train de devenir un pays de racistes ! ». Je leur demande pourquoi un tel coup de gueule. Ils me racontent qu’ils ont reçu une classe danoise pour un échange scolaire et que, vendredi, ils ont souhaité se rendre au bowling de Brignais.

« Malheureusement, l’un des élèves a été refoulé parce qu’il est de confession sik, et que, de ce fait, il porte un turban. », me raconte les lycéens. Je décide donc de me rendre à ce fameux bowling pour en savoir un peu plus. Les portes sont closes mais, derrière la vitre de l’entrée, on peut apercevoir un panneau interdisant l’entrée aux chiens et au foulard et également au survêtement et chapeau. Je montre la photo à une amie Nassira qui porte des chapeaux pour cacher ses cheveux. « Quand je vois cette photo, je pense immédiatement à « Interdit aux chiennes et aux musulmanes », me confie la jeune femme. Autre ami, autre réaction : « Cela me rappelle la guerre, interdit aux chiens et aux juifs ou l’apartheid en Afrique du sud et les années noires de l’Amérique », me dit Eric.

Contacté par téléphone, Benjamin, le responsable, me renvoie sur le site du bowling (www.bowlingdefrance.com) afin de consulter le règlement intérieur. Sur le site web, la notion de foulard a été changée par celle de couvre-chef. Je contacte alors le bowling de la Part-Dieu afin de savoir si un tel règlement intérieur est propre à tous les bowlings du Grand Lyon. De leur côté, la réponse est claire. « Non, nous n’avons pas un tel règlement ! Pour entrer, il suffit d’être habillé correctement, c’est tout. »

La grève des mineurs en Angleterre 1984-5

Normanstrike’s Blog

Il y a 25 ans, les mineurs anglais ont fait grève pendant 12 mois, avant de perdre contre Thatcher et l'Etat britannique. Un des grévistes qui a tenu un journal quotidien à l'époque, le mets en ligne maintenant (en anglais) jour par jour. Cliquez ci-dessus.

lundi 30 mars 2009

Un Français sur deux ne partira pas en vacances cet été - France : la crise sociale - NouvelObs.com

Un Français sur deux ne partira pas en vacances cet été - France : la crise sociale - NouvelObs.com

Meeting contre l'OTAN à Strasbourg

Capitalism and rape|28Mar09|Socialist Worker

Capitalism and rape|28Mar09|Socialist Worker

En anglais (désolé) cet article sur "le capitalisme et le viol" qui fait le lien entre les violences sexuelles et un système qui a besoin d'une objectification des femmes.

dimanche 29 mars 2009

Blocage des universités : pour en finir avec une prise d’otages !

Texte de Michel Bernard
Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3)

Blocage des universités : pour en finir avec une prise d’otages !

Trop, c’est trop ! Voilà huit semaines que l’université et la recherche françaises se sont arrêtées. Peu ou pas d’enseignements, des manifestations par dizaines, des établissements occupés, bloqués, des responsables qui démissionnent. Aucun signe de fléchissement à ce jour parmi des universitaires excédés, une radicalisation montante, et même quelques signes d’une contagion qui pourrait toucher le secondaire, le primaire, les parents d’élèves. Le mois d’avril approche, et avec lui une perspective qu’il est impossible d’éluder : le second semestre 2008-2009 n’aura pas lieu.

Le plus long mouvement de protestation depuis 1968 a deux responsables, deux ministres obstinés qui, par acharnement idéologique et par ambition politicienne, essaient depuis des mois de faire passer en force des réformes refusées par toute la communauté universitaire, des réformes par ailleurs bâclées et dont le seul objectif réside dans les misérables économies qu’elles permettraient de réaliser. Ils n’ont rien écouté, rien compris, ni les avertissements nombreux avant la grève, ni la voix de toute une profession unanime, ni même les alertes issues de leur propre camp.

Depuis des mois, ils empêchent toute une profession de travailler, ils compromettent les études de centaines de milliers d’étudiants parce qu’ils livrent de minuscules batailles, reculant pied à pied, dénaturant des textes déjà passablement confus, résistant sur des broutilles, semant des pièges naïfs, s’arc-boutant sur des formules incantatoires. Et plus ils retardent l’échéance, plus l’université, mesurant les sacrifices qu’elle a dû faire depuis deux mois, se montre intraitable sur ce qu’elle demande depuis le début, sur tous les tons : le retrait pur et simple de ces réformes, qui nous font de plus en plus penser aux graffitis informes que des vandales auraient tracés sur la façade de la Sorbonne.

Depuis des mois, ces deux individus prennent en otages étudiants et personnels des universités pour un combat perdu d’avance : on peut faire voter une loi à la sauvette, au mois de juillet, par une Assemblée conciliante, mais on n’impose pas des décrets d’application et des réformes profondes sans l’assentiment de ceux qui devront les mettre en œuvre sur le terrain. Pour « mastériser », il faudrait des masters ad hoc : qui va les fabriquer ? Pour « moduler les services », il faudrait trouver des complices à l’intérieur des universités : qui va s’y risquer ? Ils ont essayé toutes les « voies de passage » : l’intimidation, la répression, la division, les promesses, les mensonges. Rien n’y fait. Veulent-ils vraiment entrer dans l’Histoire comme les ministres de l’année universitaire à un seul semestre ? Les citoyens de ce pays accepteront-ils longtemps que les responsables d’un tel gâchis restent des ministres de la République ?

Il faut maintenant, tout de suite, en finir par où on aurait dû commencer : en retirant les projets de décrets modifiant le statut des enseignants-chercheurs et celui des doctorants, en reconduisant pour l’année prochaine le dispositif actuel de la formation des enseignants, en rendant le millier de postes enlevés en 2009 à l’enseignement supérieur et à la recherche. Et on parlera ensuite de concertation, de consultation, de négociations pour une vraie réforme, pour une véritable alternative à cette loi LRU dont chaque tentative d’application soulève un tollé. Après ces retraits, dans l’apaisement d’une université qui aura retrouvé son fonctionnement normal, le dialogue démocratique pourra reprendre, dialogue entre la Nation et ceux qu’elle charge de produire et de transmettre le Savoir, patrimoine essentiel, gage d’avenir, fonction vitale, tout particulièrement en période de crise.

Réunion publique à Agen - comment soutenir la Palestine ?

Trois mois après la guerre contre Gaza, le Nouveau Parti Anticapitaliste organise à Agen une réunion publique pour discuter de comment soutenir le peuple palestinien.

A 20h, vendredi 3 avril, salle Picasso, Rue Paul Pons (en face du Stadium)

- La Ronde Infinie des Obstinés

DIVERS - La Ronde Infinie des Obstinés

Depuis plus de 120 heures, jour et nuit, cette manifestation permanente devant l'Hôtel de Ville à Paris, contre le démantèlement de l'université prévue par notre cher gouvernement. Cliquez ci-dessus pour voir les photos.

samedi 28 mars 2009

La Ronde Infinie des Obstinés

La Ronde Infinie des Obstinés

Manifestation permanente des universités, à Paris devant l'Hôtel de Ville. Cliquez ci-dessus pour voir les vidéos.

6 Français sur 10 font confiance aux syndicats - France : la crise sociale - NouvelObs.com

6 Français sur 10 font confiance aux syndicats - France : la crise sociale - NouvelObs.com

France Inter > Le 7/9 du samedi

France Inter > Le 7/9 du samedi

Une émission radio sur France Inter consacrée au mouvement dans les universités.

Le numéro 1 du journal est sorti!



Le journal du nouveau parti anticapitaliste vient de sortir son premier numéro! Guettez-le sur les marchés et dans les manifestations!

Mastérisation - le gouvernement recule, mais pas assez

Une collègue sur une liste de discussion explique assez bien la situation concernant la mastérisation, une contre-réforme un peu technique :


"Nous demandions le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010. Nous l'avons obtenu. Nous demandions l'inscription des étudiants licenciés aux formations actuelles PE1, PLC1, etc. Nous venons de l'obtenir. Nous demandions l'ouverture immédiate des inscriptions dans les IUFM. Nous venons d'obtenir un feu vert officiel. Il est donc exact que le gouvernement, en quelques jours, vient de céder à ces trois demandes auxquelles il était resté sourd jusque-là. Il faut y voir une réponse au rapport de forces qui a été créé ces derniers mois dans les Universités et parmi les personnels impliqués dans la formation des enseignants.

Mais en ouvrant les inscriptions en M1 dans les UFR et en reconnaissant l'année d'IUFM comme M1, le gouvernement tente de lancer le processus de mastérisation de la formation. Or, il le fait sans en préciser le contenu. Quid des stages en M1 et M2 (nombre, nature, durée, encadrement) ? Quid des concours (nature et date des épreuves) ? Quid de l'année dite de stage après le concours (valeur de l'allégement de service, dispositif d'accompagnement, nature des formations et encadrement, forme de la certification) ? Quid du devenir des IUFM, des personnels et des sites ? Quid de l'utilisation de leurs compétences pour la formation professionnelle et la recherche et de la structuration nécessaire des coopérations interuniversitaires… ? Quid de l'importance de la revalorisation des salaires des enseignants ? Etc."

vendredi 27 mars 2009

{sciences²} Vue d'ensemble du mouvement des universitaires

{sciences²}

Huit semaines de mépris, cela suffit! Déclaration de sauvons l'Université

Huit semaines de mépris : ça suffit !




Une crise sans précédent secoue les universités et traverse l’ensemble du système éducatif national (des lycées professionnels aux IUT, en passant par les universités, les maternelles et les IUFM) depuis la rentrée. Elle a débouché sur une grève des universités débutée le 2 février 2009. Il est inouï que les deux ministres concernés n’aient rien fait depuis huit semaines pour régler un conflit majeur. Ils n’ont rien su proposer qui fût à la hauteur de la situation, dévoilant à la fois leur impuissance politique et leur incompétence sur des dossiers qu’ils ne maîtrisent pas et dont le traitement vise avant tout à réduire les dépenses de l’Etat dans le système d’enseignement français.
Le clientélisme gouvernemental qui se manifeste à l’égard de quelques-uns au détriment de l’intérêt général nous conduit à accentuer notre mobilisation. De fait, les universités résistent et le mouvement se maintient, dans toute la France.
Les prises de positions des deux ministres indiquent que nous avons été probablement trop raisonnables jusqu’à ce jour pour mériter d’être entendus : manifestons encore notre désapprobation de toutes sortes de manières, jusqu’à l’obtention de nos revendications légitimes.
Non contente d’avoir provoqué la grève la plus longue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse feint aujourd’hui de se soucier des étudiants. Nous devons lui rappeler, avec la 7e Coordination des Universités (23 mars 2009), que, dans le cadre de l’autonomie pédagogique qui caractérise les Universités, « nous saurons dans chaque université et dans le respect des spécificités disciplinaires trouver les modalités de la tenue du second semestre en liaison avec les étudiants et en accord avec les personnels administratifs et techniques ».
Dans l’immédiat, l’urgence est à nouveau, pour chacun d’entre nous, d’éviter toute remontée de maquette de master enseignement au 31 mars. Ceux qui le feraient afficheraient leur mépris pour l’engagement de leurs collègues. Pour notre part, nous invitons, à nouveau, ceux qui défendent une formation des enseignants digne de ce nom à une nouvelle cérémonie de non-remise de maquettes au ministère de l’Enseignement Supérieur et devant les rectorats en province le 31 mars ou le 1er avril. Les ministres feignent de ne pas comprendre : répétons avec vigueur que nous sommes totalement opposés à sa réforme.

Devant une attaque profonde contre ce à quoi nous croyons et à quoi nous avons consacré nos vies, refusons le renoncement ! SLU invite l’ensemble des universitaires à poursuivre et amplifier le mouvement, en suivant le calendrier de la Coordination des Universités, et à adopter à la fois des modalités qui leur sont propres et des méthodes qui ont fait leur preuve dans d’autres secteurs de la société :

- en manifestant devant les ministères et les rectorats
- en participant à la Ronde des Obstinés à Paris (et dans les autres villes où elle a été ou sera organisée)
- en agissant dans l'espace public, notamment en y multipliant les prises de parole
- en manifestant tous les mercredis devant les rectorats,
- en investissant les gares ferroviaires et routières pour y faire connaître les raisons de notre combat,
- en développant la jonction avec le primaire et le secondaire,
- en occupant les universités là où cela a un sens et là ou cela peut se faire avec la participation des enseignants-chercheurs et des chercheurs.

Les occupations simultanées et pacifiques de la Sorbonne et du siège du CNRS ce jeudi 26 mars sont de bons exemples de ce type d’action. Continuons !

Disons à ceux qui comptent sur notre sens du devoir et notre dévouement à toute épreuve que les insultes, l’humiliation et les menaces qui pèsent sur l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche, mais aussi de l’ensemble du système éducatif, nous conduisent aujourd’hui à une résistance déterminée. Les enjeux de notre combat sont plus grands que nous et le gouvernement ne nous laisse d’autre choix que de durcir notre mouvement.


Huit semaines de mépris : ça suffit !

YouTube - La ronde infinie des obstinés

YouTube - La ronde infinie des obstinés

Voir la vidéo sur la manifestation permanente du mouvement universitaire devant l'Hôtel de Ville à Paris.

La gauche et l’appui à la résistance palestinienne

La gauche et l’appui à la résistance | Raoul Marc Jennar

Il est sûr qu'entre le mouvement dans l'éducation et la résistance face aux licenciements, nous avons du pain sur la planche. Mais n'oublions pas nos frères et soeurs en Palestine. Cliquez ci-dessus pour lire une contribution au débat sur la gauche en Europe et le soutien à la résistance palestinienne.

La CPU suspendue après invasion étudiante

Le Télégramme - Finistère - Brest. La CPU suspendue

La Conférence des Présidents d'Université, sans doute inquiète des primes exorbitants qui leur ont été promis par la ministre, appelle à la reprise des cours dans les universités et l'abandon du mouvement de contestation. Leur réunion a été perturbée par le mouvement des étudiants et des universitaires. Cliquez ci-dessus pour tout savoir.

La mobilisation à l'Université de Dijon, à Avignon et à Orléans

Un collègue m'a transmis
DIJON
Aujourd'hui 2 AG : une des personnels (peu de monde) mais des
discussions et décisions importantes : démission de nos charges (nous ne
sommes pas tous d'accord), blocage de certains bâtiments de
l'université, non participation aux jurys de bac, bts, ...non
participation aux réunions du pres etc. Le résumé du ctpu a eu une bonne
oreille de la part de l'auditoire (y compris des anciens sgen ! ;-) ).
Puis seconde ag avec environ 1000 personnes et des discours très
intéressants et très écoutés, puis vote du BLOCAGE et occupation de
l'université (ou au moins de certains batiments car le campus est
vraiment très grand) avec une affirmation de participation active de la
part des EC.

AVIGNON
AG ce matin (25.03) 10h, plus de 1500 présents répartis sur 4 amphis sur le
site principale reliés par vidéo-conférence, visio aussi pour les sites
périphériques (le record historique de participation en AG est battu
pour la 3eme fois).


Entre 1200 et 1536 suffrages exprimés sur chacun des votes.

- Motion intersyndicale contre la pénalisation individuelle du mouvement
social, suite à la mise en garde à vue d'un militant du mouvement :
adoptée à une écrasante majorité (vote à mains levées).

- Motions de la 7eme CNU de Strasbourg (voir pièce-jointe) : adoptées à
une écrasante majorité (vote à mains levées).

- Reprise totale des cours : rejetée à une très large majorité (vote à
mains levées).

- Vote à bulletin secret sur le blocage des cours : le blocage _total_
des cours l'emporte avec une très nette majorité des 1536 suffrages
exprimés.


15h : le comité de mobilisation (plus de 80 personnes) décide d'enterrer
l'Université d'Avignon demain :

Demain 12h : Mise en biere de l'université sur le site principal

Demain 14h : Convoi funéraire jusqu'au fameux "pont d'Avignon"

Demain autour de 15h30 : dispersion des cendres depuis le pont, dans le
Rhône.


ORLEANS
L’Assemblée Générale personnels-étudiants de l’université d’Orléans (3 amphis pleins dont 180 personnels) a estimé à la quasi-unanimité mardi 24 mars que les dernières déclarations du gouvernement ne constituent pas de véritables avancées en termes de négociation. La grève a été reconduite à la très grande majorité jusqu’à la prochaine AG, vendredi 27 mars.

French strike sees millions rally against Sarkozy|28Mar09|Socialist Worker

French strike sees millions rally against Sarkozy|28Mar09|Socialist Worker

Un journal anticapitaliste anglais écrit sur la grande grève de jeudi dernier. Cliquez ci-dessus.

La Sorbonne résiste

La Sorbonne était occupée pendant plusieursheures hier soir... voici la déclaration qui était rédigée :

Ce soir, la Sorbonne est libre …
Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l’université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l’égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l’argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l’historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l’enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l’avenir de toute une génération.

Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l’enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire, avec les chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d’Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l’université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d’une société, parce qu’ils sont gages d’avenir.

La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s’en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.

Les Occupants de la Sorbonne

Paris, le 26 Mars 2009

dimanche 22 mars 2009

Sommet de l'Otan: des Strasbourgeois sommés de retirer le drapeau de la paix - Libération


Sommet de l'Otan: des Strasbourgeois sommés de retirer le drapeau de la paix - Libération


La police fait le tour de Strasbourg avant le sommet de l'OTAN pour emp^cher les gens de montrer à leur fenêtre un drapeau arc-en-ciel, drapeau de la paix!
Heureusement que l'OTAN est là pour défendre la démocratie, hein?

Aubry se déplace vers la gauche

Sous la pression du mouvement, la direction du PS a un discours plus à gauche que d'habitude. Martine Aubry


"Si nous reprenions simplement 10 milliards aux niches fiscales, si nous mettions entre parenthèses cette loi Tepa qui a mis en place le bouclier fiscal qui est aujourd'hui un vrai boulet, parce qu'elle empêche de faire autre chose, alors avec cet argent on pourrait, comme nous le proposons, verser une prime de 500 euros - c'est ce qu'ont fait les Espagnols et les Allemands à tous les salaires bas et moyens, ainsi qu'aux minima sociaux pour relancer la consommation. Nous pourrions également baisser la TVA d'un point et relancer la construction de logements sociaux", ajoute-t-elle.

Poser des conditions pour autoriser le licenciement

La première secrétaire du PS met en avant la proposition des socialistes d'un "bouclier social" face à la crise, qui consisterait par exemple à "augmenter l'indemnisation du chômage", et à "l'allonger de six mois". Elle estime aussi qu'"il faut interdire aux entreprises de licencier quand elles enregistrent des résultats, si elles ne recréent pas autant d'emplois sur le site qu'elles ont fermé, et si elles n'apportent pas aux salariés les moyens de retrouver un travail". "Ces entreprises qui profitent de la crise avec avidité pour gagner un peu plus d'argent ailleurs après avoir trahi les salariés et les avoir mis dans le désespoir, il faut les sanctionner. La loi est faite pour cela", dit-elle. (Avec AP)

samedi 21 mars 2009

Le mouvement dans les universités

A Lyon 2, la grève de l'enseignement se poursuit, même si elle se fait inégalement selon les départements et les composantes. Aux actions déjà menées, se sont ajoutées cette semaine une chaîne humaine le long des quais du Rhône, la participation massive à la journée interprofessionnelle et un universithon place Bellecour, afin de populariser les revendications et mieux faire connaître les objectifs du mouvement.

