dimanche 31 mai 2009
Pour Hollande, le gouvernement doit "s'expliquer" sur Julien Coupat, Politique - Information NouvelObs.com
Réunion publique du NPA le 3 juin à Agen
Mercredi 3 juin 20h30, salle Picasso (en face du stadium). Entrée libre.
Votez NPA le 7 juin!
Je suis allé ce matin diffuser les tracts du NPA sur le marché à Agen. Accueil très positif dans l'ensemble. Plusieurs personnes nous disent qu'ils sont contents que nous sommes là. Quelques uns s'arrêtent pour discuter- dont une vieille dame "à gauche depuis toujours" mais pas claire sur la question du racisme, c'est le moins qu'on puisse dire. Une sympathisante du Parti socialiste, qui est énervée contre nous, parce que nous avions présenté une liste aux élections municipales, au lieu de s'allier dès le premier tour avec le Parti socialiste. Entre les deux tours, le maire PS sortant a refusé un accord technique avec notre liste, et en partie à cause de ceci, la droite a gagné la mairie ...
Je criais des slogans : "Nous avons vu ce que cela donne d'avoir des députés anticapitalistes - il faut envoyer des anticapitalistes au parlement européen!"
"Il y a du travail pour les anticapitalistes!" commente un monsieur.
Je criais des slogans : "Nous avons vu ce que cela donne d'avoir des députés anticapitalistes - il faut envoyer des anticapitalistes au parlement européen!"
"Il y a du travail pour les anticapitalistes!" commente un monsieur.
samedi 30 mai 2009
OummaTV.TV : Fréquentez-vous les barbus ?
OummaTV.TV : Fréquentez-vous les barbus ?
Sketch comique sur un jeune musulman confronté à l'islamophobie.
Sketch comique sur un jeune musulman confronté à l'islamophobie.
This MP brought to you by... | SocialistWorker.org
This MP brought to you by... | SocialistWorker.org
Mark Steel, le comique marxiste britannique, écrit ( en anglais) sur les scandales de corruption actuels en Angleterre.
Mark Steel, le comique marxiste britannique, écrit ( en anglais) sur les scandales de corruption actuels en Angleterre.
Chercheurs scientifiques en colère
Communiqué du Syndicat national des chercheurs scientifiques du 28 mai 2009
Le rétablissement, annoncé le 26 mai 2009 par Valérie Pécresse, des emplois supprimés en 2010 dans les organismes de recherche, comme celui annoncé trois mois plus tôt par François Fillon pour les universités, est à mettre au compte de la puissance des manifestations et de la résistance de l’ensemble de la communauté scientifique au démantèlement des organismes de recherche..
Ce geste, très insuffisant par rapport à nos revendications, est une réponse minimale aux demandes des organisations syndicales pour envisager une participation aux groupes de travail ministériels sur les organismes de recherche. Rappelons que toutes les discussions sur ce sujet, entre les syndicats et le ministère, étaient rompues depuis le 20 mars 2009, à la suite du refus de la ministre de faire le moindre geste sur l’emploi et l’avenir des organismes de recherche.
Le rétablissement, annoncé le 26 mai 2009 par Valérie Pécresse, des emplois supprimés en 2010 dans les organismes de recherche, comme celui annoncé trois mois plus tôt par François Fillon pour les universités, est à mettre au compte de la puissance des manifestations et de la résistance de l’ensemble de la communauté scientifique au démantèlement des organismes de recherche..
Ce geste, très insuffisant par rapport à nos revendications, est une réponse minimale aux demandes des organisations syndicales pour envisager une participation aux groupes de travail ministériels sur les organismes de recherche. Rappelons que toutes les discussions sur ce sujet, entre les syndicats et le ministère, étaient rompues depuis le 20 mars 2009, à la suite du refus de la ministre de faire le moindre geste sur l’emploi et l’avenir des organismes de recherche.
Elections européennes le 7 juin
Un article paru dans le n° 8 du journal Anticapitaliste (mai 2009)
Depuis 2005, et la campagne victorieuse contre la constitution européenne, des aspirations unitaires sont nées à la gauche du PS. Si le "non" l'a emporté, c'est en bonne part parce que la gauche antilibérale s’était fédérée face à la mise en concurrence des salariés, au démantèlement des services publiques et des droits sociaux, à la stigmatisation des étrangers que cette Europe met en oeuvre.
L'aspiration à l'unité portée par tant de militants anticapitalistes lors des présidentielles a ensuite été mise en échec. Ces derniers mois, l'unité dans les luttes - soutenue par les trois quarts de la population - et la soif d'une vraie alternative à gauche face aux ravages de la crise auraient dû faire naître une liste unitaire de la gauche radicale pour les élections européennes de juin. Pourquoi les directions des partis politiques ne l'ont-elle pas souhaitée ? Les raisons invoquées sont-elles fondées ? Et si on pense l'unité nécessaire, comment y contribuer ?
La soif d’unité est grande
Un front unique électoral, composé du PCF, du Parti de Gauche (PG), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), et des autres forces altermondialistes aurait clairement permis d'élever la confiance de classe. L'arme la plus puissante des classes dominantes contre nous est la division. C'est pourquoi, dans nos quartiers, dans les luttes et aux élections - qui ne sont pour nous qu'un porte-voix, nous devons nous unir.
Un bon score aurait permis de crédibiliser davantage l'anticapitalisme. Une campagne unitaire aurait entraîné de nouvelles forces dans la bataille politique. Quoique laborieuse, elle aurait y compris permis aux révolutionnaires d’argumenter auprès de militants proches dans les luttes quotidiennes. Nous aurions pu ainsi construire une bipolarité dans la gauche, contre des partis socio-libéraux qui ont édifié l'Europe libérale avec la droite.
Le PG et le PCF ont proposé de rassembler autour du "Front de Gauche" tous les partis à la gauche du PS, écoutant ainsi les demandes d'unité réitérées par leurs militants et sympathisants. Le NPA s'est simultanément construit sur la volonté de fédérer un maximum de militants de tous horizons, au détriment d'ailleurs d'une identité clairement révolutionnaire.
Pourquoi l’unité n’a pas eu lieu ?
Les directions du NPA et du PCF ont respectivement et à leur hauteur une responsabilité dans l’absence d’unité. Lors du congrès fondateur du NPA, une résolution adoptée à une large majorité affirmait "la volonté de rassembler tous les anticapitalistes"... Quelques jours plus tard, son premier Conseil Politique National décide de ne pas y donner suite. Il a en premier lieu considéré impossible de s'allier avec un PCF qui, attaché à ses élus, continuera aux élections régionales suivantes à faire cause commune avec le PS.
Il donne deux arguments :
- “ L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis ” ; en l'espèce, la mise en avant de la question du nucléaire, bien que juste, représente-elle un motif de rupture pertinent ?
– L'unité ne doit pas être “ un cartel électoral sans lendemain ”. Cet argument n'a jamais été utilisé auparavant lors d'innombrables alliances électorales faites par la LCR. Cela sent l'argument de circonstance. D'autre part, notons que les Alternatifs, avec qui le NPA espérait s'allier, ont aussi cogéré des exécutifs municipaux avec le PS, comme à Nantes.
Cet apparent souci de fermeté, pour l'instant plébiscité par les nouveaux militants du NPA, ne pouvait que rendre l'alliance impossible. La direction du NPA espère qu'avec ce positionnement, il atteindra un bon score électoral qui aidera à construire le parti. C'est probable, mais il y avait une autre voie, plus utile pour la lutte de classe.
De son côté la direction du PCF si elle se présente comme unitaire, c’est avant tout dirigé contre le NPA. Depuis l’appel à la constitution du Front de Gauche, la Fédération (qui regroupe des militants individuels ainsi que des organisations et associations comme les Alternatifs, Alternative Démocratie Socialisme, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires antilibéraux, les Communistes Unitaires, les alterekolos, Ecologie Solidaire et le Mouvement Utopia) a répondu positivement mais s’est vu opposer un refus catégorique du PCF. En effet la direction buffetiste a refusé en particulier la présence des Communistes Unitaires au PCF par crainte du développement d’une opposition à sa politique sur sa gauche. La Fédération a tenté à plusieurs reprises des discussions pour rejoindre le Front de Gauche et si le PG n’y était pas opposé, le PCF à coupé court à ces tentatives.
La concurrence électorale tue la fraternité du débat
Des débats fermes mais fraternels au cours d'une campagne commune auraient permis de tirer devant un public beaucoup plus large le bilan des participations du PCF à la gestion des régions avec le PS : elles ne servent pas les intérêts de notre classe. La question doit être expliquée politiquement, plutôt qu'être lancée comme un anathème entre militants. Le PCF aurait davantage payé son très probable ralliement au PS dans le cadre d’un front électoral commun. Le PG de Mélanchon est dans une situation un peu plus incertaine ; il n'a scissionné du PS que récemment. Même si ses dirigeants sont ouvertement réformistes et qu'ils envisagent de changer le système depuis les institutions existantes, ses militants, notamment les nouveaux, auront plus de difficulté à s'allier avec le PS.
Les luttes et les débats doivent être au centre de la stratégie des anticapitalistes. S’il est assurément plus confortable de rester entre mêmes sensibilités que de prendre les risques d'une campagne unitaire, ce n'est pas à la hauteur des enjeux. Même si à moyen terme, une alliance vraiment durable est difficilement possible, car lors d'une crise sociale majeure, la direction du PCF ne fera jamais les mêmes choix que les révolutionnaires, l'enjeu est de préparer une force pour renforcer la combativité et élever la conscience politique.
Une lecture de classe du vote : des aspirations convergentes
Le Front de gauche et le NPA, en s'opposant à Sarkozy, à l'Europe capitaliste et au traité de Lisbonne, sont sur des créneaux très proches. Notre lecture de ce vote doit être une lecture de classe. Malgré la participation de Mélanchon ou Buffet à un gouvernement avec le PS, et l'inscription dans une longue tradition de gestion du capitalisme, ceux qui voteront pour cette liste le feront pour défendre radicalement les droits sociaux. Dans le tract du Front de Gauche distribué dans les cortèges le 19 Mars, M.-G. Buffet déclare : “ La seule issue à la crise c'est l'appropriation sociale des marchés et la prise de pouvoir des salariés dans les entreprises ! ”. Pour mesurer le degré de résistance des travailleurs, il est pertinent d'additionner les votes pour ces deux listes. Ce regard global ne doit pas pour autant gommer une divergence fondamentale sur les moyens d'arriver au même but.
Le socialisme par les urnes ou par les luttes ?
Le NPA se construit sur une base anti-institutionnelle : l'assurance de ne jamais se compromettre avec le PS pour participer à des exécutifs. Il y a une grande différence entre présenter des militants pour porter les revendications des mouvements dans les instances et le fait de devoir assumer une solidarité de gestion avec le PS. Même s'il est possible d'obtenir quelques nouveaux droits (par exemple, les élus alliés au PCF au conseil régional d'Île-de-France ont obtenu la carte de transport gratuite pour les chômeurs), dans le même conseil, l'adjoint PCF chargé de l'économie avait voté la subvention à Danone qui venait de licencier les ouvriers de LU. A contrario, les élus que la LCR avait obtenu à Clermont-Ferrand en réalisant une fusion technique de sa liste avec celle du PS au second tour, s'intégraient dans un accord PS-LCR clair : aucune discipline commune de vote. L'invasion du conseil municipal par les manifestants a même été organisée lors d'un débat sur l'implantation d'un incinérateur. Dans cette campagne, le Front de gauche défend la nécessité de contrôler la production, sans aborder le problème de la mainmise de la bureaucratie étatique. Plus grave, ils entretiennent l'illusion que le vote est “ une chance exceptionnelle (...) d'exercer le pouvoir qui leur est partout refusé. ”
Le pouvoir collectif des travailleurs est la finalité autant que le moyen de réaliser le socialisme. Sur ce point, le NPA, qui organise par exemple dans le sud-ouest des manifestations régionales pour donner des suites aux journées d'actions nationales, est absolument clair. L'élection n'est qu'une occasion éphémère d'exprimer notre résistance permanente. Mais si cette divergence est à prendre en compte, elle ne justifie pas la division.
Clarifier et agir pour l’unité
Nous souhaitons que les élections européennes soient l'occasion d’un immense référendum contre Sarkozy, l'Europe capitaliste et tous les responsables de la crise. Seul le combat contre le capitalisme permettra de les renverser définitivement. Comme le PS reste un obstacle à dépasser et que la progression de l'anticapitalisme ne peut se baser uniquement sur l'auto-construction des organisations respectives, il faut maintenir le cap de l'unité.
Nous appelons donc à voter et à faire campagne pour le NPA car il entretient une saine distance par rapport au PS et que sa pratique est anti-électoraliste. Mais nous comprenons parfaitement ceux pour qui l'unité des anticapitalistes et des antilibéraux prime, et qui se battent dans le Front de Gauche. Nous lirons les votes pour ces deux listes comme l'expression convergente de la volonté de la classe à changer la société.
En terme militant, si nous appelons en priorité à rejoindre le NPA, et à participer à la construction d'une sensibilité unitaire en son sein, Marxistes Unitaires est une association qui rassemble des membres de tous les partis de la gauche anticapitaliste et antilibérale. En entretenant la fraternité durant la campagne, en prenant malgré les divisions électorales des initiatives communes dans la lutte de classe et en préparant mieux les prochains épisodes politiques, nous contribuerons à construire encore l'unité.
Nassima Rabhi et Daniel Lartichaux
Depuis 2005, et la campagne victorieuse contre la constitution européenne, des aspirations unitaires sont nées à la gauche du PS. Si le "non" l'a emporté, c'est en bonne part parce que la gauche antilibérale s’était fédérée face à la mise en concurrence des salariés, au démantèlement des services publiques et des droits sociaux, à la stigmatisation des étrangers que cette Europe met en oeuvre.
L'aspiration à l'unité portée par tant de militants anticapitalistes lors des présidentielles a ensuite été mise en échec. Ces derniers mois, l'unité dans les luttes - soutenue par les trois quarts de la population - et la soif d'une vraie alternative à gauche face aux ravages de la crise auraient dû faire naître une liste unitaire de la gauche radicale pour les élections européennes de juin. Pourquoi les directions des partis politiques ne l'ont-elle pas souhaitée ? Les raisons invoquées sont-elles fondées ? Et si on pense l'unité nécessaire, comment y contribuer ?
La soif d’unité est grande
Un front unique électoral, composé du PCF, du Parti de Gauche (PG), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), et des autres forces altermondialistes aurait clairement permis d'élever la confiance de classe. L'arme la plus puissante des classes dominantes contre nous est la division. C'est pourquoi, dans nos quartiers, dans les luttes et aux élections - qui ne sont pour nous qu'un porte-voix, nous devons nous unir.
Un bon score aurait permis de crédibiliser davantage l'anticapitalisme. Une campagne unitaire aurait entraîné de nouvelles forces dans la bataille politique. Quoique laborieuse, elle aurait y compris permis aux révolutionnaires d’argumenter auprès de militants proches dans les luttes quotidiennes. Nous aurions pu ainsi construire une bipolarité dans la gauche, contre des partis socio-libéraux qui ont édifié l'Europe libérale avec la droite.
Le PG et le PCF ont proposé de rassembler autour du "Front de Gauche" tous les partis à la gauche du PS, écoutant ainsi les demandes d'unité réitérées par leurs militants et sympathisants. Le NPA s'est simultanément construit sur la volonté de fédérer un maximum de militants de tous horizons, au détriment d'ailleurs d'une identité clairement révolutionnaire.
Pourquoi l’unité n’a pas eu lieu ?
Les directions du NPA et du PCF ont respectivement et à leur hauteur une responsabilité dans l’absence d’unité. Lors du congrès fondateur du NPA, une résolution adoptée à une large majorité affirmait "la volonté de rassembler tous les anticapitalistes"... Quelques jours plus tard, son premier Conseil Politique National décide de ne pas y donner suite. Il a en premier lieu considéré impossible de s'allier avec un PCF qui, attaché à ses élus, continuera aux élections régionales suivantes à faire cause commune avec le PS.
Il donne deux arguments :
- “ L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis ” ; en l'espèce, la mise en avant de la question du nucléaire, bien que juste, représente-elle un motif de rupture pertinent ?
– L'unité ne doit pas être “ un cartel électoral sans lendemain ”. Cet argument n'a jamais été utilisé auparavant lors d'innombrables alliances électorales faites par la LCR. Cela sent l'argument de circonstance. D'autre part, notons que les Alternatifs, avec qui le NPA espérait s'allier, ont aussi cogéré des exécutifs municipaux avec le PS, comme à Nantes.
Cet apparent souci de fermeté, pour l'instant plébiscité par les nouveaux militants du NPA, ne pouvait que rendre l'alliance impossible. La direction du NPA espère qu'avec ce positionnement, il atteindra un bon score électoral qui aidera à construire le parti. C'est probable, mais il y avait une autre voie, plus utile pour la lutte de classe.
De son côté la direction du PCF si elle se présente comme unitaire, c’est avant tout dirigé contre le NPA. Depuis l’appel à la constitution du Front de Gauche, la Fédération (qui regroupe des militants individuels ainsi que des organisations et associations comme les Alternatifs, Alternative Démocratie Socialisme, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires antilibéraux, les Communistes Unitaires, les alterekolos, Ecologie Solidaire et le Mouvement Utopia) a répondu positivement mais s’est vu opposer un refus catégorique du PCF. En effet la direction buffetiste a refusé en particulier la présence des Communistes Unitaires au PCF par crainte du développement d’une opposition à sa politique sur sa gauche. La Fédération a tenté à plusieurs reprises des discussions pour rejoindre le Front de Gauche et si le PG n’y était pas opposé, le PCF à coupé court à ces tentatives.
La concurrence électorale tue la fraternité du débat
Des débats fermes mais fraternels au cours d'une campagne commune auraient permis de tirer devant un public beaucoup plus large le bilan des participations du PCF à la gestion des régions avec le PS : elles ne servent pas les intérêts de notre classe. La question doit être expliquée politiquement, plutôt qu'être lancée comme un anathème entre militants. Le PCF aurait davantage payé son très probable ralliement au PS dans le cadre d’un front électoral commun. Le PG de Mélanchon est dans une situation un peu plus incertaine ; il n'a scissionné du PS que récemment. Même si ses dirigeants sont ouvertement réformistes et qu'ils envisagent de changer le système depuis les institutions existantes, ses militants, notamment les nouveaux, auront plus de difficulté à s'allier avec le PS.
Les luttes et les débats doivent être au centre de la stratégie des anticapitalistes. S’il est assurément plus confortable de rester entre mêmes sensibilités que de prendre les risques d'une campagne unitaire, ce n'est pas à la hauteur des enjeux. Même si à moyen terme, une alliance vraiment durable est difficilement possible, car lors d'une crise sociale majeure, la direction du PCF ne fera jamais les mêmes choix que les révolutionnaires, l'enjeu est de préparer une force pour renforcer la combativité et élever la conscience politique.
Une lecture de classe du vote : des aspirations convergentes
Le Front de gauche et le NPA, en s'opposant à Sarkozy, à l'Europe capitaliste et au traité de Lisbonne, sont sur des créneaux très proches. Notre lecture de ce vote doit être une lecture de classe. Malgré la participation de Mélanchon ou Buffet à un gouvernement avec le PS, et l'inscription dans une longue tradition de gestion du capitalisme, ceux qui voteront pour cette liste le feront pour défendre radicalement les droits sociaux. Dans le tract du Front de Gauche distribué dans les cortèges le 19 Mars, M.-G. Buffet déclare : “ La seule issue à la crise c'est l'appropriation sociale des marchés et la prise de pouvoir des salariés dans les entreprises ! ”. Pour mesurer le degré de résistance des travailleurs, il est pertinent d'additionner les votes pour ces deux listes. Ce regard global ne doit pas pour autant gommer une divergence fondamentale sur les moyens d'arriver au même but.
Le socialisme par les urnes ou par les luttes ?
Le NPA se construit sur une base anti-institutionnelle : l'assurance de ne jamais se compromettre avec le PS pour participer à des exécutifs. Il y a une grande différence entre présenter des militants pour porter les revendications des mouvements dans les instances et le fait de devoir assumer une solidarité de gestion avec le PS. Même s'il est possible d'obtenir quelques nouveaux droits (par exemple, les élus alliés au PCF au conseil régional d'Île-de-France ont obtenu la carte de transport gratuite pour les chômeurs), dans le même conseil, l'adjoint PCF chargé de l'économie avait voté la subvention à Danone qui venait de licencier les ouvriers de LU. A contrario, les élus que la LCR avait obtenu à Clermont-Ferrand en réalisant une fusion technique de sa liste avec celle du PS au second tour, s'intégraient dans un accord PS-LCR clair : aucune discipline commune de vote. L'invasion du conseil municipal par les manifestants a même été organisée lors d'un débat sur l'implantation d'un incinérateur. Dans cette campagne, le Front de gauche défend la nécessité de contrôler la production, sans aborder le problème de la mainmise de la bureaucratie étatique. Plus grave, ils entretiennent l'illusion que le vote est “ une chance exceptionnelle (...) d'exercer le pouvoir qui leur est partout refusé. ”
Le pouvoir collectif des travailleurs est la finalité autant que le moyen de réaliser le socialisme. Sur ce point, le NPA, qui organise par exemple dans le sud-ouest des manifestations régionales pour donner des suites aux journées d'actions nationales, est absolument clair. L'élection n'est qu'une occasion éphémère d'exprimer notre résistance permanente. Mais si cette divergence est à prendre en compte, elle ne justifie pas la division.
Clarifier et agir pour l’unité
Nous souhaitons que les élections européennes soient l'occasion d’un immense référendum contre Sarkozy, l'Europe capitaliste et tous les responsables de la crise. Seul le combat contre le capitalisme permettra de les renverser définitivement. Comme le PS reste un obstacle à dépasser et que la progression de l'anticapitalisme ne peut se baser uniquement sur l'auto-construction des organisations respectives, il faut maintenir le cap de l'unité.
Nous appelons donc à voter et à faire campagne pour le NPA car il entretient une saine distance par rapport au PS et que sa pratique est anti-électoraliste. Mais nous comprenons parfaitement ceux pour qui l'unité des anticapitalistes et des antilibéraux prime, et qui se battent dans le Front de Gauche. Nous lirons les votes pour ces deux listes comme l'expression convergente de la volonté de la classe à changer la société.
En terme militant, si nous appelons en priorité à rejoindre le NPA, et à participer à la construction d'une sensibilité unitaire en son sein, Marxistes Unitaires est une association qui rassemble des membres de tous les partis de la gauche anticapitaliste et antilibérale. En entretenant la fraternité durant la campagne, en prenant malgré les divisions électorales des initiatives communes dans la lutte de classe et en préparant mieux les prochains épisodes politiques, nous contribuerons à construire encore l'unité.
Nassima Rabhi et Daniel Lartichaux
Les BIATOSS et les ITA se mobilisent !
Les BIATOSS et les ITA se mobilisent !
J'ai beaucoup écrit dans ce blog concernant le mouvement dans les universités, et en particulier des enseignants-chercheurs. Il faut dire que j'étais content, pour une fois, en tant que vieux militant, de me mobiliser pour mes propres conditions de travail! Bien évidemment, dans les universités, les conditions de travail des personnels administratifs et techniques sont bien pires que celles des enseignants-chercheurs. Des BIATOSS se sont mobilisés dans beaucoup de facs - les raisons les plus importantes étant la précarité grandissante, et la mise en place d'une individualisation des salaires basée sur des entretiens d'évaluation. Suivez le lien ci-dessus pour en savoir plus.
J'ai beaucoup écrit dans ce blog concernant le mouvement dans les universités, et en particulier des enseignants-chercheurs. Il faut dire que j'étais content, pour une fois, en tant que vieux militant, de me mobiliser pour mes propres conditions de travail! Bien évidemment, dans les universités, les conditions de travail des personnels administratifs et techniques sont bien pires que celles des enseignants-chercheurs. Des BIATOSS se sont mobilisés dans beaucoup de facs - les raisons les plus importantes étant la précarité grandissante, et la mise en place d'une individualisation des salaires basée sur des entretiens d'évaluation. Suivez le lien ci-dessus pour en savoir plus.
vendredi 29 mai 2009
Bordeaux - Les étudiants de Bordeaux III expérimentent la grève de la faim comme nouveau mode d’action
Bordeaux - Toute l'actualité de la région avec Libération: Les étudiants de Bordeaux III expérimentent la grève de la faim comme nouveau mode d’action
Je suis engagé dans le mouvement contre la casse de l'université depuis plusieurs mois. Je comprend les fortes émotions qu'il inspire, et je sais qu'une telle action demande beaucoup de courage.
Mais la grève de faim est une erreur tactique, car elle ne permet pas de mobiliser largement. Nous devons rester dans le collectif. Si le gouvernement méprise enseignants et étudiants (et autres personnels), pour nous, chaque étudiant et chaque collègue est précieux, et il ne faut pas choisir des tactiques qui mettent en danger les nôtres.
Je suis engagé dans le mouvement contre la casse de l'université depuis plusieurs mois. Je comprend les fortes émotions qu'il inspire, et je sais qu'une telle action demande beaucoup de courage.
Mais la grève de faim est une erreur tactique, car elle ne permet pas de mobiliser largement. Nous devons rester dans le collectif. Si le gouvernement méprise enseignants et étudiants (et autres personnels), pour nous, chaque étudiant et chaque collègue est précieux, et il ne faut pas choisir des tactiques qui mettent en danger les nôtres.
jeudi 28 mai 2009
What would socialist democracy look like?|30May09|Socialist Worker
What would socialist democracy look like?|30May09|Socialist Worker
Nous savons que le capitalisme a du mal avec la démocratie. Mais si on réussit à renverser le capitalisme et organiser l'économie en focntion des besoins humains, comment serait notre démocratie. Le socialisme est souvent identifié avec les systèmes de l'ex-URSS ou de la Chine, absolument antidémocratique, où une façade de vocabulaire révolutionnaire cache une domination absolue par une élite. Mais le socialisme ne doit pas être comme ça. Si vous lisez l'anglais, cet article d'un anticapitaliste anglais, Ian Birchall, vous plaira.
