mardi 30 juin 2009

Listes unitaires à la gauche du PS pour les régionales

Le NPA, structurellement unitaire et anticapitaliste.... | NPA

La direction du Nouveau Parti Anticapitalist est prêt à discuter avce d'autres organisations dans la perspective de nouer des alliances dès le premier tour, lors des élections régionales de mars prochain. (Suivez le lien)

La position du NPA est de refuser une solidarité de gestion avec un groupe d'élus du Parti socialiste. Nous voulons que nos élus puissent voter à chaque fois selon leurs consciences et les intérêts des travailleurs et des opprimés.

C'est une position que je trouve juste (d'ailleurs j'aurais voulu que l'alliance se fasse dès les élections européennes).

Ce qui me semble pas si évident est d'insister que tous les composants d'une alliance éventuelle aient la même position que nous sur ce point.A chaque organisation de défendre ses perspectives, à nous de démontrer qu'on peut être plus utiles aux travailleurs en refusant les accords de gestion. A d'autres organisations de tenter de démontrer le contraire, si c'est leur conviction. Il faut que ce débat a lieu à l'échelle de masse.

On me dira que cela ferait une alliance instable. C'est vrai, mais dans un monde en crise, il ne faut pas avoir peur de l'instabilité! Ce qui compte est la confiance, l'organisation et la conscience des travailleurs. Un débat large où se confrontent différentes options serait une excellent chose.

Une étude du CNRS s'intéresse au délit "de faciès", Société - Information NouvelObs.com

Une étude du CNRS s'intéresse au délit "de faciès", Société - Information NouvelObs.com

Rien de surprenant ici, mais il est bien d'avoir des informations précises.

lundi 29 juin 2009

Ce que révèlent les données officielles sur les conflits sociaux, par Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, Baptiste Giraud et Jérome Pélisse (Le Monde dipl

Ce que révèlent les données officielles sur les conflits sociaux, par Sophie Béroud, Jean-Michel Denis, Guillaume Desage, Baptiste Giraud et Jérome Pélisse (Le Monde dipl

Je viens de découvrir cet article d'il y a plusieurs mois, qui montrent que les conflits sociaux sont bien plus nombreux qu'on ne le pensait.

Manifestation Honduras

Lundi 29 juin 2009
APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS
NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !
NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !

Au Honduras, vient de se produire un coup d'état contre la démocratie. Le président constitutionnel de la république, Manuel ZELAYA, a été séquestré par l'armée et emmené de force au Costa Rica. C'est une tentative des forces les plus réactionnaires contre la démocratie en Amérique Latine.

Les démocrates, les progressistes, les hommes et les femmes de paix, devons nous mobiliser pour affirmer notre solidarité avec le peuple hondurien, appelé ce dimanche à une consultation populaire qui a servi de prétexte au coup de force.
Nous ne pouvons nous résoudre au retour des heures sombres de la dictature.
Nous exigeons le retour du président ZELAYA dans ses fonctions.

Ici, en France, nous appelons toutes les associations latinoaméricaines, les mouvements citoyens et internationalistes à se mobiliser

:


DEVANT L'AMBASSADE DU HONDURAS à PARIS
8 rue Crevaux (Métro Victor Hugo), près de l'avenue Foch
CE LUNDI 29 JUIN à 18H30

Femmes Egalité - déclaration sur le burqa

Accueil Femmes Egalité

Vous trouverez, en suivant le lien ci-dessus, la position de l'organisation Femmes Egalité concernant la proposition d'interdiction par la loi du burqa en France. Je trouve qu'elles ont raison de souligner l'intérêt pour la droite de présenter une partie des femmes musulmanes comme une menace contre la république. Par ailleurs, l'idée qu'on peut libérer des femmes en envoyant des policiers pour les arrêter ou les empêcher de sortir de chez elle me semble, pour le moins, bizarre.

Antifascisme, les erreurs des années 80

Socialisme par en bas, une Revue socialiste-révolutionnaire : Antifascisme, les erreurs des années 80

Et vous trouverez ici une analyse de la lutte antifacistes en France dans les années 1980.

La peste fasciste du Front national

L'EXEMPLE DE LA LIGUE ANTI-NAZIE EN ANGLETERRE : UN COMBAT EFFICACE CONTRE LE FASCISME

A un moment que le FN risque de gagner le contrôle d'une municipalité, ce n'est pas une mauvaise idée de revenir sur l'histoire des luttes antifacistes. le lien vous mène à un article en français concernant la lutte antifasciste en Angleterre dans les années 1970.

dimanche 28 juin 2009

Résistons!

Quand le ministre s'est attaqué aux IUFM,

Je n'ai rien dit car je n'étais ni formateur ni étudiant.

Quand il a s'en est pris aux maternelles ,

Je n'ai rien dit car je n'enseignais pas en maternelle...

Quand il a démantelé les RASED

Je n'ai rien dit car je n'étais pas enseignant spécialisé...

Quand ce fut le tour des associations complémentaires de l'école

Je n'ai rien dit parce que je n'étais pas adhérent...

Et quand il a supprimé mon poste,

Il n'y avait plus personne pour protester

Patrick Morel, d'après Martin Niemoller

A Marseille, soutenons la Palestine!

QUELLE ÉMANCIPATION AU MOYEN-ORIENT ?
LIBÉRATION NATIONALE ET ANTICAPITALISME

L'engagement du NPA dans le mouvement de solidarité avec le peuple
palestinien nous amène à (ré)ouvrir certains débats pour mieux
comprendre les enjeux qui font du Moyen-Orient une zone « sensible »
dans l'ordre mondial actuel. Comment articuler le soutien à la
libération nationale des peuples dominés du Moyen-Orient avec la
construction d'une perspective anticapitaliste ?

Pourquoi la question palestinienne est-elle si centrale ?

On sent bien que la question palestinienne dépasse les enjeux
spécifiques de l'affrontement entre deux peuples revendiquant la même
terre. Quoiqu'en disent les médias dominants, ce conflit est un conflit
politique qui, au-delà de ses dimensions identitaires ou religieuses,
nous dit des choses fondamentales sur le monde dans lequel nous vivons :
construction de murs entre colonisateurs et colonisés, soutien de la
principale puissance mondiale et ses alliés à un État déjà surarmé, dans
une région stratégique pour le contrôle des ressources mondiales,
identification des opprimés dans le monde entier au combat inégal mené
par les Palestiniens...

La solution des deux États est-elle crédible ?

Dans son discours au Caire, Obama a une nouvelle fois exprimé son
soutien à l'idée « d'un État Palestinien vivant côte-à-côte avec Israël
», ce qui lui a valu les protestations vigoureuses du premier ministre
israélien Netanayahou. Cependant cette position, déjà exprimée par Bush
en 2001, reste bien vague : s'agit-il d'un État souverain ou d'un réseau
de bantoustans, privé d'eau, d'infrastructures et de voies de
communication, dont les espaces aériens et maritimes seraient contrôlés
par Israël ? Plus généralement, la normalisation des relations entre
Israël et ses voisins a-t-elle permis autre chose qu'une progression de
l'influence des États-Unis dans une région cruciale pour le capitalisme
mondial ?

Un dialogue entre les " civilisations " ?

Obama s'est adressé aux « musulmans », leur promettant que « l'Amérique
ne serait jamais en guerre contre l'islam ». Il passe ainsi du choc des
civilisations de l'ère bushienne à un dialogue des civilisations. Mais
ni l'Amérique ni l'islam ne sont des blocs homogènes. Les États-Unis
sont alliés à l'Arabie Saoudite depuis longtemps, ont installé en Irak
et en Afghanistan des régimes partisans de l'application de la charia
après le renversement des régimes laïques, alors qu'ils soutiennent dans
d'autres pays des gouvernements qui répriment leur opposition «
islamiste ». En réalité, le Moyen-Orient est constitué d'une mosaïque de
peuples, de courants religieux, de conflits nationaux et politiques.