Lors de l'assemblée générale qui a regroupé 150 participants, dont 90 personnels, on a débattu d'autres actions suggérées pour la suite: opération "printemps des chaises", création de comités de débrayage, démission des fonctions électives, non remontées des maquettes pour le prochain quadriennal, nuit de l'université, occupation d'un lieu symbolique...
En outre, les personnels ont réaffirmé la création d'un comité de soutien et d'une caisse de solidarité pour le paiment des frais de justice des étudiants interpellés, lors des violences policières à l'occasion de la manifestation contre Biovision. La mobilisation étudiante ne faiblit pas, l'AG de mardi dernier ayant voté le blocage sur les quais, sous la forme d'une "fac ouverte" avec activités alternatives.

D.M.

Rennes 2 (université majoritairement SHS) :

- grève des personnels à partir du 2 février (vote de l'AG des
personnels; pas d'organisation par UFR ou département)

- blocage étudiant voté par l'AG étudiante du 9 février (non pas le 5e
en 5 ans, mais le 3e en 4 ans : 2006, 2007, 2009) : blocage total (ts
les jours), filtrant (les personnels circulent sans problème, les
étudiants individuellement aussi) => pas de cours depuis le 9 février
(sauf licences "pro" et concours) + occupation nocturne jusqu'à la
semaine dernière (levée par une AG étudiante) + forte présence de
"totos"
la dernière AG étudiante (2000 à 3000 personnes), lundi 16 mars, a
reconduit le blocage à une très faible majorité (plusieurs votes car
résultats peu évidents) => la présidence a organisé un "vote" (ou
"consultation", les deux termes étant employés suivant les différents
communiqués) électronique => résultat hier : 4700 connexions (sur env.
170000 étudiants inscrits) : 20% pour le blocage, 72% contre. Mais 1)
les syndicats étudiants appelaient au boycott et 2) l'AG du 16 a
(re)voté, à une forte majorité, le principe de sa souveraineté

- grève : reconduite par l'AG des personnels (2 fois par semaine) du 2
février au 16 mars . AG du lundi 16 mars : grève les jours de
mobilisation (mercredi 18 et jeudi 19; une "reprise", qui est restée
théorique puisque l'AG étudiante qui a suivi a reconduit le blocage);
AG du 19 mars : grève les 23 et 24 mars

- mobilisation et actions : difficile de mesurer le nb réel de
grévistes puisqu'il n'y a aucun cours.
L'AG des personnels (majorité d'EC, quelques Biatos) : env. 160
personnes la première semaine, autour de 50 actuellement
Comité d'actions (tracts, actions...) se réunissant tous les jours :
20 à 30 personnes tournant plus ou moins + une demi-douzaine de
collègues particulièrement mobilisés
Actions : en ville (tractage, flash mob, cours hors les murs ),
organisation de "cours alternatifs" (langues, socio) sur le campus
(faire revenir les étudiants sur un campus souvent désert), réunions
régulières par département avec les étudiants (informations sur le
mouvement, national et local), essais plus ou moins fructueux
d'organiser des actions avec les étudiants
Manifs : forte mobilisation des personnels et des étudiants dans les
premières, beaucoup plus faible actuellement

D.G.

à Caen, les UFR de géo, histoire et staps restent très fortement
mobilisées (suspension totale ou quasi totale et cours alternatifs ou
ateliers), les ufr de sc de l'homme, lve, droit le sont aussi avec des
modalités un peu différentes (suspension les jours de mobilisation,
généralement 2 jours par semaine ; cours alternatifs, lectures
publiques etc...) ; l'ibfa (biologie) est entré récemment dans la
lutte ; les iut ont été bloqués la semaine dernière, l'iufm est entré
tardivement dans la lutte, mais semble se mobiliser de façon
importante. Sciences et médecine en revanche restent à l'écart du
mouvement pour l'instant. Les Biatoss commencent très sérieusement à
entrer dans le mouvement. Très forte participation de l'enseignement
sup à la manif du 19 à Caen

Abonnez-vous au journal du nouveau parti anticapitaliste

Ce n'est pas compliqué,il suffit

- d'imprimer et de remplir le formulaire « je m'abonne par prélèvement automatique » ,
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C'est tout!

The People's Charter

The People's Charter

Malheureusement, en France, l'unité de la gauche radicale est difficile à trouver. En Angleterre la gauche radicale a pu se mettre d'accord sur une charte (très courte) qu'elle fait signer à tous ceux qui veulent du vrai changement. Un exemple à suivre? Cliquez ci-dessus pour lire la Charte en anglais.

L'université de Paris 12 mobilisée

4 pages unitaires contre l'OTAN..... | NPA

4 pages unitaires contre l'OTAN..... | NPA

Non à la guerre, Non à l'OTAN. Cliquez ci-dessus pour voir le quatre pages. Faites le circuler à tous les copains et copines qui ne savent pas trop quoi en penser!

NPA: le premier numéro de l'hebdomadaire "Tout est à nous" en vente jeudi | NPA

NPA: le premier numéro de l'hebdomadaire "Tout est à nous" en vente jeudi | NPA

Le Nouveau parti anticapitaliste a son journal. J'ai vu le numéro zéro, c'est pas mal du tout. Abonnez-vous!

La lutte continue dans les universités

Le blog de mobilisation66

Voir par exemple, ce blog de Perpignan.

Obama après Guantanamo War on terror 2.0 | SocialistWorker.org

War on terror 2.0 | SocialistWorker.org

Cet article en anglais d'un journal anticapitaliste américain regarde en détail les projets d'Obama concernant la "guerre contre le terrorisme". Il y a moins de changement qu'on avait pu penser.

vendredi 20 mars 2009

Photos de la manifestation à Paris le 19 mars

Voir ici un diaporama (merci Jennifer)

jeudi 19 mars 2009

Photos de la manifestation du 19 mars










A Agen

Vive la grève!

« L’affaire du voile »  : un consensus lourd de conséquences - Les mots sont importants (lmsi.net)

« L’affaire du voile » deux ans après : un consensus lourd de conséquences - Les mots sont importants (lmsi.net)

Je viens de découvrir ce texte qui n'est pas tout récent. Ecrit par un ami, Pierre Tevanian, il revient sur la loi du 15 mars 2004 qui visait à empêcher des jeunes femmes de se rendre à l'école portant un "foulard musulman". Lecture indispensable pour tout antiraciste.

Charles Darwin

Charles Darwin

Il y a deux cents ans est né Charles Darwin. Cliquez ci-dessus pour lire un article traduit d'un journal anticapitaliste anglais sur le grand homme et l'importance de ses théories.

mercredi 18 mars 2009

Où en est la mobilisation dans les universités, le 18 mars ?

(merci Philippe)

Mobilisation dans les universités : le point sur la journée du 17 mars 2009
Voici un point sur l'état de la mobilisation dans les universités à deux
jours de la journée de grève et de manifestations interprofessionnelles qui
aura lieu jeudi 19 mars 2009.

RÉGION PARISIENNE

PARIS-I. « La situation n'évolue pas, on constate un programme fourni de grève active avec un nombre fourni également d'enseignants-chercheurs mobilisés », indique la présidence de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Sébastien, de l'Unef, ajoute qu'une AG aura lieu demain sur le site de Tolbiac à l'occasion de laquelle « le blocage devrait être voté ».

PARIS-III. Une AG de personnels a réuni environ 300 personnes, mardi 17 mars, indique une membre du comité de mobilisation de Paris-III Sorbonne-Nouvelle. « Toutes les UFR ont voté la grève sauf deux », indique-t-elle. « Nous avons également appelé à la démission des directeurs de composantes et au boycott des travaux se rapportant à la loi LRU dans les conseils. » En outre, « la mobilisation est plus effective que précédemment chez les Biatoss », estime-t-elle. « Demain, un barrage filtrant à l'initiative des personnels Biatoss se tiendra sur le site de Censier », conclut-elle.

PARIS-IV. Une AG est prévue à 11h à la Sorbonne, commune aux étudiants, personnels et enseignants de Paris-I Panthéon-Sorbonne, Paris-IV Sorbonne et Paris-III Sorbonne-Nouvelle, indique Philippine de l'Unef. La présidence de Paris-IV ajoute qu'une AG des personnels a eu lieu mardi 17 mars, réunissant 200 personnes environ. À l'issue de cette AG, la grève a été reconduite jusqu'à lundi. Par ailleurs, l'Unef et la présidence indiquent « qu'aucun cours de Paris-IV n'a lieu à la Sorbonne sauf les préparations à l'agrégation et au Capes » et que tous les « centres extérieurs sont fermés
».

PARIS-V. Une AG réunissant 150 étudiants et enseignants a voté mardi 17 mars le blocage de l'Institut de psychologie de l'université Paris-Descartes (Paris-V) jusqu'à jeudi inclus, indique Delphine, étudiante de l'Unef. Un autre étudiant de l'Unef indique qu'en revanche il est « compliqué » de bloquer le site des Saints-Pères, les étudiants en médecine « faisant la queue dès 7h30 le matin pour assister aux cours ». Les participants à l'AG ont également décidé de se joindra à la « nuit des universités franciliennes » qui se déroule ce 17 mars. De nombreux cours hors les murs ont également lieu, ajoute cet étudiant qui estime par ailleurs que « 30 % environ des enseignants sont en grève au sein de l'UFR Maths-Info et environ 50 % des enseignants au sein de l'Institut des sciences humaines et sociales ». En médecine et en pharmacie, peu d'enseignants sont en revanche en grève, toujours selon l'Unef.

PARIS-VI. AG organisée ce midi a réuni, selon Jean-Charles Pomerol, une centaine de personnes et entre 100 et 150 selon Jean-Marie Maillard, du SNCS. L'AG avait pour objectif la preparation de la journée de mobilisation du 19.

PARIS-VII. « Une AG de 150 étudiants s'est réunie mardi 17 mars 2009 et a voté le blocage de l'université [Paris-Diderot] jeudi 19 pour la manifestation », Une « bonne partie des composantes maintient la grève » .

PARIS-VIII. « Une AG des étudiants, enseignants et Biatoss a réuni hier 400personnes et a revoté la grève ainsi que la participation à la journée interprofessionnelle de jeudi 19 mars. Une AG des enseignants a réuni une centaine de personnes », indique une représentante de l'Unef de l'université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis. « Tous les UFR sont en grève et 70 % des cours n'ont pas lieu. Les seuls à être peu mobilisés sont les personnels administratifs. » « Il n'est pas question pour le moment de bloquer l'université car la plupart des enseignants sont en grève. La question du blocage sera peut-être abordée la semaine prochaine », ajoute-t-elle. En outre, l'université précise qu'une réunion interuniversitaire réunira les personnels Biatoss, samedi 21 mars.

PARIS-X. Une assemblée générale unitaire qui a réuni entre 400 et 500 personnes, a reconduit aujourd'hui la grève à l'université Paris-Ouest Nanterre-La-Défense, indique une représentante de l'Unef de l'établissement. « L'assemblée était composé en majorité d'étudiants et d'une trentaine de professeurs. » En outre, elle précise que « l'UFR de droit qui avait repris les cours il y a deux semaines, a finalement revoté la grève ». Elle precise par ailleurs que le blocage de l'université n'est pas à l'ordre du jour.

PARIS-XI. Une AG a réuni environ 500 personnes à Orsay, lundi 16 mars. « La grève n'a pas été revotée, mis à part pour la journée de jeudi », commente Arnaud Le Ny (Snesup). « Il y avait une majorité d'enseignants, ainsi que des Biatoss et des étudiants », remarque-t-il. Par ailleurs, « les trois IUT sont très mobilisés. À Cachan, des enseignants et des étudiants ont bloqué la N20 et tenu des conférences en plein air. De même, certains cours se sont déroulés devant la mairie de Sceaux », constate Arnaud Le Ny. Il ajoute enfin que l'IUT de Cachan accueillera vendredi prochain la coordination des personnels de tous les IUT franciliens, parallèlement à une réunion de l'Adiut sur ce site.

UVSQ. Globalement, il y a très peu de mouvement. »

Paris XII UFR de Lettres et de Sciences Humaines très mobilisée. Mardi 17 un Printemps des Chaises a eu lieu; Jeudi 19 blocage pour permettre à tous d’aller à la manifestation.

PARIS-XIII. « … aucun blocage n'est à constater, la situation est la même qu'auparavant », signale Jean-Loup Salzmann, président de l'université Paris-Nord. Il indique également ne pas avoir pour l'instant fait de recensement des enseignants grévistes, « en attendant les indications de Valérie Pécresse » sur la procédure à suivre.

OUEST ET CENTRE

TOURS. Le site des Tanneurs (SHS, arts, langues) de l'université François-Rabelais de Tours est toujours bloqué, et aucun cours ne peut être assuré. Une nouvelle AG aura lieu demain, d'après Camille, la porte-parole de l'Unef. Les dernières avaient rassemblé « environ 300 personnes, essentiellement des étudiants »,précise la présidence.


ORLÉANS. Une assemblée de 700 personnes, réunie aujourd'hui, a voté pour la poursuite du blocage. « Les UFR de lettres, sciences, et Staps devraientdonc rester fermées toute la semaine, et l'IUT jusqu'à vendredi matin »,indique Jannick Brabant, responsable de la communication à l'université. «Globalement, dans ces disciplines, aucun cours n'est assuré », commente-t-elle. Une autre assemblée générale aura lieu vendredi matin. …

LE HAVRE. La « journée d'alerte » organisée lundi 16 mars par le conseild'administration de l'université du Havre a rassemblé une cinquantained'étudiants. L'organisation de cette journée de débats et d'échanges avaitété décidée le 17 février 2009 par le conseil d'administration de
l'université afin de protester contre les suppressions d'emplois et lenouveau modèle de répartition des moyens. Au cours de cette journée, Camille Galap, président de l'université, a estimé que ces suppressions d'emploi constituaient une « sanction difficile à comprendre après l'attribution du label campus innovant et la mention comme université exemplaire pour son
plan campus ». Au plus fort de cette journée, le débat sur la loi LRU organisé en début d'après-midi avec Pascal Binczak, le président de l'université Paris-VIII, a réuni environ 250 personnes, dont une très forte majorité d'enseignants-chercheurs. Peu de personnels Biatos ont assisté à cette journée…

Une prochaine AG étudiante est prévue pour mercredi 18 mars à partir de 13 heures. Les cours se poursuivent normalement au sein de l'université depuis la levée des derniers blocages, vendredi 13 mars 2009.

ROUEN. Une assemblée générale étudiante organisée lundi 16 mars dans les locaux de l'UFR de sciences a réuni environ 400 personnes. …L'AG a principalement porté sur l'organisation de la manifestation du jeudi 19 mars 2009. Une nouvelle AG devrait être organisée le 19 mars en début d'après-midi à l'issue de la manifestation. Les enseignants qui étaient aujourd'hui une soixantaine réunis en AG ont décidé de poursuivre leurs opérations « fac enville » avec l'organisation de cours en centre-ville. Une « nuit de l'université » consacrée à des débats, devrait être organisée la semaine prochaine. Le jour de l'opération reste à déterminer.

€CAEN. L'occupation de l'université a été votée ce matin, « à une courte majorité », selon Thibault Leroy-Mignot, président de l'Unef Caen. …

L'AG qui s'est tenue sur le campus 1 a également décidé d'occuper une agence de Pôle emploi ainsi que les locaux de l'inspection du travail, avec une distribution de tracts.
Finalement, 450 étudiants ont effectivement perturbé le fonctionnement des services de l'inspection du travail, confirment les forces de l'ordre. Cette occupation qui a débuté vers 15h30 a pris fin aux environs de 17h30. Une autre AG organisée sur le campus 2 a réuni plus de 200 personnes aujourd'hui, contre une petite soixantaine habituellement.

La présidente de l'université de Caen a annulé les réunions des conseils centraux prévues la semaine prochaine. Un conseil d'administration devrait toutefois être maintenu. La présidence précise : « L'ordre du jour a été limité à des décisions budgétaires techniques indispensables à l'ouverture de crédits immobiliers ». Les services de la présidence font part de leur « inquiétude » sur la capacité à rattraper les cours qui ne se sont pas tenues depuis près de sept semaines dans « certaines UFR ».

NANTES. Le blocus à l'université de Nantes a été reconduit ce matin, mardi 17 mars 2009, lors d'une AG qui a rassemblé plus de 2 000 étudiants, selon l'Unef. Environ 1 100 étudiants ont voté pour le blocus total, 600 pour le blocus partiel, et 150 contre le blocus. Le blocus est effectif jusqu'à lundi prochain. Hier, une AG spécifique à l'UFR droit a réuni un millier d'étudiants, qui ont voté pour la reprise des cours, avec le blocage de l'UFR jeudi prochain, pour la journée nationale de mobilisation. Une petite manifestation étudiante devait se dérouler cet après-midi à Nantes, « en guise de piqûre de rappel », explique l'Unef. La manifestation interprofessionnelle de jeudi partira vers 14 heures de l'Hôtel-Dieu. Enfin, « un grand nombre de responsables administratifs de l'université » (responsables d'année, responsables de filières, directeurs d'études…) remettront leur démission vendredi au recteur, lors d'une audience prevue vers 16 heures. Cette action a été décidée lundi lors d'une AG des personnels de l'université de Nantes, qui a réuni plus de 200 personnes
selon le Snesup.

RENNES. Les étudiants de l'université Rennes-II Haute-Bretagne ont decide lundi 16 mars, lors d'une AG qui a rassemblé environ 2 000 personnes (3 000 au moment du vote), de poursuivre le blocage. « Les comptages ont été refaits à plusieurs reprises, car le vote à main levée est difficile à apprécier », explique Mélodie, responsable de l'Unef Rennes. « On estime
qu'environ 60 % des étudiants présents étaient favorables au blocage. » Pour la présidence de l'université, il s'agit de « votes très indécis ».
La direction de l'université a donc décidé d'organiser un vote par voie électronique demain mercredi, de 9 heures à 18 heures et vendredi de 9 heures à 16 heures… Ce vote sera placé sous le contrôle d'un huissier de justice et du correspondant « informatique et liberté » de Rennes-II. Les résultats devraient être connus dès vendredi soir. L'Unef est contre l'organisation de ce vote : « tous les étudiants n'ont pas accès à un ordinateur, et faire une consultation à froid, sans discussion préalable comme c'est le cas lors des AG, n'a pas de sens », estime la responsable du syndicat étudiant. « C'est un mauvais outil, qui est une façon de dire que l'AG n'est pas souveraine, et qui risque surtout de radicaliser le mouvement, car si le déblocage est voté - ce qui est probable si la plupart des bloqueurs boycottent cette onsultation - il pourrait y avoir des tensions entre les partisans du blocage et les autres. »

La prochaine AG étudiante doit se réunir lundi 23 mars à 14 heures. D'ici là, une opération escargot est prévue demain à 10 heures, au départ du campus Villejean, et la manifestation interprofessionnelle de jeudi partira à 11h30 de la place de la gare. Les étudiants se donnent rendez-vous dès 11 heures sur l'esplanade Charles-de-Gaulle.

Du côté des personnels de Rennes-II, réunis lundi matin en AG, un vote serré a conduit a adopter le principe d'un déblocage partiel de l'université, en maintenant des actions deux jours et demi par semaine. Ce principe a été soumis au vote des étudiants, qui l'a rejeté. Les personnels se réuniront de nouveau jeudi à 9 heures, lors d'une AG commune avec Rennes-I. Le depart pour la manifestation se fera vers 10h30. À Rennes-I, les cours se déroulent normalement, mais l'AG étudiante appelle à manifester jeudi et à « accueillir » vendredi la personne qui représentera Valérie Pécresse, qui devait intervenir sur le thème « Quels défis pour l'université autonome ? » dans le cadre du forum Libération intitulé « Sortir de la crise ! », organisé à Rennes du 20 au 22 mars.