Nous savons que le capitalisme a du mal avec la démocratie. Mais si on réussit à renverser le capitalisme et organiser l'économie en focntion des besoins humains, comment serait notre démocratie. Le socialisme est souvent identifié avec les systèmes de l'ex-URSS ou de la Chine, absolument antidémocratique, où une façade de vocabulaire révolutionnaire cache une domination absolue par une élite. Mais le socialisme ne doit pas être comme ça. Si vous lisez l'anglais, cet article d'un anticapitaliste anglais, Ian Birchall, vous plaira.
mercredi 27 mai 2009
Libérez Julien!
Le sujet (l'affaire Tarnac) commence à pas mal agiter.
Je vous signale :
* un très long entretien de Julien Coupat dans Le Monde : Julien Coupat : "La prolongation de ma détention est une petite vengeance"
* un article dans Libération : Gardes à vue dans l’affaire Tarnac : la justice dans un cul-de-sac
* une tribune de Nöel Mamère, Dominique Voynet et Cécile Duflot sur Rue89.com : Tarnac : maintenant, ça suffit !
* un entretien avec l'éditeur de « L'insurrection qui vient » sur Agoravox : L’Insurrection qui vient est en avance sur l’horaire.
Je vous signale :
* un très long entretien de Julien Coupat dans Le Monde : Julien Coupat : "La prolongation de ma détention est une petite vengeance"
* un article dans Libération : Gardes à vue dans l’affaire Tarnac : la justice dans un cul-de-sac
* une tribune de Nöel Mamère, Dominique Voynet et Cécile Duflot sur Rue89.com : Tarnac : maintenant, ça suffit !
* un entretien avec l'éditeur de « L'insurrection qui vient » sur Agoravox : L’Insurrection qui vient est en avance sur l’horaire.
dimanche 24 mai 2009
Lisez la presse antilibérale et anticapitaliste!
PRESSE ALTERNATIVE - CARREFOUR ANTICAPITALISTE
Ce site vous donne accès à toute une série de journaux anticapitalistes!
Cliquez sur le lien ci-dessus.
Ce site vous donne accès à toute une série de journaux anticapitalistes!
Cliquez sur le lien ci-dessus.
samedi 23 mai 2009
Le mouvement des universités continue!
Les étudiants en colère prennent leur bâton de pèlerin
Publié le 21 mai 2009 - 00:20
La Marche des obstinés fait suite à la Ronde des obstinés qui avait été menée par la coordination nationale des universités. (Photo d'archives AFP)
Après la Ronde des obstinés des enseignants-chercheurs, des étudiants débutent ce jeudi une Marche des obstinés de Chartres à Paris, en quatre jours. Théophile Gaudin en explique les raisons.
Les cours ont repris dans la plupart des facs, les examens auront lieu. A l’université de Rouen aussi. C’est de là-bas que Théophile Gaudin, étudiant en chimie, organise la « Marche des obstinés » qui partira ce jeudi de Chartres, pour rallier Paris, en quatre jours.
« Cette idée avait été lancée par un professeur lors d’une coordination nationale des universités il y a quelques semaines. J’ai pensé qu’il ne fallait pas la laisser tomber » indique l’étudiant, joint lundi au téléphone, qui, en marge de ses révisions, a pris en charge l’organisation de cette manifestation. « Les étudiants qui participent au mouvement contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne sont pas des flemmards comme on veut le faire croire. Beaucoup ont obtenu des mentions » souligne Théophile Gaudin.
« Je ne veux pas d’une licence Danone ou Total »
Lui est entré dans le mouvement dès son lancement. Pas par esprit rebelle. Ou gauchiste. « Je suis plutôt respectueux de l’ordre, et je ne suis pas spécialement de gauche ».
Mais, comme nombre de ses camarades, il a entendu ce que que les enseignants-chercheurs reprochaient au projet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse. Et lui aussi craint que l’autonomie des universités fasse naître une concurrence entre elles, qu’il est risqué de donner trop de pouvoir au président, de faire rentrer les entreprises dans les facs...
« Etudiant en chimie, je ne voudrais pas me retrouver avec une licence Danone ou Total » Affirme Théophile Gaudin, pour expliquer son point de vue.
S’il avoue grossir le trait, l’exagération n’est pas, selon lui, du côté universitaire. L’étudiant se dit « dégoûté » par l’attitude d’un gouvernement qui, estime-t-il, a choisi de laisser pourrir un mouvement au risque de dévaloriser les diplômes, en n’apportant aucune réponse aux craintes formulées. « Une attitude qui me pousse de plus en plus vers la gauche et la radicalisation du mouvement » estime l’opposant à Valérie Pécresse, qui ne soutient pourtant pas les positions d’étudiants « anarcho-libertaires » aux méthodes musclées.
Cette marche sur Paris représente pour Théophile Gaudin une des dernières tentatives pacifiques de s’opposer au projet de loi RLU. Le moyen de montrer qu’il est possible de se mobiliser en dehors des temps d’enseignement, de s’ouvrir à d’autres « secteurs en lutte » (fonctionnaires, demandeurs d’emploi...), d’expliquer au passage le pourquoi d’un mouvement qui, même si les grèves et blocages ont cessé dans la plupart des campus en raison de l’approche des examens, est d’après Théophile Gaudin, soutenu par une majorité d’étudiants.
C’est en tout cas ce que souhaite l’organisateur de cette marche, bien conscient qu’en cette période de révision, le cortège risque d’être un peu maigre.
Le départ de Chartres a été choisi par intérêt géographique. Ce n’est que dans un second temps, confesse Théophile Gaudin, qu’a été fait le parallèle avec le pèlerinage des étudiants catholiques qui, chaque année, se fait dans l’autre sens. Mais la symbolique ne lui déplaît pas. Car le mouvement défend une école laïque. Et qu’une loi vient récemment de reconnaître comme diplômes d’Etat des formations dispensées au Vatican.
En quatre jours
La marche des obstinés va se dérouler pendant tout le week-end de l’Ascension. Rendez-vous est donné par les organisateurs aux étudiants, aux enseignants-chercheurs, mais aussi à "tous les secteurs en lutte", ce jeudi, à 10 h 30, à la gare SNCF de Chartres.
Quatre étapes sont prévues avant de rallier Paris. Les marcheurs s’arrêteront à Epernon (26 km) jeudi soir, où ils camperont; ils dormiront à Maurepas (Yvelines, 32 km) vendredi et à Nanterre (Hauts-de-Seine, 29 km) samedi. La journée de samedi à dimanche les verra défiler de Nanterre à Paris. Une Ronde des obstinés sera organisée à l’arrivée, place de la Grève.
Pratique Les volontaires ne sont pas obligés de participer à la totalité de la marche, ils peuvent se relayer à chaque étape. Ils devront s’équiper de matériel de camping (tente, duvet, réchaud), prévoir nourriture et eau.
Publié le 21 mai 2009 - 00:20
La Marche des obstinés fait suite à la Ronde des obstinés qui avait été menée par la coordination nationale des universités. (Photo d'archives AFP)
Après la Ronde des obstinés des enseignants-chercheurs, des étudiants débutent ce jeudi une Marche des obstinés de Chartres à Paris, en quatre jours. Théophile Gaudin en explique les raisons.
Les cours ont repris dans la plupart des facs, les examens auront lieu. A l’université de Rouen aussi. C’est de là-bas que Théophile Gaudin, étudiant en chimie, organise la « Marche des obstinés » qui partira ce jeudi de Chartres, pour rallier Paris, en quatre jours.
« Cette idée avait été lancée par un professeur lors d’une coordination nationale des universités il y a quelques semaines. J’ai pensé qu’il ne fallait pas la laisser tomber » indique l’étudiant, joint lundi au téléphone, qui, en marge de ses révisions, a pris en charge l’organisation de cette manifestation. « Les étudiants qui participent au mouvement contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités ne sont pas des flemmards comme on veut le faire croire. Beaucoup ont obtenu des mentions » souligne Théophile Gaudin.
« Je ne veux pas d’une licence Danone ou Total »
Lui est entré dans le mouvement dès son lancement. Pas par esprit rebelle. Ou gauchiste. « Je suis plutôt respectueux de l’ordre, et je ne suis pas spécialement de gauche ».
Mais, comme nombre de ses camarades, il a entendu ce que que les enseignants-chercheurs reprochaient au projet de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse. Et lui aussi craint que l’autonomie des universités fasse naître une concurrence entre elles, qu’il est risqué de donner trop de pouvoir au président, de faire rentrer les entreprises dans les facs...
« Etudiant en chimie, je ne voudrais pas me retrouver avec une licence Danone ou Total » Affirme Théophile Gaudin, pour expliquer son point de vue.
S’il avoue grossir le trait, l’exagération n’est pas, selon lui, du côté universitaire. L’étudiant se dit « dégoûté » par l’attitude d’un gouvernement qui, estime-t-il, a choisi de laisser pourrir un mouvement au risque de dévaloriser les diplômes, en n’apportant aucune réponse aux craintes formulées. « Une attitude qui me pousse de plus en plus vers la gauche et la radicalisation du mouvement » estime l’opposant à Valérie Pécresse, qui ne soutient pourtant pas les positions d’étudiants « anarcho-libertaires » aux méthodes musclées.
Cette marche sur Paris représente pour Théophile Gaudin une des dernières tentatives pacifiques de s’opposer au projet de loi RLU. Le moyen de montrer qu’il est possible de se mobiliser en dehors des temps d’enseignement, de s’ouvrir à d’autres « secteurs en lutte » (fonctionnaires, demandeurs d’emploi...), d’expliquer au passage le pourquoi d’un mouvement qui, même si les grèves et blocages ont cessé dans la plupart des campus en raison de l’approche des examens, est d’après Théophile Gaudin, soutenu par une majorité d’étudiants.
C’est en tout cas ce que souhaite l’organisateur de cette marche, bien conscient qu’en cette période de révision, le cortège risque d’être un peu maigre.
Le départ de Chartres a été choisi par intérêt géographique. Ce n’est que dans un second temps, confesse Théophile Gaudin, qu’a été fait le parallèle avec le pèlerinage des étudiants catholiques qui, chaque année, se fait dans l’autre sens. Mais la symbolique ne lui déplaît pas. Car le mouvement défend une école laïque. Et qu’une loi vient récemment de reconnaître comme diplômes d’Etat des formations dispensées au Vatican.
En quatre jours
La marche des obstinés va se dérouler pendant tout le week-end de l’Ascension. Rendez-vous est donné par les organisateurs aux étudiants, aux enseignants-chercheurs, mais aussi à "tous les secteurs en lutte", ce jeudi, à 10 h 30, à la gare SNCF de Chartres.
Quatre étapes sont prévues avant de rallier Paris. Les marcheurs s’arrêteront à Epernon (26 km) jeudi soir, où ils camperont; ils dormiront à Maurepas (Yvelines, 32 km) vendredi et à Nanterre (Hauts-de-Seine, 29 km) samedi. La journée de samedi à dimanche les verra défiler de Nanterre à Paris. Une Ronde des obstinés sera organisée à l’arrivée, place de la Grève.
Pratique Les volontaires ne sont pas obligés de participer à la totalité de la marche, ils peuvent se relayer à chaque étape. Ils devront s’équiper de matériel de camping (tente, duvet, réchaud), prévoir nourriture et eau.
DECLARATION DE CONSTITUTION DU COURANT « CONVERGENCES ET ALTERNATIVE » DU NPA - Le blog du NPA du nord du département de la Loire
DECLARATION DE CONSTITUTION DU COURANT « CONVERGENCES ET ALTERNATIVE » DU NPA - Le blog du NPA du nord du département de la Loire
Samedi dernier, je suis allé à la réunion d'un nouveau courant "Convergences et alternatives" au sein du Nouveau parti anticapitaliste. Si vous suivez le lien ci-dessus, vous pouvez lire la déclaration du courant. En deux mots, il s'agit de construire le NPA, en étant prêt à s'allier avec d'autres forces à gauche, de mettre en place une stratégie d'action commune et débat fraternel. Commentaires bienvenus.
Samedi dernier, je suis allé à la réunion d'un nouveau courant "Convergences et alternatives" au sein du Nouveau parti anticapitaliste. Si vous suivez le lien ci-dessus, vous pouvez lire la déclaration du courant. En deux mots, il s'agit de construire le NPA, en étant prêt à s'allier avec d'autres forces à gauche, de mettre en place une stratégie d'action commune et débat fraternel. Commentaires bienvenus.
vendredi 22 mai 2009
L'extrême droite tchèque propose une "solution finale" pour les Roms - Européennes 2009 - Information NouvelObs.com
L'extrême droite tchèque propose une "solution finale" pour les Roms - Européennes 2009 - Information NouvelObs.com
le danger fasciste dans l'Europe en crise.
le danger fasciste dans l'Europe en crise.
jeudi 21 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
Mouvement universitaire en Allemagne
> *"Mouvement universitaire en Allemagne"** *
> *
> *
> *http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85845*
> *
> *
> *À l'occasion des 10 ans de la signature de la "Déclaration de Bologne"
> (19 juin 1999), toute l'Allemagne fédérale (et c'est pas fréquent car
> cela leur demande beaucoup de coordination, vu que les politiques
> éducatives y sont totalement "régionalisées"..)se mobilise. Du 15 au 19
> juin prochains, les étudiants et enseignants se lancent dans une semaine
> de grève massive, dans tous les secteurs éducatifs, pour protester comme
> nous contre la privatisation progressive des Universités et du Savoir.
> Ils ont traduit leur appel national en français mais aussi bientôt en
> espagnol, en anglais et en italien.. http://www.bildungsstreik2009.de/au...*
> *
> *
> *L'appel est massivement soutenu par toutes les orgas possibles et
> inimaginables d'Allemagne (Attac, Die Linke, les Asta etc etc) :*
> *
> *
> *http://www.bildungsstreik2009.de/au...*
> *
> *
> *Mais surtout l'appel est également puissamment soutenu par le plus
> grand syndicat de l'enseignement supérieur et de la recherche allemand ;
> le GEW/DGB :*
> *
> *
> *http://www.bildungsstreik2009.de/ge...
> *
> *
> *http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85845*
> *
> *
> *À l'occasion des 10 ans de la signature de la "Déclaration de Bologne"
> (19 juin 1999), toute l'Allemagne fédérale (et c'est pas fréquent car
> cela leur demande beaucoup de coordination, vu que les politiques
> éducatives y sont totalement "régionalisées"..)se mobilise. Du 15 au 19
> juin prochains, les étudiants et enseignants se lancent dans une semaine
> de grève massive, dans tous les secteurs éducatifs, pour protester comme
> nous contre la privatisation progressive des Universités et du Savoir.
> Ils ont traduit leur appel national en français mais aussi bientôt en
> espagnol, en anglais et en italien.. http://www.bildungsstreik2009.de/au...*
> *
> *
> *L'appel est massivement soutenu par toutes les orgas possibles et
> inimaginables d'Allemagne (Attac, Die Linke, les Asta etc etc) :*
> *
> *
> *http://www.bildungsstreik2009.de/au...*
> *
> *
> *Mais surtout l'appel est également puissamment soutenu par le plus
> grand syndicat de l'enseignement supérieur et de la recherche allemand ;
> le GEW/DGB :*
> *
> *
> *http://www.bildungsstreik2009.de/ge...
le foulard à l'école - le débat en Belgique
Foulard à l'école : les partis se dévoilent
© Le Soir.
L'appel du collectif neutralite.be à généraliser l'autorisation du port du voile à l'école n'a pas laissé les présidents de partis insensibles. Il faut dire que la revendication a été relayée par les grandes fédérations musulmanes du pays (Diyanet, FIT, Al Khalil…).
Les réponses présidentielles n'ont pas tardé. Si Elio Di Rupo (PS) et Didier Reynders (MR) s'en tiennent à la liberté laissée à chaque école d'autoriser ou d'interdire le port du voile, Joëlle Milquet (CDH) se montre plus favorable à l'appel, même si elle n'estime pas « souhaitable » de légiférer sur la question.
Jean-Michel Javeau (Ecolo), au contraire, se déclare prêt à défendre le principe d'une libéralisation généralisée (mais sous conditions) du port du voile, dans l'enseignement secondaire et supérieur. Il déclare même être prêt à en faire une question de participation gouvernementale à la Communauté française.
Les Verts ne sont pas isolés… Derrière le statu quo de façade, le débat agite les autres formations.
Au CDH, les premières versions du programme électoral 2009 défendaient explicitement « la non-interdiction du port d'un foulard raisonnable librement choisi ».
Au MR, Hervé Hasquin n'a jamais caché son ouverture à une libéralisation encadrée du port du voile à l'école, comme il l'avait défendu en mai 2002, alors qu'il présidait le gouvernement de la Communauté française.
Enfin, au PS, la ministre bruxelloise de l'Enseignement, Françoise Dupuis, signe une note visionnaire sur la politique interculturelle… « L'école publique doit être neutre. Elle ne peut imposer ou privilégier une doctrine religieuse ou philosophique particulière. Elle doit inviter les élèves à développer leur esprit critique, l'esprit de tolérance et préparer les jeunes à vivre dans une société pluraliste. Mais l'interdiction faite aux élèves de porter aucun signe d'adhésion religieuse n'est pas le moyen le plus adéquat pour atteindre cet objectif. La neutralité gagne à être conçue de façon ''active'', non comme l'interdiction de l'expression des différentes fois religieuses, mais au contraire comme l'égale tolérance à l'égard de chacune d'entre elles »…
François Dupuis insiste : « L'interdiction absolue du port du foulard à l'école, à l'exemple de la France, paraît à la fois disproportionnée, mal ajustée et contre-productive. Disproportionnée, parce que la sanction prévue, l'exclusion d'un élève, est une mesure grave, qui ne devrait intervenir qu'en dernier recours, lorsqu'elle se justifie du point de vue de l'organisation même de l'enseignement par l'école. Mal ajustée, parce que la citoyenneté et l'intégration progresseront plus par la lutte contre les discriminations à l'embauche que par l'interdiction du foulard. Contre-productive, parce qu'au nom de la lutte contre les « ghettos culturels », on stigmatise de fait les jeunes filles souhaitant porter le foulard (pour des raisons qui ne sont d'ailleurs pas toujours strictement religieuses) et l'on regroupe celles-ci au sein des quelques écoles faisant preuve de plus de tolérance à ce sujet ».
© Le Soir.
L'appel du collectif neutralite.be à généraliser l'autorisation du port du voile à l'école n'a pas laissé les présidents de partis insensibles. Il faut dire que la revendication a été relayée par les grandes fédérations musulmanes du pays (Diyanet, FIT, Al Khalil…).
Les réponses présidentielles n'ont pas tardé. Si Elio Di Rupo (PS) et Didier Reynders (MR) s'en tiennent à la liberté laissée à chaque école d'autoriser ou d'interdire le port du voile, Joëlle Milquet (CDH) se montre plus favorable à l'appel, même si elle n'estime pas « souhaitable » de légiférer sur la question.
Jean-Michel Javeau (Ecolo), au contraire, se déclare prêt à défendre le principe d'une libéralisation généralisée (mais sous conditions) du port du voile, dans l'enseignement secondaire et supérieur. Il déclare même être prêt à en faire une question de participation gouvernementale à la Communauté française.
Les Verts ne sont pas isolés… Derrière le statu quo de façade, le débat agite les autres formations.
Au CDH, les premières versions du programme électoral 2009 défendaient explicitement « la non-interdiction du port d'un foulard raisonnable librement choisi ».
Au MR, Hervé Hasquin n'a jamais caché son ouverture à une libéralisation encadrée du port du voile à l'école, comme il l'avait défendu en mai 2002, alors qu'il présidait le gouvernement de la Communauté française.
Enfin, au PS, la ministre bruxelloise de l'Enseignement, Françoise Dupuis, signe une note visionnaire sur la politique interculturelle… « L'école publique doit être neutre. Elle ne peut imposer ou privilégier une doctrine religieuse ou philosophique particulière. Elle doit inviter les élèves à développer leur esprit critique, l'esprit de tolérance et préparer les jeunes à vivre dans une société pluraliste. Mais l'interdiction faite aux élèves de porter aucun signe d'adhésion religieuse n'est pas le moyen le plus adéquat pour atteindre cet objectif. La neutralité gagne à être conçue de façon ''active'', non comme l'interdiction de l'expression des différentes fois religieuses, mais au contraire comme l'égale tolérance à l'égard de chacune d'entre elles »…
François Dupuis insiste : « L'interdiction absolue du port du foulard à l'école, à l'exemple de la France, paraît à la fois disproportionnée, mal ajustée et contre-productive. Disproportionnée, parce que la sanction prévue, l'exclusion d'un élève, est une mesure grave, qui ne devrait intervenir qu'en dernier recours, lorsqu'elle se justifie du point de vue de l'organisation même de l'enseignement par l'école. Mal ajustée, parce que la citoyenneté et l'intégration progresseront plus par la lutte contre les discriminations à l'embauche que par l'interdiction du foulard. Contre-productive, parce qu'au nom de la lutte contre les « ghettos culturels », on stigmatise de fait les jeunes filles souhaitant porter le foulard (pour des raisons qui ne sont d'ailleurs pas toujours strictement religieuses) et l'on regroupe celles-ci au sein des quelques écoles faisant preuve de plus de tolérance à ce sujet ».
mardi 19 mai 2009
calendrier du mouvement universitaire
*CALENDRIER*
Jeudi 14 mai : journée nationale Education-Hôpitaux : 3 rendez-vous sur Paris
- 11h30 Montparnasse (tractage)
- 12h : Ronde intempestive à la BNF
- 14h RDV Jussieu – Manifestation Enseignement Supérieur / Recherche (trajet vers Sèvres-Babylone)
samedi 16 mai :
- printemps des luttes à Stalingrad (Paris) de 11h à 16h
- Ronde des Obstinés : RDV à 17h dans la Cour carrée du Louvre pour parler de la Ronde à partir du 1er juin
- Ronde des Obstinés s’invite à la Nuit des Musées : RDV 19h autour de la Pyramide du Louvre.
- Coordination nationale des Biatoss (Nanterre, 9h)
18-19 mai : *« G7 des Universités » (contre-sommet du G 8 à Turin) : délégation mandatée par la CNU**
mercredi 20 mai *: journée d’actions locales avec actions « surprises »**
21-24 mai : *Marche des obstinés de Chartres à Paris**
mardi 26 mai :
- Appel à la grève interprofessionnelle. Manifestation (départ spécifique pour l’Université et la Recherche)
- Marche sonore pour la défense de l’Ecole (Paris). Depart à 18h dans les arrondissements ; convergence à 20h place de Stalingrad.
Lundi 1er juin : Ultimatum de la Ronde infinie des obstinées. 7 jours et 7 nuits de Ronde, jusqu’aux élections européennes.
Mercredi 3 juin : 11e CNU à Paris 13.
4 juin : Marche de tous les savoirs (Paris et province)
Jeudi 14 mai : journée nationale Education-Hôpitaux : 3 rendez-vous sur Paris
- 11h30 Montparnasse (tractage)
- 12h : Ronde intempestive à la BNF
- 14h RDV Jussieu – Manifestation Enseignement Supérieur / Recherche (trajet vers Sèvres-Babylone)
samedi 16 mai :
- printemps des luttes à Stalingrad (Paris) de 11h à 16h
- Ronde des Obstinés : RDV à 17h dans la Cour carrée du Louvre pour parler de la Ronde à partir du 1er juin
- Ronde des Obstinés s’invite à la Nuit des Musées : RDV 19h autour de la Pyramide du Louvre.
- Coordination nationale des Biatoss (Nanterre, 9h)
18-19 mai : *« G7 des Universités » (contre-sommet du G 8 à Turin) : délégation mandatée par la CNU**
mercredi 20 mai *: journée d’actions locales avec actions « surprises »**
21-24 mai : *Marche des obstinés de Chartres à Paris**
mardi 26 mai :
- Appel à la grève interprofessionnelle. Manifestation (départ spécifique pour l’Université et la Recherche)
- Marche sonore pour la défense de l’Ecole (Paris). Depart à 18h dans les arrondissements ; convergence à 20h place de Stalingrad.
Lundi 1er juin : Ultimatum de la Ronde infinie des obstinées. 7 jours et 7 nuits de Ronde, jusqu’aux élections européennes.
Mercredi 3 juin : 11e CNU à Paris 13.
4 juin : Marche de tous les savoirs (Paris et province)
La Crise dans les Universités
LE REPUBLICAIN LORRAIN
Jean-Michel Helvig
"Il semble ne plus exister d'autre solution à la crise dans les universités, que l'extinction de la crise elle-même, comme un feu qui perd en intensité mais que des coups de vent peuvent faire repartir ici ou là. En attendant, que de dégâts ! Les mesures annoncées par Valérie Pécresse, hier, en faveur des bourses, des titres de séjour ou du logement des étudiants sont certes bienvenues, mais il s'agit plus d'un accompagnement social que de concessions susceptibles de favoriser le retour à un fonctionnement régulier des établissements.(...) Les concessions faites par Valérie Pécresse sur les carrières et l'évaluation des enseignants-chercheurs ont été égrenées dans le désordre, sinon en catimini, comme s'il importait, avant tout, de ne pas paraître trop céder à la pression " de la rue ". Les syndicats ne s'y sont pas sentis pris en considération. De quoi alimenter une confusion générale. Valérie Pécresse entend y répondre en préconisant du " sur mesure " dans l'organisation des examens. Mais n'aurait-il pas fallu commencer par faire du " sur-mesure " dans l'élaboration des réformes ?"
