POUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES
***
Le texte commun des organisations de gauche pour les manifestations du 1er mai 2009
Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.
Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.
De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.
La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.
Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.
Signataires : Les Alternatifs, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, MRC, La Fédération, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L’Association des communistes unitaires (ACU), Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolos-Ecologie Solidaire, La Gauche Unitaire
jeudi 30 avril 2009
Les Français soutiennent massivement les manifestations du 1er mai - France : la crise sociale - Information NouvelObs.com
mercredi 29 avril 2009
Orléans - Toute l'actualité de la région avec Libération: La Jeunesse ouvrière chrétienne à l'école des loisirs
mardi 28 avril 2009
Stoke festival is key chance to hit BNP|25Apr09|Socialist Worker
Stoke festival is key chance to hit BNP|25Apr09|Socialist Worker
Le mouvement antifasciste en Angleterre.
Le mouvement antifasciste en Angleterre.
dimanche 26 avril 2009
University World News - FRANCE: Universities exploding in anger
University World News - FRANCE: Universities exploding in anger
University World News a repris mon article sur le mouvement dans l enseignement superieur...
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samedi 25 avril 2009
Le poireau ROUGE pour RESISTER �SARKOZY: On veut tuer Durban II
Le poireau ROUGE pour RESISTER �SARKOZY: On veut tuer Durban II
Sur le blog Le Poireau Rouge, plein d infos sur la question du racisme d Israel.
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Licenciement abusif et discriminatoire de Sabrina T. à l'université Paul-Sabatier de Toulouse | Actualité politique locale
Licenciement abusif et discriminatoire de Sabrina T. à l'université Paul-Sabatier de Toulouse | Actualité politique locale
Communique du Nouveau Parti Anticapitaliste
Communique du Nouveau Parti Anticapitaliste
jeudi 23 avril 2009
mercredi 22 avril 2009
Examens au Macdo
Une vingtaine d’étudiant en DUT statistiques et informatique à Avignon, ont passé les épreuves finales de leur année dans un fast food.
Le quotidien la Provence raconte dans son édition de samedi le drôle d’examen qui s’est déroulé dans le McDo d’Avignon vendredi matin. Une vingtaine d’étudiants en DUT statistiques et informatique, ont passé les épreuves finales de leur année dans la salle du fast food.
La veille, un membre du personnel de la fac est blessé lors d’une bousculade. Par mesure de sécurité, le président de l’université ferme les portes de sa fac.
Pierre Michel Bousquet, le directeur du département statistiques et informatique, réunit tout de même ses troupes au petit matin pour trouver une solution.
«On a réfléchi et l’idée du Mc Do nous est venue. Nos étudiants devaient avoir leurs notes pour valider leur diplôme. On ne pouvait pas laisser l’entêtement de la ministre Pécresse prendre en otage leur année.»
Le quotidien la Provence raconte dans son édition de samedi le drôle d’examen qui s’est déroulé dans le McDo d’Avignon vendredi matin. Une vingtaine d’étudiants en DUT statistiques et informatique, ont passé les épreuves finales de leur année dans la salle du fast food.
La veille, un membre du personnel de la fac est blessé lors d’une bousculade. Par mesure de sécurité, le président de l’université ferme les portes de sa fac.
Pierre Michel Bousquet, le directeur du département statistiques et informatique, réunit tout de même ses troupes au petit matin pour trouver une solution.
«On a réfléchi et l’idée du Mc Do nous est venue. Nos étudiants devaient avoir leurs notes pour valider leur diplôme. On ne pouvait pas laisser l’entêtement de la ministre Pécresse prendre en otage leur année.»
Le mouvement des universites a Nancy
A Nancy 2, l'AG des enseignants-chercheurs a réuni cinquante à
soixante collègues . Elle a voté la motion
suivante :
"Le gouvernement continue de faire la sourde oreille aux revendications
portées très largement par la communauté universitaire, sur les statuts,
la formation des enseignants, les suppressions de postes, le
démantèlement des organismes de recherche, la loi LRU. Nous, enseignants
et/ou chercheurs de l'Université Nancy 2, réunis en Assemblée générale
lundi 20 avril 2009, décidons de poursuivre notre mouvement de grève
administrative (rétention des notes du premier et du second semestres,
non participation aux jurys, non participation aux jurys de Bac). Si le
décret sur le statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la
formation et du recrutement des enseignants n'étaient pas retirés ou
annulés le 15 juin, le gouvernement nous mettrait dans l'incapacité de
clôturer et de valider l'année universitaire."
Pour 48
Contre 4
Abstentions 2
Refus de vote 4
Aujourd'hui l'AG des étudiants, 600 à 700 personnes, ce qui en fait
une des plus grosses AG sinon la plus grosse depuis le début du
mouvement, a voté très massivement (une trentaine de voix contre) la
poursuite du blocage jusqu'à la prochaine AG, qui aura lieu jeudi.
soixante collègues . Elle a voté la motion
suivante :
"Le gouvernement continue de faire la sourde oreille aux revendications
portées très largement par la communauté universitaire, sur les statuts,
la formation des enseignants, les suppressions de postes, le
démantèlement des organismes de recherche, la loi LRU. Nous, enseignants
et/ou chercheurs de l'Université Nancy 2, réunis en Assemblée générale
lundi 20 avril 2009, décidons de poursuivre notre mouvement de grève
administrative (rétention des notes du premier et du second semestres,
non participation aux jurys, non participation aux jurys de Bac). Si le
décret sur le statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la
formation et du recrutement des enseignants n'étaient pas retirés ou
annulés le 15 juin, le gouvernement nous mettrait dans l'incapacité de
clôturer et de valider l'année universitaire."
Pour 48
Contre 4
Abstentions 2
Refus de vote 4
Aujourd'hui l'AG des étudiants, 600 à 700 personnes, ce qui en fait
une des plus grosses AG sinon la plus grosse depuis le début du
mouvement, a voté très massivement (une trentaine de voix contre) la
poursuite du blocage jusqu'à la prochaine AG, qui aura lieu jeudi.
lundi 20 avril 2009
The protest movement in French Universities
The pritest movement in French Universities
On m'a demandé d'écrire un article en anglais sur le mouvement dans les universités en France. Cliquez ci-dessus pour le retrouver. N'hésitez pas à le faire circuler à des contacts dans les pays anglophones, surtout aux universitaires.
On m'a demandé d'écrire un article en anglais sur le mouvement dans les universités en France. Cliquez ci-dessus pour le retrouver. N'hésitez pas à le faire circuler à des contacts dans les pays anglophones, surtout aux universitaires.
Communiqué de la Coordination national des Universités
Communiqué de la Coordination Nationale des Universités, 20 avril 2009
« Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Etat : refusez de statuer sur le décret des enseignants-chercheurs, contesté par l’écrasante majorité de la communauté universitaire ! »
La Section Administrative du Conseil d’Etat va être appelée, mardi 21 avril, à examiner le projet de décret concernant le statut de enseignants-chercheurs.
Ce texte fait toujours l’objet d’un rejet massif de la part de la communauté universitaire, comme en témoigne le mouvement de contestation qui anime les universités françaises depuis des mois. Les différentes réécritures qu’il a subies n’ont en rien modifié une logique qui, en voulant imposer une modulation de services nécessairement à la hausse dans un contexte d’économie budgétaire, dénature le métier d’enseignant-chercheur et détériorerait les conditions d’enseignement à l’université. En outre, la mise en place d’une évaluation systématique des enseignants-chercheurs tous les quatre ans est toujours prévue, alors qu'elle est contre-productive et ne pourra s’effectuer que sur des critères quantitatifs ineptes. Avec le projet de contrat doctoral, la formation à l’enseignement supérieur et à la recherche se trouverait, elle aussi, dénaturée.
Une modification profonde des conditions d’exercice d’un métier ne devrait pas pouvoir être décrétée sans un minimum de consensus et de sérénité. En l’état actuel, il est ainsi permis de s’interroger sur l’opportunité administrative de statuer sur un décret qui suscite une telle opposition et dont la Coordination Nationale des Universités n’a cessé d’exiger le retrait.
Une éventuelle validation du décret par le Conseil d’Etat en pleine période de vacances universitaires serait une marque supplémentaire de mépris à l’égard des universitaires, et viendrait confirmer l’impression largement partagée que Valérie Pécresse souhaite passer en force, sans entendre le rejet massif exprimé par la communauté universitaire.
En conséquence, la Coordination Nationale des Universités demande à la Section Administrative du Conseil d’Etat de ne pas statuer sur la version actuelle du projet modifiant le décret n° 84-431, sinon en délivrant un avis défavorable.
La Coordination Nationale des Universités appelle le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche à se rassembler mardi 21 avril 2009 à 13h30 devant le Conseil d’Etat pour réaffirmer son opposition aux décrets contestés et à leur cadre législatif, la loi LRU.
La Coordination Nationale des Université reste plus que jamais résolue à lutter contre une politique globale du gouvernement qui met en péril le service public d’éducation et de recherche. Même si, en dépit du bon sens, ce décret se trouvait validé, le combat pour défendre l’indépendance et la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche, continuerait avec la même détermination.
Ce Printemps, le monde de l’enseignement et de la recherche est plus que jamais dans la rue !
« Mesdames et Messieurs les Conseillers d’Etat : refusez de statuer sur le décret des enseignants-chercheurs, contesté par l’écrasante majorité de la communauté universitaire ! »
La Section Administrative du Conseil d’Etat va être appelée, mardi 21 avril, à examiner le projet de décret concernant le statut de enseignants-chercheurs.
Ce texte fait toujours l’objet d’un rejet massif de la part de la communauté universitaire, comme en témoigne le mouvement de contestation qui anime les universités françaises depuis des mois. Les différentes réécritures qu’il a subies n’ont en rien modifié une logique qui, en voulant imposer une modulation de services nécessairement à la hausse dans un contexte d’économie budgétaire, dénature le métier d’enseignant-chercheur et détériorerait les conditions d’enseignement à l’université. En outre, la mise en place d’une évaluation systématique des enseignants-chercheurs tous les quatre ans est toujours prévue, alors qu'elle est contre-productive et ne pourra s’effectuer que sur des critères quantitatifs ineptes. Avec le projet de contrat doctoral, la formation à l’enseignement supérieur et à la recherche se trouverait, elle aussi, dénaturée.
Une modification profonde des conditions d’exercice d’un métier ne devrait pas pouvoir être décrétée sans un minimum de consensus et de sérénité. En l’état actuel, il est ainsi permis de s’interroger sur l’opportunité administrative de statuer sur un décret qui suscite une telle opposition et dont la Coordination Nationale des Universités n’a cessé d’exiger le retrait.
Une éventuelle validation du décret par le Conseil d’Etat en pleine période de vacances universitaires serait une marque supplémentaire de mépris à l’égard des universitaires, et viendrait confirmer l’impression largement partagée que Valérie Pécresse souhaite passer en force, sans entendre le rejet massif exprimé par la communauté universitaire.
En conséquence, la Coordination Nationale des Universités demande à la Section Administrative du Conseil d’Etat de ne pas statuer sur la version actuelle du projet modifiant le décret n° 84-431, sinon en délivrant un avis défavorable.
La Coordination Nationale des Universités appelle le monde de l’enseignement supérieur et de la recherche à se rassembler mardi 21 avril 2009 à 13h30 devant le Conseil d’Etat pour réaffirmer son opposition aux décrets contestés et à leur cadre législatif, la loi LRU.
La Coordination Nationale des Université reste plus que jamais résolue à lutter contre une politique globale du gouvernement qui met en péril le service public d’éducation et de recherche. Même si, en dépit du bon sens, ce décret se trouvait validé, le combat pour défendre l’indépendance et la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche, continuerait avec la même détermination.
Ce Printemps, le monde de l’enseignement et de la recherche est plus que jamais dans la rue !
Un homme mort après être battu par la police lors des manifestations G20 à Londres
La recherche en France
Pour ceux qui s'intéresse au détail, voici une analyse syndicale du discours de Sarkozy sur la recherche en France, fin janvier.
Le Monde et le mouvement de contestation dans les universités
Que les médias ne soient pas objectifs quand ils écrivent sur les grèves, c'est un fait qui ne surprendra aucun lecteur de ce blog. Mais de temps à autre ils sont obligés de s'expliquer. Suivez ce lien pour lire un débat entre un des enseignants-chercheurs en grève depuis plus de deux mois, et un journaliste du Monde.
Bien sûr, si c'était une grève des caissières des supermarchés, aucun journaliste ne s'intéressera à débattre débat avec les grévistes - il y a des avantages parfois à avoir un certain prestige dans la société!