BREST. Une AG des étudiants en sciences de l'UBO (université de Bretagne-Occidentale) a réuni aujourd'hui, mardi 17 mars 2009, plus de 400 personnes. Le blocus a été voté pour la première fois dans cette UFR. Les étudiants de Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) ont pris une décision similaire. En lettres, l'AG a réuni plus de 500 personnes, selon l'Unef. Le blocus a été reconduit jusqu'à lundi, 13 heures, date de la prochaine AG. L'assemblée générale des personnels enseignants, également organisée aujourd'hui, a permis de préparer la manifestation de jeudi, prévue à 10h30 place de la Liberté.

LE MANS. L'AG étudiante organisée aujourd'hui, mardi 17 mars 2009, à l'université du Maine, a réuni environ 500 étudiants, selon l'Unef. Les étudiants ont décidé de demander à la présidence de l'université de procéder à une fermeture administrative jeudi. Devant le refus de la présidence, le blocage total a été décidé pour cette journée. Une nouvelle AG étudiante aura lieu lundi. Aujourd'hui, quelques étudiants ont participé à des AG lycéennes, qui ont réuni entre 50 et 100 lycéens dans deux ou trios établissements du Mans, selon un membre de l'Unef. Jeudi, la manifestation mancelle partira à 9h30 du Palais des congrès. Le cortège étudiant se formera un peu plus tôt sur le campus.

GRAND SUD-OUEST

POITIERS. « Les cours sont suspendus dans plusieurs UFR de l'université de Poitiers, bien qu'en lettres et langues ils aient décidé de reprendre les enseignements à partir du 23 mars sur les demi-journées pour ne pas compromettre irrémédiablement ce second semestre », indique Nathalie Villard, déléguée Snasub-FSU, qui ajoute que « le CA prévu lundi n'a pas pu avoir lieu ». La présidence affirme, elle, que « le CA de lundi 16 mars a eu lieu, mais ailleurs que là ou il était prévu. Il y a eu vote du compte financier 2008, de l'allocation de subventions aux associations étudiantes et vote des comités de sélection pour la prochaine campagne de sélection des enseignants-chercheurs ». …Le « comité de mobilisation » étudiant indique
qu'une AG étudiante a reconduit le blocage de l'université, ce mardi 17 mars
2009, par 911 voix pour et 358 contre. Personnels et étudiants se retrouvent
en assemblée générale le 20 mars.

LIMOGES. En lettres et sciences humaines, au cours d'une assemblée générale rassemblant « environ 300 personnes le blocage des cours, hors concours et français langue étrangère, mercredi 18 mars après-midi ainsi que jeudi 19 toute la journée, a été voté à main levée à une majorité nette », indique Cyrille Rougier, doctorant, qui précise que la prochaine assemblée générale aura lieu lundi 23 mars. Ces informations sont confirmées par le service communication de la présidence, qui ajoute que, « contrairement à la journée du 11 mars », les étudiants en sciences réunis en assemblée générale jeudi dernier, le 12 mars, « n'ont pas voté la suspension des cours pour toute la journée du 19 mars mais pour l'assemblée générale prévue le matin même, de 8h30 à 9h30 ».



BORDEAUX. À Bordeaux-III Michel-de-Montaigne, le blocage des locaux a étéreconduit lundi 16 mars, jusqu'au lundi suivant, lors d'une assemblée générale réunissant « au moins mille personnes, étudiants et enseignants » selon les témoignages de plusieurs étudiants et personnels de l'université.

À Bordeaux-II Victor-Segalen, « tous les bâtiments en centre-ville des étudiants en sciences de l'homme sont bloqués depuis l'AG de ce mardi 17 mars, qui a voté ce blocage jusqu'à mardi prochain à 500 voix pour sur 750 votants environ », indique Camille Perreau, responsable Unef à Bordeaux, avant d'ajouter qu'à Bordeaux-I, le blocage partiel installé dans la soirée du 12 mars par une quarantaine d'étudiants « a été reconduit ce lundi 16 mars jusqu'en début de semaine prochaine par plus des deux tiers des 600 étudiants présents en AG ». …

À Bordeaux-IV, la présidence a publié ce mardi 17 mars en début de soirée le communiqué suivant : « Soucieux de garantir la sécurité de tous, le président de l'université, en raison des risques de blocage et de perturbation du siège de l'université à l'occasion de la journée nationale de manifestations du 19 mars, déclare le site de Pessac fermé toute la journée du jeudi 19 mars 2009. »

PAU. À Pau, une assemblée de plusieurs centaines d'étudiants et enseignants a voté ce mardi 17 mars la remise en place du blocage de l'université, qui avait été « débloquée » à 24 voix d'écart une semaine avant, le mardi 10 mars. « C'est reconduit jusqu'à jeudi » confirme la présidence, qui ajoute : « Il ne se passe rien sur les sites satellites de Tarbes et de Mont-de-Marsan. »

TOULOUSE. « Entre 150 et 200 étudiants du Mirail, de l'université Paul-Sabatier et de l'Arsenal, ont mené une action inter-fac cette après-midi », déclare Pauline, membre du « comité UPS en lutte » mardi 17 mars 2009. Selon elle, plusieurs petits groupes séparés se sont formés pour mener une action surprise dans les locaux toulousains de Radio France. « Nous avons fait une AG d'occupation et élu six porte-parole, deux par université, pour faire entendre médiatiquement la voix des étudiants », explique Pauline. Après négociations et refus « d'ouvrir l'antenne aux étudiants sous la pression », Vincent Rodriguez, rédacteur en chef adjoint du Mouv', a reçu trois représentants. Une interview des étudiants a été enregistrée et « sera diffusée quand la conférence de rédaction le décidera », précise Vincent Rodriguez. « Cette action s'est déroulée dans le calme et sans problème, avec la présence des CRS et de la BAC[brigade anti-criminalité] », note l'étudiante de Toulouse-III. Vincent Rodriguez évoque « une ambiance plutôt cool, de l'ordre de la discussion ».

À Toulouse-II Le Mirail, « il y a enfin eu un vrai débat sur la loi LRU lors de l'AG d'aujourd'hui », indique Nicolas, porte-parole de l'Aget-FSE. « Mille à 1 200 personnes étaient présentes et ont reconduit le piquet de grève », poursuit-il.

À Toulouse-III Paul-Sabatier, « neuf cent personnes, étudiants et personnels, ont voté le blocage total des cours jusque vendredi 20 mars, sauf pour les étudiants des classes préparatoires aux concours nationaux » Le comité de mobilisation prévoit l'organisation d'actions à travers « la distribution de tracts à la population et aux lycéens », mercredi 18 mars. Vers 17 heures, la présidence de Toulouse-III réunira le comité d'accompagnement du mouvement. Par ailleurs, la journée du 19 mars a été déclarée « banalisée » par Gilles Fourtanier, président de Toulouse-III.

GRAND SUD-EST

MONTPELLIER. À Montpellier-III Paul-Valéry, le vote organisé lors de l'AG étudiante de mardi 17 mars s'est terminé dans « une grosse confusion » selon les termes de Laurence Dreyfuss, porte-parole de la section Snesup de l'établissement. Après comptage, 831 voix se sont exprimées en faveur d'un blocage, contre 831 voix contre, 61 abstentions, 56 personnes n'ayant pas pris part au vote. « Les antibloqueurs sont en train de débloquer les piquets de grève et ont refusé la proposition des bloqueurs d'organiser un nouveau vote demain, mercredi 18 mars », note Laurence Dreyfuss. Anne Fraïsse, présidente de Paul-Valéry, a proposé une « journée banalisée » demain, mercredi 18 mars, ainsi que la tenue d'un vote électronique anonyme. « Ce vote pourrait se tenir sur deux jours d'ici la fin de la semaine », indique la présidence.

Un peu plus tôt dans la journée, de 10h à 11h, « une centaine de personnels de l'université Montpellier-III » se sont réunis en AG, selon Laurence Dreyfuss, avant d'être rejoint par les personnels de l'université Montpellier-II pour une AG commune. « La reconduction de la grève a été votée jusque vendredi 20 mars, jour de notre prochaine AG », declare Laurence Dreyfuss. Les personnels ont également adopté une motion demandant à chaque département de se prononcer sur « une démission des responsabilités et la non-remontée des maquettes ». Les personnels mobilisés de l'université Montpellier-II organisent, aujourd'hui, mardi, à partir de 21h30, une « manifestation nocturne »

PERPIGNAN. Jean Benkhelil, président de l'université Via Domitia de Perpignan, « a décidé la suspension des enseignements jusqu'au 19 mars inclus », suite aux résultats de la consultation de l'ensemble des usagers (personnels, étudiants et Biatoss) au sujet des modalités de poursuite de la grève qui s'est déroulée mardi 17 mars 2009. Trois propositions ont été soumises au vote : « pour la grève des enseignements jusqu'au 19 mars inclus », « pour la grève des enseignements uniquement les jours de mobilization nationale » ou « pour la reprise normale des activités d'enseignement ».
Avec 47,66 % de taux de participation, les personnels ont chois à 118 voix de poursuivre la grève jusqu'au 19 mars (68 voix pour une grève « perlée » et 79 voix pour la reprise des cours). Les étudiants ont participé à 15,15 %, soit 991 suffrages exprimés. Les résultats sont partagés puisque 391 d'entre eux se sont prononcés en faveur d'une grève jusqu'au 19 mars, 365 pour la reprise des activités et 235 pour une grève « perlée ». Enfin, les personnesl Biatoss se sont décidé pour la grève jusqu'à jeudi 19 mars à 81 voix sur 216 suffrages exprimés (68 voix en faveur de la reprise des activités, 50 voix pour une grève « perlée » et 17 bulletins nuls). Le taux de participation des Biatoss est de 44,63 %.

La prochaine AG des personnels est prévue jeudi 19 mars.

AIX-MARSEILLE. La faculté des sciences de Saint-Charles à Marseille (université de Provence, Aix-Marseille-I) a été bloquée pendant trois heures mardi matin, 17 mars 2009, par plusieurs dizaines d'étudiants, rapporte l'Unef Aix-Marseille. La veille, le président de l'université, Jean-Paul Caverni, avait demandé aux enseignants-chercheurs et aux étudiants mobilizes de trouver d'autres formes d'actions, ponctuelles, « qui n'entravent pas le bon fonctionnement de l'établissement », tout en indiquant que « les objectifs du mouvement gardent leur légitimité ». À 10 heures, une AG étudiante a ensuite réuni 500 personnes, selon l'Unef Aix-Marseille. La grève a été reconduite jusqu'à vendredi 19 mars, ainsi que l'occupation de l'amphithéâtre Fabry. La prochaine AG aura lieu vendredi.

À la faculté de lettres de l'université de Provence à Aix-en-Provence, l'AG étudiante du jour a rassemblé 700 personnes, affirment à la fois l'Unef Aix-Marseille et le Snesup Aix. Elle a décidé d'organiser à son tour un « printemps des chaises » et d'occuper la faculté dès ce soir. « Les étudiants restent très mobilisés, car ils ont le sentiment de ne pas être entendus. L'objectif n'est cependant pas de radicaliser le mouvement, mais bien de mobiliser encore davantage de monde », commente Julie Toubiana, la présidente de l'Unef Aix-Marseille.

Les enseignants-chercheurs de la faculté de lettres étaient quant à eux environ 150 à se réunir et reconduire la grève jusqu'au 23 mars, date de la prochaine AG, indique le Snesup Aix. Ils demandent la suspension des cours jeudi, jour de mobilisation interprofessionnelle. Ils ont par ailleurs décidé d'envoyer une délégation « perturber » le Cevu qui doit se tenir vendredi 19 mars, afin de « modifier l'ordre du jour, exclure les débats techniques sur le réaménagement du calendrier d'examen alors que le mouvement se poursuit et faire voter une motion de soutien aux 108 enseignants-chercheurs, dont cinq directeurs d'UFR, qui ont démissionné de
leurs tâches administratives » la semaine dernière.

À l'IUT Gaston Bergé (université de la Méditerranée, Aix-Marseille-II), 200 personnes réunies en AG ont voté la grève et le blocage, selon l'Unef.
Par ailleurs, des cours hors les murs ont eu sur la Canebière, hier avec des étudiants et un professeur de l'IUFM d'Aix-Marseille, et aujourd'hui avec des étudiants et des enseignants-chercheurs de l'université de Provence.
Un rassemblement suivi d'une manifestation est prévu mardi soir 17 mars 2009, sur l'escalier de la gare Saint-Charles à Marseille, à l'appel d'une intersyndicale Fidl, FSU 13, SDEN-CGT 13, SE-Unsa 13, SNCL Faen 13, Snes-FSU, Snuipp-FSU, Unef Aix-Marseille et Sud-Éducation 13.
De nouvelles AG auront lieu sur les campus de Saint-Jérôme (université de Provence et université Paul-Cézanne, Aix-Marseille-IIII) et de Luminy (université de la Méditerranée, Aix-Marseille-II).

LYON. Une assemblée générale s'est déroulée aujourd'hui, mardi 17 mars, sur le campus des quais de l'université Lumière Lyon-II. « 589 étudiants ont voté pour le blocage, 343 contre et une cinquantaine se sont abstenus », annonce à l'AEF Yannis (Unef), étudiant à Lyon-II. Une autre assemblée générale aura lieu demain, mercredi, à Lyon-II, mais sur le campus de Bron cette fois. Aujourd'hui la grève a été reconduite et l'appel à manifester jeudi 19 mars, validé.

GRENOBLE. Une assemblée générale étudiante interuniversités s'est déroulée ce mardi 17 mars à Grenoble. « Il y avait 4 à 500 personnes », estime pour l'AEF David du bureau national de l'Unef, présent à Grenoble ce jour. « L'AG inter-U a été suivie d'AG d'UFR ici ou là », précise-t-il. Le blocage n'a pas été voté, mais « le printemps des chaises » se poursuit (operation consistant à confisquer les chaises pour empêcher les cours de se tenir). La participation à la manifestation de jeudi 19 mars a été validée, « avec probablement un départ du campus pour rejoindre la manifestation interprofessionnelle qui partira de la gare à 10 heures », détaille David.
Ce même jour, les étudiants prévoient une diffusion massive de tracts, des débrayages de cours « et peut-être un blocage ». La prochaine AG devrait avoir lieu mardi prochain, 24 mars, avec les enseignants.

CLERMONT-FERRAND. Une assemblée générale aura lieu demain, mercredi 18 mars, à midi, « pour préparer la journée de jeudi », indique Gwénolé Jouannic de l'Agec. « Et jeudi, une nouvelle assemblée générale se tiendra à 15h30 après la manifestation qui partira à 10h », ajoute-t-il. Il précise par ailleurs que lundi, une délégation clermontoise était présente à la « coordination nationale des universités » à Dijon et que ce matin, à Clermont-II, une opération « printemps des chaises » a eu lieu.

SAINT-ÉTIENNE. Les trois sites de l'université Jean-Monnet de Saint-Étienne déjà concernés par les blocages les semaines précédentes ont revoté la grève et les blocages aujourd'hui, mardi 17 mars, en assemblées générales. Sur le site de Tréfilerie, le blocage a été voté par 460 voix pour, 361 contre et 45 abstentions, selon les informations transmises par un étudiant. …. Sur le site des Staps, 170 étudiants ont participé au vote (sur un effectif total de 250 étudiants que compte le site) : 137 ont voté pour le blocage, et 161 ont reconduit la grève. À la Métare, 412 personnes ont pris part à l'AG et ont voté pour le blocage avec 211 voix (117 contre et 56 abstentions), selon les chiffres indiqués par Xochilt Corman, étudiante en sciences.

Une assemblée générale de personnels s'est également déroulée à midi. « Ils ont reconduit la grève jusqu'à vendredi, avec 62 voix pour, 7 contre et 11abstentions », indique Jean-Luc Foury.

GRAND EST

REIMS. « Une AG réunissant 1 500 personnes à l'Urca (Université Reims Champagne-Ardennes) le 16 mars 2009, essentiellement des étudiants et environ 150 enseignants a voté à 60 % pour le blocage jusqu'à lundi », affirme Julien Micelli de l'Unef. Un sitting de 300 étudiants a par ailleurs eu lieu aujourd'hui dans le centre ville de Reims.

STRASBOURG. L'université de Strasbourg se prépare à accueillir les prochaines réunions de la « coordination nationale étudiante » les 21 et 22 mars et de la « coordination nationale des universités » le 23 mars, indique Anne-Véronique Auzet (Snesup-FSU). Elle précise qu'une AG des Biatoss s'est tenue aujourd'hui et a « réuni 75 personnes », une AG des personnels enseignants-chercheurs et chercheurs aura lieu demain et une AG recherché (laboratoires et équipes d'accueil) jeudi 19 mars. Après la réunion des délégués de laboratoires qui s'est tenue à Paris jeudi 12 mars, « une délégation d'une vingtaine de chercheurs » a obtenu une entrevue avec la présidence de l'université pour « étudier la question locale et la relation avec le CNRS dans le cadre des UMR délabellisés », relate Anne-Véronique Auzet. Par ailleurs, une « AG unitaire » a réuni environ « 1 000 personnes dont une majorité d'étudiants », rapporte un étudiant en philosophie. Selon lui, trois bâtiments sont toujours bloqués, dont le « Patio », bâtiment principal des SHS. L'AG de lundi déterminera la suite à donner aux blocages.

NANCY-I. Le « printemps des chaises » a été pratiqué aujourd'hui à Nancy-I Henri-Poincaré, où l'Unef signale également la suspension de certains cours.Une AG est prévue mercredi 18 mars.

NANCY-II. Le campus a été bloqué, indique l'Unef, et les étudiants accueillis avec du café en début de matinée. Ont été maintenus les cours des prépas, ceux de FLE (Français langue étrangère), et la bibliothèque universitaire était ouverte. Des cours et conférences ont été proposés par des étudiants, consacrés notamment au « bonheur chez Epicure », ainsi qu'au colonialisme. Une AG a réuni 500 participants en milieu de journée selon l'Unef, et a appelé au déblocage ce soir et à la reprise des cours demain mercredi 18 mars, avant un nouveau blocage jeudi 19 mars.

UHA. « Les étudiants ont voté hier en AG le blocage des deux bâtiments de la faculté de lettres », rapporte Christophe de Casteljau, secrétaire general de l'UHA (université de Haute-Alsace). Il indique que la faculté est bloquée depuis ce matin, et ce, pendant deux jours. « Les AG, qui étaient hebdomadaires auparavant, sont désormais presque quotidiennes », constate-t-il. De plus, les étudiants ont « bien relayé le mouvement des enseignants-chercheurs ». L'UHA prévoit une « journée morte » jeudi 19 mars, journée de manifestation.

NORD

LILLE-I. Le blocage complet de l'IUT A de Lille-I a été décidé jusqu'au vendredi 20 mars par les personnels et les étudiants réunis en AG lundi 16 mars. L'assemblée des étudiants a procédé à un vote, à bulletins secrets, au cours duquel 301 personnes se sont prononcées pour le blocage des activités de l'IUT (38 « contre », 14 abstentions ou bulletins nuls). Le blocage des locaux est effectif depuis le 11 mars. « Le 12 mars, des réponses ont été apportées par le ministère à l'Adiut », rappelle Moulay-Driss Benchiboun, directeur de l'institut. « Nous attendons une circulaire d'un jour à l'autre qui précisera ces avancées », ajoute-t-il. Les personnels de l'IUT lui ont demandé, dans une motion adoptée par 159 votants (trois s'exprimant « contre », six s'abstenant), de démissionner et de fermer « sine die » l'institut si, le 20 mars, « le système IUT est toujours considéré comme non viable ». Une assemblée générale des étudiants et personnels de Lille-I devait par ailleurs se tenir dans l'après-midi pour décider de la suite à donner au mouvement.