Jean-Michel Helvig
"Il semble ne plus exister d'autre solution à la crise dans les universités, que l'extinction de la crise elle-même, comme un feu qui perd en intensité mais que des coups de vent peuvent faire repartir ici ou là. En attendant, que de dégâts ! Les mesures annoncées par Valérie Pécresse, hier, en faveur des bourses, des titres de séjour ou du logement des étudiants sont certes bienvenues, mais il s'agit plus d'un accompagnement social que de concessions susceptibles de favoriser le retour à un fonctionnement régulier des établissements.(...) Les concessions faites par Valérie Pécresse sur les carrières et l'évaluation des enseignants-chercheurs ont été égrenées dans le désordre, sinon en catimini, comme s'il importait, avant tout, de ne pas paraître trop céder à la pression " de la rue ". Les syndicats ne s'y sont pas sentis pris en considération. De quoi alimenter une confusion générale. Valérie Pécresse entend y répondre en préconisant du " sur mesure " dans l'organisation des examens. Mais n'aurait-il pas fallu commencer par faire du " sur-mesure " dans l'élaboration des réformes ?"
The history of disabled activism | SocialistWorker.org
The history of disabled activism | SocialistWorker.org
Cet article en anglais, tiré du journal marxiste américain, "Socialist Worker" retrace l'histoire de la lutte contre l'oppression des handicapés.
Cet article en anglais, tiré du journal marxiste américain, "Socialist Worker" retrace l'histoire de la lutte contre l'oppression des handicapés.
Grève active à la Sorbonne - Les docs de la Grève - Motion votée en AG des personnels de Paris IV - 18 mai - L'agenda des conférences, actions, évènements
lundi 18 mai 2009
Grève de la faim collective à l'université de Toulon, Social - Information NouvelObs.com
Grève de la faim collective à l'université de Toulon, Social - Information NouvelObs.com
J'ai laissé ce commentaire sur le site du Nouvel Obs :
Je suis enseignant chercheur et très impliqué dans la lutte pour empêcher Sarkozy de transformer les universités en des lieux où seulement compte le profit.
ça a été génial de voir depuis quelques mois les enseignants chercheurs, les étudiants et d'autres s'unir contre le mépris du gouvernement. Notre mouvement existe parce que nous croyons, contrairement au gouvernement, à la valeur de chaque étudiant et de chaque enseignant.
Nous sommes tous précieux; nos vies valons mieux que leur profit. C'est la raison pour laquelle la grève de la faim est une erreur, car elle ne va pas dans le sens de la lutte collective de dizaines de milliers, de millions de personnes.
J'ai laissé ce commentaire sur le site du Nouvel Obs :
Je suis enseignant chercheur et très impliqué dans la lutte pour empêcher Sarkozy de transformer les universités en des lieux où seulement compte le profit.
ça a été génial de voir depuis quelques mois les enseignants chercheurs, les étudiants et d'autres s'unir contre le mépris du gouvernement. Notre mouvement existe parce que nous croyons, contrairement au gouvernement, à la valeur de chaque étudiant et de chaque enseignant.
Nous sommes tous précieux; nos vies valons mieux que leur profit. C'est la raison pour laquelle la grève de la faim est une erreur, car elle ne va pas dans le sens de la lutte collective de dizaines de milliers, de millions de personnes.
Université, recherche : pourquoi nous ne cèderons pas, par des enseignants de l'Université de Strasbourg - Opinions - Le Monde.fr
A l'université de Sainte Etienne, les CRS nous apprennent des choses ...
infos de la fac de st etienne
Objet : Situation de l'université
Bonjour à toutes,
Je reviens de l'université et je suis complètement ahurie.
Vous avez certainement reçu le mail du président qui annonçait la reprise des cours dès ce matin 8h. En lisant son mail, je me disais... IMPOSSIBLE.
Et si, certain cours ont bien lieu, enfin pour les collègues qui acceptent de travailler dans ces conditions.
En effet, une dizaine de fourgons de CRS et 5 ou 6 voitures de policiers encerclent actuellement l'université, et "gardent' l'intérieur de la fac. Les enseignants qui font cours sont escortés par les CRS, CRS dans tous les couloirs, CRS au porte des salles de classe, bref CRS partout. Toutes les entrées sont gardés manu militari par les CRS, et ce sont eux qui "filtrent" les entrées.
D'ailleurs je n'ai pas pu rentrer car "je n'ai pas une tête d'enseignante" pour reprendre les termes d'un de ces messieurs (qui m'a d'ailleurs demandé ma carte d'enseignante... la prochaine fois je viendrai avec mon contrat de travail). D'autres ont des "têtes de grévistes" et ne rentrent pas... sinon ils ont une liste de personnes à ne pas faire rentrer. J'ai discuté avec des collègues d'autres dpts, il y a même des contrôles d'identité intempestifs pour rentrer ou sortir de l'UJM.
Je pense que je serai plus facilement arrivée à rentrer dans une prison je crois...
Bien que l'intervention d'hier, liée aux bagarres de la matinée était justifiée,
Rien ne justifiait aujourd'hui la présence massive (et impressionnante, je n'ai jamais vu autant de policiers en même temps!) puisqu'il n'y a eu AUCUNE échauffourées ou bagarres... d'ailleurs, pour avoir discuté avec quelques CRS, même eux ne comprennent pas leur rôle ici aujourd'hui, certains avouant même que cela ne faisait qu'attiser les tensions.
Les étudiants (non-grévistes et pacifistes) que j'ai croisés (Licence) ne souhaitent pas faire cours dans ces conditions.
Nous avons, il me semble passé un cap aujourd'hui. La question ne semble même plus à grève/pas grève mais police/pas police.
On a l'impression d'un état de siège, vraiment c'était impressionnant aujourd'hui. Je n'ai jamais vu ça.
La présidence souhaite que les cours reprennent de cette manière là :
Personnellement, je refuse fermement de faire cours dans ces conditions, avec escorte de CRS, avec des CRS dans ma salle de classe, devant ma porte, dans les couloirs... et encore faudrait il qu'on me laisse rentrer ...
Les cours de rattrapage prévus demain pour les licences sont par conséquent annulés, et je ne reprendrai les cours quand les policiers et les CRS quitteront les salles de classe.
Aujourd'hui une réunion de crise au sommet a eu lieu cet après midi (lieu de réunion tenu secret d'après mes infos), nous aurons peut être plus d'éléments ce soir ou demain.
Voilà la situation aujourd'hui et ma position actuelle "à chaud" puisque je viens de rentrer.
HF
Objet : Situation de l'université
Bonjour à toutes,
Je reviens de l'université et je suis complètement ahurie.
Vous avez certainement reçu le mail du président qui annonçait la reprise des cours dès ce matin 8h. En lisant son mail, je me disais... IMPOSSIBLE.
Et si, certain cours ont bien lieu, enfin pour les collègues qui acceptent de travailler dans ces conditions.
En effet, une dizaine de fourgons de CRS et 5 ou 6 voitures de policiers encerclent actuellement l'université, et "gardent' l'intérieur de la fac. Les enseignants qui font cours sont escortés par les CRS, CRS dans tous les couloirs, CRS au porte des salles de classe, bref CRS partout. Toutes les entrées sont gardés manu militari par les CRS, et ce sont eux qui "filtrent" les entrées.
D'ailleurs je n'ai pas pu rentrer car "je n'ai pas une tête d'enseignante" pour reprendre les termes d'un de ces messieurs (qui m'a d'ailleurs demandé ma carte d'enseignante... la prochaine fois je viendrai avec mon contrat de travail). D'autres ont des "têtes de grévistes" et ne rentrent pas... sinon ils ont une liste de personnes à ne pas faire rentrer. J'ai discuté avec des collègues d'autres dpts, il y a même des contrôles d'identité intempestifs pour rentrer ou sortir de l'UJM.
Je pense que je serai plus facilement arrivée à rentrer dans une prison je crois...
Bien que l'intervention d'hier, liée aux bagarres de la matinée était justifiée,
Rien ne justifiait aujourd'hui la présence massive (et impressionnante, je n'ai jamais vu autant de policiers en même temps!) puisqu'il n'y a eu AUCUNE échauffourées ou bagarres... d'ailleurs, pour avoir discuté avec quelques CRS, même eux ne comprennent pas leur rôle ici aujourd'hui, certains avouant même que cela ne faisait qu'attiser les tensions.
Les étudiants (non-grévistes et pacifistes) que j'ai croisés (Licence) ne souhaitent pas faire cours dans ces conditions.
Nous avons, il me semble passé un cap aujourd'hui. La question ne semble même plus à grève/pas grève mais police/pas police.
On a l'impression d'un état de siège, vraiment c'était impressionnant aujourd'hui. Je n'ai jamais vu ça.
La présidence souhaite que les cours reprennent de cette manière là :
Personnellement, je refuse fermement de faire cours dans ces conditions, avec escorte de CRS, avec des CRS dans ma salle de classe, devant ma porte, dans les couloirs... et encore faudrait il qu'on me laisse rentrer ...
Les cours de rattrapage prévus demain pour les licences sont par conséquent annulés, et je ne reprendrai les cours quand les policiers et les CRS quitteront les salles de classe.
Aujourd'hui une réunion de crise au sommet a eu lieu cet après midi (lieu de réunion tenu secret d'après mes infos), nous aurons peut être plus d'éléments ce soir ou demain.
Voilà la situation aujourd'hui et ma position actuelle "à chaud" puisque je viens de rentrer.
HF
Communiqué de l'Union juive française pour la Paix
La liste Dieudonné/Soral: antisioniste ou démagogues opportunistes ?
L'UJFP ayant pensé depuis son lancement, que la liste aux élections européennes annoncée par Dieudonné, ne méritait aucune publicité même sous forme d'interdiction, nous nous étions gardés d'intervenir à ce sujet.
Nous faisons une mise au point aujourd'hui, à la fois parce que nous sommes interrogés sur notre position par nombre de nos amis, et aussi parce que circulent des vidéos qui nous sont mensongèrement attribuées.
Oui, le sionisme a bien débouché sur une politique, à la fois criminelle pour le peuple palestinien ainsi que nous avons pu de nouveau le constater avec horreur en janvier et février dernier, et suicidaire pour l'ensemble de la société israélienne. Oui, Israël est un Etat colonialiste, expansionniste et pratiquant l'apartheid. Oui, malheureusement les voix juives majoritairement entendues dans les médias sont celles du CRIF qui se fait le relais inconditionnel de cet Etat.
Bien sûr Dieudonné/Soral abordent quelquefois la Palestine, mais ce n'est que pour mieux s'en servir d'entrée pour une de leurs thématiques préférées : celle du complot (le complot des juifs maîtres du monde étant un des thèmes les plus éculés de l'antisémitisme). Il s'agit d'un élément très classique de la panoplie d'extrême-droite qui consiste à se souder contre un ennemi extérieur au territoire ou aux conventions sociales, rendu responsable de tous les maux. Pour les uns, la menace sera les sans-papiers envahisseurs, pour d'autres (dont Soral) les féministes et les homosexuels militants dissolvant la société, pour d'autres encore le sionisme venu de l'étranger dont les juifs seraient (à l'exception de quelques illuminés ratissés par Dieudonné) les vecteurs. Et Dieudonné attribue aux banquiers juifs le quasi monopole de l'esclavage et de la traite !
Comment s'étonner alors que Dieudonné, désormais grand ami de Le Pen et metteur en scène du négationniste Faurisson, ait démarché, entre autres, le MDI (Mouvement des damnés de l'impérialisme) de Kémi Séba, groupuscule raciste noir qui ne s'entend d'ailleurs pas si mal avec des mouvements racistes blancs, car partageant avec eux une haine du métissage et de l'interculturel ?
Nous sommes antisionistes car antiracistes et parce que nous défendons partout la citoyenneté pour tous et la recherche d'un « vivre ensemble » fait de confiance réciproque.
Nous n'avons rien de commun avec la droite antisémite.
Bureau National de l’UJFP le 17-05-09
L'UJFP ayant pensé depuis son lancement, que la liste aux élections européennes annoncée par Dieudonné, ne méritait aucune publicité même sous forme d'interdiction, nous nous étions gardés d'intervenir à ce sujet.
Nous faisons une mise au point aujourd'hui, à la fois parce que nous sommes interrogés sur notre position par nombre de nos amis, et aussi parce que circulent des vidéos qui nous sont mensongèrement attribuées.
Oui, le sionisme a bien débouché sur une politique, à la fois criminelle pour le peuple palestinien ainsi que nous avons pu de nouveau le constater avec horreur en janvier et février dernier, et suicidaire pour l'ensemble de la société israélienne. Oui, Israël est un Etat colonialiste, expansionniste et pratiquant l'apartheid. Oui, malheureusement les voix juives majoritairement entendues dans les médias sont celles du CRIF qui se fait le relais inconditionnel de cet Etat.
Bien sûr Dieudonné/Soral abordent quelquefois la Palestine, mais ce n'est que pour mieux s'en servir d'entrée pour une de leurs thématiques préférées : celle du complot (le complot des juifs maîtres du monde étant un des thèmes les plus éculés de l'antisémitisme). Il s'agit d'un élément très classique de la panoplie d'extrême-droite qui consiste à se souder contre un ennemi extérieur au territoire ou aux conventions sociales, rendu responsable de tous les maux. Pour les uns, la menace sera les sans-papiers envahisseurs, pour d'autres (dont Soral) les féministes et les homosexuels militants dissolvant la société, pour d'autres encore le sionisme venu de l'étranger dont les juifs seraient (à l'exception de quelques illuminés ratissés par Dieudonné) les vecteurs. Et Dieudonné attribue aux banquiers juifs le quasi monopole de l'esclavage et de la traite !
Comment s'étonner alors que Dieudonné, désormais grand ami de Le Pen et metteur en scène du négationniste Faurisson, ait démarché, entre autres, le MDI (Mouvement des damnés de l'impérialisme) de Kémi Séba, groupuscule raciste noir qui ne s'entend d'ailleurs pas si mal avec des mouvements racistes blancs, car partageant avec eux une haine du métissage et de l'interculturel ?
Nous sommes antisionistes car antiracistes et parce que nous défendons partout la citoyenneté pour tous et la recherche d'un « vivre ensemble » fait de confiance réciproque.
Nous n'avons rien de commun avec la droite antisémite.
Bureau National de l’UJFP le 17-05-09
Astérix - - Le blog de IUT de Bayonne en action
Astérix - Page 02 - Le blog de IUT de Bayonne en action
Astérix rejoint la lutte des IUTs contre les "réformes" de Sarkozy. Suivre le lien ci-dessus.
Astérix rejoint la lutte des IUTs contre les "réformes" de Sarkozy. Suivre le lien ci-dessus.
dimanche 17 mai 2009
Où en est le mouvement dans les universités ? 17 mai
Paris, Jeudi 14 mai 2009, 19:57:51
Mobilisation dans les universités : le point sur la journée d'action du 14
mai 2009
. Voici un point sur la situation à Paris et en régions.
RÉGION PARISIENNE
PARIS-I. Le CA de Paris-I Panthéon-Sorbonne a adopté le 13 mai 2009 une
motion fixant les modalité des examens du second semestre, indique la
présidence à l'AEF. Jean-Claude Colliard, président de l'université, a été,
à cette occasion « très ferme » en affirmant qu'il n'y aurait « pas de
diplômes sans examens », ajoute la présidence. La motion stipule ainsi que
le CA « confirme son attachement à la validation du second semestre de
l'année universitaire dans les conditions qui ne laisseront aucun doute sur
la qualité des diplômes décernés par l'université ». À cet effet, le CA
indique qu'en « cas d'impossibilité de recueillir certaines notes, notamment
du fait de l'interruption du contrôle continu, les UFR devront organiser,
parcours par parcours, en concertation avec les enseignants concernés, des
épreuves de substitution ». « La nomenclature des notes à saisir par unité
d'enseignement, telle que décrite dans la modélisation Apogée en conformité
avec les arrêtés d'habilitation des diplômes », devra par ailleurs « être
respectée ». « Les différentes épreuves porteront sur un programme et selon
des protocoles qui seront communiqués aux étudiants par chaque responsable
de matière », indique en outre le CA.
Les UFR qui l'estimeront nécessaire pourront, en concertation avec les
enseignants concernés, « décaler les épreuves par rapport au calendrier
initialement prévu de manière notamment à permettre des conditions de
révision satisfaisantes ». Le CA ajoute que « ces épreuves ne devront pas
être organisées au-delà de la période habituelle des examens qui s'achève à
la fin du mois de juin ». La possibilité de s'inscrire à l'examen terminal
reste par ailleurs « ouverte à tous les étudiants qui n'ont pas pu obtenir
de notes de contrôle continu au cours du second semestre ». Enfin, « une
attention particulière sera portée à la situation des étudiants étrangers en
mobilité individuelle et en programmes d'échange. En cas de nécessité, des
épreuves de substitution pourront être organisées ». Julien, de l'Unef,
confirme que « toutes les UFR sauf celle de philosophie ont manifesté leur
intention de se plier à cette motion du CA ». « Des réunions pédagogiques à
contenu disciplinaire sont organisées par les enseignants sans qu'il n'y ait
aucun problème », ajoute-t-il.
PARIS-VIII. Une AG a réuni environ 400 personnes, mardi 12 mai 2009, à
l'université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis, indique l'établissement.
Cette assemblée a voté la reconduite de la grève ainsi qu'une motion
dénonçant la procédure des entretiens professionnels pour les personnels
Iatoss, dénonciation reprise par la « coordination nationale des universités
» le 13 mai. Les trois conseils doivent se réunir lundi 18 mai pour discuter
notamment de cette motion ainsi que des modalités de validation des
connaissances. L'université a également été bloquée ce matin, jeudi 14 mai,
précise-t-elle.
PARIS-X. Une AG a rassemblé une centaine de personnes, essentiellement des
étudiants, mardi 12 mai 2009, indique une représentante de l'Unef de
l'université Paris-X (Paris-Ouest Nanterre-la-Défense). Elle a voté la
poursuite de la grève ; la validation automatique du semestre, évoquée à la
dernière AG, n'a cette fois pas été soumise au vote. Les conseils d'UFR qui
doivent rendre des décisions sur les modalités et le calendrier des examens
sont encore en cours cette semaine, ajoute la représentante de l'Unef. La
prochaine AG aura lieu mardi 19 mai. « En droit, économie et Staps, les
examens se déroulent dans des conditions quasi normales, en langues et SHS,
ils seront sans doute légèrement décalés. Il reste le problème des filières
où à certains niveaux, il n'y a eu aucun cours au deuxième semestre comme en
psychologie, sociologie et langues », conclut-elle.
De son côté, Guillaume Courty, vice-président de l'université, estime que «
le périmètre ou des difficultés sont rencontrées est très réduit » et que «
globalement l'université fonctionne bien », notamment du niveau L3 au M2.
PARIS-XII. Une assemblée générale a rassemblé environ 150 personnes mardi 12
mai, indique un élu Snesup de l'université Paris-XII Val-de-Marne. Un
rassemblement devant la préfecture du Val-de-Marne, mercredi 20 mai, a été
décidé lors de cette AG. « La mobilisation est toujours très variable selon
les UFR, mais en LSH c'est toujours la grève », indique-t-il. Le Cevu, qui
se réunira le 25 mai, doit recenser les modifications et le calendrier des
examens filière par filière. Un CA aura également lieu demain sur cette
question. La prochaine AG est prévue le 19 mai.
OUEST ET CENTRE
TOURS. Le site des Tanneurs (lettres, langues, SHS, arts) de l'université
François-Rabelais de Tours est toujours bloqué. « Une bonne partie des cours
sont organisés sur d'autres sites, et peuvent ainsi être rattrapés. En
revanche, dans certaines disciplines, comme en langues, les enseignants sont
très mobilisés et n'assurent pas leurs enseignements », indique
l'université. Lundi, une assemblée générale d'environ 250 étudiants a
reconduit le blocage. Le même jour, le conseil d'administration de
l'établissement a adopté plusieurs décisions, notamment le fait que
l'université « ne délivrera pas de diplômes et ne validera pas un semestre à
des étudiants dont les connaissances n'auraient pas fait l'objet d'un
contrôle sur des enseignements dispensés, conformément aux maquettes ». Le
CA a également décidé que les enseignants qui n'auraient pas rattrapé leurs
cours au mois de mai seront pénalisés. « Les heures non effectuées seront
considérées comme une absence de service fait pour raison de grève. »
CAEN. Le campus 1 de l'université de Caen Basse-Normandie reste fermé
aujourd'hui jeudi 14 mai 2009. En revanche, les cours se déroulent
normalement sur le campus 2 à l'exception des cours de l'UFR des Staps. Les
UFR de médecine, pharmacie et l'ensemble des sites distants de l'université
fonctionnent également dans des conditions normales. Pour le campus 1, le
blocage a été voté avec plus de 300 voix d'avance, à l'issue d'une AG
organisée le 12 mai 2009 et qui a réuni près de 3 000 étudiants. Cette AG
est intervenue après l'intervention des forces de l'ordre demandée par la
présidente de l'université dans la nuit du 8 au 9 mai 2009. Une partie des
occupants de l'université s'étaient introduits dans un laboratoire de
biologie et avaient répandu des produits non identifiés sur le sol. À
l'issue de l'AG de mardi, une nouvelle intrusion a été constatée dans le
bâtiment « Sciences » du campus 1. « Les occupants se sont introduits dans
les locaux avec des sacs de couchage, aussi nous avons décidé avec la
présidente de l'université, Josette Travert, de requérir une nouvelle fois
l'intervention des forces de l'ordre », indique à l'AEF François Epinette,
vice-présidente de l'université. Toutefois, lors de l'arrivée des cars de
CRS, les occupants avaient quitté les lieux. Depuis, la présidence de
l'université a réalisé un « état des lieux » de la situation en consultant
tous les directeurs de composantes sur la situation de leur calendrier de
cours et de leur calendrier d'examen, filière par filière, licence par
licence. Pour l'heure, aucune stratégie n'a encore été annoncée par la
présidence de l'université visant à proposer un nouveau calendrier pour
chaque licence encore impactée par le mouvement. « Nous envisageons toutes
les hypothèses possibles et l'objet de ce travail qui mobilise aujourd'hui
toute notre équipe vise à préserver l'intérêt de nos étudiants. »
ROUEN. « L'université de Rouen n'est plus affectée par le moindre blocage
depuis plusieurs semaines » indique à l'AEF Cafer Özkul, président de
l'université. « Mon souci principal depuis plusieurs semaines, est d'appeler
tous les étudiants à revenir sur le campus afin de participer aux
enseignements qui se déroulent dans des conditions quasi normales, et de
prendre connaissance des rares modifications de calendriers pour les
examens. » Seul le département informatique situé sur le campus du
Madrillet, pourrait connaître une importante évolution de son calendrier et
de ses modalités d'examen.
LE HAVRE. Dans un communiqué diffusé aujourd'hui, le conseil
d'administration de l'université du Havre demande à Camille Galap, président
de l'université, de travailler à adapter « partout où la situation l'exige,
les modalités d'évaluation permettant le moment venu de procéder à la
validation des semestres. ». Le CA demande également à la CPU « la tenue
d'assises nationales de l'enseignement supérieur et de la recherche dès
l'automne 2009 ». La dernière AG organisée lundi 11 mai a réuni plus de 500
étudiants et personnels. La poursuite de la grève a été votée jusqu'à la
prochaine AG du 18 mai, en revanche le blocage a été rejeté par une large
majorité de votants. Toutefois malgré ce vote, la majorité des cours se
déroulent normalement dans la plupart des UFR. Par ailleurs, l'école
d'ingénieurs ISEL et l'IUT de l'université du Havre n'ont pas été affectés
par les perturbations. Les principales modifications des modalités d'examen
devraient concerner l'UFR des sciences humaines, qui a été la plus affectée
depuis de début du mouvement.
NANTES. Il n'y avait pas de manifestation à Nantes aujourd'hui, jeudi 14 mai
2009. Les enseignants restent mobilisés : ils organisaient hier, dans le
centre-ville de Nantes, « FAQ en fac », une opération de cours particuliers
pour le grand public. Le Snesup indique également qu'un certain nombre d'UFR
de l'université de Nantes ont refusé de faire remonter au rectorat des noms
d'enseignants pour présider les jurys de bac.
RENNES. À Rennes, aucune manifestation non plus cet après-midi. Certains
examens ont démarré cette semaine à l'université Rennes-II Haute-Bretagne,
qui n'est plus bloquée depuis le 4 mai dernier. En Bretagne, la situation
est calme : toutes les universités ont mis au fin au blocage. Seule l'UFR de
lettres, sciences humaines et sociales de Lorient (université de
Bretagne-Sud), maintient un blocage partiel.
GRAND SUD-OUEST
Bordeaux. Les manifestants bordelais étaient 200 selon la police, entre 500
et 700 selon le Snesup-FSU. « Nous avons manifesté jusqu'au rectorat où nous
avons procédé à l'enterrement symbolique de l'éducation », indique
Christophe Pébarthe, représentant du Snesup-FSU. Une commission entre des
étudiants mobilisés et l'administration doit se réunir vendredi 15,
ajoute-t-il.
À Bordeaux-III Michel-de-Montaigne, vice-président du Cevu, Jean-Yves
Coquelin, déclare « préparer la journée de mobilisation hors les murs » de
mardi 19 mai. Depuis le vote de la motion A lundi 11 mai, « des activités
pédagogiques » ont repris et une journée par semaine est consacré à ses
cours « hors-les-murs ».