Les manifestations actuelles en Iran donnent une idée de la colère qui
peut exploser face aux inégalités et à l'oppression. Nous savons aussi
que les luttes populaires en Égypte, au Liban ne peuvent aboutir sans
remettre en question l'hégémonie d'Israël et des États-Unis dans la
région. Face aux divisions encouragées depuis l'époque coloniale, une
fédération des peuples du Moyen-Orient n'est-elle pas la seule
alternative démocratique crédible ?

Venez en débattre...

VENDREDI 3 JUILLET 2009 À 20 H

à Mille-Bâbords – 51 rue Consolat – M° Réformés, Marseille

Avec Rola Ezzedine, NPA Paris, commission Moyen Orient / Palestine

www.internationalistes13.org

En préparation des...
RENCONTRES ANTICAPITALISTES MÉDITERRANÉENNES
Marseille, 4-6 décembre 2009

Le NPA invite des délégations des pays du pourtour méditerranéen, du
Maroc au Liban, de la Turquie à l'Espagne, pour des rencontres
anticapitalistes à Marseille. Nous voulons échanger nos expériences et
mieux nous coordonner sur le soutien à la résistance palestinienne, sur
les droits des migrants, sur les luttes sociales et démocratiques.

A tragedy waiting to happen | SocialistWorker.org

A tragedy waiting to happen | SocialistWorker.org

La semaine dernière aux Etats Unis, 9 personnes sont mortes lors d'un accident dans le métro de Washington. Cet article (en anglais) tiré d'un journal anticapitaliste américain explique pourquoi le vrai coupable est la dictature du profit dans le domaine des transports publics.

The hijab debate: 'I don't want to be judged on my looks' - Home News, UK - The Independent

The hijab debate: 'I don't want to be judged on my looks' - Home News, UK - The Independent

Dans un quotidien anglais, cet article en anglais. Dix femmes britanniques expliquent pourquoi elles portent certains vêtements pour des raisons religieuses. Pour certaines, c'est un foulard, pour d'autre un vêtment qui ne laisse voir que les yeux.

samedi 27 juin 2009

Paris accueille ce samedi la 8e Gay Pride française, Société - Information NouvelObs.com

Paris accueille ce samedi la 8e Gay Pride française, Société - Information NouvelObs.com

vendredi 26 juin 2009

Michael Jackson 1959-2009

Expulsions à la bourse du travail - communiqué de Droit Au Logement

Expulsion expéditive des sans papiers de la bourse du travail :


DAL Paris et Environ dénonce la méthode expéditive et le caractère illégale de l’expulsion des sans papiers, de locaux de la bourse du travail de Paris, d’autant plus que beaucoup d’ente eux et d’entre elles sont de surcroît sans logis, et y demeuraient de manière permanente.

Néanmoins, DAL Paris et environ s’était désolidarisé de l’occupation de la Bourse par les sans papier motivée par des considérations peu crédibles. DAL avait estimé qu’il est malvenu dans cette période de destruction des libertés, des droits et des conquêtes sociales, de s’attaquer à des acteurs de la résistance au néolibéralisme.
Cette occupation a mis en difficulté la CGT Paris mais aussi les sans papiers, et a finalement eu pour conséquences de renforcer la zizanie du mouvement social, donc son affaiblissement.

DAL Paris et environ soutient les revendications des sans papiers, et demande à l’Etat de régulariser les sans papiers de la bourse du travail, et de cesser de stigmatiser et de harceler les migrants et leurs enfants.

jeudi 25 juin 2009

Que veulent les musulmans ? - Les blogs du Diplo

Que veulent les musulmans ? - Les blogs du Diplo

Article très utile de Alain Gresh

Meurtre par la police

MARCHE POUR LAMINE
SAMEDI 27 JUIN 2009
Rendez-vous à 14h30 au 58 rue des Amandiers 75020 PARIS
M° Père-Lachaise (lignes 2 & 3)
Il y a 2 ans, le dimanche 17 juin 2007 entre 4h et 4h30 du matin, la police a été appelée pour « tapage nocturne » au 8 rue de la Bidassoa Paris 20ème.

Les 8 policiers qui se sont rendus sur les lieux, ont trouvé dans la rue un jeune homme seul et non armé, tentant de se cacher.

Après l’avoir plaqué au sol face contre terre, l’avoir menotté aux poignets, un bras passé par dessus l’épaule et l'autre replié dans le dos, et lui avoir attaché les chevilles avec une sangle de contention en cuir, les policiers l’on porté dans le fourgon de police.

C’est là, sur le plancher du fourgon, que tandis qu’un policier pressait sa tête, quatre autres comprimaient son thorax agenouillés respectivement sur son épaule droite, son épaule gauche, son dos et ses jambes maintenues repliées en arrière.

Ce jeune homme s’appelait Lamine DIENG.
Un jeune homme qui avait une famille, des amis, des projets, en un mot : une vie.
Il avait 25 ans et il est mort, dans ces conditions-là, dans ce fourgon de police aux mains de ces 5 policiers.

Cinq professionnels garants de la sécurité publique, initialement appelés pour tapage nocturne.

En 2 jours, la Police des polices (IGS) a conclu que Lamine était « mort naturellement d'un arrêt cardiaque ».

La famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile le 22 juin 2007.

Un comité de soutien s'est formé pour exiger que toute la lumière soit faite sur le décès de Lamine, que Justice soit rendue, et raconter l'histoire de Lamine au monde pour l'inscrire dans la mémoire collective.

La mort de Lamine ne doit pas être oubliée,
nous ne laisserons personne l'oublier.

A ce jour, nous attendons les conclusions de l'enquête de la Justice.
Les fonctionnaires de police impliqués sont quant à eux toujours en service.
Comité de soutien « Vérité et Justice pour Lamine DIENG »

An attack on French Muslims | SocialistWorker.org

An attack on French Muslims | SocialistWorker.org

Analyse (en anglais) dans un journal anticapitaliste américain concernant Sarkozy et le burqa.

L'emprunt de Sarkozy

Laurent m'écrit

L’anti Robin des bois est celui qui prend l’argent aux pauvres pour le donner aux riches. C’est un grand classique qui peut prendre des formes caricaturales. La mesure annoncée par Nicolas Sarkozy d’un emprunt d’État en est un bon exemple.



Un emprunt va donc être lancé. Ceux qui peuvent y souscrire – les plus riches – auront tendance à s’y précipiter : il s’agira d’un placement sûr, à la différence des placements sur les marchés financiers, qui ont fait la preuve il y a quelques mois à peine que leur volatilité n’est pas sans risque ; or, il n’y a rien de moins risqué que de prêter à un État, dont on est certain qu’il ne sera pas inopinément placé en liquidation judiciaire par le Tribunal de commerce.



Bien sûr, un emprunt a vocation à être remboursé. L’État remboursera les sommes ainsi « placées ». Pour rembourser, il puisera dans son budget, lequel est alimenté par l’impôt. C’est à dire que le rmiste, par la TVA qu’il paye sur sa baguette de pain, contribuera à ce remboursement, en capital et en intérêt. Et cet intérêt viendra, en appauvrissant les pauvres, enrichir les riches qui auront souscrit à l’emprunt d’État. La pompe à finance aura servi à aggraver les inégalités.



Joli coup !

lundi 22 juin 2009

Une mosquée recouverte d'inscriptions racistes, Société - Information NouvelObs.com

Une mosquée recouverte d'inscriptions racistes, Société - Information NouvelObs.com

lundi 15 juin 2009

EPR - l'énergie contre les citoyens!