LILLE-II. 794 « pour », 608 « contre » : selon des sources concordantes, les étudiants de la faculté de droit de Lille-II se sont prononcés hier pour l'annulation des cours magistraux et des TD jusqu'à la fin de la semaine, lors d'un vote à bulletins secrets. En revanche, l'Esa (École supérieure des affaires) et l'Ipag (Institut de préparation à l'administration générale) ne sont pas bloqués.

Par ailleurs, des étudiants de l'IEP réunis cet après-midi en AG ont decide de poursuivre le blocage des locaux jusqu'au lundi 23 mars, par 310 voix « pour », 143 « contre » et 22 abstentions, selon une source étudiante. Des chiffres confirmés par l'administration. Les étudiants mobilisés organisent cette semaine des conférences, des projections et des débats pour « ne pas être une fac morte ».

UNIVERSITÉ D'ARTOIS. Le conseil d'administration de l'université d'Artois réuni en séance plénière le 13 mars 2009 « appelle au retrait du projet de modification du décret portant statut des enseignants-chercheurs et du projet de réforme dit de la masterisation de la formation des maîtres ». … Le CA « demande le maintien en l'état des
formations et des concours de recrutement de l'année 2010, et rejette toute mesure transitoire », poursuit le texte. De plus, le CA « attire l'attention du gouvernement et du législateur sur les conséquences négatives de la loi LRU et souhaite qu'un débat soit engagé pour envisager son évolution », affirme aussi la motion. Vingt membres du CA ayant voix délibérative étaient présents le 13 mars : 18 se sont prononcés en faveur de la motion, deux se sont abstenus, indique l'université.

L'occupation du site d'Arras, par des étudiants mobilisés contre la masterisation, se poursuit jusqu'à la prochaine AG étudiante, qui doit se tenir mercredi 18 mars, selon les étudiants et l'administration. « Nous organisons toujours des cours alternatifs dans la fac, mais aussi hors les murs, ce qui permet de sensibiliser les passants », indique Suzy Lesniewski, élue Sud-Étudiant au Cevu et vice-présidente étudiante.

Près de 200 étudiants, stagiaires et enseignants du site d'Outreau de l'IUFM Nord-Pas-de-Calais, école interne de l'université d'Artois, se sont réunis lundi 16 mars, pour « un pique-nique de protestation contre le projet de master de la formation des maîtres » en compagnie d'étudiants et d'enseignants de l'université du Littoral, selon Jean-François Berthon, responsable pédagogique du site d'Outreau. D'autres actions ont été programmées : participation à la « nuit des IUFM », le 18 mars et participation à la manifestation du 19 mars.

Manifestation le 19 mars

A Agen, Rendezvous à 14h30 à la préfecture

A Paris, rendez-vous à 14h de la place de la République pour se rendre à la place de la Nation, en passant par Bastille.

A Marseille, le cortège partira dès 10 heures du Vieux-Port, empruntera ensuite la rue de la République, le boulevard des Dames, le boulevard Charles Nédélec, le boulevard d'Athènes, le boulevard Dugommier, le cours Lieutaud, et rejoindra la place Castellane, où est prévue la dispersion.
Le parcours a été volontairement rallongé pour éviter de rééditer l'embouteillage monstre du 29 janvier. La manifestation avait alors rassemblé entre 150 000 et 300 000 personnes.

A Lille, départ à 14h place de la Liberté. Le cortège passera par l'avenue du Président Kennedy, la place de la Gare, la rue Nationale, pour arriver place de la République.

A Rennes, les centrales syndicales ont appelé à un rassemblement à 11h30, place de la gare.

Dans le Finistère, les manifestations débuteront dès 10h30 que ce soit à Quimper, Brest, Quimperlé ou Morlaix.

A Lyon, rassemblement dès 10 heures, place d’Arsonval, dans le IIIe arrondissement, devant l’hôpital Edouard Herriot. Le cortège passera cour Albert Thomas et cour Gambetta. Arrivée prévue place Bellecour. Le parcours prévu jeudi est un peu plus long que celui du 29 janvier.

A Grenoble aussi, le cortège partira dès 10h de la gare Sncf, au niveau de l'avenue Félix Viallet.

A Bordeaux, le rassemblement est prévu place des Quinconces, à 13 heures. Le parcours longe ensuite les quais jusqu’au cours Alsace-Lorraine, emprunte le cours Pasteur, puis la Victoire, le Cours Aristide Briand, le cours d’Albret, la place Gambetta, et le cours Clemenceau, jusqu’à la place Tourny. La circulation risque d'être perturbée. (Lire la suite sur LibéBordeaux)

A Toulouse, les manifestants emprunteront le même parcours que lors de le 29 janvier dernier. Le cortège partira de Compans Caffarelli dès 14h30. La dislocation aura lieu à Arnaud-Bernard vers 17h30 ou 18 heures.

A Montpellier, rendez-vous à 14h30, à l'esplanade de l’Europe.

En Corse, des cortèges partiront dès 10 heures à Ajaccio
et Portovecchio.

Pour plus de précisions, la CGT propose sur son site une carte détaillée recensant les appels à la mobilisation pour jeudi.

Photos du Printemps des chaises Université Paris 12


Siège de l'AERES, organisme d'évaluation de la recherche, occupé

Communiqué du collectif occupant l'AERES, ce matin 18 mars.


«Les établissements doivent s’engager à mettre en place des procédures pour améliorer la qualité de leurs formations, de leurs diplômes et de leur recherche. C’est une culture du management de la qualité qu’il convient d’instaurer. La stratégie, la politique et les procédures visant à l’amélioration continue de la qualité doivent avoir un statut officiel au sein des établissements et des organismes. Plus autonome, chaque université doit prendre en main sa politique et les moyens de sa mise en œuvre, et, d’une logique de moyens, elle doit passer à une logique de résultats. Chacune doit pouvoir mesurer sa performance, assurer et manager la qualité de sa recherche et de son offre de formation et les situer au plan international.»
Editorial de Jean-François Dhainaut, président de l’AERES.


La concurrence fait partie du quotidien de tous les acteurs du monde universitaire depuis des décennies, mais la normalisation de cette concurrence entre institutions universitaires et scientifiques, entre cursus de formation, entre chercheurs et enseignants-chercheurs, voilà l’objectif des réformes qui se succèdent depuis le début de ce siècle un peu partout en Europe. En France, ce processus a été scandé par les réformes universitaires du LMD à la LRU, par la création de l’Agence Nationale de la Recherche et la refonte du CNRS. La concurrence généralisée devient alors un modèle et doit se doter d’outils bureaucratiques imposant les canons d’une évaluation systématique et centralisée de la qualité des concurrents… Voilà le sens de la création de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) en 2006… Une institution dirigée par des scientifiques nommés par les institutions politiques et scientifiques (le président et les 24 membres du conseil de l’AERES), c'est-à-dire par des gens de pouvoir. Une institution animée par des experts convoqués, issus du monde scientifique et universitaire qu’ils vont eux-mêmes contrôler ...et gare à leur propre évaluation et à celle de leur labo s’ils refusent d’évaluer les autres. Pourquoi nous en inquiéter? L’AERES n’est finalement qu’un organe de contrôle en remplaçant d’autres, un organe particulièrement vertueux d’ailleurs, puisqu’il annonce se soumettre lui-même aux procédures d’évaluation de la qualité: «La démarche qualité inscrit l’agence dans un processus d’amélioration continue. … Elle est conforme aux exigences des références et lignes directrices pour le management de la qualité dans l’espace européen de l’enseignement supérieur».


Nous dénonçons d’abord cette inflation sans fin des procédures d’évaluation de la recherche et de l’enseignement. S’il nous semble logique de demander des comptes à ceux qui bénéficient de fonds publics, il est par contre absurde de leur faire perdre leur temps dans l’élaboration de stratégies de valorisation d’eux- mêmes sans rapport avec leur mission première qui est d’analyser, d’écrire et de transmettre. Dans ce XXe siècle déjà si lointain, chercheurs et universitaires passaient déjà un temps important à jauger de la qualité des travaux des uns et des autres. Aujourd’hui, la conception ouvertement managériale de l’activité universitaire et scientifique aboutit à une perte de temps et d’énergie considérable pour se plier aux normes du contrôle. Le coût du management dépasse alors largement le bénéfice escompté en terme « d’efficacité » ou de « productivité ». Combien d’articles de circonstances, combien de co-signatures de complaisance faudra-t-il avant de constater que l’inflation bibliométrique n’a rien à voir avec la production des idées ? Cette bureaucratie de la qualité est par ailleurs un simulacre absurde. Organe centralisé, l’AERES ne peut que passer à la moulinette la diversité des recherches pour leur faire franchir les mailles de son tamis. L’évaluation est de fait purement quantitative et repose essentiellement sur le nombre de publications des individus, des labos et des universités dans des revues elles-mêmes notées A+, A, B, C. C’est ce règne de la métrologie qui manifeste la fascination des dirigeants pour le simplisme d’une modélisation numérique des hommes et des choses. La bibliométrie est une impasse qui ne tient pas compte des réalités de la vie de laboratoire. La référence continue à l’absurde classement dit de Shanghai en est la manifestation la plus claire.


Pour nous, les activités intellectuelles et pédagogiques sont incompatibles avec cette conception soviétique de la police de la pensée que porte l’AERES au nom du management et de la concurrence. Alors quel serait le visage d’une véritable politique des sciences et de l’enseignement? Comment pourrions-nous nous réapproprier la vie de la recherche pour en faire une critique constructive? Nous vous invitons à en débattre à l’AERES, 20 rue Vivienne à Paris, métro Bourse, aujourd’hui.

Lutter plus pour pour gagner plus!

Les grèves, les élections, le NPA, l'Unité....

Traditionnellement, les anticapitalistes ont considéré que les luttes sociales étaient plus importantes que les élections. Pourtant la majorité du NPA veut bien signer une déclaration commune avec la gauche de la gauche sur le 29 janvier, sur la Guadeloupe etc, mais ne veut pas d’une unité électorale sauf sous des conditions évidemment hautement improbables. C’est une grave erreur. Nous allons apparaître comme les diviseurs.

L’argument “pas d’alliance électorale si elle n’est pas durable” ne me convainc pas, en partie parce que c’est la toute première fois que cet argument est utilisé en France, cela sent l’argument de circonstance.

Il faudrait que le débat *politique* reprenne. Là où le PCF considère que dans certaines régions et municipalités il faut gérer avec le PS, le NPA doit répondre, dans le détail, sur le bilan précis de ces régions et ces municipalités pour convaincre les gens de gauche que notre option (ne pas gérer avec le PS) est meilleure. Mais il faut convaincre, c’est à dire respecter ceux à gauche qui ont à notre avis mal choisi l’option. Parler comme si les élus du PCF existaient seulement par goût de pouvoir est une erreur, et ne convaincra pas.

Des étudiants d'Ile-de-France occupent Sciences-Po, Social - NouvelObs.com

Des étudiants d'Ile-de-France occupent Sciences-Po, Social - NouvelObs.com


"On veut nous enfermer dans des facultés qui tombent en ruine, alors nous nous enfermons dans l'école la plus riche"

Bernard Thibault veut que la lutte reste très modérée


Les moments de crise mettent à l'épreuve l'ensemble des conceptions et organisations politiques.

Le Monde publie un interview avec Bernard Thibault, dirigeant de la CGT où on lit assez clairement (voir ci-dessous)

- qu'il ne pose même pas la question de la possibilité de reconduire la grève du 19 mars et n'appelle surtotu pas à des assemblées générales interprofessionnelles
- il ne parle pas non plus de la possibilité de tactiques plus dures : occupations d'usine contre les licenciements par exemple..
- il lui semble normal que la suite du 19 mars peut attendre ... le 1er mai
- Pour résumer, il voit la lutte avec le regard d'un négociateur professionnel borné.

Dans la nouvelle situation sociale, l'approfondissement de la crise, et l'exemple de la Guadeloupe et de la Martinique pour nous donner espoir, il est très loin du compte, M Thibault.



Bernard Thibault : "Suppressions d'emplois : le gouvernement doit agir, pas se lamenter"
LE MONDE | 17.03.09 | 11h10 • Mis à jour le 17.03.09 | 13h22
Quel est votre objectif pour le 19 mars ?

Je pense que la mobilisation sera aussi importante, si ce n'est plus, que le 29 janvier [de 1 à 2,5 millions de participants selon les sources]. Le gouvernement se trompe de diagnostic sur la situation et refuse de nous entendre. Il dit qu'il ne changera pas de position, qu'il s'agit d'un problème de communication et que "les salariés ne voient pas encore les effets des mesures prises". Tout le monde sait qu'il y a une crise. Ce sont l'iniquité et l'inefficacité des mesures qui sont contestées. Nous demandons que le gouvernement revienne sur la loi sur les heures supplémentaires, qu'il supprime le bouclier fiscal, qu'il retire de l'ordre du jour le projet de loi sur le travail du dimanche. Nous voulons qu'il renonce au non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce principe porte préjudice à l'efficacité des services publics, notament dans l'éducation, les transports et la santé.

Qu'allez-vous faire le soir du 19 mars ?

Si la mobilisation est plus importante que le 29 janvier, ce sera un événement politique. Cela signifiera que le désaccord s'amplifie avec la politique du gouvernement et celle des entreprises.


En clair ?

Le chef de l'Etat doit accepter de discuter de nos propositions. Il ne peut pas dire que c'est une crise sans précédent et partir du principe que les réformes sont décidées, et qu'il ne faut pas changer de cap. Cela nous amène à continuer la mobilisation. On décidera avec les autres syndicats, au lendemain du 19, que le 1er mai ne soit pas protocolaire mais revendicatif. Et pour entretenir la mobilisation nationale avec des initiatives qui pourraient par exemple être régionales.

Comprenez-vous les dernières actions plus dures des salariés ? Craignez-vous une surenchère ?


Naturellement, je les comprends: les salariés sont légitimement indignés, ils ne supportent plus leur sort et l'absence de considération. Quand au risque de surenchère, il n'y a aucun intérêt à une forme de course à l'échalote concernant les formes de lutte.

Les salariés ne risquent-ils pas d'être lassés par votre stratégie de journées d'action à répétition ?


Si c'était le cas, on ne comprendrait pas qu'ils se mobilisent peut-être en plus grand nombre qu'en janvier. Notre responsabilité est d'assurer la meilleure défense des salariés. Il faut aussi proposer des alternatives. On ne peut pas reprocher aux syndicats d'être souvent contre, et en même temps critiquer quand ils proposent autre chose.


Que peut faire le gouvernement face à la multiplication des plans sociaux ?


Il doit agir, pas se lamenter. Il faut un droit suspensif aux suppressions d'emplois permettant aux salariés d'apporter la contradiction aux plans annoncés. La seule information des comités d'entreprise ne suffit pas. Faut-il aller jusqu'à rétablir l'autorisation administrative de licenciement? Ce débat relève de la polémique qu'entretient le gouvernement avec le Parti socialiste. Il ne nous intéresse pas.


Etes-vous d'accord avec François Chérèque pour dire que l'emploi est devenu la priorité de la mobilisation ?


Cela ne doit pas sous-entendre qu'il n'y a plus de revendications salariales. Notre plate-forme unitaire parle de relance par le pouvoir d'achat, par les salaires. La reconnaissance de la valeur "travail" passe par les salaires. Il faut aussi dénoncer l'hypocrisie des dirigeants d'entreprise qui bénéficient des rémunérations les plus élevées d'Europe et continuent de dire que les salariés doivent se satisfaire de leur situation. Même le gouvernement dit que la relance dépend des capacités de consommation. Donc du niveau de rémunération.

Concrètement, que réclamez-vous ?


Nous proposons que toute entreprise qui n'aurait pas conclu d'accord salarial avant le 1er juin perde les exonérations de cotisations sociales. Le gouvernement ne nous répond pas, donc dit non. Il faut que les exonérations ne soient plus distribuées à l'aveuglette, mais en fonction du comportement des entreprises sur l'emploi et la politique salariale.

Vous refusez de discuter avec le Medef dans le cadre d'une "délibération" sociale qui doit préparer de nouvelles négociations ? Pourquoi ?

Je ne sais pas si les autres syndicats vont y aller. Mais il n'est pas question que la CGT perde du temps dans des discussions accessoires qui ne débouchent sur aucune mesure. Laurence Parisot, en proposant de délibérer sur quelques sujets sociaux, veut créer un cadre qui évite toute décision trop contraignante pour les employeurs. C'est une manœuvre dilatoire. Comme le gouvernement, elle continue de répéter qu'il faut aider les entreprises pour aider l'emploi et les salariés. Ceux-ci ont compris que l'avenir d'une entreprise, c'est autre chose que celui de ses salariés. Continental, Sony, Total… nombre d'entreprises montrent que pour assurer leur avenir et les dividendes de leurs actionnaires, elles sont prêtes à sacrifier les salariés.

Dans le même temps, le Medef demande encore plus de flexibilité, notamment sur le droit du licenciement. C'est une provocation. Le patronat et le gouvernement s'efforcent d'afficher l'existence d'un dialogue social avec les syndicats. Nous ne sèmerons pas d'illusions en nous satisfaisant du seul principe de rencontres.

Propos recueillis par Rémi Barroux

mardi 17 mars 2009

A Bordeaux, les étudiants mécontents organisent "une braderie des ministres"

Environ 300 étudiants opposés aux réformes de l'Enseignement supérieur ont assisté mardi à "une grande braderie des président et ministres incompétents" sur la place de la mairie à Bordeaux, alors que plusieurs universités étaient bloquées, a constaté un journaliste de l'AFP.

Entourés de nombreuses pancartes ("-50% sur les concepts", "-75% sur les idées" ou encore "Tout doit disparaître, même l'université") et banderoles, des enseignants et étudiants de l'université Bordeaux 3 ont joué quelques saynètes avant de procéder à la vente "au moins offrant" du président de la République et de plusieurs ministres.

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a par exemple été adjugé pour "une chaussette trouée" et la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse pour "une chanson de Carla Bruni".

Auparavant, des assemblées générales étudiantes avaient voté le blocage, au moins partiel, des universités Bordeaux 1 (sciences) et Bordeaux 2 (médecine et sciences humaines) alors que Bordeaux 3 (lettres, langues) est déjà bloquée.

Par mesure de sécurité, "je vais prendre un arrêté suspendant les cours en licence", qui sera effectif dès mercredi matin, a indiqué à l'AFP le président de Bordeaux 1 Alain Boudou, dénonçant "une minorité active qui bloque". La tenue ou non des cours au-delà de la licence sera décidée ultérieurement, en fonction de la situation, a-t-il poursuivi.

A Bordeaux 2, le site accueillant les cours de sciences humaines a été bloqué à l'issue d'une assemblée générale mardi et devrait le rester jusqu'à la prochaine AG mardi prochain, a expliqué à l'AFP un membre du comité de mobilisation. La présidence n'a pu être jointe.

A l'université Bordeaux 3, seules les préparations aux concours sont assurées, selon la présidence.

En lucha | Anticapitalismo y revolución

En lucha | Anticapitalismo y revolución

Si vous lisez l'espagnol, visitez le site de l'organisation anticapitaliste "En Lucha". Vou sy trouverez des articles sur le mouvement étudiant et beaucoup plus.

Students protest across Spain|21Mar09|Socialist Worker

Students protest across Spain|21Mar09|Socialist Worker

En Espagne aussi un mouvement étudiant massif. Cliquez sur le titre pour lire l'article (en anglais).

Des cours universitaires sur les Champs Elysées





Certains profs de fac grévistes avaient décidé de faire quelques cours sur les Champs Elysées. "Cours hors des murs" cela s'appelait. Les CRS sont venus écouter... voici les photos.