Bien sûr, si c'était une grève des caissières des supermarchés, aucun journaliste ne s'intéressera à débattre débat avec les grévistes - il y a des avantages parfois à avoir un certain prestige dans la société!
dimanche 19 avril 2009
Besancenot en Palestine
Besancenot en Terre promise
Par Cécile AMAR, à Naplouse
Le Journal du Dimanche Samedi 18 Avril 2009
>>Il a tant rêvé sa Palestine, ce jeune révolutionnaire né à la politique au temps de la première Intifada! Olivier Besancenot foule enfin sa Terre promise. L'homme du refus simple appréhende l'Orient compliqué et s'émerveille de ne pas tout saisir, star des sondages en France mais simple militant ici. "C'est chaud", lance-t-il parfois, quand la réalité lui saute au visage.
Il est à Jérusalem ce samedi matin, arrivé dans la nuit à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. C'était son anniversaire, il a littéralement fêté ses 35 ans avec des officiers de sécurité israéliens, bagages passés au peigne fin et fouille au corps: ils n'avaient pas reconnu le facteur trotskiste mais s'interrogeaient sur un de ses amis, militant trop connu des réseaux de soutien aux Palestiniens! Il a passé la nuit à Jérusalem, chez l'avocate Lea Tsemel, figure des antisionistes pacifistes israéliens. Il doit rester jusqu'à mardi, espère entrer à Gaza lundi, se promet de tout comprendre de la Palestine mais de saisir aussi ce qu'est Israël?
Porte de Damas, ce matin, en attendant un taxi-bus qui doit l'emmener vers Naplouse, il découvre justement un Israël, qu'il ne soupçonnait pas: une petite tour de Babel, ces Arabes qui font leurs courses, ces soldats de Tsahal qui ne sont que des gamins, ces jeunes Russes... Le mélange semble possible quand tout est calme. Ensuite, Besancenot prend la route, vers la Cisjordanie réelle. Un guide l'accompagne, Raed, militant palestinien, passé par la fac de Montpellier. Le chemin est initiatique. Sur la route, Besancenot croise des mythes. Le mur de séparation d'abord, qui surgit soudain, bloc de béton qui le saisit: "C'est chaud, c'est incroyable, c'est encore plus grand que je ne le croyait!" Raed lui raconte les familles séparées par la "barrière". Besancenot écoute, dévore du regard. On croise l'université de Bir Zeit, phare du nationalisme palestinien. "Tiens, j'avais manifesté pour jumeler Nanterre avec cette fac!"
La Palestine ne ressemble pas à l'image qu'il s'en était faite. Il s'émerveille devant ces champs d'oliviers à perte de vue, il s'étonne de ces paysages désertiques puis des concentrations d'habitations, villes palestiniennes ou colonies israéliennes. Raed lui montre les toits rouges typiques des colonies. Besancenot réalise: "Elles sont plus concentrées que je croyais. Je pensais qu'ils ne construisaient plus, en fait, ils avancent, ils spolient les paysans..."
"Je viens du pays du Zidane"
"L'occupation militaire israélienne", c'était des tracts ou des slogans. Il la découvre vraiment à Balata, un camp de réfugiés près de Naplouse: 20 000 habitants sur un kilomètre carré, des ruelles si étroites qu'on peut à peine y passer, et tous ces gamins qui traînent dans les rues! Et ces visages peints sur les murs, "si jeunes", ces portraits en exvoto... Les "martyrs", lui dit-on. "Ceux qui se font sauter avec des bombes", se demande-t-il? Non. Pas seulement. Dans une maison, un vieillard de 73 ans lui raconte son fils et son petit-fils tués par
l'armée israélienne, lors d'une incursion dans le camp. Les martyrs... Le vieil homme montre la photo des disparus. L'atmosphère est lourde. Un militant du Fatah intervient: "Heureusement il nous reste le rire!" Dans la journée, Besancenot se détend. On l'appelle "Zitouni", olive en arabe: "Mes potes rebeus m'appelaient comme ça à l'école!" Il aperçoit un gamin, un ballon à la main? "Je viens de France, le pays du foot et de Zidane!" Il aimerait jouer avec les petits dans le camp comme il l'a fait dans les favelas brésiliennes.
Mais il est en visite quasi officielle, cornaqué par Hussan Khader, un député du Fatah, qui vient de passer cinq ans en prison mais qui se reconnaît si peu dans l'Autorite palestinienne. Besancenot se force aux convenances et au protocole de l'Orient, lui qui n'aime que ce qui est spontané. Les cafés qu'il faut accepter à chaque rendez-vous, les mains qu'il faut serrer, les rencontres qu'il faut multiplier sous peine de vexer quelqu'un. "On est content de voir un jeune dirigeant politique comme toi, ironise un responsable du Fatah. Chez nous, en dessous de 70 ans, on ne peut pas avoir de responsabilité! Le Hamas a présenté des jeunes, il a gagné!" La Palestine devient soudain familière.
Par Cécile AMAR, à Naplouse
Le Journal du Dimanche Samedi 18 Avril 2009
>>Il a tant rêvé sa Palestine, ce jeune révolutionnaire né à la politique au temps de la première Intifada! Olivier Besancenot foule enfin sa Terre promise. L'homme du refus simple appréhende l'Orient compliqué et s'émerveille de ne pas tout saisir, star des sondages en France mais simple militant ici. "C'est chaud", lance-t-il parfois, quand la réalité lui saute au visage.
Il est à Jérusalem ce samedi matin, arrivé dans la nuit à l'aéroport Ben-Gourion de Tel-Aviv. C'était son anniversaire, il a littéralement fêté ses 35 ans avec des officiers de sécurité israéliens, bagages passés au peigne fin et fouille au corps: ils n'avaient pas reconnu le facteur trotskiste mais s'interrogeaient sur un de ses amis, militant trop connu des réseaux de soutien aux Palestiniens! Il a passé la nuit à Jérusalem, chez l'avocate Lea Tsemel, figure des antisionistes pacifistes israéliens. Il doit rester jusqu'à mardi, espère entrer à Gaza lundi, se promet de tout comprendre de la Palestine mais de saisir aussi ce qu'est Israël?
Porte de Damas, ce matin, en attendant un taxi-bus qui doit l'emmener vers Naplouse, il découvre justement un Israël, qu'il ne soupçonnait pas: une petite tour de Babel, ces Arabes qui font leurs courses, ces soldats de Tsahal qui ne sont que des gamins, ces jeunes Russes... Le mélange semble possible quand tout est calme. Ensuite, Besancenot prend la route, vers la Cisjordanie réelle. Un guide l'accompagne, Raed, militant palestinien, passé par la fac de Montpellier. Le chemin est initiatique. Sur la route, Besancenot croise des mythes. Le mur de séparation d'abord, qui surgit soudain, bloc de béton qui le saisit: "C'est chaud, c'est incroyable, c'est encore plus grand que je ne le croyait!" Raed lui raconte les familles séparées par la "barrière". Besancenot écoute, dévore du regard. On croise l'université de Bir Zeit, phare du nationalisme palestinien. "Tiens, j'avais manifesté pour jumeler Nanterre avec cette fac!"
La Palestine ne ressemble pas à l'image qu'il s'en était faite. Il s'émerveille devant ces champs d'oliviers à perte de vue, il s'étonne de ces paysages désertiques puis des concentrations d'habitations, villes palestiniennes ou colonies israéliennes. Raed lui montre les toits rouges typiques des colonies. Besancenot réalise: "Elles sont plus concentrées que je croyais. Je pensais qu'ils ne construisaient plus, en fait, ils avancent, ils spolient les paysans..."
"Je viens du pays du Zidane"
"L'occupation militaire israélienne", c'était des tracts ou des slogans. Il la découvre vraiment à Balata, un camp de réfugiés près de Naplouse: 20 000 habitants sur un kilomètre carré, des ruelles si étroites qu'on peut à peine y passer, et tous ces gamins qui traînent dans les rues! Et ces visages peints sur les murs, "si jeunes", ces portraits en exvoto... Les "martyrs", lui dit-on. "Ceux qui se font sauter avec des bombes", se demande-t-il? Non. Pas seulement. Dans une maison, un vieillard de 73 ans lui raconte son fils et son petit-fils tués par
l'armée israélienne, lors d'une incursion dans le camp. Les martyrs... Le vieil homme montre la photo des disparus. L'atmosphère est lourde. Un militant du Fatah intervient: "Heureusement il nous reste le rire!" Dans la journée, Besancenot se détend. On l'appelle "Zitouni", olive en arabe: "Mes potes rebeus m'appelaient comme ça à l'école!" Il aperçoit un gamin, un ballon à la main? "Je viens de France, le pays du foot et de Zidane!" Il aimerait jouer avec les petits dans le camp comme il l'a fait dans les favelas brésiliennes.
Mais il est en visite quasi officielle, cornaqué par Hussan Khader, un député du Fatah, qui vient de passer cinq ans en prison mais qui se reconnaît si peu dans l'Autorite palestinienne. Besancenot se force aux convenances et au protocole de l'Orient, lui qui n'aime que ce qui est spontané. Les cafés qu'il faut accepter à chaque rendez-vous, les mains qu'il faut serrer, les rencontres qu'il faut multiplier sous peine de vexer quelqu'un. "On est content de voir un jeune dirigeant politique comme toi, ironise un responsable du Fatah. Chez nous, en dessous de 70 ans, on ne peut pas avoir de responsabilité! Le Hamas a présenté des jeunes, il a gagné!" La Palestine devient soudain familière.
Le 21 avril venez défendre l'université publique
Mardi 21 avril – la Ronde des Obstinés tourne au Conseil d’État
Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera
examiné par le Conseil d’État. Au beau milieu des vacances, dans la
précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les
consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en
force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire.
Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manœuvre, la Ronde
des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du
Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de
Grève.
Soyez nombreux à venir ce mardi place de l’Hôtel de Ville à 13h30,
pour rejoindre le Conseil d’État et y tourner de 14h à 16h ! Nous
retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre
obstinément.
Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera
examiné par le Conseil d’État. Au beau milieu des vacances, dans la
précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les
consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en
force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire.
Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manœuvre, la Ronde
des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du
Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de
Grève.
Soyez nombreux à venir ce mardi place de l’Hôtel de Ville à 13h30,
pour rejoindre le Conseil d’État et y tourner de 14h à 16h ! Nous
retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre
obstinément.
Lettre Ouverte du MRAP à la présidence de l'Université de Toulouse
LETTRE OUVERTE
Le Collège de la présidence
Monsieur Gilles FOURTANIER
Président de l'Université Paul Sabatier
118 Route de Narbonne
F-31062 Toulouse Cedex
Paris, le 15 avril 2009
Nos Réf : CP/09
Monsieur le Président,
Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de Mme Sabrina TROJET, élève doctorante et enseignante à l'Université de Toulouse.
En effet, le MRAP a été saisi du licenciement, sans indemnité - suivi d'une interdiction d'entrer au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dont elle dépend - de Sabrina TROJET, pour le motif qu'elle aurait " causé un trouble à l'ordre public et porté atteinte à la liberté de conscience de ses collègues ".
Selon nos informations, cette décision serait motivée par le port du foulard et la procédure semble avoir méconnu le principe du contradictoire. Il ressort des éléments de cette affaire que Mme TROJET n'aurait pas été convoquée pour être entendue et donner sa version des faits sur ce litige.
De plus, et si les faits sont avérés, la décision de licenciement en raison d'un critère religieux constitue un délit prévu et réprimé par l'article 225-1 et 2 du Code pénal : " Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de
leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée….La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :
[…]
- 3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ; Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende. "
Nous tenons également à vous rappeler, Monsieur le Président, que le respect des principes de la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, ne peut s'appliquer que dans les écoles, les collèges et lycées publics, tel que mentionné dans la dite loi. Il a d'ailleurs a été inséré au Code de l'éducation, en son article L. 141-5-1, que : "
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire est précédée d'un dialogue avec l'élève. "
Pour l'ensemble de ces motifs, le MRAP vous demande de bien vouloir réexaminer dans les meilleurs délais la décision de licenciement prise à l'encontre de Mme Sabrina TROJET et de la réintégrer, conformément à la loi, dans son poste d'enseignante. A défaut, le MRAP se verra dans l'obligation de saisir sans tarder la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) et interviendra volontairement dans le contentieux administratif engagé par l'intéressée devant le
tribunal administratif.