2ème EPR: L'énergie contre les citoyens

Changements climatiques, raréfaction des ressources, crise pétrolière,
libéralisation des marchés de l'électricité et du gaz, la question des
services énergétiques est au coeur de nos sociétés. Elle constitue
également un des enjeux majeurs du 21ème siècle.
Et si le sujet est aujourd’hui au coeur de l’actualité et de l’agenda
politique, il reste certains tabous qui échappent au débat public et
démocratique. C’est notamment le cas du nucléaire et plus
particulièrement du programme EPR, que le gouvernement est en train
d’avaliser en présentant au Parlement la programmation pluriannuelle
des investissements (PPI). Prise en dépit du bon sens et au mépris de
la démocratie, cette programmation n'est pas la réponse aux enjeux
graves auxquels nous devons faire face.

L'annonce de la construction d'un 2ème EPR à Penly, faite par Nicolas
Sarkozy le 30 janvier dernier, est un véritable déni de démocratie.
Aucun débat public, pas de consultation, censure dans le cadre du
grenelle de l’environnement, le parlement et le ministre de l’Energie
court-circuités. Le président de la République persiste à décider
seul, alors que l'énergie doit être une affaire de citoyens.

L'EPR ne répond pas aux besoins énergétiques de la France. Notre pays
est déjà en surproduction électrique et n'a pas besoin de nouvelles
centrales. Les nouveaux réacteurs EPR vont en fait augmenter les
exportations d'électricité, déjà très importantes. Le risque et les
déchets resteront quant à eux en France. En outre, l'EPR n'est qu'une
vitrine commerciale pour vendre des réacteurs à l'étranger.

Faire le choix d'un programme EPR, c'est tourner le dos aux exigences
actuelles de sobriété et d'efficacité énergétique et se mettre en
totale contradiction avec les engagements, pourtant bien insuffisants,
du Grenelle de l'environnement. Celui-ci prévoyait une baisse des
consommations énergétiques et le développement des énergies
renouvelables, tout en laissant de côté la question épineuse du
nucléaire. On voit aujourd'hui quelle voie le gouvernement a choisi...
Augmenter la production d'électricité nous enferme dans la logique qui
a prévalu jusqu'à présent : pas de maîtrise de l'énergie, les
renouvelables reléguées au second plan.

L'EPR n’est pas une solution pour lutter contre les changements
climatiques. Au niveau mondial, le nucléaire ne représente que 2 à 3%
de la consommation finale d'énergie. Selon l'Agence Internationale de
l'Energie (AIE), même en triplant le nombre de réacteurs d'ici 2050,
c'est-à-dire en construisant 30 réacteurs par an, on ne réduirait que
de 6% les émissions de gaz à effet de serre.

L'EPR ne répond pas à la crise économique. Il s'agit d'un projet
coûteux (4 à 5 milliards d'euros) qui dépasse largement les prévisions
initiales et qui ne tient pas compte du coût de la gestion des déchets
et du démantèlement. Les énergies renouvelables et la maîtrise de
l'énergie sont bien plus créatrices d'emplois et porteuses d'avenir.
Des études confiées à des cabinets indépendants ont montré qu'à
investissement équivalent, un programme éolien produirait deux fois
plus d'électricité et créerait près de 5 fois plus d'emplois stables.

Enfin, l'EPR ne répond pas aux problèmes du nucléaire: risque,
déchets, prolifération. Pire, il les aggrave ! En effet, les déchets
qui seront produits par l'EPR seront beaucoup plus dangereux que ceux
produits actuellement.
Pour toutes ces raisons, nous, associations, partis politiques et
syndicats nous prononçons, collectivement, contre le programme EPR et
demandons son arrêt immédiat, ainsi que l'organisation d'un réel débat
démocratique sur l'avenir de la filière nucléaire française.

Paris, le 12 juin 2009

Signataires: Agir pour l'environnement, ATTAC, CAP 21, Greenpeace, Les
Alternatifs, Les Amis de la Terre, Les Verts, NPA, Parti de Gauche,
Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires.

dimanche 14 juin 2009

Obama, le voile, et les syndicats

Sur notre liste de discussion de militants syndicaux, il y a un certain débat au sujet du port du foulard musulman, suite aux commentaires d'Obama mais aussi suite à un cas à Toulouse de licenciement d'une chercheuse à cause de son foulard. En voici un extrait.

Un syndiqué écrit que

le port du voile (en présence ou non de public) n’est pas toujours un libre choix individuel (contrairement à la doctrine Obama, pas contredite par Sarkosy).

-Qu’il n’est pas non plus une obligation religieuse sauf à accepter sans discussion une certaine conception de l’Islam.

Pour moi le port du voile comme l’excision doit être combattu partout, non pas comme atteinte au principe de laicité (finalement le port de signes religieux, même « ostentatoires » me gêne assez peu sauf s’il s’accompagne de prosélytisme) mais comme symbole (et souvent réalité) d’oppression.

Et comme je l’ai déjà exprimé : Il ne semble pas que les femmes algériennes sous Ben Bella, tunisiennes sous Bourguiba, ou afghanes sous Babrack Karmal se soient plaintes d’en être « privées ».

J


J'ai répondu que


J'ai deux ou trois désaccords avec J

- Il me semble que seul le croyant lui-même est à même de décider quelles sont ses obligations religieuses.
- Le port du voile (un vêtement) et l'excision (une mutilation, et qui plus est en général sans l'accord de l'intéressée) sont extrêmement différents, et les mettre dans la même phrase de cette façon risque de servir d'autres objectifs.

- Faut-il combattre les *symboles* de l'oppression? Ce n'est pas ça qui manque dans notre société. Est-ce que le port d'une alliance, le fait d'aller à l'église, le port de talons aiguilles, le fait pour des africains de mettre de la crème qui éclaircit la peau, le fait pour un travailleur de voter à droite, ne constituent pas quelque part des symboles de l'oppression? Notre réponse ne doit pas être de bloquer les portes des pharmacies ou des églises, ni d'exclure de l'école des gens qui trimballent des symboles de l'oppression. Plutôt il faut politiser la question - défendre le droit de chacun de choisir - d'aller ou de ne pas aller à l'église par exemple - , mais aussi notre droit de dire pourquoi on pense qu'ils ont mal choisi. Celui ou celle qui porte un symbole de son oppression n'est pas notre adversaire.

- Dans bien des cultures (dont les nôtres) les signes sexuels secondaires font l'objet de règles précises - on les couvre souvent (les seins), ou on les décore (les lèvres) ou on les transforme (la barbe rasée). Dans le "débat" sur le foulard il est très louche de voir qu'un seul signe est ciblé, et un signe qui est associé, davantage que les autres, aux anciennes colonies de la France. Il y a de quoi faire attention.

John Mullen

Manuel Valls préconise l'abandon du mot "socialisme", Politique - Information NouvelObs.com

Manuel Valls préconise l'abandon du mot "socialisme", Politique - Information NouvelObs.com

Plus de Blancs, moins de changement de la société! Décidément!

samedi 13 juin 2009

A Agen, soutenez la Palestine!

A l'initiative du Comité Palestine 47 se tiendront trois projections-débat sur la situation en Palestine, pour ne pas oublier après les importantes mobilisations de soutien au peuple palestinien qui se sont déroulées en janvier 2009.

Faites suivre largement l'information sur cette initiative autour de vous. D'avance Merci.

Vendredi 12 juin, 20 h 30, Salle de Barleté (rue M.Pagnol) : Projection-débat de IRON WALL, film de Mohamed Alatar (entrée libre).