Coordination nationale des doctorants et docteurs non titulaires le 20 mars

à la date du 20 mars (vendredi prochain donc)

1ère Coordination Nationale

des Doctorant-e-s et Docteur-e-s non titulaires

à 11h, à l'Université Paris 8 (métro St Denis Université), amphithéâtre du bâtiment D.

Pour envoyer des propositions de points à l'ordre du jour ou de motions, pour tous renseignements: coord.doctorants@gmail.com, avec [ODJ] ou [motion] dans le sujet du courriel.

Georges Molinié, président de Paris-Sorbonne : "Le décret est mort et le retrait de la réforme de la formation des maîtres constitue un préalable

Georges Molinié, président de Paris-Sorbonne : "Le décret est mort et le retrait de la réforme de la formation des maîtres constitue un préalable à la sortie de

Cliquez ci-dessus pour un excellent interview avec le président de Paris IV. Un extrait :

Comment voyez-vous la sortie de crise ?

Plus tard le gouvernement cédera, plus il aura à faire de concessions. La situation actuelle est similaire au mouvement anti-CPE. Le décret est mort et le retrait de la réforme de la formation des maîtres constitue un préalable.

Vous ne craignez rien du ministère en prenant ainsi position ?

Nous sommes autonomes, n’est-ce pas ? Je n’ai pas d’argent, on ne peut donc pas m’en enlever.

Sarkozy et les chercheurs - deux visions du monde

Demain, la recherche

Motions votées à la coordination nationale des universités à Dijon le 15 mars

Communiqué du matin

Depuis six semaines, l’université et la recherche sont en grève. Cinq coordinations nationales des universités, quatre coordinations étudiantes, deux coordinations de la CNFDE se sont réunies à ce jour ; les laboratoires en lutte, les docteurs non titulaires et doctorants, ainsi que les salariés de l’Education Nationale et les parents se sont également constitués en coordinations ; les IUT, les BIATOSS s’organisent en coordinations dans la semaine qui vient.

En dépit d’un mouvement sans précédent, malgré des centaines de motions, d’analyses produites depuis des mois, malgré les dizaines de milliers de manifestants rassemblés chaque semaine, les ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l’Education Nationale persistent à ignorer l’ensemble des revendications des enseignants, des étudiants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques, en particulier l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la recherche. Une mascarade – l’annonce d’une année de «transition» vers la masterisation – en suit une autre – la « réécriture » du décret statutaire. La plupart des dossiers sont tout bonnement absents des discours de V. Pécresse et de X. Darcos. Comme si cette farce n’était pas suffisante, 92 députés de la majorité viennent de déposer avec le plus grand cynisme au regard de la situation actuelle un projet de loi, en continuité avec les préconisations de l’OCDE, qui entend faire porter aux seuls étudiants et à leur famille le coût du désengagement sans précédent de l’Etat de l’enseignement supérieur.

La 6e Coordination Nationale des Universités réunie à Dijon dénonce l’irresponsabilité et le cynisme des ministres dans la gestion d’une crise majeure de l’enseignement supérieur et la recherche. Ils portent seuls la responsabilité de la radicalisation du mouvement. Ils ne représentent en rien l’esprit de notre communauté. La Coordination Nationale des Universités refuse tout chantage qui enfermerait les personnels et les étudiants dans le dilemme : sauver la promotion actuelle ou sauver les promotions à venir. Elle ne peut être tenue pour responsable d’une situation que nous subissons.

Elle exige du gouvernement le retrait des réformes contestées et la mise en place urgente des conditions d’ouverture d’un véritable dialogue. Elle appelle au renforcement d’une mobilisation unitaire et à la multiplication de ses actions. Elle ouvre, aujourd’hui lundi 16 mars, à Dijon, le « printemps des universités et de la recherche » dont le premier acte aura lieu le 19 mars 2009.

Motion concernant le porte parolat de la CNU

La CNU est formée par la réunion des personnels administratifs et techniques, enseignants et chercheurs, étudiants, mandatés par les AG. Elle représente la majeure partie des universités et institutions d’enseignement supérieur public et de recherche français. La CNU est une organisation représentative du mouvement.

La CNU désigne pour la représenter une équipe de porte-parole représentative, renouvelable à la coordination suivante, et lui accorde mandat impératif de communication sur la base de l’appel national constitué par l’ensemble des motions adoptées par les coordinations ayant eu lieu à ce jour. Cette délégation n’a pas mandat pour négocier. Elle réagit à l’actualité de la mobilisation, joue un rôle de facilitateur organisationnel entre deux coordinations, elle fait le lien avec l’intersyndicale. Sa mission est de porter la parole de la CNU entre les assemblées générales de celle-ci, seule expression légitime du mouvement. Les porte-parole sont élus de manière paritaire parmi les mandatés de la CNU actuelle.

Motion stratégique : calendrier et actions

Nous, membres de la communauté universitaire et de recherche, assumons notre responsabilité de défense de la transmission du savoir à travers une éducation accessible à tous, une recherche menée avec passion et les tâches indispensables nécessaires à son fonctionnement. Nous défendons avec force ces valeurs, niées par les réformes que nous combattons. Nous observons en outre qu’aucune des revendications formulées dans les précédentes motions adoptées par les AG n’a été satisfaite.

La CNU attire l’attention du gouvernement sur l’inquiétude croissante des étudiants concernant l’issue de leur année universitaire. Elle les assure de sa solidarité et invitera les universités à étudier en temps utile les mesures nécessaires à une juste évaluation de leur année. Elle affirme que le gouvernement doit prendre ses responsabilités face aux étudiants, aux personnels et à notre société.

La CNU se déclare particulièrement choquée par l’attitude de mépris voire de provocation des deux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de l’Education Nationale. Elle condamne avec force la répression violente de manifestations pacifiques, les fermetures administratives.

La CNU soutient les enseignants du second degré qui défendent les commissions paritaires et transparentes d’affectation et de mutation dans un cadre national et solidaire. Elle apporte son soutien total aux enseignants des écoles qui luttent contre la casse de celle-ci et plu particulièrement aux enseignants entrés en « résistance ».

La CNU dénonce les manquements graves à l’éthique que constituent les mensonges répétés de X. Darcos (par exemple sur l’allongement de la formation des enseignants) et de V. Pécresse (par exemple sur les budgets). Elle demande leur démission.

Les attaques contre l’université et la recherche s’intègrent dans une politique globale contre les services publics et les conditions de vie de la population en général. Nos revendications sont les suivantes : aucun salaire en dessous de 1500€ net, un plan pluriannuel d’embauche, la fin de la précarité.

C’est pourquoi la CNU renouvelle son appel à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du jeudi 19 mars. Elle appelle les secteurs en lutte et les organisations syndicales à donner une suite très rapide à cette journée.

Calendrier proposé

La CNU recommande :

1. la mise en place de deux manifestations et/ou actions « coup de poing » par semaine, sans précision de lieu.

2. la mise en place dans les lieux publics d’actions (type « cours hors les murs ») manifestant la spécificité de nos métiers, et de nos missions (enseignement, recherche).

- 17 mars : nuit de l’université des facs franciliennes.

- 18-19-20 mars : participation à la mobilisation européenne contre la stratégie de Lisbonne à l’occasion du sommet européen des 19 et 20 mars.

- 19 mars : manifestation interprofessionnelle. Appel à la grève générale dans le public et le privé.

- 20 mars :

* appel pour que les directeurs de composantes des Universités démissionnent à cette date si les revendications ne sont pas entendues par le ministère. Publication de ces démissions (à la façon des aixois, 120 lettres de démission apportées à la présidence et au rectorat).
* Voter la grève en convergence avec d’autres secteurs : appel à des rassemblements dans les villes dans cette perspective.

- week-end du 21-22 mars : 5e CNE

- 23 mars : 7e CNU à Strasbourg.

- 24 mars :

* appel aux syndicats siégeant au CTPU de voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. Ce même jour, blocage à la même minute de lieux préalablement définis partout en France. Si une coord. nationale a lieu ce jour-là, une manif dans la ville d’accueil.
* réunions publiques et manifestation nationale de la maternelle à l’université ?
* blocage prévu du CA du CNRS.

- 25-26-27 : RPG.

* Rectorats : encerclement à l’ouverture pour interdire l’entrée des personnels
* Péages : tracts, ouverture de barrières et passages gratuits
* Gares : blocages ponctuels des voies ou à défaut simple tentatives d’intrusion dans les gares

- 26 mars : manifestation nationale avec des déclinaisons locales.

- 28 mars. suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars)

- 31 mars, par ex manif nationale de chez Pecresse a chez Darcos, pour ne pas remonter les maquettes. (c’est la nouvelle date de remontée des maquettes).

Suggestions d’actions

De la maternelle à l’université :

* proposition de motions communes pour militer et converger dans la lutte avec le secondaire et le primaire
* déplacements dans les écoles, les collèges et les lycées
* organiser une nuit des écoles et une nuit des universités en même temps, par exemple sous la forme d’une retraite au flambeau

Administratif :

* envoi aux élus d’une lettre mettant V. Pécresse devant ses responsabilités en cas de non remise des diplômes
* demander aux députés qui ont voté la loi LRU de venir s’expliquer dans les universités
* ne laisser en paix ni les ministres ni les recteurs : installer des piquets de grève devant ces espaces stratégiques rappelant la nature des revendications (par exemple, tous les jours de 9h à 10h30)
* blocages de CA ou d’instances décisionnaires dans les universités. Mettre sous pression les exécutifs universitaires pour qu’ils fassent remonter au ministère le fait que la situation locale est devenue intenable
* boycott des jurys de bac sur la base d’un texte (proposé par SLU) et mis en ligne pour signatures individuelles
* démission collective des directeurs d’UFR, des directeurs de départements, des personnels exerçant des fonctions administratives (selon un calendrier proposé par chaque université)
* création de cahiers de doléances dans les universités à partir d’ateliers de travail et en vue d’Etats généraux de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
* mise en service de caisses de grève (spécialement pour faciliter la mobilisation des BIATOSS)

Médiatique :

* organisation d’une journée nationale de blocage des universités (manifester avec un brassard : université n en grève)
* acheter une page dans la presse
* intervenir lors des événements sportifs (par exemple) pour saisir l’opportunité médiatique
* manifestations en nocturne / avec instruments de musique
* défilés en sous vêtements ou nus…
* occupation de lieux publics symboliques
* tracter directement différents publics avec des textes ciblés
* défilés plusieurs fois par semaine (notamment à Paris)

75% des français approuvent la grève générale du jeudi 19 mars

Trois Français sur quatre approuvent la journée de grève et de manifestations prévue jeudi, selon un sondage BVA-BPI pour Les Echos et France Info.


Pour 32% des personnes interrogées, le mouvement qui vise à réclamer plus de mesures sociales au gouvernement est "tout à fait justifié" et 42% l'estiment "justifié".

Les sympathisants de droite approuvent la journée du 19 mars à 55%, ceux de gauche à 92%.

Plus globalement, 62% des personnes interrogées jugent mauvaise la politique économique du gouvernement, soit une hausse de deux points en un mois, contre 34% qui s'en disent satisfaits.

Avec ce score, le gouvernement revient au niveau de septembre dernier et de l'annonce de la crise économique après la faillite de la banque Lehman Brothers.

Le sondage a été réalisé par téléphone les 13 et 14 mars auprès d'un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française.

Laure Bretton, édité par Philippe Bas-Rabérin

lundi 16 mars 2009

Déclaration unitaire de tout e la gauche - mobiliser contre Sarkozy!

Face à Sarkozy et au MEDEF amplifions la mobilisation !

90.000 chômeurs de plus le mois dernier, 350.000 supplémentaires déjà pronostiqués par les statistiques officielles, pas une semaine sans l’annonce de nouveaux plans de licenciements…

Chaque jour qui passe confirme l'ampleur et la gravité de la crise qui pèsent sur la population à commencer par les salariés du public et du privé, les chômeurs et les retraités.

Chaque jour qui passe confirme aussi le danger qu'il y aurait à laisser se poursuivre la mise en œuvre des choix du gouvernement actuel qui, loin de combattre les racines de cette crise, continue au contraire de l'alimenter, continue de nous la faire payer et s'enfonce dans une dérive autoritaire pour imposer ses choix !

L'argent, par milliards d'euros, continue de circuler à sens unique : tout pour les financiers et les grands patrons, les miettes pour le monde du travail !

Les robinets sont grands ouverts pour éponger les pertes des Caisses d'Epargne et des Banques populaires sur les marchés financiers spéculatifs et financer leur fusion en nommant un PDG sous contrôle de l'Elysée. Ils le sont encore pour renflouer les groupes automobiles en les laissant continuer à licencier et à développer le chômage partiel (20 000 suppressions d’emplois annoncées !). Mais ils sont fermés pour l'université et la recherche, l'hôpital et la santé, le logement social, les salaires et les retraites, l’ensemble des services publics.

Cela suffit! C'est socialement intolérable, économiquement inefficace et politiquement inadmissible.

Ce n'est pas au monde du travail, à la population de payer la crise! La journée du 29 janvier comme le mouvement aux Antilles, en Guyane et à la Réunion portent clairement ce message et l'exigence d'un changement de cap, notamment sur les questions des salaires, de l'emploi et des services publics.

Les mobilisations imposent de premiers reculs au gouvernement.

Nous saluons la victoire des Guadeloupéens notamment sur l'augmentation de 200 euros pour les bas salaires et sur les mesures contre la vie chère. Nous saluons le mouvement à l'université qui a obtenu le gel, pour deux ans, des suppressions de postes d'enseignants-chercheurs.

Plus légitime que jamais, l'exigence de choix politiques, économiques, écologiques et sociaux différents grandit dans le pays, en Europe et dans le monde. Elle conteste et combat les logiques de la mondialisation capitaliste, les appétits de profits et de rendements financiers exorbitants et la mise en concurrence basée sur le dumping social et fiscal.

Des mobilisations importantes continuent de se déployer et de se renforcer. C’est vrai dans l'université, la recherche, la santé, la poste et d’autres secteurs publics. C’est vrai dans de très nombreuses entreprises privées où les plans de licenciement, de chômage partiel et de compression salariale frappent quotidiennement. Tout cela confirme le besoin d’unité pour construire le rapport de force le plus large.

Si la grève en Guadeloupe a fini par être entendue, la surdité du Président de la République, du gouvernement et du Medef à l’égard des revendications que la journée d'action unitaire du 29 janvier et les grèves dans l’ensemble des Antilles et à l’ile de la Réunion ont portées, continue.

Dans ces conditions, les organisations syndicales ont unanimement confirmé la tenue d'une grande journée de grèves et de manifestations le 19 mars prochain.

Conscientes que l'unité est une force essentielle face à l'obstination gouvernementale et patronale, comme le montre le mouvement des Antilles, les organisations de gauche signataires de ce texte appellent à soutenir et à amplifier ces mobilisations, à réussir le 19 mars une très grande journée de protestation et de propositions, plus forte encore que celle du 29 janvier.

Elles souhaitent contribuer, dans la diversité de leurs positions, à amplifier dans ces mouvements, le débat et l'action sur les nouveaux choix politiques alternatifs aux logiques actuelles nécessaires et utiles pour répondre aux mobilisations sociales.

Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; la réorientation des richesses du pays vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.

Signataires du texte:

Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, Association des communistes unitaires (ACU)

Le printemps des chaises à Paris 12

Oyez, oyez ! Voici revenu le Printemps des Chaises !!



Enseignants, chercheurs, biatoss, étudiants de paris 12 sont mobilisés depuis maintenant huit semaines pour protester contre les projets de recrutement des enseignants du primaire et du secondaire, les nouveaux statuts des enseignants-chercheurs, et toutes les conséquences de la loi LRU qui vise à transformer les universités en entreprises concurrentielles (notamment la privatisation des services assurés actuellement par les biatoss).


Aujourd’hui plus de 45 universités sont mobilisées en France, malgré ce que laissent entendre les médias qui parlent de l’affaiblissement du mouvement et d’avancées dans les « négociations » avec le gouvernement…


Cette mobilisation ne faiblit pas : pourtant nous n’avons toujours rien obtenu. A terme, c’est la précarisation des métiers de l’enseignement de la maternelle au supérieur qui se prépare, ainsi que la dégradation des conditions de travail des personnels dans les universités « autonomes ».


Le Printemps des Chaises manifeste symboliquement et pacifiquement notre opposition au démantèlement de la recherche et de l’enseignement supérieur.


Nous appelons ainsi l’ensemble des personnels enseignants et biatos, ainsi que les étudiants à soutenir activement cette action symbolique dans le cadre de l’université et à se joindre à la journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 19 mars!


Les enseignants Paris 12 en grève, « ex catedra » !!

Osez Valérie!

Samedi 21 mars


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Centre Michelet
3 rue Michelet, Paris 6e

10 heures 30, salle 303, 3e étage

En hommage à Alain Bashung, qui manque déjà un peu,

la Star'Academic' I présente :

Osez Valérie !

Concours de textes peaufinés durant la semaine par chacun-e- d'entre nous et nos collectifs d'étudiant-e-s sur une parodie intelligente des paroles de "Osez Joséphine" (merci d'envoyer les pré-propositions à cmbosseno@hotmail.com).

Audition devant le jury et l'orchestre probablement symphonique dans le cadre du séminaire "Com' & Sub" (Paris I), Centre Michelet, 3 rue Michelet, salle 303, 3e étage, 10 heures 30.

La chanson retenue pourra servir de refrain à quelques cérémonies ultérieures, dont une éventuelle fête du printemps universitaire.

Avec : M6, TF1, CNN (sous réserves) et les moyens vidéo du Comité de mobilisation de la base.

Soyez nombreux à participer !




.

Photos du mouvement des universitaires et des étudiants

Picasa Albums Web - Antoine

dimanche 15 mars 2009

L'avenir que Sarkozy veut pour l'université

Contre-programme à la Sorbonne

Le lundi 16 mars

SORBONNE

. 13h-15h
Les intellectuels et le pouvoir politique : autour du soupçon et du
dénigrement
Avec
Jean-Luc Chappey : « Les enjeux de l'anti-intellectualisme en France
entre la Révolution et l'Empire »
Geneviève Verdo : « Des intellectuels en dictature : Rosas, ses
opposants et ses apologistes (Argentine, 1835-1852) »
Nathalie Richard : « Les sciences humaines sous le Second Empire:
stratégies de contrôle politique et contournements »
Pascale Goetschel : « Discours anti-intellectuel, affinités et
résistances sous le régime Vichy »
Sabine Dullin : « L'autonomie comme trahison. Staline et ses
intellectuels. »
Henri Médard : « les universitaires africains entre le pouvoir, le
radicalisme et la pauvreté »
Salle Marc Bloch

. 15 h - 16 h 30
Conférence-débat avec Patrick Boucheron : Penser la crise politique
avec Machiavel
Salle Marc Bloch

Le mardi 17 mars


SORBONNE

. 10 h -11h Conférence de Frank Georgi, Il était une fois
l'autogestion. Histoire d'une
utopie politique contemporaine amphi Descartes

. 11 h-12 h Conférence de Francis Joannès : L'invention de la
quantification normative au pays de Sumer en 2000 av. J.-C. et la
chute de l'empire d'Ur
salle Marc Bloch.

. 12h - 13 h Conférence de Violaine Sebillotte : Mythes, histoire et
politique: les expériences antiques
dans l'amphi Descartes.