TOULOUSE. Les étudiants de Paul-Sabatier (Toulouse-III) ou de l'Arsenal
(Toulouse-I), en période de révisions, voire de partiels, ne sont pas allés
manifester aujourd'hui. L'Unef ne dispose pas d'information en ce qui
concerne les étudiants du Mirail (Toulouse-II).
Selon la communication de l'université Toulouse-II, 1 800 à 2 000 personnes
(2 700 selon l'Unef) se sont réunis lors d'une AG, le 12 mai, au cours de
laquelle le blocage a été reconduit jusqu'à mardi prochain. Les étudiants
ont voté à « 90 % pour le blocage et pour la validation automatique du
semestre » affirme l'Unef. Dans un communiqué du président du Mirail, daté
du mercredi 13 mai 2009, ce dernier dit s'engager à organiser, quitte à
délocaliser, une session d'examens pour la deuxième quinzaine de juin. La
prochaine AG au Mirail se tiendra mardi 19 mai, à 10h.
À Toulouse-III, « les cours et les sessions d'examen ont lieu normalement »
selon la communication de l'université. L'AG du mardi 12 mai a « rassemblé
150 personnes, c'est beaucoup moins que précédemment », ajoute-t-elle.
Enfin, à Toulouse-I, « la situation est normale », indique l'Unef. Les
partiels sont quasiment finis.
GRAND SUD-EST
Aix-Marseille. À Marseille, les manifestants, étudiants et enseignants,
étaient 150 selon la police, un millier selon le Snesup-FSU. Rejoints par
des personnels hospitaliers, ils sont partis à 10 heures du Vieux-Port
jusqu'à la préfecture. Une réunion de la coordination universitaire
rassemblant une trentaine de personnes s'est tenue jeudi 14 mai 2009,
précise Catherine Tessier, membre du Snesup-FSU : « nous préparons des
textes de protestation contre l'évacuation par les CRS du campus
Saint-Charles », explique-t-elle.
Le président de l'université de Provence Aix-Marseille-I avait demandé
mercredi 13 mai 2009 l'évacuation du bâtiment administratif de
l'établissement. « Le siège administratif de l'université a été pris
d'assaut avec violence par environ 80 individus. La salle des Actes a été
occupée, taguée, de nombreuses portes ont été fracturées », indiquait-il
dans un communiqué. Une réunion du conseil scientifique et du Cevu est
prévue vendredi, et le conseil d'administration doit se réunir lundi, ajoute
Catherine Tessier.
TOULON. Une « ronde des obstinés » a commencé sur la place de la liberté à
Toulon, jeudi 14 mai 2009 à 7h, et doit se terminer à 23h. Selon un
communiqué de presse de la coordination de l'université de Toulon, cette
ronde aura désormais lieu tous les jeudis. « Une dizaine de personnes se
relaient depuis ce matin, et nous attendons davantage de monde ce soir »,
précise l'Unef. Mardi 12 mai 2009, une AG mixte de 800 personnes a par
ailleurs voté la reconduction de la grève à l'université pour une semaine.
L'Unef explique d'autre part qu'un vote étudiant « pour ou contre la
neutralisation du second semestre » a été organisé jeudi 14 mai, dont le
dépouillage a commencé à 17 heures. Il prévient que si « la neutralisation
ne passe pas, on repartira sur un blocage ». Le syndicat étudiant affirme
également qu'une « dizaine d'enseignants-chercheurs a reçu des lettres
recommandées du président d'université, qui les informent d'une retenue de
salaire pour 98 jours ».
MONTPELLIER. Aucune manifestation n'était prévue à Montpellier aujourd'hui.
L'attachée de presse de Montpellier-III (Paul-Valery) rappelle que « le
calendrier des examens est connu depuis le 27 mars, les cours sont en train
d'être rattrapés, et la date des examens est toujours fixée à la dernière
semaine de mai ». Elle ajoute que le déblocage a été voté la semaine
dernière. Le Snesup affirme que « l'AG de personnels et d'enseignants a
rassemblé une quarantaine de personnes mercredi 13 mai 2009 ». Cette AG a «
réaffirmé le vote du 28 avril, c'est-à-dire une rétention de notes des
premier et deuxième semestres jusqu'au 15 juin ». Le syndicat précise aussi
que « contrairement à ce qui a été dit dans les médias, Montpellier-III n'a
été bloquée par les étudiants que trois semaines et demi. Il n'y a donc pas
chez nous de semestre sacrifié ». Pour l'Unef de Montpellier-III, « l'AG
étudiante de la semaine dernière a rassemblé 800 personnes, qui ont revoté
la poursuite de la mobilisation ». Aucune date n'est en revanche fixée pour
la prochaine AG. Mais une intersyndicale (regroupant des représentants des
enseignants et étudiants de Montpellier-II et III) est prévue pour le lundi
18 mai 2009.
LYON. 250 étudiants et personnels des universités auraient défilé ce matin
selon les forces de l'ordre. « Ils ont rejoint un cortège de 180
manifestants issus du secteur médical », précise la police. « Nous étions
environ 500 au plus fort de la manifestation », affirme de son côté Yannis
Burgat, président de l'Unef Lyon. La manifestation s'est déroulée sans
problème, selon les deux sources.
GRENOBLE. Une « ronde des obstinés » se poursuit quotidiennement à Grenoble,
« là où il y a des événements », explique à l'AEF Françoise Papa, du Snesup
Grenoble et « elle continuera à tourner jusqu'à mardi prochain, date de la
prochaine AG qui décidera de son renouvellement ou non ». Aujourd'hui, jour
de mobilisation générale, « il y avait deux groupes ». « L'un avait rejoint
le mouvement initié par le personnel hospitalier, l'autre participait à une
'ronde des obstinés' devant le tribunal de Grenoble », indique Françoise
Papa qui explique qu'une étudiante est menacée d'expulsion. « La ronde a
tourné pendant deux heures », ajoute-t-elle. Elle précise qu'il devait y
avoir « en tout 200 à 250 personnes environ, sur les deux groupes ». De son
côté, la police indique qu'il y avait 60 personnes devant la préfecture et
120 devant le tribunal.
SAINT-ÉTIENNE. « La situation est curieuse et très triste » à l'université
Jean-Monnet de Saint-Étienne, témoigne Sylvain Excoffon,
enseignant-chercheur militant FO. « Les enseignants qui veulent faire cours
doivent venir chercher leurs étudiants aux grilles de l'établissement,
chaque entrée étant gardé par la police ou les CRS. C'est contraire à la
libre circulation et ce n'est pas normal, au même titre que les blocages par
les étudiants. Si les policiers s'en vont, les étudiants vont revenir
bloquer les entrées. Mais s'ils restent, il y aura aussi très peu de cours,
car nous n'avons pas l'intention d'assurer des enseignements dans cette
ambiance-là ». Il estime dommage que le modus vivendi qui avait été trouvé
ne puisse plus être appliqué. « Au niveau des enseignants, nous devrions
nous voir demain pour adopter une position face à cette situation. »
Lucienne Vallée, vice-présidente étudiante et présidente de l'Unef
Saint-Étienne, explique qu'après avoir été délogés par la police hier vers
17 heures, les bloqueurs ont débuté une manifestation sauvage avant de
revenir occuper le bâtiment D du campus de Tréfilerie. « Une AG s'est tenue
pour savoir ce qu'ils allaient faire ce matin. Puis ils ont quitté les lieux
vers 20 heures, d'eux-mêmes. ». Elle indique par ailleurs que la situation
est restée tendue aujourd'hui avec de nouvelles tentatives de blocages.
GRAND-EST
€DIJON. Les cours ont repris normalement jeudi 14 mai 2009 dans le bâtiment
droit-lettres de l'UB (université de Bourgogne), après le vote du déblocage
à l'AG de mardi 12 mai. Les examens commenceront lundi 18 mai, hormis pour
quelques filières de l'UFR de langues où ils connaîtront un décalage d'une à
deux semaines, indique l'administration de l'UB.
Jeudi 7 mai, 1 500 étudiants s'étaient exprimés à 84 % en faveur de la levée
immédiate du blocage, lors d'une consultation organisée par la fédération
d'étudiants « Génération Campus » sur le campus dijonnais de l'UB.
REIMS. La manifestation organisée cet après-midi dans les rues de Reims a
occasionné un petit rassemblement d'une centaine de personnes, selon Julien
Micelli (Unef). Une AG réunissant plus de 1 770 étudiants, mardi 12 mai, sur
le Campus Croix-Rouge de l'Urca a remis en débat la question du blocage : un
temps suspendu, celui-ci a été à nouveau décidé à 971 voix pour, et 805
contre (par listes d'émargement). « Il sera effectif jusqu'à lundi prochain
», indique à l'AEF Ambre Perriguey (Unef). Selon l'enseignant-chercheur
Fabien Tarrit (Snesup-FSU), « le président Vistelle a réagi en envoyant un
courrier aux trois doyens des UFR concernés (lettres, droit, économie), pour
leur indiquer que d'autres salles seraient mises à leur disposition ». Mais
« ce sont surtout des enseignants de droit qui les ont occupées depuis ».
Par ailleurs, Richard Vistelle a adressé un courrier en milieu de semaine à
l'ensemble des enseignants-chercheurs de Croix-Rouge pour « les menacer du
retrait d'1/30e de leur salaire par jour de ‘non-rendu' de copie d'étudiant,
à compter de mardi prochain », signale aussi Fabien Tarrit. Réunis en AG
mardi, la cinquantaine d'enseignants-chercheurs mobilisés ont écrit une
lettre ouverte demandant à leur président « la suspension des cours »
(refusée depuis) et protestant contre la délocalisation de cours. Un vote «
légèrement majoritaire » a requis une « neutralisation » de ce second
semestre perturbé.
NANCY-II. « On assiste à un véritable désastre, sur le plan moral, humain et
financier », regrette ce jeudi après-midi Romain Pierronnet (Interassos),
suite au refus de l'AG étudiante (en lettres et sciences humaines)
d'accepter la deuxième proposition d'aménagement de la fin de l'année
formulée hier par le CA de l'université Nancy-II. « Certes, ce vote était
majoritaire de 100 voix, mais on ne comptait que 300 à 400 personnes dans
l'amphi. D'ailleurs, l'Unef-Nancy avait appelé en début de semaine à une
reprise des cours. »
Suite au rejet du premier plan du président Le Poultier, lors de la
consultation de mercredi dernier, les membres du CA se sont réunis hier en
séance extraordinaire pour trouver une sortie de crise. « Après avoir pris
connaissance de l'avis du Cevu [de mardi], le CA a accepté un temps
d'échange avec une délégation de neuf étudiants émanant de l'AG des
étudiants », rapporte l'appel diffusé à la presse, qui souligne que « les
demandes ont été entendues et discutées ».
Décalé d'une semaine, le nouveau calendrier proposé hier soir consistait à
tenir les cours du 18 mai au 10 juin, puis à organiser les révisions du 11
au 14 juin, avant une tenue des examens sur la deuxième quinzaine de juin
(et la deuxième session des examens des semestres pairs et impairs en
septembre). « Les emplois du temps seront élaborés diplôme par diplôme et
[…] adressés rapidement à la direction de l'UFR de lettres et sciences
humaines. » Concernant le « cadrage » de ce plan, plusieurs garanties
étaient prévues : « l'égalité de traitement des étudiants du campus de
lettres et sciences humaines », « le contenu [portant] sur les enseignements
en présentiel, y compris les cours mis en ligne sous réserve qu'ils soient
revus en présentiel » et « l'ajustement des modalités de contrôle continu »
(attribué aux UFR, départements et responsables de diplômes, etc.).
Pour la mise en œuvre, le CA avait décidé d'instituer une « commission de
suivi », chargée de « résoudre les cas particuliers » (avec un recours au
Cevu, en cas d'absence de solution) et dotée d'un pouvoir suspensif sur les
partiels qui ne respecteraient pas le cadrage prévu. Cette commission devait
compter huit membres, soit quatre enseignants et quatre étudiants
titulaires, ainsi que quatre suppléants élus du Cevu ; enfin, deux
observateurs (un enseignant et un étudiant) étaient invités à cette
commission.
« Étant donné la gravité de la situation, le CA exprime son extrême
préoccupation quant à l'organisation de la fin de l'année et appelle chaque
étudiant et chaque enseignant à une reprise de l'ensemble des activités
pédagogiques sur le campus LSH lundi 18 mai », indiquait l'appel du CA
d'hier. La décision de poursuite du blocage sera soumise à l'AG étudiante de
lundi prochain, selon Michaël Protain (Unef).
NORD
Des universitaires se sont joints aux quelques 200 professionnels
hospitaliers qui ont manifesté à Lille devant le siège de l'agence régionale
de l'hospitalisation cet après-midi. En fin d'après-midi, Jean-René Lecerf,
sénateur UMP, Bertrand Monthubert, secrétaire national PS en charge de la
recherche et de l'enseignement supérieur, et des représentants du Modem et
du PC devaient participer à un débat intitulé « quelles réformes pour quelle
université » à la faculté de droit de Lille-II.
LILLE-I. L'AG des personnels réunie mardi 12 mai a adopté, par 53 voix «
pour » et 1 abstention, une motion appelant « à la poursuite de la grève
active sous toutes ses formes », notamment « la poursuite de la rétention
des notes des semestres pairs et impairs et la non tenue des jurys pour
toutes les filières (pro et recherche) et à tous les niveaux du cursus ».
LILLE-III. Constatant que « le lien pédagogique n'a pas été rétabli à
l'issue des vacances de printemps », le Cevu du 12 mai a pris acte de la
décision du président de suspendre les examens initialement prévus du 11 au
16 mai, les bâtiments de l'université étant bloqués. Le conseil propose un
nouveau calendrier, étalant la session 2 du semestre 1 et les deux sessions
du semestre 2 du 2 juin aux premiers jours de juillet. Une nouvelle AG
étudiante doit se tenir lundi 18 mai pour décider de la suite du mouvement
de contestation. Certains étudiants annoncent leur volonté d'organiser une «
AG anti-blocage ».
ARRAS. Une AG doit se tenir vendredi 15 mai pour décider de la suite à
donner au blocage du site arrageois de l'université d'Artois (blocage qui
n'empêche pas cependant la tenue des examens).
Mobilisation dans les universités : le point sur la journée d'action du 14
mai 2009
. Voici un point sur la situation à Paris et en régions.
RÉGION PARISIENNE
PARIS-I. Le CA de Paris-I Panthéon-Sorbonne a adopté le 13 mai 2009 une
motion fixant les modalité des examens du second semestre, indique la
présidence à l'AEF. Jean-Claude Colliard, président de l'université, a été,
à cette occasion « très ferme » en affirmant qu'il n'y aurait « pas de
diplômes sans examens », ajoute la présidence. La motion stipule ainsi que
le CA « confirme son attachement à la validation du second semestre de
l'année universitaire dans les conditions qui ne laisseront aucun doute sur
la qualité des diplômes décernés par l'université ». À cet effet, le CA
indique qu'en « cas d'impossibilité de recueillir certaines notes, notamment
du fait de l'interruption du contrôle continu, les UFR devront organiser,
parcours par parcours, en concertation avec les enseignants concernés, des
épreuves de substitution ». « La nomenclature des notes à saisir par unité
d'enseignement, telle que décrite dans la modélisation Apogée en conformité
avec les arrêtés d'habilitation des diplômes », devra par ailleurs « être
respectée ». « Les différentes épreuves porteront sur un programme et selon
des protocoles qui seront communiqués aux étudiants par chaque responsable
de matière », indique en outre le CA.
Les UFR qui l'estimeront nécessaire pourront, en concertation avec les
enseignants concernés, « décaler les épreuves par rapport au calendrier
initialement prévu de manière notamment à permettre des conditions de
révision satisfaisantes ». Le CA ajoute que « ces épreuves ne devront pas
être organisées au-delà de la période habituelle des examens qui s'achève à
la fin du mois de juin ». La possibilité de s'inscrire à l'examen terminal
reste par ailleurs « ouverte à tous les étudiants qui n'ont pas pu obtenir
de notes de contrôle continu au cours du second semestre ». Enfin, « une
attention particulière sera portée à la situation des étudiants étrangers en
mobilité individuelle et en programmes d'échange. En cas de nécessité, des
épreuves de substitution pourront être organisées ». Julien, de l'Unef,
confirme que « toutes les UFR sauf celle de philosophie ont manifesté leur
intention de se plier à cette motion du CA ». « Des réunions pédagogiques à
contenu disciplinaire sont organisées par les enseignants sans qu'il n'y ait
aucun problème », ajoute-t-il.
PARIS-VIII. Une AG a réuni environ 400 personnes, mardi 12 mai 2009, à
l'université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis, indique l'établissement.
Cette assemblée a voté la reconduite de la grève ainsi qu'une motion
dénonçant la procédure des entretiens professionnels pour les personnels
Iatoss, dénonciation reprise par la « coordination nationale des universités
» le 13 mai. Les trois conseils doivent se réunir lundi 18 mai pour discuter
notamment de cette motion ainsi que des modalités de validation des
connaissances. L'université a également été bloquée ce matin, jeudi 14 mai,
précise-t-elle.
PARIS-X. Une AG a rassemblé une centaine de personnes, essentiellement des
étudiants, mardi 12 mai 2009, indique une représentante de l'Unef de
l'université Paris-X (Paris-Ouest Nanterre-la-Défense). Elle a voté la
poursuite de la grève ; la validation automatique du semestre, évoquée à la
dernière AG, n'a cette fois pas été soumise au vote. Les conseils d'UFR qui
doivent rendre des décisions sur les modalités et le calendrier des examens
sont encore en cours cette semaine, ajoute la représentante de l'Unef. La
prochaine AG aura lieu mardi 19 mai. « En droit, économie et Staps, les
examens se déroulent dans des conditions quasi normales, en langues et SHS,
ils seront sans doute légèrement décalés. Il reste le problème des filières
où à certains niveaux, il n'y a eu aucun cours au deuxième semestre comme en
psychologie, sociologie et langues », conclut-elle.
De son côté, Guillaume Courty, vice-président de l'université, estime que «
le périmètre ou des difficultés sont rencontrées est très réduit » et que «
globalement l'université fonctionne bien », notamment du niveau L3 au M2.
PARIS-XII. Une assemblée générale a rassemblé environ 150 personnes mardi 12
mai, indique un élu Snesup de l'université Paris-XII Val-de-Marne. Un
rassemblement devant la préfecture du Val-de-Marne, mercredi 20 mai, a été
décidé lors de cette AG. « La mobilisation est toujours très variable selon
les UFR, mais en LSH c'est toujours la grève », indique-t-il. Le Cevu, qui
se réunira le 25 mai, doit recenser les modifications et le calendrier des
examens filière par filière. Un CA aura également lieu demain sur cette
question. La prochaine AG est prévue le 19 mai.
OUEST ET CENTRE
TOURS. Le site des Tanneurs (lettres, langues, SHS, arts) de l'université
François-Rabelais de Tours est toujours bloqué. « Une bonne partie des cours
sont organisés sur d'autres sites, et peuvent ainsi être rattrapés. En
revanche, dans certaines disciplines, comme en langues, les enseignants sont
très mobilisés et n'assurent pas leurs enseignements », indique
l'université. Lundi, une assemblée générale d'environ 250 étudiants a
reconduit le blocage. Le même jour, le conseil d'administration de
l'établissement a adopté plusieurs décisions, notamment le fait que
l'université « ne délivrera pas de diplômes et ne validera pas un semestre à
des étudiants dont les connaissances n'auraient pas fait l'objet d'un
contrôle sur des enseignements dispensés, conformément aux maquettes ». Le
CA a également décidé que les enseignants qui n'auraient pas rattrapé leurs
cours au mois de mai seront pénalisés. « Les heures non effectuées seront
considérées comme une absence de service fait pour raison de grève. »
CAEN. Le campus 1 de l'université de Caen Basse-Normandie reste fermé
aujourd'hui jeudi 14 mai 2009. En revanche, les cours se déroulent
normalement sur le campus 2 à l'exception des cours de l'UFR des Staps. Les
UFR de médecine, pharmacie et l'ensemble des sites distants de l'université
fonctionnent également dans des conditions normales. Pour le campus 1, le
blocage a été voté avec plus de 300 voix d'avance, à l'issue d'une AG
organisée le 12 mai 2009 et qui a réuni près de 3 000 étudiants. Cette AG
est intervenue après l'intervention des forces de l'ordre demandée par la
présidente de l'université dans la nuit du 8 au 9 mai 2009. Une partie des
occupants de l'université s'étaient introduits dans un laboratoire de
biologie et avaient répandu des produits non identifiés sur le sol. À
l'issue de l'AG de mardi, une nouvelle intrusion a été constatée dans le
bâtiment « Sciences » du campus 1. « Les occupants se sont introduits dans
les locaux avec des sacs de couchage, aussi nous avons décidé avec la
présidente de l'université, Josette Travert, de requérir une nouvelle fois
l'intervention des forces de l'ordre », indique à l'AEF François Epinette,
vice-présidente de l'université. Toutefois, lors de l'arrivée des cars de
CRS, les occupants avaient quitté les lieux. Depuis, la présidence de
l'université a réalisé un « état des lieux » de la situation en consultant
tous les directeurs de composantes sur la situation de leur calendrier de
cours et de leur calendrier d'examen, filière par filière, licence par
licence. Pour l'heure, aucune stratégie n'a encore été annoncée par la
présidence de l'université visant à proposer un nouveau calendrier pour
chaque licence encore impactée par le mouvement. « Nous envisageons toutes
les hypothèses possibles et l'objet de ce travail qui mobilise aujourd'hui
toute notre équipe vise à préserver l'intérêt de nos étudiants. »
ROUEN. « L'université de Rouen n'est plus affectée par le moindre blocage
depuis plusieurs semaines » indique à l'AEF Cafer Özkul, président de
l'université. « Mon souci principal depuis plusieurs semaines, est d'appeler
tous les étudiants à revenir sur le campus afin de participer aux
enseignements qui se déroulent dans des conditions quasi normales, et de
prendre connaissance des rares modifications de calendriers pour les
examens. » Seul le département informatique situé sur le campus du
Madrillet, pourrait connaître une importante évolution de son calendrier et
de ses modalités d'examen.
LE HAVRE. Dans un communiqué diffusé aujourd'hui, le conseil
d'administration de l'université du Havre demande à Camille Galap, président
de l'université, de travailler à adapter « partout où la situation l'exige,
les modalités d'évaluation permettant le moment venu de procéder à la
validation des semestres. ». Le CA demande également à la CPU « la tenue
d'assises nationales de l'enseignement supérieur et de la recherche dès
l'automne 2009 ». La dernière AG organisée lundi 11 mai a réuni plus de 500
étudiants et personnels. La poursuite de la grève a été votée jusqu'à la
prochaine AG du 18 mai, en revanche le blocage a été rejeté par une large
majorité de votants. Toutefois malgré ce vote, la majorité des cours se
déroulent normalement dans la plupart des UFR. Par ailleurs, l'école
d'ingénieurs ISEL et l'IUT de l'université du Havre n'ont pas été affectés
par les perturbations. Les principales modifications des modalités d'examen
devraient concerner l'UFR des sciences humaines, qui a été la plus affectée
depuis de début du mouvement.
NANTES. Il n'y avait pas de manifestation à Nantes aujourd'hui, jeudi 14 mai
2009. Les enseignants restent mobilisés : ils organisaient hier, dans le
centre-ville de Nantes, « FAQ en fac », une opération de cours particuliers
pour le grand public. Le Snesup indique également qu'un certain nombre d'UFR
de l'université de Nantes ont refusé de faire remonter au rectorat des noms
d'enseignants pour présider les jurys de bac.
RENNES. À Rennes, aucune manifestation non plus cet après-midi. Certains
examens ont démarré cette semaine à l'université Rennes-II Haute-Bretagne,
qui n'est plus bloquée depuis le 4 mai dernier. En Bretagne, la situation
est calme : toutes les universités ont mis au fin au blocage. Seule l'UFR de
lettres, sciences humaines et sociales de Lorient (université de
Bretagne-Sud), maintient un blocage partiel.
GRAND SUD-OUEST
Bordeaux. Les manifestants bordelais étaient 200 selon la police, entre 500
et 700 selon le Snesup-FSU. « Nous avons manifesté jusqu'au rectorat où nous
avons procédé à l'enterrement symbolique de l'éducation », indique
Christophe Pébarthe, représentant du Snesup-FSU. Une commission entre des
étudiants mobilisés et l'administration doit se réunir vendredi 15,
ajoute-t-il.
À Bordeaux-III Michel-de-Montaigne, vice-président du Cevu, Jean-Yves
Coquelin, déclare « préparer la journée de mobilisation hors les murs » de
mardi 19 mai. Depuis le vote de la motion A lundi 11 mai, « des activités
pédagogiques » ont repris et une journée par semaine est consacré à ses
cours « hors-les-murs ».
TOULOUSE. Les étudiants de Paul-Sabatier (Toulouse-III) ou de l'Arsenal
(Toulouse-I), en période de révisions, voire de partiels, ne sont pas allés
manifester aujourd'hui. L'Unef ne dispose pas d'information en ce qui
concerne les étudiants du Mirail (Toulouse-II).
Selon la communication de l'université Toulouse-II, 1 800 à 2 000 personnes
(2 700 selon l'Unef) se sont réunis lors d'une AG, le 12 mai, au cours de
laquelle le blocage a été reconduit jusqu'à mardi prochain. Les étudiants
ont voté à « 90 % pour le blocage et pour la validation automatique du
semestre » affirme l'Unef. Dans un communiqué du président du Mirail, daté
du mercredi 13 mai 2009, ce dernier dit s'engager à organiser, quitte à
délocaliser, une session d'examens pour la deuxième quinzaine de juin. La
prochaine AG au Mirail se tiendra mardi 19 mai, à 10h.