Mardi 16 juin, 20 h 30, Salle polyvalente de Montanou : Projection-débat de JERUSALEM THE EAST SIDE STORY, film de Mohamed Alatar (entrée libre).

Jeudi 18 juin, 20 h 30, Salle Jean Terles (face Stadium) : Projection-débat de UN MUR A JERUSALEM, film de Franck Salomé (entrée libre).

COMITE PALESTINE 47 - 148 rue Duvergé - 47000 AGEN

Les femmes dans les société primitives

On prétend parfois que depuis la nuit des temps, l'homme a dominé la femme. En fait, c'est faux, cette domination millénaire a été inventée à un moment précis de l'histoire. Cliquez sur le lien ci-dessus pour lire un long article sur le rôle de la "femme des cavernes".

Annick Coupé (Solidaires) : «Il faut un affrontement global avec ce gouvernement»

Annick Coupé (Solidaires) : «Il faut un affrontement global avec ce gouvernement»

Par Mathieu Magnaudeix

Mediapart.fr

Annick Coupé est porte-parole de l'union Solidaires, qui revendique 90.000 adhérents et rassemble notamment les syndicats Sud. Partisan de la grève générale reconductible, Solidaires soutient l'intersyndicale depuis six mois.



La journée du 13 juin risque de peu mobiliser. Les divisions apparaissent au grand jour. Le mouvement est-il en train de mourir?


Il n'est évidemment pas mort. Mais il y a un problème de stratégie, qui remonte au 19 mars. Ce jour-là, nous avons eu encore plus de monde dans les rues que le 29 janvier, ce qui n'était pas acquis d'avance... Pourtant, le lendemain, il n'a pas été possible de dégager dans l'intersyndicale une stratégie pour monter d'un cran la mobilisation sociale. C'est ce qu'il aurait fallu faire: nous avions alors proposé une grève générale reconductible, mais nous sommes minoritaires. Que s'est-il passé ensuite? Le gouvernement, qui avait un tout petit peu bougé en février mais de façon très marginale avec de toutes petites mesures, n'a rien donné après le 19 mars! Sarkozy et Fillon ont même dit qu'ils n'augmenteraient pas le Smic, qu'ils ne reviendraient pas sur les suppressions d'emploi dans la fonction publique. Mieux, ils ont même annoncé de nouvelles coupes pour 2010! Le gouvernement a fait la sourde oreille. Résultat, le 26 mai, il n'y avait pas de mot d'ordre national de manifestations et de grèves: il y a eu quelques initiatives ici ou là mais qui n'avaient rien à voir par rapport aux enjeux globaux... Aujourd'hui, le bilan de ce qui s'est passé depuis six mois est simple: malgré des mobilisations de 24 heures très fortes, gouvernement et patronat n'ont rien cédé sur l'essentiel, et ne changent pas de politique. Il faut un affrontement global avec ce gouvernement.



Pourquoi a-t-il été impossible de «monter d'un cran»?

Il y a une contradiction très importante. D'un côté, l'unité syndicale est un élément important pour construire le rapport de forces: si les journées du 29 janvier et du 19 mars et même du 1er mai ont été des succès, c'est en partie grâce à l'appel unitaire. Mais en même temps, la plupart des organisations rechignent et ne veulent pas construire un mouvement d'ensemble plus fort.



Par prudence excessive? Par frilosité?
Certaines organisations ont peur d'être débordées ou craignent un affrontement politique avec ce gouvernement. Certaines pensent qu'il n'y a pas de force politique susceptible de porter cette colère sociale. D'autres espèrent que des espaces de négociation politique vont s'ouvrir avec le gouvernement... ce qui n'est pas du tout le cas en ce moment! Nous voulons conserver ce cadre unitaire, Solidaires ne peut pas se permettre de le casser... et en même temps ce cadre unitaire n'offre pas aujourd'hui de perspectives à la hauteur des enjeux.



La contestation monte dans vos rangs. La comprenez-vous?
La question de l'unité syndicale est chez nous discutée en permanence et nous allons aux réunions intersyndicales avec des mandats de nos adhérents. Nous ne sommes pas attachés à l'unité pour l'unité, mais il faut que l'unité soit utile à quelque chose. Elle a été utile mais désormais il y a une vraie difficulté.



FO pourrait-elle quitter l'unité syndicale?

Les contradictions sont présentes dans toutes les organisations. Je ne sais pas ce que fera FO. Ce que je sais, c'est que FO a beaucoup traîné des pieds pour que l'on se voie au lendemain du 13 juin, même pour tirer un bilan. A la date ou je vous parle [jeudi 11 juin à 15 heures, ndlr] nous n'avons pas pris de décision de nous revoir: la question reste ouverte. Cela dit, la plupart des organisations souhaitaient qu'on puisse se revoir, au moins pour tirer un bilan, ce qui me semble normal: on a appelé ensemble depuis six mois à des journées d'action, il me semble logique qu'on en fasse ensemble le bilan! Il serait quand même assez incompréhensible que FO ou une autre organisation se refuse à ça!

Solidaires pourrait-il aussi quitter le mouvement?

De vraies questions se posent sur les suites en termes de stratégie, alors bien sûr on s'interroge... Mais nous n'avons pas décidé de quitter l'intersyndicale.



En tant que partisane de la grève générale, vous ne devez pas quand même être très à l'aise dans cette intersyndicale...

Non, ce n'est pas très confortable. [Elle rit]. C'est même un euphémisme!



Vous perdriez beaucoup si vous quittiez le mouvement?

Non, pas grand-chose. Si ce n'est que ça ferait plaisir à certains de nous montrer comme ceux qui cassent l'unité et le gouvernement serait enchanté de montrer que, décidément, ces gens-là ne veulent rien construire. Mais c'est secondaire. Notre objectif est de construire des rapports de force. Vu ce que nous pesons, vu le paysage syndical, nous ne les construirons pas tout seul. Quitter l'intersyndicale pour une question de posture, parce qu'on serait plus à l'aise, ne contribuerait pas à construire ce rapport de forces. Alors même si c'est difficile, même si c'est pas toujours très confortable, nous n'allons pas abandonner cet enjeu de l'unité.



La CGT et la CFDT ont-elles été trop accommodantes envers le pouvoir?

Elles ont une responsabilité forte parce que ce sont les deux plus importantes organisations dans le pays. Mais il faut bien constater aussi que du point de vue des revendications nous n'avons pas de réponse! A ce stade, nous n'avons pas gagné sur nos revendications, que nous avons recensées dans une liste fin mai [revalorisation du Smic, suppression du bouclier fiscal, un plan pour l'emploi des jeunes, négociations avec le patronat sur l'emploi et les salaires...cliquer ici pour lire l'ensemble des revendications].



Toutes les organisations doivent aujourd'hui se poser des questions. Certaines disent que la crise sera longue et dure. Bien sûr. Là où nous avons une différence, voire une divergence, c'est qu'elles disent “il faut être capable de durer”. Je leur réponds que si nous ne faisons pas de propositions concrètes pour amplifier le mouvement, on risque de voir les salariés se décourager...



Vous sentez le découragement monter?
Il y a une certaine amertume dans les équipes les plus mobilisées et chez les plus militants. En même temps, les raisons de la colère sociale sont encore plus fortes aujourd'hui qu'au début de l'année. Et à la rentrée, la colère ne sera pas moindre...



Que va-t-il se passer après le 13 juin?
L'enjeu de cette journée, c'est de montrer que le gouvernement n'en a pas fini avec la mobilisation sociale. Plus nous serons nombreux le 13, plus cela résonnera comme un avertissement à l'égard de Sarkozy et du patronat. C'est une façon de montrer qu'il y a encore une volonté d'être dans la rue et que cette volonté, on la retrouvera dès la rentrée.