. 15 h à 17 h Conférence de Catherine Horel,
Directeur de recherches au CNRS, sur Les cercles Petöfi dans la
révolution de Budapest de 1956,
en Salle Picard, Dans le cadre du cycle de conférences alternatives
sur "Les mouvements
étudiants en Europe centrale aux XIXe & XXe siècles", Antoine Marès &
Alain Soubigou. Elle présentera aussi la situation actuelle du CNRS.
En cas de blocage de la Sorbonne,
rendez-vous à 15 h devant la statue d'Auguste Comte sur la place de la
Sorbonne pour une solution de repli à Tolbiac.

. 15 h Conférence alternative dans la série "L'Orient construit par
les historiens".
Maurice Lombard et le déclin de l'Islam, animé
par Eric Vallet, Amphi Turgot

. 15h-17h Discussion :
Qualification et compétence : le travail en perspective, avec les
sociologues Lucie Tanguy et Françoise Ropé et les historiennes
Dominique Margairaz et Anne Conchon,
Salle Marc Bloch

TOLBIAC
.13h à 15H Projection de Pepe le Moko, de Julien Duvivier avec
présentation et débat sur le thème du film colonial par Nadine Picaudou
Amphi L de



Le mercredi 18 mars

SORBONNE

. 11h AG commune des Universités de la Sorbonne, amphi Richelieu

. 15-16 h Débat-conférence La presse, l'histoire et la bande
dessinée organisé par Sylvain Venayre
Invités : Claude Gendrot (éditeur chez Futuropolis, ancien
directeur éditorial des éditions Dupuis, ancien rédacteur en chef de
Pif-Gadget et de Métal Hurlant), Jean-Philippe Stassen (auteur de BD,
auteur notamment du premier BD-reportage paru dans la revue XXI),
Christian Cailleaux (auteur de BD, auteur notamment de dessins
d'humeur régulièrement parus dans Le Figaro). Salle D 640.

. 14h-17 h Faut-il faire un procès d'intention au gouvernement ?
Débat politique organisé par S. Lalanne (MC en Histoire à Paris 1)
et Florence Brisset (Doctorante en Sciences Politiques à Paris 1)
avec Bertrand Monthubert (PS), Laurent Audoin (Verts) et d'autres
intervenants. Amphi Richelieu (sous réserve)


TOLBIAC

. 12-14 h Projection avec Pierre Serna de La nuit de Varennes
d'Ettore Scola dans le cadre du cycle Ciné et révolution

. 15 h Le triomphe romain d'Université
Atelier performance animé par Gaelle Deschodt
Au 12e étage,

. 17 h - 18 h 30 Débat L'identité nationale existe-elle ? Réponses
d'historiens
avec notamment Vincent Denis, Nicolas Offenstadt, Fanny Madeline.
AMPHI N

Le jeudi 19 mars

TOLBIAC

10-12 h
Les nouveaux médias : de nouveaux espaces de luttes et de débats ?
Rencontre débat avec Edwy Plenel (ancien responsable du Monde et
fondateur de Mediapart)
Animé par Nicolas Offenstadt et Clyde Plumauzille
Amphi à déterminer

SORBONNE

12h à 13h Conférence : La Révolution n'est pas terminée. Critique de
l'histoire critique de la Révolution par Pierre Serna
Amphi Turgot

MANIFESTATION NATIONALE

Le vendredi 20 mars

TOLBIAC
AG de l'UFR Amphi N de 10h à 12h.

ETUDIANTS NOUS SOMMES LÁ !!! AVEC VOUS !!!
ALORS VENEZ TOUS, C'EST ESSENTIEL !!! FAITES PASSER SVP !!!


Adresse des sites
TOLBIAC : 90 rue de Tolbiac, Paris 13e
SORBONNE ; 17 rue de la Sorbonne, Paris 5e

samedi 14 mars 2009

Video sur le mouvement universitaire

YouTube - 7semaines1/2

Un vidéo sur Youtube qui résume "sept semaines et demi" de mouvement dans les universités.

Photo : le printemps des chaises à l'Université de Paris 12

Assemblée générale à Paris 12



En regardant bien la version grande de cette photo (cliquez dessus) vous pouvez me voir en train de voter une motion fort bien formulée :=)

Mouvement universitaire le 13 mars

Sauvons les IUT … et au delà …

Sauvons les IUT … et au delà …

Les Instituts Universitaires de Technologie, qui prépare le plus souvent à des Diplômes Universitaires de Technologie (en information/communication, en Gestion, en Techniques de Commecrialisation, et en plein d'autres matières) se mobilisent de plus en plus. Cliquez sur le titre ci-dessus poru voir le blog "Sauvons les IUT et au delà".

Grève active à la Sorbonne - Le Procès de Nicolas Sarkozy et de ses complices - L'agenda des conférences, actions, évènements

Grève active à la Sorbonne - Le Procès de Nicolas Sarkozy et de ses complices - L'agenda des conférences, actions, évènements

Cliquez ci-dessus pour voir le procès de Nicolas sarkozy et de ses complices!

Le mouvement à l'IUT de Sceaux

De notre correspondant

De maniere incroyable, l'IUT de Sceaux s'est mobilise comme jamais, avec des
etudiants secoues par les quelques presents d'hier. Une participation reelle
et plus radicale aux mouvements de Paris 11 et des coordinations nationales
ont ete decidees, des motions suivront.

Une initiative de type "printemps des chaises" a ete decidee et a ete suivie
d'actes concrets (!): Toutes les salles sauf les salles de langues ont été
rearrangees avec tables et chaises dans un coin de facons a suspendre les
cours et une manifestation s'est deroulee jusqu'a la mairie de Sceaux ou
nous avons ete recu longuement (45 min) par la Maire de Sceaux qui
"soutient" notre mouvement. Il a ete convenu de lui remettre un courrier
avec nos doleances qu'il relayera aupres du conseil general (Devedjian) et
regional (Huchon). Nous avons egalement longuement discute du plan campus
Saclay, tres inquietant pour notre IUT egalement.

Voile , je ne m'y attendais pas du tout mais il semble que le "circulez il
n'y a rien a voir" de la circulaire ait fait pschiit.

Suite du mouvement avec montee en puissance lundi !

A.

Le mouvement à l'Université de Marne la Vallée

Libérez l’UMLV !


Lettre ouverte à Francis Godard


C’est avec stupeur que nous avons appris mercredi après-midi l’évacuation et la fermeture inopinées de l’ensemble des bâtiments de l’université. Les raisons qui ont motivées cette décision radicale sont éminemment contestables :


- Les AG successives ont refusé avec constance toute logique de blocage de l’université. Aujourd’hui encore l’occupation a été massivement rejetée par les personnels et étudiants rassemblés en Amphi A1.

- Les actions prévues associent toujours étroitement les enseignants, les étudiants et les personnels de l’université, dans un esprit de responsabilité collective qui n’a jamais été pris en défaut.

- Ces actions s’inscrivent toujours dans le cadre des mots d’ordre de la Coordination Nationale des Universités (nuit de l’université, printemps des chaises)


L’université de MLV est aujourd’hui largement mobilisée : la fermeture administrative n’est pas une réponse adaptée à cette protestation pacifique. Enseignants, Biatoss et étudiants ont largement exprimé de multiples manières leur refus des contre-réformes en cours.


Nous attendons la réouverture de l’université.

Nous invitons tous les personnels et étudiants à se joindre à l’AG du lundi 16 mars à 11 heures, Amphi A1 (Rabelais).

Nous appelons à une participation massive à la manifestation inter-professionnelle du jeudi 19 mars.


Les enseignants, personnels Biatoss et étudiants de MLV réunis en assemblée générale le jeudi 12 mars.

Cinq ans depuis la loi anti-voile du 15 mars 2004

Islam Un racisme à peine voilé [vidéo 1 et 2]

Il y a cinq ans exactement une loi a été votée pour exclure des lycées des jeunes femmes qui refusaient d'enlever leur foulard, porté pour des raisons religieuses. Une bonne partie de la gauche applaudissait, le reste de la gauche, quelques dizaines d'individus exceptés, ne faisaient rien contre, même si leurs organisations pouvaient sur papier s'opposer à la loi.

C'est un bon moment pour recommander à tous ce film, "Un racisme à peine voilé", de Jérome Host. Il contient de longs interviews des jeunes femmes en question, là où les médias à l'époque interviewaient tout le monde sauf les premières concernées.

Cliquez sur le titre ci-dessus.

vendredi 13 mars 2009

Analyse du modèle SYMPA

SYMPA est un nouveau système pour décider combien d'argent aura une université pour mener à bien ses missions. C'est de conception ultra-libérale. Cliquez sur le titre ci-dessus pour lire une analyse très utile.

Darcos et Pécresse font un geste 13 mars 2009

Le tortionnaire – je vais te couper le bras.
La prisonnière – je ne veux pas.
Le tortionnaire – tu as peur d’avoir mal ?
Le prisonnière – oui, mais surtout, je ne veux pas perdre mon bras.
Le tortionnaire – je comprends. Je vais faire un geste. Je vais te le couper en deux fois. Un bout cette année, la suite l’an prochain.

Choisissez la dernière réplique de la prisonnière (vous pouvez combiner les options) :
1. – ah, merci. Je suis soulagée et entièrement rassurée
2. – vous êtes quand même une belle ordure
3. – merci de votre compréhension
4. – vous me prenez vraiment pour une conne

jeudi 12 mars 2009

Printemps des savoirs à Nantes, dans le cadre de la grève des universités

Le printemps des savoirs

Organisé par les enseignants de L’U.F.R d’Histoire, d’Histoire de l’art et archéologie

Lundi 16 mars et mardi 17 mars 2009

Amphithéâtre à déterminer

* 9-10 h : Les conflits politiques dans la France moderne, par Guy Saupin.
* 10-11 h : Les mouvements étudiants en France depuis mai 1968, par Laurent Jalabert.
* 11h-12 h : La crise de la République romaine : conflits et concurrence, par Frédéric Hurlet.
* 12-13 h La diplomatie entre mondes chrétien et musulman pendant le haut Moyen Age (VIIe-XIe siècles), par Nicolas Drocourt.
* 13 h-14 h : Imaginer les rois de France, par Yann Lignereux.
* 14 h-15 h : La peinture française au XVIIe siècle, par Hélène Rousteau-Chambon.
* 15 h -16 h : Le procès des Templiers, une affaire d’Etat, par Philippe Josserand.
* 16 h- 17 h : Ecrire l’histoire du Nouveau Monde au XVIIIe siècle, par Clément Thibaud.
* 17 h- 18 h : La mer en peinture, quelle histoire !, par Martine Acerra.

Mardi 17 mars 2009

* 9 h- 10 h : Architecture gothique. La disparition du mur, par Nicolas Faucherre.
* 10 h-11 h : Le commerce colonial avec les Antilles sous Louis XIV, par Marion Tanguy.
* 11 h-12 h : L’architecture parlante (dernier tiers du XVIIIe siècle), par Natacha Coquery.
* 12 h-13 h : L’enseignement au XIXe siècle, par Catherine Pomeyrols.
* 13 h-14 h : Al-Andalus, au carrefour des civilisations, par Christine Mazzoli-Guintard.
* 14 h-15 h : The Education of Henry Adams (1918), l’autobiographie d’un écrivain américain, par Diana Maloyan.
* 15h-16 h : Mettre en scène le pouvoir et orienter les esprits : fêtes officielles et spectacles entre Consulat et Empire, par Cyril Triolaire.
* 16 h-17 h : Nantes et la traité négrière au XVIIIe siècle par Bernard Michon.
* 17 h-18 h : La Loire-Atlantique et la Bretagne, clés pour un découpage régional, par D. Le Page.

lundi 9 mars 2009

Rendezvous manifestations le 11 mars - Mobilisation de la maternelle à l'université!

* Besançon Place de la Révolution 14 h
* Bordeaux Place de la Victoire 14 h
* Brest Place de la Liberté 18 h
* Caen Place du Théâtre 14h30
* Calais Devant l'université 13h30
* Clermont-Ferrand Boulevard Gergovia (fac de lettres) 14 h
* Le Havre Parvis de l’Université 14h30
* Le Mans Maison des Associations 14 h30
* Lille Porte de Paris 14h30
* Lyon Place des Terreaux 14 h
* Marseille (avec Toulon) de Saint Charles ou Castellane à 14 h pour aller au Vieux Port
* Montpellier Opération Résistance Universitaire – Place de la Comédie de 10h à 18 h & Manifestation Place du Peyrou l’après midi
* Nantes Place du Commerce 16h30
* Nice Campus Valrose 14 h
* Orléans Cathédrale 14 h
* Paris (avec Amiens) République vers Nation 14h30
* Pau Complexe de la République 11h30
* Reims Maison des syndicats 14h30
* Rennes Place de la Mairie 14 h
* Rouen Place de la Cathédrale 14h30
* Strasbourg Parvis de la fac de droit (Place d’Athènes) 15 h
* Toulouse Place du Capitole 14h30
* Tour Place de la Liberté 14h
* Et dans d’autres villes : Morlaix (Mairie), Quimper (Place de la Résistance), etc.

Que veut Sarkozy pour les universités?

C'est assez bien expliqué dans le Monde Diplomatique :

Il s'agit d'abord de créer un nombre restreint de pôles universitaires d'élite, capables d'attirer les capitaux privés sous forme de dons et à terme largement financés par des droits d'inscription élevés. L'autonomie financière couplée à une taille critique leur permettrait de recruter les meilleurs scientifiques français (dont certains du CNRS) ou étrangers et d'acquérir un rayonnement international leur procurant un approvisionnement en étudiants solvables, issus de la bourgeoisie nationale et de celle des pays émergents. C'est l'objet des douze pôles de recherche et d'enseignement supérieur créés en 2008 par le plan campus ».

Et les autres, demandera-t-on '? Que sera le destin de l'immense majorité des établissements exclus de cette sélection darwinienne ? Ils se convertiront en des « collèges supérieurs » chargés d'absorber les effets de l'élévation générale du niveau scolaire et devront, sous peine de perdre leurs (maigres) crédits d'Etat, « s'adapter aux exigences du monde professionnel », comme le répètent à l'envi les « modernisateurs ». C'est-à-dire essayer de devancer les attentes toujours fluctuantes et souvent contradictoires en matière de recrutement des entreprises locales. Quant aux filières considérées comme improductives », elles disparaîtront - « s'il n'y avait pas d'institutions publiques d'éducation, aucune science, aucun système ne pourrait être enseigné pour lequel il n'y aurait pas de demande », espérait déjà en 1776 l'économiste libéral Adam Smith (1)-ou serviront à différer l'arrivée des nouvelles générations sur le marché de l'emploi. Des Ateliers nationaux universitaires, en somme.

Accord ne sera plus sponsor de l'Université de Paris 7

Accord ne sera plus sponsor de l’UPD (Université Paris Diderot - Paris 7)
Publié le mars 8, 2009 par Admin

Accord ne sera plus sponsor de l’UPD (Université Paris Diderot - Paris 7)

Le groupe hôtelier a annoncé qu’il allait cesser ses investisse-ments marketing dans l’universi-té parisienne, dont le titre a été malmené en bourse mercredi.
Valorisée dans la dernière édition du classement de Shanghaï grâce au recrutement récent de trois prestigieux prix Nobel comme CDD (Chercheur à Durée Déterminée), l’UPD (Université Paris Diderot - Paris 7) a néanmoins appris mercredi qu’un de ses plus grands sponsors, le groupe Accord, allait stopper son partenariat marketing avec elle. Le contrat liant les deux sociétés prendra fin le 30 juin prochain. Cette décision fait partie des nombreuses mesures prises par le groupe d’hôtellerie et de services afin de limiter les conséquences de la « conjoncture difficile » actuelle sur ses comptes. Selon le PDG d’Accord, « on avait pris avec Novotel et Ticket Restaurant le sponsoring de l’UPD en 2009 (…) et on avait la possibilité de sortir au bout de trois ans, ce qu’on avait tout à fait imaginé à l’époque ». Dans la soirée, l’université a indiqué dans un communiqué qu’elle prenait acte de la décision d’Accord de ne pas prolonger de deux ans son contrat de parraineur. « Cette position dictée par la conjoncture économique actuelle et malgré des résultats extrêmement positifs de ce partenariat (mise en place rapide de diplômes attractifs dans le domaine des services et de l’hôtellerie à destination de la clientèle étudiante, rationalisation des pratiques gestionnaires au service de l’établissement par des transferts de compétences managériales, etc.), vient conforter l’orientation prise par l’UPD de diversifier au mieux ses partenariats en matière de sponsoring », a indiqué l’université dans un communiqué.
En plus de l’UPD, Accord va stopper ses activités de marketing au sein de plusieurs autres sociétés d’enseignement supérieur et de recherche, et notamment certains instituts des CRS (Centres de Recherche Scientifique, ex-CNRS). Selon son PDG, les coûts étaient très élevés, de l’ordre d’un million d’euros par an. Le groupe, qui serre la vis, a donc dû faire des choix et se séparer de certaines activités. En Bourse, la décision d’Accord a impacté négativement le titre de l’UPD, qui souffrait déjà des inquiétudes des investisseurs. Le titre UPD a fini la journée en baisse de 2,67% à 7,30 €.

Librement inspiré de :
http://www.lefigaro.fr/sport-business/2009/02/25/04014-20090225ARTFIG00586-accor-ne-sera-plus-sponsor-de-l-olympique-lyonnais-.php (25/02/2009, 21:00)

POUR QUE CELA NE DEVIENNE PAS UNE RÉALITÉ À L’UNIVERSITÉ COMME POUR L’OLYMPIQUE LYONNAIS, CONTINUONS À RÉSISTER !

dimanche 8 mars 2009

BBC NEWS | Special Reports | 2004 | miners strike

BBC NEWS | Special Reports | 2004 | miners strike

IL Y A 25 ANS a eu lieu la grève des mineurs au Royaume Uni, qui a duré une année entière.
Les mineurs ont été vaincus, et le mouvement syndical anglais démoralisé pendant quinze ans, le temps d'une révolution néolibérale. Suivez le lien pour voir la page de la BBC qui contient articles, vidéos et audios sur ce grand évènement.

Une fédération du NPA appelle à l'unité pour les élections européennes

Adresse aux directions nationales du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Communiste Français, du Parti de Gauche et à l'exécutif provisoire de La Fédération



Chers et chères camarades,



Les fédérations départementales de Saône-et-Loire du Nouveau Parti Anticapitaliste, du Parti Communiste Français, le comité départemental du Parti de Gauche et le collectif unitaire départemental (Cual71), membre de La Fédération, ont participé le 23 février 2009 à une réunion unitaire à Chalon-sur-Saône, à l'initiative du Cual71.



Les échanges ont porté notamment sur les perspectives de listes communes aux élections européennes de juin 2009.

Le Front de Gauche, constitué pour l'instant par le PCF et le PG, et le NPA ont exposé leurs points de vue respectifs sur les conditions politiques dans lesquelles l'unité aux élections européennes peut se réaliser. Elles ont constaté les points communs et les différences de leurs approches, et en ont débattu. Cependant, les quatre formations ont constaté leur attachement commun fondamental à des listes unitaires rassemblant toutes les forces politiques du Non de gauche au TCE, afin de susciter une dynamique porteuse d'espoir, en particulier pour les classes populaires, dans les luttes en cours et à venir et d'une alternative crédible susceptible de porter un coup déterminant à l'Europe libérale. Elles pensent que tous les efforts doivent être faits pour réaliser au plus vite cette unité qu'elles considèrent comme un objectif fondamental.


Dès lors, elles ont décidé d'un commun accord de s'adresser à leurs directions ou rattachements nationaux, afin de les prier instamment de prendre le temps d'examiner les divergences constatées et de tenter de les surmonter.


Dès lors, elles émettent le vœu que tous les contacts utiles soient pris et maintenus pour créer les conditions du rassemblement des forces anticapitalistes et écologistes et qu'une réunion au niveau national des quatre formations ait lieu dès que possible pour procéder à cet examen.