Dans l'attente d'une prompte réaction qui mette l'Université Paul Sabatier en conformité avec la législation française, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de notre parfaite considération.
Le Collège de la présidence du MRAP :
Mouloud AOUNIT
Bernadette HETIER
Renée LE MIGNOT
Le Collège de la présidence
Monsieur Gilles FOURTANIER
Président de l'Université Paul Sabatier
118 Route de Narbonne
F-31062 Toulouse Cedex
Paris, le 15 avril 2009
Nos Réf : CP/09
Monsieur le Président,
Nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de Mme Sabrina TROJET, élève doctorante et enseignante à l'Université de Toulouse.
En effet, le MRAP a été saisi du licenciement, sans indemnité - suivi d'une interdiction d'entrer au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dont elle dépend - de Sabrina TROJET, pour le motif qu'elle aurait " causé un trouble à l'ordre public et porté atteinte à la liberté de conscience de ses collègues ".
Selon nos informations, cette décision serait motivée par le port du foulard et la procédure semble avoir méconnu le principe du contradictoire. Il ressort des éléments de cette affaire que Mme TROJET n'aurait pas été convoquée pour être entendue et donner sa version des faits sur ce litige.
De plus, et si les faits sont avérés, la décision de licenciement en raison d'un critère religieux constitue un délit prévu et réprimé par l'article 225-1 et 2 du Code pénal : " Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de
leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée….La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste :
[…]
- 3° A refuser d'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ; Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende. "
Nous tenons également à vous rappeler, Monsieur le Président, que le respect des principes de la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, ne peut s'appliquer que dans les écoles, les collèges et lycées publics, tel que mentionné dans la dite loi. Il a d'ailleurs a été inséré au Code de l'éducation, en son article L. 141-5-1, que : "
Dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit. Le règlement intérieur rappelle que la mise en œuvre d'une procédure disciplinaire est précédée d'un dialogue avec l'élève. "
Pour l'ensemble de ces motifs, le MRAP vous demande de bien vouloir réexaminer dans les meilleurs délais la décision de licenciement prise à l'encontre de Mme Sabrina TROJET et de la réintégrer, conformément à la loi, dans son poste d'enseignante. A défaut, le MRAP se verra dans l'obligation de saisir sans tarder la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) et interviendra volontairement dans le contentieux administratif engagé par l'intéressée devant le
tribunal administratif.
Dans l'attente d'une prompte réaction qui mette l'Université Paul Sabatier en conformité avec la législation française, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de notre parfaite considération.
Le Collège de la présidence du MRAP :
Mouloud AOUNIT
Bernadette HETIER
Renée LE MIGNOT
samedi 18 avril 2009
Journées marxistes, à Paris le 25 et 26 avril

Crise du capitalisme et Révolution
Quelles perspectives pour les anticapitaliste ?
Les Journées Marxistes 2009
Deux jours de débats et de formations pour les anticapitalistes
Le week-end des 25 et 26 avril 2009
Au Restaurant des Vins, 3 rue Saint Sauveur 75002 Paris Métro Réaumur Sebastopol (lignes 3 et 4)
« Nous ne paierons pas votre crise ! » Ce slogan est en train de faire le tour de la planète, alors que les effets de la crise se font cruellement sentir pour des millions de salariés.
Le débat autour de l'analyse de la crise n'est pas une seule affaire d'universitaires ou de spécialistes. Comprendre la nature du système économique et les mécanismes qui mènent à la crise permet de se demander s'il est possible ou non de réformer le capitalisme aujourd'hui.
Si l'Association Marxistes Unitaires organise les journées Marxistes, c'est pour aborder l'actualité du marxisme comme réponse à la crise du capitalisme. Quelle société voulons-nous? Et comment faire pour y parvenir ? seront autant de thèmes abordés lors de ces journées.
Lors de ces deux jours de débats sera assuré une garde d'enfant* (au 1er étage), pour permettre à toutes et tous de pouvoir assister au débat(au RDC). Pour cela et pour nous permettre de louer la salle, nous demandons une participation de 2€ pour les lycéens, étudiants, chômeurs, Rmistes et de 3€ pour les salariés.
*Merci de prévenir à l'avance pour assurer un nombre de baby-sitter suffisant. Contact en fin de mail.
Le Programme des Journées
Samedi 25 Avril
10h30
Accueil des participants
11h-13h
La Révolution Russe de 1917 : Lorsque les travailleurs s'emparèrent du pouvoir
Débat introduit par Laurent Bauer
13h-14h
Pause repas (bouffe collective)
14h-16h
Construire le mouvement antiguerre en France après le contre sommet de Strasbourg
Débat introduit par Daniel Lartichaux
16h30-18h30
Marxisme et oppression des femmes
Débat introduit par Catherine Curran
19h-21h
Les Révolutionnaires face à la crise du capitalisme
Débat introduit par Benjamin Lormet
Dimanche 26 Avril
11h-13h
Anarchisme : une critique marxiste
Débat introduit par Adrien Nicolas
13h-14h
Pause repas (bouffe collective)
14h-16h
Quelle société voulons-nous ?
Débat introduit par Marie Geaugey
16h30-18h30
Les révolutionnaires dans le mouvement anticapitaliste
Débat introduit par Otman Fekar
Pour plus d'informations, pour prendre votre place à l'avance
Contact : 06.23.50.82.72
vendredi 17 avril 2009
Normanstrike’s Blog
Normanstrike’s Blog
Il y a 25 ans eut lieu la grève des mineurs en Angleterre qui a duré un an entier.
UN des grévistes, très actif, a tenu un journal chaque jour qu'il met maintenant en ligne jour après jour, 25 ans plus tard. A ne pas rater (site en anglais).
Moi-même j'étais impliqué dans le soutien à la grève car je vivais en Angleterre à cette époque.
Il y a 25 ans eut lieu la grève des mineurs en Angleterre qui a duré un an entier.
UN des grévistes, très actif, a tenu un journal chaque jour qu'il met maintenant en ligne jour après jour, 25 ans plus tard. A ne pas rater (site en anglais).
Moi-même j'étais impliqué dans le soutien à la grève car je vivais en Angleterre à cette époque.
Sauvons l'université publique!
La fin de l’université (presque) gratuite ?
Publié le avril 17, 2009 par Admin
La fin de l’université (presque) gratuite ?
D’après l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), la France n’a pas encore choisi entre la hausse des budgets des universités et l’autorisation de réclamer des frais de scolarité. D’après vous, que choisira le gouvernement ?
Ceux qui écrivent votre futur
« De nouvelles mesures sont nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur. » (Rapport de l’OCDE, février 2009)
L’Institut Montaigne, un club de « penseurs » très écouté et proche du gouvernement, ne propose rien moins que d’en finir avec la gratuité des études (octobre 2008).
Ceux qui obéissent
L. Collet est pour la fin de l’université gratuite et la sélection des étudiants : « on nous donne l’autonomie des dépenses mais pas celle des recettes, notamment sur les frais d’inscription » (10 février 2008).
92 députés (1/6 de l’Assemblée nationale) remettent en cause la gratuité des études dans une proposition de loi et veulent échanger fonds publics contre l’endettement étudiant (20 février 2009).
Ceux qui ont déjà commencé
40% des universités sont hors-la-loi et pratiquent déjà des frais d’inscription supplémentaires illégaux ; parmi elles, six voient les frais d’inscriptions de certaines de leurs filières dépasser 1500 euros. Lyon 3 est l’une des plus délinquantes avec des frais illégaux atteignant 7539 euros. Les droits d’inscription à Sciences Po Paris, laboratoire pour le gouvernement, sont passés de 120 euros en 1987 à 5000 euros actuellement.
Ce qui va se passer
Avec la LRU et l’autonomie budgétaire, l’augmentation drastique des droits et la sélection sont inéluctables, malgré des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Il faut s’attendre à des frais de 6000 euros (comme dans de nombreux pays européens).
Le gouvernement craint les étudiants et la remise en cause de la LRU.
C’est maintenant qu’il faut s’opposer !
Après, il sera trop tard ! Venez défendre la gratuité des études supérieures en manifestant et en participant à la grève !
La coordination de mobilisation de Lyon 1
Publié le avril 17, 2009 par Admin
La fin de l’université (presque) gratuite ?
D’après l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques), la France n’a pas encore choisi entre la hausse des budgets des universités et l’autorisation de réclamer des frais de scolarité. D’après vous, que choisira le gouvernement ?
Ceux qui écrivent votre futur
« De nouvelles mesures sont nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur. » (Rapport de l’OCDE, février 2009)
L’Institut Montaigne, un club de « penseurs » très écouté et proche du gouvernement, ne propose rien moins que d’en finir avec la gratuité des études (octobre 2008).
Ceux qui obéissent
L. Collet est pour la fin de l’université gratuite et la sélection des étudiants : « on nous donne l’autonomie des dépenses mais pas celle des recettes, notamment sur les frais d’inscription » (10 février 2008).
92 députés (1/6 de l’Assemblée nationale) remettent en cause la gratuité des études dans une proposition de loi et veulent échanger fonds publics contre l’endettement étudiant (20 février 2009).
Ceux qui ont déjà commencé
40% des universités sont hors-la-loi et pratiquent déjà des frais d’inscription supplémentaires illégaux ; parmi elles, six voient les frais d’inscriptions de certaines de leurs filières dépasser 1500 euros. Lyon 3 est l’une des plus délinquantes avec des frais illégaux atteignant 7539 euros. Les droits d’inscription à Sciences Po Paris, laboratoire pour le gouvernement, sont passés de 120 euros en 1987 à 5000 euros actuellement.
Ce qui va se passer
Avec la LRU et l’autonomie budgétaire, l’augmentation drastique des droits et la sélection sont inéluctables, malgré des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Il faut s’attendre à des frais de 6000 euros (comme dans de nombreux pays européens).
Le gouvernement craint les étudiants et la remise en cause de la LRU.
C’est maintenant qu’il faut s’opposer !
Après, il sera trop tard ! Venez défendre la gratuité des études supérieures en manifestant et en participant à la grève !
La coordination de mobilisation de Lyon 1
Visteon workers determined to win|18Apr09|Socialist Worker
Visteon workers determined to win|18Apr09|Socialist Worker
Une occupation d'usine contre des licenciements, en Irlande du Nord. Article en anglais.
Une occupation d'usine contre des licenciements, en Irlande du Nord. Article en anglais.
mercredi 15 avril 2009
Pour 55 % des Français, les séquestrations de patrons sont justifiées
Pour 55 % des Français, les séquestrations de patrons sont justifiées
15.04.2009, 08h05
Séquestrations de patrons et de cadres, blocages d'usines ou de routes : les Français jugent à 55% que les actions sociales radicales de ces dernières semaines sont justifiées, contre 39%, selon un sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info publié mercredi. 64% des sondés pensent d'ailleurs que ces actions «ne doivent pas être sanctionnées par la justice car (elles) sont souvent le seul moyen dont disposaient les salariés pour se faire entendre».
30% se prononcent en revanche pour une sanction de la justice «même si la colère sociale est compréhensible». De manière plus générale, face à la crise, plus d'un Français sur deux juge «mauvaise» la politique économique du gouvernement, selon ce sondage. Ils sont 60% à dire qu'elle est mauvaise, soit 2 points de moins qu'il y a un mois. L'indice d'impopularité de cette politique reste quasiment stable à -28 points, alors que 20% des personnes interrogées considèrent que la politique économique, menée actuellement par le gouvernement, est «très mauvaise», et que 40% la voient comme «plutôt mauvaise». Tandis que 32% la jugent «bonne».
«Si ce niveau est déjà assez bas, il est surtout remarquable qu'il ne se soit pas dégradé dans une période aussi sombre socialement que celle que nous venons de traverser. Le G20 s'éloignant et le 1er mai approchant, qui plus est dans un contexte certain d'accroissement des mauvaises nouvelles sociales, il est probable que cet indicateur se dégrade à l'avenir et que ce statu quo d'avril ne soit qu'un rémission», révèle cette enquête.
Sondage réalisé par téléphone les 10 et 11 avril auprès d'un échantillon de 1.014 personnes âgées de 15 ans et plus et selon la méthode des quotas.
Le Parisien
15.04.2009, 08h05
Séquestrations de patrons et de cadres, blocages d'usines ou de routes : les Français jugent à 55% que les actions sociales radicales de ces dernières semaines sont justifiées, contre 39%, selon un sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info publié mercredi. 64% des sondés pensent d'ailleurs que ces actions «ne doivent pas être sanctionnées par la justice car (elles) sont souvent le seul moyen dont disposaient les salariés pour se faire entendre».