Déciderez-vous dans les prochains jours d'une date de manifestations à la rentrée?


Non, je ne me fais pas d'illusions là-dessus. Tout le monde va dire qu'il faut laisser passer la période des vacances. D'ailleurs, je ne suis pas sûre qu'il serait très pertinent de fixer une date en septembre ou en octobre. Nous souhaitons profiter de cette période qui marque la fin d'un premier cycle de mobilisations pour essayer d'en tirer un bilan et de s'interroger sur l'avenir. Nous voulons aussi en profiter pour débattre avec les autres militants syndicaux et surtout au plan local dans les entreprises. On n'arrivera pas à régler le problème de stratégie syndicale s'il ne se passe plus rien à la base, c'est clair.



L'UMP victorieuse, le PS talonné par Europe Ecologie... Le résultat des européennes pèse-t-il sur le mouvement syndical?

Bien sûr. Le monde social et le monde politique ne sont pas étanches. Je constate aussi un grand désintérêt pour ces élections, notamment chez les jeunes et parmi les couches populaires. Le débat politique aujourd'hui est assez déconnecté de la réalité de ce que vivent les gens au quotidien. Ce n'est pas ça qui empêche des mobilisations fortes.



Dans les prochaines semaines et les prochains mois, la stratégie du gouvernement va être de continuer d'attaquer sur tous les terrains en même temps, la répression, le sécuritaire... Une semaine après ces élections, il peut faire valoir un rapport de force qui lui est favorable. Mais quand on regarde le nombre de gens qui sont allés voter, la légitimité est plus que douteuse.

vendredi 12 juin 2009

Poets Against War

Poets Against War

les nazis anglais

LENIN'S TOMB

Lors des élections municipales et européennes l'extrême droit anglaise, habituée pourtant depuis longtemps à perdre les élections, ont connu une percée significative. Ils prétendent ne pas être des fascistes. Cet article, en anglais, revient sur les racines du British National Party.

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY: France Inter se pose en champion de la 'laïcité à la française' contre Barack Obama

Le poireau ROUGE pour RESISTER à SARKOZY: France Inter se pose en champion de la 'laïcité à la française' contre Barack Obama

Sur le blog "le Poireau Rouge" une analyse des réactions à la défense par Obama du droit de porter des signes religieux.

Tube strike: for justice and jobs|13Jun09|Socialist Worker

Tube strike: for justice and jobs|13Jun09|Socialist Worker

Puissante grève dans le métro à Londres (article en anglais).

dimanche 7 juin 2009

Déclaration sur le réformes universitaires

Comité de la

Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur (SIES)

Paris – 6 juin 2009







La Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur, par la voix de son Comité réuni ce samedi 6 juin 2009 à l’université Paris 4-Sorbonne, réaffirme son opposition aux réformes actuelles visant l’enseignement supérieur, le système éducatif et la recherche.

Sur le fond, elle se prononce en faveur des principes fondateurs d’une éducation publique et laïque, contre l’individualisation des carrières, l’institutionnalisation de la précarité, la mise en concurrence générale entre individus, entre disciplines, entre établissements.

Sur la forme, elle condamne la méthode employée par le gouvernement, son refus opiniâtre du dialogue, ses effets d’annonce sans substance, ses parodies de concertation.



Elle constate que les « réécritures » à la marge des textes contestés n’ont en rien remis en question leur nature. Les raisons de les refuser perdurent à l’identique.



La SIES appelle tous ses adhérents, les enseignants, les chercheurs et les enseignants-chercheurs, les collègues spécialistes d’autres aires linguistiques et culturelles, la communauté éducative, universitaire et de recherche dans son ensemble à continuer de manifester, par tous moyens jugés utiles, la volonté commune d’obtenir le retrait des mesures imposées.



Elle entend aussi convaincre la communauté nationale de la nécessité de soutenir ce combat, dont l’enjeu implique l’avenir de toute la société.

samedi 6 juin 2009

Les Indigènes de la république » Vincent Geisser convoqué devant le Conseil de discipline

Les Indigènes de la république » Vincent Geisser convoqué devant le Conseil de discipline

La liberté de la recherche en sciences sociales n'est pas garantie toujours en France. Vincent Geisser est harcelé par l'Etat car il fait des recherches sur l'islam en France (il est l'auteur de"La Nouvelle Islamophobie". Tou les universitaires, qu'ils soient d'accord avec lui ou pas, devraient défendre son droit à publier ce qu'il veut, publications d'ailleurs sérieuses et dignes d'intérêt, à mon humble avis.

Le tube anticapitaliste de l'été

Can Hamas succeed where Fatah failed? - Socialist Alternative

Can Hamas succeed where Fatah failed? - Socialist Alternative

Sur le site de mes amis de Socialist Alternative, cet article en anglais "Est ce que Hammas peut réussir là où le Fatah a échoué?"

Réponses des politiques au texte de SLU sur le rôle de l'Europe dans les questions d'université et de recherche (juin 2009) - Sauvons l'Université

Réponses des politiques au texte de SLU sur le rôle de l'Europe dans les questions d'université et de recherche (juin 2009) - Sauvons l'Université

Sauvons l'Université a posé une série de questions aux partis qui se présentent aux élections européennes. C'est Manue et moi qui avons écrit la réponse commission recherche NPA, qu evous pouvez trouver, avec les réponses de plusieurs autres partis, en cliquant sur le lien ci-dessus.

Pendant les européennes, les travaux continuent au NPA. Par Stéphane Alliès( Mediapart.fr) | NPA

Pendant les européennes, les travaux continuent au NPA. Par Stéphane Alliès( Mediapart.fr) | NPA
Un long article d'analyse assez intéressant.

"Mastérisation" à la va-vite

Il faut immédiatement diffuser cette circulaire à tous les collègues, dans les UFR préparant aux concours et dans les IUFM. Il s'agit d'une scandaleuse mise en place de la mastérisation, avant même que nous connaissions le résultat des consultations en cours (ce qui est la meilleure preuve de leur inanité), avant même la promulgation des décrets.

Il faut insister en particulier sur les points suivants :

* Tous les candidats à tous les concours d'enseignant (primaire et secondaire), s'ils n'ont qu'une licence, devront être inscrits dans un Master "approprié" en début d'année. Ce Master leur sera validé au bon vouloir de chaque université, sur la base des résultats au concours, ou aux concours blancs, ou à la rédaction d'un mémoire (pendant l'année de préparation ?), ou même de "tout autre élément de nature à permettre l'appréciation des connaissances et des compétences acquises". Bref : on donnera le Master aux lauréats des concours, et pour les autres on verra...
* Pour les candidats qui sont déjà titulaires d'un M1 et qui seront "présents aux épreuves du concours" (!), une validation de leur M2 sera "appréciée au cas par cas", selon des critères tout aussi variés et ineptes, qui vont des concours blancs à "la participation à des stages".