Fédération de Saône-et-Loire du PCF, Fédération de Saône-et-Loire du NPA, Comité de Saône-et-Loire du PG, Cual71 (membre de La Fédération)

International Socialist Review

International Socialist Review

Le nouveau numéro de l'International Socialist Review, publié par l'International Socialist Organisation, la plus grande organisation d'extrême gauche aux Etats Unis, vient de sortir. Vous pouvez lire en ligne une partie des articles en cliquant sur le titre ci-dessus.

NPA et alliance électorale lors des Européennes

Voici un extrait d'un article de mediapart sur le congrès fondateur du NPA, qui me semble bien résumer une partie du débat.


Dans la salle, sous les yeux de la presse et d'Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche (PG) aux relations extérieures, l'ambiance est respectueuse mais franche, virile mais correcte. Au fond contre le mur, deux des figures de la stratégie frontiste espèrent que cette séance de parole libre pourra faire bouger les lignes. Alain Laffont (élu municipal de Clermont-Ferrand) et Christian Picquet (chef de file de la tendance Unir, minorité de l'ex-LCR) écoutent avec joie un gros tiers des interventions prôner l'alliance électorale. Mais la majorité a fait entendre sa méfiance envers les intentions stratégiques et programmatiques du front de gauche PG/PCF.

De ces deux heures et demie de témoignages divers, on en retiendra sept. Celui de "Sammy de Marseille" (en fait Samuel Joshua, un historique de la Ligue), qui a le premier prévenu: «La question capitale, c'est celle du contenu politique. Tout le monde sait pourquoi le PCF veut ce front, pour sauver ses élus et après ils retourneront avec le PS. On veut bien l'unité, mais dans la clarté.» Catherine Jouanneau, une institutrice du Val-de-Marne, nouvelle militante devenue tête de file de l'amendement alternatif, a rétorqué: «Il ne s'agit pas d'avaler notre chapeau, mais ne soyons pas paralysés non plus par la crainte que le PCF et le PG puissent revenir vers les socialistes. Ne posons pas 21 conditions comme au congrès de Tours [qui avait séparé socialistes et communistes en 1920], et acceptons d'entrer dans une âpre négociation, en mettant des "taquets" au bon endroit.»

Un des «taquets» le plus évoqués fut la divergence sur le nucléaire, souvent jugée comme rédhibitoire si jamais une négociation «sur le fond» avait lieu entre partenaires d'un front de gauche. D'autres abordant les divergences sur le terrain, à propos du TGV ou des langues régionales. Morand, un jeune du NPA Nancy, tempère: «On a pas la même ligne que LO sur le nucléaire, mais ça n'a pas empêché de faire alliance avec eux aux européennes par le passé.» Martine, de Bayonne (Pyrénées-Atlantique), contre-attaque: «On peut toujours dire que ces débats n'ont pas de rapport direct avec l'Europe mais on ne peut pas non plus s'asseoir sur nos principes!» D'autres, comme France, jeune étudiante parisienne, ont invoqué le principe de réalité électorale: «Après la victoire de l'unité du référendum européen en 2005, on a gagné dans la rue avec le CPE. Les victoires électorales entraînent les victoires dans les luttes. On ne peut pas prendre le risque de envoyer zéro député au parlement européen pour porter la parole anticapitaliste.»

Photos du mouvement contre Pécresse et Darcos










Le N° 7 du journal anticapitaliste est sorti!

Le numéro 7 de notre journal "anticapitaliste" édité par l'association des marxistes unitaires est sorti!

Alors je peux vous permettre de lire gratuitement ici le numéro précédent. Commentaires bienvenus...

samedi 7 mars 2009

Bookmarks Appeal

Bookmarks Appeal

La librairie d'extrême gauche la plus sympa et la plus importante, en plein centre de Londres, souffre, lui aussi, d'une crise financière. Si vous voulez donner un peu d'argent (carte visa) pour aider Bookmarks (c'est son nom) à survivre, cliquez sur le titre ci-dessus.

Ce que nous voulons : évènement à Paris par le mouvement universitaire

De la part de la coordination de Paris 1

Dans le cadre de la grève, nous organisons une journée de débats et de
réflexion sur l'avenir de l'université le lundi 9 mars 2009, dans les
centres Sorbonne et Panthéon :

QUE VOULONS-NOUS ? L'université post LRU

PROGRAMME
Matin : Sorbonne, entrée par le 17 rue de la Sorbonne ou le 54 rue
Saint-Jacques (Si la Sorbonne est fermée, les ateliers auront lieu à
Tolbiac, 90 rue de Tolbiac, métro Olympiades, accueil dans le hall))
9h00-9h30 :
Accueil, hall en face de la salle Liard (à côté de la bibliothèque)

9 h 30-12 h : Débats par ateliers thématiques

1.Le service public de l'enseignement supérieur et de la recherche
(salle : M.Bloch, 2ème étage escalier C)

(avec la participation de Michel Angot - secrétaire national de la FSU,
secrétaire général du syndicat des collectivités locales - ; Cécile
Brousse - Sauvons la statistique publique - ; Vincent Drezet - Syndicat
national unifié des Impôts - ; Sylviane Lejeune - UGICT-CGT).
Bureau : Michel Pigenet (président) ; Marie-Madeleine Grimault et un
étudiant (secrétaires)

2.Travailler à l'université : BIATOS, enseignants-chercheurs,
étudiants (salle : D 640, galerie Dumas)

(avec la participation de Jacques Fossey - syndicaliste SNCS, membre
du CA du CNRS ; d'un IATOS syndicaliste de la FERC-CGT ; d'un élu
étudiant).
Bureau : Isabelle Calvet (présidente) ; Bernard Tallet et un étudiant
(secrétaires)

3. Evaluations et évaluateurs (salle : E 628, galerie Dumas)

(avec la participation de Philippe Büttgen - philosophe, membre du
Comité national du CNRS - ; Patrick Weil - politologue).
Bureau : Florence Audier (présidente) ; Christiane Lekbir et un
étudiant (secrétaires)

4. Formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées
(salle Picard, 3ème étage, escalier C)

(avec la participation de François Bouillon - Président de l'Institut
de recherches de la FSU - ; Philippe Péchoux - syndicaliste CGT en
IUFM).
Bureau : Bernard Legras (président) ; un étudiant (secrétaire)

5. Administrer et gouverner l'université : l'autonomie... parlons-en
(salle : D
634, galerie Dumas)

(avec la participation de J.-M. Benazeraf - médecin urgentiste, collectif
des médecins CGT - et d'un cadre supérieur hospitalier syndicaliste
CGT). Bureau : Katia Beguin (présidente) ; Sophie Poirot-Delpech et
Benjamin Salesse
(secrétaires)

12 h -13 h : Pause repas

Après-midi : Centre Panthéon (12, place du Panthéon)

13 h - 15 h 30 :
Séance plénière (amphi III) (Président : Bernard Paulré)
* Compte rendu des travaux des différents ateliers par les secrétaires
de séances

* Discussion générale

Manifestation contre l'OTAN le 4 avril 2009 à Strasbourg

Mobilisation contre le sommet de l'Otan à Strasbourg

Fiche pratique pour s'inscrire pour les cars au départ de Paris*

* Pour départs de différentes villes consulter le site www.otan-non.org
-----------------------------------------------------------------------
- De plus amples informations concernant le programme du contre-sommet, les
intervenants, le logement, l'organisation des transports ainsi que sur les
événements liés à cette manifestation vous seront communiqués par mail ou
par téléphone après inscription.

- Le transport se fait par cars au départ de la Place de la Nation (M° et
RER B Nation)

- Transférez ce mail aux listes de diffusion et à vos ami-e-s (en n'oubliant pas le formulaire en pièce-jointe)

TARIFS
-----------

- 3 JOURS (ateliers, manifestation, conférences)
départ Paris-Nation tôt le vendredi 3 matin, retour le dimanche 5 Après midi
tarif chômeur, RMIste, étudiant ... 50 €
tarif salarié ................................ 60 €

- 1 JOUR (manifestation)
départ Paris-Nation le vendredi 4 à 23H30, retour dans la nuit de samedi
tarif chômeur, RMIste, étudiant ... 35 €
tarif salarié ................................ 45 €

Vous pouvez aussi participer par des dons de soutien changés en bons
kilométriques !

Élections européennes et NPA - soyons honnêtes!

Élections européennes : le NPA réaffirme ses propositions unitaires | NPA


Suivez le lien ci-dessus pour voir le communiqué NPA national au sujet des élections européennes.

Moi je crois que ce serait bien de faire des listes communes aux Européennes avec les autres organisations à gauche du PS.

Que je sois minoritaire au sein du NPA, que la majorité préfère des listes NPA pour ces élections, c'est évident, et ce n'est pas bien grave. En politique on est parfois minoritaire. Je ferai la campagne qui est décidée par la majorité, et par la suite on fera un bilan et le débat avancera, tout le monde aura appris quelque chose etc, pas de problème.

Mais je préférerais que le NPA refuse une alliance clairement, plutôt que de poursuivre ce cirque déshonorant de faire semblant de vouloir des listes unitaires tout en s'assurant qu'elles ne soient pas possibles.

Chanson pour le mouvement dans l'éducation

(Merci "un prof de Grenoble")


Sur l’air du « chant des partisans »

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur l’éco-le
Darcos et sa clique pensent ainsi augmenter leur pacto-le
Ohé les parents, les profs et puis les enfants, c’est l’alar-me
Cet’ fois, Sarkozy, écoute bien le cri du peuple, le vacar-me ;

Ensembl’-nous luttons, tous unis pour dire « non » à la cas-se…
De l’école publique, gloir’ de la République, de la mas-se
Ohé citoyen, réagis, défends les droits qu’on te vo-le
Après la sécu, la retrait’, les libertés, c’est l’é-cole…

Il fallait oser plaider pour le mérite : c’est cyni-que
Quand les financ’ments vont aux riches, au privé, à la cli-que…
On veut des options, de l’art , du grec, du latin pour nos ouail-les
Des profs et des pions, une école dign’ de ce nom, sinon aie [a-ye] !

Sarko, tes réformes, on connaît, on sait qui les comman-de
Avec Parisot, Lagardère, Bouygu’, Dassault et ta ban-de
Tu veux condamner les pauvres et les démunis, les sans-chance…
Ceux qui sans l’école, pourraient pas sortir de l’ombre, faire bomban-ce

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur l’éco-le
Darcos et sa clique pensent ainsi augmenter leur pacto-le
Ohé les parents, les profs et puis les enfants, c’est l’alar-me
Cet’ fois, Sarkozy, écoute bien le cri du peuple, le vacar-me
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur l’éco-le
Darcos et sa clique pensent ainsi augmenter leur pacto-le

Create jobs and save planet|7Mar09|Socialist Worker

Create jobs and save planet|7Mar09|Socialist Worker

Créer des emplois et sauver la planète!
Dans cet article en anglais, mon ami Jonathan Neale explique comment les gouvernements, s'ils s'intéressaient vraiment à la protection de l'environnement, pourrait créer des centaines de milliers d'emplois tout en améliorant de façon significative notre environnement.

Appel à manifester lors de l'anniversaire de la loi islamophobe du 15 mars 2004

MANIFESTATION DIMANCHE 15 MARS 2009 DEPART PLACE DE LA REPUBLIQUE A 15 H 00

Beaucoup d'encre a coulé et beaucoup de larmes furent versées, suite à la promulgation de la Loi du 15 mars 2004 chargée de protéger la République de la nouvelle arme islamiste, réactionnaire, anti laïque, intégriste, terroriste qu'est le foulard.

Mais les jeunes filles concernées s'étant peu exprimées, cela a donné toute latitude aux manœuvres politiques, médiatiques,laïcistes, de désinformation et de diabolisation qui ont déversé à longueur de canaux, des images et des reportages démontrant par A + B, le comment, du qui, du pourquoi.

Pourtant la réalité est autre. Tout le monde le sait même si personne ne le dit.
Aussi nous disons que tout gouvernement qui en violation de la Loi, des principes généraux du droit et des libertés fondamentales et des conventions internationales, en appelle à la force d'une Loi pour imposer l'arbitraire, transforme ses citoyens en prisonniers. De même que lorsqu'il fait appel aux mensonges, à la falsification, au trucage et à l'inversion des réalités pour rallier l'opinion publique, il fait de ses administrés des mythomanes.

Nous sommes profondément bouleversés par l'acceptation de cette politique du fait accompli. Telle gravée dans le marbre, cette Loi s'est assise dans les esprits. Et loin de cesser, ce harcèlement à l'encontre de l'Islam et des musulmans, se poursuit à travers des humiliations incessantes, des insultes ouvertes et encouragées.Sans compter les propositions de Loi, pétitions et autres, qui continuent à tomber sur les bureaux de l'Assemblée (la proposition de loi 1121, la proposition de loi 1080, les pétitions « Un cri contre le racisme et l'intégrisme » et « halteauvoile »,

En fait on l'a compris depuis un moment, il s'agit d'une déclaration de guerre par assauts successifs ininterrompus (lois, propositions, pétitions, appels, manifestations, livres, émissions, reportages ....) contre l'Islam et les musulmans. On s'en prend ainsi journellement et surtout impunément à la liberté de croyance de millions de personnes.

Du bout des lèvres on consent une liberté de conscience mais on refuse à haute voix la liberté de culte sous de fallacieux prétextes. Cette la loi du 15 mars, véritable institutionnalisation de la discrimination à l'encontre de jeunes collégiennes et lycéennes de confession musulmane, représente un tâche noire sur le tableau blanc de l'émancipation.

En effet au nom de « l'émancipation » on interdit à ces jeunes filles d'accéder à l'outil privilégié de l'émancipation : l'école.

Mais bien sûr, la société n'a aucune responsabilité, les politiques ne sont en rien coupables, la discrimination n'existe que pour ceux qui veulent bien en être victimes, le racisme n'est qu'une légende, l'impossibilité de consommer comme ses semblables une forme d'ascétisme, l'exclusion du système éducatif est un fantasme, la pauvreté, un leurre, la brutalité policière, une invention, la ghettoïsation, une vue de l'esprit...

Les hommes libres donnent naissance à des enfants libres qui à leur tour deviendront des hommes et des femmes libres. Ne laissons pas ces jeunes filles devenir les victimes de notre résignation. Chaque jour qui passe rend notre jugement très svère, mais celui de l'Histoire le sera encore plus. En effet quel sera le sera le jugement de l'Histoire face à tous ces pseudo valeureux justiciers qui mènent une guerre sans pitié contre des peuples désarmés et face à d'autres « défenseurs de la laïcité » qui votent des lois contre des jeunes filles « enfoulardées ».

Pour dénoncer cette laïcité dévoyée et rétablir l'égalité devant l'accession à l'éducation, demandons tous ensemble dans notre marche du 15 mars prochain, l'abrogation pure et simple de cette loi.

Signons cet appel, et engageons nous ensemble

Premiers signataires de l'appel pour la demande d'abrogation de la loi du 15 mars 2004: Le MCD (Mouvement Citoyen pour la Diversité), Le CDRPE ( Collectif pour la Diroit et le Respect des parents d'Elèves,CRI ...

Vous trouverez ici un court argumentaire concernant le foulard à l’école


et ici une analyse plus approfondie dans l’article “Pourquoi nous, pourquoi maintenant? Un bilan politique de la loi anti-foulard.

Droit au mariage et à l'adoption pour des homosexuel(le)s!

L'homoparentalité, un débat hors sujet estime Xavier Bertrand - Libération

Je suis allé voir le film "Harvey Milk". Il ne faut pas le rater, tous ceux qui essaient de faire quelque chose contre l'injustice. ç'Aurait été un meilleur film si quelqu'un avait osé le faire et le diffuser à grande échelle il y a trente ans. Mais mieux vaut tard que jamais.

Dans les années 1970, peu d'organisations de gauche ou même d'extrême gauche défendaient les droits des homos (à contraster avec la Russie révolutionnaire de 1917 où une égalité de droits entre couples homos et hétéros fut mise en place, situation renversée 15 ou 20 ans plus tard par Staline). Quand Bobby Kennedy fut assassinée, on nous faisait prier pour lui et pour la paix, à l'ecole catholique où j'étais élève. Quand Harvey Milk fut assassiné, tout le monde s'en fichait.

Alors on voit qu'il y a eu du progrès. La prochaine bataille est celle pour le droit au mariage et à l'adoption pour les couples homos. La gauche et l'extrême gauche s'y intéresse déjà, un tout petit peu...

mercredi 4 mars 2009

les ordres de l'OCDE pour Sarkozy

Lire particulièrement la fin



Les remèdes très libéraux de l'OCDE pour la France
La Tribune 3 mars 2009

Le bas niveau du taux d'emploi, surtout pour les jeunes et les seniors, de même que la durée annuelle moyenne de travail, "relativement faible", représentent la majeure partie de l'écart de PIB (produit intérieur brut) par habitant de la France par rapport aux pays les plus performants comme les Etats-Unis, explique l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans son rapport "Objectif Croissance 2009" publié ce mardi. Lire la suite l'article

"Plusieurs réformes ont été réalisées ces dernières années pour accroître l'incitation au travail et offrir plus de possibilités à certaines catégories, mais de nouvelles mesures sont nécessaires," estime-t-elle.

Voici les priorités d'action énumérées dans le rapport de l'OCDE. En matière de coût du travail, l'OCDE préconise de continuer de limiter la hausse future du salaire minimum de façon que le coût minimum du travail diminue en termes relatifs. Il conviendrait aussi, selon elle, de créer une commission indépendante chargée de formuler des recommandations sur le salaire minimum, en mettant fin ainsi au mécanisme d'ajustement mécanique. Et, en outre, de tirer parti de l'introduction du revenu de solidarité active pour intégrer le dispositif actuel (la prime pour l'emploi), afin qu'il n'y ait qu'un crédit d'impôt unique ciblant plus efficacement les bas salaires.

En matière de législation, l'OCDE estime que la procédure complexe et stricte de licenciement des travailleurs en contrat à durée indéterminée décourage l'embauche en CDI et contribue au dualisme du marché du travail, avec des conséquences négatives pour la productivité à long terme. L'OCDE recommande donc de poursuivre le double effort d'assouplissement de la législation protectrice de l'emploi et de meilleure prévisibilité des coûts de licenciement.

Par ailleurs, l'OCDE se félicite de l'adoption, en 2008, de la loi de modernisation de l'économie qui a créé une nouvelle autorité de la concurrence, assoupli les conditions d'implantation des distributeurs et leurs négociations avec les fournisseurs. Elle demande de veiller à ce que la nouvelle autorité de la concurrence ait des moyens suffisants et les pouvoirs d'enquête nécessaires pour agir "efficacement et en toute indépendance, avec pour seul objectif le bien-être des consommateurs". Elle demande aussi d'éliminer la procédure d'autorisation spéciale pour la création d'un point de vente et d'assouplir les restrictions à l'ouverture dominicale des magasins. Elle recommande enfin de mettre fin au numerus clausus dans un certain nombre de professions, notamment dans les services juridiques et médicaux.

Pour le travail des seniors, l'OCDE prône des incitations financières pour poursuivre l'activité au-delà de l'âge légal de la retraite (60 ans) et recommande en particulier d'assouplir les restrictions concernant le cumul d'une pension de retraite et de revenus du travail.