30% se prononcent en revanche pour une sanction de la justice «même si la colère sociale est compréhensible». De manière plus générale, face à la crise, plus d'un Français sur deux juge «mauvaise» la politique économique du gouvernement, selon ce sondage. Ils sont 60% à dire qu'elle est mauvaise, soit 2 points de moins qu'il y a un mois. L'indice d'impopularité de cette politique reste quasiment stable à -28 points, alors que 20% des personnes interrogées considèrent que la politique économique, menée actuellement par le gouvernement, est «très mauvaise», et que 40% la voient comme «plutôt mauvaise». Tandis que 32% la jugent «bonne».
«Si ce niveau est déjà assez bas, il est surtout remarquable qu'il ne se soit pas dégradé dans une période aussi sombre socialement que celle que nous venons de traverser. Le G20 s'éloignant et le 1er mai approchant, qui plus est dans un contexte certain d'accroissement des mauvaises nouvelles sociales, il est probable que cet indicateur se dégrade à l'avenir et que ce statu quo d'avril ne soit qu'un rémission», révèle cette enquête.
Sondage réalisé par téléphone les 10 et 11 avril auprès d'un échantillon de 1.014 personnes âgées de 15 ans et plus et selon la méthode des quotas.
Le Parisien
L'université la licencie parce qu'elle n'enlève pas le voile sur 20minutes.fr
L'université la licencie parce qu'elle n'enlève pas le voile sur 20minutes.fr
N'hésitez pas à aller rajouter des commentaires à cet article de "20 minutes" concernant le licenciement d'une chercheuse qui porte le foulard.
N'hésitez pas à aller rajouter des commentaires à cet article de "20 minutes" concernant le licenciement d'une chercheuse qui porte le foulard.
mardi 14 avril 2009
La Tribune et la grève des universitaires
Affreux editorial dans La Tribune, mais commentaires intéressants des internautes.
dimanche 12 avril 2009
Défendons les services publics dans le 47
Une de mes chères lectrices se plaint qu'il n'y a pas assez d'infos concernant les luttes locales à Agen. J'essaie d'y remédier un peu :
Le collectif de défense de l'emploi et des services publics de l'Albret a été créé à l'initiative de UL-CGT de Nérac, FSU, FCPE (voir article de Sud-Ouest ci-joint). Le NPA de l'Albret y participle activement.
Sa première action a été d'organiser, en commun avec le syndicat départemental CGT des cheminots, samedi devant l'office de tourisme de Nérac, un rassemblement de protestation contre l'arrêt de la vente des billets SNCF (transfert de charges de la SNCF sur les collectivités locales) à Nérac : une trentaine de personnes, intervention du collectif et de la CGT des cheminots... Présence de FR3 : reportage qui est passé samedi soir dans l'émission régionale Aquitaine...:
lien pour voir l'émission : (reportage toujours trop court et incomplet, mais vaut mieux ça que rien !)
(Merci Pierre)
Le collectif de défense de l'emploi et des services publics de l'Albret a été créé à l'initiative de UL-CGT de Nérac, FSU, FCPE (voir article de Sud-Ouest ci-joint). Le NPA de l'Albret y participle activement.
Sa première action a été d'organiser, en commun avec le syndicat départemental CGT des cheminots, samedi devant l'office de tourisme de Nérac, un rassemblement de protestation contre l'arrêt de la vente des billets SNCF (transfert de charges de la SNCF sur les collectivités locales) à Nérac : une trentaine de personnes, intervention du collectif et de la CGT des cheminots... Présence de FR3 : reportage qui est passé samedi soir dans l'émission régionale Aquitaine...:
lien pour voir l'émission : (reportage toujours trop court et incomplet, mais vaut mieux ça que rien !)
(Merci Pierre)
Lénine sur la religion
Lénine sur la religion
Dans le nouveau parti anticapitaliste, l'essentiel des camarades condamne le licenciement récent d'une chercheuse à cause de son foulard religieux. Mais certains ne condamnent pas parce qu'ils mettent en priorité "la lutte contre la religion". Un plus grand nombre hésite à se mobiliser de peur de se retrouver à côté d'alliés religieux. Quelques uns considèrent que la chercheuse en question n'a qu'à s'en prendre à elle-même.
Pour les camarades qui se réclament du marxisme, c'est un bon moment (si on a un moment) de revisiter les écrits classiques. En cliquant ci-dessus vous pouvez lire un court article de Lénine où il s'insurge *contre* l'idée d'une "guerre contre la religion".
Dans le nouveau parti anticapitaliste, l'essentiel des camarades condamne le licenciement récent d'une chercheuse à cause de son foulard religieux. Mais certains ne condamnent pas parce qu'ils mettent en priorité "la lutte contre la religion". Un plus grand nombre hésite à se mobiliser de peur de se retrouver à côté d'alliés religieux. Quelques uns considèrent que la chercheuse en question n'a qu'à s'en prendre à elle-même.
Pour les camarades qui se réclament du marxisme, c'est un bon moment (si on a un moment) de revisiter les écrits classiques. En cliquant ci-dessus vous pouvez lire un court article de Lénine où il s'insurge *contre* l'idée d'une "guerre contre la religion".
samedi 11 avril 2009
Video of Visteon workers ending their occupation in Enfield|11Apr09|Socialist Worker
Video of Visteon workers ending their occupation in Enfield|11Apr09|Socialist Worker
Un vidéo de la fin de l'occupation d'usine en Angleterre. A voir absolument.
Un vidéo de la fin de l'occupation d'usine en Angleterre. A voir absolument.
Comment construire de nouveaux partis anticapitalistes
International Socialism: Revolutionary paths: a reply to Panos Garganas and François Sabado
Cliquez ci-dessus pour l'opinion (en anglais) de Alex Callinicos, du Socialist Workers Party anglais.
Cliquez ci-dessus pour l'opinion (en anglais) de Alex Callinicos, du Socialist Workers Party anglais.
Il n'y a pas que des enseignants et des étudiants à la fac!
Voir cet article
Les BIATOSS dans le mouvement
"Par Sylvie Coulmeau, représentante syndicale (FERC CGT) à l’université de Paris-I Sorbonne
Le personnel non-enseignant victime de la réforme universitaire
Le mouvement de contestation dans les universités, démarré en décembre 2008, ne concerne pas seulement les enseignants-chercheurs. Les personnels BIATOSS (bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé), qui concourent directement au service public de l’enseignement supérieur, sont aussi touchés par les conséquences de la loi LRU (relative aux libertés et responsabilités des universités), votée le 10 août 2007 après un simulacre de concertation. Déjà depuis plusieurs années, alors que les charges de travail se sont accrues, les services des universités connaissent un manque criant de créations de postes, mais aussi un nombre important de postes non pourvus, les obligeant à recourir à des personnels non titulaires. Le passage à l’« autonomie » complète prévu par la loi LRU au plus tard le 1er janvier 2011 va encore aggraver la situation. Car il signifie, notamment, le transfert de la « masse salariale » de l’État aux établissements : concrètement, les universités devront gérer par elles-mêmes leurs « ressources humaines ». Elles doivent donc, d’une part, respecter un « plafond d’emplois » que l’établissement est autorisé à rémunérer ; d’autre part, elles sont incitées à recruter des contractuels (à durée déterminée ou indéterminée), pour occuper des fonctions d’encadrement seulement.
Par ricochet, cela induit la suppression progressive des emplois correspondant aux tâches d’exécution, qui sont pourtant utiles pour le fonctionnement quotidien… On sera donc obligé de recourir massivement à l’externalisation, dont on sait par des exemples multiples qu’elle est loin d’être efficace, ni économique. De même, le recrutement prévu de moniteurs-étudiants pour des activités de tutorat ou de service en bibliothèque, sous prétexte d’apporter une aide sociale aux plus défavorisés, n’est qu’une façon pour l’État de se dispenser de la création d’emplois statutaires et qualifiés.
Parallèlement, c’est tout un dispositif de rémunérations au mérite, avec mise en concurrence des agents entre eux, qui tend à être mis en place. Au lieu de prôner la coopération entre agents, favorable à un travail d’équipe au service du public, l’État vise des dispositifs d’individualisation des carrières, contraires aux principes sur lesquels repose la fonction publique.
Car il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer : nombre de dysfonctionnements quotidiens sont la conséquence concrète d’une politique plus générale de casse des services publics, de suppression des emplois, de déflation des salaires et des dépenses publiques et sociales. Les différentes réformes qui sont en train de bouleverser le paysage de notre société, pour l’hôpital, La Poste, les transports, l’enseignement, sont articulées entre elles. C’est la RGPP (révision générale des politiques publiques), présentée à grand renfort de sites Internet comme « modernisation de l’État » et comme si une large concertation avait été faite auprès des citoyens. L’idée de cette vaste réforme structurelle est d’accroître le champ des activités du privé dans des domaines relevant aujourd’hui de l’État. Parallèlement, il faut réduire les effectifs par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, voire inciter aux départs volontaires avec le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels ».
Quels progrès les citoyens ont-ils à attendre des suppressions massives d’emplois, d’une précarité et d’une flexibilité extrêmes qui altéreront les conditions de travail et la qualité du service rendu ? Quelles garanties d’impartialité, de neutralité et d’égalité sur le territoire pour les usagers ? A-t-on pensé à la fonction régulatrice du service public, en particulier en ces périodes de crise aiguë ? Ne peut-on considérer l’action publique et le service public comme une richesse, notamment pour faire face aux enjeux de la crise et aux besoins de notre société ? Sur ces thèmes avaient été lancés, en avril 2008, l’appel pétition intitulé « Le service public est notre richesse » et, pour l’enseignement supérieur, l’« appel des cordeliers », en juillet 2007, qui montrent qu’il est possible de voir les choses autrement que comme on nous les assène. C’est, enfin, ce qui sous-tend la puissance des grèves, manifestations et actions de toutes ces dernières semaines qui appellent des solutions pour une réforme de fond et de progrès de notre université…"
Les BIATOSS dans le mouvement
"Par Sylvie Coulmeau, représentante syndicale (FERC CGT) à l’université de Paris-I Sorbonne
Le personnel non-enseignant victime de la réforme universitaire
Le mouvement de contestation dans les universités, démarré en décembre 2008, ne concerne pas seulement les enseignants-chercheurs. Les personnels BIATOSS (bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers, de service et de santé), qui concourent directement au service public de l’enseignement supérieur, sont aussi touchés par les conséquences de la loi LRU (relative aux libertés et responsabilités des universités), votée le 10 août 2007 après un simulacre de concertation. Déjà depuis plusieurs années, alors que les charges de travail se sont accrues, les services des universités connaissent un manque criant de créations de postes, mais aussi un nombre important de postes non pourvus, les obligeant à recourir à des personnels non titulaires. Le passage à l’« autonomie » complète prévu par la loi LRU au plus tard le 1er janvier 2011 va encore aggraver la situation. Car il signifie, notamment, le transfert de la « masse salariale » de l’État aux établissements : concrètement, les universités devront gérer par elles-mêmes leurs « ressources humaines ». Elles doivent donc, d’une part, respecter un « plafond d’emplois » que l’établissement est autorisé à rémunérer ; d’autre part, elles sont incitées à recruter des contractuels (à durée déterminée ou indéterminée), pour occuper des fonctions d’encadrement seulement.
Par ricochet, cela induit la suppression progressive des emplois correspondant aux tâches d’exécution, qui sont pourtant utiles pour le fonctionnement quotidien… On sera donc obligé de recourir massivement à l’externalisation, dont on sait par des exemples multiples qu’elle est loin d’être efficace, ni économique. De même, le recrutement prévu de moniteurs-étudiants pour des activités de tutorat ou de service en bibliothèque, sous prétexte d’apporter une aide sociale aux plus défavorisés, n’est qu’une façon pour l’État de se dispenser de la création d’emplois statutaires et qualifiés.
Parallèlement, c’est tout un dispositif de rémunérations au mérite, avec mise en concurrence des agents entre eux, qui tend à être mis en place. Au lieu de prôner la coopération entre agents, favorable à un travail d’équipe au service du public, l’État vise des dispositifs d’individualisation des carrières, contraires aux principes sur lesquels repose la fonction publique.