Nous retrouverions donc l'année prochaine tout ce contre quoi nous nous sommes battus cette année, à savoir :

* Les lauréats d'un concours se retrouveraient automatiquement dotés d'un master, sans avoir suivi la moindre initiation à la recherche. Et s'ils veulent ensuite s'inscrire en doctorat ? Devront-ils repasser un "vrai" master ?
* Les étudiants recalés au concours peuvent quand même se voir se voir attribuer une année de master, sur des critères farfelus. S'il s'agit d'un master professionnel d'enseignement, nous retrouvons le fameux "vivier" de vacataires tout prêt pour l'embauche précaire. Et s'il s'agit d'un master recherche, quelle sera sa valeur ?
* Chaque université peut procéder à sa façon, ce qui ne va pas manquer d'attiser la concurrence : il n'y a aucun cadrage national
* On nous force la main pour créer des masters professionnels
* On peut obliger les étudiants à cumuler la même année préparation au concours, stages pré-professionnels et mémoire de recherche

Il faut riposter vite et massivement. La Coordination Nationale de la Formation Des Enseignants se réunit demain à Censier. Il faut que les collègues des UFR y soient très nombreux pour participer à l'élaboration de moyens d'action impliquant tous les acteurs de la formation des enseignants, IUFM et UFR

vendredi 5 juin 2009

appel des alternatifs

Les Alternatifs
www.alternatifs.org

Communiqué 5 juin 2009

Des député-e-s du NON, élu-e-s au parlement européen, c'est possible... et
souhaitable!
7 JUIN pas d'abstention VOTEZ pour l'une des listes du NON de gauche

Deux listes en France se situent clairement dans l'héritage
du « NON de gauche » de 2005 :
celle du FRONT DE GAUCHE,
et
celle du NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE,

Un score important de ces listes et l'élection de député-e-s confirmerait
la volonté des citoyen-ne-s d'une autre Europe alternative au consensus
libéral et anti-démocratique actuel entre droite et social-démocratie

LES ALTERNATIFS, FAVORABLES AU RASSEMBLEMENT DES COMPOSANTES DU NON DE
GAUCHE SUR UNE SEULE LISTE, REGRETTENT CETTE DIVISION ET APPELLENT A VOTER
INDISTINCTEMENT POUR L'UNE OU L'AUTRE DE CES DEUX LISTES LE 7 JUIN.

Les élections européennes et le vote utile

Attention manoeuvre électorale!
Le Parti socialiste est-t-il fâché avec les mathématiques ? Ignore-t-il la loi ? Est-il devenu amnésique ? A moins qu’il ne mente sans vergogne pour arracher le vote d’électeurs crédules ? On peut le craindre à la lecture de tracts de dernière minute glissés par le PS dans les boîtes aux lettres. Leur texte circule également par courrier électronique. Il prétend sans honte que pour obtenir des sièges aux européennes les listes doivent obtenir entre 7,7% (Ile-de-France) et 11,1% (Est) et en conclut que le vote PS est le seul vote utile.

Il s’agit là d’une manœuvre mensongère.

La loi est claire : « les sièges sont répartis, dans la circonscription, entre les listes ayant obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés » (loi n°77-729 du 7 juillet 1977 relative à l'élection des représentants au Parlement européen).

Les mathématiques aussi : la répartition des sièges se fait en fonction du résultat de toutes les listes ayant dépassé 5%. Au-delà, il n’existe aucun seuil en-dessous duquel une liste est assurée de n’avoir aucun élu.

Quant aux scrutins précédents, chacun peut consulter les résultats par soi-même. Lors des européennes de 2004, 6 députés européens ont ainsi été élus avec moins de 7% des voix : 6,04% (en Ile-de-France), 6,08% (en Ile-de-France), 6,15% (dans la circonscription Sud-Est), 6,39% (Est), 6,80% (Nord-Ouest) ou 6,83% (Nord-Ouest).

0 en droit, 0 en math, 0 en histoire, mais 20/20 en malhonnêteté et enfumage. Le Parti socialiste est décidément tombé bien bas.

En faisant circuler ce message, aidez-nous à rétablir la vérité.

jeudi 4 juin 2009

Obama et le voile

Obama défend le droit pour les musulmanes de porter le voile en Occident.

Port du voile : Obama égratigne la France
LEMONDE.FR avec AFP | 04.06.09 | 17h42

...

Au nom de la laïcité, la France a banni en 2004 dans les écoles les signes religieux ostentatoires avec une loi interprétée comme ciblant surtout le voile islamique. La polémique fait également rage au Canada et en Allemagne, alors qu'en Belgique 90 % des écoles le bannissent et il est jugé "discriminatoire" par un décret du Conseil d'Etat.

"Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, et par exemple en dictant les vêtements qu'une femme doit porter", a-t-il lancé. Sans jamais citer la France ou d'autres pays, il a enchaîné en affirmant qu'"on ne doit pas dissimuler l'hostilité envers une religion devant le faux-semblant du libéralisme".

"Je rejette", a-t-il ainsi affirmé, "les vues de certains en Occident" pour qui le fait "qu'une femme choisisse de couvrir ses cheveux a quelque chose d'inégalitaire". Pour la première fois, une Américaine musulmane portant le voile, Dalia Mogahed, d'origine égyptienne, a fait son entrée à la Maison Blanche comme conseillère de Barack Obama.

UNE QUESTION DIVISE LE MONDE MUSULMAN

Mais la question du port du voile, notamment à l'école, met aussi à l'épreuve des gouvernements et opinions publiques dans des pays musulmans. Le cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, l'imam d'Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite, avait d'ailleurs donné sa bénédiction à la loi française en 2003. Si, selon lui, le voile est une "obligation divine" pour une femme musulmane vivant dans un pays musulman, elle doit se plier à son interdiction si un pays non-musulman le décrète, comme c'est son droit.

En Egypte, alors que 80 % des femmes sont désormais voilées, après trente ans de réislamisation, un interdit de fait reste sur le port du voile par une présentatrice des journaux des chaînes publiques de télévision. La Cour constitutionnelle turque a elle invalidé, il y un an, un amendement levant l'interdiction de porter le foulard dans les universités qu'avait fait adopter le gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan.


Obama n'est pas un homme de gauche. Cependant, il soulève ici un point simplement démocratique. Chacun choisit comment il (ou elle) s'habille et exprime ses convictions (ou pas) - car cela ne nuit à personne (sauf éventuellement à moi) comment je m'habille. Par ailleurs, bien sûr, c'est avant tout aux populations immigrées que les élites voudraient imposer certains vêtements et en interdire d'autres.

le parti socialiste et les élections européennes

Les gouvernements socialistes portugais, espagnol et britannique s'étaient déjà prononcés pour la reconduction du mandat de Juan Manuel Barroso à la tête de la Commission Européenne. Ils sont rejoints par Frantz Müntefering le chef du Parti Social Démocrate (SPD) allemand ... en échange du poste de commissaire européen pour Martin Schulz, actuel président du groupe du Parti Socialiste européen au Parlement européen, lui aussi membre du SPD.

Autrement dit, le Parti Socialiste européen ne présentera pas de candidats contre Barroso, préférant faire entrer un de ses éminents responsables à la Commission européenne ... présidée par Barroso.

Les dirigeants du Parti Socialiste français qui ont mené campagne pour sanctionner Sarkozy et Barroso doivent s'expliquer : soit ils ne pèsent de rien dans les décision du PSE et dans ce cas pourquoi avoir placé leur campagne sous l'égide du "Manifesto" de ce même PSE et vanté les solutions communes de tous les partis sociaux-démocrates européens ; soit ils trompent les électeurs en affirmant leur volonté de changements profonds en Europe alors que le PSE s'apprête à poursuivre sa politique de cogestion des institutions européennes avec la droite libérale.
Tous les gens sincères qui voteraient PS pour une Europe un peu plus progressistes seraient dupés.

Il est encore temps d'y réfléchir.

Le genre qui ne se laisse pas faire: Lutte contre les discriminations: quel bilan pour les eurodéputés sortants?

Le genre qui ne se laisse pas faire: Lutte contre les discriminations: quel bilan pour les eurodéputés sortants?

Pour ceux qui sont curieux de savoir que font les eurodéputés... et peut être avant tout ce qu'ils ne font pas.