À Toulouse-III, « les cours et les sessions d'examen ont lieu normalement »
selon la communication de l'université. L'AG du mardi 12 mai a « rassemblé
150 personnes, c'est beaucoup moins que précédemment », ajoute-t-elle.
Enfin, à Toulouse-I, « la situation est normale », indique l'Unef. Les
partiels sont quasiment finis.
GRAND SUD-EST
Aix-Marseille. À Marseille, les manifestants, étudiants et enseignants,
étaient 150 selon la police, un millier selon le Snesup-FSU. Rejoints par
des personnels hospitaliers, ils sont partis à 10 heures du Vieux-Port
jusqu'à la préfecture. Une réunion de la coordination universitaire
rassemblant une trentaine de personnes s'est tenue jeudi 14 mai 2009,
précise Catherine Tessier, membre du Snesup-FSU : « nous préparons des
textes de protestation contre l'évacuation par les CRS du campus
Saint-Charles », explique-t-elle.
Le président de l'université de Provence Aix-Marseille-I avait demandé
mercredi 13 mai 2009 l'évacuation du bâtiment administratif de
l'établissement. « Le siège administratif de l'université a été pris
d'assaut avec violence par environ 80 individus. La salle des Actes a été
occupée, taguée, de nombreuses portes ont été fracturées », indiquait-il
dans un communiqué. Une réunion du conseil scientifique et du Cevu est
prévue vendredi, et le conseil d'administration doit se réunir lundi, ajoute
Catherine Tessier.
TOULON. Une « ronde des obstinés » a commencé sur la place de la liberté à
Toulon, jeudi 14 mai 2009 à 7h, et doit se terminer à 23h. Selon un
communiqué de presse de la coordination de l'université de Toulon, cette
ronde aura désormais lieu tous les jeudis. « Une dizaine de personnes se
relaient depuis ce matin, et nous attendons davantage de monde ce soir »,
précise l'Unef. Mardi 12 mai 2009, une AG mixte de 800 personnes a par
ailleurs voté la reconduction de la grève à l'université pour une semaine.
L'Unef explique d'autre part qu'un vote étudiant « pour ou contre la
neutralisation du second semestre » a été organisé jeudi 14 mai, dont le
dépouillage a commencé à 17 heures. Il prévient que si « la neutralisation
ne passe pas, on repartira sur un blocage ». Le syndicat étudiant affirme
également qu'une « dizaine d'enseignants-chercheurs a reçu des lettres
recommandées du président d'université, qui les informent d'une retenue de
salaire pour 98 jours ».
MONTPELLIER. Aucune manifestation n'était prévue à Montpellier aujourd'hui.
L'attachée de presse de Montpellier-III (Paul-Valery) rappelle que « le
calendrier des examens est connu depuis le 27 mars, les cours sont en train
d'être rattrapés, et la date des examens est toujours fixée à la dernière
semaine de mai ». Elle ajoute que le déblocage a été voté la semaine
dernière. Le Snesup affirme que « l'AG de personnels et d'enseignants a
rassemblé une quarantaine de personnes mercredi 13 mai 2009 ». Cette AG a «
réaffirmé le vote du 28 avril, c'est-à-dire une rétention de notes des
premier et deuxième semestres jusqu'au 15 juin ». Le syndicat précise aussi
que « contrairement à ce qui a été dit dans les médias, Montpellier-III n'a
été bloquée par les étudiants que trois semaines et demi. Il n'y a donc pas
chez nous de semestre sacrifié ». Pour l'Unef de Montpellier-III, « l'AG
étudiante de la semaine dernière a rassemblé 800 personnes, qui ont revoté
la poursuite de la mobilisation ». Aucune date n'est en revanche fixée pour
la prochaine AG. Mais une intersyndicale (regroupant des représentants des
enseignants et étudiants de Montpellier-II et III) est prévue pour le lundi
18 mai 2009.
LYON. 250 étudiants et personnels des universités auraient défilé ce matin
selon les forces de l'ordre. « Ils ont rejoint un cortège de 180
manifestants issus du secteur médical », précise la police. « Nous étions
environ 500 au plus fort de la manifestation », affirme de son côté Yannis
Burgat, président de l'Unef Lyon. La manifestation s'est déroulée sans
problème, selon les deux sources.
GRENOBLE. Une « ronde des obstinés » se poursuit quotidiennement à Grenoble,
« là où il y a des événements », explique à l'AEF Françoise Papa, du Snesup
Grenoble et « elle continuera à tourner jusqu'à mardi prochain, date de la
prochaine AG qui décidera de son renouvellement ou non ». Aujourd'hui, jour
de mobilisation générale, « il y avait deux groupes ». « L'un avait rejoint
le mouvement initié par le personnel hospitalier, l'autre participait à une
'ronde des obstinés' devant le tribunal de Grenoble », indique Françoise
Papa qui explique qu'une étudiante est menacée d'expulsion. « La ronde a
tourné pendant deux heures », ajoute-t-elle. Elle précise qu'il devait y
avoir « en tout 200 à 250 personnes environ, sur les deux groupes ». De son
côté, la police indique qu'il y avait 60 personnes devant la préfecture et
120 devant le tribunal.
SAINT-ÉTIENNE. « La situation est curieuse et très triste » à l'université
Jean-Monnet de Saint-Étienne, témoigne Sylvain Excoffon,
enseignant-chercheur militant FO. « Les enseignants qui veulent faire cours
doivent venir chercher leurs étudiants aux grilles de l'établissement,
chaque entrée étant gardé par la police ou les CRS. C'est contraire à la
libre circulation et ce n'est pas normal, au même titre que les blocages par
les étudiants. Si les policiers s'en vont, les étudiants vont revenir
bloquer les entrées. Mais s'ils restent, il y aura aussi très peu de cours,
car nous n'avons pas l'intention d'assurer des enseignements dans cette
ambiance-là ». Il estime dommage que le modus vivendi qui avait été trouvé
ne puisse plus être appliqué. « Au niveau des enseignants, nous devrions
nous voir demain pour adopter une position face à cette situation. »
Lucienne Vallée, vice-présidente étudiante et présidente de l'Unef
Saint-Étienne, explique qu'après avoir été délogés par la police hier vers
17 heures, les bloqueurs ont débuté une manifestation sauvage avant de
revenir occuper le bâtiment D du campus de Tréfilerie. « Une AG s'est tenue
pour savoir ce qu'ils allaient faire ce matin. Puis ils ont quitté les lieux
vers 20 heures, d'eux-mêmes. ». Elle indique par ailleurs que la situation
est restée tendue aujourd'hui avec de nouvelles tentatives de blocages.
GRAND-EST
€DIJON. Les cours ont repris normalement jeudi 14 mai 2009 dans le bâtiment
droit-lettres de l'UB (université de Bourgogne), après le vote du déblocage
à l'AG de mardi 12 mai. Les examens commenceront lundi 18 mai, hormis pour
quelques filières de l'UFR de langues où ils connaîtront un décalage d'une à
deux semaines, indique l'administration de l'UB.
Jeudi 7 mai, 1 500 étudiants s'étaient exprimés à 84 % en faveur de la levée
immédiate du blocage, lors d'une consultation organisée par la fédération
d'étudiants « Génération Campus » sur le campus dijonnais de l'UB.
REIMS. La manifestation organisée cet après-midi dans les rues de Reims a
occasionné un petit rassemblement d'une centaine de personnes, selon Julien
Micelli (Unef). Une AG réunissant plus de 1 770 étudiants, mardi 12 mai, sur
le Campus Croix-Rouge de l'Urca a remis en débat la question du blocage : un
temps suspendu, celui-ci a été à nouveau décidé à 971 voix pour, et 805
contre (par listes d'émargement). « Il sera effectif jusqu'à lundi prochain
», indique à l'AEF Ambre Perriguey (Unef). Selon l'enseignant-chercheur
Fabien Tarrit (Snesup-FSU), « le président Vistelle a réagi en envoyant un
courrier aux trois doyens des UFR concernés (lettres, droit, économie), pour
leur indiquer que d'autres salles seraient mises à leur disposition ». Mais
« ce sont surtout des enseignants de droit qui les ont occupées depuis ».
Par ailleurs, Richard Vistelle a adressé un courrier en milieu de semaine à
l'ensemble des enseignants-chercheurs de Croix-Rouge pour « les menacer du
retrait d'1/30e de leur salaire par jour de ‘non-rendu' de copie d'étudiant,
à compter de mardi prochain », signale aussi Fabien Tarrit. Réunis en AG
mardi, la cinquantaine d'enseignants-chercheurs mobilisés ont écrit une
lettre ouverte demandant à leur président « la suspension des cours »
(refusée depuis) et protestant contre la délocalisation de cours. Un vote «
légèrement majoritaire » a requis une « neutralisation » de ce second
semestre perturbé.
NANCY-II. « On assiste à un véritable désastre, sur le plan moral, humain et
financier », regrette ce jeudi après-midi Romain Pierronnet (Interassos),
suite au refus de l'AG étudiante (en lettres et sciences humaines)
d'accepter la deuxième proposition d'aménagement de la fin de l'année
formulée hier par le CA de l'université Nancy-II. « Certes, ce vote était
majoritaire de 100 voix, mais on ne comptait que 300 à 400 personnes dans
l'amphi. D'ailleurs, l'Unef-Nancy avait appelé en début de semaine à une
reprise des cours. »
Suite au rejet du premier plan du président Le Poultier, lors de la
consultation de mercredi dernier, les membres du CA se sont réunis hier en
séance extraordinaire pour trouver une sortie de crise. « Après avoir pris
connaissance de l'avis du Cevu [de mardi], le CA a accepté un temps
d'échange avec une délégation de neuf étudiants émanant de l'AG des
étudiants », rapporte l'appel diffusé à la presse, qui souligne que « les
demandes ont été entendues et discutées ».
Décalé d'une semaine, le nouveau calendrier proposé hier soir consistait à
tenir les cours du 18 mai au 10 juin, puis à organiser les révisions du 11
au 14 juin, avant une tenue des examens sur la deuxième quinzaine de juin
(et la deuxième session des examens des semestres pairs et impairs en
septembre). « Les emplois du temps seront élaborés diplôme par diplôme et
[…] adressés rapidement à la direction de l'UFR de lettres et sciences
humaines. » Concernant le « cadrage » de ce plan, plusieurs garanties
étaient prévues : « l'égalité de traitement des étudiants du campus de
lettres et sciences humaines », « le contenu [portant] sur les enseignements
en présentiel, y compris les cours mis en ligne sous réserve qu'ils soient
revus en présentiel » et « l'ajustement des modalités de contrôle continu »
(attribué aux UFR, départements et responsables de diplômes, etc.).
Pour la mise en œuvre, le CA avait décidé d'instituer une « commission de
suivi », chargée de « résoudre les cas particuliers » (avec un recours au
Cevu, en cas d'absence de solution) et dotée d'un pouvoir suspensif sur les
partiels qui ne respecteraient pas le cadrage prévu. Cette commission devait
compter huit membres, soit quatre enseignants et quatre étudiants
titulaires, ainsi que quatre suppléants élus du Cevu ; enfin, deux
observateurs (un enseignant et un étudiant) étaient invités à cette
commission.
« Étant donné la gravité de la situation, le CA exprime son extrême
préoccupation quant à l'organisation de la fin de l'année et appelle chaque
étudiant et chaque enseignant à une reprise de l'ensemble des activités
pédagogiques sur le campus LSH lundi 18 mai », indiquait l'appel du CA
d'hier. La décision de poursuite du blocage sera soumise à l'AG étudiante de
lundi prochain, selon Michaël Protain (Unef).
NORD
Des universitaires se sont joints aux quelques 200 professionnels
hospitaliers qui ont manifesté à Lille devant le siège de l'agence régionale
de l'hospitalisation cet après-midi. En fin d'après-midi, Jean-René Lecerf,
sénateur UMP, Bertrand Monthubert, secrétaire national PS en charge de la
recherche et de l'enseignement supérieur, et des représentants du Modem et
du PC devaient participer à un débat intitulé « quelles réformes pour quelle
université » à la faculté de droit de Lille-II.
LILLE-I. L'AG des personnels réunie mardi 12 mai a adopté, par 53 voix «
pour » et 1 abstention, une motion appelant « à la poursuite de la grève
active sous toutes ses formes », notamment « la poursuite de la rétention
des notes des semestres pairs et impairs et la non tenue des jurys pour
toutes les filières (pro et recherche) et à tous les niveaux du cursus ».
LILLE-III. Constatant que « le lien pédagogique n'a pas été rétabli à
l'issue des vacances de printemps », le Cevu du 12 mai a pris acte de la
décision du président de suspendre les examens initialement prévus du 11 au
16 mai, les bâtiments de l'université étant bloqués. Le conseil propose un
nouveau calendrier, étalant la session 2 du semestre 1 et les deux sessions
du semestre 2 du 2 juin aux premiers jours de juillet. Une nouvelle AG
étudiante doit se tenir lundi 18 mai pour décider de la suite du mouvement
de contestation. Certains étudiants annoncent leur volonté d'organiser une «
AG anti-blocage ».
ARRAS. Une AG doit se tenir vendredi 15 mai pour décider de la suite à
donner au blocage du site arrageois de l'université d'Artois (blocage qui
n'empêche pas cependant la tenue des examens).
Des féministes quebecoises et le port du voile dans les services publics
Je ne peux que féliciter la fédération des femmes du Quebec.
JM
COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois:
LA FÉDÉRATION DES FEMMES DU QUÉBEC PREND POSITION – NI OBLIGATION
RELIGIEUSE, NI INTERDICTION ÉTATIQUE
Québec, le samedi 9 mai 2009 – Réunies aujourd’hui en assembléegénérale
spéciale, à Québec, les membres de la Fédération des femmes du Québec
(FFQ) ont appuyé la position proposée par leur conseil d’administration sur
les signes religieux. En même temps qu’elles s’opposent à l’obligation qui
est faite aux femmes de porter des signes religieux ici et ailleurs dans le
monde, elles s’opposent également à l’interdiction du port de cessignes au
sein de la fonction et des services publics québécois. « Pas d’obligation,
pas d’interdiction », de déclarer Michèle Asselin. La Fédération des femmes
du Québec s’affirme pour l’intégration et pour la liberté.
Pour élaborer sa position, l’organisme féministe a abordé le sujet sous
trois angles : l’analyse féministe, la discrimination que vivent les femmes
immigrantes ou racisées et le modèle québécois de laïcité.
L'ANALYSE FÉMINISTE
Dans le débat autour du port de signes religieux, le foulard islamique
(hidjab) revient toujours. L’analyse féministe, qui vise l’égalité entre les
femmes et les hommes, ne peut ignorer l’existence d’inégalités entre les
femmes elles-mêmes. On doit donc tenir compte du croisement des multiples
discriminations subies par les femmes issues de groupes ethnoculturels et
racisés, discriminations qui les contraignent à des situations de
vulnérabilité et d’exclusion encore plus importantes que pour l’ensemble des
femmes. Interdire le port de signes religieux dans les institutions
publiques aurait pour effet d’augmenter la discrimination à l’égard de
femmes déjà discriminées et d’entraver ainsi la poursuite de leurautonomie
financière.
« Les principes de l’analyse féministe s’appuient, entre autres, sur la
nécessité de respecter le rythme, les choix, les valeurs et les besoins des
femmes concernées », d’ajouter Mme Asselin.
LA DISCRIMINATION VÉCUE PAR LES FEMMES IMMIGRANTES ET RACISÉES
La Fédération des femmes du Québec est d’avis qu’interdire le port de signes
religieux dans les institutions publiques aurait pour effet d’augmenterla
discrimination à l’égard de femmes déjà discriminées et de les stigmatiser
au sein d’autres institutions ou milieux de travail, voire dans l’espace
public. Le danger est réel qu’une mesure allant dans le sens de
l’interdiction provoque un renfermement sur soi, un repli identitaire, de
certains groupes minoritaires dans la société. Cette ghettoïsation
favoriserait le maintien de traditions d’origine souvent défavorablesaux
femmes et, par conséquent, contraires à l’égalité entre les femmes et les
hommes. Par sa prise de position contre l’interdiction du port de signes
religieux, la FFQ prône plutôt le processus d’intégration à la société
d’accueil, à ses valeurs et à ses droits fondamentaux, par un véritable
accès à l’emploi tant dans les secteurs public que privé.
LE MODÈLE QUÉBÉCOIS DE LAÏCITÉ
Le modèle qui prévaut au Québec en est un de laïcité ouverte, construit
autour du devoir de tolérance. Il reconnaît la nécessité de la neutralité de
l’État, mais aussi l’importance que plusieurs personnes accordent àla
dimension spirituelle, et assure la protection de la liberté de conscience
et de religion. Alors que la liberté de conscience inclut le droit de
manifester sa croyance religieuse, la FFQ croit que les institutions
publiques québécoises doivent permettre, autant à ses usagères etusagers
qu’à son personnel, le port de signes religieux, visibles ou non. La
neutralité de l’État est basée sur les actes que celui-ci réalise et non sur
l’apparence des personnes qui le composent. En effet, des employées et
employés pourraient faire de la propagande ou du prosélytisme tout en
n’arborant aucun signe ou symbole religieux, et ainsi, nuire davantage à la
neutralité de l’État.
« Les membres de la Fédération des femmes du Québec ont réaffirmé qu’elles
sont pour la liberté religieuse, mais contre les intégrismes de toutes les
religions. Nous entendons poursuivre sans relâche notre lutte contre les
violations commises au nom des religions », de conclure Mme Asselin.
- 30 -
Pour information :
Linda Lévesque, cellulaire 514 242-8909, ou Stéfany Ranger, cellulaire 514
679-7583; LCOM Communication, 514 393-3178 / 1 877 393-3178.
Source :
Fédération des femmes du Québec
JM
COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate
Port de signes religieux dans la fonction et les services publics québécois:
LA FÉDÉRATION DES FEMMES DU QUÉBEC PREND POSITION – NI OBLIGATION
RELIGIEUSE, NI INTERDICTION ÉTATIQUE
Québec, le samedi 9 mai 2009 – Réunies aujourd’hui en assembléegénérale
spéciale, à Québec, les membres de la Fédération des femmes du Québec
(FFQ) ont appuyé la position proposée par leur conseil d’administration sur
les signes religieux. En même temps qu’elles s’opposent à l’obligation qui
est faite aux femmes de porter des signes religieux ici et ailleurs dans le
monde, elles s’opposent également à l’interdiction du port de cessignes au
sein de la fonction et des services publics québécois. « Pas d’obligation,
pas d’interdiction », de déclarer Michèle Asselin. La Fédération des femmes
du Québec s’affirme pour l’intégration et pour la liberté.
Pour élaborer sa position, l’organisme féministe a abordé le sujet sous
trois angles : l’analyse féministe, la discrimination que vivent les femmes
immigrantes ou racisées et le modèle québécois de laïcité.
L'ANALYSE FÉMINISTE
Dans le débat autour du port de signes religieux, le foulard islamique
(hidjab) revient toujours. L’analyse féministe, qui vise l’égalité entre les
femmes et les hommes, ne peut ignorer l’existence d’inégalités entre les
femmes elles-mêmes. On doit donc tenir compte du croisement des multiples
discriminations subies par les femmes issues de groupes ethnoculturels et
racisés, discriminations qui les contraignent à des situations de
vulnérabilité et d’exclusion encore plus importantes que pour l’ensemble des
femmes. Interdire le port de signes religieux dans les institutions
publiques aurait pour effet d’augmenter la discrimination à l’égard de
femmes déjà discriminées et d’entraver ainsi la poursuite de leurautonomie
financière.
« Les principes de l’analyse féministe s’appuient, entre autres, sur la
nécessité de respecter le rythme, les choix, les valeurs et les besoins des
femmes concernées », d’ajouter Mme Asselin.
LA DISCRIMINATION VÉCUE PAR LES FEMMES IMMIGRANTES ET RACISÉES
La Fédération des femmes du Québec est d’avis qu’interdire le port de signes
religieux dans les institutions publiques aurait pour effet d’augmenterla
discrimination à l’égard de femmes déjà discriminées et de les stigmatiser
au sein d’autres institutions ou milieux de travail, voire dans l’espace
public. Le danger est réel qu’une mesure allant dans le sens de
l’interdiction provoque un renfermement sur soi, un repli identitaire, de
certains groupes minoritaires dans la société. Cette ghettoïsation
favoriserait le maintien de traditions d’origine souvent défavorablesaux
femmes et, par conséquent, contraires à l’égalité entre les femmes et les
hommes. Par sa prise de position contre l’interdiction du port de signes
religieux, la FFQ prône plutôt le processus d’intégration à la société
d’accueil, à ses valeurs et à ses droits fondamentaux, par un véritable
accès à l’emploi tant dans les secteurs public que privé.
LE MODÈLE QUÉBÉCOIS DE LAÏCITÉ
Le modèle qui prévaut au Québec en est un de laïcité ouverte, construit
autour du devoir de tolérance. Il reconnaît la nécessité de la neutralité de
l’État, mais aussi l’importance que plusieurs personnes accordent àla
dimension spirituelle, et assure la protection de la liberté de conscience
et de religion. Alors que la liberté de conscience inclut le droit de
manifester sa croyance religieuse, la FFQ croit que les institutions
publiques québécoises doivent permettre, autant à ses usagères etusagers
qu’à son personnel, le port de signes religieux, visibles ou non. La
neutralité de l’État est basée sur les actes que celui-ci réalise et non sur
l’apparence des personnes qui le composent. En effet, des employées et
employés pourraient faire de la propagande ou du prosélytisme tout en
n’arborant aucun signe ou symbole religieux, et ainsi, nuire davantage à la
neutralité de l’État.
« Les membres de la Fédération des femmes du Québec ont réaffirmé qu’elles
sont pour la liberté religieuse, mais contre les intégrismes de toutes les
religions. Nous entendons poursuivre sans relâche notre lutte contre les
violations commises au nom des religions », de conclure Mme Asselin.
- 30 -
Pour information :
Linda Lévesque, cellulaire 514 242-8909, ou Stéfany Ranger, cellulaire 514
679-7583; LCOM Communication, 514 393-3178 / 1 877 393-3178.
Source :
Fédération des femmes du Québec
samedi 16 mai 2009
mercredi 13 mai 2009
Agents provocateurs à la manifestation du 1er mai
*FSU SNPES-PJJ*
MANIFESTATION DU 1^er MAI
UNE INACCEPTABLE MISE EN CAUSE DUN MANIFESTANT
A la fin de la manifestation du 1^er mai 2009, un collègue syndiqué
au SNPES-PJJ/FSU a été arrêté, menotté mis en garde en vue. Après
passage devant le Substitut du Procureur et le Juge des Libertés et
de la Détention, il devrait être jugé le 30 juin prochain. Qua-t-il
donc pu faire de si grave pour se retrouver en situation daccusé ?
Tout simplement à la fin de la manifestation il a vu ce quil
naurait sans doute pas dû voir. Il avait observé le comportement
étrange « dencapuchonnés » une trentaine environ, bardés
dautocollants « Casse-toi pauvcon » « Rêve générale », tout droit
sortis des cars de police, se dispersant autour de lOpéra Bastille.
Un groupe dadolescents punks était assis tranquillement, près de
lescalier de lOpéra Bastille. Des gendarmes mobiles interviennent
pour les déloger et soudain les « encapuchonnés » interviennent à
leur tour, invectivent les gendarmes mobiles, les provoquent pour
faire monter la tension espérant une réaction des manifestants qui
se trouvaient encore là.
Notre collègue, sa femme et dautres personnes témoins de la
manipulation organisée interviennent verbalement pour que personne
ne réponde à cette provocation policière. Les « encapuchonnés »
sont déstabilisés, très nerveux puisque pris en flagrant délit de
provocation. Notre collègue, dégoûté par de telles méthodes, après
sêtre interposé, par dépit et colère, jette devant lui, au sol un
gobelet en carton avec son couvercle et sa paille qui se trouvait
sur la rambarde du métro .et sest retrouvé quelques minutes plus
tard interpellé sans ménagement alors quil reprenait le métro avec
sa femme et des amis. Il a été emmené au commissariat du 12^ème
arrondissement après quon lui ait proposé de signer une déposition
pré remplie, ce quil a refusé. Il na été relâché que le lendemain
après 5 fouilles au corps et une présentation au procureur qui
réclamait un contrôle judiciaire journalier ! Il est accusé de
violence sur des personnes dépositaires de lautorité publique..
Cette situation est un véritable déni de justice relevant de la
manipulation policière.
MANIFESTATION DU 1^er MAI
UNE INACCEPTABLE MISE EN CAUSE DUN MANIFESTANT
A la fin de la manifestation du 1^er mai 2009, un collègue syndiqué
au SNPES-PJJ/FSU a été arrêté, menotté mis en garde en vue. Après
passage devant le Substitut du Procureur et le Juge des Libertés et
de la Détention, il devrait être jugé le 30 juin prochain. Qua-t-il
donc pu faire de si grave pour se retrouver en situation daccusé ?
Tout simplement à la fin de la manifestation il a vu ce quil
naurait sans doute pas dû voir. Il avait observé le comportement
étrange « dencapuchonnés » une trentaine environ, bardés
dautocollants « Casse-toi pauvcon » « Rêve générale », tout droit
sortis des cars de police, se dispersant autour de lOpéra Bastille.
Un groupe dadolescents punks était assis tranquillement, près de
lescalier de lOpéra Bastille. Des gendarmes mobiles interviennent
pour les déloger et soudain les « encapuchonnés » interviennent à
leur tour, invectivent les gendarmes mobiles, les provoquent pour
faire monter la tension espérant une réaction des manifestants qui
se trouvaient encore là.