Car il faut bien comprendre ce qui est en train de se passer : nombre de dysfonctionnements quotidiens sont la conséquence concrète d’une politique plus générale de casse des services publics, de suppression des emplois, de déflation des salaires et des dépenses publiques et sociales. Les différentes réformes qui sont en train de bouleverser le paysage de notre société, pour l’hôpital, La Poste, les transports, l’enseignement, sont articulées entre elles. C’est la RGPP (révision générale des politiques publiques), présentée à grand renfort de sites Internet comme « modernisation de l’État » et comme si une large concertation avait été faite auprès des citoyens. L’idée de cette vaste réforme structurelle est d’accroître le champ des activités du privé dans des domaines relevant aujourd’hui de l’État. Parallèlement, il faut réduire les effectifs par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, voire inciter aux départs volontaires avec le projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels ».
Quels progrès les citoyens ont-ils à attendre des suppressions massives d’emplois, d’une précarité et d’une flexibilité extrêmes qui altéreront les conditions de travail et la qualité du service rendu ? Quelles garanties d’impartialité, de neutralité et d’égalité sur le territoire pour les usagers ? A-t-on pensé à la fonction régulatrice du service public, en particulier en ces périodes de crise aiguë ? Ne peut-on considérer l’action publique et le service public comme une richesse, notamment pour faire face aux enjeux de la crise et aux besoins de notre société ? Sur ces thèmes avaient été lancés, en avril 2008, l’appel pétition intitulé « Le service public est notre richesse » et, pour l’enseignement supérieur, l’« appel des cordeliers », en juillet 2007, qui montrent qu’il est possible de voir les choses autrement que comme on nous les assène. C’est, enfin, ce qui sous-tend la puissance des grèves, manifestations et actions de toutes ces dernières semaines qui appellent des solutions pour une réforme de fond et de progrès de notre université…"
Réforme des universités: «Calculer le rendement est injurieux pour la profession» - Réforme des universités: «Calculer le rendement est injurieux pour la profession»
Réforme des universités: «Calculer le rendement est injurieux pour la profession» - Réforme des universités: «Calculer le rendement est injurieux pour la profession»
En fait, la couverture dans Paris Match est meilleure que celle dans Le Monde!
En fait, la couverture dans Paris Match est meilleure que celle dans Le Monde!
La crise universitaire dans le courrier des lecteurs du "Monde" - Opinions - Le Monde.fr
La crise universitaire dans le courrier des lecteurs du "Monde" - Opinions - Le Monde.fr
Beaucoup d'enseignants-chercheurs lisent Le Monde et ont été dégoûtés par le parti pris de ce journal contre leur mouvement. Il y en a même qui organisent un boycott du journal. Le Monde a été enfin obligé de publier quelques lettres dans ses pages. Suivez le lien ci-dessus.
Beaucoup d'enseignants-chercheurs lisent Le Monde et ont été dégoûtés par le parti pris de ce journal contre leur mouvement. Il y en a même qui organisent un boycott du journal. Le Monde a été enfin obligé de publier quelques lettres dans ses pages. Suivez le lien ci-dessus.
vendredi 10 avril 2009
Signez la pétition contre un licenciement islamophobe
Un racisme à peine voilé...
Sabrina est en 3ème année de doctorat au laboratoire de microbiologie et de génétique moléculaire (LMGM) à Toulouse. Depuis son Master I elle porte le voile. Elle a passé le concours d'allocataire ministérielle de recherche en septembre 2006 et obtenu une bourse gérée par l’Université Toulouse III qui lui a permis de commencer sa thèse. A aucun moment il n'a été fait allusion au foulard qu'elle portait.
Pendant 2 ans et demi elle a mené une vie sociale normale.
Le 26 février 2009, à 7 mois de sa soutenance de thèse, Sabrina est licenciée pour faute professionnelle sans préavis ni indemnité, sans convocation préalable devant une commission disciplinaire. Pour port de voile, elle est accusée d'avoir troublé l'ordre public et porté atteinte à la liberté de conscience de ses collègues.
Depuis cette date, Sabrina est une étudiante sans ressources qui non seulement doit rédiger article et thèse avant le mois de septembre mais aussi se démener pour trouver des aides financières.
Est-il acceptable de faire subir cela à une étudiante à 7 mois de la fin d’un parcours universitaire ayant demandé tant de sacrifices et d’efforts ??
Cette mesure est injuste et sans fondements. Considérant que l'université doit être un lieu d'études ouvert à toutes et tous, quelque soit l'origine sociale ou culturelle, les convictions politiques ou religieuses, et considérant la façon dont Sabrina a été exclue de fait de ses études, nous exigeons de la présidence de l'Université Paul Sabatier l'annulation de cette mesure disciplinaire et qu'il ne soit dorénavant posé aucun obstacle au bon déroulement futur du travail de thèse de Sabrina.
Le Comité de Soutien et Le Collectif Génération Spontanée
Sabrina est en 3ème année de doctorat au laboratoire de microbiologie et de génétique moléculaire (LMGM) à Toulouse. Depuis son Master I elle porte le voile. Elle a passé le concours d'allocataire ministérielle de recherche en septembre 2006 et obtenu une bourse gérée par l’Université Toulouse III qui lui a permis de commencer sa thèse. A aucun moment il n'a été fait allusion au foulard qu'elle portait.
Pendant 2 ans et demi elle a mené une vie sociale normale.
Le 26 février 2009, à 7 mois de sa soutenance de thèse, Sabrina est licenciée pour faute professionnelle sans préavis ni indemnité, sans convocation préalable devant une commission disciplinaire. Pour port de voile, elle est accusée d'avoir troublé l'ordre public et porté atteinte à la liberté de conscience de ses collègues.
Depuis cette date, Sabrina est une étudiante sans ressources qui non seulement doit rédiger article et thèse avant le mois de septembre mais aussi se démener pour trouver des aides financières.
Est-il acceptable de faire subir cela à une étudiante à 7 mois de la fin d’un parcours universitaire ayant demandé tant de sacrifices et d’efforts ??
Cette mesure est injuste et sans fondements. Considérant que l'université doit être un lieu d'études ouvert à toutes et tous, quelque soit l'origine sociale ou culturelle, les convictions politiques ou religieuses, et considérant la façon dont Sabrina a été exclue de fait de ses études, nous exigeons de la présidence de l'Université Paul Sabatier l'annulation de cette mesure disciplinaire et qu'il ne soit dorénavant posé aucun obstacle au bon déroulement futur du travail de thèse de Sabrina.
Le Comité de Soutien et Le Collectif Génération Spontanée
mercredi 8 avril 2009
Haymarket Books .: Sexuality and Socialism:History, Politics, and Theory of LGBT Liberation :.
Haymarket Books .: Sexuality and Socialism:History, Politics, and Theory of LGBT Liberation :.
Mon amie Sherry, des International Socialists, vient de finir d'écrire son livre "Sexuality and Socialism". Je ne l'ai pas lu, mais je recommandes fortement! Bravo, Sherry!
Mon amie Sherry, des International Socialists, vient de finir d'écrire son livre "Sexuality and Socialism". Je ne l'ai pas lu, mais je recommandes fortement! Bravo, Sherry!
Le mouvement est très fort à l'université de Paris 3
-L'AG commune (étudiants, enseignants et BIATOSS), qui a rassemblé plus de 1000 personnes (une affluence inédite à Censier) et duré six heures et demie (Š) a voté douze motions et surtout reconduit la grève à une majorité écrasante et le blocage du centre Censier à une très nette majorité (près de 200 voix d'écart).
Miners’ Strike could have been won|14Mar09|Socialist Worker
Miners’ Strike could have been won|14Mar09|Socialist Worker
La grève des mineurs en Grande Bretagne contre Thatcher en 1984- 1985 aurait pu être gagné. Voir l'analyse en cliquant sur le lien ci-dessus (article en anglais).
La grève des mineurs en Grande Bretagne contre Thatcher en 1984- 1985 aurait pu être gagné. Voir l'analyse en cliquant sur le lien ci-dessus (article en anglais).
Les universités répondent à Nicolas Sarkozy
La Coordination Nationale des Universités répond à Nicolas Sarkozy :
« Monsieur le Président, nous n’avons pas les mêmes valeurs »
Quoique moins méprisantes dans la forme que son discours du 22 janvier, les déclarations de Nicolas Sarkozy du 7 avril 2009 révèlent la même conception mercantile de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Si, pour Nicolas Sarkozy, les études ne servent qu’à « créer de la valeur ajoutée », les universitaires en lutte continuent d’affirmer que l’université n’est pas une entreprise et que le savoir n’est pas une marchandise.
Là où Nicolas Sarkozy parle de « valeur ajoutée », nous parlons de valeurs républicaines : droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société.
Là où Nicolas Sarkozy parle « d’accélérer la commercialisation des brevets », nous lui opposons la nécessité, pour les générations futures, de préserver une recherche fondamentale forte et libre des dictats du marché.
Quand Nicolas Sarkozy estime que l’autonomie des universités est préférable au fait de « se retrouver au ministère pour qu'on vous dise d'un bureau parisien ce qu'on doit faire », nous tenons à rappeler que les universités n’ont jamais autant reçu de directives émanant des Ministères que depuis le vote de la loi LRU (sigle qui signifie pourtant « liberté et responsabilité »).
Si Nicolas Sarkozy est de bonne foi en annonçant que « donner l'autonomie aux universités, c'est leur faire confiance », alors qu’il fasse enfin confiance à la communauté universitaire qui dénonce, dans un mouvement inédit par sa durée et son intensité, les conséquences désastreuses de ces projets de réforme. Or, la politique actuelle a conjugué, jusqu’à présent, irresponsabilité et inefficacité, autoritarisme et ignorance des problèmes posés.
Le monde de l’enseignement et de la recherche n’est pas hostile à toute réforme. Mais il conteste une logique d’économie budgétaire et de mise en concurrence systématique des institutions, des équipes et des individus, qui met en péril la création et la transmission des savoirs. A la concurrence et à la rentabilité à court terme, il préfère l’émulation, la coopération et la liberté de recherche. A l’autoritarisme et à la concentration des pouvoirs, il préfère la collégialité et le gouvernement par les pairs. Aux nommés, il préfère les élus.
L’Education Nationale, de la Maternelle à l’Université, doit continuer à transmettre connaissances et culture gratuitement, sur tout le territoire, pour garantir la traduction dans les faits de nos idéaux républicains.
Ce printemps 2009, pour défendre ces valeurs, le monde de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est dans la rue.
Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités
« Monsieur le Président, nous n’avons pas les mêmes valeurs »
Quoique moins méprisantes dans la forme que son discours du 22 janvier, les déclarations de Nicolas Sarkozy du 7 avril 2009 révèlent la même conception mercantile de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Si, pour Nicolas Sarkozy, les études ne servent qu’à « créer de la valeur ajoutée », les universitaires en lutte continuent d’affirmer que l’université n’est pas une entreprise et que le savoir n’est pas une marchandise.
Là où Nicolas Sarkozy parle de « valeur ajoutée », nous parlons de valeurs républicaines : droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société.
Là où Nicolas Sarkozy parle « d’accélérer la commercialisation des brevets », nous lui opposons la nécessité, pour les générations futures, de préserver une recherche fondamentale forte et libre des dictats du marché.
Quand Nicolas Sarkozy estime que l’autonomie des universités est préférable au fait de « se retrouver au ministère pour qu'on vous dise d'un bureau parisien ce qu'on doit faire », nous tenons à rappeler que les universités n’ont jamais autant reçu de directives émanant des Ministères que depuis le vote de la loi LRU (sigle qui signifie pourtant « liberté et responsabilité »).
Si Nicolas Sarkozy est de bonne foi en annonçant que « donner l'autonomie aux universités, c'est leur faire confiance », alors qu’il fasse enfin confiance à la communauté universitaire qui dénonce, dans un mouvement inédit par sa durée et son intensité, les conséquences désastreuses de ces projets de réforme. Or, la politique actuelle a conjugué, jusqu’à présent, irresponsabilité et inefficacité, autoritarisme et ignorance des problèmes posés.
Le monde de l’enseignement et de la recherche n’est pas hostile à toute réforme. Mais il conteste une logique d’économie budgétaire et de mise en concurrence systématique des institutions, des équipes et des individus, qui met en péril la création et la transmission des savoirs. A la concurrence et à la rentabilité à court terme, il préfère l’émulation, la coopération et la liberté de recherche. A l’autoritarisme et à la concentration des pouvoirs, il préfère la collégialité et le gouvernement par les pairs. Aux nommés, il préfère les élus.
L’Education Nationale, de la Maternelle à l’Université, doit continuer à transmettre connaissances et culture gratuitement, sur tout le territoire, pour garantir la traduction dans les faits de nos idéaux républicains.
Ce printemps 2009, pour défendre ces valeurs, le monde de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche est dans la rue.
Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités
L'énergie nucléaire, le NPA et la question des alliances
Le nucléaire. Un problème subalterne ? | Raoul Marc Jennar:
Sur le blog de Raoul Marc Jennar, il y a un débat sur les alliances et les conditions prélables nécessaires. J'y ai contribué. Cliquez sur le titre ci-dessus.
Sur le blog de Raoul Marc Jennar, il y a un débat sur les alliances et les conditions prélables nécessaires. J'y ai contribué. Cliquez sur le titre ci-dessus.
Île de la Réunion - Chronique d’une grève annoncée qui n’eut pas lieu - [Portail de LUTTE OUVRIÈRE]
Île de la Réunion - Chronique d’une grève annoncée qui n’eut pas lieu - [Portail de LUTTE OUVRIÈRE]
Cet article de Lutte Ouvrière explique bien la situation du mouvement social à la Réunion.
Cet article de Lutte Ouvrière explique bien la situation du mouvement social à la Réunion.
Communiqué du SNESUP sur le mouvement universitaire
COMMUNIQUE DU SNESUP
>
> Le SNESUP dénonce l’instrumentalisation des examens pour affaiblir la
> mobilisation et cristalliser les tensions. Dans son refus d’entendre les
> revendications portées par le mouvement depuis plus de neuf semaines, le
> gouvernement porte la responsabilité de la poursuite du conflit. Les
> enseignants ne souhaitent pas pénaliser les étudiants. Une fois ses
> revendications entendues, la communauté universitaire dans son ensemble
> mettra tout en œuvre pour permettre la validation des diplômes. Dans de
> précédents conflits, elle a montré qu’elle savait trouver les moyens de
> le faire.
>
> Le SNESUP appelle à poursuivre les mobilisations. Il appelle notamment
> les universitaires à organiser des « rondes des obstinés » dans les
> principales villes universitaires et à intégrer le « tour de France des
> obstinés ».
>
> Paris, le 7 avril 2009
>
>
> Le SNESUP dénonce l’instrumentalisation des examens pour affaiblir la
> mobilisation et cristalliser les tensions. Dans son refus d’entendre les
> revendications portées par le mouvement depuis plus de neuf semaines, le
> gouvernement porte la responsabilité de la poursuite du conflit. Les
> enseignants ne souhaitent pas pénaliser les étudiants. Une fois ses
> revendications entendues, la communauté universitaire dans son ensemble
> mettra tout en œuvre pour permettre la validation des diplômes. Dans de
> précédents conflits, elle a montré qu’elle savait trouver les moyens de
> le faire.
>
> Le SNESUP appelle à poursuivre les mobilisations. Il appelle notamment
> les universitaires à organiser des « rondes des obstinés » dans les
> principales villes universitaires et à intégrer le « tour de France des
> obstinés ».
>
> Paris, le 7 avril 2009
>
Vermont legalizes gay marriage | burlingtonfreepress.com | The Burlington Free Press
Vermont legalizes gay marriage | burlingtonfreepress.com | The Burlington Free Press
Vermont est devenu le quatrième Etat des Etats-Unis à légaliser le mariage des homosexuels. Il est temps que la gauche en France fasse campagne pour aussi !
Vermont est devenu le quatrième Etat des Etats-Unis à légaliser le mariage des homosexuels. Il est temps que la gauche en France fasse campagne pour aussi !
mardi 7 avril 2009
Sondage sur les séquestrations de patron
Sondage: la séquestration de patrons d'entreprises qui licencient "acceptable" pour 45% des Français
AP
Les Français divisés sur la séquestration des patrons: 45% des Français trouvent cette méthode d'action "acceptable" et 50% pensent le contraire, selon un sondage CSA publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Lire la suite l'article
Après plusieurs cas de patrons retenus par les salariés à l'annonce de la fermeture d'usine ou de plan sociaux, 45% des personnes interrogées jugent que c'est acceptable, en particulier les ouvriers (56%) contre 40% chez les professions libérales. Les sympathisants du MoDem sont les plus enclins à accepter cette méthode (49%) devant ceux de gauche (48%), et 29% chez les sympathisants de droite.
La moitié des sondés (50%) jugent par contre que cette méthode d'action n'est pas acceptable, en particulier les cadres et professions libérales (59%) et les sympathisants de droite (69%).
- Sondage réalisé les 1er et 2 avril 2009, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.012 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
AP
Les Français divisés sur la séquestration des patrons: 45% des Français trouvent cette méthode d'action "acceptable" et 50% pensent le contraire, selon un sondage CSA publié mardi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Lire la suite l'article
Après plusieurs cas de patrons retenus par les salariés à l'annonce de la fermeture d'usine ou de plan sociaux, 45% des personnes interrogées jugent que c'est acceptable, en particulier les ouvriers (56%) contre 40% chez les professions libérales. Les sympathisants du MoDem sont les plus enclins à accepter cette méthode (49%) devant ceux de gauche (48%), et 29% chez les sympathisants de droite.
La moitié des sondés (50%) jugent par contre que cette méthode d'action n'est pas acceptable, en particulier les cadres et professions libérales (59%) et les sympathisants de droite (69%).
- Sondage réalisé les 1er et 2 avril 2009, auprès d'un échantillon national représentatif de 1.012 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
Où en est le mouvement dans les universités ?
Le 6 janvier, la 8ème coordination nationale des universités s'est tenue. 51 universités et quelques autres structures furent représentées - enseignants-chercheurs, personnels techniques et administratifs, étudiants. Voici les motions votées
Communiqué du soir:
Cours à l’université : pas de reprise sans le retrait des réformes contestées
Ayant pris connaissance du communiqué de Lionel Collet, président de la Conférence des Présidents d’Université, diffusé le lundi 6 avril 2009, la Coordination Nationale des Universités (CNU) réunie ce même jour tient à réaffirmer sa détermination à combattre les réformes qui menacent l’Université et la Recherche. Le mouvement inédit initié par la communauté universitaire depuis plus de deux mois a forcé les Ministères à manœuvrer ; mais aucune de nos revendications n’a été pour l’instant satisfaite. La durée du mouvement de grève est à imputer au seul gouvernement. Les prétendues avancées obtenues ne sont que des trompe-l’œil et ne modifient en rien la logique des réformes. En outre, la Conférence des Présidents d’Université n’a aucune légitimité à décréter unilatéralement la reprise des cours.
La CNU appelle donc le monde de l’éducation et de la recherche à poursuivre la lutte et à mener les actions nécessaires à son amplification et à son succès, en prenant part massivement aux manifestations, de la Maternelle à l’Université, prévues notamment :
- mercredi 8 avril
- mardi 28 avril
- vendredi 1er mai.
Ce printemps 2009, l’Université et la Recherche sont dans la rue.
I. MOTIONS
1. Motion générale
UNIVERSITÉ : LE MOUVEMENT CONTINUE
La CNU réunie ce jour à Paris III, réaffirme sa détermination intacte et absolue face aumassacre, organisé par le gouvernement, du service public de l’Enseignement et de la Recherche.
Le mouvement durera tant que nous n’aurons pas obtenu le retrait des réformes contestées depuis tant de semaines maintenant. Le gouvernement n’a jusqu’ici répondu que par des simulacres de négociation : face à un tel mépris la CNU appelle à la poursuite de la mobilisation sous toutes ses formes ; grèves, blocages, démissions administratives… pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de ses revendications.
En outre, elle attire l’attention solennellement sur un phénomène nouveau et inquiétant : la violence policière contre des manifestants pacifiques est devenue, dans maintes villes de France, l’unique mode de gestion de cette crise. Elle dénonce la multiplication des pressions administratives à l’égard des membres de la Communauté Universitaire et de Recherche.
Elle appelle à la convergence des luttes du privé et du public, à la radicalisation du mouvement, et à la désobéissance civile, notre réponse à la répression politique du mouvement de contestation.
Le gouvernement compte sur les vacances de printemps pour éteindre le mouvement. Mais ce printemps, nous sommes dans la rue, nous y restons.
2. Motion sur la validation du semestre
La CNU soutient les UFR et les IUT qui décideraient la validation automatique du semestre pour les étudiants et l’obtention de la note nécessaire pour s’inscrire dans la formation de leur choix.
3 . Motion sur les violences policières
La CNU vote une motion sur les violences policières. Elle propose la création d’une
commission sur cette question et apporte son soutien aux victimes de cette répression.
Nous étudiants, EC et biatoss nous élevons formellement contre la criminalisation de notre mouvement ainsi que les violences policières, de plus en plus nombreuses, qui ont touché ces derniers jours l’ensemble de notre communauté, dans un silence médiatique coupable. Nous appelons la communauté universitaire à une solidarité active avec les victimes de ces exactions. Plus globalement, la CNU s’indigne devant la dégradation sans précédent de la situation de la France sur le plan du respect des droits de la personne, récemment constatée par les instances de l’ONU et du Conseil de l’Europe.
II. ACTIONS
1. Manifestations :
Rappel de la manifestation du mercredi 8 avril (journée nationale de manifestation).
Départ : 14h 30 Denfert Rochereau.
La coordination nationale appelle à des manifestations locales et régionales hebdomadairement pendant le mois d’avril.
Mardi 28 avril Sainte Valérie 14 h : Journée nationale de manifestation Journée nationale de manifestation – associée au contre-sommet de Louvain (envoi de délégués à Louvain par les universités).
Participation massive à la manifestation du 1er mai et souhait d'un cortège « De la
Maternelle à l’Université » en ouverture de manifestation.
Journée nationale de manifestations « De la Maternelle à l'Université » : date ouverte
entre le 1er mai et le 15 mai – Les porte-parole de la CNU prennent langue avec les
syndicats du secteur éducation pour fixer, dans un délai raisonnable, une date
commune.
Dates à déterminer :
Manifestation contre les violences policières dont la thématique serait centrée sur la liberté et
droits de l’homme, avec concours des associations concernées. Discussion des porte-parole
avec les associations de défense des droits de l’homme.
Universités en marche : organisation d’une marche sur Paris à partir d’un point à
préciser (durée 3 jours).
2. Actions concernant l’extension du mouvement et la convergence des luttes
- continuer et favoriser toutes les initiatives permettant de s'adresser aux secteurs
primaire et secondaire pour réaliser l'extension de la lutte vers ces secteurs
- en direction des hôpitaux qui sont en buttes aux mêmes attaques que l'université dans
le cadre les lois Bachelot ; appel à des actions communes.
- en direction de l'ensemble des services publics
- Cellules de comité de mobilisation vers les entreprises
- Solidarité par bassin d’emploi et organisation d’assemblées citoyennes (convergence
luttes de l’Education Nationale et des autres luttes).
- Actions vers les sans papiers
- Actions en direction des professions précaires
- Préparation des Rencontres nationales de l’Education et de la Recherche pour
réfléchir à l’avenir du système éducatif et définir une plateforme commune de lutte.
Communiqué du soir:
Cours à l’université : pas de reprise sans le retrait des réformes contestées
Ayant pris connaissance du communiqué de Lionel Collet, président de la Conférence des Présidents d’Université, diffusé le lundi 6 avril 2009, la Coordination Nationale des Universités (CNU) réunie ce même jour tient à réaffirmer sa détermination à combattre les réformes qui menacent l’Université et la Recherche. Le mouvement inédit initié par la communauté universitaire depuis plus de deux mois a forcé les Ministères à manœuvrer ; mais aucune de nos revendications n’a été pour l’instant satisfaite. La durée du mouvement de grève est à imputer au seul gouvernement. Les prétendues avancées obtenues ne sont que des trompe-l’œil et ne modifient en rien la logique des réformes. En outre, la Conférence des Présidents d’Université n’a aucune légitimité à décréter unilatéralement la reprise des cours.
La CNU appelle donc le monde de l’éducation et de la recherche à poursuivre la lutte et à mener les actions nécessaires à son amplification et à son succès, en prenant part massivement aux manifestations, de la Maternelle à l’Université, prévues notamment :
- mercredi 8 avril
- mardi 28 avril
- vendredi 1er mai.
Ce printemps 2009, l’Université et la Recherche sont dans la rue.
I. MOTIONS
1. Motion générale
UNIVERSITÉ : LE MOUVEMENT CONTINUE
La CNU réunie ce jour à Paris III, réaffirme sa détermination intacte et absolue face aumassacre, organisé par le gouvernement, du service public de l’Enseignement et de la Recherche.