NPA et Front de gauche - l'Unité

Je suis intervenu dans un débat sur Facebook concernant le fait qu'il y ait deux listes (au moins) aux élections européennes qui s'opposent à l'Europe libérale.
Voici ce que j'ai écrit (n'oubliez pas que je suis militant du NPA):


Dans l'ensemble, les militants du Front de Gauche sont des gens
1 - qui détestent la dictature du profit
2 - qui ont à coeur les intérêts des exploités et des opprimés
3 - qui ne pensent pas qu'une révolution sociale (démantèlement de l'Etat, dissolution de l'armée, destruction de la logique du profit) soit possible. Mélenchon le déclare ouvertement et honnêtement.

A cause de 1) et 2), surtout lors d'une élection à un seul tour, il aurait fallu une alliance et une seule liste lors des élections européennes.

A cause de 3), seule une alliance temporaire est possible, et non pas une alliance permanente qui ne pourrait que se briser dans une situation révolutionnaire.

Mais de toute façon, revendiquer une alliance permanente n'est pas sérieux, car toute organisation de gauche honnête met fin à une alliance lorsqu'elle considère que les intérêts de notre classe n'en ont plus besoin.

Quelle Europe pour l'Université ? Dix questions de Sauvons l'Université aux candidats aux élections européennes (28 mai 2009) - Sauvons l'Université

Quelle Europe pour l'Université ? Dix questions de Sauvons l'Université aux candidats aux élections européennes (28 mai 2009) - Sauvons l'Université

Elections européennes, unité de la gauche radicale

La question reste importante, car il y aura d'autres échéances. Ci-dessous un aperçu de deux positions différentes, et puis mon avis à moi.

La direction de mon parti :

mardi 2 juin 2009
PARIS, 2 juin 2009 (AFP) - Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, a appelé mardi ses électeurs à se mobiliser dimanche pour les européennes, en jugeant que le "combat" devait continuer après ces élections.
"Beaucoup de travailleurs et de travailleuses nous trouvent utiles et efficaces au quotidien, il ne faut pas qu'ils se privent de nous le rappeler dimanche prochain en votant pour nous et nous donner encore plus de crédit pour continuer ce combat après les élections, parce que le combat va continuer après les élections", a-t-il déclaré à France2.
Selon lui, "il y a une révolte sociale qui est extrêmement présente dans cette campagne même si le gouvernement cherche à nous refaire le petit coup de l'insécurité" mais "c'est l'insécurité sociale qui concerne tout le monde aujourd'hui".
Sur son refus d'intégrer le Front de gauche (PCF-Parti de gauche) à ces élections, il a assuré : "L'heure n'est plus au regret, on ne fait pas une campagne par défaut. Si on a décidé de présenter nos propres listes, c'est parce qu'on pense qu'il y a un espace qu'on est les mieux à même d'occuper, c'est celui de l'anticapitalisme".
Pour M. Besancenot, "c'est aux capitalistes et à eux seuls de payer cette crise, sûrement pas à la majorité de la population".
Dans le dernier sondage Ifop pour Paris Match à paraître jeudi, le NPA est à égalité avec le Front de gauche, à 7%.


Un des dirigeants du Front de Gauche :

“Désormais, nos listes (NPA et Front de Gauche) vont défendre les mêmes perspectives pour changer d’Europe : abrogation des traités libéraux pour faire place à une Europe au service des travailleurs et des peuples ; bouclier social face à la crise ; interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ; harmonisation sociale par le haut ; Smic européen ; arrêt des privatisations ; remise en question de l’indépendance de la Banque centrale européenne et réappropriation publique du système bancaire et de crédit ; planification écologique, sortie de l’Otan… Elles le feront toutefois au moyen de bulletins de vote différents ! Il convient de s’interroger, comme nous l’avons fait nous-mêmes au moment de prendre notre décision : que peuvent penser les nôtres, je veux parler de la majorité des salariés, qui serrent les dents à mesure que des coups chaque jour plus violents s’abattent sur eux, en constatant qu’aucune gauche digne de ce nom n’est à même de relayer avec la crédibilité nécessaire leurs luttes, leurs revendications, leur unité sur le terrain ? Ils savent bien qu’aucune force ne peut, à elle seule, incarner l’alternative indispensable. Nos divisions leur apparaissent absurdes, désespérantes même, surtout lorsqu’ils entendent telle tête de liste du NPA déclarer benoîtement qu’il irait siéger dans le même groupe que les députés du Front de gauche s’il était élu… À juste titre, ils se disent : « Tout cela pour en arriver là ? »” Christian Picquet du Front de Gauche


Et mon opinion:
Il me semble évident que l'existence de deux listes concurrentes, aux revendications similaires, sur un scrutin à un seul tour où le nombre d'eurodéputés de la gauche de la gauche va être très faible à cause de la division, ne peut que renforcer le sectarisme des deux côtés.

Ainsi nous avons vu des militants du Front de Gauche considérer que le NPA n'avait pas le droit de diffuser un tract devant leur meeting, ou nous traiter de "alliés de sarkozy" ; et j'ai entendu un camarade du NPA dire que le Front de Gauche, ce sont des gens de droite. Tout cela est inévitable, mais il faut à un moment se poser et réfléchir aux enjeux pour l'ensemble des travailleurs.

Dans une période de licenciements de masse et de crise économique profonde, une force électorale puissante aurait valu le coup. En réalité, au parlement européen, des élus NPA ou Front de Gauche siégeront ensemble!

Il y a des camarades du NPA qui ont beaucoup de mal à distinguer entre une fusion de deux partis, et une alliance électorale. Ainsi, on me dit que le NPA veut bien s'allier avec des gens "à condition que ..." . Le camarade poursuit avec une longue liste de conditions. En réalité, quelqu'un qui remplissait toutes ces conditions serait déjà membre du NPA! Une alliance, par définition, c'est une unité temporaire avec des gens qui ont beaucoup d'idée différentes des nôtres, mais suffisamment de points communs pour etre plus efficaces ensemble...

Le débat et le combat pour une unité d'action y compris aux échéances électorales risque d'être long et compliqué. Mais mon parti, le NPA, est un petit parti de moins de 10 000 adhérents. La mobilisation nécessaire pour défendre nos conditions de vie doit impliquer des millions de travailleurs. Alors, une politique réfléchie d'alliances est incontournable.

France Télévisions annonce un plan de départs volontaires - Libération

France Télévisions annonce un plan de départs volontaires - Libération

Une intouchable à la tête du Parlement indien - Libération

Une intouchable à la tête du Parlement indien - Libération

Après la Gay Pride, l’Academic Pride ! - Bonne Nouvelle ! - Blog LeMonde.fr


Après la Gay Pride, l’Academic Pride ! - Bonne Nouvelle ! - Blog LeMonde.fr

mercredi 3 juin 2009

Le MRAP condamne les provocations de Dieudonné et de ses acolytes.

Le MRAP condamne les provocations de Dieudonné et de ses acolytes.

Tous dans cette liste et la propagande qui l'accompagne n'est que prétexte :

Prétexte que le renouvellement du Parlement européen.
Sur des thèmes comme les migrations internationales, les droits des migrants, dans l'UE et hors de l'UE, qui sont aussi de la compétence du Parlement européen, la liste Dieudonné et consorts est muette.
Sur la politique économique et sociale de l'UE, rien en dehors d'imprécations généralistes.
Sur la question de l'élargissement de l'UE, où les débats sont souvent empreints de préjugés racistes, silence radio.
Sur le débat institutionnel (traités de Nice, constitutionnel, de Lisbonne), on cherche en vain la position de cette liste.
En clair, la politique de l'UE, qui la fait, comment les citoyens peuvent la modifier, n'intéresse pas la liste Dieudonné-Soral-Gouasmi.