Notre collègue, sa femme et dautres personnes témoins de la
manipulation organisée interviennent verbalement pour que personne
ne réponde à cette provocation policière. Les « encapuchonnés »
sont déstabilisés, très nerveux puisque pris en flagrant délit de
provocation. Notre collègue, dégoûté par de telles méthodes, après
sêtre interposé, par dépit et colère, jette devant lui, au sol un
gobelet en carton avec son couvercle et sa paille qui se trouvait
sur la rambarde du métro .et sest retrouvé quelques minutes plus
tard interpellé sans ménagement alors quil reprenait le métro avec
sa femme et des amis. Il a été emmené au commissariat du 12^ème
arrondissement après quon lui ait proposé de signer une déposition
pré remplie, ce quil a refusé. Il na été relâché que le lendemain
après 5 fouilles au corps et une présentation au procureur qui
réclamait un contrôle judiciaire journalier ! Il est accusé de
violence sur des personnes dépositaires de lautorité publique..
Cette situation est un véritable déni de justice relevant de la
manipulation policière.
mardi 12 mai 2009
ÉDUCATION Sous le coude, « quelques petits aménagements » - Lot-et-Garonne / Actualité / Agenais - Mardi 12 Mai 2009 - SUDOUEST.COM
ÉDUCATION Sous le coude, « quelques petits aménagements » - Lot-et-Garonne / Actualité / Agenais - Mardi 12 Mai 2009 - SUDOUEST.COM
Dionis a son schéma directeur pour les écoles d'Agen. D'abord fermetures et transferts, obéissant à une logique surtout comptable... Consensus des parents d'élèves : ça va trop vite, tout est ficelé, on ne nous écoute pas...
Dionis a son schéma directeur pour les écoles d'Agen. D'abord fermetures et transferts, obéissant à une logique surtout comptable... Consensus des parents d'élèves : ça va trop vite, tout est ficelé, on ne nous écoute pas...
Dailymotion - Musulmane et engagée - une vidéo Actu et Politique
Dailymotion - Musulmane et engagée - une vidéo Actu et Politique
Ne ratez pas cet entretien avec une jeune militante musulmane de gauche, engagée dans la lutte contre l'injustice. On y apprend beaucoup de choses.
Ne ratez pas cet entretien avec une jeune militante musulmane de gauche, engagée dans la lutte contre l'injustice. On y apprend beaucoup de choses.
Documentaire France 5 sur l'Extrême Gauche en France
J'ai fait enregistrer le documentaire de France 5 - L'extrême Gauche, le poids de l'héritage".
Il essaie de retracer l'histoire de l'Extrême Gauche en France, à travers les témoignages d'experts. Alain Krivine, qui parle bien et explique bien ce que c'est le militantisme, Christophe Bourseiller, le charlatan, et bien d'autres.
On voit de jolies images d'archives, mais c'est vraiment assez mauvais. A sa décharge, il explique bien que le trotskysme c'est le contraire du terrorisme aveugle, mais...
On parle de la fondation de la troisième internationale en 1919 sans évoquer le fait que la raison fondamentales était le soutien enthousiaste pour la première guerre mondiale des partisans de la deuxième Internationale!
On parle du maoisme presque sans parler de la Chine!
On parle des tensions entre le PCF et l'extrême gauche dans les années 1960 sans parler de la position criminelle du PCF concernant la guerre d'Algérie!
Et voilà, pour ne pas trop comprendre, regardez ce documentaire. Pour comprendre davantage lisez l'autobiographie de Krivine. Je ne suis pas d'accord sur tout, et je trouve qu'il passe très vite sur certaines erreurs très graves de l'extrême gauche, mais 90% c'est du bien expliqué et passionnant. Vous trouverez le livre ici.
Il essaie de retracer l'histoire de l'Extrême Gauche en France, à travers les témoignages d'experts. Alain Krivine, qui parle bien et explique bien ce que c'est le militantisme, Christophe Bourseiller, le charlatan, et bien d'autres.
On voit de jolies images d'archives, mais c'est vraiment assez mauvais. A sa décharge, il explique bien que le trotskysme c'est le contraire du terrorisme aveugle, mais...
On parle de la fondation de la troisième internationale en 1919 sans évoquer le fait que la raison fondamentales était le soutien enthousiaste pour la première guerre mondiale des partisans de la deuxième Internationale!
On parle du maoisme presque sans parler de la Chine!
On parle des tensions entre le PCF et l'extrême gauche dans les années 1960 sans parler de la position criminelle du PCF concernant la guerre d'Algérie!
Et voilà, pour ne pas trop comprendre, regardez ce documentaire. Pour comprendre davantage lisez l'autobiographie de Krivine. Je ne suis pas d'accord sur tout, et je trouve qu'il passe très vite sur certaines erreurs très graves de l'extrême gauche, mais 90% c'est du bien expliqué et passionnant. Vous trouverez le livre ici.
L'autonomie des universités
{sciences²}
Tout en prônant "l'autonomie" des universités, cette liberté chérie, le parti de Sarkozy réfléchit à comment s'assurer que les présidents d'université soit de leur côté, politiquement!
Genre vous pouvez être autonome, mais on vous "aidera" à choisir vos chefs!
Tout en prônant "l'autonomie" des universités, cette liberté chérie, le parti de Sarkozy réfléchit à comment s'assurer que les présidents d'université soit de leur côté, politiquement!
Genre vous pouvez être autonome, mais on vous "aidera" à choisir vos chefs!
lundi 11 mai 2009
Kosovo 1999-2009 : Quelques mensonges de la pseudo guerre humanitaire - Attac France
Kosovo 1999-2009 : Quelques mensonges de la pseudo guerre humanitaire - Attac France
Nous voilà déjà au 10ème anniversaire de la guerre au Kosovo, une guerre au sujet de laquelle on a raconté encore plus de mensonges que d'habitude. Cliquez ici pour lire un nouveau texte de Catherine Samary (du Nouveau Parti Anticapitaliste) sur cette guerre. Cliquez ici pour lire la brochure que moi et un groupe de camarades avions publié pendant la guerre au Kosovo.
Nous voilà déjà au 10ème anniversaire de la guerre au Kosovo, une guerre au sujet de laquelle on a raconté encore plus de mensonges que d'habitude. Cliquez ici pour lire un nouveau texte de Catherine Samary (du Nouveau Parti Anticapitaliste) sur cette guerre. Cliquez ici pour lire la brochure que moi et un groupe de camarades avions publié pendant la guerre au Kosovo.
Décroissance et le nouveau parti anticapitaliste
Sur le site de Raoul Marc Jennar il y a un débat sur la décroissance et le productivisme. J'ai envoyé la petite contribution suivante :
S'il est indispensable d'intégrer une réflexion sur le climat, sur l'environnement et sur les combats écologiques dans le NPA, on ne pourra pas éviter une chose : la théorie de la décroissance est une théorie fausse. Cela parce qu'elle accepte un des mensonges du capitalisme - que ce qui compte vraiment est la valeur marchande. Le capitaliste dit "il faut toujours plus de PNB", le décroissant dit "il faut moins". Le décroissant est un anticapitaliste alors il nous intéresse. Il n'empêche que l'analyse est fausse. Tous les évènements suivants représentent une augmentation du PNB :
a) Le gouvernement investit dans un nouveau sousmarin nucléaire avec des missiles pour pouvoir menacer d'anéantir d'autres peuples.
b) Le gouvernement embauche cent mille infirmières pour remédier au sous-effectif dans les hôpitaux.
c) Au lieu de m'occuper moi-même de ma fille, j'embauche un(e) nounou et je peux ainsi faire des heures supplémentaires au boulot.
d) Une nouvelle autoroute fait en sortre que les gens utilisent leurs voitures davantage, et utilisent moins le train.
Il est évident que certains de ces évènements sont souhaitables et d'autres non. Le seul problème est de mettre les besoins humains, et pas les besoins du profit, au centre de notre société. L'approche purement comptable (croissance ou décroissance) ne permet pas de comprendre la situation.
Ceux qui veulent lire un texte plus approfondi sur la question peuvent en trouver ici, écrit par Jean-Marie Harribey
S'il est indispensable d'intégrer une réflexion sur le climat, sur l'environnement et sur les combats écologiques dans le NPA, on ne pourra pas éviter une chose : la théorie de la décroissance est une théorie fausse. Cela parce qu'elle accepte un des mensonges du capitalisme - que ce qui compte vraiment est la valeur marchande. Le capitaliste dit "il faut toujours plus de PNB", le décroissant dit "il faut moins". Le décroissant est un anticapitaliste alors il nous intéresse. Il n'empêche que l'analyse est fausse. Tous les évènements suivants représentent une augmentation du PNB :
a) Le gouvernement investit dans un nouveau sousmarin nucléaire avec des missiles pour pouvoir menacer d'anéantir d'autres peuples.
b) Le gouvernement embauche cent mille infirmières pour remédier au sous-effectif dans les hôpitaux.
c) Au lieu de m'occuper moi-même de ma fille, j'embauche un(e) nounou et je peux ainsi faire des heures supplémentaires au boulot.
d) Une nouvelle autoroute fait en sortre que les gens utilisent leurs voitures davantage, et utilisent moins le train.
Il est évident que certains de ces évènements sont souhaitables et d'autres non. Le seul problème est de mettre les besoins humains, et pas les besoins du profit, au centre de notre société. L'approche purement comptable (croissance ou décroissance) ne permet pas de comprendre la situation.
Ceux qui veulent lire un texte plus approfondi sur la question peuvent en trouver ici, écrit par Jean-Marie Harribey
Dailymotion - Du processus de Bologne à la L.R.U, une catastrophe annoncée - une vidéo Actu et Politique
Dailymotion - Du processus de Bologne à la L.R.U, une catastrophe annoncée - une vidéo Actu et Politique
Un ami m'a recommandé cette conférence. Si vous avez le temps (elle dure une heure), vous apprendrez plein de choses sur ce qu'ils veulent faire de nos universités.
C'est un membre du conseil scientifique d'ATTAC qui parle.
Un ami m'a recommandé cette conférence. Si vous avez le temps (elle dure une heure), vous apprendrez plein de choses sur ce qu'ils veulent faire de nos universités.
C'est un membre du conseil scientifique d'ATTAC qui parle.
dimanche 10 mai 2009
Durban II - un bilan
De Durban I à Durban II
du"Cause toujours" au "Ferme ta gueule"…
AIC, ATMF, CCIPPP, CMF, FTCR et UJFP
Nos organisations étaient présentes, pendant une semaine, à la Conférence de Genève d’examen de la déclaration de Durban sur la lutte contre le racisme, dite Durban II.
Il s’agissait d’en suivre et d’en comprendre le déroulement afin d’en témoigner ; de réaffirmer la nécessité de combattre le racisme et de défendre les droits humains sous toutes les latitudes ; de soutenir collectivement la nécessité de condamner l’Etat israélien pour sa politique raciste, et de souligner le caractère consubstantiel du racisme et du colonialisme dont l’Etat en question est la principale manifestation actuelle.
Nous avons été, durant cette semaine, témoins d’une évolution historique frappante des institutions et mécanismes internationaux :
Frappées depuis toujours d’un déficit de légitimité dû au caractère censitaire du processus de décision (verrou du Conseil de sécurité et du droit de véto des membres permanents), les institutions onusiennes étaient le lieu d’expression d’une "communauté des Etats" sans capacité de mise en œuvre ni pouvoir de décision exécutoire. L’illustration la plus évidente de cet état de fait est la multitude de résolutions et de positions onusiennes concernant les droits du peuple palestinien restées lettre morte.
La conférence dite de Durban II marque la confiscation y compris de cette relative liberté d’expression "inoffensive" qui a prévalu jusqu’à présent. Cela a été le fruit d’une offensive tous azimuts menée par les grandes puissances nord-américaines et européennes et par l’Etat d’Israël contre l’ONU et contre les expressions de la "société civile". Cette offensive s’est déployée lors de Durban II sur plusieurs niveaux articulés : Un chantage au boycott assorti d’une énorme campagne de désinformation ; des pressions sur les participants afin d’adopter une déclaration finale prête depuis le 16 avril, préalablement à tout débat et à toute recommandation des ONG ; une interdiction sous peine de rétorsions d’évoquer certaines questions au premier rang desquelles celle de la lutte contre le racisme dont est victime le peuple palestinien ; une diabolisation de la Déclaration de Durban pour la lutte contre le racisme, et une criminalisation de toute expression qui ne se soumet pas au diktat des grandes puissances.
Pour paraphraser la maxime populaire sur la différence entre dictature et démocratie, Durban II a marqué au niveau des enceintes institutionnelles internationales la fin du "cause toujours" et le retour du "ferme ta gueule". Concrètement, outre la légitimation du maintien d’un ordre colonial et raciste au moyen orient, l’offensive à laquelle nous avons assisté a pris pour cible l’Assemblée Générale de l’ONU et ses organes subsidiaires (comme le Conseil des Droits Humains) dans une volonté de réaffirmer le droit exclusif de quelques puissances de déterminer les références ayant force de loi au niveau mondial, et de marginaliser encore plus qu’ils ne le sont les peuples en général et ceux d’Afrique, d’Asie et d’Amérique centrale et du sud en particulier. Nous pensons que cela est à rapprocher de l’orientation actuelle tendant au renforcement de l’OTAN pour en faire le principal acteur des relations internationales aux dépens de l’ONU.
Ce qui s’est produit à Genève devait être un examen de l’avancement du programme d’action adopté à la conférence de Durban pour la lutte contre le racisme (2001). Les pressions des États-Unis, du Canada, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de l’Italie et d’Israël, conjointement à une entreprise de diabolisation par une campagne médiatique de grande ampleur et à l’intervention de type barbouzard d’organisations telles que l’UEJF/Coexist et UN Watch en on fait un anti-Durban où l’on réécrit l’Histoire en insultant toute voix attachée au combat contre le racisme, le colonialisme et pour le droit des peuples.
Nous notons par ailleurs que cette entreprise n’a pu être menée à son terme que par le consentement des représentants des Etat arabes, y compris la représentation de l’Autorité Palestinienne, qui n’ont à aucun moment fait mine de s’opposer à cette entreprise de liquidation des droits des peuples à la libération de la domination raciste et coloniale et de négation de l’oppression subies par le peuple palestinien. Ces Etats ont cédé la Palestine en contrepartie du satisfecit des puissants, de déclarations vagues sur l’islamophobie et de l’exclusion de toute condamnation de l’homophobie.
Nous nous interrogeons enfin sur l’absence de mobilisation significative, lors de "la bataille de Durban II", de la plupart des grandes organisations des droits humains et des organisations antiraciste. Leur capacité de "lobbying" et de communication ont cruellement fait défaut aux quelques organisations qui se sont courageusement démenées pour faire valoir le dissensus dans ce qui a été une offensive, au nom du l’antiracisme et de l’opposition à l’antisémitisme, de l’arrogance coloniale et raciste. Les principaux Etats animateurs de cette offensive ont tous refusé jusqu’ici de ratifier la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
AIC – Alternative Information Center, Jerusalem
ATMF – Association des Travailleurs maghrébins en France
CCIPPP - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien
CMF – Collectif des Musulmans de France
FTCR – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives
UJFP – Union Juive Française pour la Paix
du"Cause toujours" au "Ferme ta gueule"…
AIC, ATMF, CCIPPP, CMF, FTCR et UJFP
Nos organisations étaient présentes, pendant une semaine, à la Conférence de Genève d’examen de la déclaration de Durban sur la lutte contre le racisme, dite Durban II.
Il s’agissait d’en suivre et d’en comprendre le déroulement afin d’en témoigner ; de réaffirmer la nécessité de combattre le racisme et de défendre les droits humains sous toutes les latitudes ; de soutenir collectivement la nécessité de condamner l’Etat israélien pour sa politique raciste, et de souligner le caractère consubstantiel du racisme et du colonialisme dont l’Etat en question est la principale manifestation actuelle.
Nous avons été, durant cette semaine, témoins d’une évolution historique frappante des institutions et mécanismes internationaux :
Frappées depuis toujours d’un déficit de légitimité dû au caractère censitaire du processus de décision (verrou du Conseil de sécurité et du droit de véto des membres permanents), les institutions onusiennes étaient le lieu d’expression d’une "communauté des Etats" sans capacité de mise en œuvre ni pouvoir de décision exécutoire. L’illustration la plus évidente de cet état de fait est la multitude de résolutions et de positions onusiennes concernant les droits du peuple palestinien restées lettre morte.
La conférence dite de Durban II marque la confiscation y compris de cette relative liberté d’expression "inoffensive" qui a prévalu jusqu’à présent. Cela a été le fruit d’une offensive tous azimuts menée par les grandes puissances nord-américaines et européennes et par l’Etat d’Israël contre l’ONU et contre les expressions de la "société civile". Cette offensive s’est déployée lors de Durban II sur plusieurs niveaux articulés : Un chantage au boycott assorti d’une énorme campagne de désinformation ; des pressions sur les participants afin d’adopter une déclaration finale prête depuis le 16 avril, préalablement à tout débat et à toute recommandation des ONG ; une interdiction sous peine de rétorsions d’évoquer certaines questions au premier rang desquelles celle de la lutte contre le racisme dont est victime le peuple palestinien ; une diabolisation de la Déclaration de Durban pour la lutte contre le racisme, et une criminalisation de toute expression qui ne se soumet pas au diktat des grandes puissances.
Pour paraphraser la maxime populaire sur la différence entre dictature et démocratie, Durban II a marqué au niveau des enceintes institutionnelles internationales la fin du "cause toujours" et le retour du "ferme ta gueule". Concrètement, outre la légitimation du maintien d’un ordre colonial et raciste au moyen orient, l’offensive à laquelle nous avons assisté a pris pour cible l’Assemblée Générale de l’ONU et ses organes subsidiaires (comme le Conseil des Droits Humains) dans une volonté de réaffirmer le droit exclusif de quelques puissances de déterminer les références ayant force de loi au niveau mondial, et de marginaliser encore plus qu’ils ne le sont les peuples en général et ceux d’Afrique, d’Asie et d’Amérique centrale et du sud en particulier. Nous pensons que cela est à rapprocher de l’orientation actuelle tendant au renforcement de l’OTAN pour en faire le principal acteur des relations internationales aux dépens de l’ONU.
Ce qui s’est produit à Genève devait être un examen de l’avancement du programme d’action adopté à la conférence de Durban pour la lutte contre le racisme (2001). Les pressions des États-Unis, du Canada, de la France, de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de l’Italie et d’Israël, conjointement à une entreprise de diabolisation par une campagne médiatique de grande ampleur et à l’intervention de type barbouzard d’organisations telles que l’UEJF/Coexist et UN Watch en on fait un anti-Durban où l’on réécrit l’Histoire en insultant toute voix attachée au combat contre le racisme, le colonialisme et pour le droit des peuples.
Nous notons par ailleurs que cette entreprise n’a pu être menée à son terme que par le consentement des représentants des Etat arabes, y compris la représentation de l’Autorité Palestinienne, qui n’ont à aucun moment fait mine de s’opposer à cette entreprise de liquidation des droits des peuples à la libération de la domination raciste et coloniale et de négation de l’oppression subies par le peuple palestinien. Ces Etats ont cédé la Palestine en contrepartie du satisfecit des puissants, de déclarations vagues sur l’islamophobie et de l’exclusion de toute condamnation de l’homophobie.
Nous nous interrogeons enfin sur l’absence de mobilisation significative, lors de "la bataille de Durban II", de la plupart des grandes organisations des droits humains et des organisations antiraciste. Leur capacité de "lobbying" et de communication ont cruellement fait défaut aux quelques organisations qui se sont courageusement démenées pour faire valoir le dissensus dans ce qui a été une offensive, au nom du l’antiracisme et de l’opposition à l’antisémitisme, de l’arrogance coloniale et raciste. Les principaux Etats animateurs de cette offensive ont tous refusé jusqu’ici de ratifier la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
AIC – Alternative Information Center, Jerusalem
ATMF – Association des Travailleurs maghrébins en France
CCIPPP - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien
CMF – Collectif des Musulmans de France
FTCR – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives
UJFP – Union Juive Française pour la Paix
Défense des écoles agenaises
Rassemblement lundi 15 mai à 17h30 devant la mairie.
Soutenu par les syndicats des enseignants et des personnels atsem, et par les parents d'élève.
Ce rassemblement vuse à protester contre l'imposition sans consultation d'un schéma directeur des écoles agenaises.
Soutenu par les syndicats des enseignants et des personnels atsem, et par les parents d'élève.
Ce rassemblement vuse à protester contre l'imposition sans consultation d'un schéma directeur des écoles agenaises.
samedi 9 mai 2009
Sauvons nos emplois - nationalisations immédiates!
Voici un article qui vient de paraître dans le numéro 8 de la revue Anticapitaliste
Sauvons les emplois, nationalisations immédiates !
Les capitalistes sont en ordre de marche afin de nous faire payer leur crise comme on a pu le constater lors du dernier sommet du G 20 à Londres. Pour Ian Tomlison cela s’est soldé par le prix de sa vie suite aux violences commises par les policiers assurant la « sécurité ». Sécurité des capitalistes contre celle des travailleurs qui signifie toujours plus de chômage et de précarité.
Continental, un symbole
Le combat des 1120 ouvriers de l’usine Continental de Clairoix est devenu le symbole de la lutte pour la survie de nombre de salariés. En 2007, la CFTC majoritaire à l’usine de Clairoix, avait négocié un accord avec la direction de Continental qui menaçait déjà de fermer le site, pour faire passer les salariés de 35h à 40h de travail hebdomadaires sans hausse de salaires. Cela alors que cette année là le groupe réalisait 1,02 milliards € de bénéfices. Ces ouvriers ont expérimenté le mensonge sarkozyste du travailler plus pour gagner plus. Le résultat fut bien de travailler plus mais pour gagner moins.
Respecter « l’Etat de droit »…
Les seules réponses du gouvernement sont de condamner très mollement en paroles l’attitude de la direction de Continental mais de promettre par contre des « des interpellations et des déferrements devant la justice » contre les ouvriers qui ont exprimé leur légitime colère contre la sous-préfecture de Compiègne. De la même manière la haine de classe du gouvernement s’affiche contre les travailleurs de Molex et Caterpillar qui ont osé séquestrer leurs directeurs. L’UMP a donc encouragé les dirigeants séquestrés à porter plainte. Laurence Parisot a déclaré à ce propos que « jamais l'injustice ou le désespoir ne justifient qu'on transgresse la loi car, très vite on ne serait pas dans un Etat de droit ». Ainsi exploiter et mettre au chômage des milliers de salariés relève de l’Etat de droit, mais que ceux-ci tentent de se défendre est une infraction à ce principe. L’Etat n’est pas un acteur neutre au dessus de la lutte des classes mais bel et bien l’instrument politique des capitalistes. La hausse des mesures répressives, liberticides et la criminalisation sans cesse grandissante du mouvement social en sont l’expression.
Une radicalisation des luttes
La droite et le patronat veulent nous faire croire que les séquestrations de patrons ne sont que des épiphénomènes mais le pays connaît une hausse et une radicalisation de plusieurs secteurs (enseignement supérieur, hôpitaux,…). Christine Ockrent qui est à la tête de Radio France international a elle-même a déclaré dans la presse people craindre d’être séquestré au vu du plan de suppression de 200 emplois qu’elle a annoncé. Villepin ne s’y est pas trompé, même si c’est par opportunisme, en déclarant qu’il existe « un risque révolutionnaire en France ». De plus les séquestrations ont permis des avancées beaucoup plus grandes que les négociations entre syndicats et dirigeants d’entreprises Les salariés de Continental ont montré une claire radicalisation depuis 2007. Lors des présidentielles Clairoix a voté à 59,41% pour Sarkozy et Compiègne à 58,74% donc largement au dessus de la moyenne nationale. Cela signifie que beaucoup ont tiré un train sur les mensonges de la droite au sujet du pouvoir d’achat.
Pour des nationalisations !
Le gouvernement prétend agir pour préserver les emplois mais se moque de la condition des salariés livrés au chômage. Sa priorité a été de réduire les impôts des plus riche avec le bouclier fiscal et de donner une caution de 360 milliards € aux patrons de banques. Pour autant il serait très simple de sauver les emplois en nationalisant des entreprises comme Continental, Caterpillar, Molex qui licenciement pour délocaliser et qui continuent à faire des bénéfices même si ceux-ci peuvent baisser dans le contexte de la crise actuelle.
Il est plus que nécessaire que la gauche s’engage dans une campagne pour des nationalisations massives. L’interdiction des licenciements boursiers semble être partagé par la majeure partie de la gauche. Le PCF a déposé un projet de loi pour le 28 mai visant à leur interdiction. Benoit Hamon, porte parole du Parti Socialiste avait lui-même déclaré être favorable à une telle mesure. On peut se douter que la direction du PS n’est pas réellement favorable à cette proposition mais dans la période actuelle elle tente de gauchir sa ligne dans la perspective des prochaines échéances électorales. Cependant la question des nationalisation n’est que peu abordé or celle-ci permettrait concrètement de sauver des emplois. Le NPA se prononce pour l’interdiction de tous les licenciements mais cela ne peut paraître comme une mesure crédible pour des entreprises réellement en faillite. La nationalisation est le complément nécessaire à l’interdiction des licenciements boursiers. La revendication de nationaliser sans rachat ni indemnité les entreprises qui font du profit et/ou qui reçoivent de l’argent de l’Etat, donc des impôts des travailleurs, n’est que justice.