Le mouvement durera tant que nous n’aurons pas obtenu le retrait des réformes contestées depuis tant de semaines maintenant. Le gouvernement n’a jusqu’ici répondu que par des simulacres de négociation : face à un tel mépris la CNU appelle à la poursuite de la mobilisation sous toutes ses formes ; grèves, blocages, démissions administratives… pour obtenir satisfaction sur l’ensemble de ses revendications.
En outre, elle attire l’attention solennellement sur un phénomène nouveau et inquiétant : la violence policière contre des manifestants pacifiques est devenue, dans maintes villes de France, l’unique mode de gestion de cette crise. Elle dénonce la multiplication des pressions administratives à l’égard des membres de la Communauté Universitaire et de Recherche.
Elle appelle à la convergence des luttes du privé et du public, à la radicalisation du mouvement, et à la désobéissance civile, notre réponse à la répression politique du mouvement de contestation.
Le gouvernement compte sur les vacances de printemps pour éteindre le mouvement. Mais ce printemps, nous sommes dans la rue, nous y restons.
2. Motion sur la validation du semestre
La CNU soutient les UFR et les IUT qui décideraient la validation automatique du semestre pour les étudiants et l’obtention de la note nécessaire pour s’inscrire dans la formation de leur choix.
3 . Motion sur les violences policières
La CNU vote une motion sur les violences policières. Elle propose la création d’une
commission sur cette question et apporte son soutien aux victimes de cette répression.
Nous étudiants, EC et biatoss nous élevons formellement contre la criminalisation de notre mouvement ainsi que les violences policières, de plus en plus nombreuses, qui ont touché ces derniers jours l’ensemble de notre communauté, dans un silence médiatique coupable. Nous appelons la communauté universitaire à une solidarité active avec les victimes de ces exactions. Plus globalement, la CNU s’indigne devant la dégradation sans précédent de la situation de la France sur le plan du respect des droits de la personne, récemment constatée par les instances de l’ONU et du Conseil de l’Europe.
II. ACTIONS
1. Manifestations :
Rappel de la manifestation du mercredi 8 avril (journée nationale de manifestation).
Départ : 14h 30 Denfert Rochereau.
La coordination nationale appelle à des manifestations locales et régionales hebdomadairement pendant le mois d’avril.
Mardi 28 avril Sainte Valérie 14 h : Journée nationale de manifestation Journée nationale de manifestation – associée au contre-sommet de Louvain (envoi de délégués à Louvain par les universités).
Participation massive à la manifestation du 1er mai et souhait d'un cortège « De la
Maternelle à l’Université » en ouverture de manifestation.
Journée nationale de manifestations « De la Maternelle à l'Université » : date ouverte
entre le 1er mai et le 15 mai – Les porte-parole de la CNU prennent langue avec les
syndicats du secteur éducation pour fixer, dans un délai raisonnable, une date
commune.
Dates à déterminer :
Manifestation contre les violences policières dont la thématique serait centrée sur la liberté et
droits de l’homme, avec concours des associations concernées. Discussion des porte-parole
avec les associations de défense des droits de l’homme.
Universités en marche : organisation d’une marche sur Paris à partir d’un point à
préciser (durée 3 jours).
2. Actions concernant l’extension du mouvement et la convergence des luttes
- continuer et favoriser toutes les initiatives permettant de s'adresser aux secteurs
primaire et secondaire pour réaliser l'extension de la lutte vers ces secteurs
- en direction des hôpitaux qui sont en buttes aux mêmes attaques que l'université dans
le cadre les lois Bachelot ; appel à des actions communes.
- en direction de l'ensemble des services publics
- Cellules de comité de mobilisation vers les entreprises
- Solidarité par bassin d’emploi et organisation d’assemblées citoyennes (convergence
luttes de l’Education Nationale et des autres luttes).
- Actions vers les sans papiers
- Actions en direction des professions précaires
- Préparation des Rencontres nationales de l’Education et de la Recherche pour
réfléchir à l’avenir du système éducatif et définir une plateforme commune de lutte.
lundi 6 avril 2009
Mouvement des universitaires - la chanson du mouvement
actualités musicales du 6 avril 2009
Les jeunes chercheurs en musicologie ont produit une chanson rap sur le mouvement. La chanson "Fainéant, fainéant" peut se trouver sur le web - cliquez ci-dessus.
Refrain
Fainéant fainéant
Oui je suis un fainéant
Je gaspille votre argent
Avec un mauvais rendement
Les jeunes chercheurs en musicologie ont produit une chanson rap sur le mouvement. La chanson "Fainéant, fainéant" peut se trouver sur le web - cliquez ci-dessus.
Refrain
Fainéant fainéant
Oui je suis un fainéant
Je gaspille votre argent
Avec un mauvais rendement
300 interpellations lors de la manifestation anti-Otan, Société - NouvelObs.com
300 interpellations lors de la manifestation anti-Otan, Société - NouvelObs.com: "'C'est invraisemblable d'aller manifester pour la paix dans le monde et commencer par se servir de barres de fer', a réagi Nicolas Sarkozy, souhaitant que les casseurs soient 'sévèrement' punis."
Sarkozy se plaint de la dégénerescence morale de jeunes qui cassent des vitrines. Mais des armes nucléaires et chimiques, pas de problème! Le massacre des Palestiniens, c'est très poli! Afghanistan, c'est différent!
Sarkozy se plaint de la dégénerescence morale de jeunes qui cassent des vitrines. Mais des armes nucléaires et chimiques, pas de problème! Le massacre des Palestiniens, c'est très poli! Afghanistan, c'est différent!
samedi 4 avril 2009
vendredi 3 avril 2009
FMI-FAIM, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)
FMI-FAIM, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)
Le G20 a décidé de démultiplier le budget du Fonds Monétaire International pour nous aider à sortir de la crise. Le prix à payer pour les pauvres sera horrible. Lire cet article de Serge Halimi sur les vrais effets du travail du FMI.
Le G20 a décidé de démultiplier le budget du Fonds Monétaire International pour nous aider à sortir de la crise. Le prix à payer pour les pauvres sera horrible. Lire cet article de Serge Halimi sur les vrais effets du travail du FMI.
Les G20 et moi
Au petit déjeuner, j'ai mangé mon sofa.
Et au déjéuner, j'ai mangé les deux tiers de Clermont Ferrand.
Et pourtant, je n'ai pas réussi à sortir le mensonge le plus gros de la journée, car les G20 ont fait plus fort. Première page de Libération "Un G20 pas vain". Première page d'Aujourd'hui en France : "L'incroyable succès du sommet du G20". Ils expliquent qu'ils vont utiliser des sommes époustouflantes d'argent.
Peut être vont-ils créer dix millions d'emploi d'infirmières - il en manque presque partout et surtout dans les pays pauvres...? Non, ce n'est pas ça.
Peut-être vont-ils augmenter le salaire minimum de 10% partout, cela nous aiderait beaucoup, et les commerces seraient contentes aussi. ?... non , ce n'est pas ça non plus.
Ou peut-être vont-ils prendre au sérieux la crise du climat, et couvrir la planète d'éoliennes et de panneaux solaires. Cinq millions d'emplois en Europe pour commencer ? Non, raté!
Ils ont décidé de tripler le budget du Fonds Monétaire International ! L'organisme qui détruit les services publics en Afrique et en Amérique du Sud.
Mais c'est pour notre bien, il suffit d'y croire ...
Et au déjéuner, j'ai mangé les deux tiers de Clermont Ferrand.
Et pourtant, je n'ai pas réussi à sortir le mensonge le plus gros de la journée, car les G20 ont fait plus fort. Première page de Libération "Un G20 pas vain". Première page d'Aujourd'hui en France : "L'incroyable succès du sommet du G20". Ils expliquent qu'ils vont utiliser des sommes époustouflantes d'argent.
Peut être vont-ils créer dix millions d'emploi d'infirmières - il en manque presque partout et surtout dans les pays pauvres...? Non, ce n'est pas ça.
Peut-être vont-ils augmenter le salaire minimum de 10% partout, cela nous aiderait beaucoup, et les commerces seraient contentes aussi. ?... non , ce n'est pas ça non plus.
Ou peut-être vont-ils prendre au sérieux la crise du climat, et couvrir la planète d'éoliennes et de panneaux solaires. Cinq millions d'emplois en Europe pour commencer ? Non, raté!
Ils ont décidé de tripler le budget du Fonds Monétaire International ! L'organisme qui détruit les services publics en Afrique et en Amérique du Sud.
Mais c'est pour notre bien, il suffit d'y croire ...
Action de solidarité avec les sans-papiers, le 8 avril
Communiqué de presse Montreuil, le 27 mars 2009
Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !
Mercredi 8 avril dans plusieurs dizaines de villes en France, des milliers de personnes se rendront devant les différents palais de justice pour se constituer prisonniers.
Parce qu’aujourd’hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans-papiers est devenu un délit………..
Comme le précise l’article L622‐1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile: « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera puni d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 30 000 euros ».
Parce que le gouvernement français s’est donné comme objectif en 2009, l’interpellation de 5000 aidants et de 5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main d’oeuvre et autres passeurs….
Mercredi 8 avril, nous serons donc des milliers affirmant avoir un jour aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons des milliers de citoyens décidés à rester des « aidants » » et à affirmer que l’humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n’y a pas de société digne de ce nom.
Cette mobilisation citoyenne nationale ne sera qu’une première étape. Quelques jours plus tard, une proposition de loi rédigée par le collectif associatif sera portée devant le Parlement. Cette proposition visera à :
• réaffirmer le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles d’accueillir des migrants ;
• dépénaliser les « aidants »
• interdire les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d’accompagnement et d’accès aux droits (éducation, santé….)
Contacts presse :
Emmaüs France : Sandrine Witeska / 01 41 58 25 30 – 06 16 46 27 51
FASTI : Schwertz Favrat / 06 13 07 74 76.
Fédération Entraide Protestante : Nicolas Derobert / 01 48 74 53 84
FNARS : Bernard Loye / 01 48 01 82 06
Secours Catholique : Catherine Coutansais /
Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !
Mercredi 8 avril dans plusieurs dizaines de villes en France, des milliers de personnes se rendront devant les différents palais de justice pour se constituer prisonniers.
Parce qu’aujourd’hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans-papiers est devenu un délit………..
Comme le précise l’article L622‐1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile: « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera puni d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 30 000 euros ».
Parce que le gouvernement français s’est donné comme objectif en 2009, l’interpellation de 5000 aidants et de 5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main d’oeuvre et autres passeurs….
Mercredi 8 avril, nous serons donc des milliers affirmant avoir un jour aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons des milliers de citoyens décidés à rester des « aidants » » et à affirmer que l’humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n’y a pas de société digne de ce nom.
Cette mobilisation citoyenne nationale ne sera qu’une première étape. Quelques jours plus tard, une proposition de loi rédigée par le collectif associatif sera portée devant le Parlement. Cette proposition visera à :
• réaffirmer le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles d’accueillir des migrants ;
• dépénaliser les « aidants »
• interdire les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d’accompagnement et d’accès aux droits (éducation, santé….)
Contacts presse :
Emmaüs France : Sandrine Witeska / 01 41 58 25 30 – 06 16 46 27 51
FASTI : Schwertz Favrat / 06 13 07 74 76.
Fédération Entraide Protestante : Nicolas Derobert / 01 48 74 53 84
FNARS : Bernard Loye / 01 48 01 82 06
Secours Catholique : Catherine Coutansais /
Entre 13.500 et 31.000 personnes ont manifesté dans toute la France, Social - NouvelObs.com
Entre 13.500 et 31.000 personnes ont manifesté dans toute la France, Social - NouvelObs.com
Le mouvement des universitaires continuent, face à la détermination de Sarkozy d'imposer l'Université-entreprise. Au centre du mouvement, à la surprise générale, les 57 000 enseignants chercheurs, pur la plupart en université. La lutte, entrée dans sa neuvième semaine, est assez hétérogène. Dans certaines universités, les cours reprennent mais les notes seront retenues par les enseignants - une sorte de grève partielle. Dans d'autres, les cours ne reprennent pas, mais les enseignants organisent - cours sur internet aidant - les examens, pour que leurs étudiants aient leurs notes et leur année.
Des centaines d'enseignants ont démissionné de leurs responsabilités administratives. L'université ne tourne que grâce à une grande quantité de travail bénévole de la part des enseignants, qui s'occupent des tâches d'administration (comptabilité, emplois du temps, rédaction des brochures de présentation des formations, gestion de salles multimedia, commandes de bibliothèque, suivi d'étudiants étrangers venus ici ou étudiants d'ici partis à l'étranger, organisation de colloques, fabrication des sites web des universités, et j'en passe ...) Une grève du zèle a amené beaucoup de collègues à abandonner ces responsabilités.