Prétexte que la défense des droits des Palestiniens.
Après tout, des mouvements politiques ont utilisé et utilisent la tribune que donne cette élection pour défendre leurs idées ou des intérêts catégoriels, sans se préoccuper du résultat de l'élection et de la politique de l'UE.
Mais au moins ils défendaient et défendent effectivement une cause, bonne ou mauvaise.
Alors qu'il y a un énorme déficit d'information des Français sur le conflit Israël-Palestine, ses causes, ses enjeux, les solutions possibles, la liste « antisioniste » n'a rien à dire, n'explique rien, ne propose rien de concret.

Prétexte que l'antisionisme.
Le sionisme est une théorie politique, avec des personnalités, des mouvements, une histoire. Il peut être défendu ou critiqué, comme toute théorie politique. Le MRAP veille scrupuleusement à ce que cette défense ou cette critique soit exempte de racisme.
Or, l'« antisionisme » de cette liste cache mal une idéologie condamnable.
Quand Yahia Gouasmi explique que « le sionisme n'est pas humain » que « c'est le mal » qu'à« chaque divorce il y a un sionisme », ces propos, degré zéro de l'analyse politique, rappellent des imprécations antisémites de triste mémoire.
Quand Dieudonné répond à des injures racistes par d'autres injures racistes, antisémites au cas particulier, cela montre les limites de son combat contre les communautarismes.

Prétexte que certaines indignations.
Quand Claude Guéant, haut fonctionnaire qui devrait connaître le droit, fait mine de s'interroger sur la légalité d'une liste « Dieudonné », que cherchait-il, sinon faire de la publicité au candidat? Ou une manœuvre de diversion pour faire oublier les vrais enjeux de ces élections?
Quand la dénonciation des propos de Dieudonné et de ses acolytes par certains débouche quasi-automatiquement sur la dénonciation de toute critique de la politique israélienne, on peut s'interroger sur les buts recherchés.
On peut également s'interroger quand cette dénonciation conduit à donner un brevet de respectabilité républicaine à des partis dont l'islamophobie revendiquée est aussi condamnable que l'antisémitisme.

Soucieux de combattre le racisme sous toutes ses formes, de promouvoir l'amitié entre les peuples, de lutter pour une paix juste et durable au Proche-Orient et qui respecte les droits du peuple palestinien, le MRAP ne peut que condamner les provocations de Dieudonné et leur instrumentalisation.

Paris, le 3 juin 2009.

Socialist Aotearoa: Tiananmen Square, 1989: China’s uprising

Socialist Aotearoa: Tiananmen Square, 1989: China’s uprising

Excellent article en anglais sur la révolte de Tian An Men de 1989

Olivier Besancenot à Toulouse








Moi et 900 autres sont allés voir le meeting électoral du NPA à Toulouse. D'abord on a écouté un syndicaliste de EDF Toulouse raconter une victoire importante contre les suppressions de postes. Ensuite d'autres représentants de lutte, dont une étudiante de l'Université de Toulouse. La tête de liste NPA, Myriam Martin, a pris la relève, et enfin, Olivier Besancenot, en grande forme.

Il a été souligné que nous avons déjà emporté une réussite dans la mesure que

- le gouvernement ne voulait pas que pendant la campagne des européennes il soit question de la crise, du chômage, et surtout des résistances et des grèves. Nous avons su imposer que soit discuté ces questions.

- nous avons montré que la politique des élections et la politique des luttes peuvent ne pas être séparées. Les élections, et le parlement européen si on a des élus, sont pour nous l'occasion de faire du bruit autour des réelles priorités des gens ordinaires.

Meurtre d'Un détenu yéménite de Guantanamo

Un détenu yéménite de Guantanamo se suicide, Amériques - Information NouvelObs.com

mardi 2 juin 2009

Discriminations contre les musulmans : les faits

Europe: les musulmans victimes d'une importante discrimination, selon un rapport
AP | 28.05.2009 | 19:45

Les musulmans font l'objet d'une importante discrimination en Europe, particulièrement dans le domaine de l'emploi, mais nombre ne signalent pas les incidents à caractère raciste dont ils sont victimes par manque de confiance envers les autorités, révèle une enquête rendue publique jeudi par l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA).

D'après ce rapport qui couvre 14 des Etats membres de l'Union, un tiers des musulmans en moyenne qui ont été interrogés ont subi une discrimination au cours des 12 derniers mois et 11% ont été victimes d'un crime raciste. Le taux de discrimination le plus élevé est constaté dans le domaine de l'emploi, un fait qualifié de "préoccupant" par le directeur de l'agence Morten Kjaerum.
"Elément essentiel du processus d'intégration" , l'emploi "est au centre des contributions des migrants à la société et joue un rôle crucial pour la visibilité de ces contributions" , observe M. Kjaerum, en soulignant qu'une "discrimination peut entraver le processus d'intégration" .

Reste qu'à l'image d'autres groupes minoritaires, la plupart des musulmans interrogés (79%) ne déclarent pas les discriminations ou les crimes racistes dont ils sont victimes, que ce soit aux forces de police ou à une organisation non gouvernementale. Un comportement que la FRA explique notamment par un "manque de confiance dans les autorités publiques".

Cinquante-neuf pour cent des musulmans interrogés déclarent que "la déclaration des incidents n'a aucun effet ou ne change rien" et 38% d'entre eux disent que "cela arrive tout le temps" et qu'ils ne font pas l'effort de déclarer ces incidents.
En particulier, les jeunes musulmans interrogés précisent qu'ils font peu confiance à la police en tant que service public. Les personnes moins susceptibles de signaler les cas de discrimination étant celles qui n'ont pas la citoyenneté du pays et celles qui y vivent depuis le moins longtemps.

Un quart des musulmans interrogés (25%) en moyenne affirment par ailleurs avoir été contrôlés par la police durant les 12 derniers mois. Et parmi eux, rapporte la FRA, 40% estiment avoir été contrôlés sur la base de leur appartenance ethnique.
De la même façon, la majorité des musulmans interrogés expliquant avoir subi une discrimination au cours des 12 derniers mois considèrent que leur origine ethnique constituait le principal motif de discrimination, seuls 10% jugeant que cette discrimination n'avait pour base que leur religion. En fait, souligne la FRA dans un communiqué, "le port d'un vêtement traditionnel ou religieux (un voile, par exemple) ne semble pas augmenter la probabilité de discrimination" .

Notant que les "autorités publiques ont la responsabilité de soutenir le processus d'intégration" , Morten Kjaerum souligne que "ceci comprend le fait d'informer les gens de leurs droits". "Des mécanismes réellement accessibles sont nécessaires, qui permettent aux victimes de racisme de les déclarer en toute confiance", dit-il.
L'Agence invite ainsi les gouvernements de l'UE à expliquer aux personnes "comment porter plainte", à "améliorer l'enregistrement des crimes racistes et des actes de discrimination et à allouer, entre autres mesures, "davantage de ressources" à des dispositifs d'intégration.

Le rapport rendu public par la FRA s'inscrit dans le cadre de la première enquête jamais réalisée à l'échelle de l'UE sur la discrimination et les crimes racistes dont sont victimes les immigrés et les minorités ethniques.

Cette enquête représentative a été réalisée par GALLUP pour le compte de l'agence en 2008: 23.500 personnes appartenant à des minorités ethniques ou d'origine immigrée ont été interrogées. Le rapport sur les musulmans couvre 14 pays de l'UE (Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Luxembourg, Malte, Slovénie, Espagne, Suède et Pays-Bas); 24% des musulmans interrogées sont nés dans le pays européen où ils résident et 52% d'entre eux y vivent depuis plus de dix ans. AP

lundi 1 juin 2009

Thousands of Indian students take over Melbourne CBD in anti-racism protest - Socialist Alternative

Thousands of Indian students take over Melbourne CBD in anti-racism protest - Socialist Alternative

Manifestations antiracistes à Melbourne, Australie. Article en anglais.