Si il pourrait être possible de créer un front sur la question des nationalisations et des licenciements boursiers il est nécessaire à l’intérieur de celui-ci de débattre de la question du contrôle des entreprises par les salariés et de la planification démocratique de l’économie. Le travail et l’économie sont des éléments qui déterminent et modèle le plus nos vies et nous n’y avons aucun droit de contrôle. La démocratie ne doit plus s’arrêter aux portes des entreprises.
Les divisions catastrophiques aux élections européennes rendent nécessairement difficile la possibilité d’une campagne au minimum tourné sur l’interdiction des licenciements boursiers mais il est plus que nécessaire d’impulser cela par en bas et en mettant la question des nationalisations comme centrale. Et une fois les élections passées il faudra encore plus mettre les directions politiques devant leurs responsabilités.
Continental : Devedjian attaque, Hortefeux temporise, Challenges, 24 avril 2009
Sous-préfecture de Compiègne saccagée: Alliot-Marie attend des interpellations, AFP, 23 avril 2009
Séquestrations : Parisot pour des plaintes au cas par cas, Le Figaro, 21 avril 2009
La séquestration des patrons n’est qu’un épiphènomène, L’expansion, 23 avril 2009
Christine Ockrent : elle craint d’être séquestrée, Voici, 22 avril 2009
Villepin : il y a « un risque révolutionnaire en France », AFP, 19 avril 2009
Séquestrations de patrons : Un rapport de force parfois payant pour les salariés, Le Point, 24 avril 2009
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/
Jacqueline Sellem, Entreprise quel pouvoir d’intervention des salariés ?, L’Humanité, 25 avril 2009
Hamon contre les licenciements boursiers, Libération, 9 décembre 2008
Sauvons les emplois, nationalisations immédiates !
Les capitalistes sont en ordre de marche afin de nous faire payer leur crise comme on a pu le constater lors du dernier sommet du G 20 à Londres. Pour Ian Tomlison cela s’est soldé par le prix de sa vie suite aux violences commises par les policiers assurant la « sécurité ». Sécurité des capitalistes contre celle des travailleurs qui signifie toujours plus de chômage et de précarité.
Continental, un symbole
Le combat des 1120 ouvriers de l’usine Continental de Clairoix est devenu le symbole de la lutte pour la survie de nombre de salariés. En 2007, la CFTC majoritaire à l’usine de Clairoix, avait négocié un accord avec la direction de Continental qui menaçait déjà de fermer le site, pour faire passer les salariés de 35h à 40h de travail hebdomadaires sans hausse de salaires. Cela alors que cette année là le groupe réalisait 1,02 milliards € de bénéfices. Ces ouvriers ont expérimenté le mensonge sarkozyste du travailler plus pour gagner plus. Le résultat fut bien de travailler plus mais pour gagner moins.
Respecter « l’Etat de droit »…
Les seules réponses du gouvernement sont de condamner très mollement en paroles l’attitude de la direction de Continental mais de promettre par contre des « des interpellations et des déferrements devant la justice » contre les ouvriers qui ont exprimé leur légitime colère contre la sous-préfecture de Compiègne. De la même manière la haine de classe du gouvernement s’affiche contre les travailleurs de Molex et Caterpillar qui ont osé séquestrer leurs directeurs. L’UMP a donc encouragé les dirigeants séquestrés à porter plainte. Laurence Parisot a déclaré à ce propos que « jamais l'injustice ou le désespoir ne justifient qu'on transgresse la loi car, très vite on ne serait pas dans un Etat de droit ». Ainsi exploiter et mettre au chômage des milliers de salariés relève de l’Etat de droit, mais que ceux-ci tentent de se défendre est une infraction à ce principe. L’Etat n’est pas un acteur neutre au dessus de la lutte des classes mais bel et bien l’instrument politique des capitalistes. La hausse des mesures répressives, liberticides et la criminalisation sans cesse grandissante du mouvement social en sont l’expression.
Une radicalisation des luttes
La droite et le patronat veulent nous faire croire que les séquestrations de patrons ne sont que des épiphénomènes mais le pays connaît une hausse et une radicalisation de plusieurs secteurs (enseignement supérieur, hôpitaux,…). Christine Ockrent qui est à la tête de Radio France international a elle-même a déclaré dans la presse people craindre d’être séquestré au vu du plan de suppression de 200 emplois qu’elle a annoncé. Villepin ne s’y est pas trompé, même si c’est par opportunisme, en déclarant qu’il existe « un risque révolutionnaire en France ». De plus les séquestrations ont permis des avancées beaucoup plus grandes que les négociations entre syndicats et dirigeants d’entreprises Les salariés de Continental ont montré une claire radicalisation depuis 2007. Lors des présidentielles Clairoix a voté à 59,41% pour Sarkozy et Compiègne à 58,74% donc largement au dessus de la moyenne nationale. Cela signifie que beaucoup ont tiré un train sur les mensonges de la droite au sujet du pouvoir d’achat.
Pour des nationalisations !
Le gouvernement prétend agir pour préserver les emplois mais se moque de la condition des salariés livrés au chômage. Sa priorité a été de réduire les impôts des plus riche avec le bouclier fiscal et de donner une caution de 360 milliards € aux patrons de banques. Pour autant il serait très simple de sauver les emplois en nationalisant des entreprises comme Continental, Caterpillar, Molex qui licenciement pour délocaliser et qui continuent à faire des bénéfices même si ceux-ci peuvent baisser dans le contexte de la crise actuelle.
Il est plus que nécessaire que la gauche s’engage dans une campagne pour des nationalisations massives. L’interdiction des licenciements boursiers semble être partagé par la majeure partie de la gauche. Le PCF a déposé un projet de loi pour le 28 mai visant à leur interdiction. Benoit Hamon, porte parole du Parti Socialiste avait lui-même déclaré être favorable à une telle mesure. On peut se douter que la direction du PS n’est pas réellement favorable à cette proposition mais dans la période actuelle elle tente de gauchir sa ligne dans la perspective des prochaines échéances électorales. Cependant la question des nationalisation n’est que peu abordé or celle-ci permettrait concrètement de sauver des emplois. Le NPA se prononce pour l’interdiction de tous les licenciements mais cela ne peut paraître comme une mesure crédible pour des entreprises réellement en faillite. La nationalisation est le complément nécessaire à l’interdiction des licenciements boursiers. La revendication de nationaliser sans rachat ni indemnité les entreprises qui font du profit et/ou qui reçoivent de l’argent de l’Etat, donc des impôts des travailleurs, n’est que justice.
Si il pourrait être possible de créer un front sur la question des nationalisations et des licenciements boursiers il est nécessaire à l’intérieur de celui-ci de débattre de la question du contrôle des entreprises par les salariés et de la planification démocratique de l’économie. Le travail et l’économie sont des éléments qui déterminent et modèle le plus nos vies et nous n’y avons aucun droit de contrôle. La démocratie ne doit plus s’arrêter aux portes des entreprises.
Les divisions catastrophiques aux élections européennes rendent nécessairement difficile la possibilité d’une campagne au minimum tourné sur l’interdiction des licenciements boursiers mais il est plus que nécessaire d’impulser cela par en bas et en mettant la question des nationalisations comme centrale. Et une fois les élections passées il faudra encore plus mettre les directions politiques devant leurs responsabilités.
Continental : Devedjian attaque, Hortefeux temporise, Challenges, 24 avril 2009
Sous-préfecture de Compiègne saccagée: Alliot-Marie attend des interpellations, AFP, 23 avril 2009
Séquestrations : Parisot pour des plaintes au cas par cas, Le Figaro, 21 avril 2009
La séquestration des patrons n’est qu’un épiphènomène, L’expansion, 23 avril 2009
Christine Ockrent : elle craint d’être séquestrée, Voici, 22 avril 2009
Villepin : il y a « un risque révolutionnaire en France », AFP, 19 avril 2009
Séquestrations de patrons : Un rapport de force parfois payant pour les salariés, Le Point, 24 avril 2009
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/
Jacqueline Sellem, Entreprise quel pouvoir d’intervention des salariés ?, L’Humanité, 25 avril 2009
Hamon contre les licenciements boursiers, Libération, 9 décembre 2008
vendredi 8 mai 2009
Agents provocateurs policiers
1er-Mai : des policiers en civil
qui «chauffent» les casseurs ?
Bastien Hugues (lefigaro.fr)
06/05/2009 | Mise à jour : 15:17 |
Crédit photo : AFP.
Crédit photo : AFP.
Selon Le Canard enchaîné, des membres de la compagnie de sécurisation de Paris ont délibérément fait monter la température à la fin du cortège du 1er-Mai, pour attiser la violence et provoquer l'arrestation des casseurs. Interrogée par lefigaro.fr, la préfecture de police nie en bloc.
Des policiers en civil, encapuchonnés, baskets au pied, crânes rasés et bardés d'autocollants de manifestants, qui provoquent les gendarmes mobiles et «chauffent» les casseurs ? C'est la description que fait mercredi Le Canard enchaîné des membres de la compagnie de sécurisation de Paris, intervenue en fin de manifestation du 1er-Mai.
Selon le récit de l'hebdomadaire satirique, il est un peu plus de 20 heures, place de la Bastille, quand des policiers en civil «volent au secours de leurs camarades zonards. Certains ont le visage masqué. Ils invectivent les gendarmes, les provoquent, prennent le reste de la foule à témoin…». La température monte d'un cran, des projectiles volent, et les interpellations se multiplient, «sauf pour la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer», remarque Le Canard enchaîné. Assurant disposer de photographies prouvant la véracité du récit, l'hebdomadaire affirme que pour chercher le flagrant-délit, la compagnie de sécurisation n'hésite plus à le provoquer, «comme ce 1er-Mai à Paris», avant de «désigner aux ‘collègues' les jeunes à interpeller».
Selon Le Canard, la préfecture de police ne nie pas l'existence de ces «chauffeurs de manifs». Mais interrogée par lefigaro.fr, la conseillère technique du préfet de police de Paris oppose un «démenti absolument formel». «Dans les manifestations parisiennes, la compagnie de sécurisation effectue depuis 2003 un travail de surveillance, en civil comme en tenue, pour traquer les agressions violentes à l'encontre des manifestants pacifiques et des forces de l'ordre, explique Marie Lajus. En revanche, les affirmations du Canard enchaîné sont absolument acadabrantesques.» Et la chargée de communication de la préfecture de police de se demander pourquoi l'hebdomadaire ne publie pas dans ses colonnes les clichés dont il dit disposer.
Créées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, les compagnies de sécurisation sont appelées à se développer dans des missions de sécurité publique. Depuis 2008, des unités ont d'ailleurs été mises en place en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d'Oise, en Haute-Garonne ou encore dans le Bas-Rhin.
qui «chauffent» les casseurs ?
Bastien Hugues (lefigaro.fr)
06/05/2009 | Mise à jour : 15:17 |
Crédit photo : AFP.
Crédit photo : AFP.
Selon Le Canard enchaîné, des membres de la compagnie de sécurisation de Paris ont délibérément fait monter la température à la fin du cortège du 1er-Mai, pour attiser la violence et provoquer l'arrestation des casseurs. Interrogée par lefigaro.fr, la préfecture de police nie en bloc.
Des policiers en civil, encapuchonnés, baskets au pied, crânes rasés et bardés d'autocollants de manifestants, qui provoquent les gendarmes mobiles et «chauffent» les casseurs ? C'est la description que fait mercredi Le Canard enchaîné des membres de la compagnie de sécurisation de Paris, intervenue en fin de manifestation du 1er-Mai.
Selon le récit de l'hebdomadaire satirique, il est un peu plus de 20 heures, place de la Bastille, quand des policiers en civil «volent au secours de leurs camarades zonards. Certains ont le visage masqué. Ils invectivent les gendarmes, les provoquent, prennent le reste de la foule à témoin…». La température monte d'un cran, des projectiles volent, et les interpellations se multiplient, «sauf pour la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer», remarque Le Canard enchaîné. Assurant disposer de photographies prouvant la véracité du récit, l'hebdomadaire affirme que pour chercher le flagrant-délit, la compagnie de sécurisation n'hésite plus à le provoquer, «comme ce 1er-Mai à Paris», avant de «désigner aux ‘collègues' les jeunes à interpeller».
Selon Le Canard, la préfecture de police ne nie pas l'existence de ces «chauffeurs de manifs». Mais interrogée par lefigaro.fr, la conseillère technique du préfet de police de Paris oppose un «démenti absolument formel». «Dans les manifestations parisiennes, la compagnie de sécurisation effectue depuis 2003 un travail de surveillance, en civil comme en tenue, pour traquer les agressions violentes à l'encontre des manifestants pacifiques et des forces de l'ordre, explique Marie Lajus. En revanche, les affirmations du Canard enchaîné sont absolument acadabrantesques.» Et la chargée de communication de la préfecture de police de se demander pourquoi l'hebdomadaire ne publie pas dans ses colonnes les clichés dont il dit disposer.
Créées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, les compagnies de sécurisation sont appelées à se développer dans des missions de sécurité publique. Depuis 2008, des unités ont d'ailleurs été mises en place en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d'Oise, en Haute-Garonne ou encore dans le Bas-Rhin.
Obstinés contre Pécresse | NPA
Obstinés contre Pécresse | NPA
Voici un article du Nouveau parti anticapitaliste concernant le mouvement dans les universités.
Voici un article du Nouveau parti anticapitaliste concernant le mouvement dans les universités.
"Riposte laïque" organisation dangereuse
Voici le communiqué du MRAP
Riposte laïque : le MRAP dénonce la laïcité à sens unique.
Organisation laïque, le MRAP condamne le dévoiement du combat laïque au service de la haine raciste.
« Riposte laïque » a été créée en 2006 par des dissidents de la « Gauche républicaine (Respublica)», qui trouvaient trop modérée la défense de la laïcité par cette dernière et les organisations militantes laïques traditionnelles.
Il est très vite apparu que la « laïcité » de « Riposte laïque » était dirigée presque exclusivement contre l'islam, les musulmans et tous ceux qui s'opposaient à ses thèses extrémistes.
Après le MRAP, la Ligue des droits de l'homme, la HALDE, Riposte laïque s'en prend désormais à des personnalités aussi peu suspectes de complaisance envers les cléricalismes et les intégrismes que Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz. Ce dernier a d'ailleurs très bien résumé la situation :
« A moins que sous prétexte de laïcité on ne nourrisse un autre projet politique. Mais alors il faut le dire. La défense d’Israël par Riposte Laïque au moment où il bombardait les populations civiles de Gaza ne me semble pas précisément relever de l’esprit laïque. En fait, Riposte laïque ne combat pas seulement l’islamisme, mais aussi et surtout l’Islam, et dissimule très mal sa volonté de hiérarchiser les religions, mais aussi les différentes cultures. Elle reprend en fait à son compte la thèse du « choc des civilisations », de si triste mémoire. Je crains donc qu’avec elle la défense invoquée de la laïcité ne devienne la couverture d’un autre combat, qui n’est pas du tout le mien. De là à déformer mes propos pour mieux me disqualifier il n’y avait qu’un pas, et il a été franchi. »
C'est donc en toute logique que Riposte laïque défend sur l'immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l'homme, des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaire et autres. Les articles publiés sur son site Internet sont repris sur des sites d'extrême-droite, avec l'accord de leurs auteurs.
Ils sont aussi repris sur les sites d'organisations communautaires juives proches de l'extrême-droite israélienne.
Ainsi, un article d'un certain Maurice Vidal « Des mosquées à n'en plus finir en France et en Europe » a été repris sur les sites de l'UPJF (Union des patrons et professionnels juifs de France » http://www.upjf.org/ , http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/HYPERLINK "http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/" , http://ripostesefarade.blogspot.com/ et http://www.juif.org/.
La lecture de cet article montre tout d'abord une méconnaissance prodigieuse de l'auteur- et de ceux qui le reproduisent en l'état - concernant aussi bien les lois laïques françaises que la doctrine des différentes religions présentes en France, le tout mis au service des thèses haineuses de l'auteur.
Il n'appartient pas au MRAP de se prononcer sur le financement public des religions, quelles qu'elles soient, prétexte à l'article de Maurice Vidal, mais il rappelle que l'article 1 de la loi de 1905 précise «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »
De même, attribuer à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l'au-delà ou « établissant l'inégalité des sexes » démontre soit une inculture religieuse grave soit une mauvaise foi totale.
Ces mensonges, et d'autres, sont mis au service d'une thèse simpliste, fausse et dangereuse : c'est l'ensemble des musulmans- et lui seul- qui présente un danger pour la démocratie et les droits de l'homme.
Il s'agit donc d'un discours appelant à « la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » qui doit être sanctionné conformément à la loi.
Paris, 6 mai 2009.
Riposte laïque : le MRAP dénonce la laïcité à sens unique.
Organisation laïque, le MRAP condamne le dévoiement du combat laïque au service de la haine raciste.
« Riposte laïque » a été créée en 2006 par des dissidents de la « Gauche républicaine (Respublica)», qui trouvaient trop modérée la défense de la laïcité par cette dernière et les organisations militantes laïques traditionnelles.
Il est très vite apparu que la « laïcité » de « Riposte laïque » était dirigée presque exclusivement contre l'islam, les musulmans et tous ceux qui s'opposaient à ses thèses extrémistes.
Après le MRAP, la Ligue des droits de l'homme, la HALDE, Riposte laïque s'en prend désormais à des personnalités aussi peu suspectes de complaisance envers les cléricalismes et les intégrismes que Caroline Fourest et Henri Pena-Ruiz. Ce dernier a d'ailleurs très bien résumé la situation :
« A moins que sous prétexte de laïcité on ne nourrisse un autre projet politique. Mais alors il faut le dire. La défense d’Israël par Riposte Laïque au moment où il bombardait les populations civiles de Gaza ne me semble pas précisément relever de l’esprit laïque. En fait, Riposte laïque ne combat pas seulement l’islamisme, mais aussi et surtout l’Islam, et dissimule très mal sa volonté de hiérarchiser les religions, mais aussi les différentes cultures. Elle reprend en fait à son compte la thèse du « choc des civilisations », de si triste mémoire. Je crains donc qu’avec elle la défense invoquée de la laïcité ne devienne la couverture d’un autre combat, qui n’est pas du tout le mien. De là à déformer mes propos pour mieux me disqualifier il n’y avait qu’un pas, et il a été franchi. »
C'est donc en toute logique que Riposte laïque défend sur l'immigration, la lutte contre le racisme, la défense des droits de l'homme, des thèses proches de celles des extrême-droites françaises, identitaire et autres. Les articles publiés sur son site Internet sont repris sur des sites d'extrême-droite, avec l'accord de leurs auteurs.
Ils sont aussi repris sur les sites d'organisations communautaires juives proches de l'extrême-droite israélienne.
Ainsi, un article d'un certain Maurice Vidal « Des mosquées à n'en plus finir en France et en Europe » a été repris sur les sites de l'UPJF (Union des patrons et professionnels juifs de France » http://www.upjf.org/ , http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/HYPERLINK "http://vudejerusalem.20minutes-blogs.fr/" , http://ripostesefarade.blogspot.com/ et http://www.juif.org/.
La lecture de cet article montre tout d'abord une méconnaissance prodigieuse de l'auteur- et de ceux qui le reproduisent en l'état - concernant aussi bien les lois laïques françaises que la doctrine des différentes religions présentes en France, le tout mis au service des thèses haineuses de l'auteur.
Il n'appartient pas au MRAP de se prononcer sur le financement public des religions, quelles qu'elles soient, prétexte à l'article de Maurice Vidal, mais il rappelle que l'article 1 de la loi de 1905 précise «La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. »
De même, attribuer à la seule religion musulmane des textes prévoyant le châtiment des « mécréants » dans l'au-delà ou « établissant l'inégalité des sexes » démontre soit une inculture religieuse grave soit une mauvaise foi totale.
Ces mensonges, et d'autres, sont mis au service d'une thèse simpliste, fausse et dangereuse : c'est l'ensemble des musulmans- et lui seul- qui présente un danger pour la démocratie et les droits de l'homme.
Il s'agit donc d'un discours appelant à « la discrimination, la haine, la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » qui doit être sanctionné conformément à la loi.
Paris, 6 mai 2009.
Communiqué du Syndicat national de l'Enseignement Supérieur
Des batailles décisives
Les récentes provocations verbales dans les médias et à l’Assemblée Nationale du premier ministre et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, stigmatisant les universitaires, caricaturant leur mouvement de légitime colère, large et unitaire, préférant en dernier recours l’intimidation voire l’appel aux forces policières à la nécessaire écoute, renforcent l’exaspération des collègues et les tensions au sein des universités. Ce comportement est irresponsable ! Le gouvernement prend seul le risque de voir les examens perturbés, le semestre et la fin de l’année universitaire remis en cause. Après plus de 3 mois
d’une mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités, la communauté universitaire continue de porter massivement son exigence d'une réelle prise en compte de ses revendications. Face à cette mobilisation, les réponses récentes du gouvernement, sont loin d'être à la hauteur des revendications portées par le SNESUP et la communauté universitaire. Il faut des réponses ! Il faut une négociation d’ensemble !
La circulaire accompagnant le décret statutaire (publiée au BO ce jour), si elle représente un recul du gouvernement quant à sa conception initiale de la modulation présentée et constitue un point d'appui pour s'opposer à l'application de certaines des dispositions les plus nocives permises par le décret, ne fait pas pour autant de ce texte – même accompagné de la circulaire – un décret acceptable. Son abrogation reste au premier plan des revendications portées par le SNESUP. En effet, le texte du décret conserve intacts le principe de la modulation et certaines dispositions que nous refusons, notamment :
• les limitations apportées à la modulation par la circulaire risqueraient de ne pas s'appliquer aux enseignants-chercheurs dont l'activité de recherche ne serait pas « reconnue comme telle ». La défense des collègues exige donc que le SNESUP mène des batailles tant au niveau national que local. Les élus au CNU devront s’opposer à une évaluation
malthusienne, basée sur de simples critères bibliométriques, mais au contraire exiger la mise en place d’une évaluation formative replacée dans le cadre préalable de l’évaluation d’une équipe. Les sections locales devront intervenir pour des mesures concrètes traduisant le droit effectif à la recherche pour tous (rejoindre une unité, …) et contre une vision restrictive de l’activité scientifique.
Les récentes provocations verbales dans les médias et à l’Assemblée Nationale du premier ministre et de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, stigmatisant les universitaires, caricaturant leur mouvement de légitime colère, large et unitaire, préférant en dernier recours l’intimidation voire l’appel aux forces policières à la nécessaire écoute, renforcent l’exaspération des collègues et les tensions au sein des universités. Ce comportement est irresponsable ! Le gouvernement prend seul le risque de voir les examens perturbés, le semestre et la fin de l’année universitaire remis en cause. Après plus de 3 mois
d’une mobilisation particulièrement forte et unitaire dans les universités, la communauté universitaire continue de porter massivement son exigence d'une réelle prise en compte de ses revendications. Face à cette mobilisation, les réponses récentes du gouvernement, sont loin d'être à la hauteur des revendications portées par le SNESUP et la communauté universitaire. Il faut des réponses ! Il faut une négociation d’ensemble !
La circulaire accompagnant le décret statutaire (publiée au BO ce jour), si elle représente un recul du gouvernement quant à sa conception initiale de la modulation présentée et constitue un point d'appui pour s'opposer à l'application de certaines des dispositions les plus nocives permises par le décret, ne fait pas pour autant de ce texte – même accompagné de la circulaire – un décret acceptable. Son abrogation reste au premier plan des revendications portées par le SNESUP. En effet, le texte du décret conserve intacts le principe de la modulation et certaines dispositions que nous refusons, notamment :
• les limitations apportées à la modulation par la circulaire risqueraient de ne pas s'appliquer aux enseignants-chercheurs dont l'activité de recherche ne serait pas « reconnue comme telle ». La défense des collègues exige donc que le SNESUP mène des batailles tant au niveau national que local. Les élus au CNU devront s’opposer à une évaluation
malthusienne, basée sur de simples critères bibliométriques, mais au contraire exiger la mise en place d’une évaluation formative replacée dans le cadre préalable de l’évaluation d’une équipe. Les sections locales devront intervenir pour des mesures concrètes traduisant le droit effectif à la recherche pour tous (rejoindre une unité, …) et contre une vision restrictive de l’activité scientifique.
mercredi 6 mai 2009
A Rouen
- L' AG de l'université de Rouen réunie le 4 mai 2009 poursuit la grève telle qu'elle a été conduite depuis 14 semaines :
OUI : 76
NON : 0
ABST : 12
NPPV : 0
- L' AG de l'université de Rouen réunie le 4 mai 2009 décide de bloquer la tenue du CA du 5 mai 2009 :
OUI : 52
NON : 0
ABST : 8
NPPV : 1
Plusieurs actions ont également été actées :
- une ronde intempestive à Rouen le jeudi 7 mai (15h-18h, devant le Palais de justice) ;
- une manifestation avec le secteur santé le 14 mai ;
- une participation à la Marche des obstinés entre Chartres et Paris (21-24 mai).
Un comité de mobilisation s'est réuni pour concrétiser ces différentes propositions.
Les prochaines AG prévues à l’université de Rouen :
AG inter-UFR personnels :lundi 11 mai, 10h, amphi Lavoisier.
OUI : 76
NON : 0
ABST : 12
NPPV : 0
- L' AG de l'université de Rouen réunie le 4 mai 2009 décide de bloquer la tenue du CA du 5 mai 2009 :
OUI : 52
NON : 0
ABST : 8
NPPV : 1
Plusieurs actions ont également été actées :
- une ronde intempestive à Rouen le jeudi 7 mai (15h-18h, devant le Palais de justice) ;
- une manifestation avec le secteur santé le 14 mai ;
- une participation à la Marche des obstinés entre Chartres et Paris (21-24 mai).
Un comité de mobilisation s'est réuni pour concrétiser ces différentes propositions.