D'autres bocyottent les comités de sélection qui doivent recruter les nouveaux enseignants chercheurs, ou comptent boycotter les jurys du baccalauréat.
Des cours alternatifs et des contre-programmes ont lieu dans une vingtaine d'universités, comportant conférences et films sur l'histoire des mouvements sociaux.
Une solidarité nouvelle a vu le jour entre enseignants et personnels techniques et administratifs dans certaines universités.
Enfin, il y a des universités bloquées ou occupées, des manifestations permanentes, comme celle, jour et nuit, devant l'Hôtel de Ville de Paris. Des actions "péages gratuits", des occupations de bureaux fleurissent un peu partout. Le gouvernement est loin d'être sorti de l'auberge.
La violence policière qui a envoyé à l'hôpital des collègues enseignants-chercheurs n'est pas nouvelle en France. Mais elle est tout à fait nouvelle pour le milieu des enseignants chercheurs, un métier pas franchement bien payé comparé aux cadres du privé, mais assez prestigieux.
Je suis en train d'écrire un bilan d'étape du mouvement d'un point de vue politique, car je trouve que beaucoup de militants à gauche ne le comprennent pas trop. Mais on peut dorès et déjà en conclure que des dizaines de milliers d'enseignants chercheurs ont été transformé à jamais.
Le mouvement des universitaires continuent, face à la détermination de Sarkozy d'imposer l'Université-entreprise. Au centre du mouvement, à la surprise générale, les 57 000 enseignants chercheurs, pur la plupart en université. La lutte, entrée dans sa neuvième semaine, est assez hétérogène. Dans certaines universités, les cours reprennent mais les notes seront retenues par les enseignants - une sorte de grève partielle. Dans d'autres, les cours ne reprennent pas, mais les enseignants organisent - cours sur internet aidant - les examens, pour que leurs étudiants aient leurs notes et leur année.
Des centaines d'enseignants ont démissionné de leurs responsabilités administratives. L'université ne tourne que grâce à une grande quantité de travail bénévole de la part des enseignants, qui s'occupent des tâches d'administration (comptabilité, emplois du temps, rédaction des brochures de présentation des formations, gestion de salles multimedia, commandes de bibliothèque, suivi d'étudiants étrangers venus ici ou étudiants d'ici partis à l'étranger, organisation de colloques, fabrication des sites web des universités, et j'en passe ...) Une grève du zèle a amené beaucoup de collègues à abandonner ces responsabilités.
D'autres bocyottent les comités de sélection qui doivent recruter les nouveaux enseignants chercheurs, ou comptent boycotter les jurys du baccalauréat.
Des cours alternatifs et des contre-programmes ont lieu dans une vingtaine d'universités, comportant conférences et films sur l'histoire des mouvements sociaux.
Une solidarité nouvelle a vu le jour entre enseignants et personnels techniques et administratifs dans certaines universités.
Enfin, il y a des universités bloquées ou occupées, des manifestations permanentes, comme celle, jour et nuit, devant l'Hôtel de Ville de Paris. Des actions "péages gratuits", des occupations de bureaux fleurissent un peu partout. Le gouvernement est loin d'être sorti de l'auberge.
La violence policière qui a envoyé à l'hôpital des collègues enseignants-chercheurs n'est pas nouvelle en France. Mais elle est tout à fait nouvelle pour le milieu des enseignants chercheurs, un métier pas franchement bien payé comparé aux cadres du privé, mais assez prestigieux.
Je suis en train d'écrire un bilan d'étape du mouvement d'un point de vue politique, car je trouve que beaucoup de militants à gauche ne le comprennent pas trop. Mais on peut dorès et déjà en conclure que des dizaines de milliers d'enseignants chercheurs ont été transformé à jamais.
jeudi 2 avril 2009
Manifestation à Londres contre le G20 - intervention de Lindsey German
Lindsey German, une des dirigeantes de la gauche anticapitaliste en Angleterre.
mercredi 1 avril 2009
G20
AFP /01/04/2009
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a affirmé que "les sabreurs et les saigneurs du monde" se sont donné rendez-vous à Londres pour un sommet du G20 dont il "n'y a rien à attendre", se déclarant "solidaire" des manifestations anti-G20. "Les rodomontades de Nicolas Sarkozy menaçant de quitter le G20", alors qu'il a annoncé le retour français "dans le haut commandement militaire de l'OTAN, ne sont que pures gesticulations médiatiques", ajoute le parti d'extrême-gauche.
Le NPA se dit "complètement solidaire" des "manifestations hostiles au G20 à Londres et dans plusieurs capitales". Plusieurs milliers de manifestants protestant contre le sommet du G20 se sont rassemblés mercredi dans la City, le quartier des affaires de Londres, où des vitres de la banque RBS ont été brisées.
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a affirmé que "les sabreurs et les saigneurs du monde" se sont donné rendez-vous à Londres pour un sommet du G20 dont il "n'y a rien à attendre", se déclarant "solidaire" des manifestations anti-G20. "Les rodomontades de Nicolas Sarkozy menaçant de quitter le G20", alors qu'il a annoncé le retour français "dans le haut commandement militaire de l'OTAN, ne sont que pures gesticulations médiatiques", ajoute le parti d'extrême-gauche.
Le NPA se dit "complètement solidaire" des "manifestations hostiles au G20 à Londres et dans plusieurs capitales". Plusieurs milliers de manifestants protestant contre le sommet du G20 se sont rassemblés mercredi dans la City, le quartier des affaires de Londres, où des vitres de la banque RBS ont été brisées.
La manifestation du 2 avril à Paris
La manifestation du 2 Avril à Paris aura lieu à 14h30 du Panthéon vers l'Hotel Matignon.
Le parcours sera : rue Soufflot - boulevard Sant Michel - boulevard du Montparnasse - boulevard Raspail - Sèvres Babylone.
L'organisation du Cortège est la suivante:
Rue Soufflot, angle rue Saint Jacques: Formation des enseignants, avec les gilets jaunes des IUFM - Académie de Créteil : enseignement supérieur Recherche + premier de second degré
Rue Soufflot côté Paris 1: Délégations de province + académie de Paris
Côté Bibliothèque Sainte Geneviève : Organismes + Académie de Versailles
Le parcours sera : rue Soufflot - boulevard Sant Michel - boulevard du Montparnasse - boulevard Raspail - Sèvres Babylone.
L'organisation du Cortège est la suivante:
Rue Soufflot, angle rue Saint Jacques: Formation des enseignants, avec les gilets jaunes des IUFM - Académie de Créteil : enseignement supérieur Recherche + premier de second degré
Rue Soufflot côté Paris 1: Délégations de province + académie de Paris
Côté Bibliothèque Sainte Geneviève : Organismes + Académie de Versailles
Le blog de Occupation de la présidence de Lyon 1
Le blog de Occupation de la présidence de Lyon 1: "Opération 'Pression d'avril'
COMMUNIQUÉ DE 6H45
LES OCCUPANTS RÉCLAMENT SANS DÉLAI CROISSANTS ET DIVERSES MATIÈRES À TARTINER. SANS QUOI, ILS INFLIGERONT DES COURS DE CYTOLOGIE EXOPLASMIQUE ET DE TOPOLOGIE ALGÉBRIQUE À TOUTE PERSONNE QUI FRANCHIRAIT LE SEUIL DU BÂTIMENT"
COMMUNIQUÉ DE 6H45
LES OCCUPANTS RÉCLAMENT SANS DÉLAI CROISSANTS ET DIVERSES MATIÈRES À TARTINER. SANS QUOI, ILS INFLIGERONT DES COURS DE CYTOLOGIE EXOPLASMIQUE ET DE TOPOLOGIE ALGÉBRIQUE À TOUTE PERSONNE QUI FRANCHIRAIT LE SEUIL DU BÂTIMENT"
Pourquoi Gandhi avait tort
Gandhi and the myth of non-violence - Socialist Alternative
Cet article en anglais revient sur Mahatma Gandhi, et souligne que, s'il a réussi à tourner le mouvement indépendantiste vers l'action de masse, ses idées sur la non-violence ont freiné le mouvement.
Cet article en anglais revient sur Mahatma Gandhi, et souligne que, s'il a réussi à tourner le mouvement indépendantiste vers l'action de masse, ses idées sur la non-violence ont freiné le mouvement.
Programme du mouvement à l'Université de Paris 12
Lundi 30 mars
Journée d'actions
10h : rassemblement devant la Cite nationale de l'histoire de l'immigration, palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil, Paris 12e, Metro Morte Dorée. Valérie Pecresse, Xavier Darcos, Eric Besson, Christine Albanel inaugurent l'ouverture de la médiathèque de la Cité nationale de l'immigration, le lundi 30 mars à 11h30.
13h30 : atelier de réflexion sur la contre-masterisation.
Eric Pellet/amphi jaune.
18h : deuxième rencontre interprofessionnelle des secteurs en lutte.
Maison des syndicats, 11/13 rue des Archives, Créteil.
Mardi 31 mars
Journée officielle de non-remise des maquettes
10h30 : AG UFR LSH / salle 236
12h : AG unitaire/ amphi jaune.
Mercredi 1 avril
Journée poissonneuse
Maquettes d’avril : une action pour le lendemain du 31 mars. Préparez vos maquettes à la mode régionale de votre choix.
16h30 : grande criée des maquettes, place de la Sorbonne (les recettes peuvent être envoyées à postmaster@sauvonsluniversite.com).
Jeudi 2 avril
Journée de mobilisation
Manifestations nationales "de la maternelle à l'université".
12h30 : départ de P12 pour aller de lycée en lycée sur Créteil pour inciter lycéens et collègues du secondaire à rejoindre la grande manifestation nationale à Paris.
14h30 : départ de la manifestation Place du Panthéon. La manifestation se dirigera vers l’Hôtel Matignon.
Rendez-vous P12 à l'angle de la rue Clotaire et de la place du Panthéon.
Mot d'ordre national de grève dans le supérieur lancé par l'Intersyndicale et la Coordination Nationale des Universités.
Dans le 94 : mot d'ordre de grève lancé dans le secondaire par le SNES et par SUD notamment.
Vendredi 3 avril
Journée on continue s'il le faut
Nuit de l'Université.
Journée d'actions
10h : rassemblement devant la Cite nationale de l'histoire de l'immigration, palais de la Porte Dorée, 293 avenue Daumesnil, Paris 12e, Metro Morte Dorée. Valérie Pecresse, Xavier Darcos, Eric Besson, Christine Albanel inaugurent l'ouverture de la médiathèque de la Cité nationale de l'immigration, le lundi 30 mars à 11h30.
13h30 : atelier de réflexion sur la contre-masterisation.
Eric Pellet/amphi jaune.
18h : deuxième rencontre interprofessionnelle des secteurs en lutte.
Maison des syndicats, 11/13 rue des Archives, Créteil.
Mardi 31 mars
Journée officielle de non-remise des maquettes
10h30 : AG UFR LSH / salle 236
12h : AG unitaire/ amphi jaune.
Mercredi 1 avril
Journée poissonneuse
Maquettes d’avril : une action pour le lendemain du 31 mars. Préparez vos maquettes à la mode régionale de votre choix.
16h30 : grande criée des maquettes, place de la Sorbonne (les recettes peuvent être envoyées à postmaster@sauvonsluniversite.com).
Jeudi 2 avril
Journée de mobilisation
Manifestations nationales "de la maternelle à l'université".
12h30 : départ de P12 pour aller de lycée en lycée sur Créteil pour inciter lycéens et collègues du secondaire à rejoindre la grande manifestation nationale à Paris.
14h30 : départ de la manifestation Place du Panthéon. La manifestation se dirigera vers l’Hôtel Matignon.
Rendez-vous P12 à l'angle de la rue Clotaire et de la place du Panthéon.
Mot d'ordre national de grève dans le supérieur lancé par l'Intersyndicale et la Coordination Nationale des Universités.
Dans le 94 : mot d'ordre de grève lancé dans le secondaire par le SNES et par SUD notamment.
Vendredi 3 avril
Journée on continue s'il le faut
Nuit de l'Université.
L'armée britannique a entamé son retrait d'Irak, Proche Moyen-Orient - NouvelObs.com
L'armée britannique a entamé son retrait d'Irak, Proche Moyen-Orient - NouvelObs.com
Un million de morts. Selon l'armée britannique : "un travail remarquable". !
Un million de morts. Selon l'armée britannique : "un travail remarquable". !
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