Enfin, pour l'enseignement supérieur, l'OCDE demande d'élargir l'autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. Elle prône aussi de nouvelles mesures pour favoriser le financement privé des universités, en augmentant les droits de scolarité mais en proposant en parallèle des prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.

mardi 3 mars 2009

communiqué de presse SNESUP

A Mesdames et Messieurs les Journalistes

Le SNESUP appelle à maintenir et faire aboutir les mobilisationsactuelles dans l’enseignement supérieur et la recherche sous toutes les formes déterminées par les assemblées générales. Il agit avec force pour que soit entendue la dynamique des luttes actuelles. Son texte rendu public à destination des ministres jeudi soir (26 février) et les analyses qui ont suivi ont un réel impact. Le cabinet du premier
ministre et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche nous font savoir par courrier qu’il conviendrait de mettre tout sur la table sans que soit pré-écrite l’issue d’échanges voire de négociations.

« Vous m’avez adressé le 26 février ainsi qu’au Premier Ministre et au Ministre de l’éducation nationale, un courrier assorti d’éléments qui ont fait également l’objet d’un communiqué de presse.
Je sais à quel point l’ensemble des sujets que vous évoquez sont au cœur des évolutions du service public d’enseignement supérieur et des attentes de la communauté universitaire, et tout comme vous, je les prends en grande considération.
C’est pourquoi, je souhaite vivement que nous les évoquions directement ensemble, avec toute l’ouverture nécessaire.
Ainsi, les modifications apportées au décret statutaire de 1984 et la réforme de la formation des enseignants, sont parmi d’autres, des sujets qui réclament naturellement une concertation et une négociation pour lesquelles votre organisation a une légitimité totale.
C’est aussi vrai, par exemple, comme vous le soulignez, des congés pour recherche et conversion thématique ou encore du rôle du conseil national des universités.
Comme vous le voyez, Monsieur le Secrétaire Général, je suis totalement disposée à une discussion approfondie avec votre organisation.
On ne saurait, à ce moment de la réflexion sur l’évolution de notre université, avancer avec toute l’efficacité nécessaire sans votre participation pleine et entière.
Valérie Pécresse – le 2 mars 2009 »

C’est aussi l’aveu du caractère caduc du processus engagé vendredi dernier autour de la réécriture encore très problématique du décret statutaire –dans le périmètre étroit du CTPU et de la CPU– auquel le SNESUP refuse de s’associer.

Le SNESUP va mettre à l’épreuve le gouvernement sur sa volonté de sortir de la crise qu’il a lui-même déclenchée. Sur la base des quatre dossiers revendicatifs qui fédèrent le monde des universités et des organismes de recherche et de leur déclinaison non exhaustive rendue publique dans notre message du 26 février, et avec la même détermination qu’il emploie à organiser et conforter encore dans tous les établissements la grève et les formes variées de mobilisation, le SNESUP est prêt à rencontrer le gouvernement tant de manière bilatérale qu’avec les organisations et
collectifs qui animent l’action.

Paris, le 3 mars 2009
Le bureau national du SNESUP

Construire le Nouveau parti anticapitaliste!

Nouveau parti anticapitaliste

J'ai écrit un article "Construire le Nouveau Parti Anticapitaliste!" pour le petit journal Anticapitaliste. Vous pouvez le lire en cliquant que le titre ci-dessus. Les commentaires sont les bienvenus.

Construire le Nouveau parti anticapitaliste!

Nouveau parti anticapitaliste

J'ai écrit un article "Construire le Nouveau Parti Anticapitaliste!" pour le petit journal Anticapitaliste. Vous pouvez le lire en cliquant que le titre ci-dessus. Les commentaires sont les bienvenus.

Les mensonges de Sarkozy sur l'évaluation de la recherche

Sarkozy prétend que les chercheurs ne veulent pas être évalués. Choquant, mais, surtout, faux.

Le ministère voudrait évaluer nos recherches "au poids" - combien d'articles par an, et combien sont cités par d'autres chercheurs dans leurs articles à eux.

L'idée est aussi bête qu'elle en a l'air. D'abord parce que, là, actuellement, travaillant sur la culture populaire pendant la première guerre mondiale, je peux tout à fait pondre quatre articles un peu légers à la place d'un article dense et sérieux. Si on ne compte que le nombre, c'est ce que nous ferons. C'est déjà une pratique commune dans certains pays.

Deuxièmement, l'idée de compte combien de fois on est cité par d'autres chercheurs aura surtout comme résultat de s'assurer que tout le monde travaille sur les mêmes thèmes! Si on explore un thème nouveau, on sera sanctionné, car bien évidemment il y aura peu d'autres chercheurs qui citeront nos articles dans un premier temps. Je n'ai rien contre la comptabilité, mais elle ne doit pas remplacer l'intelligence!

Dernier argument sur l'évaluation de la recherche, cette prise de position des délégués d'AERES.



"Il est injuste de répandre l'idée que la recherche n'aurait jamais été
évaluée", écrivent des délégués scientifiques de l'Aeres


"Il est injuste et sans fondement de répandre l'idée que la recherche
n'aurait jamais été évaluée en France", écrivent une soixantaine de délégués
scientifiques de l'Aeres dans un texte commun (1). Les signataires veulent
témoigner leur désaccord "avec les proclamations et contre-vérités entendues
récemment concernant l'évaluation de la recherche". Ils réagissent au
discours de Nicolas Sarkozy sur la recherche le 22 janvier 2009 et à la
polémique qui s'en est suivie.

Les quelque 80 délégués scientifiques que compte l'Aeres ont pour mission
d'organiser les évaluations des unités de recherche, des formations relevant
de leur domaine de compétence, et des établissements. Ces chercheurs ou
enseignants-chercheurs poursuivent en parallèle leurs activités de recherche
et d'enseignement. A ce titre, les signataires du texte expliquent être "les
témoins du sérieux avec lequel nos collègues considèrent le rôle de
l'évaluation, mais aussi désormais, du malaise général qui s'est installé
depuis ces proclamations non fondées". "CONSTAMMENT ÉVALUÉS"

Les signataires rappellent "que l'agence a été installée en 2007 pour
devenir le centre des processus d'évaluation des activités de recherche et
d'enseignement qui étaient jusqu'alors assurés par plusieurs instances".
Celle-ci "est effectuée par des pairs, étrangers ou français, femmes ou
hommes, choisis pour leurs compétences disciplinaires en matière de
recherche et de formation, dans le respect de règles déontologiques admises
dans toutes les communautés scientifiques du monde".

Les chercheurs et enseignants-chercheurs, quant à eux, sont "constamment
évalués", soulignent les délégués scientifiques. Ils énumèrent: "ils le sont
par diverses institutions collégiales lorsqu'il s'agit de leur recrutement
ou de l'évolution de leur carrière; ils le sont aussi par des comités de
lecture lorsqu'ils soumettent des articles pour publication et par des
experts anonymes quand ils répondent à des appels à projets français,
européens ou internationaux; ils le sont enfin lorsqu'ils demandent une
prime ou proposent à l'accréditation des projets pédagogiques de nouvelles
filières et diplômes".

(1) Les signataires sont:
Pascal Auscher, Michel Pierre, Maria Zamora, Régis Réau, Alain Merlen,
Robert Mégy, Max Malacria, Jean-Michel Robbe, Frédéric Truchetet, Jacques
Desrues, Edith Falgarone, Jean-Marc Geib, Daniel Guedalia, Marie-Yvonne
Perrin, Michel Robert, Luis Farina del Cerro, Georges Hadziioannou,
Jean-François Deconinck, Luc Dugard, Jean-Léon Houzelot, Rosine Lallement,
Pierrick Gandolfo, Arnaud Mercier, Sandra Laugier, Ronald Shustermann,
Nadine Massard, Annie Vinter, Rostane Mehdi, Anne Cammilleri, Catherine
Sofer, Christian Genre, Pierre Glaudes, Erwan Bézard, Philippe Normand,
Alain Pugin, Patrice Bourdelais, Patrick Rousseau, Pierre-Hervé Luppi,
Patrice Fontaine, Charles Dumontet, Fabien Paulus, Claude Lecomte, Bernard
Dastugue, Pascal Ferré, François-Loic Cosset, Frédéric Flamant, Christian
Barillot, Claude Maranges, Jean-Claude Germon, Gabriel Dupuy, Jacques de
Maillard, Pierre Muller, Christian Genre, Sharon Peperkamp, Yvette Veyret,
William Marx, Christine Maillard, Gilles Perrin, François Cury.

L. Trotsky : Leon Trotsky: Comment vaincre le fascisme ? (Introduction d'E. MAndel)

L. Trotsky : Leon Trotsky: Comment vaincre le fascisme ? (Introduction d'E. MAndel)

Lire ici l'article de Ernest Mandel, qui introduit l'analyse que fait Léon Trotsky du fascisme.

Cet historien serait-il dangereux ? - La république des livres - Blog LeMonde.fr

Cet historien serait-il dangereux ? - La république des livres - Blog LeMonde.fr

A 91 ans, Eric Hobsbawm demande aux services secrets de voir son propre dossier. ON le lui refuse, au mépris de la loi sur la liberté d'information.

lundi 2 mars 2009

Could fascism take power today?|21Jun08|Socialist Worker

Could fascism take power today?|21Jun08|Socialist Worker

En anglais, ce petit article excellent sur le fascisme aujourd'hui. La crise s'approfondit, et la menace du fascisme, si elle est différente que dans les années trente, reste réelle.

02 mars - communiqué "Sauvons l'Université" concernant la grève dans les universités

Beaucoup de bruit pour rien

Communiqué de Sauvons l'Université ! (1er mars 2009)


La Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, certains syndicats et la Conférence des Présidents d'Université annoncent que de véritables négociations ont commencé et feignent de croire à une sortie de crise proche. Il n'en est rien. Les principaux acteurs de la mobilisation avaient fixé comme préalable à toute négociation le retrait de tous les projets controversés ; seul le décret sur le statut des enseignants-chercheurs a fait l'objet d'une discussion, qui n'est pas une
négociation.

Faut-il rappeler que le « bureau élargi de la CPU » n'a pas vocation à être, à côté de quelques syndicats, le principal interlocuteur du Ministère ? S'il devait en être ainsi, les présidents perdraient leur statut de représentants élus de la communauté universitaire au profit du rôle de « patrons » que prévoit pour eux la loi LRU. Nous ne pouvons imaginer par ailleurs que ces présidents cèderont à la manoeuvre grossière consistant à rappeler à un moment décisif de cette crise le montant des primes qui leur avaient été promises dès le 20 octobre dernier par le Ministère.

Deux jours après que le communiqué du Premier Ministre a tenté de répondre par des demi-mesures et de vagues promesses aux revendications de la communauté universitaire, le voile est définitivement levé sur les véritables intentions du gouvernement. Il s'agit de ramener la discussion à la seule question du statut des
enseignants-chercheurs sans tenir compte de l'ensemble des exigences portées de manière indissociable par le mouvement en cours : le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré, l'abandon du projet de nouveau contrat doctoral, la restitution des postes supprimés en 2009 et un plan pluriannuel d'emplois statutaires, l'arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche.

Le voile est aussi levé sur la logique qui relie le projet de modulation des services des enseignants-chercheurs à la promesse du premier ministre de mettre à disposition des universités des professeurs agrégés du second degré et, enfin, à l'intérêt nouveau de la CPU pour les personnels des établissements publics de recherche, amenés à « participer à part entière aux missions de l'université ». Il s'agit bien de compenser la pénurie d'enseignants-chercheurs, aggravée par le plan licence. Cela se ferait au détriment à la fois de l'Education nationale - pourtant déjà affectée par des milliers de suppressions de postes - et du monde de la
recherche.

Sur le seul point vraiment abordé lors de cette rencontre, le décret statutaire, le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche s'enorgueillit d'un certain nombre d'avancées qui n'en sont pas. Ainsi de la modulation de service qui « ne peut être mise en ?uvre sans l'accord de l'intéressé » : cette formule, que n'accompagne aucune garantie face aux éventuelles pressions locales, rappelle étrangement les débats autour du travail du dimanche. L'intérêt véritable de la modulation des
services serait la possibilité pour les enseignants-chercheurs de voir réellement pris en compte l'ensemble de leurs tâches d'administration et surtout de dégager des périodes spécifiquement dédiées à la recherche. Ce n'est assurément pas dans cette direction que l'on va.

Rien d'étonnant donc si, dans cette logique de pure communication gouvernementale, la rencontre du vendredi 27 février au Ministère n'a accordé aucune place à la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré, à partir de laquelle s'est construite l'unité de la mobilisation et dont les conséquences pour l'avenir du système éducatif sont désastreuses. L'obstination du Ministre de l'Education Nationale à ne pas entendre les arguments de l'ensemble
des universités chargées de la formation des futurs enseignants s'explique aussi par une logique d'économies budgétaires : la suppression de l'année de formation alternée après la réussite au concours permet à l'Etat d'économiser aux dépens des futurs enseignants et de leurs élèves chaque année plus de 10 000 postes de fonctionnaires. Le silence nouveau de la CPU sur ce sujet dans son dernier communiqué est inacceptable. Doit-on donc s'attendre à ce que les nouveaux concours
soient mis en place dès 2010 contre l'avis de l'ensemble de la communauté universitaire au risque d'envoyer dans les établissements scolaires des générations d'enseignants dont la formation disciplinaire et pédagogique aura été faite au rabais ?

Enfin, il n'est toujours rien dit des suppressions de postes au CNRS (on en annonce 850 nouvelles d'ici 2013), ni de la transformation des organismes de recherche en simples agences de moyens, ni du nouveau contrat doctoral. Qui peut croire que tout cela soit sans effet sur l'université ?

Dans la continuité de la loi LRU et au-delà de la prétendue rationalisation des politiques publiques, le gouvernement affiche ainsi son mépris pour les analyses et les revendications portées par le mouvement des universités et des laboratoires.

Antisémitisme et Israël - le CRIF ne représente pas les Juifs

Une déclaration de mes amis de l’Union Juive Française pour la Paix

Lettre ouverte à ceux qui envisagent de participer au banquet de CRIF

Madame, Monsieur,

Vous envisagez peut-être de vous rendre au dîner du CRIF, en pensant ainsi marquer votre refus de l'antisémitisme et votre sympathie pour les Juifs.

Nous pensons pouvoir dire qu'en agissant de la sorte vous iriez à l'encontre du but que vous vous seriez fixé.

Rappelons que le CRIF a organisé le 4 janvier dernier, en pleine offensive israélienne contre la population de la bande de Gaza, une manifestation de soutien à l'Etat d'Israël. En organisant cette manifestation le CRIF a non seulement exprimé son accord avec une politique criminelle mais en appelant les « Juifs de France » à soutenir la politique israélienne il a contribué explicitement et directement à « importer en France le conflit du Moyen Orient », faisant apparaître ainsi les Juifs comme les complices des crimes commis par les Israéliens contre les Palestiniens et prenant délibérément le risque de développer des sentiments antijuifs.

Dans ces conditions, accepter de participer aux agapes organisées par le CRIF, c'est à la fois soutenir les crimes perpétrés par l'armée israélienne contre les Palestiniens et contribuer à enfermer les «Juifs de France » dans une idéologie meurtrière.

Il est temps de comprendre que le CRIF d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec le CRIF des origines, né de la Résistance contre l'occupation nazie en France, que son appel aux Juifs de France à soutenir la politique israélienne revient à les enrôler au service d'une politique criminelle menée par un Etat étranger.

C'est pourquoi nous considérons que la participation au banquet de CRIF est devenue, sinon une manifestation d'antisémitisme, du moins une forme de mépris envers les Juifs en même temps qu'elle marque l'approbation de la politique israélienne de destruction de la société palestinienne.

Quant à l'émission sur Public Sénat, nous la considérerions comme une manifestation de propagande sioniste, voire en dernière analyse pour les raisons exposées ci-dessus antijuive et qui de ce fait ne devrait pas avoir sa place sur une chaîne de service public.

Le Bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix, 28 février 2009

Autonomie des universités - échecs et mensonges

Université Pierre-et-Marie Curie : les raisins amers de l’autonomie

Lire cet article sur le site Educpros.

dimanche 1 mars 2009

le blog annecourtille

le blog annecourtille
A ne pas rater, cet article de Anne Courtille de l'UMP, qui explique que les enseignants universitaires sont tous des marxistes, soutiennent "un égalitarisme imbécile", qu'ils ont qu'un rôle de "gardiens de parking", et qu'ils mangent régulièrement des enfants aux cheveux blonds au petit-déjeuner (je jure que les derniers quelques mots sont les seuls que j'ai inventés).

Après dix ans affreusement isolé en tant que marxiste à l'université, et devant m'engueuler avec les nombreux collègues qui votaient Bayrou, je suis surpris d'apprendre qu'à la fac il n'y a que des marxistes, et cela "depuis la deuxième guerre mondiale"!!

Mais Anne Courtille a raison d'avoir peur! On ne fait que commencer! La chienlit c'est elle!

Université Populaire de Nantes

Université Populaire de Nantes

Le mouvement dans les universités organisent des universités alternatives pour faire vivre la grève et pour échanger sur des thèmes importants. Cliquez ci-dessus pour le programme à l'Université de Nantes. A mon université Paris 12, le programme est ici. Venez m'écouter mercredi après midi!

ça sent 1968! (enfin, j'avais 8 ans, mais on me l'a raconté!)

LKP

University World News - FRANCE: Academic strike action may end

University World News - FRANCE: Academic strike action may end

Cliquez sur le lien ci-dessus pour voir un article en anglais sur la grève dans les universités en France. On a publié ma contribution en bas de la page, et la voici :

John Mullen, a lecturer at University Paris 12, comments:

Although last Thursday's day of demonstrations was significantly smaller than previous days of action, this was partly because most Paris universities are on holiday.

As well, some unions did not really mobilise, preferring to save their strength for a big day of action next Thursday. In only one or two of the 70-odd universities affected by the strike are there significant moves to start teaching again.

The majority of strikers remain determined to get more concessions from the government, to such an extent that the biggest trade union, the SNESUP, refused even to attend a meeting called by the Minister last Friday.

The number of "alternative workshops" replacing university classes with discussions and films about social protest and democratic rights is still on the rise. For the moment, the movement is not slowing down, though it is impossible to say what will happen in a one or two weeks.

Every 10 days or so, a national strike committee holds a day-long meeting with several delegates from each striking university. The next will be held on Friday at my university and it is extremely unlikely that the strike will end before that.

The govenrment's latest proposals are viewed with considerable scepticism. Many lecturers believe the government's promise to "completely rewrite" the proposed decree on lecturer-researchers' working conditions remains vague. They would prefer the decree was simply withdrawn and the time taken to consult all concerned on any reforms.

As for the proposed reform of teacher training, again, setting up a review commission, including representatives of universities, is not a major move since the minimum demand is a moratorium of a year or two to allow consultation.

The demands of the lecturers might seem rather technical but the fundamental objection is to the idea of putting universities into competition one against another, controlling lecturer-researchers by setting up management structures and foremen in the universities, and depending more and more on private funding for research.

The government has preferred to give major tax breaks to companies that invest in research and development rather than find more funding for public sector research. We feel that if funding becomes even more private sector based, big companies will not pay researchers to write books on history, archeology, mathematics, literature and so on.

As for the autonomy of universities, we prefer the present collegial organisation. The government has promised to effectively double the salaries of university presidents when their universities become autonomous.

We believe the presidents will become businessmen and that academic independence will be under threat. In other countries such as Britain, the end result of such neo-liberal-inspired reforms has been the charging of high tuition fees for students: In France the fees are still "only" a couple of hundred euros a year whereas in Britain they are EUR3,000 and this has led to a reduction in the number of young people from poorer families going to university.

We are defending a whole idea of what a university can be as a public service. It has to be said that a national strike of this type has never been called before by university lecturers in France.

Pour sauver la planète, sortez du capitalisme: Amazon.fr: Hervé Kempf: Livres

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Je n'ai pas lu ce livre, mais je veux le lire!