Les prochaines AG prévues à l’université de Rouen :
AG inter-UFR personnels :lundi 11 mai, 10h, amphi Lavoisier.
Marathon des savoirs
MERCREDI 6 MAI 2009 : MARATHON DES SAVOIRS, PLACE DE LA SORBONNE
Vous trouverez ci-joint le programme provisoire du marathon des
savoirs, qui aura lieu finalement demain place de la Sorbonne. Il est
encore possible d'y participer !
E. Vallet
***
9h-10h : Eric Vallet (Paris 1), CHRéTIENS ET JUIFS DANS LE MONDE
ISLAMIQUE AU MOYEN ÂGE
10h-11h : Catherine Mayeur-Jaouen (INALCO), LA RéFORME DE
L'UNIVERSITé D'AL-AZHAR AUX XIXE-XXE SIèCLES
11h-12h Vanessa Van Renterghem (INALCO), LES PEUPLES NON-ARABES
DANS L'HISTOIRE DE L'ISLAM MéDIéVAL
12h-13h : Emmanuel Lozerand (INALCO), UN INDIVIDU MODERNE, SES
OMBRES ET SES PARADOXES : FUKUZAWA YUKICHI (1835-1901)
13h-14h : Barbara Le Lan (Paris IV) : DES DIFFéRENCES ENTRE LANGUE
éCRITE ET LANGUE ORALE
15h-15h30 Gilles Delouche (INALCO) DE LA LéGITIMITé DU POUVOIR
ROYAL DANS LE SIAM ANCIEN
16h-17h : Renaud Malavielle (Paris IV) LES MODèLES GRéCO-LATINS
DANS LA PENSéE HISTORIQUE ESPAGNOLE DU SIèCLE D'OR
17h-18h : Mathilde Lévêque (Paris 13) : DE LA DéSOBéISSANCE DANS LA
LITTéRATURE DE JEUNESSE
18h-19h, Henri Médard (Paris 1), ETAT ET GéNOCIDE AU RWANDA
19h-19h30 Theeraphong Inthano (INALCO), LES éCRIVAINS ET LA
RéVOLUTION éTUDIANTE DE 1973 EN THAïLANDE
19h30-20h Michka Sachnine (INALCO), UN éTHIQUE DE LA PAROLE :
L'EXEMPLE YORùBà
20h-21h Eliane Daphy (EHESS), L'éDITION MUSICALE ET LA DIFFUSION
DES CHANSONS (CHANTEURS DE RUE, RADIO, MUSIC-HALL) DANS PARIS, ENTRE
DEUX-GUERRES
22h-23h : Anne Bayard-Sakai (INALCO), LITTéRATURE ET VIOLENCE AU
JAPON DANS LES ANNéES 1970
23h-24h : Fanny Madeline (Paris 1), L'EMPIRE, HISTORIOGRAPHIE D'UN CONCEPT
-
Vous trouverez ci-joint le programme provisoire du marathon des
savoirs, qui aura lieu finalement demain place de la Sorbonne. Il est
encore possible d'y participer !
E. Vallet
***
9h-10h : Eric Vallet (Paris 1), CHRéTIENS ET JUIFS DANS LE MONDE
ISLAMIQUE AU MOYEN ÂGE
10h-11h : Catherine Mayeur-Jaouen (INALCO), LA RéFORME DE
L'UNIVERSITé D'AL-AZHAR AUX XIXE-XXE SIèCLES
11h-12h Vanessa Van Renterghem (INALCO), LES PEUPLES NON-ARABES
DANS L'HISTOIRE DE L'ISLAM MéDIéVAL
12h-13h : Emmanuel Lozerand (INALCO), UN INDIVIDU MODERNE, SES
OMBRES ET SES PARADOXES : FUKUZAWA YUKICHI (1835-1901)
13h-14h : Barbara Le Lan (Paris IV) : DES DIFFéRENCES ENTRE LANGUE
éCRITE ET LANGUE ORALE
15h-15h30 Gilles Delouche (INALCO) DE LA LéGITIMITé DU POUVOIR
ROYAL DANS LE SIAM ANCIEN
16h-17h : Renaud Malavielle (Paris IV) LES MODèLES GRéCO-LATINS
DANS LA PENSéE HISTORIQUE ESPAGNOLE DU SIèCLE D'OR
17h-18h : Mathilde Lévêque (Paris 13) : DE LA DéSOBéISSANCE DANS LA
LITTéRATURE DE JEUNESSE
18h-19h, Henri Médard (Paris 1), ETAT ET GéNOCIDE AU RWANDA
19h-19h30 Theeraphong Inthano (INALCO), LES éCRIVAINS ET LA
RéVOLUTION éTUDIANTE DE 1973 EN THAïLANDE
19h30-20h Michka Sachnine (INALCO), UN éTHIQUE DE LA PAROLE :
L'EXEMPLE YORùBà
20h-21h Eliane Daphy (EHESS), L'éDITION MUSICALE ET LA DIFFUSION
DES CHANSONS (CHANTEURS DE RUE, RADIO, MUSIC-HALL) DANS PARIS, ENTRE
DEUX-GUERRES
22h-23h : Anne Bayard-Sakai (INALCO), LITTéRATURE ET VIOLENCE AU
JAPON DANS LES ANNéES 1970
23h-24h : Fanny Madeline (Paris 1), L'EMPIRE, HISTORIOGRAPHIE D'UN CONCEPT
-
mardi 5 mai 2009
Mouvement à l'université de Caen
> L'AG étudiants personnels de l'Université de Caen a réuni ce matin plus de 2600 personnes.
> Le blocage a de nouveau été décidé par 1200 voix (45%) à l'issue d'un vote contradictoire pour lequel 4 options étaient proposées :
> 1 - blocage (45%)
> 2 - suspension partielle des cours (les mardi et jeudi), option qui a recueilli 20% des voix,
> 3 - reprise totale des cours (30% des voix),
> 4 - abstention (5%)
> Le blocage a de nouveau été décidé par 1200 voix (45%) à l'issue d'un vote contradictoire pour lequel 4 options étaient proposées :
> 1 - blocage (45%)
> 2 - suspension partielle des cours (les mardi et jeudi), option qui a recueilli 20% des voix,
> 3 - reprise totale des cours (30% des voix),
> 4 - abstention (5%)
A Lyon I
Communiqué de presse de l'AG de Lyon 1 le 5 mai 2009 :
L’AG Lyon 1 tient à faire un bilan de la situation à Lyon 1.
- 80 % des cours du second semestre n’ont pas eu lieu en STAPS, Math,
Info, Bio et le rattrapage de ces cours n’est pas envisageable.
- 160 personnes ont démissionné de plus de 600 responsabilités
administratives.
- la massive rétention de notes du premier semestre bloque toute
validation des semestres et diplômes pour plus de 4000 étudiants.
- les inscriptions de la prochaine rentrée sont de fait impossibles. Les
étudiants n’ont pas pu s’inscrire au second semestre ; les jurys ne
pourront pas se tenir même si quelques examens se déroulaient sans
incidents.
Seules des concessions majeures du gouvernement peuvent maintenant
permettre une sortie de crise.
L’AG Lyon 1 tient à faire un bilan de la situation à Lyon 1.
- 80 % des cours du second semestre n’ont pas eu lieu en STAPS, Math,
Info, Bio et le rattrapage de ces cours n’est pas envisageable.
- 160 personnes ont démissionné de plus de 600 responsabilités
administratives.
- la massive rétention de notes du premier semestre bloque toute
validation des semestres et diplômes pour plus de 4000 étudiants.
- les inscriptions de la prochaine rentrée sont de fait impossibles. Les
étudiants n’ont pas pu s’inscrire au second semestre ; les jurys ne
pourront pas se tenir même si quelques examens se déroulaient sans
incidents.
Seules des concessions majeures du gouvernement peuvent maintenant
permettre une sortie de crise.
A l'université de Toulon
l'AG du jour (retour des vacances) a connu un réel succès : environ
460 personnes présentes, ce qu'on n'avait pas vu ici depuis plusieurs
semaines. Le mouvement se poursuit, plus déterminé que jamais, l'AG
ayant voté :
1- la reconduction de la grève illimitée et reconductible jusqu'au
mardi 12 mai 2009, 12H30 (P402, C23, ABS32, NPPV3) date de la
prochaine AG.
2- appel aux personnels : maintenir et amplifier les modalités de
rétention de notes, de démission administrative, ne pas participer à
l'organisation des examens du second semestre (P422, C10, ABS26, NPPV4)
3- appel aux étudiants des différentes UFR : demander à tous les
niveaux (directeurs d'UFR, CEVU) la neutralisation du second semestre
et la mise en place du rattrapage du premier semestre uniquement.
Appel aux personnels enseignants, enseignants-chercheurs et BIATOSS
dans le mouvement : soutenir ces actions par tous les moyens. (P424,
C13, ABS21, NPPV4)
4- le blocage du campus de La Garde comme modalité d'action pour
obtenir le retrait ou l'annulation des décrets en cours sur les E/C,
la masterisation, le contrat doctoral, pour obtenir la restitution
des postes supprimés en 2009 et l'abandon du système inique SYMPA
pour l'attribution des budgets des universités. S'ajoute aux
revendications de l'AG la neutralisation du second semestre de
l'année en cours car il n'est plus possible de faire une évaluation
correcte de ce dernier sans léser les étudiants, qu'ils soient
grévistes ou non. (P398, C37, ABS:27, NPPV0)
Suite au vote, le début du blocage du campus de La Garde est organisé
pour le mercredi 6 mai.
460 personnes présentes, ce qu'on n'avait pas vu ici depuis plusieurs
semaines. Le mouvement se poursuit, plus déterminé que jamais, l'AG
ayant voté :
1- la reconduction de la grève illimitée et reconductible jusqu'au
mardi 12 mai 2009, 12H30 (P402, C23, ABS32, NPPV3) date de la
prochaine AG.
2- appel aux personnels : maintenir et amplifier les modalités de
rétention de notes, de démission administrative, ne pas participer à
l'organisation des examens du second semestre (P422, C10, ABS26, NPPV4)
3- appel aux étudiants des différentes UFR : demander à tous les
niveaux (directeurs d'UFR, CEVU) la neutralisation du second semestre
et la mise en place du rattrapage du premier semestre uniquement.
Appel aux personnels enseignants, enseignants-chercheurs et BIATOSS
dans le mouvement : soutenir ces actions par tous les moyens. (P424,
C13, ABS21, NPPV4)
4- le blocage du campus de La Garde comme modalité d'action pour
obtenir le retrait ou l'annulation des décrets en cours sur les E/C,
la masterisation, le contrat doctoral, pour obtenir la restitution
des postes supprimés en 2009 et l'abandon du système inique SYMPA
pour l'attribution des budgets des universités. S'ajoute aux
revendications de l'AG la neutralisation du second semestre de
l'année en cours car il n'est plus possible de faire une évaluation
correcte de ce dernier sans léser les étudiants, qu'ils soient
grévistes ou non. (P398, C37, ABS:27, NPPV0)
Suite au vote, le début du blocage du campus de La Garde est organisé
pour le mercredi 6 mai.
Facs bloquées : l’UMP tonne - Libération
Facs bloquées : l’UMP tonne - Libération
Selon l'UMP le mouvement dans les universités est "téléguidéé par l'extrême gauche. Selon d'autres il est "irresponsable"...
Il n y' a pas à dire, ces gauchistes qui téléguideraient le conflit dans les universités ne sont pas très doués. La dernière grève des enseignants chercheurs remonte à .... 1976. Je vous avez bien dit que les gens d'extrême gauche sont des fainéants! Ils ne sont même pas foutus de téléguider une grève plus fréquemment que tous les 33 ans! Tout fout le camp, je vous le dis.
Pour moi, il est plutôt "irresponsable" de doubler le salaire des présidents des facs (dixit Pécresse) à condition qu'ils introduisent des managers pour rentabiliser leur université!
Le tout profit, la rentabilité avant tout. On a testé cela avec les banques! Que ceux qui trouvent que les banques et les autres institutions financières ont garanti une société dynamique démocratique et humaine lèvent la main! Bande de téléguidés, va!
Selon l'UMP le mouvement dans les universités est "téléguidéé par l'extrême gauche. Selon d'autres il est "irresponsable"...
Il n y' a pas à dire, ces gauchistes qui téléguideraient le conflit dans les universités ne sont pas très doués. La dernière grève des enseignants chercheurs remonte à .... 1976. Je vous avez bien dit que les gens d'extrême gauche sont des fainéants! Ils ne sont même pas foutus de téléguider une grève plus fréquemment que tous les 33 ans! Tout fout le camp, je vous le dis.
Pour moi, il est plutôt "irresponsable" de doubler le salaire des présidents des facs (dixit Pécresse) à condition qu'ils introduisent des managers pour rentabiliser leur université!
Le tout profit, la rentabilité avant tout. On a testé cela avec les banques! Que ceux qui trouvent que les banques et les autres institutions financières ont garanti une société dynamique démocratique et humaine lèvent la main! Bande de téléguidés, va!
lundi 4 mai 2009
SMS et garde à vue
La simple blague s'est transformée en affaire de terrorisme.
« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? ». Pour avoir reçu ce SMS, un Abbevillois de 29 ans a passé une nuit au poste. Il en ressort profondément choqué.
Méfiez-vous de votre téléphone portable, il peut vous conduire en prison. C'est en tout cas la mésaventure dont a été victime Stéphane, 29 ans, un habitant d'Abbeville sans histoire. Pour avoir reçu un SMS jugé « tendancieux », ce jeune menuisier a passé 24 heures en garde à vue au motif de « non dénonciation de crime ». Rien de moins. « C'est totalement irréel, s'étonne encore la victime de cette mauvaise blague. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j'ai vécu. »
Sa faute ? Ne pas avoir alerté les autorités après avoir reçu sur son téléphone portable le message suivant : « Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? » Ce SMS, envoyé par une vague connaissance de travail, a fini sur le bureau du procureur, alerté par l'opérateur de téléphonie mobile. Car l'appareil sur lequel Stéphane a reçu ce SMS était un téléphone prêté par l'opérateur, le sien étant en réparation.
« L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis », précise le procureur d'Abbeville Éric Fouard.
Ainsi, jeudi 16 avril, Stéphane est invité à se présenter au commissariat d'Abbeville en milieu d'après-midi. « Ils voulaient avoir des précisions sur ce SMS. Je m'y suis rendu sans aucune appréhension, je ne voyais vraiment pas où était le mal. » Mais sitôt arrivé au commissariat, le ton change. « J'entends parler d'affaire criminelle, de terrorisme, et d'une garde à vue qui pourrait durer dix jours, raconte Stéphane. On me demande si je suis capable de choses farfelues comme, par exemple, faire dérailler un train. » Le jeune homme tombe des nues. Il donne le nom de son collègue, auteur du fameux SMS. La police perquisitionne chez ce dernier et le ramène au commissariat. « Je me disais, ils vont faire les vérifications et tout sera terminé. En fait, le cauchemar ne faisait que commencer. »
L'affaire de Tarnac en arrière-plan
Sur instruction du parquet, Stéphane est placé en garde à vue à 16 heures. « C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien. » Au petit matin, les auditions se poursuivent. Les vérifications sont longues et Stéphane ne retrouve la liberté qu'à partir de 16 heures, soit au bout de 24 heures de garde à vue. L'auteur du SMS est également libéré.
Une expérience traumatisante pour le jeune menuisier. Mais une affaire presque banale aux yeux du procureur de la République, qui justifie le placement en garde à vue. « La procédure pénale est la même pour tout le monde, que le risque soit probable ou peu probable », rappelle Éric Fouard, mettant en avant le principe de précaution qui prévaut en matière de terrorisme.
D'autant que depuis l'affaire de Tarnac (Corrèze), et l'arrestation d'un groupe de terroristes présumés soupçonnés d'avoir saboté des caténaires SNCF, les autorités sont particulièrement vigilantes. « Cette actualité récente a certainement joué en sa défaveur, admet le procureur. Je comprends que, de son côté, la garde à vue puisse paraître violente mais, dans ce genre d'affaire, on ne peut prendre aucun risque. »
Ressorti libre, Stéphane ne fera l'objet d'aucune poursuite. Mais il se dit « profondément marqué » par cette affaire. « Je prie le ciel pour qu'aucun train ne déraille dans les semaines qui viennent... »
« Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? ». Pour avoir reçu ce SMS, un Abbevillois de 29 ans a passé une nuit au poste. Il en ressort profondément choqué.
Méfiez-vous de votre téléphone portable, il peut vous conduire en prison. C'est en tout cas la mésaventure dont a été victime Stéphane, 29 ans, un habitant d'Abbeville sans histoire. Pour avoir reçu un SMS jugé « tendancieux », ce jeune menuisier a passé 24 heures en garde à vue au motif de « non dénonciation de crime ». Rien de moins. « C'est totalement irréel, s'étonne encore la victime de cette mauvaise blague. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j'ai vécu. »
Sa faute ? Ne pas avoir alerté les autorités après avoir reçu sur son téléphone portable le message suivant : « Pour faire dérailler un train, t'as une solution ? » Ce SMS, envoyé par une vague connaissance de travail, a fini sur le bureau du procureur, alerté par l'opérateur de téléphonie mobile. Car l'appareil sur lequel Stéphane a reçu ce SMS était un téléphone prêté par l'opérateur, le sien étant en réparation.
« L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis », précise le procureur d'Abbeville Éric Fouard.
Ainsi, jeudi 16 avril, Stéphane est invité à se présenter au commissariat d'Abbeville en milieu d'après-midi. « Ils voulaient avoir des précisions sur ce SMS. Je m'y suis rendu sans aucune appréhension, je ne voyais vraiment pas où était le mal. » Mais sitôt arrivé au commissariat, le ton change. « J'entends parler d'affaire criminelle, de terrorisme, et d'une garde à vue qui pourrait durer dix jours, raconte Stéphane. On me demande si je suis capable de choses farfelues comme, par exemple, faire dérailler un train. » Le jeune homme tombe des nues. Il donne le nom de son collègue, auteur du fameux SMS. La police perquisitionne chez ce dernier et le ramène au commissariat. « Je me disais, ils vont faire les vérifications et tout sera terminé. En fait, le cauchemar ne faisait que commencer. »
L'affaire de Tarnac en arrière-plan
Sur instruction du parquet, Stéphane est placé en garde à vue à 16 heures. « C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien. » Au petit matin, les auditions se poursuivent. Les vérifications sont longues et Stéphane ne retrouve la liberté qu'à partir de 16 heures, soit au bout de 24 heures de garde à vue. L'auteur du SMS est également libéré.
Une expérience traumatisante pour le jeune menuisier. Mais une affaire presque banale aux yeux du procureur de la République, qui justifie le placement en garde à vue. « La procédure pénale est la même pour tout le monde, que le risque soit probable ou peu probable », rappelle Éric Fouard, mettant en avant le principe de précaution qui prévaut en matière de terrorisme.
D'autant que depuis l'affaire de Tarnac (Corrèze), et l'arrestation d'un groupe de terroristes présumés soupçonnés d'avoir saboté des caténaires SNCF, les autorités sont particulièrement vigilantes. « Cette actualité récente a certainement joué en sa défaveur, admet le procureur. Je comprends que, de son côté, la garde à vue puisse paraître violente mais, dans ce genre d'affaire, on ne peut prendre aucun risque. »
Ressorti libre, Stéphane ne fera l'objet d'aucune poursuite. Mais il se dit « profondément marqué » par cette affaire. « Je prie le ciel pour qu'aucun train ne déraille dans les semaines qui viennent... »
Soutien de l'intersyndicale pour Sabrina
Voici le texte du communiqué de l'intersyndicale de l'Université, qui soutient Sabrina. Elle a été, rappelons-nous, licenciée parce qu'elle porte un foulard.
- Les musulmans, la gauche et les féministes auto-proclamés
Revue Que Faire ? - numéro 10 - Les musulmans, la gauche et les féministes auto-proclamés: "Les musulmans, la gauche et les féministes auto-proclamés"
Et cet article d'une révolutionnaire danoise sur le foulard, les musulmanes, et l'attitude des révolutionnaires à l'égard de la religion.
Et cet article d'une révolutionnaire danoise sur le foulard, les musulmanes, et l'attitude des révolutionnaires à l'égard de la religion.
- Le « soulèvement spartakiste » à Berlin
Revue Que Faire ? - numéro 10 - Janvier 1919 - Le « soulèvement spartakiste » à Berlin
Dans la revu "Que Faire" vous pouvez retrouver cet article sur le soulèvement spartakistes il y a 90 ans.
Dans la revu "Que Faire" vous pouvez retrouver cet article sur le soulèvement spartakistes il y a 90 ans.
Dailymotion - Nanterre en table - une vidéo Expression Libre
Dailymotion - Nanterre en table - une vidéo Expression Libre La lutte continue à Nanterre - voir la vidéo.
dimanche 3 mai 2009
Victory at Visteon|2May09|Socialist Worker
Victory at Visteon|2May09|Socialist Worker
Les travailleurs licenciés qui ont occupé leur usine, près de Londres, ont gagné.
Les travailleurs licenciés qui ont occupé leur usine, près de Londres, ont gagné.
samedi 2 mai 2009
Karl Marx - le retour !
Théâtre : représentation de « Karl Marx, le retour », à Toulouse.
Théâtre : représentation de « Karl Marx, le retour », à Toulouse.
A Toulouse, les militants de La Riposte organisent une représentation de l’excellente pièce de Howard Zinn, Karl Marx, le retour, jouée par la compagnie Calabasse Théâtre.
Il est vrai qu’en ce moment de crise du capitalisme, Marx revient à l’ordre du jour : ses œuvres sont prisées en librairies, ses écrits sont cités en référence. Malheureusement, parfois tirés de leur contexte et mal interprétés...
Là, rien de tel ! Un régal : une soirée à ne pas manquer !
Nous plongeons dans la deuxième moitié du XIXe siècle, avec des retours à l’actualité, avec facilité, en suivant l’acteur dans ses monologues, dans ses discussions avec sa femme, sa fille, avec Bakounine, Proudhon et bien sûr Engels. Nous revivons l’époque de Marx, son histoire. Nous partageons ses réflexions sur ses écrits (Le Manifeste, Le Capital, La Gazette Rhénane...), son discours pour la création de la Première Internationale (« travailleurs de tous les pays, unissez-vous »). Et l’Histoire nous est expliquée : la Commune de Paris... vécue par Marx et commentée par Marx ! Et jamais nous ne nous éloignons des réalités quotidiennes. Nous suivons Marx dans ses difficultés pour boucler ses fins de mois, dans ses colères face à la misère, face au capitalisme de son époque – et de la nôtre, puisqu’il est revenu dans ce théâtre avec le journal à la main, parfaitement informé de notre actu alité (le CAC 40, les SDF...).
Nous touchons à la fois le côté humain de l’homme et le côté théoricien. Ses écrits sont respectés, l’histoire ne s’éloigne jamais de la réalité.
Cette pièce a été écrite en 1999, alors que le capitalisme triomphait, que le monde avait enterré Marx à jamais... Howard Zinn explique même l’urgence de faire la distinction entre les dictatures dites « communistes » et le véritable socialisme. Cette pièce est un petit bijou, mise en valeur par le jeu de l’acteur qui nous surprend toujours !
Mardi 28 avril, à 20h
Au "Paul Associatif" de l’Université Paul Sabatier (Toulouse)
Entrée et participation libres, sans réservation
La représentation sera suivie d’un débat
Théâtre : représentation de « Karl Marx, le retour », à Toulouse.
A Toulouse, les militants de La Riposte organisent une représentation de l’excellente pièce de Howard Zinn, Karl Marx, le retour, jouée par la compagnie Calabasse Théâtre.
Il est vrai qu’en ce moment de crise du capitalisme, Marx revient à l’ordre du jour : ses œuvres sont prisées en librairies, ses écrits sont cités en référence. Malheureusement, parfois tirés de leur contexte et mal interprétés...
Là, rien de tel ! Un régal : une soirée à ne pas manquer !
Nous plongeons dans la deuxième moitié du XIXe siècle, avec des retours à l’actualité, avec facilité, en suivant l’acteur dans ses monologues, dans ses discussions avec sa femme, sa fille, avec Bakounine, Proudhon et bien sûr Engels. Nous revivons l’époque de Marx, son histoire. Nous partageons ses réflexions sur ses écrits (Le Manifeste, Le Capital, La Gazette Rhénane...), son discours pour la création de la Première Internationale (« travailleurs de tous les pays, unissez-vous »). Et l’Histoire nous est expliquée : la Commune de Paris... vécue par Marx et commentée par Marx ! Et jamais nous ne nous éloignons des réalités quotidiennes. Nous suivons Marx dans ses difficultés pour boucler ses fins de mois, dans ses colères face à la misère, face au capitalisme de son époque – et de la nôtre, puisqu’il est revenu dans ce théâtre avec le journal à la main, parfaitement informé de notre actu alité (le CAC 40, les SDF...).
Nous touchons à la fois le côté humain de l’homme et le côté théoricien. Ses écrits sont respectés, l’histoire ne s’éloigne jamais de la réalité.
Cette pièce a été écrite en 1999, alors que le capitalisme triomphait, que le monde avait enterré Marx à jamais... Howard Zinn explique même l’urgence de faire la distinction entre les dictatures dites « communistes » et le véritable socialisme. Cette pièce est un petit bijou, mise en valeur par le jeu de l’acteur qui nous surprend toujours !
Mardi 28 avril, à 20h
Au "Paul Associatif" de l’Université Paul Sabatier (Toulouse)
Entrée et participation libres, sans réservation
La représentation sera suivie d’un débat
vendredi 1 mai 2009
Inscription à :
Messages (Atom)





